Chez Sylvain Gouz

Dans son blog, Sylvain Gouz analyse l'économie, la société et les média, avec les yeux ouverts, l'esprit aiguisé et le souci de s'adresser à tous, de faire œuvre de pédagogie, bref de remplir un rôle de citoyen-journaliste.

Compliquée, la crise ? Tu parles, un enfant de 4 ans la comprend

Sylvain Gouz
Journaliste
Publié le 31/05/2010 à 12h15


« Vous me dites qu’un enfant de quatre ans comprendrait. Allez me chercher un enfant de quatre ans. » C’est la réplique qu’adresse, à un de ses conseillers, le chef du gouvernement fraîchement nommé d’un pays imaginaire nommé Freedonie. C’est un moment fameux d’un des meilleurs films des Marx Brothers, « La Soupe aux canards ».

Hyper-actualité de cette réplique. Un enfant de quatre ans -soyons généreux- de cinq ans, comprendrait la situation ubuesque dans laquelle se mettent les gouvernements européens : débourser d’abord sans compter pour éviter la crise, puis resserrer les cordons de la bourse, qu’on nomme ceci rigueur ou austérité qu’importe, pour « rassurer les marchés » selon l’expression consacrée. Autrement dit, appuyer sur le frein comme un malade après avoir accéléré comme un dément. Tout jeune enfant comprendrait que le véhicule ainsi piloté risque fort de terminer sa course dans le fossé.

Les gouvernements se laissent manœuvrer par les marchés

Et d’ailleurs, ces fameux marchés ne s’y trompent guère : après avoir joué la grande scène de la panique face aux déficits publics, ils interprètent maintenant le lamento des perspectives de croissance rabougries.

C’est que les marchés n’ont nul besoin d’être rassurés. Que les cotations soient à la hausse ou à la baisse, il se trouve toujours des petits, voire des gros malins pour empocher la différence. Ce que cherchent ces fameux marchés, ce sont les occasions de profits spéculatifs à court terme et les gouvernements européens -c’est l’impression qu’ils donnent- se laissent manœuvrer comme des débutants.

Au-delà de ces apparences, dont il faudrait rire si elles n’avaient des conséquences dramatiques pour les populations de ces pays, se déroule un véritable tour de passe-passe : on renfloue les entreprises, les banques et le système financier et on tente après coup de récupérer ces masses considérables par tous les moyens.

Comment ? Selon les pays et la vigueur du tour de vis, auprès des contribuables directement, des fonctionnaires et plus généralement au prix d’une paupérisation des services publics. La France avait inventé le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ; l’Espagne ou l’Italie font plus fort en montant le curseur à un sur quatre. Effets de dégradation prévisibles :

  • dans l’éducation, dont on nous répète à satiété et à juste titre que c’est la clé de l’avenir,
  • dans la santé, alors que tous les pays européens ont une démographie vieillissante et donc une population fragilisée,
  • dans la sécurité, dont on ne cesse de parler un peu à tort et à travers.

Le consommateur anticipe les mesures d’austérité

Autre effet immédiat : la baisse, voire la chute des dépenses de consommation. Car avant même que ces mesures de rigueur/austérité entrent en vigueur, le consommateur les a anticipées. Il a bien compris que le temps des vaches maigres était devant nous et qu’il valait mieux réduire la voilure tout de suite et mettre un peu d’argent de côté pour voir venir.

Lorsqu’on sait que dans la plupart des pays européens -Allemagne exceptée, et encore- c’est la consommation qui a tiré la croissance ces dernières années, on prend la mesure de l’incohérence du scénario.

Si l’on ajoute, pour pimenter le tout, que la désormais célèbre crise des subprimes est due, en schématisant à peine, à la nécessité -en définitive factice- de donner au consommateur américain du crédit pour qu’il consomme et entraîne donc l’économie du pays, ce n’est plus d’incohérence dont il faut parler mais d’ineptie.

Et pourtant, aucun des gouvernants, qu’il soit européen ou américain, n’est stupide. Globalement, ce sont plutôt des gens de bonne qualité intellectuelle entourés de conseillers brillants. Qu’en déduire, sinon que c’est l’ensemble des mécanismes de l’économie mondiale qui est à ce jour grippé ?

La Chine et la zone Asie en général ont besoin des consommateurs occidentaux, européens ou américains pour faire tourner leurs usines. Les milliards de milliards de dollars de capitaux flottants, susceptibles de se placer ici ou là (et de se déplacer) en temps réel ont besoin d’occasions de profits spéculatifs à court terme. Une grande partie du tiers-monde, notamment africain, reste dans un état de sous-développement relatif et regarde, éberlué, ce qui se joue sur la scène mondiale. Et pendant ce temps, la crise climatique se développe... et pendant ce temps, le pétrole se déverse à grands flots dans le golfe du Mexique...

On a beaucoup glosé sur l’imbécillité des mesures prises par les uns et les autres après la crise de 1929. Que dira-t-on demain de celles qui sont adoptées, notamment en Europe, après la crise de 2008 ?

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  • 74 réactions
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  • Mme Berthe
    Mme Berthe
    grmbl
    • Posté à 12h26 le 31/05/2010
    • Internaute 113627
      grmbl

    ...et ? ... Doit-on en conclure que vous prenez les lecteurs et lectrices de Rue89 pour des enfants de 4 ans ?
    On aurait aimé une piste, une ébauche de solution permettant de partir de l’ineptie actuelle, du « [grippage de] l’ensemble des mécanismes de l’économie mondiale », pour aller jusqu’à une situation un peu plus raisonnable.

