Zoom avant

Dans son blog Zoom avant, Olivier De Bruyn observe principalement l'actualité du cinéma sous tous ses aspects : esthétique, économie, politique... Il aime aimer et, à l'occasion, ne pas aimer et le dire. Il ne s'interdit pas de fureter dans d'autres territoires quand l'envie lui en prend : télévision, musique, sport... 

« Le Gamin au vélo » : le maillot jaune pour les frères Dardenne !

Olivier De Bruyn
Journaliste
Publié le 15/05/2011 à 11h44

(De Cannes) Trois jours avant sa sortie dans les salles, « Le Gamin au vélo » est présenté ce dimanche à Cannes. Un monument supplémentaire dans la carrière des Dardenne, déjà deux fois palmés d’or avec « Rosetta » et « L’Enfant ». Bientôt trois ? Ce ne serait pas un scandale.

Ils ont beau être des habitués des lieux, leur cinéma fait (et fera probablement toujours) joliment tache dans le paysage. Les frères Dardenne, dont la façon d’être au monde – simple et humble – et le geste esthétique sont aux antipodes des artifices cannois (impossible d’être moins « tapis rouge » et « glamour »), connaissent le Festival comme leur poche de jean.

Flash-back belge

Ils furent révélés à la Quinzaine des réalisateurs en 1996, avec « La Promesse », l’histoire terrible d’un père qui exploitait des immigrés clandestins et contraignait son fils à l’épauler dans sa sinistre besogne.

Lieu de l’action délétère : la ville industrielle de Seraing, près de Liège. Une sorte de microcosme de l’abjection de l’époque, un écrin noir pour le cheminement aveugle de leurs personnages, crucifiés par le déterminisme social.

Luc et Jean Pierre Dardenne ont élu ces parages tristement ordinaires comme centre névralgique de chacune de leur fiction, rappelant ainsi qu’un bout de quartier pouvait abriter toutes les histoires du monde. Des histoires qui n’entretiennent aucun rapport avec les règles usuelles de l’« entertainment », mais tout avec la réalité des temps et les liens fondamentaux qui se tissent (ou pas) entre les hommes.

De sueur, de sang et... d’or

Depuis le coup d’éclat de « La Promesse », les Dardenne ont dévoilé tous leurs films à Cannes. Cinq films majeurs, portés par la même urgence à raconter la sinistrose politico-morale et ses conséquences, sans jamais sombrer dans la démonstration éloquente et la leçon de choses. Cinq films où l’exigence formelle et la précision maniaque servent au mieux un réalisme nerveux et la description au plus près de personnages fâchés avec l’existence.

Bilan : deux palmes d’or (« Rosetta », en 1999 et « L’Enfant », en 2005), un prix d’interprétation pour le comédien fétiche des frères (Olivier Gourmet dans « Le Fils », en 2002) et un prix du scénario pour « Le Silence de Lorna », en 2008.

Autant dire que si les Dardenne s’en retournent bredouilles cette année en Belgique, ce sera une sorte d’événement. On ne pariera pas que tel sera leur destin. « Le Gamin au vélo » est en effet un nouveau sommet dans une filmographie qui ne compte que des hauts. Une œuvre où les frères restent fidèles à leurs préoccupations de toujours (contexte social déchiré de partout, relation malade au père), mais où, pourtant, ils se renouvellent et touchent en plein cœur. Ce dont on les remercie.

Le mal du père

Première séquence du film : un jeune ado, dans un pensionnat, donne un coup de fil, lâche quelques mots nerveux, raccroche violemment. Il sort en courant dans le parc qui jouxte l’institution et cherche à s’enfuir. Lui, c’est Cyril, 13 ans, le gamin du titre. (Voir la bande-annonce)

On le retrouve dans la cité banale où il a grandi. En quelques scènes lapidaires, les Dardenne donnent à voir la douleur étouffant leur jeune héros, qui ne cessera plus de s’agiter pour s’inventer, peut-être, une vie plus aimable.

Abandonné par son père, Cyril refuse l’invraisemblable vérité et frappe à toutes les portes, en quête d’informations concernant le lieu où son géniteur a élu un nouveau domicile. Il se heurte à autant de murs et d’incompréhensions, mais tombe pourtant (à proprement parler) sur une femme qui semble prête à l’écoute.

