Chez Pascal de Lima

Dans son blog, Pascal de Lima réagit à l'actualité économique et financière.

La bourse remonte. Mais la crise est-elle vraiment finie ?

Pascal de Lima
Enseignant d'économie à Sciences-po Paris
Publié le 07/01/2010 à 13h54


L’indice CAC 40 a gagné 22% en 2009, c’est sa meilleure performance depuis 2005. Pourtant, les perspectives de l’emploi restent sombres et le déficit se creuse. Que faut-il en conclure de l’évolution de l’économie réelle ?

On croit parfois voir dans les variations d’un indice boursier comme le CAC 40 un indicateur qui pourrait être fidèle à la situation économique d’un pays. C’est une opinion assez largement répandue.

Ainsi, le CAC 40 ne serait constitué que d’entreprises fleurons de l’économie française comme Total, Sanofi-Aventis, GDF-Suez, France Télécom, Société Générale, Arcelor-Mittal, Dexia.

Nous ne voulons pas insister ici sur le lien entre des fermetures d’usines, des licenciements et des fusions-acquisitions, boostant comme chacun le sait les cours de la bourse et rétablissant la santé de l’économie.

Un étrange décalage entre la finance et l’économie réelle

On observe depuis mars 2009 une situation particulièrement étrange : un décalage prononcé entre la finance et l’économie réelle à l’avantage, une fois n’est pas coutume, de la finance.

En effet, jusqu’au début de l’année 2009, le CAC 40 semblait épouser assez fidèlement la situation immobilière en contaminant, par effet de ruissellement, l’économie toute entière, avec des mouvements de panique liés à la faillite de Lehman Brothers.

Pour ne prendre qu’un exemple, le CAC 40 plonge de 6 000 points en juin 2007, à 2 500 en mars 2009 et parallèlement, l’économie française stagne pour entrer finalement en récession à partir de mai 2008.

Que s’est-il donc bien passé depuis mars 2009 ?

Car si l’indice semble reprendre de sa vigueur, ce n’est pas tout à fait le cas de la situation économique. Le chômage en France reste assez prononcé (perspectives de 10% en 2010), le PIB a connu une chute historique au premier trimestre de l’année 2009 (-1,2%) sans omettre que lors des quatre derniers trimestres, ce fameux PIB a constamment été revu et corrigé, indiquant une baisse continue.

Sans compter le creusement du déficit extérieur (déficit abyssal de 55 milliards d’euros sur les 12 derniers mois). Nous assistons malgré tout à une phase de stabilisation mais sans commune mesure avec l’envolée de l’indice CAC 40.

Inversion

Certains voyaient l’économie réelle se détacher -à son avantage- de la finance (enfin). C’est pourtant bien l’inverse qui se produit.

Bizarrement, personne ne se pose trop la question de l’amplification de ce décalage entre l’économie réelle et les indices financiers, alors que visiblement, cela ne concerne pas uniquement la France.

Il est vrai que la communauté financière a très largement aidé les banques et la finance à faire face aux périodes tumultueuses -le gouvernement américain ayant offert 700 milliards aux banques US, la France plus de 360 milliards d’euros, l’Allemagne plus de 470- : la crise financière n’a pas freiné l’exubérance protectrice des Etats à l’égard de ce secteur.

Si le CAC 40 fonctionne à nouveau en décalage avec l’économie réelle, encore une fois, les cotations ne représentent plus vraiment l’activité des entreprises.

Cette remontée est-elle durable ? On peut se demander si la transition entre les différents plans de relance, dont les effets sont encore attendus, et la reprise des investissements pourront inverser la tendance. Personne ne le croit vraiment.

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  • ysengrimus
    • Posté à 14h15 le 07/01/2010
    • Internaute 12674

    Payés grassement pour cultiver une spéculation qui, en fait, leur échappe et est plus forte qu’eux. Il y a, en effet, spéculation et spéculation…

    Lien

    Choisissez votre sac de nœuds… Ces faux experts y peuvent bien peu.

    Paul Laurendeau

  • r_v
    r_v
    • Posté à 14h23 le 07/01/2010
    • Internaute 9634

    Dans le canard, j’ai lu que beaucoup de chefs des grosses entreprises française ont levé leurs stock-options et revendu leurs actions dans la foulée (empochant au passage de menu bénéfices...), c’est dire la confiance de ces chefs d’entreprises envers l’économie et cela n’augure rien de bon concernant l’année a suivre !
    Mais ne vous inquiétez pas pour eux, ils ont déjà fait leur beurre et ceux qui paieront vraiment sont les chômeurs de demain....nous quoi !

  • a déménagé le 4 février 2011
    • Posté à 15h15 le 07/01/2010
    • Internaute 51971

    « Nous ne voulons pas insister ici sur le lien entre des fermetures d’usines, des licenciements et des fusions-acquisitions, boostant comme chacun le sait les cours de la bourse et rétablissant la santé de l’économie. » : c’est justement sur ce lien qu’il faudrait insister ! En fait, votre papier est creux.

    Depuis votre article « Les traders du Crédit agricole méritent leur bonus » (Lien), j’avoue ne plus lire vos tribunes qu’avec un oeil désabusé...
    Cela dit, si cela peut vous rassurer, mon regard est le même envers vos confrères « analystes et experts en économie » (sauf, Lordon, une exception).

    • Pas lolo
      • Posté à 16h14 le 07/01/2010
      • Internaute 29635
        fasciné

      « boostant comme chacun le sait les cours de la bourse et rétablissant la santé de l’économie. »
      Le deuxième lien, celui entre les cours de bourse et la santé de l’économie, c’est le plus gouteux.
      Dans une économie ou 60-70% du PIB est constitué de la consommation des ménages, les coupes dans les dépenses des entreprises (essentiellement en lourdant leur capital humain, le plus important etc...), je me demande comment c’est sensé rétablir la santé de l’économie.

      Pas mal d’articles outre atlantique, nous expliquent ces temps ci, que les happy few du premier décile épargne plus, histoire de se refaire. On attend des nouveaux chômeurs qu’ils relancent la consommation ?