    • dworkin_dambre
      dworkin_dambre répond à Mme Berthe
      etudiant
      • Posté à 13h01 le 31/05/2010
      • Internaute 110468
        etudiant

      Une solution ?
      Même une ébauche...
      Je ne pense pas que ce soit possible. Le capitalisme est comme une grande balance avec plein de plateaux,d es que l’on appui sur un pour arranger quelque chose, il y a un autre endroit ou cela pose d’autre problèmes.
      Et hors du capitalisme ?
      J’attends que quelqu’un invente le système parfait...
      Il existe surement un meilleur système, mais les gens ont peur du changement, et il créera forcement des perdants.
      Alors en attendant, on peut continuer à regarder l’état jouer sur la balance à plateau, et espérer qu’il fasse l’action qui nous semble la plus juste avant de faire celle qui nous semble la pire.
      (Avec le gouvernement Sarkozy, je suis toujours déçut)

      • pablico
        pablico répond à dworkin_dambre
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 14h00 le 31/05/2010
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        ce qui interpelle se sont les dates.

        début de la crise 2008, nous sommes en 2010 et rien n’est réglé..et c’est loin d’être fini.

        en sémantique, une crise dure peu dans le temps, une maladie dure.

        On peut en déduire que ce n’est pas une CRISE, mais une MALADIE.

        et pour guérir une maladie..il faut bien connaitre les symptômes, et surtout avoir les moyens de la guérir sinon c’est la mort...(ici du système et de notre bien être relatif)

        Là nos dirigeants font comme BP avec sa fuite sous marine.. ils promettent que la solution est imminente...qu’on voit le bout du tunnel...mais ... cela dure et perdure..et tout coule..

         
        • Jacques Bolo
          Jacques Bolo répond à pablico
          Auteur-Editeur-Libraire
          • Posté à 14h16 le 31/05/2010
          • Internaute 37329
            Auteur-Editeur-Libraire

          Ce qui est structurel, en effet, est que le capitalisme moderne est fondé sur le crédit, alors que le capitalisme ancien était fondé sur l’épargne (d’où son nom).

          Ce qu’on appelle la crise (ou l’austérité comme solution) signifie simplement qu’on a trop emprunté (avec au passages des intermédiaires qui se sucrent) et qu’on s’aperçoit qu’on ne peut pas rembourser.

          La solution actuelle consiste simplement à maquiller les comptes pour pouvoir recommencer.

          • pablico
            pablico répond à Jacques Bolo
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
            • Posté à 14h45 le 31/05/2010
            • Internaute 14278
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

            mais on est optimiste pendant que le bateau coule, on danse, ou l’on nous fait danser , comme sur le Titanique...

            • yabon
              yabon répond à pablico
              Klingon
              • Posté à 21h37 le 01/06/2010
              • Internaute 98602
                Klingon

              Titanic, avec un c (comme correction du chat)

        • yabon
          yabon répond à pablico
          Klingon
          • Posté à 21h29 le 01/06/2010
          • Internaute 98602
            Klingon

          D’un coté, un putain de volcan qui crache en l’air, de l’autre un « accident » malheureux qui fait caca au fond.

          Je propose d’envoyer des islandais en Louisiane, et réciproquement, pour cent ans. :)

        4 autres commentaires
    • Sethtes
      Sethtes répond à Mme Berthe
      Mega Culpa
      • Posté à 13h57 le 31/05/2010
      • Internaute 86642
        Mega Culpa

      Je pense que c’est une erreur de croire que nous pouvons changer le système global. C’est une erreur car des membres internes au système lui-même, que nous sommes, ne peuvent pas prendre en compte tous les paramètres de leur propre influence et ceux d’hypothétiques changements. Le capitalisme est humain dans le sens où il traduit une tendance au profit, à l’individualisme, à l’épanouissement personnel et non pas social. Ce mécanisme nous dépasse et c’est en cela que penser pouvoir le changer relève du fantasme.

      Par contre, ce mécanisme est paradoxal du fait que nous sommes des êtres sociaux, que nous avons besoin des autres êtres humains, dès notre naissance, qu’il y a de réelles compétences et capacités chez chacun de nous. Alors pour revenir à ces possibilités, je pense que la seule et première étape est de revenir à des échanges locaux dans les actes de la vie quotidienne : agriculteurs, marchands, locaux. Lien social avec ses propres voisins, qui n’exclue pas la possibilité d’échanges culturels plus éloignés voire internationaux qui nous forgent aussi.

      Mais tant que nous succomberons aux charmes du « tout, tout de suite, tout le temps », alors nous détruirons à petit feu les rapports humains qui doivent, pour moi, prédominer sur les rapports commerciaux. Allez acheter son kilo de pomme de terre à l’agriculteur du coin n’a rien à voir, en terme de lien, avec le fait de l’acheter dans une grande surface. L’appel du « tout, tout de suite, tout le temps », c’est de vouloir des tomates en toutes saisons, des chaussures à 1€ made in China, accéder à n’importe quoi, quel qu’en soit le prix et le coût humain (vêtements, bouffe, technologie,...). Nous sommes dans un monde sans limite où il n’y a plus le droit d’être frustré de ne pas pouvoir accéder à un truc immédiatement et où donc le désir s’efface, disparaît, au profit d’un désir imaginaire que les profiteurs manipulent sans souci pour nous créer des besoins factices (notre pouvoir d’achat n’a cessé d’augmenter, même par rapport au prix de la vie, alors que nous croyons que c’est de plus en plus dur de s’acheter de la bouffe correcte, mais nous avons chacun un iphone, un ordi, un portable, etc, des « besoins » bien imaginaires dont on nous persuade).