Elle, c’est Samantha, coiffeuse dans la cité. Une femme solitaire, touchée par ce gamin en rupture, en mal du père, toujours en quête de son vélo (sorte de paradoxal objet transitionnel), et qui accepte de devenir à elle toute seule sa famille d’accueil.

Initiation rude

« Le Gamin au vélo » raconte le long et tortueux chemin qui mène à l’acceptation. Acceptation du quasi-inacceptable (le refus du père d’en être un), acceptation de l’autre (les vraies familles sont celles qu’on s’invente).

Au bout du parcours, dangereux et semé d’embuches (Cyril a le parfait profil du « sauvageon » en devenir et quelques personnages tentent d’exploiter ledit profil), peut-être une sorte d’apaisement. Soit une rareté dans le cinéma des Dardenne, qui, pour une fois, dessinent une perspective d’espoir et de lumière et n’hésitent pas – ô miracle ! – à utiliser à trois reprises quelques notes de musique pour adoucir l’âpre fiction.

Les frères à l’os

Alors, du Dardenne light ? Evidemment, non. Dans « Le Gamin au vélo », conte initiatique contemporain tendu à l’extrême (à peine une heure trente minutes de durée et pas un plan en trop), les frères filment à l’os et à l’énergie une relation essentielle. Et ils dynamitent tout sur leur passage : la psychologie (pourquoi Samantha est-elle touchée par le môme ? Mystère), les conventions, le pathos, la mièvrerie et les bons sentiments.

Au final, un film dont la simplicité et l’énergie, incroyablement bien servies par le jeune Thomas Doret (sidérant néophyte) et Cécile de France (à qui la Dardenne’s touch va bien au teint), rappelle que les frères, si atypiques et si exigeants, font plus que toujours partie des cinéastes majeurs de l’époque.

Pour l’anecdote cannoise, les frères figurent aussi parmi les rares doubles palmés de l’histoire du Festival avec Imamura, Bille August, Coppola et Kusturica. On saura dimanche prochain s’ils s’imposent comme les seuls à avoir décroché trois fois la timbale. Maihts l’essentiel est ailleurs : « Le Gamin au vélo » est un joyau noir, un film imparable et bouleversant. Il sort mercredi dans les salles. Aucune raison de ne pas y cavaler.

► Le Gamin au vélo de Luc et Jean-Pierre Dardenne, avec Thomas Doret, Cécile de France... En salles le 18 mai.

Aller plus loin
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  • Malzieux
    Malzieux
    Ex-chomeur
    • Posté à 17h26 le 15/05/2011
    • Internaute 124404
      Ex-chomeur

    Ce sont deux réalisateurs fort intéressants au cinéma social toujours puissant. J’espère bien qu’ils auront encore un prix et j’attends avec impatience la sortie de ce film.
    Jeremie Rénier est aussi un de leurs acteurs fétiches (avec Olivier Gourmet), toujours présent depuis la promesse (sauf dans Rosetta).

  • azerty69
    azerty69
    ExecutieveBranleur
    • Posté à 18h23 le 15/05/2011
    • Internaute 42089
      ExecutieveBranleur

    Aaaa les frères Dardenne ! ! Le Cinéma dont tout le monde parle et trouve géniâââl.... mais que personne ne va voir.

    • Venera84
      Venera84 répond à azerty69
      http://vallesmarineris. (...)
      • Posté à 20h05 le 15/05/2011
      • Internaute 125864
        http://vallesmarineris. (...)

      Raison de plus pour en dresser un portrait digne des meilleurs Pleniums du Parti.

      Sur ce, y a une redif de Derrick, une grande série sociale sur le milieu de la petite criminalité de Munich à l’époque du choc pétrolier.

    • gévaudanais
      gévaudanais répond à azerty69
      • Posté à 09h02 le 17/05/2011
      • Internaute 29935

      J’ai lu tes 3 ou 4 posts suivants, c’est vrai, au 1er on te crois du style » moi quand je rentre le soir, je suis fatigué, je n’ai pas envie de réfléchir », puis on se dit « tiens il a sans doute vu d’autres bons films » mais on revient à la case départ. A Cannes il y a Kaurismaki et Von Trier, qu’en dis tu sans passer par la case wikipedia.
      J’aurais préféré que tu dises « les frères Dardenne, ça ma plait moins que... »

  • Ken-zo
    Ken-zo
    voyageur
    • Posté à 20h13 le 15/05/2011
    • Internaute 116800
      voyageur

    Les frères Dardenne ou le cinéma du laid : acteurs moches, scénario insignifiant, dialogues pourris, rythme lent, aucune réflexion, aucune audace, aucune idée. Leur production est d’une pauvreté absolue.

