Le Yéti, voyageur à domicile

Chroniques d'un voyageur à domicile qui ne voulait pas conquérir le monde, mais être conquis par lui.

Besancenot ne voit pas venir la tempête

Le Yéti
yetiblog.org
Publié le 13/02/2009 à 11h32

En retenant l’appellation NPA (Nouveau Parti anticapitaliste) pour leur mouvement tout neuf, Olivier Besancenot et les anciens de la LCR montrent qu’ils n’ont guère pris la mesure de la gravité des événements actuels.

A l’image du camp d’en face, ces prétendus « puissants » qui de G7 en G20 affichent juste leur désarroi et leur impuissance à relancer une machine en rade, nos « révolutionnaires » autoproclamés paraissent hélas en retard d’une guerre. Car le capitalisme n’a plus besoin qu’on le combatte ou qu’on essaie de le sauver. Il est de lui-même tombé en état irréversible de mort clinique. Et sa chute ne date pas d’hier.

Dans un récent article publié par le quotidien Le Monde, Harald Welzer, psychosociologue allemand, chercheur au Kulturwissenschaftlichen Institut d’Essen, écrit :

« L’idée que, cette fois, il s’agit peut-être de plus que d’une “crise”, n’est apparemment venue à personne. (…) Notons d’abord qu’un évènement, considéré comme historique par la postérité, est rarement perçu comme tel en temps réel. »

Le déclin du capitalisme remonte à une bonne vingtaine d’années

Lancés dans nos batailles stériles pour sauver les fantômes de notre « splendeur » passée, nous sommes submergés par les désastres bientôt irréversibles que nous avons causés : climat et environnement gravement détériorés, énergies fossiles et ressources naturelles dilapidées, système financier ratatiné.

Mais anesthésié par le quotidien, nous sommes incapables de prendre la mesure de la tempête qui vient. Harald Welzer :

« Les bus fonctionnent, les avions décollent, les voitures restent coincées dans les embouteillages du week-end, les entreprises décorent leurs bureaux pour Noël. Autant de preuves de normalité qui viennent étayer la conviction bien enracinée que tout continue comme au bon vieux temps. »

Pourtant le début du déclin capitaliste remonte déjà à une bonne vingtaine d’années. Harald Welzer le situe en 1989, au moment de l’effondrement de l’Empire soviétique :

« Alors la marche triomphale de l’Occident paraissait scellée ; on proclama précipitamment la fin de l’histoire, mais entre-temps, la suite semble avoir montré que, dans cinquante ans, les historiens pourraient bien dater de 1989 le commencement du recul des démocraties. »

Harald Welzer aurait pu rajouter que les années 80 coïncident également avec la mue désastreuse du capitalisme d’entrepreneurs en un capitalisme financier stérile et mortifère. Obnubilé par la certitude arrogante que plus rien ne pouvait lui arriver, l’organisation capitaliste et sa façade démocratique de plus en plus rongée par les méfaits de l’argent-roi, est allée joyeusement s’emplafonner dans le mur de l’histoire.

Mais une fois de plus, pas une « sœur Anne » pour voir quoi que ce soit venir. Je me souviens, c’était des années précédant la chute du mur de Berlin, dans une Hongrie encore sous férule d’un ours qui croyait aussi dur comme fer (ou faisait croire) à la fin de l’histoire et à l’avènement du prolétaire marxiste.

Donner un coup de main à construire la nouvelle toiture

Nous nous promenions dans la campagne hongroise assommée de chaleur et noyée de soleil. A l’horizon, un nuage de poussière et le fracas encore ténu d’un vrombissement. « C’est rien, nous fit comprendre notre hôte magyar. Les hélicoptères russes à l’entraînement ! » Et nous continuâmes notre ballade, insouciants.

Devaient être nombreux les hélicoptères russes, car le fracas et la tornade de poussière nous rattrapèrent à la vitesse d’un cheval en plein galop. Nous nous jetâmes dans les fossés, aussitôt recouverts d’une bonne couche d’un sable qui nous piquait les yeux, nous grattait la gorge, nous envahissait les oreilles et nous fouettait la peau. Pluie et grêle succédèrent à la tornade qui déjà s’éloignait.

De retour au village, trempés comme des soupes et tremblants comme des feuilles, nous ne pûmes que constater les dégâts : branches d’arbres arrachées, tuiles et ardoises envolées…

Oui, au lieu de s’agiter comme des gamins au milieu des débris en brandissant leurs épées anticapitalistes en bois, au lieu de se perdre en chamailleries puériles avec ses congénères de cour de récré (de gauche), Olivier Besancenot et tous les autres, de tout bord, feraient mieux de venir donner un coup de main à construire la nouvelle toiture.

Ou faut-il une fois de plus que nous laissions aux historiens du futur le soin de dresser le constat terrible de nos occasions manquées et de nos tragédies consacrées ?

A lire aussi sur Rue89 :
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  • 165 réactions
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  • Lugi
    • Posté à 11h49 le 13/02/2009
    • Internaute 28945

    Des gens qui se pose la question en quoi on fera le nouveau toit et comment ?
    Y’en a.

    • jma14
      jma14 répond à Lugi
      • Posté à 12h02 le 13/02/2009
      • Internaute 31729

      Pas à gauche en tout cas. Et pour l’instant la droite ne propose rien. Elle attend le G20, ou plutôt les EU.

      • pablico
        pablico répond à jma14
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 12h11 le 13/02/2009
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        ils vont ajouter un peu de socialisme dans le capitalisme..pour essayer de sauver les apparences. Il faut juste trouver la dose qui va faire plaisir à tout le monde. Cela va être très très difficile.

        Il n’y a pas d’autres solutions en ce moment.

         
        • PauLo anarcho-patriote
          • Posté à 18h04 le 13/02/2009
          • Internaute 38801

          Les riches continueraient de s’enrichir... parait-il ?

          Bien sûr ! .. ils ont les deux outils redoutables du « financiarisme » : la T-V-A et la libre circulation des capitaux.

          La T-V-A, en séparant la plus-value financière de l’activité productive, permet aux grandes entreprises de « prendre la monnaie » et de donner en « sous-traitance » le marché pour une « bouchée de pain »... puis une « bouchée de riz ».
          La T-V-A pèse sur les salaires, détruit les petites et moyennes entreprises et pousse aux délocalisations vers les moins-disants sociaux...
          La T-V-A est l’outil « fer de lance » de la financiarisation de l’économie et de la gigantesque « casse sociale ».