      En bref, je crois au local, aux échanges humains qui le composent. Cette amorce est donc à petite échelle avant de penser à une transformation globale d’un système qui nous échappe.

      Et je m’inclue allègrement dans ce système de l’immédiateté, mais j’essaie à mon niveau d’agir dessus en revenant à des gens, des choses, accessibles.

      • Majesté
        Majesté répond à Sethtes
        On respire enfin
        • Posté à 09h01 le 01/06/2010
        • Internaute 77564
          On respire enfin

        Merci d’avoir écrit, pratiquement mot pout mot, ce que je pense. Ca m’évite d’avoir à l’écrire.
        Vous avez tout à fait raison de pointer les deux aspects paradoxaux de l’être humain : son individualisme et son besoin absolu de lien social. Si on prend un peu de recul, on se rend compte que, depuis une centaine d’années, nous avons expérimenté ces deux aspects à l’extrême : il y a eu d’une part le communisme, avec l’annihilation de l’épanouissement individuel au profit du lien social, et d’autre part le modèle anglo-saxon, qui prévilégie l’individualisme à outrance au détriment du lien social. Avec, dans les deux cas, un échec retentissant.
        Il est sans doute aussi dans la nature humaine d’explorer, d’aller jusqu’à un extrême, de tester l’autre extrême, avant de se stabiliser entre les deux, au point d’équilibre. Ce point d’équilibre entre l’épanouissement personnel et le lien social correspond, pour moi, à ce que vous décrivez. Il ne s’agit pas de se demander si c’est là qu’il faut aller. Nous y viendrons, par la force des choses.
        La seule inconnue est la voie que nous emprunterons pour y parvenir.

         
        • valu67
          valu67 répond à Majesté
          connecte ses neurones
          • Posté à 14h30 le 02/06/2010
          • Internaute 101602
            connecte ses neurones

          sauf que dans le communisme, la chaleur du lien social, avec le règne du soupçon, le KGB, déportations et autre, on repassera :))

          bon certes, on voulait une égalité totale -donc restriction des libertés- et dans le modèle actuel, celui dans lequel nous vivons - les libertés sont « garanties » mais effectivement guidées par le marketing, la pub, les médias...bref l’égoïsme est tout aussi important que le lien social, où individualisme rime plutôt avec exploitation des autres pour sa satisfaction personnelle. A mon avis, il n’y a pas de véritables libertés (au sens où l’on pourrait se déterminer, pour tout et tout le temps, soi-même)

          –>l’individualisme n’est un besoin que dans les sociétés où celui-ci est valorisé, posé comme un idéal, bref où l’individu prime sur le groupe. c’est ce qui fait la particularité des sociétés dites « occidentales »

        1 autres commentaires
  • shillom
    • Posté à 12h33 le 31/05/2010
    • Internaute 22134

    Ou est le rapport avec un enfant de 4 ans ?
    Je m’attendais à un article citant des réactions d’enfants, évoquant le ridicule de la situation... que nenni. Encore une fois, titrage hors sujet pour attirer le lecteur, et même si le contenu est un résumé pertinent sur la situation, il n’y a rien à apprendre dans cet article.

  • Gibert Because-Youno
    Gibert Because-Youno
    Kaléïdoscopique
    • Posté à 12h52 le 31/05/2010
    • Internaute 68955
      Kaléïdoscopique

    Quitte à parler de « La soupe au canard », autant nous en montrer un extrait...

    Alors, là par exemple, ce serait la métaphore de l’explosion d’une bulle financière... ou l’euro et le dollar qui se regardent en chien de faïence...

  • haggis
    • Posté à 12h57 le 31/05/2010
    • Internaute 1777

    un enfant de 4 ans, quand on lui dit : je n’ai pas de sous, il répond : « ben t’as qu’à aller au distributeur et tu mets ta carte ! » donc je ne suis pas sur qu’il soit prêt à comprendre des explications sur le pourquoi de la crise....

    • Tyb
      Tyb répond à haggis
      (par ici, par là)
      • Posté à 14h36 le 31/05/2010
      • Internaute 24914
        (par ici, par là)

      Pourtant vous venez exactement de donner l’explication du pourquoi de la crise !

      • Rez
        Rez répond à Tyb
        En Alsace, au fond à gauche.
        • Posté à 16h43 le 31/05/2010
        • Internaute 29709
          En Alsace, au fond à gauche.

        Bravo !

  • nicochto
    nicochto
    (être humain)
    • Posté à 13h25 le 31/05/2010
    • Internaute 104883
      (être humain)

    « La France avait inventé le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ; l’Espagne ou l’Italie font plus fort en montant le curseur à un sur quatre. »

    « plus fort en montant le curseur à un sur quatre » ? Au contraire, 1/4 étant plus petit que 1/2, le taux de non-remplacement en Espagne ou en Italie serait donc plus faible qu’en France.
    (Et la France n’avait rien « inventé » du tout non plus : -) )

  • Un vieux
    Un vieux
    retraité
    • Posté à 13h28 le 31/05/2010
    • Internaute 38946
      retraité

    « ....aucun des gouvernants, qu’il soit européen ou américain, n’est stupide... »

    Il ne reste que deux solutions : ou bien cette affirmation est fausse, et le monde est dirigé par des débiles, ou bien lesdits « gouvernants » sont complices...

