Alma Latina

Dans son blog Alma latina, Cristina L'Homme vous donne rendez-vous avec des Latino-Américains, écrivains, poètes, universitaires, journalistes, économistes, chercheurs, anthropologues, sismologues… qui vous raconteront leur continent. Indianité, migrations économiques, procès contre les dictatures, la propriété de l’eau, tremblements de terre…

Les Chiliens dans la rue : « Pour étudier, on doit s'endetter »

Cristina L’Homme
Journaliste
Publié le 02/07/2011 à 10h11

(De Santiago) Depuis environ un mois, les étudiants chiliens ont décidé d’exprimer leur indignation face aux inégalités du système éducatif à travers des manifestations de masse et des mouvements de grève et d’occupation de lycées et universités publics. Dans un pays où 3,5 millions de jeunes (sur 17 millions d’habitants) sont scolarisés et qui compte sur plus d’un millions d’étudiants, leurs revendications devraient être écoutées avec attention...

Pour que l’éducation devienne un droit, non plus un business

A la mi-juin, les étudiants occupaient 300 lycées et collèges, rassemblaient plus de cent mille personnes sur l’Alameda, la principale avenue du centre de Santiago, mais aussi des centaines de milliers d’autres jeunes à travers le pays, et demandaient une réforme constitutionnelle pour que « l’éducation soit considérée comme un droit » et non plus comme une marchandise ni un moyen pour un petit nombre d’hommes d’affaires de faire du business.

Il faut dire que la Constitution chilienne est encore celle dictée par le général Augusto Pinochet, et que celle-ci ne se souciait aucunement du droit à l’éducation.

Le Chili a les moyens d’une éducation de qualité

« Le Chili possède les ressources qu’il faut pour se payer une éducation publique accessible pour les personnes les plus démunies dans un premier temps, et gratuite dans un deuxième temps », expliquait Camila Vallejo, présidente de la Fédération d’étudiants de l’université du Chili (FECH). (Voir la vidéo)

Le Chili, qui fait partie de l’OCDE, le club des pays riches, depuis 2010, a les moyens de former une conscience critique et non seulement des agents commerciaux, capables de vendre ses matière premières (minerai, pêche, forêts, eau) du pays aux multinationales les plus gourmandes.

« Pour étudier, je dois m’endetter... et la mensualité est si chère que je n’ai plus d’argent... », crient les jeunes qui exigent également que les écoles et lycées privatisés en 1986 par la dictature militaire, soient « rendus » à la gestion publique et que cette éducation publique et gratuite ait une véritable place dans le paysage éducatif chilien.

Pas de signe d’essoufflement depuis la manif du 30 juin

La mobilisation a atteint son apogée jeudi 30 juin, avec un défilé d’environ 180 000 personnes (d’après les participants, 100 000 d’après la police, (la télévision a surtout reçu l’ordre de ne pas parler de chiffres du tout) dans les rues de Santiago, mais plus de 500 000 manifestants tout le long du pays.

Le ministre de l’Education, Joaquin Lavin, a annoncé que les vacances d’hiver (nous sommes en plein hiver austral au Chili, en ce moment) seraient avancées de deux semaines et que les vacances d’été ne commenceraient que deux semaines plus tard.

Il s’agit de « sauver l’année scolaire » assure-t-il, mais aussi et surtout « de mettre à l’épreuve le mouvement de contestation », comme si le fait d’être en vacances pouvait le ramollir, démotiver ses participants... (Voir la vidéo)

Le fait est que le mouvement estudiantin rencontre de plus en plus d’adhésion et ne donne pas du tout l’impression de ramollir, au grand désespoir du gouvernement qui annonce que des manifestations seront dorénavant interdites sur l’Alameda et que la question d’éducation sera discutée, plus tard, au Congrès.

D’abord ce sont les autorités universitaires qui se sont jointes au mouvement des étudiants, puis le commun des mortels, mais aussi, et c’est important, les étudiants de lycées et d’universités privés.

Mais au Chili il reste encore beaucoup de vieux réactionnaires (n’oublions pas que près de la moitié de la population se disait encore « pour Pinochet “ il y a quelques années...) qui pensent encore que la jeunesse devrait se taire, ne pas s’exprimer, et qu’il ne peut s’agir que d’un mouvement orchestré par le Parti communiste ou l’opposition au gouvernement en place.

Faux répondent les étudiants qui affichent de dures critiques tant vis-à-vis de la gauche que de la droite, puisqu’ils ‘ osent ’ traiter la Concertation (quatre gouvernements de centre-gauche qui se sont succédé depuis la fin de la dictature en 1989) d’‘incompétents’ et l’Alliance (gouvernement de droite actuellement au pouvoir depuis mars 2010) de ‘voleurs’. Histoire de bien montrer leur indépendance et leur esprit critique.

L’éducation, ‘meilleure assurance contre la pauvreté’

Ce que les étudiants expriment c’est un énorme ras-le-bol. Ras-le-bol d’être enfermés dans une éducation segmentée socialement, où les pauvres vont dans des écoles médiocres, ne peuvent pas ou peu avoir accès à des études supérieures de qualité et sont condamnés à s’endetter à vie, s’ils veulent suivre des études.

