Olympe, traqueuse de stéréotypes

Dans son blog, Olympe, blogueuse féministe, ausculte toutes ces petites différences de traitement entre hommes et femmes qui font qu'à l'arrivée, les femmes gagnent moins que les hommes et sont sous-représentées dans tous les lieux de pouvoir.

L'allaitement n'a toujours pas sa place en entreprise

olympe blogueuse
blogueuse
Publié le 16/10/2009 à 11h23


« The Official Portrait of the Danish Royal Family » par l’artiste James Brennan (Ho New/Reuters).

Cette semaine est la semaine mondiale de l’allaitement maternel, elle a débuté par la grande tétée le 11 octobre à laquelle ont participé 2400 mamans allaitantes.

Pourtant la situation de l’allaitement en France est loin de répondre aux préconisations de l’OMS (allaitement exclusif jusqu’à 6 mois et une alimentation mixte jusqu’à 2 ans).

D’après Le Monde, alors que 75% des femmes françaises souhaiteraient allaiter, elles ne sont que 56% à effectivement le faire. En Finlande ou en Norvège ce sont respectivement 95% et 90% des mamans qui allaitent.

La majorité des femmes souhaitent donc allaiter, mais si vous connaissez de jeunes mamans vous entendrez souvent les mêmes histoires d’allaitement difficile « je n’avais pas assez de lait », « mon lait n’était pas bon », « j’étais trop fatiguée »... Et si tout le monde ou presque est convaincu des bienfaits de l’allaitement, il apparaît souvent comme un parcours de la combattante.

De plus, et c’est encore le Monde qui nous l’apprend « le taux d’allaitement chute à partir de 3 mois. Les mères ne sont plus que 15% à allaiter encore leur bébé de 6 semaines et 5% lorsqu’il est âgé de 4 mois, quand elles sont encore plus de 65% en Suède, par exemple.

En France l’allaitement ne fait pas l’objet d’une politique de santé

Il existe bien un plan national nutrition santé (PNSS) qui se fixe comme objectif de

  • poursuivre l’augmentation de la fréquence de choix de l’allaitement maternel exclusif à la naissance afin de passer d’environ 55% en 2005 à 70% en 2010.
  • Augmenter la durée de l’allaitement maternel chez les femmes qui allaitent.

Mais les actions prévues s’arrêtent à une “ plus grande sensibilisation des familles et des professionnels de santé aux bienfaits de l’allaitement maternel ” ou à favoriser, dans “ les plans de formation des professionnels de maternité, l’apprentissage des éléments pratiques pour la promotion et le soutien des femmes qui allaitent ”.

Or il faudrait commencer par une politique de formation volontariste des personnels médicaux en contact avec les mamans.

Il existe un label “ Hôpital ami des bébés ” délivré conjointement par l’Unicef et l’OMS et relayé en France par la Cofam - Coordination française pour l’allaitement maternel. Il est décerné aux maternités qui respectent un standard de qualité des soins dans l’accompagnement de l’allaitement et de la naissance. 680 maternités sont labellisées en Europe, seulement 7 en France. On ne peut pas dire qu’il s’agisse d’ une priorité !

Permettre aux femmes de concilier l’allaitement et la reprise du travail

Le congé maternité post-natal est de dix semaines (seize à partir du troisième enfant), ce qui explique vraisemblablement que la durée de l’allaitement chute à partir de trois mois. Il est compliqué en effet de concilier allaitement et travail jusqu’aux 6 mois du bébé notamment lorsque le lieu de travail est éloigné du domicile ou du lieu ou de garde. Ce qui est souvent le cas, hormis lorsque l’établissement dispose d’une crèche d’entreprise.
Certains médecins prescrivent aux mères qui allaitent un mois d’arrêt supplémentaire (dit pathologique) mais qui n’est pas prévu pour cela. Ils arguent d’une grande fatigue.

Or rien n’est prévu, et à ma connaissance aucune réflexion n’a été engagé sur le sujet. Le PNSS n’en fait d’ailleurs pas état.

Un éventuel aménagement des horaires est à négocier au coup par coup si la femme le souhaite. Car si le droit du travail prévoit bien que “ pendant une année à compter du jour de la naissance, la salariée allaitant son enfant dispose à cet effet d’une heure par jour durant les heures de travail ”, cette heure n’est pas rémunérée.

Quand au fait que “ tout employeur employant plus de cent salariées peut être mis en demeure d’installer dans son établissement ou à proximité des locaux dédiés à l’allaitement ”, il serait instructif de connaître le nombre de mises en demeure.

D’autres détails sont également à prendre en compte comme le fait par exemple que les mamans qui allaitent ont besoin d’un endroit réfrigéré pour stocker le lait qu’elles tirent pendant la journée. A-t-on déjà vu un syndicat s’emparer de ce sujet, qui concerne pourtant la moitié des mères ?

C’est qu’en France, l’allaitement reste suspecté d’être un retour en arrière pour les femmes (lire à ce sujet le texte de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau “Allaitement et féminisme”). Elisabeth Badinter reste le chantre de cette théorie. En octobre dernier, dans Elle elle se déclarait “ inquiète ” de constater “ qu’on va se ré-enfermer dans le modèle oppressif de la maternité ”. Ou encore :

“ Le discours sur la protection de la nature est devenue une morale (...). Cela pèse assez fort sur un certain nombre de comportements comme le retour de l’allaitement : toute femme qui accouche dans une maternité publique fait face à une pression stupéfiante pour allaiter. ”

Et de conclure : “ On est en pleine régression. ” Propos qu’elle a repris à peu de choses près quelques semaines plus tard dans Marianne.

De quoi faire hésiter les centrales syndicales à s’emparer du sujet. Elles ne voudraient certainement pas apparaître comme les défenseuses d’une pratique rétrograde pour les femmes.

Mais Elisabeth Badinter est d’une génération qui est descendue dans la rue pour obtenir des droits, pour disposer de la maitrise de sa fécondité et accéder à d’autres perspectives qu’être mère au foyer.

Or pour les jeunes femmes d’aujourd’hui, ces questions n’en sont plus. Elles veulent tout : travailler, mais aussi avoir le temps d’accueillir leurs enfants. Et les voilà tiraillées entre leurs exigences professionnelles, l’autonomie financière, voire des perspectives de carrière auxquelles elles ne souhaitent pas renoncer et le désir de s’occuper de leurs enfants, qui sont nés parce qu’elles les ont désirés et qui sont d’autant plus précieux qu’ils ne seront pas nombreux.

Elles sont également sensibles aux arguments qui disent que l’allaitement est une pratique écologique et en rupture avec la société de consommation. D’ailleurs c’est en voyant les dépenses publicitaires des multinationales fabriquant les laits maternisés qu’on comprend que l’enjeu est de taille.

Certaines femmes voudraient bénéficier d’un arrêt plus long, d’autres voudraient concilier les deux, d’autres enfin préfèrent donner le biberon. Actuellement, elles n’ont visiblement pas le choix, il serait temps qu’elles fassent entendre leur voix sur ce sujet, qu’elles soient entendues par les pouvoirs public et relayées par les partenaires sociaux. Et qu’ils en profitent aussi pour accorder aux hommes un congé paternité qui leur permettent réellement à eux aussi de s’occuper de leurs enfants.

Photo : “The Official Portrait of the Danish Royal Family” par l’artiste James Brennan (Ho New/Reuters).

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  • anini
    anini répond à A déménagé le 2 mai 2011
    terrienne de souche !
    • Posté à 20h36 le 16/10/2009
    • Internaute 51759
      terrienne de souche !

    C’est quoi ces histoires de nichon ?

  • Planteur J-M-T-L-G
    • Posté à 14h32 le 16/10/2009
    • Internaute 92613

    Quel plaidoyer vibrant...et un rien ennuyeux. Que vous ne vouliez pas allaiter est tout à fait normal, on est attiré par cet acte ou pas...
    Mais l’allaitement n’est pas la source de tous les maux ! ! ! Une mère n’a pas besoin d’allaiter pour être fusionnelle !
    Pouvez-vous envisager que certaines femmes prefèreraient peut etre rester au foyer à s’occuper de leur enfants tout en etant des femmes brillantes et érudites, parce qu’ELLES EN AURAIENT ENVIE ?
    Que vous soyez agacée par la mise en avant de l’allaitement peut se concevoir si cet acte ne vous inspire pas, mais n’abaissez pas non plus les femmes qui s’epanouissent ainsi.

    • lally
      lally répond à Planteur J-M-T-L-G
      professeur
      • Posté à 15h01 le 16/10/2009
      • Expert 51226
        professeur

      L’allaitement n’est pas la source de tous les maux mais accentue les maux que les femmes vivent de façon majoritaire dans notre société patriarcale.

      Autant il peut être épanouissant quand madame a un mari qui gagne très bien sa vie, une femme de ménage tous les jours qui aide à la cuisine et au ménage, gardienne les autres enfants dans un environnement aisé et grand.
      Car ce n’est pas un problème que monsieur ne participe pas étant donné que madame n’est pas seule à assumer la charge et la fatigue.

      Autant il est oppressif lorsque la femme est seule pour assumer tous les rôles parentaux et ménagers, que monsieur gagne peu, qu’elle-même est précaire, que le logement est exigu, les moyens insuffisants pour se faire aider au plan ménager, éducatif, pour sortir de cet univers. Et ça devient un problème massif le non engagement paternel éducatif. La femme devient vite l’esclave familiale, celle qui se sacrifie pour le ménage, la cuisine, la lessive, les devoirs des enfants, les soins, la gestion. C’est elle qui prend tout le poids du foyer sur ses épaules. Et ça n’est jamais assez.
      Et si peu que le mari soit macho, ça légitime l’oppression des femmes et l’usage de la violence si madame se rebelle un peu.

      L’allaitement accentue la fusion mère-enfant. L’allaitement prolonge physiquement artificiellement la grossesse et créée encore plus un rejet du couple du point de vue amoureux. C’est très visible et la plupart des hommes souffrent de cet éloignement de leur compagne.
      Qui prend encore plus d’importance avec l’allaitement, au détriment de la relation à trois : père-mère-enfant.
      Et au détriment de la relation de couple.
      Beaucoup d’hommes vont voir ailleurs dans les premières années de la vie des enfants parce qu’ils n’ont plus de place auprès de leur compagne. Madame a remplacé totalement Monsieur par Bébé. Qui est l’obsession unique. La relation fusionnelle mère-enfant créée une forme de couple symbolique qui apporte une jouissance sexuelle sans acte sexuel.
      Bien plus acceptable et rassurant pour certaines femmes parfois que l’acte sexuel en lui-même.
      Et d’autant plus si sexuellement dans l’intimité du couple, c’est pas transcendant.
      La fuite dans la relation mère-enfant fusionnelle est à ce moment-là un bon alibi pour éviter le sexe qui n’apporte pas de jouissance.

      Sauf que, la plupart des femmes s’en rendent compte, la fusion avec l’enfant ne dure pas. Qu’elle ne résoud pas tout et qu’elle finit le plus souvent par précariser l’équilibre familial, fusiller le couple et précariser son devenir et le devenir de l’enfant.

      Oui, je respecte des femmes brillantes et érudites et aisées qui ont envie d’allaiter et de rester au foyer. C’est leur droit le plus strict.
      Mais je les différencie de la majorité des femmes parce qu’elles ont des moyens qu’une majorité de femmes n’ont pas.
      Ces femmes ont toujours existé, continueront à exister, mais elles n’ont aucune idée de ce que leurs consoeurs bien plus nombreuses et bien moins fortunées vivent au plan difficultés.

      Donc si comme je vous le disais au début de ce post, un allaitement en milieu bourgeois et aisé pose peu de problèmes même si reste quand même cette regrettable désaffection masculine, un allaitement en milieu modeste ou simplement moyen a des conséquences dramatiques à plus ou moins court terme. Et à différents niveaux.

      Je n’abaisse personne. Je ne fais que constater des réalités de souffrance, de déni, d’esclavage qui sont les réalités de bien des mères d’élèves, qui me confient leur désarroi parfois avec les larmes aux yeux, sans parfois avoir compris qu’elles se sont mises dans des situations qui les ont enfermées et précarisées.

       
      • solstice
        solstice répond à lally
        pigiste
        • Posté à 15h23 le 16/10/2009
        • Internaute 38451
          pigiste

        Vous « constatez » : vous avez la science infuse et je plains les gosses qui supportent une agitée du bocal pareille. C’est hallucinant de balancer ses idées (bien arrêtées) avec un langage brillant pseudo scientifique.