  • Disciple ressucité
    • Posté à 17h44 le 07/01/2010
    • Internaute 71674

    Que penser alors du canard enchaîné qui titrait hier :
    « Ces grands patrons qui ont liquidé leurs stock-options à la veille de Noël »
    et qui débutait par :
    « Ces patrons qui ne misent pas sur leur propre boite ».

    Hervé Martin, du canard, semblait dubitatif sur l’envolée boursière et plus encore sur le résultat des entreprises du CAC 40.

    • HabitantDeLaTerre
      HabitantDeLaTerre répond à Disciple ressucité
      Internaute
      • Posté à 15h36 le 08/01/2010
      • Internaute 81211
        Internaute

      Analysons cette information : une part importante des grands patrons français a revendu les actions acquises par leur stock-options. Ils pensent que les actions vont baisser. Ce n’est pas à cause de la crise déjà connue, qui est déjà intégrée dans les cours avec son extrapolation future.
      Il s’agit donc d’un événement global dans un avenir très proche, dont les patrons sont au courant mais que le marché - le reste des acteurs financiers - n’a pas encore pris en compte.
      Je pencherais pour quelque chose du style attaque de l’Iran par Israel, ce dont les patrons seraient au courant par des commandes inhabituelles de la part de certains pays, en armement ou autres matériels …

  • Troll-en-folie
    Troll-en-folie
    Parano chronique
    • Posté à 14h48 le 07/01/2010
    • Internaute 87214
      Parano chronique

    La bourse va bien.

    Quand l’économie va bien, la bourse se gave de cette économie.

    Quand il y a crise, la bourse se nourrit de cette crise.

    Bien sûr, il y a des dégâts collatéraux, et nombre de « petits porteurs » mordent la poussière, mais cela n’a aucune importance puisqu’ils sont là pour ça.

    La bourse est à la fois carnassière et charognarde, elle trouve toujours de quoi se nourrir.

  • nayko
    nayko
    Troubadour urbain
    • Posté à 15h04 le 07/01/2010
    • Internaute 14789
      Troubadour urbain

    Alors posons nous la question : pourquoi les bourses remontent-elles alors que l’économie réelle ne cesse de se casser la pipe (sisi, je vous assure) ?
    1ere phase : crise des subprimes entrainant une panique généralisée face au taux énorme de défaut de remboursement.

    2eme phase : intervention des états pour éviter une crise à l’Argentine.

    3eme phase : Rotation intensive de la planche à billet pour la FED et la BOE, prêt a taux 0 des banques centrales envers les banques privées. Et changement des normes comptables pour cacher les actifs pourris.

    4eme phase : Les banquiers, effrayé par l’idée d’une quelconque régulation, utilise les prêts à taux 0 des banques centrales pour relancer la bourse et faire rentrer du bifton afin de rembourser les états qui veulent se mêler de leurs affaires. (40% de l’activité de Wall Street est effectuée par Goldman Sachs).

    5eme phase : Augmentation des tarifs des banques + baisse des taux d’intérêt des comptes épargnes = bénéfice en hausse.

    6eme phase : les états, endettés par les plans de relance et la baisse des cotisations, doivent emprunté. Et a qui à votre avis ? Au banque centrale avec un taux 0 ? Non, c’est interdit par le traité de Maastricht. Donc, ce sont les investisseurs privés qui prêtent l’argent aux états, à taux plein cette fois ci (alors qu’eux empruntent à taux zéro).

    Ceci est un résumé, mais en gros, ça se passe comme ça.

    Bienvenue sur terre !

    • Itaki
      Itaki répond à nayko
      OnTheAirTonignt
      • Posté à 23h38 le 07/01/2010
      • Internaute 63001
        OnTheAirTonignt

      Bravo ! Et qui va payer ? ceux qui payent des impôts.. ni les plus pauvres, ni les plus riches (ou marginalement).

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 16h06 le 07/01/2010
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    La crise n’est pas la même pour tout le monde
    La fracture entre l’économie réelle et la finance ne cesse de s’agrandir. Les causes en sont connues.
    Traduit en langage courant et sans langue de bois, cela signifie que le profit se fait sur les entreprises :
    - qui investissent dans des projets financiers « à risques » comme la réassurance boursières (CDS, Credit Default Swaps)
    - qui travaillent essentiellement à l’étranger dans des domaines « privilégies » de la crise, comme l’énergie (TOTAL)
    - qui sont mise sous perfusion par l’État, comme l’automobile avec la prime à la casse.
    Le profit ne se faisant plus sur l’industrie en France où les marges bénéficiaires sont minimes, les investissements vont ailleurs. L’Etat devrait jouer le rôle de régulateur, or que voyons nous ?
    Les investissements que propose Sarkozy avec le grand emprunt et le redéploiement budgétaire du plan de relance de Devedjan, d’un total d’environ 60 milliards d’euros ne sont pas à la hauteur de la tâche pour industrialiser des secteurs d’avenir comme les énergies renouvelables ou les biotechnologies. En comparant ce budget au plan de sauvetage des banques (360 milliards d’euros), on comprend tout de suite ou se situent les priorités, alors que les PME et TPE ferment les unes après les autres.
    Sarkozy a privilégié le financier tout en creusant des trous dans le budget de l’État ; coup double, car il relance la bourse tout en mettant la pression sur les collectivité locales et nationales en leur demandant des sacrifices dans leur gestion.
    La crise est elle finie ? Non elle ne fait que débuter car l’écart entre ce que les citoyens Français vont subir (chômage) et les profits que la bourse va dégager n’ira qu’en s’agrandissant

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 16h13 le 07/01/2010
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    la crise est-elle finie ?

    demandons le aux :

    les pays de l’ancienne Europe de l’Est (dont l’Ukraine qui vient d’avouer son incapacité à payer le gaz russe), l’Espagne, l’Irlande, la Grèce… D’ailleurs, même en Chine…

    Lien

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 16h56 le 07/01/2010
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Alors là, vraiment, on peut se demander où l’auteur a la tête ! Le sujet n’est pas la décorrélation entre le CAC 40 et l’activité économique réelle, mais celui d’un endettement énorme (et généralisé) qui affecte la crédibilité et la stabilité FONDAMENTALE des Etats et, naturellement, de leurs créanciers. Le problème n’est pas celui d’une quelconque décorrélation, mais bien celui de la survie même du système. Les spéculateurs (= les salles des marchés des banques, plus les hedge funds dont le fonctionnement n’est pas très différent) qui nous ont mis dans la panade sont responsables d’une remontée toute relative des bourses ? La belle affaire !

