Chez Sylvain Gouz

Dans son blog, Sylvain Gouz analyse l'économie, la société et les média, avec les yeux ouverts, l'esprit aiguisé et le souci de s'adresser à tous, de faire œuvre de pédagogie, bref de remplir un rôle de citoyen-journaliste.

La « rilance », le conte de fée de Christine Lagarde

Sylvain Gouz
Journaliste
Publié le 13/07/2010 à 12h26

Cela pourrait s’appeler courir deux lièvres à la fois. Se montrer « rigoriste » sur les dépenses publiques tout en promettant de « sortir de la crise » selon Nicolas Sarkozy. Organiser la « rilance », contraction néologique de « rigueur » et « relance » pour Christine Lagarde, ministre de l’Economie et des Finances.

Pour mettre en musique l’une et l’autre, il s’agirait de doser subtilement les actions de pilotage de l’économie, bref de mettre en œuvre ce que les économistes -notamment le prix Nobel Jan Tinbergen- ont depuis longtemps baptisé « politique mixte ». Autrement dit la combinaison d’instruments qui permettent d’atteindre des objectifs concurrents, par exemple la stabilité des prix et le plein emploi.

En soi, on ne saurait qu’applaudir l’idée de trouver une sorte de pierre philosophale, un dosage optimum entre des mesures visant à réduire le déficit des finances publiques et d’autres cherchant à doper une croissance quelque peu atone.

Cela relèverait du simple bon sens. Et du reste le dernier G20, à Toronto, n’a pas conclu autre chose dans son communiqué final alambiqué :

  • D’un côté, un grand élan de relance :

« Nous sommes résolus à prendre des mesures concertées pour soutenir la reprise [...] à poursuivre des mesures de relance budgétaire et des plans de consolidation favorables à la croissance. »

  • De l’autre, un satisfecit aux plans de rigueur notamment européens et japonais :

« Il est possible aussi que l’absence de mesures d’assainissement là où elles sont nécessaires mine la confiance et ralentisse la croissance [...] Pour tenir compte de cet équilibre, les économies avancées se sont engagées à mettre en place des plans budgétaires qui auront pour effet de réduire d’au moins de moitié les déficits d’ici 2013. »

Un cocktail rigueur/relance déséquilibré

Va donc pour la « rilance ». L’ennui c’est que dans la vraie vie, les choses sont plus compliquées que dans les discours ou les communiqués. Qu’on en juge à l’aune des mesures annoncées par François Baroin, ministre du Budget, lors du débat d’orientation budgétaire l’autre mardi et confirmées grosso modo par le Président lundi soir :

  • Côté rigueur, tout va bien merci : le non-remplacement d’un fonctionnaire partant à la retraite sur deux se poursuit allègrement, les dépenses de fonctionnement et d’intervention de tous les ministères -exception faite de ceux de la recherche et de la justice- sont diminuées de 10%, les « niches fiscales » sont comme ont dit « rabotées », de multiples aides à l’emploi sont supprimées et nombre de prestations sociales (en faveur du logement ou des adultes handicapés) ou d’incitations aux économies d’énergies sont diminuées -adieu la croissance verte.
  • Côté relance, ça va beaucoup moins bien : les mesures de soutien de l’économie, notamment en faveur des plus pauvres adoptées en 2009 -qui avaient fait preuve d’une certaine efficacité- ne sont pas reconduites, et de même disparaissent les allègements d’impôts liés à la réforme de la taxe professionnelle. A quoi s’ajoute, bien sûr en négatif, l’effet des coupes dans les aides à l’emploi et les prestations sociales évoquées côté rigueur.

Christine Lagarde a beau parler d’un « subtil dosage » de rigueur et de relance, le cocktail est tout sauf équilibré. Aura-t-il les effets escomptés ? Et d’abord qu’en attendent Nicolas Sarkozy et le gouvernement ?

Le but est lui aussi double :

  • Rassurer les marchés, autrement dit les détenteurs de liquidités, dont on a besoin pour financer le déficit, et dont on attend des conditions (taux d’intérêt) les plus douces possibles.
  • Ne pas casser l’amorce de reprise économique et pour cela ne pas désespérer les consommateurs et derrière eux les entreprises.

Il est à craindre qu’aucun de ces objectifs ne soit vraiment atteint.