          La « libre circulation des capitaux » permet aux grandes entreprises de mener leur prédation partout dans le monde... en piquant partout la « plus-value financière » et en laissant la « casse sociale » aux indigènes...

          Avec et grâce à la T-V-A, la libre circulation des capitaux est l’autre outil majeur de la mondialisation...
          qui ruine les patries... et les peuples...
          et enrichit la bourgeoisie cosmopolite, européiste et mondialiste.

          • Animateur
            Animateur répond à PauLo anarcho-patriote
            Fondateur du Comité de (...)
            • Posté à 19h24 le 13/02/2009
            • Internaute 46593
              Fondateur du Comité de (...)

            FLASH : Le SPP dément les propos d’Harald Welzer, si, des gens ont capté qu’il ne s’agissait plus que d’une crise. Mais ce n’est pas pour autant que nous allons changer notre vision des choses !
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            Lancement du Syndicat Pouet-Pouet : Lien

            « Le SPP, c’est un état d’esprit ! C’est avoir des revendications mais ne pas oser les réclamer. C’est signer des accords auxquels nous sommes opposés, pour ne surtout pas entraver la bonne politique de la droite et du patronat. C’est accepter d’appeler à la grève, mais le plus tard possible, et surtout d’empêcher sa reconduction. C’est mettre en place un service du désordre (SdO), en collaboration avec les forces de police, permettant la bonne marche des manifestations, en particulier leur dispersion. »

            Prendrez-vous le risque d’y adhérer ? : Lien

            « Si vous ne pensez pas au SPP, le SPP y pensera à votre place ! »

            • Frédéric P
              Frédéric P répond à Animateur
              Mcf
              • Posté à 23h03 le 13/02/2009
              • Internaute 68990
                Mcf

              Désolé les gars, mais vous avez une guerre de retard : la CFDT occupe dejà le terrain

              • Numerosix
                Numerosix répond à Frédéric P
                Prisonnier dans le village (...)
                • Posté à 12h58 le 14/02/2009
                • Internaute 14499
                  Prisonnier dans le village (...)

                Ha ha . La CFDT . le syndicat jaune devant et marron derrière qui laisse dans les manifestations ses traces de freinages ...
                Laissez moi gerber ...

          • Animateur
            Animateur répond à PauLo anarcho-patriote
            Fondateur du Comité de (...)
            • Posté à 19h27 le 13/02/2009
            • Internaute 46593
              Fondateur du Comité de (...)

            Le SPP accepte le compromis de la rédaction de Rue89 et suspend jusqu’à nouvel ordre sa vague de commentaires désobligeants. Cependant, une enquête OpinionWay pour Eco89 rapporte que la majorité des lecteurs de Rue89 préfèrent les commentaires du SPP aux messages des Trolls du mouvement impopulaire.
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            Lancement du Syndicat Pouet-Pouet : Lien

            « Le SPP, c’est un état d’esprit ! C’est avoir des revendications mais ne pas oser les réclamer. C’est signer des accords auxquels nous sommes opposés, pour ne surtout pas entraver la bonne politique de la droite et du patronat. C’est accepter d’appeler à la grève, mais le plus tard possible, et surtout d’empêcher sa reconduction. C’est mettre en place un service du désordre (SdO), en collaboration avec les forces de police, permettant la bonne marche des manifestations, en particulier leur dispersion. »

            Prendrez-vous le risque d’y adhérer ? : Lien

            « Si vous ne pensez pas au SPP, le SPP y pensera à votre place ! »

        6 autres commentaires
    • Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
      • Posté à 09h00 le 14/02/2009
      • Internaute 51228
        wanderer

      Oui des gens qui se posent des questions de quoi sera fait le toit, très bien.
      Mais ne faudrait-il d’abord que les fondations soient des plus sûres ?

      A lire : « Harald Welzer aurait pu rajouter que les années 80 coïncident également avec la mue désastreuse du capitalisme d’entrepreneurs en un capitalisme financier stérile et mortifère » at-on la véritable transcription de la réalité

      Si j’aime assez bien cette distinction entre types de capitalime qui a du sens pour moi. Je crois comprendre ce que cela veut dire, mais… à une nuance près, quand même, qui est de taille.

      En effet, s’agit-il d’une mue ?
      Ne pourrait-on pas les définir plus précisément ?

      J’ai, à mon humble avis, l’impression qu’il s’agit plutôt de deux démarches bien distinctes. Non ?

      J’aurais donc tendance à décrire la situation ainsi :

      Le capitalisme financier a tué le capitalisme d’entrepeneurs en Occident pour le transférer en Asie (et en Chine en particulier) aux seules fins d’améliorer substanciellement ses marges de profit au risque d’entrainer, inexorablement, la civilisation occidentale à sa perte.

      Alors, dans ce cas, n’y a-t-il pas :
      d’un côté,
      - un capitalisme créateur de richesses qu’il faut inciter et cadrer en fonction des impératifs socio-économiques et environnementaux,
      et de l’autre,
      - un capitalisme « casino » qui rassemble pêle-mêle « grands prédateurs et petits actionnaires », grands amateurs d’argent facile répondant à la devise du « sans foi ni loi » ?

      Qu’en pensez-vous ? Suis-je dans l’erreur ?

      • PauLo anarcho-patriote
        • Posté à 14h41 le 14/02/2009
        • Internaute 38801

        N’êtes pas... ’totalement’... dans l’erreur... L’ai déjà écrit ici : Le capitalisme ((créateur de richesses)) ne doit pas être confondu avec le « financiarisme » qui s’écroule actuellement (( le capitalisme « casino » de la soi-disant ’protection financière’... la religion de Davos... et des 68’tares... au pouvoir)).

        Mais l’actualité... c’est...LE MÉPRIS… toujours le même mépris… pour nos compatriotes ultramarins !

        > Nos compatriotes d’Outre Mer ((Françaises et Français bien avant la 1ère Révolution française… les Savoyards… les Niçois… et les récemment naturalisés…)) sont LES VICTIMES de la politique ultramarine clientéliste et méprisante de la DIARCHIE SOCIALOGAULLISTE… PS & UMP complices…

        > Nos compatriotes ultramarins ont été ruinés… et surtout rabaissés à l’état de Français de « seconde zone’… depuis 50 ans par le socialogaullisme !

        > Le socialogaullisme a détruit leur économie… avec le soutien actif et complice des eurocrates et des syndicats agricoles métropolitains…

        > Le socialogaullisme en a fait des fonctionnaires… oh pas des “hauts’… ‘ des petits ’ pour les besognes difficiles… et les exploiter en les déracinant en métropole…

        Rien que pour sa politique calamiteuse et méprisante Outre-mer… néo-coloniale et raciste… le socialogaullisme devrait être chassé… de longue date… du pouvoir !