        • lally
          lally répond à solstice
          professeur
          • Posté à 15h53 le 16/10/2009
          • Expert 51226
            professeur

          Avec trente classes et des élèves de tous milieux sociaux (250 élèves en tout), j’ai un panel d’observation de réalités sociales, familiales très complet car très varié.
          Et des confidences de parents désemparés autant qu’enthousiastes depuis une dizaine d’années que j’enseigne.
          Comme quoi je dois pas être une enseignante si affreuse que vous semblez le croire et voudriez le faire croire. ; -)
          Et si les élèves étaient si malheureux avec moi, je n’aurais pas des demandes express d’inscription à mes cours et leurs résultats aux examens dans les deux matières que j’enseigne ne seraient pas aussi brillants : pas un depuis des années n’a eu moins de 15/20 aux épreuves. Ce qui ravit les établissements où je travaille.

          Et pas mal ont réussi brillamment les concours de grandes écoles.
          Comme certains de mes élèves les plus âgés me disent assez régulièrement : « madame vous êtes dure, exigeante, sévère mais après, on réalise que ça vaut drôlement coup de vous avoir eue comme prof et d’avoir suivi vos cours vu qu’on assure comme des bêtes aux examens et qu’après on peut mieux choisir notre avenir et nos études supérieures ».

          • solstice
            solstice répond à lally
            pigiste
            • Posté à 19h24 le 16/10/2009
            • Internaute 38451
              pigiste

            Mon fils, allaité par une mère néanderthalienne, est en CPGE à 17 ans. J’en conclus aussi arbitrairement que vous que c’est parce que je l’ai allaité ?

            Je ne sais pas ce que vous valez comme enseignante, je trouve que vos posts témoignent d’une vision de la société à travers un prisme formaté : je vous trouve donc dangereuse !

      • A déménagé le 2 mai 2011
        A déménagé le 2 mai 2011 répond à lally
        Délinquante au coin de la rue
        • Posté à 15h59 le 16/10/2009
        • Internaute 26137
          Délinquante au coin de la rue

        Ouh là là ! : -(

        Vous avez dû avoir des problèmes dans votre enfance vous !

        « Donc si comme je vous le disais au début de ce post, un allaitement en milieu bourgeois et aisé pose peu de problèmes même si reste quand même cette regrettable désaffection masculine, un allaitement en milieu modeste ou simplement moyen a des conséquences dramatiques à plus ou moins court terme »

        Vous vivez au XXIème siècle ?

        • lally
          lally répond à A déménagé le 2 mai 2011
          professeur
          • Posté à 16h27 le 16/10/2009
          • Expert 51226
            professeur

          Je vis au XXIème siècle sous un régime politique de droite ultralibérale réactionnaire (pléonasme) qui précarise la société dans son ensemble et préfère ramener les femmes à la maison comme autrefois sous prétexte de bien-être pour leurs enfants.

          Et non, pas eu de problèmes dans mon enfance.
          Par contre constaté les différences de problématiques et de rapports humains assez tôt suivant les contextes, les moyens financiers, le niveau social et l’éducation. Et je vois ça encore plus à la loupe dans mon métier d’enseignante.

          • A déménagé le 2 mai 2011
            A déménagé le 2 mai 2011 répond à lally
            Délinquante au coin de la rue
            • Posté à 16h42 le 16/10/2009
            • Internaute 26137
              Délinquante au coin de la rue

            Je ne vous donne pas tort. Je pense simplement que vous manquez de recul et de maturité.

            Je ne nie pas les difficultés de vivre dans ce monde. Mais l’allaitement n’y est pour rien.
            A nous, les femmes (je me compte dans le lot, je suis dans la vie « active »), de montrer que l’on peut mener de front plusieurs - on va dire combats - à nous d’éduquer nos enfants, de leur donner la possibilité de comprendre, de vouloir changer tout ça.

            La bataille n’est pas dans le fait de vouloir ou non donner le sein à son enfant ; mais de pouvoir le faire en toute sérénité, si c’est notre choix.

            La bataille doit être tournée vers plus des structures, plus de crèches, plus d’écoles, plus de classes de maternelle. C’est pour tout ça qu’on doit se battre, toutes et tous ; et non pas pour savoir si donner le sein est restrictif de libertés.

      6 autres commentaires
  • mish
    mish répond à lally
    ça va, merci
    • Posté à 15h37 le 16/10/2009
    • Internaute 38002
      ça va, merci

    N’importe quoi ! Regarder faire 3 amies ne suffit pas à en tirer des généralités tel que vous le faites ! Les répercussions positives de l’allaitement se voient à très long terme, notamment par rapport à l’obésité des adultes... Et sur le plan relationnel avec le bébé c’est assez merveilleux, il ne faut pas le nier, ça prolonge un peu la relation privilégiée de la mère avec son enfant pendant la grossesse. De plus lorsqu’on allaite on peut aussi donner son lait au lactarium et contribuer à sauver des bébés prématurés/hypotrophes. Ceci dit l’allaitement devrait être un choix et il faudrait arrêter de juger les femmes qui ne le sentent pas, c’est compréhensible. De la même manière il faut arrêter de jeter des regards jugeant à une femme qui allaite en public, je l’ai vécu et pourtant je ne fais pas d’exhibitionnisme ou de prosélytisme provocant en faveur de l’allaitement. Je suis fière de mon choix, ma fille a 7 mois et je l’allaite encore en mixte, pour cela je travaille uniquement de nuit et cela nécessite une sacrée organisation, mais tout le monde s’y retrouve ! J’ai bénéficié de 3 semaines supplémentaires de « suites de couches pathologiques » où mon gynéco a été obligé de noter « hypotension » comme cause, j’ai eu le droit à un contrôle de la sécu pour vérifier que je ne trichais pas, heureusement l’hypotension était véridique...

    Pour finir par rapport à l’argument des pères qui ne peuvent profiter de la joie de nourrir leur enfant, ils ne portent pas leur enfant physiquement non plus et cela n’est pas près de changer. Le père de mes enfants leur a donné des bibs de lait maternel tiré et le temps de la diversification venu leur donne la purée/compote, il y a aussi les bains et les câlins, il ne faut pas se sentir frustré.

    Pour finir cela me fait quand même plaisir de voir un article sur l’allaitement car les mentalités ont besoin de débats pour avancer un peu et sortir cette pratique de l’obligation rétrograde qu’elle fut jusqu’il y a quelques décennies !

    • lally
      lally répond à mish
      professeur
      • Posté à 16h12 le 16/10/2009
      • Expert 51226
        professeur

      L’obésité n’a rien à voir avec l’allaitement ou le biberon.
      Ca a à voir avec le régime alimentaire bien après la période de lactation.
      L’allaitement ne protège pas d’une mauvaise alimentation familiale.
      Comme le biberon ne garantie pas une meilleure alimentation familiale.

      La relation fusionnelle évidemment que c’est agréable sur le moment.
      Sauf que, à plus ou moins court terme, ça finit par causer une belle cata dans le couple et dans la famille.
      Le nombre de femmes qui dans cette relation fusionnelle ont totalement nié leur compagnon est légion. Et ça se finit comment ? En divorce et séparation. Monsieur part voir ailleurs, se noie dans le travail. Madame se sent trahie sans avoir mesuré l’exclusion qu’elle a fait vivre à Monsieur en étant uniquement focalisée sur l’enfant.

      L’enfant se retrouve donc sans quasiment lien paternel. Et souvent à l’école ça pose un problème puisque le père étant le symbole de l’autorité et de la relation sociale, s’il fait défaut, l’enfant rejette toute forme d’autorité et développe des problèmes de communication et aussi des problèmes scolaires. Parce qu’un divorce pour un petit c’est du stress, c’est très lourd et ça perturbe au plan du développement personnel et affectif et intellectuel.
      Et si ce phénomène reste peu visible chez les enfants de familles aisées, ça se voit énormément chez les familles modestes et à revenus moyens.

      Je suis d’accord avec vous. Faut arrêter de juger des femmes qui allaitent dans des lieux publics, ça n’a rien de choquant ou d’exhibo.
      Par contre bien garder à l’esprit que seules des femmes privilégiées dans leur travail et leur statut social peuvent allaiter sans que ça ait des conséquences dramatiques.

      La majorité ne peut pas allaiter sans risquer sa survie personnelle matérielle et celle de son enfant à plus ou moins court terme.
      Donc à ce titre, les médecins ne devraient pas culpabiliser les femmes qui n’allaitent pas étant donné que se ne sont pas eux qui assumeront les dégâts lorsqu’il y aura trop peu de revenus, un divorce et une charge parentale uniquement sur les épaules de la femme.

      Les hommes ne portent pas les enfants mais ils contribuent à leur venue au monde et sont très très importants dans l’éducation.
      Sans eux, l’enfant a moins de repères, des difficultés relationnelles, un équilibre affectif plus précaire, une plus grande fragilité vis à vis de situations difficiles et stressantes dans le cadre pro.
      Le bain, les câlins, le changement des couches, la promenade, c’est bien mais partager l’action nourricière montre une communauté parentale égalitaire. Et au plan symbolique et l’exercice égalitaire parental c’est sans que ça paraisse important.

       
      • femmedesbois
        femmedesbois répond à lally
        dans sa forêt
        • Posté à 16h42 le 16/10/2009
        • Internaute 93115
          dans sa forêt

        Si on suit votre logique, les femmes suédoises et finlandaises sont des pauvres femmes aliénées, sucées jusqu’à l’os par leurs gosses et brimées par des sortes de Néanderthals brutes épaisses. Relisez l’article, il y est dit que les 90 ou 95% des mères allaitent leurs enfants, et bien au delà des 3 mois et pourtant, la parité homme/femme en politique est bien plus
        respectée qu’en France, et si je ne me trompe pas c’est une femme qui est présidente de la Finlande.
        Par ailleurs, je suis mère de 3 enfants, allaités jusqu’à 9 mois pour les 2 aînés et jusqu’à 1 an (quelle horreur ! ! !) pour la petite dernière. Mon compagnon a, non seulement respecté mais approuvé mon choix et franchement, allaité et s’occuper de ses enfants n’est pas incompatible avec des rapports tendres voire coquins avec son mari ou compagnon pendant la même période... Il suffit d’un peu d’imagination. Par ailleurs, une femme qui allaite n’en est pas moins séduisante.
        Quand au fait de retravailler ou pas pour une femme, qu’elle allaite ou pas, je ne vois ce que ça change dans sa vie professionnelle. Vous savez, quand on a un bébé humain qui est complétement fragile et dépendant, il faut quand même s’en occuper. Se fatiguer à mettre un enfant un enfant au monde pour le parquer dans une crèche à 3 mois pour faire fonctionner notre joli société ultra libérale, trop peu pour moi. Certains hommes se posent ce genre de question aussi...
        Par ailleurs, je ne vois pas pourquoi le fait de s’occuper d’un bébé pendant par exemple 6 et 9 mois mettrait en l’air notre parcours professionnel, ce n’est pas une fatalité, c’est la mentalité des entreprises avides de résultats immédiats qui sont à l’origine de cet état de fait. Mais vous apparemment, votre truc c’est Rachida Dati qui court avec ses escarpins à hauts talons au bureau 6 jours aprés une césarienne... Pas mon truc.
        Quant aux mères d’origine modeste dont vous parlez et dont le parcours professionnelle serait cahotique, vous oubliez que l’âge moyen où les femmes mettent au monde leur premier enfant est de près de 30 ans, âge ou ces personnnes sont depuis un certain temps au prise avec une vie professionnelle précaire de toute façon et que les emplois qu’on leur propose sont tellement minables et sous payés qu’elles préfèrent encore s’occuper de leurs bébés effectivement.
        Sacrifier sa vie pour un enfant, ce n’est pas terrible mais sacrifier sa vie pour messieurs Carrefour, Intermarché, France Télécom et consort, vous croyez que c’est mieux ?
        Montrer du doigt des mères sacrificielles, c’est trop facile, c’est toute la société qui est à revoir.

        • lally
          lally répond à femmedesbois
          professeur
          • Posté à 17h09 le 16/10/2009
          • Expert 51226
            professeur

          Les femmes suédoises et finlandaises disposent avec leurs conjoints et compagnons d’un congé parental alternatif de longue durée. Que j’applaudis des deux mains.
          Ce qui n’a rien mais rien rien à voir avec notre réalité française.

          Pourquoi la Suède et la Finlande ont ces lois ?
          Parce que le pouvoir politique est plus mixte, plus conscient de l’importance de l’éducation parentale égalitaire et de l’équilibre que ça génère pour tous socialement, les pouvoirs mieux répartis entre hommes et femmes, les hommes moins machos qu’en France. Et le féminisme bien mieux considéré là-bas.

          Souvent allaitement veut dire unique responsabilité parentale tous azimuts pour la mère, monsieur n’assumant que ce qu’il veut bien faire.
          Rappel, l’investissement des hommes n’a augmenté dans l’éducation et les tâches ménagères que de 10 minutes depuis plus de 30 ans.
          Regardez comparativement le travail éducatif et ménagers des femmes, il est quasiment équivalent à il y a 30 ans.
          Et souvent allaitement rime avec relation fusionnelle mère enfant sans regard pour monsieur. Vous êtes une exception sur ce plan, je m’en réjouis mais ce n’est pas la majorité.