    Décidément, les économistes se décribilisent de nouveau, après avoir lamentablement échoué à prédire la crise. Ils ne savent même plus quoi regarder dans la réalité qui pourrait redorer un peu leur blason. Changez de registre, SVP, et examinez la question de la dette souveraine des Etats, et ensuite on pourra peut-être parler de nouveau économie.

    • padiran
      padiran répond à Jaycib
      Chroniqueur Grolandais
      • Posté à 13h00 le 08/01/2010
      • Internaute 5159
        Chroniqueur Grolandais

      Je suis d’accord sur votre contribution, mais j’ajouterais que la crise est du pain bénit pour les gouvernements, qui peuvent creuser artificiellement les déficits en attribuant de l’argent aux banques qui ont joué et perdu sur des marchés à risques et ensuite dire que l’État n’est pas la solution mais le problème pour obliger les fonctions publiques nationales et territoriales à diminuer leurs effectifs. Pour résumer, Sarkozy oblige tout le monde à mettre les fonctionnaires dehors en creusant volontairement les déficits.

      • stephaneerard
        stephaneerard répond à padiran
        développeur MDD
        • Posté à 00h59 le 09/01/2010
        • Internaute 49989
          développeur MDD

        Je vois la même chose.

      • Jaycib
        Jaycib répond à padiran
        Désagrégé de l'Université
        • Posté à 10h59 le 09/01/2010
        • Internaute 37053
          Désagrégé de l'Université

        Mon cher Padiran,

        Je ne pense pas du tout que la crise soit du « pain bénit » pour les gouvernements, car personne ne l’a voulue, mais la preuve par neuf, si j’ose dire, de leur incapacité à comprendre le système qu’ils sont censés gérer. A l’heure actuelle, il n’y a guère que la Chine qui ait plus ou moins saisi toute l’ampleur du problème (sur un mode opportuniste), et qui soit encore en mesure d’appliquer des mesures au quart de tour afin de réorienter son économie à moyen terme (constitution d’une zone de libre échange en Asie du Sud-Est, préparation à un réalignement monétaire afin de se protéger contre un effondrement du dollar, souci de combattre le développement d’une bulle immobilière, négligence totale des chiffres de la bourse de Shanghai). La Chine peut se le permettre car c’est une dictature : elle peut mettre ses plans à l’oeuvre dès que la décision en est prise. Ceci n’est le cas d’aucun autre gouvernement au monde.

        Quant à Sarkozy, je le dénonce depuis deux ans sur Rue89 comme n’étant qu’un déglingueur (= démolisseur) de l’Etat : il continue d’appliquer les mesures dont il rêvait auparavant. Tout montre qu’il n’a rien appris de fondamental depuis son investiture. Mais « creuser volontairement les déficits » ? Non, les déficits ont commencé bien avant lui, et il voudrait bien en être débarrassé. Evidemment, en privilégiant les banques, il montre quelle est sa « conscience de classe ». Il est en ce sens cohérent avec lui-même, y compris au plus profond de son aveuglement. Ce n’est même pas un homme d’état de droite comme on a pu en connaître, ce qui explique les actes de rébellion de plus en plus fréquents au sein de sa majorité parlementaire.

         
        • padiran
          padiran répond à Jaycib
          Chroniqueur Grolandais
          • Posté à 13h50 le 09/01/2010
          • Internaute 5159
            Chroniqueur Grolandais

          Mon cher Jaycib
          Nos deux analyses ne sont pas incompatibles. Il est évident que les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) sont entre deux choix, sauver le dollar pour sauver leur clientèle ou choisir une autre référence pour revaloriser leurs trésoreries, la crise n’étant là que pour accélérer leur décision. Quant à Sarkoy, je persiste et je signe sur le fait qu’il procède à une accélération des déficits publiques afin de démontrer par l’absurde que l’État n’est pas la solution mais le problème et d’obliger ainsi toutes les collectivités à « dégraisser le mammouth ».
          Il applique à contre temps les méthodes de Bush Jr alors que la crise démontre qu’en ces temps de tempête économique, le modèle social Français est pertinent. Contrairement à votre analyse, je pense que malgré ses TOC, Sarkozy est lucide

          • A déménagé le 13-01-2012 5
            A déménagé le 13-01-2012 5 répond à padiran
            non connue
            • Posté à 14h11 le 09/01/2010
            • Internaute 98137
              non connue

            Je ne vois pas en quoi cette crise démontre que le modèle social français est pertinent.

            Les points de décroissance en moins dont nous bénéficions pendant la crise ne compensent pas les points de croissance en moins que nous subissions avant la crise. Au global, nous sommes perdants avec notre fameux « modèle social », et en effet il faut arrêter ça au moyen de réformes structurelles.

            Le modèle social français, c’est un modèle qui s’autodétruit, basé sur une société de défiance.