Evoquons d’abord ces fameux marchés. Ce ne sont pas des entités abstraites mais des financiers qui cherchent les meilleures opportunités d’investissement. Il n’y a d’évidence aucune crainte à avoir sur la solvabilité de l’emprunteur France. Mais pourquoi ne pas augmenter le taux auquel on lui prête ? Et pour cela il convient d’agiter des spectres. Il y a celui du déficit. Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde et François Baroin tentent de le conjurer en sabrant allègrement dans les dépenses budgétaires. Est-ce suffisant ? Non. Alors les voilà qui agitent l’autre menace, l’autre spectre, la récession.

Autrement dit, la France n’arrivera pas à réduire vraiment son déficit tant que la croissance ne sera pas vraiment repartie. Or les mesures de rigueur annoncées risquent de casser la reprise, donc méfiance, donc un nouveau motif de faire payer plus cher l’argent qu’on vous prête... Cela s’appelle du « perdant-perdant ».

Anticipations négatives des consommateurs

Le cocktail que prépare Bercy aura le goût amer de l’austérité. Et comme les Français ne sont pas dupes, l’effet déflationniste, c’est-à-dire réducteur de croissance, va être encore amplifié par leurs anticipations.

Ce n’est nullement un hasard si le moral des Français est redescendu au plus bas depuis mai 2009 selon la dernière enquête de l’Insee et pas davantage si le taux d’épargne (c’est à dire le taux de non-consommation) des ménages atteint des sommets.

Lorsque les nuages s’accumulent à l’horizon économique, que les prestations sociales sont menacées, tandis que la peur du chômage reste vive, que de surcroît la réforme des retraites apparaît plus que jamais comme une promesse de pénitence, il est logique, en tout cas compréhensible, de reporter à plus tard tel ou tel achat important.

Et derrière, ce sont les entreprises qui font la grimace, car après avoir un peu investi ces derniers mois pour reconstituer leurs stocks, elles regardent l’avenir avec un regain de pessimisme comme en témoigne une autre enquête récente de l’Insee auprès des chefs d’entreprises.

Et pourtant, répétons-le, chercher à réduire le déficit et en même temps favoriser la croissance serait plutôt une bonne idée et ne s’apparenterait pas forcément à une mission impossible.

Créer de nouvelles tranches d’imposition sur les hauts revenus

Sans que cela nuise vraiment à l’économie, tout au contraire, il serait judicieux de procéder à « une hausse différenciée des impôts », à commencer bien sûr par la suppression du bouclier fiscal et la création de tranches d’imposition supplémentaires sur les hauts et très hauts revenus.

Certes, cela ne résoudrait pas d’un coup la problématique de la réduction du déficit.

Cette taxation supplémentaire ne pèserait pas nécessairement sur les dépenses de consommation des intéressés. Mais ce serait un symbole, un signal aisément compréhensible par la plupart des consommateurs -à savoir que ce ne sont pas toujours ceux qui ont le moins de moyens qui sont appelés aux sacrifices. Cela mettrait un peu de baume sur les anticipations négatives qu’on évoquait et pourrait redonner un peu confiance en l’avenir, en sortant le pays de ce climat d’apathie généralisée que chacun observe.

Dans des périodes de rudesse économique comme celle que traverse la France, et pas seulement elle, réunir un vaste consensus autour d’une politique serait évidemment indispensable. Seuls des actes forts par leurs effets directs, mais également par leur symbolique, pourraient y contribuer. Manifestement nous n’en prenons pas le chemin.

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  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 12h30 le 13/07/2010
    • Internaute 29846
      menuisier

    « Pour mettre en musique l’une et l’autre, il s’agirait de doser subtilement “

    Vous voulez la recette du paté d’alouette à l’éléphant ? : -)

  • touko_2
    touko_2
    fonctionnaire http://minettelol (...)
    • Posté à 12h52 le 13/07/2010
    • Internaute 70143
      fonctionnaire http://minettelol (...)

    Chose que je n’ai jamais compris .
    Pourquoi les gouvernement ne mette pas un impôt variable sur les haut et très haut revenus ? ?

    Hausse quand ça va mal, et baisse quand l’économie va bien ? ?