          Elever un enfant c’est important. Mais dans notre société française qui se sacrifie économiquement ? toujours la femme.
          Qui le paye à la retraite car n’ayant pas suffisamment de points, parce que précarisée après la naissance d’enfants. Et qui au final se retrouve à 70 ans avec un minimum vieillesse, des problèmes pour se loger, se nourrir, se soigner et même assurer ses funérailles.
          D’autant plus si elle a connu plusieurs vies conjugales, qu’il y avait peu de revenus dans le couple, donc peu de pension de réversion après décès de monsieur ou solitude tout simplement ou veuvage.
          Avoir un enfant ne devrait pas précariser la vie d’une femme.
          Malheureusement c’est une réalité encore pour trop de mes contemporaines y compris en France. Et c’est ce que je trouve insupportable.

          Vous êtes même au foyer, dépendante de Carrefour, France Télécom, banques et autres services consommation. C’est devenu incontournable pour avoir le téléphone, internet, la télé, avoir des produits alimentaires près de chez vous sans faire des kilomètres ou avoir un jardin.
          Donc la société de consommation que vous mettiez un enfant en crèche ou pas, c’est la même emprise.

          Maintenant, après c’est un choix de vie de rester ou pas au foyer.

      • Lapin agile
        Lapin agile répond à lally
        Apprenti sorcier
        • Posté à 18h41 le 16/10/2009
        • Internaute 63233
          Apprenti sorcier

        Je respecte votre avis concernant votre futur (ancien ?) non allaitement maternel, ça ne regarde que votre couple, mais il est assez irritant de lire autant de contre-vérités scientifiques, votre expérience personnelle d’observatrice de nos contemporains ne vaut rien devant les statistiques sur de grandes populations, sinon de vous donner une vue biaisée des faits (que l’on a bien voulu vous rapporter... ce qui en réduit tout autant la portée).

        Oui, l’allaitement maternel est globalement meilleur que l’allaitement artificiel que ce soit pour l’enfant ou la maman, je voulais vous épargner la liste, fastidieuse, mais en lisant vos interventions, je me suis dit que ça ne ferait pas de mal :

        - le lait maternel est riche en anticorps protecteurs et d’autres produits aidant à consolider le système immunitaire du bébé : il est associé à une diminution du risque infectieux (infection ORL, genre otite, gastro-entérite) et de la gravité des infections (moins d’hospitalisation) - alors oui, ça fait moins de journées enfant malade à payer tout ça, ça donne des parents plus productifs, c’est sûrement une des raisons pour lesquelles on pousse à allaiter (mais mollement qu’on pousse, hein, y en a qui ne voient que la productivité à court terme) ; et puis pour nos mamans si attentionnés au transit de leur progéniture, il est associé à moins de constipation (pour autant qu’on puisse s’accorder sur la définition de la constipation chez les nourrissons).

        - il est parfaitement adapté au besoin du bébé, sa composition change au cours de l’allaitement, d’une même tétée, donnant une plus grande sensation de réplétion en fin de tétée, car alors plus gras, ce qui n’est pas le cas de l’allaitement artificiel où le bébé peut continuer d’engloutir comme un morfale (les bébés allaités au sein sont généralement moins gros, mais poussent tout aussi vite) ; pour l’anecdote, il fut un temps où certains faisaient analyser le lait et vu qu’au début de la tétée, il est très dilué, on disait à la mère que comme c’était de la flotte, il n’était pas assez bien pour bébé et qu’il fallait qu’elle le mette au lait dit maternisé... ; il est très bien assimilé, prévient le risque de carence en fer ; il prévient le risque d’allergie chez les enfants à risque ; certains parlent d’une diminution du risque d’hypertension, de diabète, d’hypercholestérolémie, d’obésité à plus long terme (on parle bien ici de l’obésité à long terme, et pas du rebond d’adiposité précoce qui n’a effectivement rien à voir avec l’allaitement) ; on parle même de QI un peu plus élevé, mais bon, à voir.

        - il diminue les saignements de la maman en post-partum, diminuant ainsi le risque d’anémie, lui permet de récupérer son poids d’avant la grossesse plus rapidement (à condition de ne pas se baffrer pour 2) et n’abîme pas les seins (si bonneterie correcte et pas d’infection grave) ; en bonus, il diminue le risque de cancer du sein et de l’ovaire (dans quelle proportion ?).

        L’allaitement maternel est pour ainsi dire gratuit et ne demande aucune logistique sinon un coin bien tranquille pour s’adonner à ce tête à tête.

        Oui, l’allaitement est fatiguant (voire très fatiguant) pour la maman, difficilement compatible avec une reprise du travail et il n’est pas toujours aussi épanouissant qu’on veut bien nous le faire croire, tout comme la grossesse d’ailleurs. C’est quelque chose qui demande un apprentissage et comme pour tous les apprentissages, il y a des échecs, des réussites, des semi-échecs, des semi-réussites... et la présence du père, son soutien, sont indispensables ; perso, les gars qui abandonnent leurs familles comme ça, je te me les castrerais...

        Ayez au moins l’honnêteté d’enlever vos œillères quand il s’agit de donner une information éclairée sur l’allaitement.

        Donner le sein, c’est bien, ne pas le faire ne fera pas de vous une mauvaise maman pour autant. Quant aux professionnels de santé qui osent vouer aux gémonies les mamans qui n’allaitent pas ou ont arrêté, ce sont des abrutis et ils sont malhonnêtes.

        Maintenant, j’ai l’impression qu’au fond, vous niez les rôles de mère et de père, préférant le statut de parents (plutôt de géniteurs et d’éducateurs ?), sans distinction de sexe, mais aux dernières nouvelles, c’est la femme qui accouche et la seule susceptible d’allaiter. Plutôt que de délaisser cet atout, battez-vous pour faire respecter les droits existants, faire condamner ces patrons verreux qui ne voient en la femme enceinte ou allaitante qu’un poids pour leur entreprise, battez-vous pour faire progresser ce droit (les 16 semaines de congés maternité, c’est une franche rigolade). Tenez, je veux même bien me battre avec vous...

        Vous parlez de sacrifice concernant un allaitement maternel incompatible avec le travail, l’autonomie financière qui en découle avec les droits qui vous sont ouverts. Vous avez en quelque sorte raison : c’est en partie à cause des grossesses, du temps « perdu » pour l’éducation des enfants traditionnellement dévolue à la femme que celle-ci est moins rémunérée, en plus du choix (+/- forcé) d’une activité à temps partiel. Maintenant, de là à parler de sacrifice, il y a un pas que je ne franchirais pas : élever un enfant a un coût (humain, financier) et c’est pas nouveau.

        Sinon, pour la forme : vous vous présentez comme féministe, prête à pourfendre le machiste de nos sociétés patriarcales et vous vous défendez de ne pas supposer la supériorité de la femme sur l’homme, mais relisez-vous, certaines de vos interventions fleurent bon la misandrie avec un mix de lutte des classes, faut pas vous étonner que certains vous tombent sur le poil à bras raccourcis en étalant autant d’animosité : si vous êtes révoltée, y a d’autres choses contre lesquelles lutter plutôt que l’allaitement maternel dont le rôle que vous lui attribuez dans l’oppression des femmes me parait ridicule.

        (désolé pour la longueur du post...)

        • solstice
          solstice répond à Lapin agile
          pigiste
          • Posté à 19h26 le 16/10/2009
          • Internaute 38451
            pigiste

          et toc !

        • lally
          lally répond à Lapin agile
          professeur
          • Posté à 22h15 le 16/10/2009
          • Expert 51226
            professeur

          J’ai pas évoqué de sciences dans mes posts, vous avez confondu avec une autre intervenante. J’ai simplement dit qu’il était fatiguant et que lorsqu’une femme n’est pas suffisamment costaud physiquement, ça la met en état de faiblesse physique et morale très grand, pas toujours compris par les médecins qui veulent coûte que coûte que la femme allaite comme si c’était une obligation morale et que cet acte fait reposer sur elle tout le poids de la responsabilité parentale durant tout le développement de l’enfant.
          Parce que peu d’hommes aident à partir du moment où madame allaite.
          Et pourquoi changeraient-ils quand madame assure tout dès le départ ?

          Que vous le reconnaissiez ou pas, la plupart de ces messieurs sont ultra contents que madame allaite parce qu’ainsi, elle rentre dans le rang et la soumission. Et en plus elle assume tout, c’est le top du top.

          Et c’est odieux mais les femmes concernées par la désaffection de leur conjoint, majoritairement courbent la tête en se disant : je fais ça pour le bébé, on verra plus tard. Mais l’engagement paternel ne change pas malgré le temps qui passe. Par contre qui a sué sang et eau, fragilisé son existence matérielle et physique dans l’histoire ? La femme, comme d’hab.
          Et c’est pas le mari qui lui fera un don financier pour compenser sa peine et la précarité qu’elle aura enduré et c’est pas lui qui lui donnera de quoi vivre à la retraite correctement. Et c’est pas sur l’enfant, les enfants qu’elle aura soigné que la femme pourra compter pour lui financer des soins médicalisés coûteux lorsqu’elle sera âgée.

          Donc la femme bien souvent n’aura jamais un retour sur tout ce qu’elle aura investi de temps, de renoncements, de difficultés par rapport à la maternité et à l’éducation dont elle supporte encore trop seule, le poids.

          Un homme n’a jamais à souffrir financièrement, au niveau de l’emploi à cause de sa paternité.
          Pourquoi nous les femmes devons nous payer depuis la nuit des temps et à cause du poids des religions patriarcales un prix exorbitant simplement parce que nous voulons des enfants ?
          C’est quand même assez lamentable cette histoire !

          En aucun cas je ne nie les rôles parentaux de chacun dans un couple.
          Mais il se trouve que la maman dans la plupart des familles, joue un rôle écrasant et majoritaire au plan éducatif et que rarement le papa joue un rôle à égalité, se reposant le plus souvent comme il le fait d’ailleurs pour la contraception, entièrement sur sa compagne.

          Peut-être que finalement cet écrasement de responsabilités et d’obligations et d’entraves plait à mes consoeurs. Pourquoi pas ?
          A moi ça ne plait pas. Je ressens ce poids comme du masochisme et un esclavage. Et pour moi, ça ne rend ni service à l’enfant ni au conjoint.

          Pour moi, un homme a autant besoin de participer à l’éducation d’un enfant et aux soins s’il veut vraiment jouer un rôle de père, de repère et de compagnon pour la femme .
          Ca n’a rien de déshonorant pour un homme de donner le biberon, de faire à manger, de langer un bébé, de faire la lessive, le ménage, la vaisselle et les courses dans les mêmes proportions que madame.
          Et l’enfant n’est pas une poupée avec qui on joue dix minutes et dont on se désintéresse dès lors qu’il faut s’en occuper d’une façon beaucoup plus ordinaire et moins ludique.

          Vous parlez d’atouts par le fait d’accoucher et d’allaiter.

          Peut-être de votre point de vue masculin.
          Parce que de mon point de vue féminin, bonjour le pensum des règles, de la contraception avec tous les tracas que ça peut occasionner parfois, du suivi gynéco, diététique, les tracas de la grossesse, les changements hormonaux brutaux, les migraines cataméniales, les désagréments de toutes sortes, la ménopause après, les sécheresses vaginales, les varices...
          Je suis pas sûre que si vous passiez un an dans la peau d’une femme qui vit une grossesse et accouche et allaite et ensuite ménopause, vous auriez une vision si idyllique de la condition féminine au plan biologique.

          Mais bon...mieux vaut peut-être conserver cette vision paradisiaque de la féminité avec l’image de la déesse mère façon Botticcelli.
          C’est tellement plus romanesque et puis ça évite de voir que le soit-disant avantage est surtout un fardeau. Et que si ce fardeau était moins lourd à porter, mieux partagé avec les hommes, que ce soit au plan contraception, gestion éducative parentale, aide dans les tâches ménagères et soins divers, ça nous arrangerait sacrément.

          Dans mes interventions, je critique tout autant les hommes que les femmes. J’ai pas peur de dire que les femmes se résignent trop facilement au pire comme si c’était la seule façon de vivre et à prendre tout sur leurs épaules. Et j’ai pas peur de dire que les hommes se reposent beaucoup sur les femmes pour tout ce qui est prosaïque.

          Tout comme je reconnais une importance vitale au bon développement physique et psychique d’un enfant l’engagement paternel. Et quand cet engagement existe dans la durée, c’est le meilleur facteur de développement harmonieux pour un enfant. Et j’applaudis tous les hommes qui osent se bouger réellement dans l’éducation de leurs enfants. Pas juste faire du jeu et du soupoudrage éducatif dix minutes par jour.

          C’est de la misandrie ?
          Je crois pas.