    Choisis ton camp, camarade... ! ! !

    • Nislheim
      Nislheim répond à Un vieux
      • Posté à 16h35 le 31/05/2010
      • Internaute 91774

      Comme disait l’autre : « Ou bien Jacques Séguéla est un con et ça m’étonnerait quand même un peu, ou bien Jacques Séguéla n’est pas un con et ça m’étonnerait quand même beaucoup ».

      • Gibert Because-Youno
        Gibert Because-Youno répond à Nislheim
        Kaléïdoscopique
        • Posté à 17h57 le 31/05/2010
        • Internaute 68955
          Kaléïdoscopique

        Ah... je mets la suite, je n’y puis résister, elle est délectable...
        (et permet de réaliser, en passant, que les polémiques futiles d’aujourd’hui ne sont rien comparées à celles que provoquerait Desproges, s’il il faisait une chronique comme celle-là sur Inter, aujourd’hui...)

         
        • framboise92
          framboise92 répond à Gibert Because-Youno
          je choisis la campagne, la (...)
          • Posté à 07h25 le 01/06/2010
          • Internaute 24519
            je choisis la campagne, la (...)

          Sauf que les colliers de nouilles pour la fête des mères....les enfants les faisaient avec amour !

        1 autres commentaires
  • passager
    passager
    clandestin
    • Posté à 13h35 le 31/05/2010
    • Internaute 57007
      clandestin

    Euh, je ne voudrais pas faire le grincheux mais quand je lis « La France avait inventé le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ; l’Espagne ou l’Italie font plus fort en montant le curseur à un sur quatre. », je me dis que si les gouvernants ont la même formation mathématique que vous, nous ne sommes pas sortis de l’auberge. (Un sur quatre, c’est quand même deux fois moins que un sur deux, et pas deux fois plus. Si on n’en remplace pas un sur quatre, on en garde 3 sur quatre. À moins qu’il ne faille lire : le ’remplacement’ d’un fonctionnaire sur quatre partant à la retraite, ou bien : le ’non-remplacement’ de trois fonctionnaires sur quatre…)

  • iFFLYG
    • Posté à 13h37 le 31/05/2010
    • Internaute 30165

    « Et pourtant, aucun des gouvernants, qu’il soit européen ou américain, n’est stupide. Globalement, ce sont plutôt des gens de bonne qualité intellectuelle entourés de conseillers brillants. » D’accord, mais ils vivent dans leur monde bien à eux, totalement déconnectés du monde réel, et où ils peuvent raisonner selon leurs propres schémas, leurs propres croyances et leurs propres dogmes. Le système auquel ils adhèrent est une religion et comme toutes les religions tourne à vide sur lui-même et déraille. Les grands penseurs chrétiens, pour ne prendre que ceux-là, n’étaient pas des imbéciles non plus, ce qui ne les a pas empêché de condamner Galilée, Darwin... de prêcher des croisades imbéciles et d’attiser le feu des guerres civiles (dites guerres de religion). Alors qu’en déduire ? pas simplement que « c’est l’ensemble des mécanismes de l’économie mondiale qui est à ce jour grippé » mais que ce sont les fondements même de l’économie mondiale qui sont vérolés. En France, en 1905, il y a eu un progrès immense pour la libération des consciences, la séparation de l’église et de l’état. La prochaine libération est la séparation de l’économie (financière) et de l’état.

    • pinpinblanc
      pinpinblanc répond à iFFLYG
      assis devant mon bureau
      • Posté à 16h55 le 31/05/2010
      • Internaute 50836
        assis devant mon bureau

      Faute !
      la séparation de l’état et de la finance, n’est pas la solution, c’est déjà quasiment le cas et on voit ce que cela donne.
      La solution, c’est redonner à l’état le pouvoir sur les « marchés » ces machins dépersonnalisés à outrance alors qu’en fait ce ne sont juste qu’une somme d’actionnaires qui veulent à très court terme s’en mettre un max dans les popoches.

      • iFFLYG
        iFFLYG répond à pinpinblanc
        • Posté à 09h19 le 01/06/2010
        • Internaute 30165

        « La solution, c’est redonner à l’état le pouvoir sur les “marchés” ces machins dépersonnalisés » Absolument d’accord avec vous et pour cela il ne faut plus qu’il y ait confusion entre les états et les institutions internationales d’une part et les financiers d’autre part. La solution ? Qu’il n’y ait plus cette porosité entre les dirigeants des états (gouvernements) et des institutions internationales (FMI, OMC, BCE...) et les les financiers. L’un des plus beaux exemples de cette porosités est les EU où des responsables de GS sont devenus assez systématiquement des secrétaires d’état. Il faut donc que les structures internationales arrêtent, entre autres, de placer comme priorité absolue et intangible la libre circulation des capitaux comme principes supérieurs à la libre circulation des hommes et des idées comme le fait le traité de Lisbonne. Et ce n’est que comme cela qu’on pourra redonner à l’état le contrôle de leur économie.