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      • Posté à 14h38 le 13/07/2010
      • Internaute 29846
        menuisier

      Parceque pour eux, les hauts revenus « ont vocation » à le rester et à propérer quelque soit la conjoncture.

      La même logique préside aux parachutes dorés, golden hello et plans de stock options (défiscalisées par ce champion de la gauche qu’est DSK) qui peuvent couronner une carrière catastrophique.

      Les aléas c’est bon pour les pauvres qui payent leurs impots.

  • ON M RSA2012
    ON M RSA2012
    Touché en plein coeur
    • Posté à 12h53 le 13/07/2010
    • Internaute 85545
      Touché en plein coeur

    Perso J’adore Christine Lagarde, elle est encore plus drôle que Guillon.

  • tvargentine-
    • Posté à 13h05 le 13/07/2010
    • Internaute 17486

    Avec la reprise économique il est normal que l’Etat décide de comprimer certaines dépenses et modernise par des réformes son administration en réduisant le nombre de fonctionnaires

    Nous voyons bien déjà que la numérisation et l’automatisation permettent d’accroitre la productivité et que le role d’un Etat fort et moderne n’est pas d’absorber la richesse d’un pays pour une minorité de fonctionnaire,qui dispose d’avantages sociaux par rapports aux travailleurs du privé

    Ici ,il existe une fracture sociale,qu’il convient de réduire entre le public et le privé

    Il faut aussi supprimer les concours pour accèder à des emplois administratifs ,car dans le privé ,les travailleurs ne passent pas de « concours » et ne sont pas plus idiot

    Lien

    • Tassin
      Tassin répond à tvargentine-
      Inquiet
      • Posté à 14h02 le 13/07/2010
      • Internaute 70606
        Inquiet

      « Nous voyons bien déjà que la numérisation et l’automatisation permettent d’accroitre la productivité »

      Il faut donc diminuer le temps de travail sinon le chômage augmente.

    • gribouillemoqueur
      • Posté à 15h24 le 13/07/2010
      • Internaute 36141

      1 ) Il faudrait déjà être sur le chemin de la reprise : La reprise était artificielle par l’injection dans l’économie de l’équivalent de 5 points de PIB d’aides diverses et variées. Enfin, le rebond semble déjà s’essouffler si on considère les chiffres de la croissance du premier trimestre. Ce n’est donc pas le moment de couper dans les dépenses.
      2) Sur la modernisation : il n’est question que de la suppression d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, aucunement de modernisation. Il serait plus logique de réorganiser et de moderniser les services publics avant d’effectuer des suppressions de postes. Mais là, ça suppose d’investir pour réaliser des gains de productivité, d’avoir de vrais managers pour diriger les ministères, et non des pros de la com comme aujourd’hui.

      • tvargentine-
        • Posté à 18h32 le 13/07/2010
        • Internaute 17486

        Rappelons nous de 1996 quand Chirac décide avec son mentor le Marquis De Villepin et Alain Juppé,de dissoudre l’assemblée nationale sur des prévisions économiques catastrophiques

        Quelques mois plus tard,les économistes constataient tous une reprise économique qui avait démarré avant la dissolution

        Personellement,je regarde autour de moi et je constate que l’activité à bien redémarré mais peut être pas partout (l’immobilier)

        Donc,soyons réaliste et attendons de voir la rentrée pour en tirer des conclusions

        Lien

    • Errance
      Errance répond à tvargentine-
      écouteur d'histoires
      • Posté à 16h05 le 13/07/2010
      • Internaute 114729
        écouteur d'histoires

      Tiens vous avez encore mis votre neurone en court circuit.

      news sur l’argentine vous foutez le trait d’union hahahahahaha quelle rigolade.

    • duarn
      duarn répond à tvargentine-
      • Posté à 17h26 le 13/07/2010
      • Internaute 17322

      Que de lieux communs. Lisez un peu et surtout autre chose que « Le Figaro » voix de son Maître ou « Valeurs actuelles » cette remarquable revue historique médiévale.