          Et si vous connaissiez ma vie à deux et mon existence, mon rapport aux hommes, je crois que vous rigoleriez vraiment du terme de misandrie.
          Mais bon, m’affubler de misandrie parce que je ne rentre pas dans la case femme-mère allaitant comme c’est la mode et le désiderata patriarcal, c’est tellement plus facile...Ca reste de la caricature grossière, j’allais dire populiste et ça évite de s’interroger sur l’orientation idéologique et politique qui culpabilise depuis la fin des années 80 les femmes sur leurs droits fondamentaux, sur l’avortement, sur leur corps, sur leur intimité, sur leur accès aux responsabilités politiques et professionnelles élevées (le « qui va garder les gosses » de Fabius restera dans les mémoires !)...

          Ce revival réac m’écoeure parce qu’il signe un retour offensif de la misogynie et le plus grave, c’est que les hommes qui supportent (au sens supporters) ce genre d’idéologie réac, prétendent que c’est pour le bien de la femme et de son enfant...C’est un comble !

          Et le plus triste, c’est quand je vois les réactions de femmes.
          Elles ont intégré la misogynie tout en profitant des avancées féministes et tout en conspuant le féminisme. En se disant sans doute que si elles revendiquent une égalité au plan parental et ménager, elles vont perdre l’amour du conjoint. Donc tout supporter pourvu qu’on se retrouve pas seule...
          Cette démission me rend triste.
          Des femmes ont donné leur vie, se sont battues pour que nous autres jeunes trentenaires nous puissions vivre un peu plus librement et tout ce que les féministes de la génération Simone Veil, Gisèle Halimi récoltent, c’est une démission, c’est un repli, une culpabilisation, une défiance vis à vis d’elles et de leurs actions, qui pourtant, ont sacrément changé la vie des femmes depuis les années 60. Comme si se battre pour être libre était honteux ? C’est un contresens total et c’est profondément affligeant au regard de toute la douleur, toutes les démarches qu’ont fait les féministes pour nous permettre un peu moins d’esclavage.

          Je ne cherche pas l’adhésion de qui que ce soit ici, je ne fais que dire ce que je pense sur un sujet qui m’interpelle et me concerne en tant que femme.

          Et je ne m’étonne pas des réactions que ce soit d’hommes ou de femmes opposées à ce que je peux exprimer. Parce que l’ère du temps politique ultra libérale est un temps réac et facho, donc il est de bon ton d’être réac et facho, c’est tendance. L’époque est à l’ultra valorisation de la maternité, vue comme la quintessence et la seule voie de réalisation de la féminité et en même temps cette féminité on passe son temps à culpabiliser ses représentantes et à les moquer dès que la femme échappe à un destin de soumission aux hommes...et vise autant le pouvoir qu’un homme.

          La France d’aujourd’hui a un gros souci avec les femmes et le pouvoir.
          La France d’aujourd’hui a un gros souci avec la place des femmes dans le couple, avec la vie professionnelle des femmes et avec la violence conjugale.
          Et la France d’aujourd’hui si elle admire de loin les avancées finlandaises, norvégiennes en matière de droits des femmes et égalité parentale, ne voudra pas les adopter parce qu’elle considère encore avec ses représentants masculins en politique, de gauche comme de droite, que la place de la femme est à la maison et pas ailleurs.

          Et les femmes ont trop peur de ne plus être aimées et aimables si elles protestent et se mobilisent socialement.
          En ce sens ça n’a pas changé beaucoup avec les années 50 quand Simone de Beauvoir publiait le 2ème sexe.
          Les femmes sont rares à se mobiliser et à protester.
          Donc celles qui osent passent pour des affreuses mégères.
          Halimi, Surduts, Kaufmann et bien d’autres ont eu droit à ces qualificatifs.
          Y compris de la part des femmes. Ce n’est jamais facile de se rebeller.
          Et encore moins quand on est femme.
          Donc l’accession des femmes à de meilleures conditions de vie, sera toujours le fait d’une minorité de femmes.

          • marsie2
            marsie2 répond à lally
            au foyer
            • Posté à 00h00 le 17/10/2009
            • Internaute 93172
              au foyer

            J’en aurais des choses à dire, et même certaines qui n’ont pas encore été écrites en réponse à vos mails.
            Mais je ferai bref pour le moment.
            Je suis frappée : vous n’aimez pas la société dans laquelle nous vivons, vous n’aimez pas le comportements « des » hommes ni la réaction « des femmes », vous n’aimez pas non plus être une femme visiblement.
            Je me demande si vous trouvez que c’est une bonne idée de faire des enfants dans ce contexte ?
            Mais ceci, tout ceci, n’a rien à voir avec l’allaitement...

            • lally
              lally répond à marsie2
              professeur
              • Posté à 09h35 le 17/10/2009
              • Expert 51226
                professeur

              Pour vous répondre :

              J’apprécie beaucoup d’être femme physiquement, intellectuellement et sensuellement mais pas la société patriarcale telle qu’elle est encore aujourd’hui.
              Parce qu’elle conditionne et enferme trop les femmes dans des carcans et dans la pauvreté et dans des situations de violences et d’oppressions.

              J’apprécie d’être femme à mon époque et dans un pays libre et laïc parce que j’ai eu la chance de pouvoir avoir une éducation scolaire poussée, contrairement à mes grands-mères et mère, de pouvoir exercer un métier qui me plait, de pouvoir faire l’amour sans avoir peur d’être enceinte à tout moment, de pouvoir choisir librement de vivre avec un homme sans mariage et sans être montrée du doigt, de pouvoir jouir sans retenue dans les bras de l’homme que j’aime sans être traitée de dévergondée ou de prostituée, de pouvoir avorter si je me retrouvais dans l’impossibilité d’assumer une maternité, de pouvoir avoir un suivi médical et gynéco, d’avoir du temps pour découvrir le monde bien plus que les générations d’avant et d’avoir un suivi sanitaire comme n’en ont pas encore hélas une majorité de mes consoeurs dans la plupart des pays du monde, de n’être plus inféodée dans ce pays par une quelconque institution religieuse qui m’oblige à un comportement codifié. J’apprécie tous ces avantages de l’époque, la laïcité, la modernité, la facilité de communication, l’accès à l’éducation pour tous, parce que justement, j’estime qu’être femme n’est pas juste être mère. Et que grâce aux féministes et à leur combat depuis l’époque des suffragettes et même depuis Olympe de Gouges, je peux être pleinement épanouie sans être obligée de passer par la case maternité.

              Et je peux aussi un peu plus que la génération de ma maman et de mes grands-mères, pouvoir vivre librement mes envies pro, personnelles, sexuelles. J’ai moins de fatalité sur la tête même si la société dans laquelle je vis, s’acharne à ce que je vive toujours moins bien que les hommes et cherche toujours à me dicter comment je dois mener mon existence et sous quelle forme.

              Mais je vois, constate que bien du chemin reste à faire pour qu’il y ait une égalité réelle homme-femme en France. Trop de machisme dans nos institutions, nos entreprises, dans nos administrations, dans nos pubs...

              Et ma façon de faire avancer cette égalité, c’est de vivre pleinement ma vie de femme, d’enseignante comme je l’entends et de vivre une maternité autrement que dans le diktat réac du moment, autrement que dans la tradition. Ma façon à moi de vivre ma future maternité est de la vivre librement et d’y impliquer beaucoup mon compagnon et de le solliciter énormément.
              Je ne me sens pas être supérieure aux hommes. Absolument pas. Le fait d’enfanter, d’accoucher, d’allaiter ne nimbe pas la femme d’une aura particulière pour moi. Ca fait juste partie du package de mon sexe, c’est pas ça qui fonde ma féminité et mon équilibre au plan personnel.

              Le fait d’avoir des orgasmes multiples à la file et d’avoir découvert le plaisir sexuel et le fait d’être femme fontaine dans les bras de mon compagnon m’apparait beaucoup plus agréable, structurant au plan identité féminine et réjouissant au plan biologique que la grossesse, l’accouchement et l’allaitement.
              Les orgasmes multiples continus c’est pour moi un vrai avantage de la féminité.

              La grossesse est un passage obligé pour avoir des enfants donc faudra que je m’y conforme puisque mon compagnon et moi en voulons. Et j’espère pouvoir vivre ce moment aussi bien que possible. Et vivre un accouchement comme j’en ai envie. Pas sur le dos mais debout ou accroupie dans l’eau. Et d’assurer avec mon compagnon l’alimentation de notre enfant d’abord au biberon puis ensuite de façon plus diversifiée.

              Mais je pense pas du tout être la seule à éprouver ça et à vouloir vivre comme ça.
              Seulement j’ai conscience que c’est encore tabou d’exprimer cela.
              Malgré le féminisme et ses avancées.
              Parce que l’éducation est encore trop imprégnée d’une vision de la femme maternelle religieuse soumise et sacrificielle.
              Si j’ai une fille, j’espère pouvoir lui montrer d’ autres aspects de la féminité. Beaucoup plus riants.
              Et si j’ai un garçon, j’espère que ma parentalité originale lui fera comprendre la diversité des femmes et qu’une femme n’est pas qu’une mère.
              Et qu’ils comprendront et apprécieront ma façon de les accompagner et chacun la présence active et réactive de leur papa à mes côtés et au leur.

          • Lapin agile
            Lapin agile répond à lally
            Apprenti sorcier
            • Posté à 05h18 le 17/10/2009
            • Internaute 63233
              Apprenti sorcier

            Moi qui voyais en vous une personne révoltée, prise aux tripes par ce qu’elle ne pouvait supporter d’inégalités entre les sexes, par la place accordée à la femme dans la société, la résignation de certaines, voire le confort qu’elles pouvaient trouver dans un rôle à vos yeux ingrat, point de vue tout à fait respectable, qui vous honorerait, même, vous vous êtes disqualifiée à mes yeux. J’intervenais essentiellement pour montrer mon irritation sur ce que j’estimais inexact dans vos propos, factuellement ceux-ci :

            - « Après au plan santé, y a pas de différences, même si l’OMS proclame le contraire. Je l’ai vu chez des amies qui les unes ont allaité, les autres pas. Y a autant de maladies infantiles, d’allergies diverses chez les enfants allaités que chez les enfants au biberon »
            - « L’obésité n’a rien à voir avec l’allaitement ou le biberon. Ça a à voir avec le régime alimentaire bien après la période de lactation. »

            Et vous de me dire que vous n’avez pas « évoqué de sciences dans [vos] posts, » que « [j’ai] confondu avec une autre intervenante ». Si des considérations de santé ne relèvent pas de la science, ça relève de quoi, de l’étude des flux migratoires des lemmings ? Il importe peu finalement de savoir si j’ai raison ou non sur ce point, mais à votre place, je m’inquièterais : soit vous vous perdez vous-même dans votre logorrhée, soit c’est un autre intervenant qui utilise votre pseudo, soit vous êtes de mauvaise foi.

            Ensuite, j’ai dû mal m’exprimer, je ne voulais pas parler d’atout concernant la grossesse, mais pour l’allaitement seulement (j’ai la naïveté d’idéaliser certains moments d’extrême intimité entre une mère et son enfant, excusez-moi de fantasmer un peu trop à votre goût) : la grossesse est un état physiologie qui fragilise la future mère, la plonge dans un état de dépression immunitaire qui représente un danger potentiel, sans parler des complications obstétricales qui peuvent aboutir au décès de l’enfant à naître mais aussi de la maman. Une grossesse, même si elle est banale, n’est pas anodine. Et pour répondre à vos interrogations à mon sujet, je n’envie pas particulièrement la condition de femme, toutes ces histoires génitales, ça doit pas être du gâteau.

            Enfin, je persiste et signe, vos propos relèvent de la misandrie. Je me limiterai à citer vos propos du post ci-dessus, sans sortir du contexte j’espère (pour le reste de vos interventions, c’est du même acabit) :

            - « peu d’hommes aident à partir du moment où madame allaite »
            - « la plupart de ces messieurs sont ultra contents que madame allaite parce qu’ainsi, elle rentre dans le rang et la soumission »
            et il découle que tout ça, « c’est odieux »
            - « l’engagement paternel ne change pas malgré le temps qui passe »
            - « c’est pas le mari qui lui fera un don financier (...), lui donnera de quoi vivre à la retraite correctement »

            et le pompon

            - « la femme bien souvent n’aura jamais un retour sur tout ce qu’elle aura investi de temps, de renoncements, de difficultés par rapport à la maternité et à l’éducation dont elle supporte encore trop seule, le poids »

            Certes, des hommes qui n’aident pas, contents que madame soit soumise, c’est odieux, comme vous le soulignez, mais vous ne semblez guère accorder, ne serait-ce qu’un soupçon de présomption d’innocence à tous « ces messieurs », les mettant presque tous dans le même panier. Et puis ce mari, odieux Harpagon, ne daignant même pas donner l’obole à sa compagne, lui aussi, il est odieux. D’ici à ce que vous me disiez que les hommes sont tous de sales machos odieux... ah bah zut, ça dégouline déjà de vos posts, c’est à peine masqué (« peu de », « la plupart », « bien souvent »... on a vite fait de généraliser avec ça). On croirait entendre un de mes anciens profs : « un bon père, ça n’existe pas ». Et en plus de l’ingratitude de son mari, il faut que la femme soit confrontée à celle de ses enfants sur lesquels elle ne pourra pas compter pour « lui financer des soins médicalisés coûteux lorsqu’elle sera âgée ». Ah les salauds !