            Voir cette passionnante petite étude téléchargeable gratuitement.
            Lien

            Pour télécharger : Lien

            • padiran
              padiran répond à A déménagé le 13-01-2012 5
              Chroniqueur Grolandais
              • Posté à 14h39 le 09/01/2010
              • Internaute 5159
                Chroniqueur Grolandais

              Le modèle social Français est pertinent quand on prend, non seulement les résultats économiques , mais que l’on regarde aussi d’autres paramètres comme le taux de natalité, le nombre d’individus en dessous du seuil de pauvreté. Effectivement le modèle économique Français ne répond pas aux standards internationaux et peut difficilement être exporté dans un monde libéral ou l’entreprise prime sur l’individu et ou ce même individu est en concurrence avec son voisin.
              Les qualités du modèle social Français ont été reconnu comme amortisseur dans la crise pour les citoyens
              La démarche actuelle de Sarkozy qui veut faire notre bonheur malgré nous est en grande partie freinée par ce que vous appellerez vous du conservatisme et que j’appellerais moi du bon sens. Loin de vouloir prôner un retour vers le collectivisme, la solidarité de la nation envers ses citoyens doit être un objectif et pas un vœux pieux. Quant aux nécessaires évolutions de ce système, ils ne doivent pas être conduit à la hussarde, le Français n’est pas l’anglo saxon, il ne se met pas au garde à vous quand on lui supprime les avantages que ses aïeux ont gagné, quelque fois au prix de leur vie

              • A déménagé le 13-01-2012 5
                A déménagé le 13-01-2012 5 répond à padiran
                non connue
                • Posté à 14h53 le 09/01/2010
                • Internaute 98137
                  non connue

                Je vous suggère de lire le petit opuscule dont j’ai donné le lien. Cela devrait vous amener à nuancer votre propos...

                • padiran
                  padiran répond à A déménagé le 13-01-2012 5
                  Chroniqueur Grolandais
                  • Posté à 15h49 le 09/01/2010
                  • Internaute 5159
                    Chroniqueur Grolandais

                  J’ai téléchargé le lien et je me ferais un plaisir de le lire. J’ai quand même regardé l’introduction et le lien entre l’histoire, la culture d’un pays et la confiance qu’il accorde à ses institutions est évidemment. Remettre en cause ce lien revient à redéfinir l’identité nationale ce qui éclaire pour moi les débats actuels.

        5 autres commentaires
  • alice91
    alice91
    intello
    • Posté à 18h00 le 07/01/2010
    • Internaute 97720
      intello

    (...)
    . En pleine euphorie boursière, alors que l’année se termine sur une hausse de 22% du CAC 40 et qu’une nouvelle progression de 10 à 15 % est prévue par une majorité des analystes en 2010, la plupart des grands patrons se sont empressé de lever leurs stock-options afin de les revendre. Plusieurs fonds d’investissement, qui ont observé ces mouvements, ont fait de même. Ces manœuvres pourraient bien indiquer que nous sommes à l’aube d’un nouveau crash boursier.

    (...)

    Il s’agit en effet d’un indicateur qui vaut bien les avis d’experts et les plus savantes analyses économiques. Les patrons des société cotées en bourse sont obligés de déclarer à l’Autorité des marchés financiers (AMF) et aux instances dirigeantes de leurs sociétés les achats ou ventes d’actions auxquelles ils ont procédé.

    (...) Jean René Fourtou, administrateur de Sanofi-Adventis, et par ailleurs président de Vivendi a, le 11 décembre dernier, acheté 234′782 actions auxquelles lui donnent le droit ses stock-options, et les revend dans la même journée avec un faible bénéfice.

    Le président du groupe Danone (et patron le mieux payé de France selon le palmarès du magazine « Challenge ») lève 329′310 stock-options le 14 décembre qu’il revend lui aussi le même jour.

    Les dirigeants de la BNP semblaient pressé eux-aussi. Michel Pébéreau, président de la banque, lève 79′000 stock-options le 15 décembre. Il s’empresse d’en revendre 62′000 cinq jours plus tard. Son bras droit, Baudoin Prot revend 80% de ses 47′300 stock-options quatre jours après les avoir touché.

    Chez Thales, un membre du comité exécutif a revendu, dans la journée, les 10′500 titres qu’il venait d’acquérir.

    Chez Christian Dior (groupe Arnault-LVMH), le directeur général et un administrateur ont, eux aussi, cédé plus de 80% des actions achetées quelques jours plus tôt.

    Idem chez Bouygues, où deux administrateurs ont liquidé illico 90% de leurs options. Ou encore chez Total, dont un membre du « comité exécutif » s’est défait, en cinq jours, de la totalité des 40′000 actions qu’il venait de se voir attribuer.

    (...)
    Il n’est vraiment pas impossible que les analystes optimistes qui, comme l’indique le Canard « sont aussi bien payé quand ils se trompent », soient une fois de plus dans l’erreur, et que les patrons d’entreprises aient déjà senti le vent tourner.

    cf Agata Kovacs, pour Mecanopolis
    Avec les informations du Canard enchainé du 6 janvier 2009, dont nous vous conseillons vivement la lecture

    • theshadedcucumber
      theshadedcucumber répond à alice91
      justicier potager
      • Posté à 18h09 le 07/01/2010
      • Internaute 93575
        justicier potager

      L’indicateur est sans doute valable s’agissant des dirigeants (et encore, à voir... et on verra bien !), mais moins concernant les fonds d’investissement je pense. Car eux ont de toute façon une vision à court terme et pensent surtout à afficher au profit de leurs investisseurs des TRI (taux de rendement interne) les plus flatteurs possibles. Après une année 2008 difficile, et une année 2009 pas évidente pour leurs sociétés en portefeuille, on peut penser qu’ils ont profité de l’embellie boursière pour solder quelques participations avant le 31 décembre, et ainsi améliorer les présentations financières aux investisseurs en début d’année 2010...

  • theshadedcucumber
    theshadedcucumber
    justicier potager
    • Posté à 18h05 le 07/01/2010
    • Internaute 93575
      justicier potager

    Votre article traite seulement une des branches du problème. On pourrait aussi se poser la question de la réalité de la crise. Car à ce jour, si la crise est réelle, elle ne touche pas tout le monde.

    Par exemple, la hausse du chômage concerne essentiellement les salariés les plus faibles. Le chômage touche aussi des cadres, mais de façon beaucoup plus limitée. Pour de très nombreux cadres et CSP+, la crise aura surtout consisté en des versements de primes et bonus un peu moins élevés en 2009, et peut-être 2010, ce qui n’est pas un impact réellement significatif.