        La 4ème Révolution française commence-t-elle... actuellement... Outre Mer ?

  • tox
    tox
    http://www.dessins-tox.com
    • Posté à 11h56 le 13/02/2009
    • Internaute 10208
      http://www.dessins-tox.com
    • PauLo anarcho-patriote
      • Posté à 18h07 le 13/02/2009
      • Internaute 38801

      Lueur d’espoir ! .. l’écroulement du « Financiarisme »...

      Gardons le moral : « le Financiarisme » c’est fini ! ..

      Pourquoi ? Tout simplement : la religion « financiariste », dont Davos était le synode périodique, s’est évanouie... écroulée ! Ses ’grands-prêtres’ ont disparu...

      Le « Financiarisme »... À NE PAS CONFONDRE AVEC LE CAPITALISME... est né dans les années 1970.
      Bien plus qu’une idéologie... ce fut dès l’origine une « religion’.

      Une “foi’ (bien sûr irrationnelle) dans la toute-puissance de la financiarisation de l’économie... sous-tendue par un culte : le ’tout-fric’ !

      Ses adeptes... les cupides du monde entier... ont pris d’assaut - partout - la haute fonction publique, l’État et les grandes entreprises... pour mettre en oeuvre...
      les deux dogmes majeurs ’donnant-donnant’ de cette ’nouvelle religion’ :
      (1) ‘neutraliser’ les États... (2) assurer la ‘liberté’ du fric...

      (1) en les réduisant à des ’États-rentiers’... anesthésiés, percevant une manne régulière : la T-V-A... qui découple la plus-value financière de l’activité productive, permet la mondialisation en facilitant la sous-traitance et les délocalisations ;
      (2) en assurant la ’libre circulation’ et mieux la ’libre création’ de capitaux qui affranchit des règles et contrôles... facilite l’ingénieuse ’protection financière’ et le ’monopoly financier’.

      On en voit le résultat après à peine 40 ans... Ce que d’aucuns osent encore nommer ’crise’... est en fait l’écroulement de cette religion financiariste, la capilotade de sa prétendue ’ingénierie’... de ses ’innovations financières’... de la ’création de valeur’...
      et la débandade de ses adeptes... avec, au premier rang des ‘sauve-qui-peut’, ses grands-prêtres : les politiciens socialogaullistes, européistes, mondialistes et leurs affidés !

      Des milliards de milliards de dollars, d’euros... de monnaie... ’fausse’ bien sûr... évaporés !
      Les conséquences de cet effondrement total de cette ‘religion financiariste’ ?
      Non encore perçues par tout un chacun...

      Assurément ruine et misère...
      sang et larmes pour les peuples du monde entier !
      mais… enfin… bientôt la délivrance !

      • jyeden
        jyeden répond à PauLo anarcho-patriote
        khmer vert ( age des caverne, (...)
        • Posté à 20h13 le 13/02/2009
        • Internaute 20631
          khmer vert ( age des caverne, (...)

        salut paulo
        t’as pris tes granulés ce matiN ?

  • jma14
    • Posté à 12h00 le 13/02/2009
    • Internaute 31729

    Besancenot est le type de personnage qui annonce qu’il a la solution, mais qui n’a pas un gramme d’échantillon sur lui.

    Son seul programme l’anticapatalisme et après que fait-on ?
    Et bien des grands discours ? Pourrions nous avoir un peu de détail et bien non.
    Le NPA comme la gauche a raté le coche, ils auraient pu se refaire une place depuis la crise, rien qu’en proposant des solutions de restructuration de la bourse : contrôle, supression dela vente à découvert, abaissement des effets de levier, interdiction de produits sans valeur économique réelle...

    Surtout pas de détail, que de l’idéologie avec les belles images qui vont avec.

    • r_v
      r_v répond à jma14
      • Posté à 12h07 le 13/02/2009
      • Internaute 9634

      Vous n’entendez pas les solutions, peut-être faudrait-il les écouter (vous renseigner) dans ce cas !

      • jma14
        jma14 répond à r_v
        • Posté à 12h50 le 13/02/2009
        • Internaute 31729

        Vous n’avez pas compris mon propos, ses solutions sont trop générales, on attend plus de détail.
        L’avantage d’être député ou au gouvernement, c’est que les détails apparaissent quand le texte de loi sort.
        Le NPA ne veut pas participer à la vie politique, ok pourquoi pas. Mais alors qu’il fasse un travail un peu plus précis et détaillé de ses idées.
        Puisse que vous en savez plus, répondez donc à ces deux questions :
        Que penses t-il de la vente à découvert en bourse ?
        Que penses t-il de l’effet de levier en bourse ?
        Parce ce que c’est bien de cela que l’on va parler au G20 et s’est bien les nouvelles règles en la matière qui feront le monde de demain. Certainement pas de marquer dans un texte signé de tout le monde que « le capitalisme s’est pas bien »

         
        • r_v
          r_v répond à jma14
          • Posté à 14h48 le 13/02/2009
          • Internaute 9634

          Désolé mais je ne suis pas porte parole du NPA et je me garderai bien de répondre à vos questions.

          En revanche vous auriez pu (ou du) les poser a M Besancenot cette semaine quand il repondait aux questions des lecteurs sur Rue 89.

          • Putt Bill
            Putt Bill répond à r_v
            • Posté à 16h31 le 13/02/2009
            • Internaute 30603

            Ämes sensibles, s’abstenir !

            Lien

          • InitiativeDharman
            InitiativeDharman répond à r_v
            Berger dans les nuages
            • Posté à 06h31 le 14/02/2009
            • Internaute 56651
              Berger dans les nuages

            Certes, sauf que les dites questions lui ont été posées sous de multiples formes et qu’il a répondu de manière...à botter en touche.

        • Frédéric P
          Frédéric P répond à jma14
          Mcf
          • Posté à 23h11 le 13/02/2009
          • Internaute 68990
            Mcf

          Quel sens ont vos questions si les bourses disparaissent ?
          Un financement des entreprises par une institution étatique le permet, non ?

          Plus de pb de vente à découvert, quant à l’effet de levier, c’est l’état qui déciderait du niveau de risque (partage entre les capitaux permanent laissé aux entreprises et les capitaux avec échéance de remboursement à l’institution étatique).
          Pourquoi vous perdre dans des questions aussi mineures ?