      • tvargentine-
        tvargentine- répond à duarn
        • Posté à 18h23 le 13/07/2010
        • Internaute 17486

        Je ne lis le figaro presque jamais à l’exception du Canard enchainé et du Parisien libéré

        Mais,il est sain dans une démocratie que les citoyens expriment des idées qui ne tombent pas dans l’anti-sarkozysme primaire mais que ces idées permettent de moderniser le fonctionnement d’un Etat

        Le problème c’est que les collectivités locales font l’inverse et explosent les compteurs d’embauches de fonctionnaires et cela représente un cout sur les factures diverses et charges

        Pour un meilleur service ? ,j’en suis pas sur

         
        • duarn
          duarn répond à tvargentine-
          • Posté à 18h33 le 13/07/2010
          • Internaute 17322

          1° 90% des fonctionnaires supplémentaires dans les régions et les départements ne sont que des fonctionnaires d’État qui ont été « décentralisés » par Raffarin (ex : personnels non éducatifs de l’EN). Les 10% restant représentent les postes qu’ils a fallu créer à cause des transferts de compétence de cette nouvelle décentralisation .

          2° Nicoléon a un comportement primaire, qu’il ne s’étonne pas d’être critiqué parfois sur le même registre...

        1 autres commentaires
    • romme
      romme répond à tvargentine-
      Salarié
      • Posté à 11h08 le 14/07/2010
      • Internaute 89958
        Salarié

      Arrêtez de nous bourrer le mou en répétant les contre-vérités sarkosystes sur la dépense publique. Les chiffres de l’INSEE (Cf Lien fichier dépenses des APU) montrent que :
      1 les traitements des agents publics représentent 23,8 % des dépenses. Le reste soit 76,2% revient donc aux contribuables sous diverses formes voire est la contrepartie des revenus de certaines professions type du secteur médical libéral.
      2 Sur très longue période, ces traitements augmentent moins vite que la ligne prestation (depuis 1959 X 63 pour les traitements des agents publics, X 82 pour le total « prestations et autres transferts »). Le décrochage est manifeste depuis 1989 (progression moyenne de 3,8 % contre 4,5 % pour les prestations).
      3 Depuis 2007, l’écart s’est encore creusé : la ligne rémunération a progressé de 5,2 % entre 2009 et 2007, celle des prestations de 10,7 %. Si celles-ci avaient progressé au même rythme que les rémunérations, on aurait économisé 29 milliards d’euros (sur un déficit de 144 milliards d’euros).
      Bref, pour des observateurs étrangers type FMI, l’urgence serait de tailler dans ces prestations ; autrement dit de faire évoluer les revenus des professions libérales subventionnées au même rythme que celui des salariés de l’hôpital public.
      Enfin, je ne suis pas d’accord sur deux autres points :
      - la « fracture sociale » entre le public et le privé n’existe que si on compare le premier au régime le plus défavorable qui existe chez le second (salarié de TPE sans convention collective). Elle disparaît voire s’inverse quand on prend comme référence des emplois du privé fonctionnellement comparables (par exemple ministère des finances versus secteur bancaire). Autrement dit, le secteur public n’aggrave pas les inégalités déjà existantes dans le privé mais les reproduit tout en les atténuant à la marge du fait de l’existence d’une grille de rémunération qui limite les écarts salariaux (mais cet effet s’atténue à cause des primes à la tête du client qui sont l’une des initiatives les plus détestables de sarkominus).
      - les concours ont été institués pour diverses raisons dont l’une était d’empêcher les ordonnateurs de la dépense publique (notamment élus) de peupler la fonction publique avec les enfants tarés de la bourgeoisie. Les supprimer ne ferait qu’aggraver les risques de népotisme déjà très forts vu la conception très particulière de l’intérêt public de la clique qui nous gouverne.

  • 101.7
    101.7
    Promeneur
    • Posté à 13h14 le 13/07/2010
    • Internaute 59121
      Promeneur

    Comment notre chère Mââââme Lagarde étudie l’avenir économique de la France :

  • thierry reboud
    • Posté à 15h18 le 13/07/2010
    • Internaute 20923

    Possible que Lagarde entre dans l’histoire économique comme la dame de la « ricession ». Faut faire gaffe avec les néologismes.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 15h38 le 13/07/2010
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Oui oui ça va être horrible , une spirale de récession épouvantable dans un gouffre sans fin , c’est l’évidence même . N’importe quel collégien de 4em en cours d’économie le comprendrait ..

    Mais que faire ? Tout miser la relance sur la fabrication de Cravates de chanvre ?

    QU’ON LES PENDE !