    Beaucoup d’entre nous ne ressentent finalement la crise que parce qu’on en parle, mais pas de manière réelle, dans les faits.

    Et finalement, la vraie question est peut-être celle de savoir de quelle façon la finance « regarde » l’économie réelle. Pour un financier pur et dur, le chômage n’est pas forcément un indicateur essentiel. En effet, le titre d’une société augmentera plus si elle licencie et accroît ses profits que si elle embauche et maintient ou réduit ses profits. Les financiers peuvent ainsi être vus comme des « pousse au crime » pour les entreprises désireuses de licencier (on ne m’enlèvera pas de l’esprit que certaines entreprises ont « utilisé » la crise pour se « débarrasser » d’une partie de leurs salariés).

    Par ailleurs, je note une erreur (grave) dans votre article : non, la France n’a pas donné 360 mds d’euros aux banques. Votre lien est d’ailleurs amusant (l’article visé parle de 10,5 mds d’euros). Il ne faut pas confondre apport en capital et prêts remboursables (et déjà en grande partie remboursés), ni penser que les 360 mds un temps évoqués ont été intégralement utilisés. Idem pour l’Allemagne.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h06 le 07/01/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Le CAC40 est seulement l’indice de la santé financière, pas économique.
    Je ne sais pas trop comment le définit le dictionnaire officiel du milieu, mais pour moi la finance n’est qu’une partie de l’économie.
    De même que les cotations boursières n’ont, à mes yeux, jamais représentés la valeur réelle d’une entreprise, et encore moins son activité.

    C’est juste un machin complexe et difficilement compréhensible qui est bien loin du simple concept d’investissement dans le capital de sociétés.

    La base j’aime bien, on investit ses économies dans une société, en échange on est propriétaire sous la forme d’un certain nombre d’actions qui prennent de la valeur (ou pas) et rapportent gros à long terme, et en attendant on touche un petit intérêt pour nous remercier d’avoir miser notre pognon dans le développement d’une entreprise.
    Ca c’est le capitalisme, le vrai, le bien, le bon.

    Mais ce bordel infâme où des ordinateurs échangent des valeurs en se basant uniquement sur des variables et des prévisions, en pensant juste en terme de magouille voire même de jeu de hasard, c’est du grand n’importe quoi.
    On disait que le communisme était l’adversaire du capitalisme, mais en fait il est son propre ennemi. Ou du moins cette version est celle de l’ancienne.

    Et ça fait un moment que je crois que les indices boursiers se sont détachés des vrais indices économiques. Suffit de voir comment tout semble illogique, un mec décide de fermer une usine sans même la délocaliser et son action grimpe, alors que sa production chute !

    Certains jours je croirais presque qu’une solution pour assainir le bordel serait de créer un marché « lent », où la spéculation aurait moins d’influence, car acheter une action se ferait pour une durée minimum d’un an.
    Mais je ne suis pas naïf, je me doute bien que même un truc du genre finirait par être pourri par les gros cupides de service. Mais au moins ça laisserait le temps de respirer aux entreprises qui ne se feront pas acheter et revendre trois fois en une semaine.

  • BA
    BA
    -
    • Posté à 21h11 le 07/01/2010
    • Internaute 41511
      -

    Troublante liquidation des stock-options chez les grands patrons français.

    Un article de la dernière livraison de l’hebdomadaire « Le Canard enchaîné » relève une situation pour le moins troublante. En pleine euphorie boursière, alors que l’année se termine sur une hausse de 22 % du CAC 40 et qu’une nouvelle progression de 10 à 15 % est prévue par une majorité des analystes en 2010, la plupart des grands patrons se sont empressé de lever leurs stock-options afin de les revendre.

    Plusieurs fonds d’investissement, qui ont observé ces mouvements, ont fait de même.

    Ces manœuvres pourraient bien indiquer que nous sommes à l’aube d’un nouveau crash boursier.

    Il s’agit en effet d’un indicateur qui vaut bien les avis d’experts et les plus savantes analyses économiques. Les patrons des société cotées en bourse sont obligés de déclarer à l’Autorité des marchés financiers (AMF) et aux instances dirigeantes de leurs sociétés les achats ou ventes d’actions auxquelles ils ont procédé.

    - Ainsi, Jean René Fourtou, administrateur de Sanofi-Adventis, et par ailleurs président de Vivendi a, le 11 décembre dernier, acheté 234 782 actions auxquelles lui donnent le droit ses stock-options, et il les a revendues dans la même journée avec un faible bénéfice.

    - Le président du groupe Danone (et patron le mieux payé de France selon le palmarès du magazine « Challenge ») lève 329 310 stock-options le 14 décembre, qu’il revend lui aussi le même jour.

    - Les dirigeants de la banque BNP semblaient pressés eux-aussi. Michel Pébéreau, président de la banque, lève 79 000 stock-options le 15 décembre. Il s’empresse d’en revendre 62 000 cinq jours plus tard. Son bras droit, Baudoin Prot, revend 80 % de ses 47 300 stock-options quatre jours après les avoir touchées.

    - Chez Thales, un membre du comité exécutif a revendu, dans la journée, les 10 500 titres qu’il venait d’acquérir.

    - Chez Christian Dior (groupe Arnault-LVMH), le directeur général et un administrateur ont, eux aussi, cédé plus de 80 % des actions achetées quelques jours plus tôt.

    - Idem chez Bouygues, où deux administrateurs ont liquidé illico 90 % de leurs options.

    - Ou encore chez Total, dont un membre du « comité exécutif » s’est défait, en cinq jours, de la totalité des 40 000 actions qu’il venait de se voir attribuer.

    Tout cela dans un ensemble inquiétant, durant la deuxième quinzaine de décembre.