          • jma14
            jma14 répond à Frédéric P
            • Posté à 10h42 le 16/02/2009
            • Internaute 31729

            Vous êtes un doux réveur.
            A la base la bourse sert à lever des fonds qui n’ont pas pu l’être auprès des banques !
            Compte tenu des levées de capitaux demandées par les entreprises, l’état serait bien incapable de fournir l’argent sauf à reprendre son droit de fabriquer de l’argent.

            Vous avez beau révé, demain il y aura encore la bourse, ces questions ne sont pas si mineurs. Enquiétez-vous des réponses données au lieu de nous ressortir votre communisme légèrement amélioré.

        5 autres commentaires
    • chrisreal
      chrisreal répond à jma14
      Prof Université
      • Posté à 12h13 le 13/02/2009
      • Internaute 10866
        Prof Université

      bonjour
      lorsqu’on est tenant d’une thèse, vous devez la défendre..en d’autres termes c’est à la droite de défendre le capitalisme qui a largement failli au cours de ces dernières années et non à la gauche qui à priori, est pour une redistribution et non pour le libre arbitre (divin...la main de Smith ou régulé selon Keynes) économique et social au nom de la liberté individuelle ! ! ! donc votre mail se trompe de cible...et je n’imagine pas que c’est par hasard ! !
      Chris

      • Fondriest
        Fondriest répond à chrisreal
        http://spermufle.wifeo.com/
        • Posté à 13h55 le 13/02/2009
        • Internaute 49865
          http://spermufle.wifeo.com/

        « lorsqu’on est tenant d’une thèse, vous devez la défendre..en d’autres termes c’est à la droite de défendre le capitalisme »

        ==> La meilleure défense : là où l’on a connu des révolutions anticapitalistes, ç’a été l’enfer sur terre (URSS, Corée du Nord, Chine Populaire, etc). En d’autres termes, il n’existe pas d’alternative crédible au capitalisme.

         
        • Sylap
          Sylap répond à Fondriest
          Citoyen
          • Posté à 14h49 le 13/02/2009
          • Internaute 40810
            Citoyen

          ah ben y a plus qu’à serrer le sphincter alors ?

          on n’a qu’à se faire du pop-corn (transgénique il éclate mieux) et regarder la planète s’enfoncer dans sa m*rde !

          C’est à nous (aux politiques et intellectuels en fait) à inventer des alternatives. L’impérieuse urgence environnementale devant en être partie prenante (à mon sens) ; il est EVIDENT que le productivisme, la logique de croissance, bref le système économique actuel est totalement incompatible avec un avenir plus serein pour nos descendants. Alors certes le sovietisme et les « républiques » chinoises et coréennes sont assez monstrueux mais c’est pas pour ça qu’il n’existe pas (ENCORE) « d’alternative crédible au capitalisme ».

          • metallo
            metallo répond à Sylap
            amiantable
            • Posté à 18h15 le 13/02/2009
            • Internaute 61883
              amiantable

            *C’est à nous (aux politiques et intellectuels en fait)*

            Parce que la France ne compte que des politiques et des intellectuels ? !
            Et les autres, les prolos entre autre(si,si y en à encore), ils n’ ont que leur force de travail à proposer ? ! Ils n’ ont pas de cerveau, donc pas d’ idées, pas de rêves, point d’ alternative que de se laisser diriger, malmener, ignorer ? Mon sentiment est qu’ avec des raisonnements pareils vous vous éloignez des forces nécessaires aux changements. Croyez moi, des idées je n’ en maque pas, et je ne suis pas un intellectuel, ni même un politique ! Non, je suis un prolo de base, avec son vécu, ses besoins et pleins de propositions de changement. Les changements vous ne les ferez pas seuls, nous les ferons ensembles ou ils ne seront pas...
            Sans rancune.

            • fantome de la nuit
              fantome de la nuit répond à metallo
              insomniaque
              • Posté à 00h55 le 16/02/2009
              • Internaute 50069
                insomniaque

              T’as raison camarade, le travail intellectuel premier à accomplir est un travail de deuil.Deuil de la toute-puissance de l’individu.C’est un travail éducatif.
              Travail de longue haleine, qui nous pousse à dessiller les yeux, notamment en ce qui concerne l’essentiel : l’accès de tout un chacun aux ressources élémentaires à la survie. Voire plus, avec le camarade Besancenot, mais pas pour longtemps...
              S’appuyer sur un mouvement social pour lui donner un débouché politique, soit. Mais l’enjeu essentiel n’est-il pas de donner un débouché social au mouvement politique ?

            • Sylap
              Sylap répond à metallo
              Citoyen
              • Posté à 09h53 le 16/02/2009
              • Internaute 40810
                Citoyen

              arf mais pas de problème metallo : -)

              comment répandre les idées de changement au plus grand nombre est un débat intéressant ! (d’autant qu’à priori on a peu ou prou le même objectif final)

              Bien entendu que la réflexion n’est pas l’apanage des intellectuels et des politiques mais vous, comme moi, n’avons qu’un rôle local (non négligeable c’est évident) de conviction.

              Les politiques eux, ont accès à la machinerie médiatique et, qu’on le veuille ou non, c’est encore le meilleur moyen de diffuser massivement des idées.

              Je ne nie en aucune façon le rôle essentiel (et le courage) des militants qui s’échinent sur les marchés pour discuter et convaincre (j’en discutais avec des gens de LO samedi encore ! !) mais pour faire prendre conscience au plus grand nombre, la télé, internet, la radio restent les meilleurs outils. Et, à mon avis, une fois que les gens ont eut connaissance de ces idées, ils peuvent être plus facilement accessibles ensuite localement. En bref, je ne crois pas qu’il faille opposer les deux (ce n’était pas ce que je disais cela dit) mais que l’exposition médiatique est essentielle est ne peut être réalisée par les prolos que nous sommes.

        4 autres commentaires
      • jma14
        jma14 répond à chrisreal
        • Posté à 09h51 le 17/02/2009
        • Internaute 31729

        Vous avez le sens de la propriété ! Le capitalisme n’appartient pas à la droite, elle appartient à tout le monde. Libre à nous de la redéfinir.

        Effectivement, ce n’est pas par hasard. Mais ce n’est pas celui que vous croyez. Je vote blanc depuis plus de 10 ans pour changer de république.
        Mon premier combat n’est donc pas celui que vous croyez. En revanche mon deuxième combat, c’est le communisme.
        Voyez-vous j’ai une communisme tous les jours à la maison ; ma femme est cubaine. Et les dégats du communisme vont bien plus loin que vous croyez. Elle pourrait vous en parler pendant des heures.
        Nous pourrions parler également des exterminations sous Staline, les kmers rouges, la corée du nord.
        Le communimse n’a amené qu’extermination de la vie humaine.