  • phildefer
    phildefer
    glandeur à la retraite
    • Posté à 16h07 le 13/07/2010
    • Internaute 28363
      glandeur à la retraite

    C’est pas avec tous les emplois qu’on supprime (publics et privés) que les jeunes vont truver du boulot.
    Réduisez le temps de travail

  • Fifi89
    Fifi89
    de l'huile sur la piste
    • Posté à 17h46 le 13/07/2010
    • Internaute 110929
      de l'huile sur la piste

    Si j’ai bien compris, la rilance c’est appauvrir davantage les pauvres et les supplier de consommer pour maintenir les dividendes des actionnaires à un taux satisfaisant.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h03 le 13/07/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Même pas drôle, je pensais que ce mot était juste la façon bien française de prononcer un truc en yaourt anglais.

    Mais elle a raison la vieille, c’est comme ça que ça devrait marcher : d’un côté on alimente le moteur en carburant, et de l’autre on taille tout ce qui perturbe l’aérodynamisme.

    Mais pour le côté rigueur, c’est pas trop difficile, suffit déjà d’arrêter de gaspiller.
    A commencer par ces putains de politiciens et autres bureaucrates d’état qui claquent des montagnes de fric pour des conneries qui ne sont pas nécessaires.
    Et pas que les bureaucrates de haut niveau, mais aussi pour les clampins de base. Pas individuellement, pas pour leurs quelques avantages, mais pour leur fonctionnement. Quand je vois qu’on a payé quelqu’un pour venir faire une inspection surprise de la redevance chez moi, en plein après midi un jour de travail donc avec une très faible probabilité que je sois là, ça fait pitié. Pas le type qui est venu, mais le fait qu’on lui ait dit de venir à ce moment là !
    A propos qu’on arrête de payer télés et radios de merde avec la redevance, soit on la supprime soit on l’utilise à quelque chose d’utile, genre au minimum financer toutes les radios et toutes les télés.

    Ensuite on arrête de claquer du fric dans une armée bien trop nombreuse pour ce qu’elle fait, on arrête les engins hors de prix et débiles genre SNLE, et on se concentre sur une armée d’élite avec le bon matos qui va bien.
    C’est fini la mentalité de 1914, on peut plus entasser les morts dans le no man’s land. Aujourd’hui on veut de la guerre propre, traduction avec un minimum de mort de notre côté, donc avec dix types en soutien pour un type sur le terrain, et pas juste un tas de fantassins entassés en tirailleur attendant que les Anglais tirent les premiers.

    On laisse aussi les flics faire leur boulot, le vrai, et pas courir derrière trois pauvres noirs dont le seul tort est de vouloir venir se faire exploiter chez nous. C’est de la thune perdue pour la police, et aussi pour l’industrie, parce qu’il faudra toujours des types pas trop regardants pour faire les sales tâches, et qu’au bout d’un moment un immigré ne l’est plus et donc ne veut plus faire le sale boulot.
    Que les flics arrêtent (ou plutôt qu’on arrête de leur ordonner) d’être là pour faire chier pour des peccadilles et n’engorgent plus la justice avec des broutilles sans importance. Et même qu’on arrête de mettre en taule pour un rien, quitte à payer pour une petite connerie autant se retrouver à faire des corvées, c’est doublement rentable.
    Et à propos de flics, qu’on légalise la marijuana, et qu’on la taxe. Ça aussi ça économisera beaucoup d’un côté et rapportera de l’autre.

    Et qu’on taxe tout le monde équitablement, du plus riche au plus pauvre, et pas juste les mecs qui ont juste assez de fric pour payer mais pas assez pour esquiver. Mais surtout le riche vu que donner un chômage pour le taxer ensuite c’est très con : D
    Qu’on taxe ce qui le mérite vraiment, le travail est une source de revenu honnête, mais la spéculation, l’héritage ou la magouille immobilière ne le sont aucunement.
    Laissons un choix cruel à tous ces enfoirés qui s’amusent à faire du pognon sur le vide : soit on les rackettent à mort, soit on leur lie les mains et on les laisse investir à long terme dans des vraies entreprises. Vu le mal qu’elles font, ça ne sera pas un mal que les places boursières délaissent notre Europe, il y aura toujours des gens prêt à investir de façon raisonnable et intelligente, à commencer par le simple péquin avec son plan d’épargne qui appréciera ne pas perdre toutes ses économies en une nuit.