    • azerty69
      azerty69 répond à Ken-zo
      ExecutieveBranleur
      • Posté à 20h19 le 15/05/2011
      • Internaute 42089
        ExecutieveBranleur

      Leur dernier film « Le silence de Lorna » a fait 300.000 entrées. C’est dire que sans leur double palme passée et imméritée, qui leur assure un nombre d’entrée minimal des pseudos-intellos qui n’aiment pas le ciné, ils seraient à 50.000 entrées, ruinés et oubliés.

    • Sethtes
      Sethtes répond à Ken-zo
      Mega Culpa
      • Posté à 21h13 le 15/05/2011
      • Internaute 86642
        Mega Culpa

      Ah c’est sûr que ça change de toutes les super productions où les gentils sont beaux, intelligents, font plein de trucs incroyables (de préférence sauver le monde ou tous les gens qui les entourent, minimum acceptable), bien différenciés des méchants qui sont vraiment... « méchants » quoi. Et puis, il faut que ça aille vite, en avoir plein les yeux, des dialogues complètement irréalistes (donc magnifiques car on va au cinéma pour rêver merde...), qu’il y ait 5 rebondissements par quart d’heure niveau scénar sinon.... brrr, qu’est-ce qu’on s’ennuie !

      Critique bien stéréotypée...

      • azerty69
        azerty69 répond à Sethtes
        ExecutieveBranleur
        • Posté à 08h54 le 16/05/2011
        • Internaute 42089
          ExecutieveBranleur

        Ah bah toi, tu stéréotype pas... Si on aime pas les dardenne, c’est qu’on aime QUE terminator, les bronzés et Elie seimoun.

        Ken Loach, fait aussi du cinéma social, noir et « engagé ». Mais lui au moins, il écrit un scénario et sait tenir une caméra. Dans le genre, « le nom des gens » est un vrai bon film qui a fait des entrées.

        A voir le nombre d’entrée de leurs films, le nombre de commentaires sur ce file, les éloges ditirambiques des critiques journaliste rive gauche et le nombre de naze mis sur les posts critiquants les dardenne, je suis confortée : sans leurs 2 palmes totalement injustifiées, ces nulos auraient déjà changé de métier.

         
        • Sethtes
          Sethtes répond à azerty69
          Mega Culpa
          • Posté à 09h36 le 16/05/2011
          • Internaute 86642
            Mega Culpa

          Bon, c’est sûr que ce n’était pas très malin de ma part de répondre à votre stéréotype bien gras par un autre.

          Cependant, heureusement que ce n’est pas le nombre qui fait la qualité sinon des Avatar ou autres Jurassic Park trônerait parmi les plus grands films de l’histoire du cinéma. Si vous faites gage de qualité sur le nombre de gens qui postent ou les nazages, alors votre critique est basée sur du vent. Et des films comme « Lucia y el Sexo », absolument magnifique mais descendu par les critiques à l’époque et peu vu au cinéma, n’auraient jamais vu le jour.

          Heureusement qu’il y a des films comme ceux des frères Dardennes qui sont subtils et ancrés sur un certain « malheur de vivre » dans cette société. Le cinéma n’est intéressant et passionnant que parce qu’il y a une grande richesse et diversité dans les manières de le faire. Et, même si je n’aime pas tous les genres, heureusement qu’il y a Ken Loach, David Lynch, David Fincher, Takashi Miike, Carlos Sorin ou les frères Dardennes.

          Si vos arguments ne tiennent que sur le nombre ou les boules rouges, alors c’est que vous oubliez 99% de ce qui fait le cinéma.

          • azerty69
            azerty69 répond à Sethtes
            ExecutieveBranleur
            • Posté à 10h27 le 16/05/2011
            • Internaute 42089
              ExecutieveBranleur

            Il y a 2 cinémas :

            - Le cinéma de « divertissement », l’entertainment (dont je suis spectateur) : vroum vroum, pan pan, ah ah. Dont on ne parle pas ici.