        Besancon a l’apparence d’une blanche collombe et c’est bien cela le plus dangereux.

    • A déménagé le 25 octobre
      • Posté à 12h27 le 13/02/2009
      • Internaute 33755

      J’ai un faible pour le p’tit Besancenot.
      Et pourtant, chuis capitaliste.

      Ce que j’aime bien chez lui est son humilité : il n’a pas la solution à tout. Il n’est pas de ces politiciens qui te diront, par une rhétorique ocscillant entre celle du marchand de tapis, du sophiste faussement cultivé, ou de la compassion allocentriste et exacerbée, que la solution pour « ce » détail est « celle-ci » et pas « celle-là ».

      Il donne quelques orientations - j’avoue qu’il se prend parfois les guiboles dans les roues de la démagogie - mais il impose le moins possible. Il laisse faire au sein d’un cadre.

      Dans ses propos -pour la majorité d’entre eux- je le trouve plutôt bon libéral et pas si anticapitaliste qu’il ne le revendique.

      Et cette contradiction, au contraire de celle des autres politiciens, je la trouve plutôt saine.

      • jma14
        • Posté à 12h52 le 13/02/2009
        • Internaute 31729

        « Cette contradiction...je la trouve plutôt saine »
        Oui mais on ne gouverne pas avec des contradictions dans une démocratie.

         
        • Frédéric P
          Frédéric P répond à jma14
          Mcf
          • Posté à 23h14 le 13/02/2009
          • Internaute 68990
            Mcf

          et en tyrannie, on gouverne avec quoi ?

          • jma14
            jma14 répond à Frédéric P
            • Posté à 10h46 le 16/02/2009
            • Internaute 31729

            Quand on n’arrive pas à tenir un sujet de conversation.
            On évite d’en ouvrir un deuxième. Ce que vous faites en esquivant, c’est ce que fait Besancenot, la droite la gauche pour surtout ne pas montrer leur incompétence.

            Moi aussi je suis pour la révolution, mais besancenot, les syndicalistes.... comme les autres recevront les coups de batons.

        2 autres commentaires
      • 101.7
        101.7 répond à A déménagé le 25 octobre
        Promeneur
        • Posté à 13h50 le 13/02/2009
        • Internaute 59121
          Promeneur

        « Ce que j’aime bien chez lui est son humilité : il n’a pas la solution à tout. »

        Toute comparaison avec un personnage en place qui lui a forcément la solution à tout est formellement interdite par l’UMP.

        Il a tellement la solution qu’avant son premier et j’espère seul mandat on était dans la merde jusqu’au cou et que maintenant il est en train de mettre le pays à genou, pour ça il a vraiment la solution.

        Mââââme Lagarde nous dirait entre deux bouchées de caviar et de foie gras que tant qu’il y en a on ferait bien d’en manger parce que dans les mois qui viennent il n’y en aura pas pour tout le monde.

         
        • Alain Pacifique
          Alain Pacifique répond à 101.7
          enfin!! ça marche !
          • Posté à 23h34 le 13/02/2009
          • Internaute 24637
            enfin!! ça marche !

          en parlant de Mââââme Lagarde, hier je l’ai entendu dire un truc épatant. je cite de mémoire : « pour 2009, il faut s’attendre à une croissance en France peut être supérieure à -1,2% “. c’est beau, non ? on entend ‘ croissance, supérieure’ mais on entend aussi le signe ‘-’ co....sse ! !

        1 autres commentaires
      • Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
        • Posté à 12h39 le 15/02/2009
        • Internaute 51228
          wanderer

        « J’ai un faible pour le p’tit Besancenot. Et pourtant, chuis capitaliste. »

        « je le trouve plutôt bon libéral et pas si anticapitaliste qu’il ne le revendique. »

        Alors, le p’tit Besancenot, une taupe au NPA ?

    • OISANS38
      OISANS38 répond à jma14
      retraitée
      • Posté à 13h43 le 13/02/2009
      • Internaute 47327
        retraitée

      Vous avez raison ! Le capitalisme, lui, a la solution. Zut, je me suis trompée : il EST la solution.

  • Rascar Kapac
    • Posté à 12h24 le 13/02/2009
    • Internaute 35014

    Quelle foutaise ,il faut ,je pense ,sortir de chez vous ,et laisser un peu tomber ,vos claviers ...
    Des gens qui bossent et on de l’énergie ,il y en a ...
    Mais soit ,laissez le capitalisme ce reformer ,il n’est jamais vraiment mort ,il s’adapte avec vos maigres économies et nos licenciements ,versés dans un trou sans fond.
    Il ni a plus de pétrole ,pas de problème ,on nous vendra de l’atome .

    Y en a vraiment ! !

    Et vous que faite vous ?

    J’aimerais bien vous voire monter sur le toit ,ou autre ! !

    Je vous quitte ,j’ai une soudure qui m’attend ....

  • Guy Valte
    Guy Valte
    Parisien abonné au gaz
    • Posté à 12h27 le 13/02/2009
    • Internaute 24462
      Parisien abonné au gaz

    Dis moi le yéti, tu es bien sûr que ce n’est pas toi qui est en retard d’une guerre sur ce coup ? Moi j’entends Besancenot se dire prêt à une nouvelle révolution, ça moi aussi, je n’ai pour ma part besoin d’aucun privilège, et n’ai pas d’addiction au fric. je n’ai pas l’esprit commerçant, et j’ai vécu (carrément) d’autres organisations sociales qui me conviennent mieux. Je suis disponible à tourner la page, et toi au lieu de te perdre en chamailleries puériles avec tes congénères de cour de récré (de droite),tu ferais mieux de venir donner un coup de main à construire la nouvelle société (ça te rappelle rien ?)

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à Guy Valte
      yetiblog.org
      • Posté à 14h17 le 13/02/2009
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      « Moi j’entends Besancenot se dire prêt à une nouvelle révolution »

      Laquelle ? Ça fait des années et des dizaines d’années qu’ils se disent prêts ! Ce que je constate, quand je les lis, c’est l’insignifiance de leurs analyses économiques, la vacuité assez poussiéreuse de leurs propositions.

      Ce n’est pourtant pas les économistes qui devraient leur manquer : Husson, Généreux, Lordon, Azam...

