Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

L'échec de Séoul nous renvoie au dilemme rigueur/croissance

Jean Matouk
Economiste
Publié le 12/11/2010 à 22h58

Avant même qu’elle ne commence réellement, on se doutait que la réunion du G20 de Séoul ne résoudrait ni la « guerre des monnaies » ni la question de la faible croissance des pays développés. Tel a bien été le cas.

Nicolas Sarkozy n’en est peut-être pas mécontent. Cela lui laisse, espère-t-il sans doute, un large champ de manœuvre pour son année de présidence. Et tous nos dirigeants se sont, une fois de plus entre-légitimés en « prime time ». Mais quelles sont les raisons économiques de cet échec ?

L’alliance sino-allemande contre le laxisme américain

La Chine refusait qu’on aborde front le problème de la sous-évaluation du yuan, souhaitant, comme on l’a déjà écrit, la réaliser à son rythme, en transférant progressivement son activité économiques de l’exportation vers la consommation intérieure, ce qui passe par des hausses de salaires, l’organisation d’un vrai système de retraite et d’une assurance maladie, bref, une sorte de « sino-fordisme ».

Du coup, le secrétaire américain au Trésor avait proposé que les gouvernements s’engagent, au moins, à mener des politiques économiques qui maintiennent le solde extérieur de leurs divers pays entre -4% et +4%. Mais ce second objectif chiffré a été écarté avant même que le sommet ne commence.

Pour une première raison très actuelle : la semaine dernière, la Banque centrale des Etats-Unis a annoncé l’émission de 600 milliards de dollars nouveaux, pour le rachat de titres de dette des Etats-Unis, ce qui correspond à de la création monétaire pure.

Ces dollars viendront augmenter l’offre de dollars sur le marché des changes et le feront baisser encore un peu plus au détriment du seul euro puisque, par rapport aux autres monnaies, le yuan chinois baissera avec lui. Cela ne constituait pas une très bonne entrée en matière vis-à-vis des Européens.

Des balances commerciales bien trop divergentes

Mais la proposition américaine était par ailleurs disqualifiée par l’état actuel des balances commerciales (voir les chiffres de l’OCDE).

  • Le déficit commercial américain a été de 4,8% du PIB en 2008, puis de 3,5% et 3,9% en 2009 et 2010. L’objectif de 4% est donc à portée raisonnable des Etats-Unis sans gros sacrifices.

  • Il conviendrait aussi très bien au Japon, dans l’autre sens, puisque ses excédents répétés sont inférieurs à 4% (2,8%, 3,3%, 3,5% sur les trois mêmes années).

  • Par contre la Chine est coutumière d’excédents de plus de 5%, performance qu’elle partage d’ailleurs avec l’Allemagne (6,2%, 3,3% mais 4,2% à nouveau, en 2010) et quelques autres petits pays comme les Pays-Bas ( lus de 8% régulièrement). Notre invité récent Hu Jin Tao a donc trouvé un allié de poids chez Angela Merkel pour refuser aussi la double limite des 4%.

  • Du côté de l’Allemagne, on campe sur la position que tous les pays peuvent être vertueux, à l’instar de ce qu’elle est, et a été, par l’austérité qu’elle s’est imposée de 2005 à aujourd’hui, mais aussi par l’art de préserver son industrie par l’investissement et l’innovation. Cette posture vaut selon elle autant pour les Etats-Unis que pour d’autres pays européens, comme France, Grande Bretagne, Italie, Espagne, qui répliquent, année après année, des déficits commerciaux de 2% du PIB.

Les mêmes Allemands interdiraient d’ailleurs à Jean-Claude Trichet, gouverneur de notre Banque centrale, d’émettre comme la Fed des milliards d’euros pour soutenir la croissance européenne, pour peu qu’il le veuille.

Sur ce point précis, les Allemands ont tort, obnubilés qu’ils sont par l’inflation. Celle-ci ne menace aucunement l’Europe ; un petit peu plus d’inflation améliorerait les anticipations des industriels, et une réponse monétaire modéré du berger européen au loup américain serait sans doute de bonne tactique.

Concilier austérité budgétaire et soutien à la croissance

En tout cas, le communiqué final de Séoul est dans le plus pur style des consensus vides et nous laisse, tous, pays européens non-allemands, devant notre douloureux dilemme : faire de l’austérité budgétaire, sans coup de frein à la croissance, sous les contraintes des « gnomes » des marchés, du dollar qui baisse par rapport à l’euro, et des importations chinoises qui, malgré les hausses de salaires chinoises, restent destructrices.

La conciliation est difficile, mais pas impossible. Il faut, pour cela, faire de la micro-économie. Prélever très précisément là où l’on sait que c’est sans impact sur la consommation ou l’investissement. Dépenser là ou l’on sait, très en détail, qu’il en résultera, immédiatement un vrai investissement avec emploi ou, après demain, comme dans l’accueil de la petite enfance ou la recherche, des hommes mieux formés et des grappes de nouveaux produits ou de nouvelles technologies.

Il faut, pour cela, une large concertation avec les acteurs de l’économie et pas seulement entre techniciens du Budget et parlementaires. Autrefois, c’est ce qui se passait, en France, au commissariat au Plan. C’est aussi ce qui se passait au ministère de l’iIndustrie au Japon ! C’est ce que les Allemands font depuis toujours par un accord spontané entre industriels, Etats et partenaires sociaux.

L’expérience le montre encore une fois : le seul jeu du marché et des prix ne suffit évidemment pas pour assurer sans crises la croissance mondiale. Les Américains qui disposaient, face au reste du monde, d’atouts de domination, comme le dollar, leur puissance militaire, leur poids économique, parvenaient, depuis 1980, à imposer cette seule régulation libérale. Ils se trouvent aujourd’hui (dommage pour Obama !) devant un partenaire-adversaire qui les tient par la dette et leur résiste.

L’Europe, si elle voulait exister -car aucun de ses pays composants ne le peut seul- aurait là un beau coup de billard à jouer.

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  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 00h01 le 13/11/2010
    • Internaute 29846
      menuisier

    Formidables équations !

    le bonheur des peuples, il est où ?

    • A déménagé le 1-6
      • Posté à 00h07 le 13/11/2010
      • Internaute 61755

      égoïste.

    • pablico
      pablico répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 02h18 le 13/11/2010
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      C’est un peu comme la médecine au temps des « lumières » et avant.