    • pinpinblanc
      pinpinblanc répond à iFFLYG
      assis devant mon bureau
      • Posté à 16h55 le 31/05/2010
      • Internaute 50836
        assis devant mon bureau

      Faute !
      la séparation de l’état et de la finance, n’est pas la solution, c’est déjà quasiment le cas et on voit ce que cela donne.
      La solution, c’est redonner à l’état le pouvoir sur les « marchés » ces machins dépersonnalisés à outrance alors qu’en fait ce ne sont juste qu’une somme d’actionnaires qui veulent à très court terme s’en mettre un max dans les popoches.

      • France Fabay
        France Fabay répond à pinpinblanc
        créatrice d'entreprise
        • Posté à 02h27 le 01/06/2010
        • Internaute 56461
          créatrice d'entreprise

        pour ça, encore faut-il avoir confiance dans l’état, or comme dit un internaute un peu plus loin dans ce fil, on peut craindre qu’il soit complice.

    • Régine
      Régine répond à iFFLYG
      • Posté à 09h44 le 01/06/2010
      • Internaute 31868

      Magie du langage : dans le projet de traité établissant une constitution pour l’Europesoumis au référendum du 29 mai 2005, « L’Union offre à ses citoyens (…) un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée. » (Art. I-3) Somme toute, un paradis de liberté…pour qui ?

      Une « concurrence libre » signifie que l’Union – (c’est-à-dire les 25 ministres des finances) – organisent un espace ou RIEN ne doit pouvoir échapper à l’argent et au rapport marchand.

      Une « concurrence libre » signifie qu’aucun pouvoir privé ne doit être empêché de s’intéresser commercialement à aucun secteur de l’activité humaine, ni à aucun bien commun universel (sports, loisirs, éducation, culture, tourisme, santé, environnement, air, eau…), qui jusque là n’étaient pas considéré comme commerciaux. Il s’agit de TOUT transformer en marchandise. Toute relation entre deux êtres humains doit pouvoir – d’une façon ou d’une autre - donner lieu à une transaction d’argent. Il n’y a plus aucun frein à l’appétit de commerce.

      « Fausser la concurrence » fait penser à une mauvaise action. Mais qui sont les « faussaires » du langage ? « Fausser la concurrence » veut dire « protéger » les faibles, « Garantir » le droit des fragiles, « aider » ceux qui en ont besoin, « corriger » les inégalités, « respecter » l’environnement, « se soucier » de l’intérêt général, « offrir » des services gratuits, « assurer » une éducation gratuite, une santé gratuite…etc.

      Toute l’oeuvre de la civilisation humaine depuis des millénaires consiste à fausser la concurrence, c’est-à-dire à protéger le faible contre le fort, à créer du droit pour empêcher le commerce de s’approprier tout n’importe comment, à créer des services publics, à mettre des barrières aux intérêts privés au nom de l’intérêt général.

      Dans une concurrence « libre et non faussée », les services mis en œuvre par la vie associative devront pouvoir entrer en concurrence avec des firmes privées, et toute subvention à cette vie associative devra disparaître. Bel avenir pour la démocratie.

      Dans la constitution française, les droits fondamentaux étaient la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. Dans la constitution européenne ce sont : La libre circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux, ainsi que la liberté d’établissement… pour les firmes étrangères, sans avoir à respecter les législations sociales en vigueur (le retour discret du fameux A.M.I) (Art.I-4)

      On réfléchit, on relit, on se frotte les yeux et on se dit que l’on a mal lu. Aucun être humain sensé, doté d’un cerveau en état de fonctionnement, ne peut désirer vivre dans un espace où le concurrence serait « libre » et « non faussée », c’est-à-dire où la loi de la jungle serait devenue une règle constitutionnelle, et la loi du plus fort et du plus riche s’imposeraient aux Etats qui n’auraient plus le droit de protéger les faibles. Aucun être humain doté d’un cerveau (et d’une mémoire) ne peut approuver ce projet néo-fasciste. Face à une Union Européenne qui réaliserait le rêve fou de l’utopie ultra libérale d’un capitalisme totalitaire à faire pâlir d’envie les Américains. Nous désirons au contraire une constitution qui s’engage à fausser la concurrence. Encore plus, qui nous explique comment elle va la fausser, en nous donnant des garanties d’application. Copie à revoir.

    • Régine
      Régine répond à iFFLYG
      • Posté à 09h53 le 01/06/2010
      • Internaute 31868

      C’est exactement ça à condition de ne pas « fausser » le sens du terme.
      1er exemple : Devant une vitrine de magasin de jouet un adulte dit à un enfant « oh la belle poupée ! » . L’enfant pense qu’il s’agit de la poupée en vente dans la vitrine alors que l’adulte parle de la vendeuse ! ! !
      Magie du langage : dans le projet de traité établissant une constitution pour l’Europesoumis au référendum du 29 mai 2005, « L’Union offre à ses citoyens (…) un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée. » (Art. I-3) Somme toute, un paradis de liberté…pour qui ?

      2ième exemple : Une « concurrence libre » signifie que l’Union – (c’est-à-dire les 25 ministres des finances) – organisent un espace ou RIEN ne doit pouvoir échapper à l’argent et au rapport marchand.

      Une « concurrence libre » signifie qu’aucun pouvoir privé ne doit être empêché de s’intéresser commercialement à aucun secteur de l’activité humaine, ni à aucun bien commun universel (sports, loisirs, éducation, culture, tourisme, santé, environnement, air, eau…), qui jusque là n’étaient pas considéré comme commerciaux. Il s’agit de TOUT transformer en marchandise. Toute relation entre deux êtres humains doit pouvoir – d’une façon ou d’une autre - donner lieu à une transaction d’argent. Il n’y a plus aucun frein à l’appétit de commerce.