      Pourtant, tu aurais tort de penser que je les rejette avec mépris. J’ai signé TOUTES les listes de soutien aux initiatives de gauche : Parti de Gauche, Alternative à gauche de Politis, NPA (eh oui !). Et je soutiendrai toutes celles qui se présenteront (hors PS, je parle de « gauche » !) car nous n’avons plus le choix.

      Mais tu permets que ça ne m’empêche pas de les engueuler si ça me chante ?

      • Guy Valte
        Guy Valte répond à Le Yéti
        Parisien abonné au gaz
        • Posté à 14h19 le 13/02/2009
        • Internaute 24462
          Parisien abonné au gaz

        oui, bien sûr qu’on peut les engueuler, (ou m’engueuler aussi) mais réciproquement.
        J’éprouve une exécration de la mentalité de droite, et c’est ma cible. La gauche n’est pas ma cible, car mes amis peuvent tout se permettre.

      • zénon denon 84
        zénon denon 84 répond à Le Yéti
        Bonne
        • Posté à 17h54 le 13/02/2009
        • Internaute 30028
          Bonne

        Désolé ,Le Yéti ,
        mais le sieur Jacques Généreux est au « Parti de Gauche . »
        depuis sa création officielle du 29 NOV 2008 ...

        Pour le reste assez d’accord avec votre coup de gueule !
        Toujours salutaire .Oui

      • Frédéric P
        Frédéric P répond à Le Yéti
        Mcf
        • Posté à 23h20 le 13/02/2009
        • Internaute 68990
          Mcf

        Mais j’ai toujours pas compris :
        Vous les posez comment, vous, les tuiles sur la nouvelle toiture ? Pas seulement en enguelant les chefs de chantier ou en écrivant sur les blogs j’imagine. Vous appelez au grand soir ?
        Bon, je dois avouer que je suis pour ma part incompétent comme couvreur...mais par manque d’occasion de pratiquer,

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 12h29 le 13/02/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Pardonne-moi Yéti mais je publie ici l’article de Tribune Libre que Rue 89 n’a pas voulu me publier lors de la dernière conférence de notre Président.

    Cause toujours…
    Par Nemo3637
    Le Président, imitant Roosvelt, organise des causeries et veut nous parler. Il est hélas loin d’avoir la marge de manoeuvre de l’ancien Président américain.
    Tout aurait donc été dit sur cette crise ? Pour certains c’est une fatalité, un malheur venu de Ciel ou presque et il faudrait simplement exorciser certains démons de la finance, faire accepter des sacrifices au plus grand nombre pour qu’avec le temps, les banquiers s’en étant confortablement remis, on ait une chance de percevoir l’ombre d’une amélioration.
    D’autres oiseaux de malheur nous ressassaient des « vieilles lunes » auxquelles on n’osait plus croire. Ainsi le capitalisme ne produirait plus que de la finance et n’enrichirait plus que des spéculateurs.C’était des institutions financières qui gouvernaient le monde et non plus des états... Mais où avaient-il été pêché ça ? Marx, Engels, Lénine et son Impérialisme, stade suprême du capitalisme… Cachez-moi ça : c’est vieux, ça pue, et par la même occasion, arrêter de dire des vérités qui nous font de la peine, disent encore certains.
    Quoique…
    De l’autre côté on croit parfois entendre le discours du Maréchal après la défaite de 1940. On en a trop profité. On a dépensé sans compter. Et maintenant on est puni. Ce « on » laisse quand même songeur car personnellement je n’ai pas le sentiment d’avoir fait trop d’excès. Tout au contraire, alors que les prix augmentaient, j’avais l’impression d’économiser, d’être devenu « écolo »… J’ai même maigri.
    On en arrive à se demander si les banquiers ne sont pas plus nuisibles qu’utiles.
    Le mien - mais enfin, lui, ce n’est pas Madoff ! - habite tout près. Je le vois dans son jardin avec son sécateur, couper avec attention les branches de ses bougainvilliers. Il n’a pas l’air méchant. Quand on lui parle de crise, révolution, il fait « bof ». On devient renard en face d’un gros dindon et finalement on le voit plus efficace en horticulteur qu’en banquier. Aux champs ! Le pire - ça se sent - c’est qu’il n’y serait même pas opposé, tout au contraire.
    Enfin la situation est-ce qu’elle est :
    1) Les marchés sont saturés et l’économie s’arrête. La Bourse dégringole. Les bulles succèdent aux bulles et on arrête de temps en temps un spéculateur qui faisait pourtant son travail de voleur - depuis des années - en toute honnêteté.
    2) Les remèdes proposés de relance de la consommation, en injectant encore plus de liquidités sur les marchés, ne font qu’accentuer cette crise qui s’alimente justement d’une prolifération des liquidités. Ces liquidités, « sphère financière », représenteraient 50 fois la « sphère de l’économie » réelle dit Monsieur Jospin sur France Inter ce dimanche.
    3) Beaucoup d’économistes prévoient la banqueroute d’un grand état comme la Grande-Bretagne pour ce prochain printemps. Celle d’états des Etats-Unis pour cet été (*) finalement, compte tenu des déficits, un krach obligataire pour cette année 2009. Et le FMI contrairement à ce qui est parfois espéré ne pourra alors rien faire.
    4) Cette perspective de banqueroute, plutôt sombre, va nous faire passer de la déflation à une rapide hyperinflation quand la crise atteindra un moment critique. Elle ne se déroule pas comme un spectacle qu’on regarde à la télé ou sur internet mais nous touche dans notre quotidien, atteint notre survie elle-même. Cela veut dire plus de salaires pour les fonctionnaires et plus de retraites entre autres choses. Il ne reste plus alors que les biens matériels d’usage auxquels on veut se raccrocher pour en faire une valeur d« échange. Et c’est ainsi que se développe une hyperinflation. Un exemple de banqueroute et de ses conséquences sur la vie quotidienne nous est donné par ce qui s’était passé dans les années 90 dans la nouvelle Russie de Eltsine :
    “ Du jour au lendemain, les économies de la majorité des Russes se trouvent dévaluées pour cause d’inflation galopante. Par exemple, la somme qui suffisait, fin 1991, à acheter une voiture ne couvrait plus le prix d’un vélo début 1992. De même, l’argent mis de côté pour acquérir un téléviseur ou un réfrigérateur permettait-il tout juste de se payer un kilo de saucisson. Parallèlement, le niveau de vie se dégrade vertigineusement. […] Evidemment, les fortunes des gens bien renseignés [anciens ou nouveaux nomenklaturistes, jeunes loups issus du Komsomol – la jeunesse communiste –, membres des services secrets et du milieu criminel] avaient été converties en valeurs sûres ou en devises bien avant la dévaluation du rouble. Une fracture sociale irréductible émerge soudain au grand jour : près de 80% de la population a été rejetée sans ménagement en dessous du seuil de pauvreté tandis que l’essentiel des richesses du pays se trouve détenu par 5 à 7% [2 à 3% d’après le défunt général Lebed] des Russes ” (Hélène Blanc, “ KGB Connexion ”)
    On ne manquera pas de nous rétorquer que la France n’est pas un pays de moujiks, qu’on n’a peut-être pas de pétrole mais qu’on a des idées, un Président dynamique etc. Oui bien sûr. Mais quand même…
    Une telle crise n’aurait sans doute pas laissé nos aïeux sans réplique. Ils avaient sans doute moins cette mentalité d’assistés qui s’est largement répandu grâce à l’Etat Providence, notamment après la seconde guerre mondiale. Sur le plan matériel qui s’en plaindrait de cet état-providence ? Pas moi. Reste les séquelles. Reste qu’ un type comme Proudhon avec ses mutuelles et ses coopératives rencontrerait aujourd’hui, malgré la crise, sans doute moins d’échos qu’il en a rencontré à son époque. Les travailleurs avaient un idéal. Normal on en a tous un. Mais celui, un peu douteux sur les bords - la révolution bolchevique et l’URSS - qu’on leur avait alloué, avait fait lui aussi une faillite catastrophique et rententissante. Ce après quoi les libéraux pouvaient crier alors leur victoire apparemment définitive et la fin de l“Histoire. On voit bien que la suite leur prouve que non.
    Pour redonner cependant un peu d’espoir, je me permets donc de communiquer un programme finalement pas très nouveau mais qui semble capable de résoudre toute la crise actuelle. Pas moins.