      On faisait une saignée, même chez un anémié..et la purge qui va avec..dans la foulée.

      Que voulez vous il faut saigner, purger.... cela fait du bien quitte à en crever..

      (ironie)

      • viva zebda
        viva zebda répond à pablico
        Ni maître, ni croquettes
        • Posté à 04h11 le 13/11/2010
        • Internaute 25029
          Ni maître, ni croquettes

        le rêve des pauvres,reste le cauchemars des riches
        et inversement...

    • christobal0094
      christobal0094 répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
      citoyen du monde
      • Posté à 16h13 le 14/11/2010
      • Internaute 77671
        citoyen du monde

      La j’en suis tout epate.

      Dans le catalogue de la pensee simpliste rue 89 nous la joue primaire.
      Rectifions donc :

      - Apres l’echec du G-20 de Seoul venant apres tous les echecs de tous les G-20
      - Il serait temps de se rendre compte que la Mondialisation heureuse ne fonctionne pas
      - il serait temps d’aller visiter les usines qui produisent et de s’interesser aux salaires
      - il faudrait arreter de prendre les consomateurs pour de simples abrutis de la carte visa
      - il faudrait parler redistribution par les salaires
      - il faudrait parler justice sociale
      - il faudrait sortir la tete du bac a sable et arreter de repeter les mantras vetustes

      ou bien seuls survivront les clients fortunes de Vuitton, Rolex et Rolls Royce.

      Qund un putain de systeme ne marche pas on ne parle pas de croissance ou d’austerite !

      On parle de changement.

  • A déménagé le 9-8
    • Posté à 00h31 le 13/11/2010
    • Internaute 5710

    nous renvoit

     ! !

    nous renvoie, ce serait mieux, non ? ?

    • Hodie
      • Posté à 00h39 le 13/11/2010
      • Internaute 35669

      « aborde DE front » plutôt que « aborde front » et « son activité économique » plutôt que « son activité économiques », ce serait sans doute mieux aussi (le tout § 2)

  • viva zebda
    viva zebda
    Ni maître, ni croquettes
    • Posté à 03h43 le 13/11/2010
    • Internaute 25029
      Ni maître, ni croquettes

    les rigoureux nous diront qu’une politique de croissance n’aide pas la rigueur ; -)
    .et c’est sans doute pour cela que certain,s’entêtent a « produire » des chômeurs
    donc en 2017 ,ceux qui bosseront , seront exploités jusqu’à 70 ans

  • Wildleech
    Wildleech
    révolutionnaire en devenir
    • Posté à 02h54 le 13/11/2010
    • Internaute 81842
      révolutionnaire en devenir

    « L’art Allemand de préserver l’industrie par l’investissement et l’innovation »
    Car ce n’est évidemment pas à cause du recul de l’âge de la retraite, des réductions de salaires, de la protection sociale en diminution, ou des délocalisations partielles que l’industrie allemande tient le coup (le coût ?).

    Peut-être les grandes fortunes et les banques allemandes sont-elles plus patriotes que les françaises.
    Peut-être que, si tous les grands pays européens avaient suivit, aussi tôt, le même chemin, la balance commerciale allemande serait moins positive.
    Peut-être l’économie européenne est-elle faite par et pour l’Allemagne.

    Il se peut aussi que la dette mondiale, aggravée par la spéculation, soit devenue trop importante pour être un jour remboursée.

  • viva zebda
    viva zebda
    Ni maître, ni croquettes
    • Posté à 04h01 le 13/11/2010
    • Internaute 25029
      Ni maître, ni croquettes

    nicolaï rève d’une armada de coiffeurs et autre services ,(en micro entreprise,qui en ne déclarant pas suffisamment,n’auront pas leurs point retraite) pour remplacer l’industrie,ainsi liliane et autres....pourront casinoter a la grande bourse mondiale défiscalisée

    pendant ce temps là ,de brillants économistes nous poussent a nous résigner

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 06h01 le 13/11/2010
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    si M. Matouk parle du PLAN avec une certaine tendresse et une certaine nostalgie, c’est sans doute un signe que le capitalisme tire sur sa fin
    (oufff ! !)

  • zorbeck
    • Posté à 09h12 le 13/11/2010
    • Internaute 9110

    Même si cette critique n’est pas dénuée de fondement, je trouve un peu facile de faire reporter l’échec européen ou du G20 sur la seule rigueur allemande, et dommage que Jean Matouk n’ait même pas aborde un dossier fondamental qui brille ici par son absence : celui de la régulation financière.

    Il est évident que si l’Europe mettait en place une taxe sur les transactions financières, cela modifierait les termes du débat sur ce sujet au sein du G20. On préfère en réalité la défendre au sein du G20, sans la mettre en place en Europe, ce qui est tout a fait hypocrite.

    Et question hypocrisie, notre grand leader charismatique, l’homme a la verticalité limitée puisqu’on ne peut plus le dire autrement, le grand réformateur du capitalisme donc, est le champion absolu (source mediapart Lien) :

    « D’abord, le bonus des traders. C’était à l’agenda 2009 du G-20. J’étais négociateur pour la directive européenne, qui entrera en vigueur au 1er janvier 2011. Le texte va encadrer de manière harmonisée au niveau européen les salaires des dirigeants des grandes banques et les bonus des traders. Je peux vous dire que la position de négociation de la France face au Parlement européen était complètement en opposition avec les grands discours de moralisation du capitalisme tenus par Sarkozy. Le dernier jour de la négociation, les conservateurs britanniques ont lâché avant la France, qui pendant une demi-journée s’est retrouvée seule avec l’Italie de Silvio Berlusconi pour continuer à défendre des règles moins strictes d’encadrement des bonus. »

    Et puis ensuite les paradis fiscaux :

    « Nous avions la possibilité à travers un texte sur l’encadrement des fonds spéculatifs, qui sont à 80% situés dans les paradis fiscaux, de sanctionner les investisseurs européens qui investissent dans des fonds situés dans ces pays. Cela revenait à couper les paradis fiscaux de l’accès à leur matière première, à savoir l’argent des pays du Nord. Il y avait une majorité au Parlement pour voter cette disposition. Mais les Etats, et notamment la France , y étaient hostiles. Seule l’Allemagne ne s’y est pas opposée, cohérente en cela avec sa volonté de moraliser le capitalisme. La France a été sur ce dossier dans le double discours. “

    En bref, j’ai beaucoup plus d’estime pour une personne comme Merkel qui, même si elle défend des restrictions budgétaires contraignantes et impopulaires, n’hésite pas a faire passer les banques a la caisse (cf la prohibition du ‘short selling’ speculatif), alors qu’ici la toute première mesure prise par le Grand Leader charismatique a été un cadeau aux riches via le bouclier fiscal. C’est trop facile d’alimenter une vieille jalousie germanophobe quand le problème principal est bien chez nous.

