Zoom avant

Dans son blog Zoom avant, Olivier De Bruyn observe principalement l'actualité du cinéma sous tous ses aspects : esthétique, économie, politique... Il aime aimer et, à l'occasion, ne pas aimer et le dire. Il ne s'interdit pas de fureter dans d'autres territoires quand l'envie lui en prend : télévision, musique, sport... 

Cannes : Malick en or, Almodovar en pleurs, Dujardin rit

Olivier De Bruyn
Journaliste
Publié le 22/05/2011 à 20h16

Le jury a voté et a élu Terrence Malick (Tree of life) champion du 64e festival de Cannes. Un palmarès qui réjouira les amateurs de grandes fresques métaphysiques et rendra inconsolables les fans de Pedro Almodovar, qui s’en retourne une nouvelle fois bredouille en son pays. Bilan du festival...

« Sean Penn, Sarkozy, mais pas que... », ainsi célébrions-nous l’ouverture du Festival de Cannes, le 11 mai. Epoque ancestrale où « l’affaire DSK » n’avait pas encore rejeté dans l’ombre la grand messe cinéphilique annuelle et où « La conquête », l’opus sur Nicolas S., était censé créer l’événement. Finalement, vu l’actualité, rien, mais alors vraiment rien, ne s’est passé comme prévu (lire ci-dessous).

Palmarès généreux.

Le festival a néanmoins bien eu lieu, et le jury, présidé par Robert De Niro, vient de rendre son verdict. On s’en doutait : « Tree of life  », le « monument » métaphysique de Terrence Malick repartirait soit avec la palme, soit avec rien du tout. La première option a été choisie par Bob et ses acolytes (voir la bande annonce).


Les autres principales breloques sont squattées par les frères Dardenne (« Le gamin au vélo ») et Nuri Bilge Ceylan « Il était une fois en Anatolie »), qui se partagent le grand prix et par Nicolas Winding Refn qui décroche le prix de la mise en scène pour son très poseur « Drive ».

Rayon acteurs, Jean Dujardin (« The artist ») reçoit le prix d’interprétation. Il fait la nique à Michel Piccoli (« Habemus Papam »), Brad Pitt (« Tree of life ») et Sean Penn (« This must be the place  »), pendant que l’excellente Kirsten Dunst est sacrée pour un film, « Melancholia » de Lars Von Trier qui n’avait pas été écrit pour elle. (Voir la bande annonce de The Artist)

Bref, un palmarès plutôt prévisible, qui saupoudre généreusement (8 films primés pour 20 concurrents), et qui laisse néanmoins deux des meilleurs cinéastes du festival sur le carreau : Aki Kaurismaki avec « Le Havre », et Pedro Almodovar avec « La piel que habito », décidemment éternel loser à Cannes.

Sinon, quel bilan, sur le fond et la forme, pour le 64e festival de Cannes ? Etat des lieux partiel et partial en 6 points.

Polémique

Gravement étouffé à sa surface médiatique par la déflagration de « L’affaire DSK » (ou comment, refrain connu, « la réalité dépasse la fiction »), le festival de Cannes a néanmoins réussi in extremis à faire parler de lui. Hélas, pas exactement comme il le souhaitait.

Responsable du tumulte et du « scandale » : Lars Von Trier qui, quelques années après avoir exigé de monter les marches avec « L’internationale » en fond sonore, a cette fois consterné ses plus fervents supporters en confessant une certaine empathie pour Hitler (voir la vidéo).

D’abord admonesté par les directeurs du festival qui l’ont contraint à « s’excuser », Von Trier fut ensuite exclu du festival. Lui, mais pas son film : « Melancholia », un opus dont le sujet, en toute modestie, est la fin du monde. Et la fin du Lars à Cannes ? On peut parier dessus.

Politiques fictions

Ce devait être l’ « événement » du festival : la représentation de la chose politique par le cinéma français, traditionnellement timide sur le sujet. Mais DSK, encore lui, est passé par là. Et la promotion impressionnante orchestrée autour de « La conquête » n’a pas suffit pour sauver d’un relatif anonymat le film de Xavier Durringer, assez stimulant par instants, mais discutable dans sa volonté forcenée de ne traiter que la surface du personnage et jamais son « action » politique.