    I) En ce qui concerne la production de biens de consommation (alimentation, électro-ménager…. )
    A. Une mise en relation directe
    Le principe est de mettre en relation, le plus directement possible, les ‘ producteurs ’ et les ‘ consommateurs.
    Cette relation se fait sur des bases fédéralistes très simples de la localité à la région, jusqu’à l’échelle nationale et européenne. Il s’agit tout d’abord localement d’évaluer les besoins. On se sert autant que possible de l’imformatique et d’internet.
    Il faut pouvoir parallèlement évaluer, de façon constante, les forces de production et les possibilités d’une localité ou d’une région. Chacun y participe, apportant à cette évaluation ses propres compétences et ses savoir-faire.
    B. Comment sont organisés les producteurs ?
    Par lieu de production d’abord. Par exemple les travailleurs de la fabrique de pâtes de Trifouilly sur Goin (parmi lesquels est resté le patron parce que de toutes façons il était au bord de la faillite, sans avoir un rond, même pour délocaliser ’) se fédérent avec les travailleurs de la fabrique de semoule de blé et de pâtes jadis concurente de Château-la-Dèche. Ces deux entreprises sont les seules de la région mais ont une capacité de production bien supérieure aux besoins régionaux. On répercutera donc cette information à la Fédération Nationale des Producteurs et à la Fédération Nationale des Consommateurs dans le but de mieux répartir ce surplus.
    C. Comment sont organisés les consommateurs
    Comme aujourd’hui parfois, mais cette fois de façon plus formelle, ils font partie d’une association fédérale locale, régionale, nationale, européenne. Cette fédération de consommateurs évalue les besoins et transmets ses rapports à la fédération des producteurs. Ceci de l’échelon local à l’échelon nationale. Encore une fois la transmission de l’information et son traitement sont facilités à l’extrème grâce à internet et au traitement informatique.
    Par exemple, à Radinerie-sous-Bois, la fédération locale, vue la consommation de pâtes dans les supermarchés - collectivisées par les gens du coin bien sûr - a évalué celle-ci à une quantité donnée. Mais dans cette région on n’en produit pas assez pour satisfaire les besoins. On fera donc appel au surplus que gère la fédération régional ou nationale des producteurs. Et on essaiera d’ajuster au mieux la production locale pour éviter d’être trop éloigné des centres de production. A noter, qu’hormis les retraités, les malades, les enfants, la plupart des consommateurs sont aussi des producteurs
    D. Pourquoi la pénurie est impossible.
    La grande objection qui est souvent avancée ici est le spectre de la désorganisation totale de l’économie et des échanges et surtout une pénurie engendrée entre autre par la spéculation, fin de la libre-entreprise qui signifierait la fin de toute motivation personnelle dans le travail.
    1) Les forces de production sont importantes.
    En Russie, au début du siècle - c’est en général le contre-exemple que l’on nous donne - les forces de production sont insignifiantes par rapport à ce qu’elles sont aujourd’hui. Industrialisée, mécanisée au maximum, la production de biens de consommation, même si elle a été en partie délocalisée à l’étranger, peut très facilement satisfaire les besoins, en permettant même une diminution importante du temps de travail engendrée par une organisation plus rationnelle des échanges.
    2) La spéculation est impossible.
    Par une démonétarisation progressive des échanges permettant aussi une stabilité des revenus. Il faudrait y revenir plus en détails. Pour ce qui est de la consommation individuelle chacun possède une carte magnétique.
    3) La motivation est vivifiée
    La plupart des petites entreprises ayant une utilité sociale - elles sauront s’adapter pour en avoir une, esprit d’entreprise oblige - continuent d’exister dans un esprit autogestionnaire. Certaines - les plus en pointe - fonctionnent déjà avec un tel état d’esprit de démocratie directe, le patron n’étant qu’un membre - prééminent sans doute - de l’équipe. Tout au contraire, un atelier de graphistes, par exemple, doit pouvoir continuer à créer, à avoir des commandes, et voir surtout ses employés bénéficier d’un revenu stable. On peut se servir du modèle des scops pour ce qui est de la création ou de la pérennité de beaucoup de petites entreprises.

    II) L’organisation des services publics.
    A. Les services de santé.
    Là encore l’initiative d’une réorganisation doit être laissée à ceux qui travaillent sur le terrain.
    Les technologie de pointe, de mécanique de précision, aux mains des travailleurs de ces branches, doivent être mis à la disposition des personnels de santé ou hospitalier comme il a été précédemment expliqué.
    Même chose pour ce qui est de l’évaluation des besoins.
    B. L’éducation et la formation.
    Un redéploiement est nécessaire en relation avec des besoins que l’on a alors clairement évalués, dans l’intérêt général. On a surtout besoin de techniciens, de spécialistes de l’environnement, d’agriculteurs soucieux de la qualité de leur produits.
    C. Les transports
    Une politique écologique encourageant l’usage du chemin de fer est mise en avant, incitant les usagers à délaisser leur automobile personnelle. Les véhicules utilisent désormais des carburants non polluantsde substitution au pétrole.
    D. Les énergies
    La recherche permet de connaître aujourd’hui des sources d’énergie non polluante qu’il suffit de généraliser. A noter que les transports de biens et de personnes ayant été rationnalisés - recentration de la production notamment- la dépense en énergie, surtout pour les transports, ne pourra être qu’en diminution.