    • Jean Matouk
      Jean Matouk répond à zorbeck
      Economiste
      • Posté à 10h24 le 13/11/2010
      • Internaute 1101
        Economiste

      Vous avez raison Zorbek !
      Mais je suis déjà trop long par rapport au format normal des textes sur Rue 89. L’économie est une discipline complexe et il faudrtait convoquer, chaque fois, des pans entiers des livres et articles d’éconiomie. ce n’est pas possible
      Mais je ne suis déjà exprimé sur la régulation plusieurs fois, notamment à propos du ratio de solvabilité qu’on ne se décide pas à fractionner en deux : un à 20% sur les risques de marché et un à 4% et non plus 8%, sur les crédits.
      C’esr un prêche dans le désert car aujourd’hui, le PNB est pour 60/70% fondé sur les marchés
      Bon dimanche

      • zorbeck
        zorbeck répond à Jean Matouk
        • Posté à 21h15 le 13/11/2010
        • Internaute 9110

        Oui, c’est d’ailleurs un défaut de ce site s’il existe une contrainte systématique a limiter la taille des articles (je l’ignorais), même si j’en vois l’intérêt. Et pour souvent vous lire, j’avais bien remarqué que vous n’êtes pas adversaire d’une régulation financière, comme le montre votre remarque sur la séparation souhaitable entre risques de marché et de crédit...Ce qui me fait penser a un article que j’avais lu dans la presse financière (WSJ ou FT) qui expliquait que si l’homme aux talonnettes ne voulait pas de ce genre de régulation, c’était pour ne pas déplaire a ceux qui l’avaient placé au pouvoir (je n’invente rien, si je retrouve l’article je vous l’envoie, c’est tout a fait explicite).

        Pour expliquer un peu plus ma réaction a votre article, il y a deux raisons qui la motivent.

        La première, c’est qu’accuser l’Allemagne de ne pas jouer le jeu européen revient trop souvent, de la part de nombreux commentateurs, a accuser le premier de classe d’égoïsme, pour mieux ignorer ses propres faiblesses. A lire certaines intervention sur ce site (et c’est pire ailleurs, car sur les sites de droite on trouve le chauvinisme et la rancœur en plus), on a parfois l’impression que de l’autre cote de la frontière ce sont des lumpen qui bossent comme des fous pour des salaires de misère. Vous savez comme moi que ce n’est pas le cas, et que grâce a un consensus véritable, les Allemands ont su absorber le coût faramineux de la réunification sans pour autant faire tourner la planche a billets. Bien sur, leur crainte de l’inflation est très exagérée, mais cette dernière leur a apporte Hitler, et je peux comprendre qu’ils s’en souviennent...

        La deuxième, c’est évidemment la posture adoptée par le numéro un du Sarkozistan, qui est le premier a critiquer l’attitude allemande, et qui se permet le luxe de faire en coulisse exactement, même pas a peu près, le contraire de ce qu’il annonce devant les cameras de télévision. Car quand même, qui sait – a part les lecteurs de Mediapart – que dans les négociations européennes, la France s’est opposée, avec les Anglais et l’Italie de Berlusconi, a la taxation des traders ? Beaucoup plus scandaleux encore, qui sait aujourd’hui que la France s’est opposée lors des négociations sur le sujet, a l’encadrement des fonds spéculatifs et des paradis fiscaux, véritables vermines de la finance mondiale ?

        Vous êtes économiste, et vous devez savoir comme moi que les hedges funds et autres saloperies du même genre n’investissent que dans le court terme, n’ont d’autres buts que de dépecer les sociétés sur lesquelles ils font un raid, se foutent prodigieusement du sort des victimes de leur rapacité une fois leurs bénéfices engrangés et leurs parts revendues a un prix surfait, et sont bien évidemment pratiquement tous domiciliés dans les paradis fiscaux, la ou se trouvent les milliards du Bannier de crabes et autres fréquentations du Numero Un, l’homme aux talonnettes et aux Rollex...

        Je trouve ahurissant le silence des media sur cette question, peut-être un peu moins quand on se rend compte de toutes les manœuvres d’intimidation ayant pour cibles les journalistes du Sakozistan, ce petit état voyou de l’Europe de l’ouest...

         
        • Totsaki
          Totsaki répond à zorbeck
          • Posté à 16h27 le 15/11/2010
          • Internaute 7203

          Le modèle allemand n’est ni à rejeter en bloc ni à suivre aveuglément car il ne représente certainement pas la panacée pour une mondialisation « vraie » et forcèment utopiste.

          Et avant de parler mondialisation, parlons Union européenne et du nouveau dispositif de MERDES (SDRM en inglishe) :
          Lien

          • zorbeck
            zorbeck répond à Totsaki
            • Posté à 20h00 le 16/11/2010
            • Internaute 9110

            Oui, mais le MERDES aka SRDM ne semble pas une mauvaise idee franco-allemande, puisque in fine ce serait les speculateurs qui paieraient aussi. Mais ca ne doit pas faire plaisir aux Grand Bretons, et je suppose qu’ils feront tout pour ne pas en arriver la.

        • sot6son
          sot6son répond à zorbeck
          Pâtre apatride
          • Posté à 18h21 le 16/11/2010
          • Internaute 120134
            Pâtre apatride

          En tant que financier, je ne peux qu’approuver à 100% ce message et le précédent que vous avez écrit.
          Sarkozy est encore plus lâche face au monde de la finance qu’Obama, pourtant largement raillé dans les médias français pour sa réforme vide il y a quelques mois. A ce jeu, Lagarde est aussi un roquet complaisant, dont le lobbying au niveau européen contre toute mesure contrevenant aux investisseurs fait grincer beaucoup de dents à Bruxelles.

          • zorbeck
            zorbeck répond à sot6son
            • Posté à 20h21 le 16/11/2010
            • Internaute 9110

            Merci pour votre soutien, j’ai trop souvent l’impression de prêcher dans le désert, et moi aussi je travaille dans le sacro-saint de la finance...