D’autres films français se sont excités rayon mise en scène du pouvoir : du décevant « Pater », exercice happy-few où Alain Cavalier et Vincent Lindon s’amusent tout seuls (film acclamé par la presse française, mais ignoré par l’étrangère), au passionnant « L’exercice de l’état », de Pierre Schoeller (présenté dans la section « Un certain regard »). Un film qui met en scène un ministre des transports fictif débordé par la politique comme elle va mal et qui porte un regard, un vrai, sur le pouvoir et ses délires.

Reste un constat : le meilleur film sur la politique française présenté cette année à Cannes s’appelait « Le Havre ». Et cette fable stylée et décapante sur l’Hexagone, la chasse aux sans-papiers et les hommes de bonne volonté était signée par un cinéaste Finlandais : l’indispensable Aki Kaurismaki. (Voir la bande-annonce)

Le mal du père

« This must be the place », de l’Italien Paolo Sorrentino. « Footnote », de l’Israélien Joseph Cedar. « Le gamin au vélo », de Luc et Jean Pierre Dardenne. « The tree of life », de Terrence Malick... Aucun rapport entre tous ces films, sauf un : placer la relation père-fils au cœur de la fiction et la décliner sur toute la gamme possible de l’incommunicabilité. Crise internationale de la figure paternelle ? Du gros grain à moudre pour les sociologues et les psys.

Et côté maman ? Côté maman, ce n’est pas la joie non plus. La preuve avec « We need to talk about kevin » de Lynne Ramsay, un film inégal, mais qui a l’incontestable mérite de donner à voir qu’être mère ne relève pas forcément de l’amoureuse évidence. Ce qui ne peut pas nuire, en ces tristes temps où les voix féministes peinent à se faire entendre.

Pédophilie et tumeur au cerveau.

Le noir s’est toujours très bien porté à Cannes, et pas que sur les marches du palais et son défilé « glamour » (soupir). Dans les salles aussi, le lugubre reste la valeur cardinale d’un certain cinéma d’auteur. Parfois pour le meilleur, souvent pour le pire.

Dans « Michael », de l’autrichien Markus Schleinzer, variation fictionnelle autour de l’affaire Natascha Kampusch, un homme séquestre un gamin des années durant dans sa maison et en abuse sexuellement. Bilan : un film clinique qui tourne autour de son sujet, fait scolairement le malin et éprouve « forcément » les résistances. (Voir la bande annonce).

Dans « Polisse », de Maïwenn, plongée dans le quotidien nerveux des flics de la Brigade de protection des mineurs, la pédophilie est là encore à peu près partout. Pour un résultat (très) discutable, le talent incontestable de la réalisatrice ne convenant pas à un sujet dont le traitement (une sorte de toile de fond choc), pose problème.

Très en vogue aussi dans le prêt-à-filmer cannois de saison : la prostitution, au cœur de l’esthétisant « L’Appolonide - souvenirs de la maison close », de Bertrand Bonello et de l’envoûtant « Sleeping Beauty » de la néophyte Julia Leigh, la seule révélation de la compétition.

A l’exception de ce dernier film, un constat : le « gros » sujet continue de favoriser la complaisance, le chantage au pathos, les surenchères.

Plus près de toi mon Dieu.

Très loin de ses considérations bassement terriennes, d’autres cinéastes, cette année, n’ont pas hésité à tutoyer le cosmique et à serrer la paluche à la métaphysique.

Ne revenons pas (surtout pas) sur la fin du monde version Lars Von Trier (« Melancholia »), mais revenons par contre très brièvement sur le « Tree of life », de Terrence Malick. Un film impressionnant, redevable à l’homme mystère du cinéma U.S et qui, plusieurs jours après sa projection, continuait d’alimenter des débats interminables, les uns hurlant au génie (« le nouveau 2001 »), les autres trouvant la grand-messe un tantinet grandiloquente. On a déjà fait état de notre admiration perplexe ici même. La chose étant en salles depuis le début de la semaine, chacun peut juger sur pièces.

En liberté.