            Que des situations comme vous les exposez existent, c’est indéniable, elles ne sont pas rares et c’en est révoltant, ça fout la gerbe, mais que vous appliquiez ce modèle à (presque) tous les cas (« la plupart », « bien souvent »), sans souci de nuance, ça tourne à la caricature : donc oui, vos propos fleurent la misandrie, mais à la limite, ce n’est pas le problème, vous pouvez penser ce que vous voulez, mais oser prétendre le contraire, c’est gonflé !

            Après, si je parviens à vous décrypter, c’est à mon tour d’en prendre pour mon matricule. Si je connaissais votre vie à deux, votre existence et vos rapports aux hommes (ce dont je me contrefous éperdument), que verrais-je ?

            Verrais-je toujours une personne qui me dit que je « [l’affuble] de misandrie parce qu’elle ne rentre pas dans la case femme-mère allaitant » alors que cela n’a jamais été mon propos ? j’étais resté évasif quant à cette qualification (je ne la motivais même pas) qui ne portait d’ailleurs que sur vos propos, pas sur votre personne et je vous accordais (je sais, je suis bon prince) que si vous vouliez ne pas allaiter, ça ne regardait que votre couple ;

            Verrais-je toujours une personne dont la prose glisse rapidement sur les termes de caricature (du patriarcat), de populisme, de réac, de misogynie... ? d’ici à ce que vous trouviez de bon ton de me traiter de « réac et facho » il y a un pas que j’hésite à franchir, je vous concède le bénéfice du doute, mais à reculons.

            Pour résumer, votre attitude est malhonnête (j’aurais préféré parler de maladresse parce que je reste persuadé que vous êtes sincère dans vos dénonciations, votre hargne, mais vu comment vous cumulez…). Je vous habille désormais du terme de misandrie et plus seulement vos propos. Vous disqualifiez d’office vos opposants présumés (à vous lire, si on n’est pas d’accord avec vous, c’est qu’on est contre vous) à coup de « réac », « facho », « ultralibéral », « misogyne », c’est limite si vous ne vous positionnez pas en victime. Allez, encore un effort et vous allez gagner un point Godwin.

            Que l’allaitement maternel vous révulse, ça vous regarde (j’imagine que le drame qu’a vécu votre amie, dépressive, ne doit pas aider), mais que vous emmerdiez les gens avec vos propres représentations, du haut de votre inexpérience personnelle en la matière, contaminée par ce que votre petite lorgnette à effet grossissant sur les malheurs du petit monde qui vous entoure a bien voulu laisser filtrer, vous en devenez agaçante. Le monde est injuste, surtout pour les femmes, on ne vous a pas attendu pour le savoir mais si vous voulez mettre la main à la pâte, vous êtes la bienvenue, pas la peine de nous aboyer dessus sans cesse.

            Mes excuses à olympe blogueuse pour lui avoir pourri ses commentaires sur un sujet d’économie avec ma propre logorrhée.

            • lally
              lally répond à Lapin agile
              professeur
              • Posté à 15h29 le 17/10/2009
              • Expert 51226
                professeur

              Ce qui me guide dans mes choix de maternité, n’est pas lié à une pub de l’OMS.
              L’OMS peut présenter les choses comme elle veut, sa pub ne me convint pas. Au regard de ce que j’ai vu chez différentes amies dont les enfants ont été aussi malades durant et après allaitement que des bébés biberonnés d’autres amies. Donc m’asséner leur pub ne change rien.
              L’OMS comme d’autres organismes internationaux suit une ligne politique. Dans le cas d’espèce, elle assimile sans différenciation la femme de pays pauvre qui a besoin effectivement de l’allaitement pour mieux protéger son enfant, de la femme de pays riche qui peut choisir un autre moyen de lactation.
              Ainsi en mélangeant les deux types de femmes, différents politiques, pas forcément de l’OMS espèrent pousser toutes les femmes à allaiter de façon obligatoire. Avec tout ce que ça nécessite autour de temps, temps qui éloignera les femmes du monde du travail et d’une autonomie financière jusqu’à la mort.
              Ben moi je marche pas dans ce truc. C’est tout !

              J’ai pas un propos scientifique loin de là. J’ai une formation littéraire et artistique. Et j’ai une profession d’enseignante artistique.

              J’assume mes propos d’autant plus que je vois nombre de femmes âgées dans ma famille et mon entourage qui se retrouvent à vivre une vieillesse dure dans des conditions matérielles difficiles même après avoir trimé toute leur vie, ce qui me révolte.

              Justement parce qu’elles ont dû mettre de côté l’aspect professionnel et salarié lorsqu’elles ont eu des enfants et qu’aujourd’hui, ça les pénalise pour se soigner, se nourrir, se loger.
              Et leurs enfants adultes sont trop pauvres pour pouvoir financer des soins de santé suffisants. Je n’ai pas envie de choisir quand je serai âgée entre manger et me soigner.

              Et je vois aussi pas mal de mamans d’élèves seules, qui ne se sont rendues compte que bien plus tard de ce qu’elles n’avaient pas insisté suffisamment pour impliquer leur compagnon dans l’aide ménagère, soins, éducation et que ça avait fini par faire exploser le couple.

              Et je vois à quel point le rapport fusionnel mère-enfant fait qu’une majorité de femmes se détourne de la relation de couple.
              Ce qui engendre pas mal de divorces.

              Donc responsabilité partagée entre hommes et femmes dans la situation.
              Les femmes seraient moins fusionnelles avec leurs enfants, plus exigeantes au plan de l’égalité parentale, un peu plus revendicatives au plan de l’égalité financière, au plan du partage des tâches, de la gestion contraceptive qui doit elle aussi s’assumer à deux, plus exigeantes quant à d’abord se réaliser avant que d’être mères, leurs couples seraient moins souvent explosés et leurs situations financières et matérielles, un peu plus correctes.

              Les hommes seraient un peu plus mobilisés, un peu plus coopératifs dans la vie du foyer, un peu moins passifs déjà dans la gestion contraceptive mais aussi plus engagés dans l’éducation enfantine dès les premiers temps, un peu moins craintifs au sein des entreprises, un peu plus revendicatifs dans leur rôle paternel, ça contribuerait aussi à ce que la vie de couple, familiale, sociale aille mieux.

              Je pense au travers de votre propos qu’il vous est plus facile de me présenter comme misandre parce qu’ainsi ce que j’ai dit qui vous embarrasse sur les hommes, vous évite d’admettre que ben oui, c’est la réalité et qu’une femme âgée qui a travaillé tout autant voire plus qu’un homme (cumul travail pro et maison) se retrouve encore aujourd’hui dans une situation 2 à 3 fois moins confortable voire précaire.

              Parce que la société patriarcale continue de précariser les femmes, de leur faire payer financièrement et jusqu’à la fin de leur vie le fait d’avoir fait et élevé des enfants.

              Je connais Olympe par son blog, j’apprécie certains de ses articles, pas tous. Et j’y pose certains commentaires de temps en temps. Etonnant non ? ; -)

              Je pose un regard de femme différent de la majorité des commentaires.
              Et c’est essentiellement ce qui vous dérange.
              Je ne prétends à aucune expérience maternelle.
              Je lance avec mon compagnon le projet enfant d’ici un an.
              Pour le moment j’ai juste un regard aiguisé sur bien des situations de femmes que j’ai non seulement comme mères d’élèves et avec qui j’échange régulièrement mais j’en ai aussi comme élèves en ateliers associatifs et privés et enfin d’autres comme collègues et d’autres, les plus proches, comme amies et parentes.
              Ayant 250 élèves cette année, tous sexes et tous âges confondus plus une dizaine d’amies proches d’âges différents, je vois à peu près 130 femmes par semaine depuis une dizaine d’années que j’enseigne.
              C’est pas exceptionnel, si vous êtes médecin, vous voyez sans doute bien plus de patientes que je ne côtoie de femmes. Mais ça fait quand même un bon panel, un bon observatoire.
              Et comme j’ai la chance de faire des cours qui sont pour les femmes une sorte d’ouverture culturelle et artistique, un lieu d’expression et de détente, les femmes se lâchent beaucoup plus qu’elles ne le feraient dans d’autres cours. Les hommes aussi d’ailleurs, et c’est très agréable et sympathique et très instructif.
              Et puis le croyez vous ? Ma misandrie me fait vivre depuis près de 16 ans en couple dont 11 ans avec mon compagnon et 5 ans avec un libertin libertaire. Une vie de femme épanouie auprès des hommes que j’aime et qui ont fait que je suis devenue féministe.
              Car c’est grâce à eux que j’ai les convictions et ce discours.
              Et je dis bien grâce à. Car j’ai eu l’immense chance de connaître le plaisir orgasmique le plus intense et de pouvoir toujours vivre une vie sexuelle très épanouie grâce à eux. Donc je les remercie énormément.
              Sans eux, j’aurais jamais découvert la multi-orgasmie. Et je pourrais dire comme ce bon La Fontaine que l’esprit vient aux filles par le plaisir sensuel auprès d’un amoureux doué pour le sexe.
              Je pense d’ailleurs qu’on peut difficilement en tant que femme se sentir complète et accomplie mais aussi féministe sans orgasme dans les bras d’un homme qu’on aime...Ca c’est pour moi, bien plus important au plan de mon identité féminine que l’allaitement, la grossesse et l’accouchement.
              C’est l’épanouissement personnel acquis par mes luttes, mes passions, mon travail et l’épanouissement sensuel auprès d’un homme qui me donnent envie d’enfanter.
              Je ne cherche pas l’épanouissement dans et à travers la maternité.
              C’est une démarche donc très différente.

              Difficile peut-être à entendre pour vous et pour d’autres.
              En tout cas je suis hyper heureuse comme ça.
              Comme d’autres sont très heureuses dans une voie différente.

              • Lapin agile
                Lapin agile répond à lally
                Apprenti sorcier
                • Posté à 19h14 le 17/10/2009
                • Internaute 63233
                  Apprenti sorcier

                Dans le genre bouché, vous faites fort. Que vous vous torchiez avec les recommandations de l’OMS, je m’en tamponne, que vous refusiez de donner le sein, je le répète, ça ne regarde que votre couple. Essayer de me convaincre que cette décision vient d’une femme libre, épanouie, qui prend son pied au plumard, je m’en cogne, mais d’une force... vous seriez malheureuse, abîmée par la vie, votre choix serait tout aussi respectable. Et je vous l’ai dit, votre vie à deux, vos rapports aux hommes, tout ça, je m’en contrefous éperdument (dans le genre pléonasme, je pensais avoir été clair). Seulement, votre vision du monde n’a pas à déformer les faits, l’allaitement maternel, c’est médicalement meilleur que la poudre des labos, pas de bol si « l’échantillon » de mamans que vous fréquentez ne rentre pas dans ce cadre idyllique (alors, oui, si on joue sur les mots, vous ne faites pas de science, tout juste de l’empirisme quand vous dites qu’au regard de votre expérience avec votre environnement immédiat, vous en déduisez que ce que raconte l’OMS, ça vaut rien). L’OMS (qui n’est pas une référence médicale pour moi) et ses thuriféraires ne disent rien d’autre en la matière, aux couples ensuite de décider si oui ou non ils peuvent se permettre ce qui apparait à vos yeux, à tort ou à raison, être un luxe de riches, on appelle ça faire la balance bénéfice-risque et personne n’a parlé de le rendre obligatoire, d’où sortez-vous cette ânerie ? Je l’ai déjà écrit, les professionnels de santé qui s’offusqueraient du choix de ne pas allaiter au sein sont des crétins malhonnêtes. Les milieux médicaux ne demandent que le respect de la législation en vigueur mais aussi son évolution afin de faciliter l’allaitement maternel malgré tous les obstacles que vous vous époumonez à décrier, à raison (jamais je n’ai dit que ce que vous dénonciez était faux, personne d’ailleurs).

                Depuis le début, les intervenants ne disent pas autre chose que la femme peut choisir mais que la condition de la femme en France ne permet finalement pas toujours de faire ce choix librement (à vous d’associer la fréquence que vous voulez ici, selon votre humeur) et que c’est une situation anormale qui doit changer, rien d’autre. C’est le constat de l’article également. Et vous, vous nous cassez les oreilles en nous assénant vos vérités, vous ne faites pas avancer le schmilblick.