            La reforme d’Obama n’est pas si vide que ça, même si elle ne va pas assez loin elle impose quand même ce qui est impensable en Europe : la séparation des activités de crédit et de marche.

            Ici en Europe, les banques dites universelles sont bien trop puissantes, et en France en tous les cas, il n’y a aucune volonté politique de limiter leur pouvoir : c’est tellement commode de laisser une SocGen spéculer a outrance et se comporter comme un hedge fund...Et quand on frise la cata, il suffit de condamner un lampiste comme Kerviel, par le plus gros foutage de gueule juridique de ces dernières années.

            C’est d’autant plus lamentable qu’au Sarkozistan le double jeu réel du gouvernement n’est pas perçu par le commun des mortels qui ne comprend déjà a la base pas grand-chose en économie et pratiquement rien a la finance. Il suffit de sortir « C’est la faute a l’Europe (libérale) » et tout le monde tombera d’accord...sans voir que d’autres pays, comme l’Allemagne, sont pourtant prêts a légiférer. On régresse collectivement en voyant le problème partout sauf chez nous, c’est quand même un comble...

            • sot6son
              sot6son répond à zorbeck
              Pâtre apatride
              • Posté à 11h18 le 17/11/2010
              • Internaute 120134
                Pâtre apatride

              Là je suis un peu moins d’accord avec vous : ce n’est pas parce que des banques sont universelles qu’elles sont dangereuses. Le plus grand fraudeur à l’échelle internationale s’appelle Goldman Sachs qui n’a pourtant aucune activité de retail banking, et n’a d’ailleurs pas d’activités majeures hors M&A et structured finance.
              Je ne suis d’ailleurs pas certain que la séparation des activités de crédit et de marché soient une idée miracle, car les synergies entre les deux mondes constatées lors de la crise des subprimes (où un crédit très long terme devient un produit dérivé très court terme, haché en de multiples parts) n’est qu’une étape de plus dans la complexificationn, qui aurait été tout aussi possible sans cette collusion. D’ailleurs, une fois de plus, c’est Goldman Sachs (principalement accompagné de Citigroup) qui a mis en place tous les produits type CDO ou ABS - pompant les idées de David X. Li.
              Cela dit j’aimerais bien savoir ce qui vous fait penser qu’en séparant les deux activités bancaires, on parviendrait à une finance plus épurée.

              Pour moi il ne sert à rien d’interdire à une banque d’avoir telle et/ou telle autre activité, surtout à l’heure où chaque enseigne montre sa propre banque (récemment allé à Nantes, j’ai eu la surprise de retirer de l’argent à la banque... Monoprix). Ce qu’il faut c’est que les fonctions, en soi, soient circonscrites. Comme je l’ai écrit dans un commentaire plus ancien, les « règles du jeu » en finance n’ont presque pas bougé depuis le milieu des années 80, alors que d’innombrables changements ont eu lieu depuis lors, et notamment la révolution de l’informatisation des activités. A partir de ce moment, où la crise systémique peut être créée d’elle-même par un algorithme un peu trop sensible à la volatilité de telle ou telle valeur, il est impératif de fixer des règles. Ca n’a pas été fait à la sortie de la bulle Internet, pas fait non plus à la sortie de la crise des subprimes à part quelques obscures mesures de fonds propres qui n’ont aucun sens puisqu’elles sont adossées à un discours prouvant le « too big to fail ». A partir de ce moment, comment contrôler une banque si tout lui prouve que même en jouant avec le feu, le pompier public viendra gentiment tout éteindre, quitte à y laisser sa peau ?

              En revanche, 100% d’accord sur votre dernier paragraphe. L’Europe entière, NS à sa tête, est en train de faire payer à l’Allemagne sa bonne conduite... à en tomber le cul par terre !

              • zorbeck
                zorbeck répond à sot6son
                • Posté à 12h04 le 17/11/2010
                • Internaute 9110

                Non, bien sur que ce n’est pas la solution à tout, mais ce que je vise par la c’est la separation des risques, et surtout celui du « too big to fail », car c’est quand meme un comble qu’on en arrive, de manière globale, a privatiser les bénéfices, à socialiser les risques et les pertes, et à mettre la responsabilité du tout sur l’europe, soi-disant libérale.

                Prenons un cas concret d’aujourd’hui. L’Irlande, qui a dit non à l’Europe parce qu’elle ne voulait pas d’ingérence européenne dans le dumping fiscal et social dont elle bénéficiait jusque là, se retrouve aujourd’hui, au nom de l’euro, à quémender des milliards à ces ingrats d’européens qui hésitent à la soutenir. Si vous lisez la plupart des commentaires sur ce site vous verrez que l’analyse standard est du type : « Ah cette saloperie d’Europe qui ne veut pas montrer de solidarité avec ces pauvres Irlandais », sans jamais se poser la question de l’origine de la faillite irlandaise.

                Et d’ou vient cette faillite d’apres vous ? Non pas, comme en Grece, suite à des falsifications de compte avec la collaboration de Goldman Sachs. Non. Ici c’est moins compliqué. Tout simplement parce que la surveillance du sectaire bancaire par les autorités de controle irlandaises étaient proche du zero et grace au dumping fiscal quil’accompagnait, une foule de banques, de fonds et d’institutions privées se sont domiciliées en Irlande (quel miracle) POUR BENEFICIER EN MEME TEMPS DE LA GARANTIE DE l’ETAT IRLANDAIS. Maintenant que les investissement massifs dans ces fonds speculatifs et actifs pourris remontent à la surface, il faut donc que le gouvernement irlandais se montre fidele à ses engagements, et éponge les milliards de pertes évaporés dans de la pure speculation exercéee par ces institutions, et maintenant demande aux européens un effort de solidarité en passant à la caisse (en ordre de grandeur, ce que chaque contribuable irlandais devrait payer est environ 10x ce que chaque contribuable amaericain doit payer pour financer le sauvetage d’Obama)
                plus de détails ici : Lien

                Ici aussi, le silence de ceux qui savent est sidérant...

        6 autres commentaires
  • Daniel Aouls
    Daniel Aouls
    Retraité
    • Posté à 09h34 le 13/11/2010
    • Internaute 132914
      Retraité

    Bonjour,

    Je pense que nous « renvoie » serait plus correct.