Cannes, terre chérie des cinéastes en liberté. Le Festival, c’est l’essentiel, est resté fidèle à ses beaux fondamentaux. Pedro Almodovar et son maître film de genre (« La Piel que Habito »), Nani Moretti et sa déambulation papale (« Habemus Papam »), les Dardenne et leur constance dans l’excellence (« Le gamin au vélo »), Kaurismaki et sa poésie inclassable (« Le Havre »)... Autant de films marquants qui rappellent que le cinéma, plus que jamais, à des choses à nous dire et à nous faire aimer. Merci à lui, merci à eux.

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  • 111 réactions
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  • Ciencien
    Ciencien
    Étudiant (en pharmacie)
    • Posté à 20h52 le 22/05/2011
    • Internaute 43695
      Étudiant (en pharmacie)

    D’aucuns (Le Masque et la Plume entre autre) pensent que le Lars Van Trier aurait eu la Palme d’Or s’il n’y avait pas eu cette événement sur les nazis.

    • rrrobotom
      rrrobotom répond à Ciencien
      Sea lover
      • Posté à 23h37 le 22/05/2011
      • Internaute 70782
        Sea lover

      De toute façon ces prix ne sont jamais donnés en fonction de la valeur de l’oeuvre mais plutôt de beaucoup de facteurs extra- artistiques.

      • Ciencien
        Ciencien répond à rrrobotom
        Étudiant (en pharmacie)
        • Posté à 00h28 le 23/05/2011
        • Internaute 43695
          Étudiant (en pharmacie)

        Oui. Quoique bon nombre des réalisateurs des films en compétition sont tout de même peu connus. Je pense donc que, quelquepart, il y a une volonté artistique qui est exprimé.

         
        • rrrobotom
          rrrobotom répond à Ciencien
          Sea lover
          • Posté à 10h55 le 23/05/2011
          • Internaute 70782
            Sea lover

          Lars V.T n’a pas compris que la liberté, même dans des pays soi-disant libres a des limites. Il n’a pas compris qu’avoir de la sympathie pour Hitler c’est automatiquement avoir de l’antipathie pour les juifs. Ce qui implique une réprimande assez farouche de la part du Lobby juif. Donc une mort garantie d’avance. C’est dommage pourtant son film est extra voire le meilleur.

          • scalpa93
            scalpa93 répond à rrrobotom
            • Posté à 12h54 le 23/05/2011
            • Internaute 116759

            Hitler a exterminé 6 millions de juifs, mais bien sûr, on peut avoir de la sympathie pour lui sans avoir d’antipathie pour les juifs... Bien sûr, bien sûr... Un détail de l’histoire... J’ignore si LVT est antisémite, mais ce qui est certain (au minimum) c’est qu’il a dit n’importe quoi. Et vous aussi.

            • Rit-bee-et-rit
              Rit-bee-et-rit répond à scalpa93
              Technicien
              • Posté à 22h28 le 23/05/2011
              • Internaute 112518
                Technicien

              Vous ignorez si LVT est antisémite alors qu’il trouve de la sympathie pour Hitler et vous accusez le Robotom de presque l’être juste parce qu’il a parlé de force de lobbying ? ce ne serait pas un peu exagéré de votre part.

              • scalpa93
                • Posté à 13h30 le 24/05/2011
                • Internaute 116759

                Pour être plus clair : j’ignore si LVT est vraiment antisémite ou si c’est juste un provocateur qui ne réfléchit pas au sens de ses propos. En tout cas, si on est conséquent, il me semble difficile de prétendre qu’on a de la sympathie à la fois pour le bourreau et pour les victimes...

            • mandareen
              mandareen répond à scalpa93
              • Posté à 05h33 le 25/05/2011
              • Internaute 32452

              Lars Von Trier a exprimé de la compassion (sympathy) pour un être humain qui a eu une fin minable.
              sympathise = avoir de la compassion, plaindre.
              si les Français/e-s se penchaient sur une langue étrangère et que les médias embauchaient des traducteurices moins minables...

          • Louvois
            Louvois répond à rrrobotom
            • Posté à 07h40 le 24/05/2011
            • Internaute 36794

            Il me semblait betement qu’Hitler avait « aussi » enferme dans ses camps des tziganes, des homosexuels et meme des resistants francais. Sans parler des millions de morts dus a sa folie. Suffisamment de raisons pour ne pas avoir « de la sympathie » pour cet individu.