                D’ailleurs, ce qui est amusant, c’est que vous donnez votre propre définition de votre épanouissement féminin (l’épanouissement sensuel, l’orgasme, tout ça), ce qui doit rendre mal à l’aise bien des femmes qui ne l’ont jamais connu et qui, pour certaines, osent être épanouies sans (la presse est très culpabilisante sur ce point, ne pas avoir d’orgasme est synonyme d’anormalité, c’est encore pire pour celles qui osent ne trouver strictement aucun intérêt pour le sexe, les asexuelles, pouah). Votre définition de l’épanouissement par l’orgasme (je caricature) est aussi respectable que celle parlant d’épanouissement par la maternité et/ou l’allaitement, mais elle est tout aussi réductrice et encore moins imposable.

                (je note au passage que vous avez mis un peu d’eau dans votre vin « un peu moins », « un peu plus »)

                Sur ce, j’ai des courses à faire...

      • mish
        mish répond à lally
        ça va, merci
        • Posté à 18h57 le 16/10/2009
        • Internaute 38002
          ça va, merci

        Renseignez vous, l’allaitement est un facteur de protection contre l’obésité. De plus le lait protège de beaucoup d’infections (toutes les maladies contre lesquelles la mère est vaccinée durant l’allaitement), le colostrum qui est le premier lait donne des anticorps au bébé qui le protègeront pendant 6 mois ! Le transit de l’enfant et du futur adulte sera meilleur (pour des raisons complexes liées à la flore intestinale). Enfin bref, vous causez à une infirmière alors sur le plan de la santé de la mère et de l’enfant je suis sure de ce que je dis. Et en tant que mère je peux vous assurer que quand on vous pose l’enfant que vous venez de mettre au monde sur le ventre et qu’il se dirige instinctivement vers le sein, c’est un moment rare de bonheur pur réservé aux femmes.
        Il ne faut pas avoir des enfants parce que c’est dans l’ordre des choses, je crois qu’il faut le désirer et accepter de donner de soi et de faire des sacrifices pour lui dans la mesure du raisonnable bien sûr. Quand je vois tout ces jeunes couples de mes amis qui ont du mal à concevoir...

        Quant aux problèmes de couple et de fusion, ceci n’a rien à voir avec l’allaitement, ma fille est allaitée et a dormi dans son lit depuis le retour de la maternité pour mon plus grand plaisir, la fusion est naturelle les premiers jours, si elle persiste elle est patho.

        Des fois j’ai l’impression que si on pouvait faire des bébés sans les porter, certaines seraient prête à se priver de cette expérience intime et vieille comme l’homme, dommage...

        • lally
          lally répond à mish
          professeur
          • Posté à 23h13 le 16/10/2009
          • Expert 51226
            professeur

          Les mères d’élèves obèses ont pour certaines allaité et ça n’a pas empêché l’obésité de leur enfant. Par contre, une mauvaise alimentation quotidienne, déséquilibrée, le grignotage fait beaucoup dans l’obésité des enfants. Vous devez le constater régulièrement car je suppose que vous travaillez avec des diététiciens et diététiciennes.

          La plupart des femmes ont des enfants parce que c’est ainsi et seulement ainsi qu’elles pensent qu’elles vont se réaliser humainement et exister socialement, être acceptées par leur entourage. Le bébé c’est le prolongement de la poupée de l’enfance et c’est une façon de se ranger, d’être dans la norme. Et c’est parfois la seule voie que les femmes envisagent pour obtenir respect et dignité, tellement elles ont encore peur de s’affirmer dans les études, dans un travail salarié ou une profession libérale.

          Peu d’hommes ont des enfants pour autre chose que le paraître social.
          Le « mon chien, ma femme et mes gosses » est un slogan assez répandu. Maintenant, il est certainement bien plus facile socialement d’être homme respectable et respecté sans être père que pour les femmes qui pour être crédibles, respectables, doivent le plus souvent passer par la case maternité.
          Mais paradoxalement, la société ne donne pas les moyens aux femmes de pouvoir exercer une maternité épanouie sans se sentir lésée.
          La femme doit souffrir. C’est encore le vieux poids religieux judéo-chrétien qui prédomine dans les esprits.

          Peu de couples ont des enfants pour leur transmettre quelque chose, pour leur faire partager des valeurs et leur donner des clés de savoir, de culture, d’espérance et de passion pour pouvoir être vraiment des êtres libres, sortir d’une certaine fatalité, se battre.
          Je le constate assez en tant qu’enseignante, tous les jours.

          L’enfant catalyse à la fois une norme sociale mais aussi l’idée d’une réussite. En gros vous n’avez pas d’enfants, vous êtes un ou une ratée, vous êtes un couple qui n’a aucune valeur.

          C’est ce qui fait le plus mal aux couples qui ne peuvent pas avoir d’enfant. Cette impression d’inexistence sociale parce qu’ils n’ont pas descendance.

          Ben non, la vie n’a rien de raté quand on a pas d’enfants.
          La vie est différente et toute aussi épanouissante.
          Le bonheur de la femme ne passe pas forcément par la case maternité.

          Je ne crois pas du tout à l’idée de sacrifice et de don de soi.
          Parce qu’il repose toujours sur les seules épaules féminines et qu’il en résulte après la maternité, l’impression amère d’être passée à côté de quelque chose et souvent de soi, d’une partie essentielle de soi et qui n’a rien à voir avec la biologie et la fonction biologique.

          Je donne des cours également à des personnels hospitaliers, une majorité de femmes et d’infirmières qui m’avouent que ce genre d’atelier que je leur propose, elles auraient dû avoir le courage d’y venir depuis des années, mais qu’elles se sont crues obligées, pour être de bonnes mères, d’y renoncer. Comme parfois certaines ont mis sous clé leurs aspirations de jeunesse.

          Et cet aveu me fait mal. Parce que ça montre qu’ encore aujourd’hui, des femmes vivent un enfermement maternel et personnel simplement pour que le monde leur donne un sésame de bonne mère.

          Les problèmes de couples sont liés à la fusion mère-enfant.
          Dans une école primaire où je donne des cours, 65% des élèves de maternelle ont des parents divorcés et vivent seuls avec leur maman.
          Et les mères disent : « il m’a laissée pour une autre quand je me suis occupée du petit ou de la petite après la naissance et que j’ai pris un congé. »
          Je demande : « mais pourquoi ? il ne participait pas avec vous aux soins, à l’éducation ? ’’
          Réponse des mamans : “non, et puis vous savez les hommes, ça ne sait pas comme nous s’occuper des enfants, c’est pas dans leur nature, donc je préfère faire tout par moi-même à la maison et m’occuper de l’enfant. Il me reprochait de ne plus être proche de lui mais bon, il se rendait pas compte, un enfant faut l’élever donc fallait qu’il comprenne et me laisse faire comme je l’entendais. Simplement comme j’étais trop occupée pour le surveiller, il m’a trompée avec une autre femme”.
          Voilà l’analyse de mères que j’entends régulièrement.
          Ce qui veut dire que le couple est passé au second plan et que la maternité a évacué totalement l’homme dans tout ce qu’il pouvait apporter d’équilibre au plan familial et au plan amoureux.

          L’homme sait s’occuper d’un enfant aussi bien qu’une femme.
          La seule chose qui change c’est qu’il ne porte pas, n’accouche pas et n’allaite pas. Mais ces manques ne constituent pas pour autant une inaptitude à s’occuper d’enfants. Loin de là.
          Mais les femmes ont l’impression parfois que si elles accordent une place importante éducative à leur conjoint, elles sont de mauvaises mères, et qu’elles vont se faire voler une prérogative.
          Ben non. L’égalité parentale réelle et vécue ne tue pas le couple.
          La preuve en Finlande et en Suède.

          Enfin pour votre dernière phrase : toutes les femmes loin s’en faut ne vivent pas leur grossesse, leur accouchement comme si c’était le paradis sur terre. Il y a des femmes qui détestent être enceintes et accoucher et allaiter. Pour autant se sont des mamans très engagées et très attentives au bien-être de leurs enfants sur tous les plans.

          La féminité en tant que plaisir pour les femmes, c’est parfois plus prendre soin de leur corps, se faire plaisir culturellement, spirituellement, vivre une sexualité épanouie et une vie professionnelle passionnante et passionnée, transmettre à ses enfants des tas de choses intellectuelles, affectives, spirituelle et prendre le temps de les intéresser à plein de domaines différents, c’est être coquette et sexy, c’est se prendre du bon temps avec des amies, c’est ces moments irremplaçables de complicité amoureuse avec le conjoint...

          Il y a tant de voies et de bonheurs possibles...
          La maternité n’est qu’une possibilité. Pas une finalité, un passage obligé.

      12 autres commentaires
  • barbouille
    barbouille répond à lally
    surfeuse
    • Posté à 19h20 le 16/10/2009
    • Internaute 62861
      surfeuse

    Pfffff c’est chiant votre diatribe et tellement péremptoire !
    Ne vous chchez pas derrière une connaissance pour argumenter ! expérimentez ! !

    l’allaitement n’a rien de fatiguant, si on le gère avec zenitude. pas de contrainte, surtout pas de pesée débile pour savoir si bébé à pris. j’ai vu la différence entre le premier ( biberonné ) et le second ( allaité ). pas de complexe à faire dormir bébé avec soi si on le souhaite, pour qu’il se serve en « self » : -p

    le premier : reflux gastrique ( qui a décidé qu’un bébé devait avalé x ml d’un seul coup toutes les y heures ?)
    pleurs en abondance..
    Nuits saucissonnées, pour la mère, le père et bébé.
    et d’après un médecin il prenait trop de poids 8(

    le deuxième : allaité 100 % jusque 6 mois à la demande,
    aucun pleurs, à la gougoutte directe !

    A votre avis, quel alimentation vais-je choisir pour le bébé à naïtre ?

    (Et moi qui n’ai pas perdu un gramme pendant mes allaitements, même pas perdu mes kg en trop de grossesse.)

    • lally
      lally répond à barbouille
      professeur
      • Posté à 23h26 le 16/10/2009
      • Expert 51226
        professeur

      Pas du tout envie d’expérimenter l’allaitement.
      Ca me révulse.

      Donc ce sera biberon même si ça me coûte plus cher. Et monsieur m’aidera, nuits saucissonnées ou pas.
      C’est ça aussi la vie familiale. Et à deux tout devient plus facile.

      Contente que l’allaitement ne vous ait pas fatiguée.
      Sans doute le fait que vous ayez des réserves physiologiques importantes ont permis que cet allaitement ne vous soit pas pénible et douloureux. Je m’en réjouis pour vous.

      Ma meilleure amie est tombée à 37 kgs, totalement anémiée et déprimée.
      Le médecin voulait qu’elle continue coûte que coûte d’allaiter alors qu’elle avait du mal à tenir sur ses jambes.
      Cet allaitement n’a pas empêché la petite d’avoir des problèmes gastriques malgré l’allaitement. Et de continuer d’en avoir.
      La petite a eu plusieurs maladies infantiles durant la période d’allaitement et aussi des gastros.

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 13h41 le 16/10/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Ce n’est pas seulement l’allaitement qui n’est pas pris en compte. C’est aussi la garde des petits enfants. Peu de grandes entreprises ont des crèches et des garderies. Ce qui existe par compte dans nombre de pays.
    Il y a encore des efforts à faire et cela doit faire partie des revendications au nom de l’égalité et de la cause des femmes.

  • solstice
    solstice
    pigiste
    • Posté à 14h13 le 16/10/2009
    • Internaute 38451
      pigiste

    J’ai fait le choix d’allaiter mes enfants. Je ne vais pas m’étendre sur les raisons de mon choix, de nombreuses études l’étayent et cela a forcément influé sur mon choix.

    J’ai eu la chance d’accoucher dans une petite maternité (34 lits) et, sur trois accouchements en 5 ans, j’ai eu droit à tout !

    N°1 est né tout jaune : il a été mis sous lampe et je trouvais qu’il n’était pas affamé le matin alors qu’entre la dernière tétée et la première du lendemain, il y avait 8 heures. C’était il y a 19 ans et nous étions 3 allaitantes sur tout le service. Les bébés sous lampe étaient donc tous biberonnés la nuit sans que les mamans aient leur mot à dire. J’ai trouvé cela nullissime, d’autant que les premières montées de lait sont capricieuses car on ne fonctionne pas encore très bien. C’était encore le temps de l’influence des multinationales du lait en poudre qui faisaient le forcing dans les maternités.

    N°2 est né un peu petit, mais tout rose : pas de lampe donc mais un forcing du personnel pour que je le nourrisse (gave), non pas à la demande mais toutes les 3 ou 4 heures. C’était aussi con puisque le principe de l’allaitement maternel est que c’est à la demande et que la qualité comme la quantité du lait s’adaptent aux besoins et à l’appétit de l’enfant.

    N° 3 est née rose et d’un poids normal. Et comme c’était la troisième j’ai envoyé paître tout le monde et j’ai fait ce que la nature et ma flemme naturelle me conseillaient : j’ai allaité à la demande et mon horloge interne s’est calquée sur celle de ma puce en 24 h.