    Amicalement, Daniel.

  • papy55
    papy55
    prof. en province
    • Posté à 09h38 le 13/11/2010
    • Internaute 24237
      prof. en province

    Le sommet du G20 est l’événement auquel les chefs d’Etats et leurs experts doivent se « montrer “ mais auquel, ils se présentent avec leurs propositions intangibles et qui, au final ne peuvent conduire qu’au statu quo !
    C’est en fait une opération de communication à destination des peuples respectifs : ‘nous ne pouvons rien faire pour vous, la contrainte internationale nous l’interdit, par contre vous devez faire des efforts pour .......’ !

  • survivant
    • Posté à 09h46 le 13/11/2010
    • Internaute 25864

    Voilà, je vous ai démontré par ma personnalité, les cinq fondamentaux qui constituent la pensée anarchiste. Liberté, Indépendance, Amour, Confiance, Partage.

    Pour atteindre ces cinq niveaux et être lavé de tous vos préjugés, vous avez encore un énorme travail à effectuer sur vous-même. Lorsque vous aurez atteint cinq niveaux, vous serez alors devenus des êtres humains mûrs et responsables.

    Maintenant, je pense que les « restos du coeur », doivent bénéficier d’une place d’honneur en hommage à Coluche qui grâce à son amour pour les gens, il a créé ’les restos du coeur’ avec Jean-Jacques Goldman qui après la mort de Coluche à toujours continué l’engagement de Coluche. Ce mouvement j’aimerai lui offrir toute la place qu’il mérite en hommage à un homme, qui a su éveiller les consciences. Et personne, je dis bien personne ! Pas même moi, ne le remplacera.

    Bon, pour ma part je vais aller prendre un peu l’air, car désolé de vous décevoir mais je commence à étouffer dans ce mouchoir de poche.
    Je ne vous quitte pas pour autant, je reste à vos côtés, mais en qualité d’observateur.

    • jyeden
      jyeden répond à survivant
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 10h10 le 13/11/2010
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      c’est tres bien les restos du coeur
      coluche lui aussi est devenu une vache sacré
      drole d’anar que tu fais
      les gens qui frequentent les restos ont le DROIT à une vie décente ; les restos leur offre la charité
      le liberalisme a délibérement mis sur la touche une partie de la population pour augmenter les bénéfices
      cette population est devenue « de trop »
      les restos du coeur comme le rmi sont des cautères sur les plaies sociales
      la solution est de sortir du capitalisme, pas de faire de la charité de curetons

      • survivant
        survivant répond à jyeden
        • Posté à 10h43 le 13/11/2010
        • Internaute 25864

        Et bien, mon pote va s’y, la porte est ouverte. Tout ce que j’ai connstaté jusqu’à ce jour. C’est tout le monde se la raconte, mais personne ne sait par où commencer pour sortir de se merdier à part se taper sur la gueule !

      • survivant
        survivant répond à jyeden
        • Posté à 11h08 le 13/11/2010
        • Internaute 25864

        Pourquoi ,tu pensais peut-être qu’en banlieue il y avait que des singes ? Alors maintenat je te met au défi de faire la même chose que moi en un temps record avec un blessé à l’oeil. O ; k ? Ducon ?

         
        • survivant
          survivant répond à survivant
          • Posté à 11h59 le 13/11/2010
          • Internaute 25864

          Maintenant, que vous avez ce que vous voulez. Vous permettez que je prenne l’air ? Alors, merci de respecter à la lettre, ce que je vous ai demandé. De respecter, l’image de mon entourage et la mienne sous quelques que natures que ce soient. Je n’ai besoin de rien de vous. Tout vous est offert. Seulement que l’on respecte notre tranquillité.

        • jyeden
          jyeden répond à survivant
          khmer vert ( age des caverne, (...)
          • Posté à 12h00 le 13/11/2010
          • Internaute 20631
            khmer vert ( age des caverne, (...)

          j’ai rien compris à ce que tu disais
          mais c’est celui que le dit qui l’est

        2 autres commentaires
    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à survivant
      In enculo cum vibro
      • Posté à 12h35 le 13/11/2010
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro
  • damienl
    damienl
    Chercheur
    • Posté à 09h56 le 13/11/2010
    • Expert 101560
      Chercheur

    Je propose que l’on banisse le terme de « déficit commercial ». Le mot « déficit » n’est jamais utilisé qu’avec une connotation négative et l’association que l’on fait immédiatement est qu’un excédent commercial serait bon, un déficit commercial serait mauvais. Ce qui est bien entendu faux !

    Qu’est-ce qu’un « déficit commercial » (puisqu’il n’existe pas encore de terme plus approprié) ? C’est tout simplement importer plus que ce que l’on n’exporte. C’est donc recevoir plus que ce que l’on a donné, en payant la différence à l’aide de feuilles de papier vertes ! Si l’on veut reprendre la terminologie et l’analyse de ceux qui pensent qu’un « déficit commercial » est mauvais, cela voudrait dire que le mieux pour un pays serait de donner à l’étranger des biens d’une valeur supérieure à ce qu’il reçoit de l’étranger... Ce qui me semble bien étrange.

    De toute façon, cela n’a pas d’importance, vu que c’est le cadre d’analyse en lui-même qui n’a aucun sens ! par définition, la balance des paiements est égale à 0. Elle a deux composantes principales (en utilisant le système US, plus simple que celui de l’OECD) : la balance courante (y compris la balance commerciale et les services) et la balance des capitaux. Si un pays a une balance courante négative, cela veut dire que la balance des capitaux est positive. Ce qui peut par exemple vouloir dire que le pays est attractif pour les investisseurs étrangers, car c’est dans la balance des capitaux que l’on inclus les investissements directs de capitaux étrangers et les investissements de portefeuille...

    Si les Chinois (par exemple) vendent des voitures aux américains contre des billets verts, c’est parce qu’ils veulent utiliser ces billets pour acheter d’autres choses qui se vendent en dollars : soit des biens, soit des services, soit des actifs financiers ou des biens de capitaux ! L’argent revient toujours et, s’il ne revenait pas, cela voudrait dire que les USA ont obtenu des voitures contre du papier !