            - Le cinéma « d’auteur » ou « culturel » ou « pédagogique », de « découverte ».... (dont je suis aussi spectateur). Quand un film argentin sort en france, sans pub et fait 200.000 entrées, je veux bien croire que cela soit un bon film. Quand le dernier Dardenne fait 300.000 entrées, avec toute la médiatisation qu’ils ont et ont eu, toute la pro-critique presse qu’ils ont, sorti sur 125 salles ! ! Ca s’appelle un gros bide. Les dardenne incarnent le cliché du film intello chiant. Tout le monde en parle, tout le monde trouve ça génial, mais dans la vrai vérité vrai, personne ne va voir leurs bouses.
            Parce que des films sans pubs, inconnus, a public difficile, il y en a pas mal. Et eux ils font leurs 300.000 entrées. Sans tout le pro marketing dont bénéficient les dardenne.
            Le nombre d’entrée n’est pas LE critère, mais un critère. C’est un indicateur, parmi d’autre. Moi aussi je suis navré de voir que des films que je trouvais bien font 200.000 entrées et que des grosses bouses de divertissement font 5.000.000.
            Mais ça me saoule encore plus de ne lire que des critiques pro de média dithyrambiques sur des cinéastes que personne ne va voir (11 commentaires sur ce file, 300.000 entrées avec toute la promotion qu’ils ont). Parce qu’il n’y a pas que 500.000 spectateurs en france de film « d’auteur » et qu’a ce niveau de notoriété pour les dardennes, faire un tel box office, avec une telle massue positive des critiques pro, est la preuve que le public de film d’auteur, n’aime pas leurs films.

        2 autres commentaires
  • otto didakt
    otto didakt
    citoyen en colère
    • Posté à 21h23 le 15/05/2011
    • Internaute 19852
      citoyen en colère

    dérangeant, parfois inconfortable, le cinéma des frères Dardenne est une véritable source de jouvence pour les amoureux du cinéma

    enfin autre chose que des courses poursuites insipides, des complots déjoués, des émois amoureux nombrilo-narcissiques, j’en passe et des pires...

    vivent les frères Dardenne !
    nah !

  • Youn200°
    Youn200°
    Etudiant
    • Posté à 22h18 le 15/05/2011
    • Internaute 64962
      Etudiant

    Ils font du cinéma les Dardenne ?

    Lien

  • jacquelinel
    jacquelinel
    soignante
    • Posté à 23h50 le 15/05/2011
    • Internaute 72016
      soignante

    Il y a des gens qui courent voir les Bronzés 1...2...3 ou qui se pâment devant les bimbos bien botoxées et modelées par des « thérapeutes » très motivés...

    ..Il y a aussi des gens qui aiment le cinéma -comédie ou le cinéma SF

    ...d’autres encore qui adorent frissonner en regardant des films d’horreur....

    et puis, il y en a qui apprécient des films réalistes, des films qui disent la vraie vie, des films graves ... Parfois aussi des films graves portés par des scénarios burlesques...
    Moi, j’aime beaucoup ce que font les frères Dardenne...et j’aime leur simplicité . Merci les Dardenne ! !

  • freevanunu-
    freevanunu-
    chômeur
    • Posté à 12h17 le 16/05/2011
    • Internaute 122862
      chômeur

    Voilà comment la Belgique apprend aux français à faire du cinéma.

  • freevanunu-
    freevanunu-
    chômeur
    • Posté à 12h17 le 16/05/2011
    • Internaute 122862
      chômeur

    Voilà comment la Belgique apprend aux français à faire du cinéma.

  • A déménagé le 1-6
    • Posté à 12h29 le 16/05/2011
    • Internaute 61755

    j’irai le voir. les films des dardenne, contrairement à ce qu’affirment les esthètes ci-dessus, sont pleins de vie, remarquablement mis en scène, profondément humains quoi.

    • Lendroitvautlenvers
      • Posté à 14h02 le 16/05/2011
      • Internaute 149146
        lucide

      Nous sommes cette fois sur la même longueur d’ondes je dis cela par rapport à l’affaire Stanley Kubrick...
      Comme La promesse
      Olivier Gourmet est pour moi le meilleur acteur francophone des 30 dernières années.

      • A déménagé le 1-6
        • Posté à 14h09 le 16/05/2011
        • Internaute 61755

        ah bon, on s’était frité sur kubrick ? [j’écris tellement de conneries].