    Dans le même temps, sur ces 5 ans, la proportion d’allaitantes était passée à + de 60 %. Est-ce la pression des toubibs ? de la société ? de l’information plus accessible ? Je n’en sais rien. C’est juste un témoignage.

    Par contre, allaiter en travaillant a été un vrai combat, c’est vrai. Mais que ce soit au sein ou au biberon, c’est le manque de crèches sur le lieu de travail qui pose problème. Mais j’ai eu mon frigo et mes pauses d’intimité pour tirer le lait du lendemain.

  • tiloo87
    • Posté à 14h15 le 16/10/2009
    • Internaute 48763

    pauvre E.Badinter...elle les accumule, ces temps-ci !

    Elle n’a jamais senti la « pression stupéfiante » pour écouler les stocks de lait en poudre, et ce pendant des décennies ?

    Alors le féminisme selon elle souhaiterait : pas d’accouchement à domicile (rétrograde ?), cézarienne obligatoire (au lieu de « pression stupéfiante » pour accoucher par les voies naturelles ?), pas d’allaitement, pas d’arrêt de travail (on doit pouvoir déclencher le week end !), et déclenchement systématique pour pas accoucher la nuit, un jour férié ou le jour des soldes ? ? ?
    ça ressemble à un début de fromage blanc, ses discours...triste.

    • anini
      anini répond à tiloo87
      terrienne de souche !
      • Posté à 20h49 le 16/10/2009
      • Internaute 51759
        terrienne de souche !

      Euh ! vous savez ce qu’est un accouchement sans le confort d’une péridurale ?

      • marsie2
        marsie2 répond à anini
        au foyer
        • Posté à 23h56 le 16/10/2009
        • Internaute 93172
          au foyer

        Oui, une expérience magique et extrêmement enrichissante pour peu qu’on y soit un peu préparée...

         
        • mish
          mish répond à marsie2
          ça va, merci
          • Posté à 10h37 le 17/10/2009
          • Internaute 38002
            ça va, merci

          Tout à fait d’accord, magique même si difficile ! Un vrai processus physique et psychologique dans lequel on devient mère. Moi j’ai adoré personnellement ! Et autre info je ne suis pas plus fonctionnaire je suis intérimaire et ce n’est pas toujours facile... Mais je m’épanouis, je me réalise dans mon rôle de mère. Il faut l’avoir vécu pour le savoir, j’en suis sure ! C’est pourquoi si on ne le sent pas il vaut mieux ne pas avoir d’enfant ou bien attendre de le désirer vraiment d’après moi. Un enfant c’est très contraignant ! Si on ne veut pas donner un minimum de soi pour nos enfants eh bien c’est dommage pour eux. La maternité n’est pas une fin en soi pour la femme, le couple, mais laissez ceux dont c’est l’envie en profiter. J’ai un scoop, la vie est difficile, compliquée, enfant ou pas...

        1 autres commentaires
  • la_fouine
    la_fouine
    ...
    • Posté à 15h17 le 16/10/2009
    • Internaute 42950
      ...

    De ma propre expérience, je confirme que travail + allaitement en France ne font pas vraiment bon ménage, surtout quand le lieu de travail n’est pas proche du lieu de garde de l’enfant....

    Et puis 1 heure par jour dans la journée pour allaiter son enfant c’est vraiment se moquer du monde, parce que :

    1- bébé ne mange pas forcément en 15 minutes chrono
    2- bébé ne mange pas qu’une fois au cours de la journée
    ..... enfin je pense que tout le monde aura compris

    Je trouve qu’un allongement congé maternité pour une femme allaitante serait le bienvenue.

    J’ai toujours trouver que des avantages à allaiter ma puce (la proximité, la facilité) et même si j’avoue avoir été très fatiguée pendant cette période, papa était là pour tout le reste (organisation de la maison mais pas que.... Bain de bébé, changement des couches, berceuse pour l’endormir, câlin pour la calmer........)

    Et pour tout ce reste justement, papa mérite également un vrai congé paternité et pas seulement 15 jours.

    Alors oui, en France on voudrait que les femmes enfantent davantage, mais en bon hypocrite, rien n’est mis en place pour que tout se fasse « naturellement ».
    On ne peut pas exiger de travailler plus pour gagner plus et demander d’avantage de naissances avec : pas assez de crèche, pas assez de temps pour « nourrir » bébé...

  • panik
    • Posté à 15h56 le 16/10/2009
    • Internaute 19428

    Je me demande quel est le lien entre le féminisme et l’allaitement, en dehors du fait que ce sont les femmes qui ont des seins, pas les hommes.

    Le principal bénéficiaire, c’est le bébé, même si la mère en profite, et même le père (ou le compagnon), qui n’a pas à se lever pour stériliser, remplir et laver le biberon (ceci pour convaincre les machos).

    Parfois, un biberon est indispensable (et je le dis en tant que père du seul( ?) enfant qui a préfèré le lait chimique au sein maternel), et je me garderai bien de culpabiliser les parents qui préfèrent cette solution : mais rien ne vaut le sein maternel, comme on le chante avec poésie au Carnaval de Dunkerque (dont les habitués biberonnent pourtant rarement du lait).

    • A.V.
      A.V. répond à panik
      • Posté à 16h26 le 16/10/2009
      • Internaute 24685

      « Parfois, un biberon est indispensable (et je le dis en tant que père du seul( ?) enfant qui a préféré le lait chimique au sein maternel),... »

      Et non, pas le seul. Perso, j’ai refusé le sein. J’ai senti tout de suite le mauvais plan. C’est vrai ça, on parle du choix des mères d’allaiter ou pas. Mais quid des enfants ? ... Y aurait-il d’autres riverains qui n’ont pas aimé leur premier airbag ?

      • panik
        panik répond à A.V.
        • Posté à 20h07 le 16/10/2009
        • Internaute 19428

        Euh... dans le cas du bambin en question, ce n’était pas une marque de rebellitude précoce, c’était plutôt lié à une longue période d’hospitalisation nourri par un cathéter, précédé de quelques petits ennuis mineurs.
        La plupart des gamins semblent apprécier le sein. Ceci dit, le passage en pédiatrie que la petite escapade du morveux nous a valu, à sa mère et à moi, m’a appris que des bébés devaient être gavés (à la sonde) par manque de visites de leurs parents : anorexie post-natale. Ça laisse à réfléchir sur le rapport des nouveaux-nés avec leur nourriture et leurs géniteurs, pas vraiment négligeables à mon avis (les rapports, pas les géniteurs !)...

  • pmithrandir
    pmithrandir
    http://www.jaiuneidee.net
    • Posté à 16h22 le 16/10/2009
    • Internaute 90097
      http://www.jaiuneidee.net

    Tous vos combats me paraissent d’un autre age...

    Je suis né il y a maintenant 26 ans et je n’ai jamais considéré les filles comme inférieures.
    Elles sont différentes, ont leur avantages et leurs inconvénients, tout comme les hommes.

    D’un point de vue de l’entreprise, je peux comprendre que ca ne soit pas le meilleur plan d’avoir une responsable absente des mois parce qu’elle allaite son enfant.
    Mais plutôt que de donner des congés totaux, pourquoi ne pas prévoir une décharge de quelques heures par semaines, payées, pour allaiter son gamin ? Si il y a une crèche d’entreprise pas trop loin ca doit pouvoir le faire.(surtout si on peut mettre le lait en biberon pour n’y aller qu’une fois sur deux...)

    Je suis désolé de dire ca, mais le corps de la femme est fait pour allaiter, on y peut rien. Ce n’est pas une maladie et je ne crois pas que ca affaiblisse tant que ca les femmes.
    Après, je ne répond pas de ces idiotes qui prétendent être enceinte sans prendre un kilo, qui maintiennent des régimes draconiens pendant et après la grossesses en faisant fi de tout bon sens, juste pour l’image qu’elle renvoient d’elle même.
    Si je me souviens bien, une femme enceinte(ou qui allaite je crois) consomme autant d’énergie qu’un bucheron en plein effort. Croyez vous que le bucheron se contente de repas diététique ?

    Demander l’égalité homme femme est un objectif(même si je pense qu’il y aura toujours des plus et des moins des un par rapport aux autres). Mais utiliser son enfant pour arriver à ses fins, c’est assez lamentable.
    Si vous voulez être respectée, commencez aussi par vous remettre en question, par vous battre un peu et par vous valoriser. Vous n’osez pas péter plus haut que votre cul et vous faire mousser comme un mec, mais c’est comme ca qu’on se vend à une entreprise. Tous les hommes que je connais sont surs de leur supériorité, non pas sur les femmes, mais sur tout le monde. (concept du, je suis le meilleur et je ne doute pas). Les femmes que je connais s’évaluent, se jauge et se jugent et sont surement plus objectives que les hommes, mais au final, elles acceptent de se faire payer moins.

    Et encore merci à Rachida Dati qui montre bien l’exemple par son expulsage de gamine à toutes ces femmes.

    Je suis un immense rétrograde ! ! ! ! persuadé qu’il n’y a même plus de notion d’infériorité des femmes...

    • lally
      lally répond à pmithrandir
      professeur
      • Posté à 16h55 le 16/10/2009
      • Expert 51226
        professeur

      Votre post est louable mais utopique.
      Allaiter ne relève pas de quelques heures par semaine.
      C’est surtout dans les premiers mois très souvent dans la journée et la nuit aussi. Et ça pompe physiquement. Impossible de pouvoir cumuler job et allaitement en même temps.

      Une femme qui allaite mais déjà qui enfante est considérée aujourd’hui par une majorité d’entreprises comme non rentable économiquement.
      Ce qui fait qu’une majorité de femmes qui voudraient allaiter ne peuvent pas le faire dans l’entreprise où elles travaillent, et si elles choisissent malgré tout l’allaitement, elles perdent leur emploi et ne peuvent souvent après retrouver un job à temps plein et suffisamment rémunéré.

      Le biberon permet de préserver l’emploi des femmes dans bien des entreprises et encore...c’est aussi difficile parce qu’il y a aussi beaucoup de fatigue avec cette méthode. Mais si l’on a un compagnon engagé et amoureux à ses côtés, on se relaie à deux pour soigner bébé et le nourrir au biberon et puis bébé passe en crèche ou chez la nounou après les 2 mois et demi de congé de maternité ce qui permet de gérer plus doucement la vie parentale. Et ce qui permet à la femme de conserver son emploi, son indépendance financière.
      Mais même si elle choisit cette solution pour éviter de perdre son emploi, très souvent, elle aurait besoin d’un jour genre le mercredi pour vivre un peu plus près de ses enfants. C’est tout à fait légitime.
      Mais, l’entreprise ce n’est pas son intérêt ou alors mettre la femme dans un mi-temps deux fois moins rémunéré.

      Les seules femmes qui ont le choix sont minoritaires aujourd’hui.
      Soit elles ont des conventions collectives super favorables et ont des revenus très élevés.
      Soit elles sont fonctionnaires donc aussi avec conventions collectives avantageuses.

      Mais toutes les femmes ne sont pas fonctionnaires et en entreprise avantageant la maternité et la paternité.
      La majorité vit un pseudo choix qui n’en est pas un.

      Rappel : les femmes ont conquis leurs droits fondamentaux par la lutte pour déjà que leur corps leur appartienne. Ce qui veut dire qu’elles ont voulu être libres de choisir quand et comment être mères ou ne pas être mères.
      Elles se sont révoltées contre la fatalité et contre l’esclavage domestique et conjugal.
      Contre la maternité contrainte et le mariage sans amour.
      D’une certaine façon c’était cruel vis à vis de la procréation.
      Mais ça a permis plus de mariages d’amour, moins d’enfants abandonnés, moins d’infanticides, des femmes qui ont pu par le travail salarié assurer un meilleur quotidien et des études correctes à leurs enfants. Avec les papas, les hommes bien sûr.

      • pmithrandir
        pmithrandir répond à lally
        http://www.jaiuneidee.net
        • Posté à 17h12 le 16/10/2009
        • Internaute 90097
          http://www.jaiuneidee.net

        Vous semblez confondre un peu tout.

        Quand vous me dites que c’est très dur dans les premiers mois, je vous rappellerait quand même que les premiers mois sont justement passé à la maison en congé maternité.
        Le problème de conciliation entre allaitement et entreprise ne se pose que plus tard entre le 6ème mois et les 2 ans(sachant qu’au fur et a mesure on peut diversifier un peu l’alimentation, mettre des « heures » aux repas, ...)

        Et oui, l’allaitement ne prend que quelques heures par semaine, sur le temps de travail.
        Si vous prenez une journée de 8h à 18h, et un repas toutes les 4h, vous avez au maximum 2 repas. C’est a dire 30 minutes par allaitement(allez retour compris), ou 1h si vous conservez le biberon pour que la crèche s’en occupe une fois sur deux.

        Ça me parait suffisant pour sustenter le poupon sans pour autant perdre son temps en papouille, mamour ou papotage divers(inévitables dés que l’on se lève de son poste).