    On dira : « oui, mais les Chinois achètent notre dette, donc c’est mauvais ». En ce qui concerne les entreprises, il me semble qu’elles sont heureuses de trouver quelqu’un pour acheter leurs obligations et cela permet de financer de nouvelles opérations. En ce qui concerne l’État, on pourrait en effet ne pas apprécier que des entités travaillant pour une puissance étrangère achète la dette publique. Mais on peut répondre que rien n’oblige l’État à vivre au dessus de ses moyens et que, puisque l’État le fait, il vaut mieux trouver des investisseurs que de se demande comment on pourra faire face à toutes ses obligations !

    • Jean Matouk
      Jean Matouk répond à damienl
      Economiste
      • Posté à 10h36 le 13/11/2010
      • Internaute 1101
        Economiste

      Bon raisonnement selon l’image classique
      Dans celle-ci, les pays développés et riches, n’exportent plus des marchandises, mais leur épargne surabondante et percoivent des revenus de cette épargne , ce qui peut équilibrer leur balance courante ( marchandises+ services+revenus des facteurs) .. Mais il faut que la balance courante soit quand même positive pour compenser le déficit strcuturel de la balance des capitaux longs.. Sinon ils doivent avoir recours aux capitaux courts , flottants et dangereux.

      Malheuresuement ce beau shéma s’avère peut réaliste aujourd’hui. La chine , vieux pays, mais économliquement jeune, a un tel excédent commercial, qu’elle dispose de quoi investir masivement. Elle a d’abord détenu de la dette américaine, commence à détenir de la dette grecque et portugaise , et aussi à investir ddans des entreprises. Elle a donc un énorme excédent commercial, encore peu de revenus des capitaux, mais grâce aux investissments de délocalisations des américians et européens chez elles, sa balance des capitaux reste , sauf ereur équilibrée ( à vérifier)

      L’Allemagne vieut pays riche a , par contre, une balance commerciale excédentaire et on lui demande, sur un ton comminatoire, en la traitant de « non- coopérative », de cesser de gérer rigoureusement, et de lâcher ses atouts industriels pour diminuer sa balance commerciale au profit des pays moins bien gérés. Si vous étiez chancelier et non chercheur, le feriez vous ? ,

      • bionet
        bionet répond à Jean Matouk
        gérant
        • Posté à 13h07 le 13/11/2010
        • Internaute 83751
          gérant

        Concurrence déloyale de la Chine à laquelle il faudra mettre un terme d’une façon ou d’une autre.

      • marie eliane
        • Posté à 16h51 le 14/11/2010
        • Internaute 14608

        l’allemagne pratique la cogestion depuis longtemps : c’est peut etre là le secret de sa reussite ,meme si beaucoup reste à ameliorer ,en particulier, en ce qui concerne les femmes et la petite enfance ..

    • J.R
      J.R répond à damienl
      born again economist
      • Posté à 00h08 le 15/11/2010
      • Internaute 102307
        born again economist

      Merci de votre intervention non simpliste.
      Je commence à avoir une overdose des réactions du type : « c’est la faute des chinois et des allemands.

  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 10h56 le 13/11/2010
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    La position de l’Allemagne est plutôt étonnante, en particulier vis à vis de ses partenaires européens...
    Nous savons, en effet, qu’une bonne partie de ses excédents commerciaux sont réalisés à l’intérieur même de l’Europe (vis à vis de la Grèce, pour ne citer que cet exemple significatif), ce qui l’aide à développer un potentiel industriel lui permettant d’exporter vers le reste du monde.
    En imaginant que la Grèce (et autres) devienne « vertueuse » (comme ils disent !), elle n’importerait plus autant de technologie allemande... avec le ralentissement industriel et le coût social que cela supposerait en Allemagne... qui serait, de ce fait, moins bien armée pour aller jouer sur les autres marchés mondiaux.
    Voilà ce qui résume, à mes yeux, toute l’incohérence de cette « construction européenne » (château de sable !) à l’intérieur de laquelle s’exercent des concurrences -pas toujours loyales- ponctuellement avantageuses pour les uns ou les autres (foutus « nationalismes » !) mais qui lui interdisent de participer de façon univoque au débat entre les grands blocs.
    Imagine-t’on une équipe de rugby dans laquelle les partenaires se plaqueraient entre eux ?

  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 11h20 le 13/11/2010
    • Internaute 47359
      Retraité

    Austérité budgétaire et soutien à la croissance pour la France, ce n’est pas possible car la croissance est basée sur la consommation, ce qui est un non-sens quand on importe 60% de ce que l’on consomme.

  • Homere elmero
    Homere elmero
    communiste primitif
    • Posté à 11h44 le 13/11/2010
    • Internaute 87706
      communiste primitif

    La seule bonne nouvelle donc, c’est que la Chine est gouvernée par des gens prudents et intelligents, qui ne s’en laissent pas compter par nos apprentis sorciers.

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 12h15 le 13/11/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Il ne faut ni rigueur, ni croissance.

    Il faut faire tous les investissements qui n’ont pas été fait depuis 30 ans pour distribuer des dividendes.

    Il faut un moratoire sur les dividendes, tout investir dans des superstructures qui permettraient une croissance réelle, une croissance du niveau de vie de tous partout.

    (Réseaux d’eau potable, d’électricité, d’hydrocarbure, de transport des marchandises et des individus, des écoles, des hôpitaux, etc., performants, sécurisés et propres, sur toute la planète.)

    On ne peut pas compter sur les multinationales pour réaliser ce plan de bonne volonté. Un pouvoir politique fort devra les contraindre, manu militari si nécessaire.

  • bionet
    bionet
    gérant
    • Posté à 13h02 le 13/11/2010
    • Internaute 83751
      gérant

    Lorsqu’on évoque la « croissance » il faut préciser de quelle croissance on parle et dans quel contexte.
    Autrefois tous les secteurs professionnels et industriels étaient en pleine « croissance »

    mais aujourd’hui lorsqu’on dit « la croissance » il faut préciser « la croissance de l’innovation » sinon cela ne veut rien dire puisque tous les autres secteurs stagnent ou sont en recul concurrence mondiale oblige

    nous devons tout simplement accepter que sans innovation point de croissance et constater que comme l’innovation s’épuise, c’est un fait, alors il faut changer de modèle économique sinon la catastrophe nous attends tous.

