Gphone, la très rentable arlésienne de Google

« Oubliez l’iPhone, le Gphone arrive ! “ Voilà le genre de titres qu’on a pu lire depuis novembre dernier. Tous les mois ou presque, un journaliste ou un blogueur révèle que Google s’apprête à sortir un téléphone gratuit et révolutionnaire.
Le téléphone serait financé par de la publicité ciblée diffusée sur les différents services Google intégrés directement à la machine. Un sous-traitant taïwanais, HTC, aurait même construit des prototypes.
Le Gphone, tout comme le plombier honnête, arrivera peut-être un jour. En attendant, tout porte à croire qu’il n’existe que dans l’imagination des journalistes. Google reste un fournisseur de services. De services très rentables, puisque le groupe marge en général au-dessus de 20%. Investir, sans aucune expérience préalable, dans une industrie hyperconcurrentielle aux marges extra-plates reviendrait à sauter dans la cage aux lions en maillot de bain.
D’autant plus que Google s’entend très bien avec les fabricants de téléphone actuels. Qui irait s’attaquer à ses propres clients ? Chaque smartphone, au fond, représente un Gphone en puissance. Sur le mobile comme sur le web, les utilisateurs cherchent sur google.com, se retrouvent grâce à Google Maps et s’informent sur Google Actualités.
Si, comme on le raconte, le groupe a effectivement investit des milliards dans la fabrication de téléphones, les actionnaires feraient bien de se retirer avant que le groupe n’annonce des pertes.
Interrogé sur le Gphone, Google se contente à chaque fois de réponses de normand. En mars dernier, la blogosphère s’échauffait après qu’un cadre de Google Spain a dit que des ingénieurs travaillaient, entre autres, sur un service de télécommunication mobile. Rien de très concret.
Dans les articles consacrés au sujet, les sources restent toujours anonymes et les entreprises citées se refusent à commenter. En clair, le buzz repose sur du vent.
Pourquoi conserver cette ambigüité ? La réponse se trouve dans les charts de l’action Google. Plus le buzz autour du Gphone s’intensifie, plus l’action grimpe. Une corrélation légèrement positive apparaît lorsque l’on met côte à côte le nombre de posts blogués contenant le mot ‘ gphone’ et les gains de l’action Google par rapport à ceux du Nasdaq.
Même les investisseurs qui pensent que le Gphone serait une erreur pour Google ont intérêt à acheter puisque l’enthousiasme autour du produit fait de toute façon grimper l’action. Tout l’art consiste à vendre avant que tout le monde s’accorde à dire que le roi est tout nu.
Maintenant, si les communicants de Google ont reçu des stock-options en arrivant, on comprend bien qu’ils vont continuer à bluffer.
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cette article fait comprendre l’effrondrement de la bourse et de l’immobilier...on vend de l’utopie - c’est l’utopie qui fit grimper les prix d’immobiliers minables et le cours des actions en bourse. Les deux s’écroulent. Si la pierre c’est du vent...le papier, c’est même pas en béton...
Quand il arrive le moment de vouloir manger de ses ressources « gagnées », l’utopie s’écroule. Un ventre affamé sait que l’utopie ne rempli pas l’estomac : voir la ruée des anglais dans leur banque..auparavant aux USA, demain, en Allemagne...
Et vous savez quoi ? Mon conseillé de la Société Générale m’a dit il y a qq jours d’un air désabusé et sur un ton condescendant : « vous avez une belle somme sur votre livret, vous auriez dû l’investir...dans l’immobilier, c’est pas trop tard Madame... »
Moi je pense que c’est encore trop tôt : j’ai inventé une voiture qui roule sans roues et sans essence. Vous pouvez m’acheter des actions. Merci de me faire de la pub, j’ai besoin de plus de fric pour m’acheter un château en Espagne.




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