    Est-ce que cette précipitation est annonciatrice de l’imminence d’un nouveau crash boursier ? Il n’est vraiment pas impossible que les analystes optimistes qui, comme l’indique le Canard « sont aussi bien payés quand ils se trompent », soient dans l’erreur.

    Lien

  • tvargentine-
    • Posté à 21h41 le 07/01/2010
    • Internaute 17486

    Il y a plutot derriere la vente des stock-options des patrons des moins values à faire pour décalquer aux maximum au regard fiscal

    Mais,malheureusement,j’aurais aimé du « canard » une véritable analyse fiscale afin d’ expliquer la raison et pour cela ,il suffit de demander aux inspecteurs des impôts la véritable raison

    Concernant le actions de marché financiers,il faut savoir que principalement,le CAC était au moins 60% aux mains des fonds de pension en tout genre

    Avec la crise financière,les fonds et structures financières les plus sensibles ont préféré vendre en vitesse afin de préserver leurs épargne

    D’ou la chute brutale des marchés à actions

    Seulement quand vous voyez que l’Action alcatel-lucent tombe à 0,98 euros,vous vous dites qu’il y a de bonnes affaires pour le petit particulier car si vous aviez acheté,vous auriez pu revendre quand le cours est remontée à + de 3 euros

    Exemple :

    Lien

    vous achetez 10.000 actions à 0,98 soit environ 10.000 euros
    vous revendez à 3 euros = 20.000 de bénéfices

    Ce sont des bons bénéfices,car les fonds de pension reviendront bientot ,mais petit à petit sur les marchés financiers

    Mais,je pense que les 22% sont avant tout des petits porteurs qui s’inscrivent dans la durée et qui savent qu’en achetant au plus bas du bas,les cours remonteront avec la reprise mondiale

    Ces sociétés du CAC sont des entreprises mondiales et non franco-française

    Oui,il est encore temps d’acheter des actions vraiment pas chere car la reprise a déjà commencé ici et là mais pas encore dans les statistiques
    Rappelons nous de 1996 et ce qui avait amené Chirac à dissoudre
    Rappelons nous que 2 ans plus tard c’etait le plein emploi en France

    Alors,il vaut bien acheter des actions interessantes à prix cassés plutot que de laisser les banquiers faire de l’argent avec votre argent

    Lien

  • BA
    BA
    -
    • Posté à 22h09 le 07/01/2010
    • Internaute 41511
      -

    Mercredi 7 janvier 2010, sur le site LE FIGARO.FR :

    Tout est en place pour une nouvelle catastrophe économique mondiale, a estimé aujourd’hui Simon Johnson, ancien économiste en chef du Fonds monétaire international.

    Aux Etats-Unis, « nous avons désormais un système financier qui repose entièrement » sur la croyance que l’Etat lui sauvera indéfiniment la mise, comme il l’a fait en septembre 2008 et dans les mois qui ont suivi, a-t-il déclaré sur la télévision CNBC.

    « Toutes les grosses banques qui sont encore là pensent qu’elles sont à l’abri d’une future faillite parce que c’est ce qui s’est passé l’année dernière, et c’est ce que leur ont vendu » le secrétaire au Trésor américain Tim Geithner et Larry Summers, conseiller économique du président américain Barack Obama, a ajouté l’économiste.

    « Une idée reçue veut que deux crises financière majeures ne peuvent pas se suivre de près, mais je pense que nous allons avoir la preuve du contraire », a-t-il prédit.

    Pour lui, « les douze mois à venir pourraient être vraiment passionnants, les gens pourraient être très positifs pendant que nous nous préparons à une catastrophe énorme ».

    Selon lui, les banques n’ont tiré aucune leçon de la crise.

    Si l’on prend « les six plus grosses banques aux Etats-Unis, le total de leurs actifs représente plus de 60 % du PIB américain. Elles ont grossi pendant la crise, dit-il, “et tous les gros sont là, prêts à prendre des risques, comme vous ou moi si nous nous sentions parfaitement protégés”.

    Vu la faiblesse des taux aux Etats-Unis, il y a déjà beaucoup d’opérations spéculatives sur écart de rendement consistant à emprunter de l’argent en Amérique pour l’investir dans les pays émergents, qui sont la “nouvelle frontière” pour les investissements comme pour la crise, a ajouté Simon Johnson, qui enseigne aujourd’hui au MIT, à Boston (Nord-Est).

    Lien

    • theshadedcucumber
      theshadedcucumber répond à BA
      justicier potager
      • Posté à 23h30 le 07/01/2010
      • Internaute 93575
        justicier potager

      Pour info, je rappellerais que ce M. Jonhson n’avait pas vu venir la crise financière. Aujourd’hui, il hurle avec les loups, en espérant pouvoir dire qu’il avait prévu une nouvelle crise (et qu’on oubliera ses propos si rien ne e passe).

      Là où il a totalement raison, c’est que les banques n’ont tiré aucune leçon de la crise ! Et ça c’est particulièrement grave...

  • BA
    BA
    -
    • Posté à 00h23 le 08/01/2010
    • Internaute 41511
      -

    Le problème, c’est que les très rares qui avaient prévu l’effondrement de 2008 font EXACTEMENT le même pronostic que Simon Johnson.

    Exemple : Paul Jorion.