            • rrrobotom
              rrrobotom répond à Louvois
              Sea lover
              • Posté à 22h08 le 24/05/2011
              • Internaute 70782
                Sea lover

              A qui le dites vous ?

        7 autres commentaires
    • XavXav
      XavXav répond à Ciencien
      • Posté à 23h37 le 23/05/2011
      • Internaute 28444

      A ce propos, vu sur le net :
      Lien

  • zerkalo
    zerkalo
    Baba devant tant de bobos
    • Posté à 20h56 le 22/05/2011
    • Internaute 125164
      Baba devant tant de bobos

    Encore heureux qu’on ne se soit pas coltiné Almodovar. Cinéma pour branleux libertaires... Dommage pour Lars von Trier, ravi pour Malick. Palmarès pour une fois respectable.

    • kenique
      kenique répond à zerkalo
      rentier
      • Posté à 21h34 le 22/05/2011
      • Internaute 151730
        rentier

      Il arrive que, sur les forums, on apprennent des choses sur le monde, sur les gens. Aujourd’hui, j’apprends quelque chose sur moi. Forcément, ça m’intéresse.
      Il état temps. J’allais mourir sans savoir que j’étais un « branleur libertaire » ! ...
      J’adddddddddddooooooooooore Almodovar et je vous... mais restons courtois...

      • zerkalo
        zerkalo répond à kenique
        Baba devant tant de bobos
        • Posté à 22h01 le 22/05/2011
        • Internaute 125164
          Baba devant tant de bobos

        A vot’ service...

      • A déménagé le 02-02-2012-2
        A déménagé le 02-02-2012-2 répond à kenique
        non connue
        • Posté à 22h03 le 22/05/2011
        • Internaute 82025
          non connue

        +1
        Cher cobranleur libertaire, salutations.
        Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?

         
        • batmad
          batmad répond à A déménagé le 02-02-2012-2
          enrevenantducinema.fr/
          • Posté à 22h19 le 22/05/2011
          • Internaute 154601
            enrevenantducinema.fr/

          branleur et libertaire, pour moi ce n’est pas une insulte, j’en suis plutôt fier, et j’aime beaucoup certain Almodovar (En chair et en os, la mauvaise éducation, Etreintes brisées... par contre Volver ne m’a pas trop convaincu) et je suis curieux de voir le dernier, voir ce qu’il a fait du livre de Jonquet.

        1 autres commentaires
      • MAP_connection
        MAP_connection répond à kenique
        Anticapitaliste croqueur de (...)
        • Posté à 11h51 le 23/05/2011
        • Internaute 116143
          Anticapitaliste croqueur de (...)

        Pas mieux :)
        Almodovar est un grand cinéaste et ses films de petits chef d’œuvres.
        zerkalo n’a aucun gout si ce n’est des gouts de chiotte mais cela dit, a la vue de ses régulières ... disons interventions ( ?) ça ne me surprend pas... ;)

    • sliwa
      sliwa répond à zerkalo
      contemplatif
      • Posté à 22h20 le 22/05/2011
      • Internaute 147010
        contemplatif

      Je ne vois pas bien en quoi Almodovar correspondrait aux « libertaires », sinon qu’il fut l’une des multiples expressions artistiques de l’Espagne post-franquiste. Hormis « La Fleur de Mon Secret » et « Talons Aiguilles », j’aime beaucoup ses films. « Etreintes Brisées » est une histoire d’amour magnifique ainsi qu’ un cri de passion pour le cinéma. De même, pourquoi en parler comme l’éternel loser de Cannes ? Il a tout de même reçu le prix de la mise en scène en 1999 pour « Tout sur ma mère » (mon préféré) et le prix du meilleur scénario en 2006 pour « Volver » !

      • Megami
        Megami répond à sliwa
        artiste
        • Posté à 23h17 le 22/05/2011
        • Internaute 153927
          artiste

        Pas de polémique c’est juste un mauvais réalisateur pour pas mal de personnes rien de plus.