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 13h25 le 13/11/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    La prémisse économique de la révolution prolétarienne est arrivée depuis longtemps au point le plus élevé qui puisse être atteint sous le capitalisme. Les forces productives de l’humanité ont cessé de croître. Les nouvelles inventions et les nouveaux progrès techniques ne conduisent plus à un accroissement de la richesse matérielle. Les crises conjoncturelles, dans les conditions de la crise sociale de tout le système capitaliste, accablent les masses de privations et de souffrances toujours plus grandes. La croissance du chômage approfondit, à son tour, la crise financière de l’État et sape les systèmes monétaires ébranlés. Les gouvernements, tant démocratiques que fascistes, vont d’une banqueroute à l’autre.

    La bourgeoisie elle-même ne voit pas d’issue. Dans les pays où elle s’est déjà trouvée contrainte de miser son dernier enjeu sur la carte du fascisme, elle marche maintenant les yeux fermés à la catastrophe économique et militaire. Dans les pays historiquement privilégiés, c’est-à-dire ceux où elle peut encore se permettre, pendant quelque temps, le luxe de la démocratie aux dépens de l’accumulation nationale antérieure (Grande-Bretagne, France, États-Unis, etc.), tous les partis traditionnels du capital se trouvent dans une situation de désarroi qui frise, par moments, la paralysie de la volonté. Le New Deal, malgré le caractère résolu dont il faisait étalage dans la première période, ne représente qu’une forme particulière de désarroi, possible seulement dans un pays où la bourgeoisie a pu accumuler des richesses sans nombre. La crise actuelle, qui est encore loin d’avoir dit son dernier mot, a pu déjà montrer que la politique du New Deal aux États-Unis, pas plus que la politique du Front populaire en France, n’ouvre aucune issue dans l’impasse économique.

    Lien

    • viva zebda
      viva zebda répond à Autist Reading -
      Ni maître, ni croquettes
      • Posté à 13h27 le 14/11/2010
      • Internaute 25029
        Ni maître, ni croquettes

      Un système où les richesses sont produites en fonction des besoins de la population, à travers une planification démocratique de l’économie ,est le seul système en mesure d’offrir une réponse aux travailleurs.

  • tvargentine-
    • Posté à 14h26 le 13/11/2010
    • Internaute 17486

    En faisant pas trop long.

    La France a les cartes en main,car les vannes ouvertes de la FED ne produiront le résultat de la dévaluation du dollar que de manière progressive

    De plus,en Europe,la crise pour certain pays qui avaient suivi des politiques économiques reposant sur le libéralisme économique (spéculation dans l’immobilier,privatisation,réduction des services publics,réduction de la présence de l’Etat.... ;)
    devront tôt au tard se déclarer en cessation de paiement (Espagne ,Portugal,Irlande..)

    Étonnant de voir l’Espagne d’aujourd’hui et l’Argentine d’aujourd’hui

    Car ces 2 pays ont fait des choix stratégiques différents et nous pouvons constater le résultat

    Oui le libéralisme économique et financier est une voie sans issue

    Dire que le dollar baissera autant que les américains le souhaitait pour leur exportation est aller un peu vite ,car les européens verront eux aussi avec les pays en cessation de paiement ,une dévaluation de leur monnaie

    Le danger c’est la stagflation

    Le nouveau Président du Monde (G20,G8) Nicolas Sarkozy à l’occasion de rentrer dans l’histoire du monde en réformant le capitalisme et il devrait pouvoir s’appuyer sur un « socialiste » en la présence de DSK pour cette réforme

    Une majorité de pays dans le monde souhaitent une régulation et non plus le libéralisme débridé qui ne fait qu’appauvrir les pays les plus pauvres et détruire les systèmes sociaux des pays développés

    Ce que Karl Marx n’a pas pu faire,Nicolas Sarkozy le fera

    Une transformation du système capitaliste et une meilleure répartition des richesses

    Lien

  • BA
    BA
    -
    • Posté à 16h25 le 13/11/2010
    • Internaute 41511
      -

    Samedi 13 novembre 2010 :

    Les Etats-Unis veulent que le yuan chinois s’apprécie d’ici janvier.

    Les Etats-Unis attendent que la promesse chinoise de laisser le yuan s’apprécier se concrétise d’ici janvier, date prévue d’une visite du président chinois Hu Jintao aux Etats-Unis, a prévenu samedi 13 novembre un haut responsable américain.

    Les Etats-Unis jugent le yuan sous-évalué, ce qui donne un avantage de compétitivité aux entreprises chinoises, et appellent la Chine à relever la valeur de sa monnaie. Pékin a promis en juin s’assouplir son contrôle sur sa devise qui s’est appréciée d’environ 2% depuis.

    « Les Chinois ont indiqué que c’était la direction vers laquelle ils voulaient aller, le rythme étant bien sûr une décision qui leur appartient », a expliqué à la presse le conseiller à la sécurité nationale du président américain Barack Obama, Tom Donilon, en marge du sommet du Forum économique Asie-Pacifique à Yokohama (région de Tokyo).

    « La visite du président Hu Jintao en janvier, je pense, sera un bon moment pour évaluer le rythme des progrès », a souligné M. Donilon.

    Lien

    C’est un ultimatum très intéressant.

    C’est un ultimatum qui va permettre de voir quel est le rapport des forces aujourd’hui.

    On verra le résultat de l’ultimatum en janvier.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 17h29 le 13/11/2010
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Faire présider le G20 par Sarkozy, c’est un peu comme demander au dernier de la classe de prévoir les programmes scolaires pour l’année suivante.
    Les allemands en général, et A. Merkel en particulier seraient certainement les mieux placés pour concevoir les outils nécessaires à la régulation financière et à la défense des monnaies et donc de l’euro. De toute l’Europe, les allemands sont les seuls a ne pas avoir bradé leurs industries lourdes tout en finançant leur réunification (1300 milliards d’euros) et en remboursant dans les temps leurs dettes de guerre (50 milliards de marks à l’époque).
    Pour être l’arbitre du G2 (Chine vs USA) encore faut il avoir la crédibilité nécessaire en matière économique et financière, savoir sanctionner les abus du « capitalisme sauvage » autrement qu’en le dénonçant à grands renforts de moulinets médiatiques.
    Les analystes économiques français ont la mauvaise habitude de critiquer l’attitude soit disant égoïste de l’Allemagne qui construit ses excédents sur la demande intérieure de l’Europe, donc au détriment de ses voisins, ils feraient mieux de militer pour une gouvernance économique européenne, avec des stratégies et des projets associés.
    Il est bien connu que les « petits joueurs » sont souvent de mauvaise foi.