      « Fausser la concurrence » fait penser à une mauvaise action. Mais qui sont les « faussaires » du langage ? « Fausser la concurrence » veut dire « protéger » les faibles, « Garantir » le droit des fragiles, « aider » ceux qui en ont besoin, « corriger » les inégalités, « respecter » l’environnement, « se soucier » de l’intérêt général, « offrir » des services gratuits, « assurer » une éducation gratuite, une santé gratuite…etc.

      Toute l’oeuvre de la civilisation humaine depuis des millénaires consiste à fausser la concurrence, c’est-à-dire à protéger le faible contre le fort, à créer du droit pour empêcher le commerce de s’approprier tout n’importe comment, à créer des services publics, à mettre des barrières aux intérêts privés au nom de l’intérêt général.

      Dans une concurrence « libre et non faussée », les services mis en œuvre par la vie associative devront pouvoir entrer en concurrence avec des firmes privées, et toute subvention à cette vie associative devra disparaître. Bel avenir pour la démocratie.

      Dans la constitution française, les droits fondamentaux étaient la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. Dans la constitution européenne ce sont : La libre circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux, ainsi que la liberté d’établissement… pour les firmes étrangères, sans avoir à respecter les législations sociales en vigueur (le retour discret du fameux A.M.I) (Art.I-4)

      On réfléchit, on relit, on se frotte les yeux et on se dit que l’on a mal lu. Aucun être humain sensé, doté d’un cerveau en état de fonctionnement, ne peut désirer vivre dans un espace où le concurrence serait « libre » et « non faussée », c’est-à-dire où la loi de la jungle serait devenue une règle constitutionnelle, et la loi du plus fort et du plus riche s’imposeraient aux Etats qui n’auraient plus le droit de protéger les faibles. Aucun être humain doté d’un cerveau (et d’une mémoire) ne peut approuver ce projet néo-fasciste. Face à une Union Européenne qui réaliserait le rêve fou de l’utopie ultra libérale d’un capitalisme totalitaire à faire pâlir d’envie les Américains. Nous désirons au contraire une constitution qui s’engage à fausser la concurrence. Encore plus, qui nous explique comment elle va la fausser, en nous donnant des garanties d’application. Copie à revoir.

  • Rémim
    Rémim
    .
    • Posté à 13h41 le 31/05/2010
    • Internaute 107704
      .

    Je savais que j’étais nul en math, mais pas à ce point. Comme plusieurs riverains je viens de découvrir que 1/2<1/4.

    Merci Eco89 ! : -D

    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à Rémim
      In enculo cum vibro
      • Posté à 13h51 le 31/05/2010
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro

      C’est çà l’économie : c’est presque comme des calculs mathématiques, sauf qu’on peut changer les axiomes à coups de canons...

  • jpierre
    jpierre
    enseignant d'éducation civique (...)
    • Posté à 13h45 le 31/05/2010
    • Expert 53056
      enseignant d'éducation civique (...)

    Il y a une vingtaine d’années, lorsqu’on voulait être sûr qu’une forte majorité d’élèves de troisième ait une bonne note à un contrôle, on donnait comme sujet « La crise mondiale de 1929 » ou bien « La lutte contre la crise. » On obtenait généralement un raisonnement simple, comparable à celui que le prix Nobel Stieglitz a exposé il y a trois ou quatre jours dans les média.
    A quatorze ans donc - pas à quatre, faut pas exagérer. A l’âge de la Communion Solennelle, quand même - on était capable de comprendre les enjeux de l’équilibre entre la production et la consommation.
    Malheureusement, dans le cadre des allégements de programme, on n’enseigne plus la crise de 1929 en troisième. Le nazisme, quant à lui, éclot d’une crise de la démocratie en Allemagne.
    Lorsqu’a eu lieu cette révolution culturelle, je crois bien que c’est Monsieur Bayrou qui était ministre de l’éducation nationale.

  • Troll-en-folie
    Troll-en-folie
    Parano chronique
    • Posté à 13h57 le 31/05/2010
    • Internaute 87214
      Parano chronique

    « Les gouvernements se laissent manœuvrer par les marchés »

    Faux !

    Ils sont complices, tout simplement.

    • A déménagé le 6-2
      • Posté à 09h48 le 01/06/2010
      • Internaute 24833

      exactement l’Europe, convertie au néolibéralisme sans freins, s’est vendue aux « marchés » et a trahi les INTERETS des citoyens européens, voila pourquoi je revoterais NON, comme en 2005, si on me demandait mon avis (mais on ne me le demandera pas)

      cette Europe-là doit DISPARAITRE

  • Pi.K
    Pi.K
    Vilain Parisien
    • Posté à 13h59 le 31/05/2010
    • Internaute 105016
      Vilain Parisien

    « On a beaucoup glosé sur l’imbécillité des mesures prises par les uns et les autres après la crise de 1929. Que dira-t-on demain de celles qui sont adoptées, notamment en Europe, après la crise de 2008 ? »

    On dira qu’elles furent le fait d’opérateurs vaguement rationnels, qui ont mis leur rationalité au service d’intérêts antagonistes, en jouant à des termes différents. La rationalité actionnariale joue à très court terme — le profit immédiat — ; la rationalité étatique joue à moyen terme (les perspectives de croissance pour l’année qui suit, l’approche des élections).