    III) Financement et échanges internationaux
    A. Les services de l’Etat
    S’ils restent sous le contrôle des deux fédérations, ils n’en subsistent pas moins, leurs budgets - recadrés eux aussi - permettant notamment le paiement des retraites et des fonctionnaires.
    B. Echanges internationaux et conclusion.
    Les échanges commerciaux internationaux ont aujourd’hui acquis une telle importance qu’il devient difficile d’imaginer une société moderne fonctionnant en autarcie. Et là encore on avance le contre-exemple de la Russie bolchevique encerclée et l’échec du capitalisme d’état en URSS. Il est vrai que le rapport de force au niveau international doit être changé, l’impérialisme affaibli sinon abattu, si l’on ne veut pas que ce projet de nouvelle société libertaire capote.
    Un projet autogesrionnaire d’ampleur insuffisante ne fait que s’intégrer au capitalisme dominant, à son modèle de société. En Argentine, depuis la crise de 2002, plus de 180 entreprises fonctionnent en réseaux de manière autogestionnaire. Cependant malgré l’initiative et le courage des Argentins, on en perçoit les limites dans un environnement internationale capitaliste foncièrement hostile. Toutefois un tel projet, même s’il ne voit le jour que dans un seul pays comme la France - il faut bien commencer quelque part - aura des répercussions internationales plus importantes ne serait-ce qu’au niveau de l’Europe. Et on a une chance raisonnable de convaincre.
    Oui, nous le pouvons.

    (*)‘ Vers la Grande crise , article de Jean-Christophe Mounicq octobre 2002
    Létalité des USA et du Royaume-Uni - Banqueroutes d’Etat avant l’été 2009 : Islande, Hongrie, Lituanie, Californie, USA... ’ Par Thomas, le Cimbre, le 26 décembre 2008, - Economie de bulles, crises systémiques, subprime - Lien permanent

    • A déménagé le 13-01-2012
      • Posté à 13h35 le 13/02/2009
      • Internaute 18368

      Vous êtes VRAIMENT étonné de sa non-publication ?

      Passons sur l’aspect formel (orthographe et syntaxe ont hélas ! peu de valeur sur le web)...
      Sur le fond, votre « programme » est un « yaka, faukon » à la sauce bio-quinquennal...

      Je ne doute pas de la sincérité de votre engagement mais vos formulations sont simplistes : « il suffit de généraliser » dans le paragraphe « Énergie », ou encore cette drôle de foi qui vous fait croire qu’en France des « réseaux sociaux » marcheraient mieux qu’en Argentine, pays que vous utilisez comme support théorique puis (dans la même phrase !) comme contre-exemple...

      Un peu confus, donc...
      Vous avez néanmoins le mérite d’y avoir réfléchi.

    • pepereduchesne
      pepereduchesne répond à nemo3637
      étudiant/salarié, ou salarié en (...)
      • Posté à 14h43 le 13/02/2009
      • Internaute 68854
        étudiant/salarié, ou salarié en (...)

      enfin une publication qui bouffe pas les pissenlits par les racines, merci nemo 3637, comme quoi les profs étaient bien formé avant l’arrivée de darcos.
      Quant à tous ceux qui attendent la révolution comme une pizza(gratuite à la 30 ème minute..), ils devraient se bouger dans leur taf plutôt qu’en appeler à domino’s besancenot, parceque le gars il livre déjà le courrier le matin et qu’après il milite à sud entre deux réunion du npa, alors au lieu de faire de besancenot une sorte de leader au-dessus de vos vies, devenez leader dans vos boîtes, vos villes et quartiers bande de fainéants cybernétiques.

  • martinjo
    martinjo
    SARKOPHOBE
    • Posté à 12h32 le 13/02/2009
    • Internaute 38872
      SARKOPHOBE

    Article 1 : il n’y a plus rien !
    Article 2 : nul n’est chargé du précédent article !

    Constition de ROCHEFORT proposée à la commune 1871.

    Pourquoi serait-ce toujours les mêmes qui posséderaient la vérité ? Paceque la population est trop idiote pour savoir ce qu’elle veut ? Le peuple ne se cherche pas un nouveau maître, Il cherche la trace de son histoire.
    Pour l’instant, il commence à savoir ce dont il ne veut plus ! Il cerne les responsables de la non-humanité mondiale.
    A l’image du mur de Berlin, lorsque le peuple se décidera, il n’aura plus qu’à mettre son pied au cul à tous ceux qui prétendent gouverner à sa place. Alors seulement s’installera la
    démocratie : Le peuple par le peuple, pour le peuple.
    n’en déplaise à tous les milliardaires
    Mais ceci est une autre histoire...

  • supprimé à la demande du riverain 27.02.09
    • Posté à 12h40 le 13/02/2009
    • Internaute 69200

    Olivier Besancenot m’a fait une excellente impression, même si, évidemment, je ne voterai jamais pour « ses idées ». Je l’ai trouvé plus modéré et plus intelligent que je ne croyais. Il a eu l’amabilité de répondre pendant 7 mn à la question pourtant fort embarrassante que je lui posais sur son rapport à la violence et il s’en est fort bien sorti. Il a l’humilité de dire qu’il n’a pas de réponse toute faite et que tout est à construire. Eh bien, moi qui suis de droite, il m’arrive d’avoir les mêmes réflexions que lui.

    • martinjo
      • Posté à 13h30 le 14/02/2009
      • Internaute 38872
        SARKOPHOBE

      Besancenot a certainement une violence sexuelle. Il me fait le même effet qu’à vous, j’ai le sentiment qu’il me prend, qu’il me retourne, qu’il m’appelle...
      Oh ! ! ! Besancenot ! ! ! T’as vu commment les bourgeoises fantasment sur toi ?

      Moi, quand je regarde ton parti je n’ai plus d’érrection et si les travailleurs, la masse populaire n’était pas trop idiote, elle se rendrait vite compte du concensus que le NPA nous propose.

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