         
        • kenique
          kenique répond à Megami
          rentier
          • Posté à 10h20 le 23/05/2011
          • Internaute 151730
            rentier

          Pas de polémique ?

          Qu’est-ce qu’on fait là, alors ?

        1 autres commentaires
    • Megami
      Megami répond à zerkalo
      artiste
      • Posté à 23h13 le 22/05/2011
      • Internaute 153927
        artiste

      Almodovar est un cinéaste pour nanas sans misogynie aucune rare sont les hommes aimants les films de ce réalisateur.

      • sliwa
        sliwa répond à Megami
        contemplatif
        • Posté à 05h45 le 23/05/2011
        • Internaute 147010
          contemplatif

        Waouw, en avant les joyeux clichés, accumulés dans la même phrase ! Moi même et certains de mes amis, serions nous donc des anormaux pour aimer ses films sans pour autant aduler Almodovar ? De plus, « La Mala Educacion » par exemple ne reflète pas vraiment un cinéma « pour nanas », la transexualité et l’homosexualité en étant les thèmes centraux... Le cinéma s’adresse à chacun,selon le degré de sensibilité et d’attention qu’on lui porte.

         
        • mandareen
          mandareen répond à sliwa
          • Posté à 05h36 le 25/05/2011
          • Internaute 32452

          ah parce que les nanas ne peuvent pas aimer les films de pédés et de trans ?

          • sliwa
            sliwa répond à mandareen
            contemplatif
            • Posté à 05h51 le 25/05/2011
            • Internaute 147010
              contemplatif

            Si vous avez réagi ainsi, cela montre que je me suis mal exprimé.

            Pour répondre à votre question, Bien sûr que si ! Ma contribution voulait démontrer qu’Almodovar ne filmait pas que des « femmes au bord de la crise de nerfs » et ne s’adressait pas qu’à un public féminin, mais à tous ! Affaire de sensibilité cinématographique. La gravité de certains thèmes comme l’absence clinique de l’être aimé dans « Parle Avec Elle » est universelle, que l’on soit un homme ou une femme, elle nous bouleverserait tout autant.

            Dans la Mala Educacion, les protagonistes principaux sont des hommes, dont un devenant une femme par le biais de la transexualité. C’est selon moi le meilleur exemple pour contrer certains commentaires ciblant clairement Almodovar comme un réalisateur moyen mettant toujours en scène de simples pipelettes dans un décor baroque foutraque/bariolé.

            Je voulais souligner la pluralité des films d’Almodovar, tant dans ses thématiques que dans le public qu’il touche. Mon exemple était peut être maladroit. Pour info, nous étions deux garçons et trois filles à aller voir ce film.

            • mandareen
              mandareen répond à sliwa
              • Posté à 14h50 le 25/05/2011
              • Internaute 32452

              alors ça me va finalement (beau choix d’image, mais je préfère the suburbs)

              • sliwa
                sliwa répond à mandareen
                contemplatif
                • Posté à 16h24 le 25/05/2011
                • Internaute 147010
                  contemplatif

                Si j’avais pu, j’aurais mis les images des quatre albums, même si celle de Funeral est tristoune...
                Les Arcade Fire sont l’un des seuls groupes qui ne me déçoivent jamais à chaque sortie d’album !

        4 autres commentaires
      • kenique
        kenique répond à Megami
        rentier
        • Posté à 10h24 le 23/05/2011
        • Internaute 151730
          rentier

        Heureux d’apprendre que j’ai une « composante féminine ».
        Vous avez lu Cioran, j’imagine, notamment le « Précis de décomposition », un livre « pour homme », paraît-il... On peut y lire ceci :
        « Le mâle intact épuise la définition du crétin ».
        Bonne journée...

      • kenique
        kenique répond à Megami
        rentier
        • Posté à 10h24 le 23/05/2011
        • Internaute 151730
          rentier

        Heureux d’apprendre que j’ai une « composante féminine ».
        Vous avez lu Cioran, j’imagine, notamment le « Précis de décomposition », un livre « pour homme », paraît-il... On peut y lire ceci :
        « Le mâle intact épuise la définition du crétin ».
        Bonne journée...