    De même il faut être sans pitié avec ses sociétés qui dégueulassent tout : un litre de pétrole renversé = un million. Tant mieux si cela les coule, on en rouvrira d’autres qui sauront y faire.
    « Sauver les emplois » est le slogan le plus idiot qui soit. Ce qu’il faut sauver, c’est le revenu des types qui bossent. Et pour ça autant leur supprimer leur boite de merde, les envoyer en formation et leur fournir une meilleure boite.
    Fabriquer la même pièce pendant 40 ans c’est pas un boulot, un robot peut le faire. Piloter un robot, ça c’est un vrai boulot.

    De fait qu’on arrête de subventionner à tort et à travers, que ça soit pour faire pousser de l’herbe, construire une véranda pour son studio, pondre un mioche quand on a pas les moyens de l’élever ni l’infrastructure pour l’éduquer, planter une éolienne là où ça ne sert à rien, mettre sous perfusion une usine destinée à crever ou financer la surconsommation de voiture.

    Il serait plus efficace d’investir massivement et intelligemment dans ce qui vaut le coup.
    Déjà qu’on dépeuple les grandes villes et repeuple les campagnes, y’a des millions de candidats à l’exode urbain.
    Donc qu’on y (re)construise logements et infrastructure, à commencer par écoles, transports et hôpitaux. Quand ça coutera vraiment que dalle d’éduquer un gosse, y’aura plus besoin d’allocations familiales, quitte à ce que l’école fournisse aux enfants le strict nécessaire pour vivre.

    De même on peut en profiter pour remettre à plat toute l’industrie (au sens très large, j’y compte même les fabricants de software) et expédier des usines modernes et compétitives aux quatre coins du pays plutôt que d’entretenir des vieux trucs sans avenir dans les mêmes régions de misère. Mais surtout éviter de tout baser sur un seul type d’industrie !
    Sans oublier qu’il faut développer à fond l’industrie du recyclage, c’est totalement débile de balancer des tonnes de matériaux qui peuvent resservir.

    De même pour l’agriculture, certes faire pousser du blé dans les Alpes c’est pas facile, mais faudrait voir si y’a pas des trucs qu’on pourraient piquer à l’étranger et faire pousser chez nous. En Inde ils ont bien des tonnes de plantes qui poussent sur les contreforts de l’Himalaya.
    Faire pousser des mégatonnes de maïs c’est bien gentil, mais le bétail s’en fout de savoir ce qu’il mange, et on peut bien alterner l’origine de son alimentation, en plus il y a des chances que ça lui fasse du bien.
    Et surtout l’alternance des cultures réduit les problèmes de contamination.
    Évidemment pour cela il faut pousser à fond pour que plus de gens partent à l’école dans ses filières, histoire d’avoir des mecs capables de vraiment gérer leur bordel et pas juste un jardinier du dimanche à grande échelle.
    Et ce qu’on ne peut faire pousser chez nous, on se démerde pour le faire pousser dans des bonnes conditions à l’étranger. Histoire de pas recommencer à jouer à l’exploitation, on échangera un kilo de longane contre un kilo de cèpes.

    Quant à l’énergie, source vitale principale de toute civilisation, c’est simple : tout et partout. Genre dans cinquante ans le moindre toit sera un panneau solaire, la moindre côte comportera ses hydro-éolienne, le moindre spot possible utilisera la géothermie et je ne sais quoi encore qui nous débarrassera des centrales thermiques à charbon ou uranium.
    Avec des sources d’énergie partout, on aura pas à se soucier de fluctuations, on réduit les pertes du au transport, et tout le monde supporte de légers inconvénients plutôt que certains en supporte beaucoup.

    Et surtout qu’on change la mentalité officielle qui veut nous faire croire que la consommation est la surconsommation.
    Acheter un nouveau mobile tous les trois quatre ans c’est bien, histoire de profiter des dernières innovations. Mais en acheter un nouveau tous les six mois, c’est ridicule. Et je parle des mobiles, mais ça marche aussi avec les fringues ou les bagnoles.
    En plus si les gens ne claquent pas leur fric là dedans, ils enrichiront moins ceux qui exploitent les mecs à l’autre bout du monde pour un bol de riz, et claqueront tout de même leur thune mais pour les loisirs ou les services, donc en interne.