         
        • Lendroitvautlenvers
          • Posté à 14h28 le 16/05/2011
          • Internaute 149146
            lucide

          Oui oh c’est pas grave, c’est surtout que j’étais devenu de suite un trool par tous. Mais surtout c’était l’utilisation du très grand Kubrik photographe qui m’avait gonflé. Personne ne parlait des photos Kubrik mais du cinéaste donc Kubrik était un grand photographe.
          Et puis ce papier était mauvais, très pub et aguicheur, et tout d’un coup un pseudo est apparut pour chercher à rééquilibrer ►Stanley2001 juste pour me descendre, depuis ce monsieur plus rien...

        • Numerosix
          Numerosix répond à A déménagé le 1-6
          Prisonnier dans le village (...)
          • Posté à 14h43 le 16/05/2011
          • Internaute 14499
            Prisonnier dans le village (...)

          Il faut dire que Kubrick , contrairement aux Dardenne ne nous a jamais cassé les couilles avec des trucs humanistes ou misérabilistes, lui .

          Ce qu’il n’empêche qu’il faut des deux, te fâche pas, j’écris juste ça pour te taquiner...

          je suis prés à aller voir tous les films que tu me conseilleras, à condition que Marion Tocquillard ou Daniel Auteuil ne jouent pas dedans, c’est simple.

          • A déménagé le 1-6
            • Posté à 17h01 le 16/05/2011
            • Internaute 61755

            t’imagines un film avec les deux ? l’horreur de casting.

            • Numerosix
              Numerosix répond à A déménagé le 1-6
              Prisonnier dans le village (...)
              • Posté à 17h29 le 16/05/2011
              • Internaute 14499
                Prisonnier dans le village (...)

              Ougl . Tais toi .
              Jean Pierre Dumel ( Daniel Auteuil) , timide comptable troisième échelon dans l’agro alimentaire et nouvellement veuf , rencontre un jour par hasard, Céline Dumas ( Marion Tocquillard) la dépressive , récemment séparé ; qui travaille dans un magazine Féminin. La scène sdu dégel se passe au rayon colin froid d’un Picard Surgelé du XIem arrondissement.

              Comment ces deux êtres si disparates vont-ils éviter les écueils que représente à la fois leur différence d’age et de sexe, leurs milieux pas pareils et les fantômes de leur passé pour construire un avenir qui tienne une heure trente de film avec des rebondissements tout en finesse et attirer des spectateurs , voila le miracle que seul sait produire la grande famille du cinéma français.

              • A déménagé le 1-6
                • Posté à 17h30 le 16/05/2011
                • Internaute 61755

                avec clovis cornillac dans le rôle du colin. brrrrr...

                • Numerosix
                  Numerosix répond à A déménagé le 1-6
                  Prisonnier dans le village (...)
                  • Posté à 17h46 le 16/05/2011
                  • Internaute 14499
                    Prisonnier dans le village (...)

                  Et tu colles Fabrice Luchini qui dégoise sur le Colin à la caisse du Picard pour démarrer le film plus fort afin que les spectateurs ne s’endorment pas dés le début..

                  • A déménagé le 1-6
                    • Posté à 17h48 le 16/05/2011
                    • Internaute 61755

                    rendez-nous les dardenne !

                  • inspecteur crouton
                    inspecteur crouton répond à Numerosix
                    modéré
                    • Posté à 18h31 le 16/05/2011
                    • Internaute 118828
                      modéré

                    « M’ enfin regardez le, ce colin, VOTRE colin !
                    Regardez l’ E-TAT de votre colin !
                    On voit bien qu’ il n a JA-MAIS vu la mer...

                    Et vous O-SEZ nous le VENDRE ? ! ? »

                    • bancoseul
                      bancoseul répond à inspecteur crouton
                      touriste
                      • Posté à 23h05 le 16/05/2011
                      • Internaute 152273
                        touriste

                      Bien, mais il serait mieux dans « la limande », Luchini.
                      Il arriverait à lui donner du relief.
                      Moi, je lis Li Mande tous les midis, pacequ’il y a pas de photos.

        10 autres commentaires
  • PatG
    PatG
    (.)
    • Posté à 13h49 le 16/05/2011
    • Internaute 62759
      (.)

    Etrange comment à de rares exceptions près (dont cet article) personne ne cite les prénoms de ces réalisateurs.