    Paul Jorion écrit :
    Subprime : la deuxième vague arrive.
     » Ceux qui avaient prévu la crise étaient peu nombreux. Ceux qui annonçaient qu’elle aurait son origine dans l’immobilier résidentiel américain étaient encore moins nombreux. Le sort a voulu que je fasse partie de ce club très sélect et je n’ai pas arrêté de répéter depuis, non seulement que ce lieu d’origine n’était pas accidentel, mais aussi que l’économie américaine ne pourrait pas redémarrer tant que son immobilier résidentiel ne recouvrerait pas la santé.
    Dans « L’implosion. La finance contre l’économie : ce que révèle et annonce la “ crise des subprimes ” » (Fayard 2008), je parle des crédits hypothécaires « Pay Option ARM ». J’explique que ces prêts immobiliers qui s’adressent à des emprunteurs relativement fortunés embarqués dans un processus de « cavalerie », finiraient par exploser à leur tour, déclenchant une nouvelle crise au coût à peu près égal à celle des subprimes.
    Ces prêts doivent leur nature explosive au fait que les mensualités ne couvrent dans environ 80 % des cas qu’une somme inférieure aux intérêts dus, et que la différence entre ce qui est dû et ce qui est effectivement versé par l’emprunteur est alors ajoutée au montant restant à rembourser, faisant croître celui-ci inexorablement.
    Quand la somme due atteint 115 % du prêt initialement contracté, l’emprunteur est immolé : son crédit est instantanément converti en un prêt avec amortissement mensuel, ce qui représente de son point de vue un doublement, voire un triplement, de ses mensualités. J’écrivais dans « L’implosion » : « Avec la poursuite de la chute de l’immobilier, le seuil fatidique des 115 % sera franchi en 2008 ou en 2009 » (page 34).
    Manque de pot, on est en 2009. Voici un diagramme qui met cela en images :

    Lien

    Le premier diagramme montre les volumes très comparables de la crise en cours des « Pay Option ARM » et de celle des « subprimes ».

    Lien

    Dans le second diagramme, la ligne bleu foncé montre l’échéancier initialement prévu, la ligne jaune, ce qui s’est réellement passé en raison de l’augmentation inexorable de la somme à rembourser dans la plupart des cas.
    Le résultat ? 27,9 % des prêts « Pay Option ARM » sont désormais « en difficulté », soit que les mensualités n’ont pas été réglées depuis plus de trois mois, soit que le processus de saisie a déjà été engagé. 27,9 %, c’est énorme : entre un quart et un tiers des emprunteurs.
    Evidemment, il s’agit de ménages très particuliers : ceux qui étaient disposés à jouer à la roulette russe au plus fort du boom immobilier des années 2002-2006. Cela ne couvre pas tout le monde : juste un secteur de l’immobilier américain d’un volume du même ordre que le secteur subprime de triste mémoire.
    Au sommet de la pyramide de l’immobilier résidentiel américain, il reste encore, le secteur « prime », celui des gens sans problèmes. C’est du moins la manière dont on les caractérisait jusqu’ici. Le niveau de défaut y atteint désormais 3,6 %, un chiffre qui a doublé en un an.
    Quant au programme d’aide aux emprunteurs en difficulté, seul un candidat sur six a pu y avoir accès jusqu’ici. Mais qu’importe : de toute manière, six mois après avoir obtenu des conditions plus favorables sur leur crédit, plus de la moitié des emprunteurs font à nouveau défaut. »

    Paul Jorion.

  • Ailurus
    Ailurus
    Tout sauf un mouton
    • Posté à 07h36 le 08/01/2010
    • Internaute 97950
      Tout sauf un mouton

    Je dirais plutôt que le CAC 40 remonte, comme on en vire les mauvais élèves...

    Toujours est-il que les valeurs technologiques ont le vent en poupe et que les grands de la téléphonie vont plutôt très bien. Et avec Google et son Nexus One, ça va durer...

    Lien

    • BA
      BA répond à Ailurus
      -
      • Posté à 08h25 le 08/01/2010
      • Internaute 41511
        -

      Qu’est-ce qui va durer ?

      L’appauvrissement généralisé.

      La paupérisation générale va durer.

      De plus en plus de Français, d’Anglais, d’Américains qui basculent dans la pauvreté.

      Donc de moins en moins de gens SOLVABLES.

      De moins en moins de gens ayant le possibilité d’acheter tous les gadgets que la publicité nous dit d’acheter.

      C’est bien gentil de détruire la demande.

      C’est bien gentil de réduire de plus en plus la demande.

      Mais, à un moment, ça déclenche l’effondrement du système.

      Lien

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 08h17 le 08/01/2010
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    en fait c tout bète

    la bourse se fait du fric avec du fric, plus connue sous spéculation

    vouala pourquoi, l’économie en est au mème point ,et le chomage avec

  • iFFLYG
    • Posté à 11h24 le 08/01/2010
    • Internaute 30165

    A part les défenseurs les plus enragés du capitalisme financiers, plus personne depuis longtemps ne soutient la thèse que la bourse est le reflet de l’économie réelle. Pour preuve, il y a longtemps que les mêmes les grandes industries n’utilisent plus la bourse pour obtenir des capitaux servant aux investissements. Les récents évènements renforcent même la thèse considérées comme hérétiques par beaucoup d’économistes qui se prétendent sérieux - tellement sérieux qu’ils n’avaient pas vu venir la crise - qui veut que l’économie financière est toxique pour l’économie réelle.

  • un homme dans la foule
    un homme dans la foule
    chef de projet
    • Posté à 11h35 le 08/01/2010
    • Internaute 95078
      chef de projet

    je suis assez déçu par cet article :
    l’auteur propose un constat mais pas d’analyse ou de tentatives d’explications.
    or ce constat, tous les gens qui s’intéressent à l’économie le font, et tous ont au moins des débuts d’explications plus ou moins pertinentes.
    Et pour ceux qui compteraient sur rue89 pour se faire une « culture éco » ne peuvent que rester sur leur faim, car le niveau d’analyse reste quand même assez général.
    c’est d’autant plus dommage que l’auteur s’annonce maître de conf en éco. On pourrait donc penser qu’il a des choses sensées à dire sur ces questions

  • alice91
    alice91
    intello
    • Posté à 11h42 le 08/01/2010
    • Internaute 97720
      intello

    Lien

    des news de la France ... que Sarko l’UMP ne divulgue pas trop ! ! ! !

    • alice91
      alice91 répond à alice91
      intello
      • Posté à 11h45 le 08/01/2010
      • Internaute 97720
        intello

      Le déficit commercial de la France s’est de nouveau creusé en novembre, atteignant 5,304 milliards d’euros contre 4,391 milliards en octobre, en données corrigées des variations saisonnières, ont annoncé les Douanes vendredi.