    Les intérêts des actionnaires se mesurent par le rendement boursier à court terme et le buy-back (à la hausse) ou les ventes à découvert (à la baisse) — sans parler des produits dérivés excessivement complexes et opaques inventés dès les premiers temps de déréglementation massive sous Reagan, et n’oublions pas que cette déréglementation causa un déficit abyssal dans les finances publiques américaines. Les intérêts des États devraient être alignés sur ceux des peuples, quitte à ne pas être conforme aux souhaits des grands financiers ; on regrette qu’ils ne soient que trop rarement.

    Résultat de l’ensemble ? Des politiques de plus en plus irrationnelles, ajustées au jour le jour, si ce n’est à la minute, et, dans l’ensemble, une situation de flou, si ce n’est de cécité généralisée, à laquelle un enfant de quatre ans ne comprendrait rien, si ce n’est qu’il aurait besoin de lunettes.

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 14h18 le 31/05/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Quelle crise ?

    Les yachts sont énormes, le champagne coule à flots sur des tonnes de caviar, etc.

    Le trésorier s’est barré avec la caisse dans un bordel thaïlandais, voilà tout.

  • lightpunk
    lightpunk
    freelance
    • Posté à 14h19 le 31/05/2010
    • Internaute 104410
      freelance

    Il faut réguler les systèmes de concurrence qui aujourd’hui tue nos société et nos démocraties.

    Le dumping social, fiscal et environnemental fausse la concurrence

    ça devrait être notre 1er préocupation

  • duarn
    • Posté à 14h21 le 31/05/2010
    • Internaute 17322

    Excellent.J’ai tout compris. Merci ne m’avoir rajeunit. Je prends de ce pas ma pelle et mon seau et je m’en vais faire des pâtés de sable.

  • zaichonok
    zaichonok
    bobo bio
    • Posté à 14h22 le 31/05/2010
    • Internaute 61156
      bobo bio

    je me souviens bien d’un débat avant la présidentielle avec un économiste qui expliquait très calmement que, dans le lot de mesures qui allaient creuser dramatiquement le déficit, à commencer par le bouclier fiscal, il y avait une arrière pensée très claire : quand le déficit serait intenable il faudra bien réduire les dépenses sociales.
    J’aimerai au passage me souvenir quel était le visionnaire qui disait ça, mais bon, la méthode est connue, et elle est en passe de fonctionner !

    On essaye maintenant de répondre à l’échec du libéralisme par un peu plus de libéralisme, tout simplement ;

    Il est bon aussi de rappeler que plusieurs économistes qui méritent leur lettres de noblesses, à commencer par Stiglitz, ont décrit avec justesse les mécanismes de cette crise,
    aujourd’hui ces memes là rappellent que le nerf de la guerre c’est le plein emploi et les salaires.. hors ces derniers n’arretent pas de stagner quand ils ne diminuent pas
    la finance s’est accaparée pendant 10 ans une partie considérable de l’argent au déficit de ces salaires, les sub-primes n’en sont qu’une des conséquences (l’endettement pour compenser les salaires..)

    « un enfant de 4 ans » comprendrait très bien que le modèle actuel n’est pas viable.. après 4 ans on commence à regarder la télé avec beaucoup d’expert qui viennent vous expliquer que c’est le meilleur modèle connu.. peu importe si des gens qui ont prouvé leur compétence en la matière démontrent facilement le contraire.

    Le modèle actuel, s’il est dramatique pour les peuples à chaque crise, est un modèle qui laisse des « opportunités »...et ça la finance aime... J’ai peur que nos gouvernants actuels sachent très bien ce qu’ils font en la matière.

  • A déménagé le 9-8
    • Posté à 15h15 le 31/05/2010
    • Internaute 5710

    Et pourtant, aucun des gouvernants, qu’il soit européen ou américain, n’est stupide

    Hem, hem.... je pense bien à quelqu’un en particulier, moi.... pas vous ? ?

  • azerty69
    azerty69
    ExecutieveBranleur
    • Posté à 15h46 le 31/05/2010
    • Internaute 42089
      ExecutieveBranleur

    Quelle crise ?

    Dans ma ville de banlieue, les gens vont toujours pour moitié en voiture a la boulangerie, les Locataires HLM amènent toujours pour moitié leurs enfants en voiture à la primaire, les mamans amènent toujours pour moitié des 4 heures industriels ensachés super cher pour leurs enfants, les jeunes ont toujours pour moitié des portables à 300€ pour dire « Ouaich t’es où là ? »

  • arctus
    arctus
    Toujours vivant - pas pour (...)
    • Posté à 16h36 le 31/05/2010
    • Internaute 89769
      Toujours vivant - pas pour (...)

    « Mon papa, il a donné tout son argent à un monsieur qui lui a promis des millions ! - Moi, je prête pas mes billes ! »

  • Natha
    Natha
    comédien
    • Posté à 17h34 le 31/05/2010
    • Internaute 9517
      comédien

    Le titre de l’article m’a fait penser à une fulgurance d’Albert Cossery, à la fin de « Mendiants et orgueilleux ».

    « La vie est un jeu d’enfants, il n’y a pas de mystère, il n’y a que des salauds.
    Et si quelqu’un vous dit que c’est plus complexe que ça, sans doute n’a t-il pas compris que la complexité ne profitait qu’aux salauds »

  • fusain
    • Posté à 18h01 le 31/05/2010
    • Internaute 5055

    Attention aux facilités de plume parfois trompeuses, je cite : « La France avait inventé le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ; l’Espagne ou l’Italie font plus fort en montant le curseur à un sur quatre. » Donc l’Espagne et le Portugal font moins fort car un quart est une quantité deux fois plus petite qu’un demi.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h11 le 31/05/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Il a bien compris que le temps des vaches maigres était devant nous et qu’il valait mieux réduire la voilure tout de suite et mettre un peu d’argent de côté pour voir venir.