    • San De-
      San De- répond à Keldan
      • Posté à 19h52 le 13/07/2010
      • Internaute 19339

      J’ai rien contre le reste, mais au sujet de la police, c’est surtout qu’ils s’occupent à taxer les automobilistes moyens parce que la roue avant gauche à légèrement mordue la ligne, sans dépasser... ce qui a tendance à rendre les policiers aigries parce qu’au lieu de faire de la répression de délinquance, ils harcèlent les gens au nom de la politique du chiffre et pour que ça serve à la carrière d’un haut fonctionnaire qui chie sur le crâne du petit gardien de la paix de base...

    • San De-
      San De- répond à Keldan
      • Posté à 19h53 le 13/07/2010
      • Internaute 19339

      J’ai rien contre le reste, mais au sujet de la police, c’est surtout qu’ils s’occupent à taxer les automobilistes moyens parce que la roue avant gauche à légèrement mordue la ligne, sans dépasser... ce qui a tendance à rendre les policiers aigries parce qu’au lieu de faire de la répression de délinquance, ils harcèlent les gens au nom de la politique du chiffre et pour que ça serve à la carrière d’un haut fonctionnaire qui chie sur le crâne du petit gardien de la paix de base...

    • Lairderien
      Lairderien répond à Keldan
      • Posté à 21h34 le 13/07/2010
      • Internaute 22751

      C’est pas bien d’avoir un aussi gros bon sens, c’est dangereux de nos jours de trop réfléchir ; -)

    • barbouille
      barbouille répond à Keldan
      surfeuse
      • Posté à 22h22 le 14/07/2010
      • Internaute 62861
        surfeuse

      « on échangera un kilo de longane contre un kilo de cèpes. »

      hérétique !

      • Keldan
        Keldan répond à barbouille
        Now future & karpe diem
        • Posté à 11h44 le 15/07/2010
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        C’est vrai, c’est hérétique. Il vaut mieux 10kg de cèpes contre 1kg de longanes. Ou alors 100g de girolles contre 1kg de longanes...
        Ça se voit que j’aime pas les cèpes ? : D

         
        • barbouille
          barbouille répond à Keldan
          surfeuse
          • Posté à 12h56 le 15/07/2010
          • Internaute 62861
            surfeuse

          clair ! !
          et du durian plutôt que des longans ?

          • Keldan
            Keldan répond à barbouille
            Now future & karpe diem
            • Posté à 13h53 le 15/07/2010
            • Internaute 5164
              Now future & karpe diem

            J’aime autant ça que les cèpes, donc je vote à 1 pour 1 : D

        2 autres commentaires
    • caoua
      caoua répond à Keldan
      sur la lune
      • Posté à 22h57 le 14/07/2010
      • Internaute 95100
        sur la lune

      Je soutien à fond la démarche que tu viens d’accomplir, et surtout ce contenu qui à mon sens, pour beaucoup d’humain, peut être bénéfique, si bien sur, ils soient un tantinet réceptif, dotés d’un minimum de réflexion et de courage, afin d’agir en conséquence de plus de justesse et d’équilibre en ce monde.
      Ne penses tu pas ?

      • Keldan
        Keldan répond à caoua
        Now future & karpe diem
        • Posté à 11h54 le 15/07/2010
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        J’ai du mal à croire au bon sens de l’humanité, mais je sais qu’elle réagit facilement quand on lui tend une bonne carotte du genre « avenir meilleur ». Surtout quand on ne lui change pas radicalement sa façon de vivre mais qu’on modifie doucement son environnement économique et social.

         
        • caoua
          caoua répond à Keldan
          sur la lune
          • Posté à 13h03 le 15/07/2010
          • Internaute 95100
            sur la lune

          Mais qui donc est « on » pour toi ?
          Serai ce « dieu » qui s’occupe de son humanité ?
          Je pense plutôt que de partager son bon sens comme tu l’as fais est une action qui est belle.

          • Keldan
            Keldan répond à caoua
            Now future & karpe diem
            • Posté à 13h47 le 15/07/2010
            • Internaute 5164
              Now future & karpe diem

            On c’est On, le gars non déterminé, bref ceux qui accomplissent l’action désignée par le verbe suivant le on. En l’occurrence ceux qui détiennent le pouvoir civil nécessaire à réaliser une telle chose.