      Le déficit se rapproche ainsi du niveau record enregistré en octobre et novembre 2008, à plus de 6 milliards d’euros.
      (...)
      (la suite sur romandie news)

  • Popolon
    • Posté à 12h03 le 08/01/2010
    • Internaute 36072

    D’après le canard enchainé, une nouvelle crise financière risque d’apparaitre rapidement, les plus grands patrons français se sont débarrassés de toutes leur stock options et ont le même jour vendu la majorité de leurs actions.

    • BA
      BA répond à Popolon
      -
      • Posté à 13h09 le 08/01/2010
      • Internaute 41511
        -

      - Ainsi, Jean René Fourtou, administrateur de Sanofi-Adventis, et par ailleurs président de Vivendi a, le 11 décembre dernier, acheté 234 782 actions auxquelles lui donnent le droit ses stock-options, et il les a revendues dans la même journée avec un faible bénéfice.

      - Le président du groupe Danone (et patron le mieux payé de France selon le palmarès du magazine « Challenge ») lève 329 310 stock-options le 14 décembre, qu’il revend lui aussi le même jour.

      - Les dirigeants de la banque BNP semblaient pressés eux-aussi. Michel Pébéreau, président de la banque, lève 79 000 stock-options le 15 décembre. Il s’empresse d’en revendre 62 000 cinq jours plus tard. Son bras droit, Baudoin Prot, revend 80 % de ses 47 300 stock-options quatre jours après les avoir touchées.

      - Chez Thales, un membre du comité exécutif a revendu, dans la journée, les 10 500 titres qu’il venait d’acquérir.

      - Chez Christian Dior (groupe Arnault-LVMH), le directeur général et un administrateur ont, eux aussi, cédé plus de 80 % des actions achetées quelques jours plus tôt.

      - Idem chez Bouygues, où deux administrateurs ont liquidé illico 90 % de leurs options.

      - Ou encore chez Total, dont un membre du « comité exécutif » s’est défait, en cinq jours, de la totalité des 40 000 actions qu’il venait de se voir attribuer.

      Tout cela dans un ensemble inquiétant, durant la deuxième quinzaine de décembre.

      Est-ce que cette précipitation est annonciatrice de l’imminence d’un nouveau crash boursier ? Il n’est vraiment pas impossible que les analystes optimistes qui, comme l’indique le Canard « sont aussi bien payés quand ils se trompent », soient dans l’erreur.

      Lien

  • BA
    BA
    -
    • Posté à 14h48 le 08/01/2010
    • Internaute 41511
      -

    USA : la dynamique de l’emploi se dégrade.

    L’économie américaine a détruit 85000 emplois en décembre, soit un chiffre sensiblement plus important que celui qui était prévu, selon des statistiques officielles publiées vendredi.

    Lien

    Comment ça, « un chiffre sensiblement plus important que celui qui était prévu “ ?

    Je croyais que la récession était finie ?

    On nous aurait menti ?

  • BA
    BA
    -
    • Posté à 18h36 le 08/01/2010
    • Internaute 41511
      -

    Aux Etats-Unis, le mois de décembre est le mois pendant lequel les Américains consomment le plus. Traditionnellement, c’est le mois qui connaît une vraie frénésie de consommation.

    Et qu’avons-nous vu en décembre 2009 ? Les commerçants ont-ils embauché ? Non. En décembre, les Etats-Unis ont détruit 85 000 emplois.

    Ce chiffre est très inquiétant : il laisse présager le pire pour janvier 2010.

    Le chiffre officiel du chômage aux Etats-Unis est de 10 %, mais le chiffre réel est de 17,3 %.

    Le chiffre officiel se trouve dans la rubrique « U 3 » (lien ci-dessous) : 10 %.

    Mais quel est le chiffre réel du chômage aux Etats-Unis ?
    Le chiffre réel se trouve dans la rubrique « U 6 ».
    Le chiffre réel comptabilise les temps partiels contraints et les chômeurs découragés de rechercher un emploi.
    Les données corrigées des variations saisonnières (= Seasonally adjusted) montrent que le taux de chômage réel est en décembre 2009 de 17,3 %.

    Il ne faut donc pas confondre deux choses :
    1- Le chiffre officiel : 10 % de chômage.
    2- Le chiffre réel : 17,3 % de chômage.

    Lien

  • stephaneerard
    stephaneerard
    développeur MDD
    • Posté à 01h22 le 09/01/2010
    • Internaute 49989
      développeur MDD

    Lien

    « L’Argent Dette 2 : Promesses Chimériques (LAD2) Paul Grignon 2010 FR intégral »

    Je vous propose de publier cette vidéo en PREMIÈRE PAGE sur Eco89.

  • sitoihien
    • Posté à 22h17 le 10/01/2010
    • Internaute 21237

    La crise financière est peut être finie pas les crises économiques, sociales, écologiques.

    Lien

  • chinchilla1967
    • Posté à 02h07 le 11/01/2010
    • Internaute 50756
      plate

    Nous attendons le moment où les gros investisseurs décrèteront, par journaux inféodés, que la crise est encore là après avoir ramassé leurs billes, bien sûr. Que cela soit concommittant avec une déclaration de guerre bien tonitruante avec beaucoup de missiles à construire au pire, et de puits de pétrole nouveaux à exploiter au mieux, ne serait que très peu étonnant.

  • Gorn
    Gorn
    Geek farceur
    • Posté à 11h04 le 11/01/2010
    • Internaute 92890
      Geek farceur

    La bourse est remonté sur les anticipations d’amélioration de la situation économique. En gros, fin 2008 il était légitime de penser à un risque de faillite généralisé du système et des banques en particulier. En 2009, la crise financière s’est calmée et les banques (du moins les grandes banques) ne risquent plus la faillite.

    Donc crise financière finie (ou quasi fini), ce n’ets pas le cas pour la crise économique. En même temps, en bourse, on parie toujours sur les profits futurs donc il n’y a pas de raison que la bourse suive l’économie réelle.

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