    Ah... Et si on continue toute voile dehors, on est foutu ? Bon bin du coup j’ai aucun intérêt à ralentir, foutu pour foutu je préfère foncer à pleine vitesse dans le mur, au moins c’est nettement plus drôle et l’agonie dure beaucoup moins longtemps.

  • JANCAP
    • Posté à 18h13 le 31/05/2010
    • Internaute 21968

    GOUVERNEMENTS ET FINANCIERS : AMIS ET COMPLICES

    Sylvain Gouz semble dire que nos gouvernants sont incompétents ou, tout du moins, laxistes. Ce n’est pas le cas ...mais ils sont ...néo-libéraux ! ...chargés d’appliquer la contre-révolution conservatrice contre les pays à systèmes sociaux développés (ronger méthodiquement les acquis) et contre les Peuples pauvres, en les maintenant dans la dépendance et la pauvreté, malgré les emplois délocalisés qui arrivent chez eux.

    D’aucuns diront que la mondialisation est un bel exemple de néo-esclavagisme, en application d’un néo-colonialisme subtil qui sait soigner les gouvernements corrompus en place.
    OMC, FMI, G20 et gouvernements néo-libéraux (sociaux-démocrates inclus) ont aboli toutes les règles commerciales et financières, pour permettre à un libéralisme sauvage de fonctionner avec tous les paradis fiscaux et l’essentiel des maffias de la planète.
    Depuis l’école de Chicago (Milton Friedman), Reegan et Tahtcher, les loups sont devenus les gardiens des bergeries. Avec les crises, ils peuvent provoquer des paniques chez les moutons ...et les rendre plus dociles.

    C’est vrai, un enfant de 4 ans le comprendrait bien : gouvernements et financiers spéculateurs sont en tous points bons amis et complices, pour déclencher et gérer ces crises au détriment des Peuples.
    Quand un groupe d’enfants joue aux billes, avec leurs billes et qu’ils connaissent bien les règles du jeu, ils peuvent exclure les autres qui n’ont rien et ne savent pas. Ces exclus assisteront étonnés à leurs disputes de jeu et croiront qu’ils se déchirent. En fait, ils sont complices sur l’essentiel, c’est à dire garder leurs privilèges de jeu.
    Même si les enfants exclus peuvent toujours dire : « mais qu’ils sont imbéciles, incohérents », etc.

    Mais au 20ème siècle, les enseignants étaient là pour rendre les cours de récréations plus « démocratiques ». Ces « hussards noirs de la République », humanistes et progressistes, c’est à dire de Gauche, ont contribué à façonner cette France laïque, démocratique et sociale que le monde entier nous enviait.
    Ils savaient que pour empêcher notre monde de tourner à l’envers, comme aujourd’hui, il fallait des règles du jeu. Ils savaient que quand il y a des crises, ce sont les plus faibles qu’il faut protéger et faire progresser, dans un esprit de Liberté, Egalité et Fraternité.

    En 2010, pour diriger la France, pour son Peuple, peser en Europe avec des crises politiques s’il le faut, mais en arrêtant les crises financières, où sont les « hussards de la Gauche » pour proposer autre chose que des aménagements compassionnels du capitalisme financiarisé sauvage, comme semble le proposer le PS actuellement ?

    Où sont les Victor Hugo et Jean Jaurès du 21ème siècle, pour un projet de société progressiste et humaniste, au service du Peuple de France ? ...et des autres Peuples de cette petite planète ?
    Où est la Gauche moderne de gouvernement, démocratique et sociale ? …sans amis ni complices chez les privilégiés de la Droite et les requins de la finance ?

    • France Fabay
      France Fabay répond à JANCAP
      créatrice d'entreprise
      • Posté à 02h38 le 01/06/2010
      • Internaute 56461
        créatrice d'entreprise

      ils sont en Haute-Savoie dans les Glières, en train d’essayer d’empêcher le pouvoir de Guy-môquetiser (entendre, en faire un slogan de réclame en la vidant de son contenu) la résistance et ce qu’elle a produit comme avancées dans l’immédiat après-guerre.

  • dirty harry tuttle
    dirty harry tuttle
    utopiste pragmatique
    • Posté à 18h43 le 31/05/2010
    • Internaute 107437
      utopiste pragmatique

    « ...La France avait inventé le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ; l’Espagne ou l’Italie font plus fort en montant le curseur à un sur quatre... »

    Euh...un quart c’est plus qu’une moitié ? ...Y sont vraiment forts ces Italiens et ces Espagnols...

  • Désinscrit le 15-6
    • Posté à 19h06 le 31/05/2010
    • Internaute 83404
      nc

    C’est seulement le début, au prochain article sur l’économie, la crise ou les banques j’y joindrais la suite.

  • compte supprimer à la demande du riverain
    • Posté à 19h23 le 31/05/2010
    • Internaute 114094

    Hem hem les enfants ...On a déjà du mal a les mettre au monde et les élever .Si en plus on doit les écouter on en sortirait plus...
    L’enfance est un alibi dans les discours bien pensants.

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