            Mais on peut aussi donner ses idées, dans ce cas là le on devient bien plus de monde car cette possibilité est bien plus accessible.
            Ce qui tombe bien car j’aime exprimer mon avis, ne serait-ce que pour ma propre satisfaction, et j’avais du temps pour l’écrire : D

            • caoua
              caoua répond à Keldan
              sur la lune
              • Posté à 17h13 le 15/07/2010
              • Internaute 95100
                sur la lune

               : D
              alors « on » sont vraiment pas dans le « cacadum », et en même temps, ils le sont carrément.
              Ils ne le sont pas puisque surement qu’ils vivent confortablement si ils arrivent a sustenter leur égo qui par le biais de tous les avantages physique qu’ils peuvent posséder et par la même occasion, de réagir comme ils le font, ils vivent bien et cela créer la situation actuelle.
              Et paradoxalement, ils le sont, puisque si ils conservent un minimum d’humanité, de bon sens, de réflexions « véritables », ils doivent très certainement être désemparés face à ce tel cauchemar (qu’ils ont dans le fond véritablement aucuns pouvoir ou tellement peu, car à mon sens, c’est un pouvoir illusoire) que du coup, ils doivent se retourner à la situation initial, a savoir sustenter leur égo

              Ainsi, peut être devrions nous tous allez sur le chemin du bon sens comme tu as pu nous le faire voir, évidemment petit à petit, et nous englobe absolument nous tous humain.

              • Keldan
                Keldan répond à caoua
                Now future & karpe diem
                • Posté à 17h35 le 15/07/2010
                • Internaute 5164
                  Now future & karpe diem

                Oui mon fils, rejoins moi sur le chemin du bon sens et tu seras éclairé par la lumière de la Magna Veritas : D

                C’est tout l’art du gouvernant : contenter à la fois ceux qui lui donnent le pouvoir politique, autrement dit dans une démocratie les électeurs, et ceux qui lui donnent les avantages de sa situation qu’on pourrait nommer les lobbys corrupteurs.
                Ce qui fait qu’un gouvernant honnête qui se contente de son salaire et de sa voiture de fonction n’aurait plus qu’à se préoccuper de ses administrés...

                • caoua
                  caoua répond à Keldan
                  sur la lune
                  • Posté à 18h59 le 15/07/2010
                  • Internaute 95100
                    sur la lune

                  Milles excuses,
                  je ne me suis probablement pas exprimé suffisamment clairement.
                  J’englobe dans ceux qui ont le pouvoir, aussi bien les politiques, que les lobby, que les mafias, que les sectes, que les religions, que les lapins blanc, ... bref tout ceux qui pensent avoir du pouvoir sur autrui.
                  C’est à mon sens eux qui sont en première ligne pour montrer le bon exemple je pense.
                  Par contre de ce que je peux remarquer avec l’humain, en les écoutant, d’après eux, ce n’est jamais « de leur faute », alors la question qui me turlupine l’esprit est : d’après cela, comment cela se fait ce qu’il y a tant de problèmes, puisque ce n’est jamais personne ? ? ?
                   : D

        5 autres commentaires
  • jonathan.raleigh
    • Posté à 02h57 le 14/07/2010
    • Internaute 118105
      expat

    « Côté relance, ça va beaucoup moins bien : les mesures de soutien de l’économie, notamment en faveur des plus pauvres adoptées en 2009 “
    -> une politique de relance n’est pas forcement un soutien à la consommation. Un peu de rigueur sur les termes svp.

    ‘à commencer bien sûr par la suppression du bouclier fiscal et la création de tranches d’imposition supplémentaires sur les hauts et très hauts revenus.’
    -> Comme vous le dites, cette action ne serait que symbolique donc la confiance des consommateurs ne changerait pas et ne rapporterait bien en terme de fiscalité.

    La grande priorité est de faciliter le crédit aux entreprises via un changement des règles bancaires, puis bien sûr de diminuer le coût de l’emploi (taxe pro...) pour accroître la compétitivité.
    Ce dernier est point est sujet à débat selon le ’type’ d’économiste.

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