        Et je ne pense pas que beaucoup d’entreprises aient des horaires aussi gros,(10h d’amplitude horaire c’est un maximum...), que les femmes enceintes ne puissent pas aménager leur pause de midi, ou leur emploi du temps pour faire une pause a mi matinée ou après midi..

        Après, tout est question de négociation avec les patrons, les chefs de services, ... et voyant comment réagissez mes collègues hommes devant les joie de la paternité, je ne doute nullement qu’ils seraient favorable a un aménagement d’emploi du temps des femmes qui allaitent.

         
        • Lapin agile
          Lapin agile répond à pmithrandir
          Apprenti sorcier
          • Posté à 18h21 le 16/10/2009
          • Internaute 63233
            Apprenti sorcier

          En dehors de la comptabilisation des horaires qui me semble bancale car impossible à généraliser (mais bon, passons), la « conciliation entre allaitement et entreprise » se pose bien avant 6 mois : le congé maternité est de 16 semaines pour une première grossesse, avec en général 10 semaines après l’accouchement, soit 2 mois et demi (la reprise du travail de Dati 5 jours après son accouchement est un scandale)... soit peu de temps après que l’allaitement a pris un rythme de croisière pour les mamans qui ont persévéré jusque là.

        • anini
          anini répond à pmithrandir
          terrienne de souche !
          • Posté à 21h03 le 16/10/2009
          • Internaute 51759
            terrienne de souche !

          Quelle joie de voir qu’il existe des utopistes pour penser que tout le monde il aime les enfants , même les patrons Et vous les femmes ,allaitez mais ne perdez pas votre précieux temps à faire des pa pouilles , vous n’avez pas le temps de vous subtenter vous même mais ce n’est pas grave , vous avez l’oeil sur votre montre mais le sacrifice en vaut bien la chandelle , vous ne savez pas vous faire « mousser “dans votre travail mais les patrons sont béats d’admiration devant la rationalisation de votre horaire ! ...
          On est vraiment des nulles !

        • lally
          lally répond à pmithrandir
          professeur
          • Posté à 23h35 le 16/10/2009
          • Expert 51226
            professeur

          La plupart des femmes n’ont pas accès quand elles travaillent en entreprise à 6 mois d’arrêt maternité après leur accouchement. Donc c’est deux mois et demi d’arrêt pour une majorité d’entre elles. Si allaitement, ça ne dépasse pas ce stade. Après c’est biberon et nourrice.
          Les femmes qui allaitent sont des fonctionnaires, des salariées qui disposent dans leur entreprise de conventions collectives avantageuses, ou les femmes en profession libérale qui peuvent se le permettre.

          Les autres, c’est le minimum syndical.

          Oui c’est dur dans les premiers mois y compris au-delà des deux mois et demis parce que même si la femme est en arrêt maternité, elle se tape non seulement des séances d’allaitement quasiment toutes les deux heures jour et nuit, mais aussi tout le boulot ménager et de gestion du foyer.
          Monsieur rentre le soir pour gazouiller avec bébé 10 minutes et mettre les pieds sous la table. La perception de la parentalité à ce stade reste pour les hommes très ludique et agréable.
          Beaucoup moins pour les femmes.

          Après, qu’il y ait des aménagements possibles avec l’entreprise pourquoi pas. Vous avez l’ORSE qui bosse sur ces questions.
          Et leur travail est très intéressant.

          Lien

        3 autres commentaires
      • leconcombrevert
        leconcombrevert répond à lally
        La vraie vérité > : -))
        • Posté à 17h28 le 16/10/2009
        • Internaute 8843
          La vraie vérité > : -))

        « Et ça pompe physiquement. Impossible de pouvoir cumuler job et allaitement en même temps. »

        Excusez-moi, mais ce n’est pas vrai. Je vous le dis pour l’avoir vécu. Au contraire, je pense qu’il est beaucoup plus fatiguant d’avoir à se lever la nuit, rechauffer le bibron, attendre que le bébé (bien reveillé par le temps d’attente soit rendormi ...) que d’allaiter. Pendant les premières semaines, j’avais le lit du bébé à coté du mien. Il suffisait que j’étende mon bras pour prendre le bébé dans mon lit, et le reste se passait « en pilotage automatique », me permettant de continuer à somnoler.

        Et trois mois passés, les intervals d’allaitement permettent tout à fait de laisser le bébé à la garde d’une nounou, du père, d’une grand-mère.

        Sinon, rien n’empeche d’arrêter l’allaitement au bout de trois mois, pourquoi pas. Il ne s’agit pas d’une mission qu’il faut à tout prix poursuivre de façon jusqu’au-boutiste. Mais ça vaut le coup d’essayer, quoique vos copines puissent en dire : -))

         
        • lally
          lally répond à leconcombrevert
          professeur
          • Posté à 23h47 le 16/10/2009
          • Expert 51226
            professeur

          Vous l’avez vécu il y a quoi 30 ans ? Etait ce les mêmes conditions de travail et le même contexte social ? Non.
          Les conditions n’avaient rien à voir.
          Comme je l’ai dit à une autre intervenante qui doit avoir le même âge que vous, on ne peut pas mettre sur le même plan des époques différentes.
          La vie des femmes n’est plus du tout la même.
          Les contextes d’allaitement comme de grossesse ou d’accouchement ou de couples non plus.
          Vous étiez étudiante apparemment (j’ai lu ça sur le fil de la discussion) vous ne cumuliez donc pas un job avec l’allaitement.
          Votre maternité a interrompu vos études.
          Vous auriez bossé à ranger des rayons dans un supermarché, je vous jure bien que vous n’auriez pas pu cumuler allaitement et vie professionnelle.
          De même vous n’auriez pas pu assurer une plaidoirie et des rendez-vous clients en même temps qu’allaiter.
          Vous vous seriez effondrée. Même à l’époque où la pression pro était beaucoup moins forte et le niveau de vie beaucoup plus confortable et surtout plus stable.

          L’allaitement n’est même pas obligatoire durant les trois premiers mois. On peut choisir une autre voie pour assurer la lactation.
          Rendez-vous compte ! : -) Formidable !
          Et c’est bien pour ça que je vais choisir le biberon.
          Et ce sera nounou, crèche ensuite. Et ça me convient parfaitement comme ça et à mon compagnon aussi qui va m’aider et prendre le relais des obligations quand je serai trop fatiguée.

          • leconcombrevert
            leconcombrevert répond à lally
            La vraie vérité > : -))
            • Posté à 00h49 le 17/10/2009
            • Internaute 8843
              La vraie vérité > : -))

            Encore une fois, vous faites comme celà vous chante, détendez-vous surtout : -))

            Mais inutile de m’inventer une biographie qui colle à vos théories. Je disais que tout en allaitant je poursuivais et terminais mes études de droit (avec une certaine interruption des cours seulement pendant les vacances d’été, accouchement oblige, mais la grossesse n’étant pas une maladie j’ai pu continuer à plancher sur mes bouquins avant et après). Si vous considerez que « de mon temps » les études de droit ne pesaient pas lourds à coté d’un « vrai boulot », bonjour, je vous félicite.

            Ne me dites pas ce que j’aurais pu faire ou ne pas faire. Je sais ce que je faisais - sans m’éffondrer - et je connais plusieurs avocates qui ont pu assurer plaidoiries et rdv avec leurs clients en période d’allaitement, parce qu’elles le voulaient.

            Mais si ce n’est pas votre tasse de thé, très bien.

        2 autres commentaires
    • A déménagé le 2 mai 2011
      A déménagé le 2 mai 2011 répond à pmithrandir
      Délinquante au coin de la rue
      • Posté à 17h00 le 16/10/2009
      • Internaute 26137
        Délinquante au coin de la rue

      Pour ce que ça lui a servi à Dati....

      Pour avoir sa statue de cire et servir de « faire valoir » en lèchant les bottes de janjan...
      Lien

  • ni soumise ni rebelle
    ni soumise ni rebelle
    sans profession
    • Posté à 17h15 le 16/10/2009
    • Internaute 60828
      sans profession

    il me semble que le plus important est de soutenir la mere qu’elle que soit son choix...chaque situation est differente et ce qui est mieux pour l’une sera moins bien pour l’autre. il est indenniable qu’il y a pression aujourd’hui pour allaiter.
    j’ai du mal a comprendre celles qui ne veulent pas allaiter car ca a ete des grands moments de bonheur pour moi mais il y a tout de meme des arguments qui me parlent plus que d’autres. par exemple la place du pere . mais ce qui est certain pour moi, c’est que se sentir coupable ou douter de ses instincts maternelles sont bien plus desastreux que la question du lait maternelle ou non.
    les nouvellement meres sont tres emotives et toutes celles qui sont passees par la,peuvent comprendre que le plus important pour le bebe c’est que sa mere se sente le mieux possible.cqfd TOUJOURS rassurer la mere dans son role et donc conforter la mere dans ses choix.

    • ni soumise ni rebelle
      ni soumise ni rebelle répond à ni soumise ni rebelle
      sans profession
      • Posté à 17h54 le 16/10/2009
      • Internaute 60828
        sans profession

      j’ajoute,bien sur qu’il faut aussi militer pour que les entreprises facilitent la vie de celles qui choisissent d’allaiter

  • Diane67
    • Posté à 17h13 le 16/10/2009
    • Internaute 24216

    ça fout quoi dans un topic économique ? ? ? ?

    Cela me fit penser à ces femmes que j’ai vu cet été proner le « portage “ de l’enfant dans une espèce d’immencse poncho un peu à l’Africaine et quand je lui ai demandé si elle avait des enfants , elle m’a répondu ‘ non alors je lui ai dit d’aller en faire avant de vouloir donner des conseils aux autres en matière de portage et d’éducation.

    Ici c’est pareil, foutez la paix aux mères.

    Quand à l’OMS, ils feraint meiux de se précoccuper de ce qu’il y a réèllement dans les vaccins plutot que d’organiser de gigantesques tétées.

  • expat
    • Posté à 17h26 le 16/10/2009
    • Internaute 25627

    La premiere chose serait d’obtenir un conge maternite d’une duree decente, je ne connais pas beaucoup de bebe qui dorment une nuit entiere avant d’avoir 16 semaines, donc tres loin des 10 si genereusement octroyees.

    dans ce cas ne pas allaiter a un avantage, le papa se leve en alternance, et un inconvenient il faut vraiment se lever et aller preparer le biberon, dans le cas du lait maternel il suffit de prendre le bebe et de le faire boire.

    Le reste du debat est idiot, le lait pour les nourrisson est cher et les hopitaux ne manquent pas de faire de la pub. Il semble que notre societe devient si denaturee qu’elle desire que les meres abandonnent ce qui rend la vie avec des enfants supportable, le contact. Bien sur les marchand de jouet ne peuvent pas instrumentaliser ca et de fait on peut constater une chose, celles qui ont beaucoup joue a la poupee et attendu tout ce temps pour le faire avec un vrai bebe utiliseront facilement un biberon, celles qui avaient prevu de faire un tas de choses dans la vie et n’avait pas idealise le biberon, n’ont pas envie de laver et steriliser des bouteilles et allaiter ne presente pas de probleme psychologique pour elles
    Choisir est un terme interessant on choisit de ne pas avoir de sexe, tout le monde nous prendrait pour des debiles on choisit de ne pas allaiter c’est normal. Peut-on choisir aussi de ne pas manger ou boire ou d’aller au toilettes ?
    Il serait nettement plus important de rendre la vie des parents plus praticable et de considerer que certaines choses doivent etre acceptees non pas parce qu’a long terme ca peut rapporter gros, mais parce que c’est juste, que chacun a droit a quelque facilite dans la vie, pas seulement celles qui viennent avec etre ne dans une famille aisee !

    • lally
      lally répond à expat
      professeur
      • Posté à 16h58 le 17/10/2009
      • Expert 51226
        professeur

      C’est marrant que vous mettiez l’activité sexuelle et l’allaitement dans la même phrase.
      L’activité sexuelle est un besoin vital pour tous et toutes.
      Même pour quelqu’un qui choisit d’y renoncer sous des prétextes religieux.
      Le sexe mène le monde et la vie humaine.
      Même chez les prêtres ou les ascètes.

      L’allaitement n’est pas un besoin vital pour la femme.
      Et pour l’enfant, il n’est véritablement vital et nécessaire que dans les pays où il n’existe pas suffisamment de soins médicaux de proximité pour les femmes et des problèmes de vaccinations, de maladies très graves pour les enfants...Autrement, allaiter n’est pas indispensable.
      Le biberon convient très bien.

      Et il me parait difficile également de mettre sur le même plan manger, boire, aller aux toilettes avec l’allaitement.
      Depuis quand pour aller bien physiquement et tous les jours de sa vie, faut qu’une femme allaite ?

      L’allaitement est une activité temporaire que choisit la femme ou qu’elle refuse d’adopter sur la période très courte de lactation de son enfant.

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