    Ceux qui font des films ensemble, parce qu’ils sont frères, se voient inéluctablement affublés du « prénom » « les frères ». Au point de ne plus exister l’un sans l’autre.

    Ca ne doit pas être facile à vivre je pense, pour l’un comme pour l’autre.

  • Romeowyn
    • Posté à 15h42 le 16/05/2011
    • Internaute 57995

    Je suis désolée, mais entre du lent (chiant ?) et contemplatif glauque (Dardenne(s)) et du lent/chiant et contemplatif survendu mais beau (Malick), je sais ce que je vais aller voir.

    Je doute que les Dardenne soient la tasse de thé de De Niro.

  • scilicet
    scilicet
    psychanalyste
    • Posté à 14h53 le 17/05/2011
    • Internaute 137835
      psychanalyste

    J’aime les films des Dardenne, je ne me suis jamais ennuyée en les les regardant, et plutôt deux fois qu’une ! Ils font partie des rares cinéastes qui ont du talent, et même plus, qui ne cèdent sur aucune facilité, qui ont une éthique des images.
    Personne n’est obligé de les aimer aussi mais c’est lamentable ce concert sur rue 89 de « ces films pour intellos que personne ne va voir ! » avec un lâche soulagement, » on ne va pas se prendre la tête avec ça quand même ! »
    Que ceux qui ont vu leurs films les critiquent, pourquoi pas ? mais que ceux qui n’ont jamais pris un tel risque, ne trainent pas dans la boue un travail qu’ils ignorent.

  • scilicet
    scilicet
    psychanalyste
    • Posté à 14h53 le 17/05/2011
    • Internaute 137835
      psychanalyste

    J’aime les films des Dardenne, je ne me suis jamais ennuyée en les les regardant, et plutôt deux fois qu’une ! Ils font partie des rares cinéastes qui ont du talent, et même plus, qui ne cèdent sur aucune facilité, qui ont une éthique des images.
    Personne n’est obligé de les aimer aussi mais c’est lamentable ce concert sur rue 89 de « ces films pour intellos que personne ne va voir ! » avec un lâche soulagement, » on ne va pas se prendre la tête avec ça quand même ! »
    Que ceux qui ont vu leurs films les critiquent, pourquoi pas ? mais que ceux qui n’ont jamais pris un tel risque, ne trainent pas dans la boue un travail qu’ils ignorent.

  • scilicet
    scilicet
    psychanalyste
    • Posté à 14h53 le 17/05/2011
    • Internaute 137835
      psychanalyste

    J’aime les films des Dardenne, je ne me suis jamais ennuyée en les les regardant, et plutôt deux fois qu’une ! Ils font partie des rares cinéastes qui ont du talent, et même plus, qui ne cèdent sur aucune facilité, qui ont une éthique des images.
    Personne n’est obligé de les aimer aussi mais c’est lamentable ce concert sur rue 89 de « ces films pour intellos que personne ne va voir ! » avec un lâche soulagement, » on ne va pas se prendre la tête avec ça quand même ! »
    Que ceux qui ont vu leurs films les critiquent, pourquoi pas ? mais que ceux qui n’ont jamais pris un tel risque, ne trainent pas dans la boue un travail qu’ils ignorent.

  • scilicet
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    psychanalyste
    • Posté à 14h53 le 17/05/2011
    • Internaute 137835
      psychanalyste

    J’aime les films des Dardenne, je ne me suis jamais ennuyée en les les regardant, et plutôt deux fois qu’une ! Ils font partie des rares cinéastes qui ont du talent, et même plus, qui ne cèdent sur aucune facilité, qui ont une éthique des images.
    Personne n’est obligé de les aimer aussi mais c’est lamentable ce concert sur rue 89 de « ces films pour intellos que personne ne va voir ! » avec un lâche soulagement, » on ne va pas se prendre la tête avec ça quand même ! »
    Que ceux qui ont vu leurs films les critiquent, pourquoi pas ? mais que ceux qui n’ont jamais pris un tel risque, ne trainent pas dans la boue un travail qu’ils ignorent.

  • DMarlier
    DMarlier
    employé
    • Posté à 15h49 le 17/05/2011
    • Internaute 57103
      employé

    Ça me donne envie d’aller voir ...A propos, est-ce que ces frères ont un lien de famille avec l’ancien coureur cycliste ?

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