      • MissJava
        MissJava répond à Megami
        Lectrice
        • Posté à 20h00 le 23/05/2011
        • Internaute 83656
          Lectrice

        Si, si, c’est très misogyne en fait.

         
        • Megami
          Megami répond à MissJava
          artiste
          • Posté à 10h27 le 24/05/2011
          • Internaute 153927
            artiste

          Et pourquoi ?

        1 autres commentaires
  • Badlands
    Badlands
    Étudiant
    • Posté à 21h30 le 22/05/2011
    • Internaute 121920
      Étudiant

    Un des meilleurs palmarès depuis longtemps, notamment avec une Palme d’Or amplement méritée pour Terrence Malick, qui a encore plus d’audace et de grâce que jamais.
    J’espère que cette reconnaissance calmera les bêtises et contre-vérités proférées contre The Tree of Life par certains :)

    Content pour Jean Dujardin aussi !

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 21h40 le 22/05/2011
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    L’OMBRE DE MALICK DERRIÈRE MOI

    Je l’ai vu, le dernier Terrence Malick. Sur le coup, j’ai été un peu décontenancé (comme j’avais été décontenancé jadis à la première vision de l’Odyssée de l’Espace de Kubrick.

    Mais depuis, ce film ne me quitte pas l’esprit, me hante, me suit comme une ombre insistante.

    Depuis sa sortie, j’ai bien dû voir l’Odyssée de l’Espace une bonne vingtaine de fois. Dès que je peux, je retourne me voir le Tree of Life de Terrence Malick.

    • A déménagé le 1-6
      • Posté à 22h19 le 22/05/2011
      • Internaute 61755

      et ben mois j’ai vu « zombie » une fois par an depuis mes 16 ans [donc 28 fois - en fait bien plus], c’est nettement plus roboratif. je sais, je suis crétin, mais j’ai rien compris à « 2001 », tandis que j’ai saisi la substantifique moelle de « shining », de « dr strangelove » et même de « barry lindon ».

      à commentaire fat post con.

      • Numerosix
        Numerosix répond à A déménagé le 1-6
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 22h30 le 22/05/2011
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Moi j’ai vu « Le Corniaud“et ‘ la Grande Vadrouille’ plein de fois .
        C’est marrant ..

         
        • A déménagé le 1-6
          • Posté à 00h00 le 23/05/2011
          • Internaute 61755

          ouais mais toi t’es vieux.

        • We want a shrubbery
          We want a shrubbery répond à Numerosix
          Fonctionnaire. A voté!
          • Posté à 11h03 le 23/05/2011
          • Internaute 100046
            Fonctionnaire. A voté!

          Moi j’ai vu plein de fois « Rabbi Jacob » et « Le père Noël est une ordure », et aussi « Shining », « Barry Lyndon » et « Dersou Ouzala ». Suis-je normale ?

          • Numerosix
            Numerosix répond à We want a shrubbery
            Prisonnier dans le village (...)
            • Posté à 12h14 le 23/05/2011
            • Internaute 14499
              Prisonnier dans le village (...)

            et moi, j’ai vu des tas de fois « Céline et Julie vont en bateau » de Rivette et je vous emmerde tous !

            • We want a shrubbery
              We want a shrubbery répond à Numerosix
              Fonctionnaire. A voté!
              • Posté à 14h53 le 23/05/2011
              • Internaute 100046
                Fonctionnaire. A voté!

              Ah, moi c’est « Le val Abraham » de Manoel de Oliveira . Et toc !

          • Jerome_B
            • Posté à 10h36 le 24/05/2011
            • Expert 81512

            Ben, vous avez la télé ..... et moi aussi j’ai vu plein de fois ces films là et je crois que ça n’interdit pas d’aimer aussi un cinéma plus exigeant .....

            Perso, je pense que le cinéma a 2 fonctions :
            1. Le divertissement
            2. l’art

            Les deux ne sont pas toujours compatibles dans un même film (et ce n’est pas nécessaire qu’ils le soient même si certains cinéastes y parviennent) mais ils peuvent co-exister l’un à coté de l’autre.

            J’aime les films d’auteur, les créations personnelles, fouillées, les propos réfléchis, mais je crois que, à condition de ne pas prendre le spectateur pour un abruti (je pense à « independance Day » par exemple .....), le cinéma de divertissement est tout à fait légitime ......