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 17h41 le 13/11/2010
    • Internaute 82025
      non connue

    Oui enfin la balance extérieure, c’est pas ça qui nourrit les familles pauvres.

    Cela fait des années qu’on nous explique que l’ouverture des frontières est une condition à la croissance, et que la CEE est génératrice d’échanges commerciaux donc de richesses.

    Sauf que quand on vend un Rafale ou une tranche nucléaire, ce qui rentre en devises va dans les poches de quelques uns, et quand on achète des jouets ou des vêtements, les emplois qui s’en vont sortent des poches de tous.

    Il faudra un jour expliquer pourquoi la période la plus florissante de ces derniers temps, « les trente glorieuses », ont connu :
    - les douanes
    - les contrôles des prix
    - les contrôles des salaires
    - la nationalisation des banques et des grosses industries.

    Précisément ce que l’Europe abhorre.
    Dommage...

    • nanabel
      nanabel répond à A déménagé le 02-02-2012-2
      1ère version
      • Posté à 15h09 le 14/11/2010
      • Internaute 97292
        1ère version

      Votre analyse peut être perçue, par la classe dirigeante européenne, pour de la nostalgie, voire de la ringardise. Les 30 glorieuses, comme il est convenu d’appeler les années 60, étaient-elles vraiment glorieuses ? Les convaincus diront qu’il y avait le plein emploi et que les français connaissaient les joies de la société de consommation.

      Ce qu’on oublie de préciser, c’est qu’à l’époque (et pour ne prendre qu’un seul exemple parlant) les femmes ne travaillaient pas. Alors quand on parle du plein emploi aujourd’hui, cela n’a rien à voir avec le plein emploi des années 60. Si dans les années 60, les femmes auraient occupé des emplois, comme aujourd’hui, aurait-on eu le plein emploi ?

      La CEE, dont vous faites référence, est morte le 1er décembre 1969 sous la présidence de Georges Pompidou. Alors que De Gaule opposait un farouche véto à l’entrée du Royaume-Unis dans la CEE, prétextant que son attachement aux USA pourraient nuire aux intérêts européens, les pourparlers européens vont laisser entrer le Royaume-Unis dans la nouvelle Union Européenne.

      Depuis ce jour, la construction européenne a pris fait et cause pour la loi des marchés aux profits des agences financières qui n’ont cessé de s’enrichir pour finalement imposer leurs lois au gouvernements européens. On apprend par la presse économique qu’il existe plus de 3000 affairistes au sein de l’UE et que les lobbies sont tellement puissants que bons nombres de projets de loi sont rédigés par des hommes d’affaires, les politiques n’ont plus qu’à recopier les projets pour ensuite les voter.

      Aujourd’hui ce n’est plus les gouvernements qui décident de la politique internationale, mais les multinationales qui possèdent la richesse de l’économie mondiale. Aujourd’hui quand un pays veut s’imposer sur la place internationale, ce n’est plus pour des raisons idéologiques, mais uniquement commerciales.

      Ce que connait le monde aujourd’hui est comparable à la déchéance de l’empire romain de l’antiquité. On est à l’aube d’un changement de civilisation.

    • J.R
      J.R répond à A déménagé le 02-02-2012-2
      born again economist
      • Posté à 00h14 le 15/11/2010
      • Internaute 102307
        born again economist

      Les trente glorieuses étaient une période de rattrapage économique.
      De plus, lorsqu’on lit les statistiques de l’époque sur le patrimoine de la population, il n’y a pas de quoi pavoiser.
      Exemple au début des années 70 : 1 téléphone pour 10 logements, 1 logement sur deux sans douche ni baignoire...

      • A déménagé le 02-02-2012-2
        A déménagé le 02-02-2012-2 répond à J.R
        non connue
        • Posté à 08h45 le 15/11/2010
        • Internaute 82025
          non connue

        Et dans la rue, combien de téléphones, combien de douches ?
        Dans les cités, quelle ambiance humaine ?

        J’ai connu des gens qui habitaient ces logements insalubres, à l’époque (Puteaux). Ils ont une sacrée nostalgie de l’aspect humain. Ça ne veut pas dire que c’est pire, mais qu’on n’a pas gagné sur tous les tableaux.

  • Contestatairieux
    Contestatairieux
    (un de ces fameux travailleurs (...)
    • Posté à 18h18 le 13/11/2010
    • Internaute 37969
      (un de ces fameux travailleurs (...)

    « Du côté de l’Allemagne, on campe sur la position que tous les pays peuvent être vertueux, à l’instar de ce qu’elle est, et a été, par l’austérité qu’elle s’est imposée de 2005 à aujourd’hui “

    Mensonges !
    L’Allemagne se sert de sa politique intérieur pour mieux exporter. Du coup, à sa manière, ne joue pas le jeu de la mondialisation : la demande intérieure est atone, et, quand les Allemands consomment, c’est pour acheter allemand. C’est une sorte de protectionnisme, non ? Chez les allemands, c’est du patriotisme économique.
    De dire que les autres pays peuvent engager la même politique est pure mensonge : si tout le monde se met a exporter et que personne n’achète, ça ne rime à rien.
    Leurs excédents sont nos déficits. Si les grandes puissances de ce monde ne répartissent pas mieux leurs achats de produits étrangers, ont cours tous à la catastrophe. L’Europe a bon dos : elle est un aspirateur à produits importés, grâce à laquelle Chine et Allemagne se gavent !
    Il n’y a pas 50 solutions : pays excédentaires, consommez ‘ nos produits, sinon, de toute façon, on ne pourra plus acheter les vôtres.
    Bizarrement, je fais attention à ce que j’achète...

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 11h51 le 14/11/2010
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    [ Et tous nos dirigeants se sont, une fois de plus entre-légitimés en « prime time ». Mais quelles sont les raisons économiques de cet échec ? .]

    En plus, Sarkozy a totalement oublié Laurence....
    La belle Laurence, celle qui avec Sarko, a promis de moraliser le capitalisme !

    ET QUI BIEN SUR, GRÂCE A UN CODE ETIQUE, FAIT TOUT POUR CELA.

    Code étique du Médef N° 2

    Voici le premier volet du « Code Etique »
    Régalez vous ▼

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    (Visez au passage la tronche amène et sympa du garde chiourme)

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