        5 autres commentaires
      • Hulk
        Hulk répond à A déménagé le 1-6
        Gros con de droite
        • Posté à 22h31 le 22/05/2011
        • Internaute 108405
          Gros con de droite

        Normal : 2001 c’est à chier. Tandis que Zombie, Shining, Folamour et surtout Barry Lyndon, c’est bien.

         
        • PGC
          PGC répond à Hulk
          Impair Impasse89
          • Posté à 08h20 le 23/05/2011
          • Internaute 147266
            Impair Impasse89

          Barry lindon... Nous avons enfin l’origine subliminale des collants (des gauchistes) d’Hulk. -))

        1 autres commentaires
      • Cataphractaire
        Cataphractaire répond à A déménagé le 1-6
        Keodedour ar bed
        • Posté à 22h35 le 22/05/2011
        • Internaute 58787
          Keodedour ar bed

        Pour comprendre « 2001 », il faut lire le livre de Clarke. Le film est assez abscons. Mais il prend une clarté magnifique après la lecture de cet ouvrage.

         
        • A déménagé le 1-6
          • Posté à 23h26 le 22/05/2011
          • Internaute 61755

          soit. je suis assez réfractaire à la littérature sf, faut dire qu’au collège, on m’incitait à lire du barjavel du côté des profs et des bouses comme flash ou moi christiane f. de la part de mes coreligionnaires.

          heureusement, j’ai découvert henri michaux et rené fallet.

          • Gibert Because-Youno
            Gibert Because-Youno répond à A déménagé le 1-6
            Kaléïdoscopique
            • Posté à 23h51 le 22/05/2011
            • Internaute 68955
              Kaléïdoscopique

            Voyage en grande garabagne. La plus belle des science-fiction.

          • Cataphractaire
            Cataphractaire répond à A déménagé le 1-6
            Keodedour ar bed
            • Posté à 23h58 le 22/05/2011
            • Internaute 58787
              Keodedour ar bed

            Faut dire que Barjavel n’est pas un des meilleur auteur français de SF. Et de loin. Je l’ai eu moi aussi en cour de français. Une horreur. Vision conservatrice du monde à en vomir. Si on le compare à d’autres auteurs, il fait de la soupe indigeste.
            Stéphan Wul, dans son dernier roman publié en 1977, Nôô, met en avant une histoire hallucinée, dans tous les sens du terme.
            Michel Jeury est un auteur beaucoup plus libéré et facile à lire. « Le temps incertain » est son grand œuvre. Il en a écrit un autre dernièrement, que je n’ai pas lu, May le monde.
            Ayerdhal, un auteur plus jeune, fait des histoires sublimes, dont la bohème et l’ivraie. C’est une histoire d’artistes opprimés par le pouvoir politique et culturel car leur vision du monde bouleverse les points de vue.
            Joelle wintrebert avec Pollen. Conte féministe et antimilitariste.

            • A déménagé le 1-6
              • Posté à 23h59 le 22/05/2011
              • Internaute 61755

              scritch scritch, c’est noté. merci.

            • manukeo
              manukeo répond à Cataphractaire
              Observateur détaché
              • Posté à 00h59 le 23/05/2011
              • Internaute 79566
                Observateur détaché

              je note aussi,

              j’ai quand meme bien aime barjavel, meme si il y a des trucs critiquable dans l’ideologie.
              dans le genre de ravage, je me rapelle avoir ete marque par malevil de robert merle.
              stefan wul, tres bien egalement

              de mon cote , je vous conseille « La Horde du contrevent », de alain damasio ainsi que ses autres bouquins, et ceux de pierre bordage

              • Cataphractaire
                Cataphractaire répond à manukeo
                Keodedour ar bed
                • Posté à 12h03 le 23/05/2011
                • Internaute 58787
                  Keodedour ar bed

                Bordage est un de mes auteurs préférés. On sent le cheminement de sa pensée au fil de ses livres. Dans la fraternité du Panca, il critique lui même certains points de vue exprimés dans d’autres de ses livres.

        8 autres commentaires
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