Ras-le-bol qu’un petit groupe de spéculateurs décident de leur vie, de leur avenir, alors qu’ils sont tous conscients que c’est l’éducation qui peut mettre un terme à la pauvreté comme le disent et le répètent à coup de conférences internationales, de conventions et de déclarations, toutes les agences des Nations unies depuis des décennies.

Le Chili, ses experts, ses ministres ne devraient donc pas s’opposer au fait que l’éducation soit ‘ la meilleure assurance contre la pauvreté ’ ! Ils devraient également faire en sorte que l’inégalité, qui caractérise malheureusement le Chili au sein de l’OCDE, disparaisse enfin !

‘Des écoles pour les indigènes’

Ras-le bol d’une société et de gouvernements qui ne font rien, depuis des décennies, pour mettre fin à cette segmentation. Car au Chili, et plus généralement en Amérique Latine (plus sans doute qu’ailleurs dans le monde où la tendance est malheureusement la même), le paysage scolaire est indigne, comme l’analyse Rosa Blanco, de l’Unesco :

‘Iil y a des écoles pour les pauvres et des écoles pour les riches, des écoles où l’enseignement offre une certaine qualité et celles où la qualité n’est même pas considérée comme un critère à prendre en compte... des écoles pour les indigènes et des écoles pour les non-indigènes.

Le système scolaire ne contribue donc en rien à dépasser la segmentation sociale. Au contraire, il l’alimente. ’

‘ L’éducation supérieure est plus chère pour les plus pauvres’

Il faut dire que les mensualités payées par les familles des étudiants, font partie des plus chères dans le monde, variant entre 275 et 500 euros par mois, que les taux d’intérêts bancaires pour des crédits étudiants sont très élevés (entre 4 et 6%), et tout ça pour une éducation qui n’est même pas reconnue ailleurs dans le monde puisqu’aucune université chilienne ne figure dans le palmarès des 200 meilleures universités mondiales.

La loi a beau interdire les universités d’être des organismes à but lucratif, les spéculateurs vont bon train, comme l’a reconnu le ministre de l’Education, Joaquin Lavin (lui-même ayant gagné de l’argent en investissant dans une université privée), dans une émission de télévision ‘ Tolérance zéro ’.

Pire, les universités privées considèrent que le secteur de l’éducation publique et gratuite, représente une ‘ concurrence illégale ’.

Le problème, selon Eduardo Engel de l’université du Chili :

‘ L’éducation supérieure au Chili est plus chère pour les plus pauvres, puisqu’ils reçoivent une éducation de moins bonne qualité. Il nous faut avancer vers une éducation supérieure de qualité, inclusive et équitable. Une éducation qui puisse donner les mêmes chances à tous.’

Si on prétend faire partie des pays développés, estime-t-il, on doit se donner les moyens d’une éducation de qualité pour tous.

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  • DrMorisset
    DrMorisset
    médecin philosophe & humoriste
    • Posté à 10h25 le 02/07/2011
    • Internaute 113094
      médecin philosophe & humoriste

    Est-ce que les chiliens doivent manger du chili pour étudier ?

    • Yaumegui_from_Paris
      Yaumegui_from_Paris répond à DrMorisset
      « Il ne suffit pas d'être (...)
      • Posté à 10h48 le 02/07/2011
      • Internaute 8001
        « Il ne suffit pas d'être (...)

      Si vous êtes aussi bon médecin qu’humoriste, j’espère ne jamais tombé entre vos pattes. Pour la philosophie, c’est moins grave j’ai passé mon bac il y a belle lurette.

    • Humain
      Humain répond à DrMorisset
      • Posté à 11h11 le 02/07/2011
      • Internaute 21387

      Un esclave ne mange pas... il est obligé de consommer.

    • Sébounet
      Sébounet répond à DrMorisset
      Null
      • Posté à 13h16 le 02/07/2011
      • Internaute 131965
        Null

      (roulement de tambours) ... du chili « con incarné » ?

    • A déménagé le 5 juillet
      • Posté à 16h55 le 02/07/2011
      • Internaute 155946

      du chili pour étudié et con carné pour grossir aha lol

  • Caniveau89
    • Posté à 10h29 le 02/07/2011
    • Internaute 26147

    Si les étudiants chiliens veulent un bon banquier / avocat, il y en a un qui vient de se libérer et pourra bientôt voler à leur secours : DSK.

    Ancien banquier du FMI, DSK connait aussi très bien les problèmes étudiants. Il a été avocat dans l’affaire de la MNEF (vaste affaire de corruption par un groupuscule socialiste d’une grande mutuelle étudiante), et mis en examen puis a eu droit à un non lieu. Son ami Cambadélis a été condamné... D’autres potes aussi... Comme quoi, il y a ceux qui savent faire, et les autres !

    Je suis sûr qu’il saura convaincre la ravissante Présidente du mouvement, Camilla Vallejo, qu’un tête à tête s’impose, et plus si affinités !

    • faded yasser
      faded yasser répond à Caniveau89
      pour la justice
      • Posté à 12h20 le 02/07/2011
      • Internaute 155078
        pour la justice

      Merci Caniveau pour nous rafraichir la mémoire, après 20 ans les protagonistes corrompus de cette sordide affaire sont encore là à faire les chefs, les hommes politiques intègres et honorables et le comble qu’ ils sont entrain de se préparer pour nous gouverner d’ici un an : DSK, Désir, Le Guen, Dray, Cambadélis et tous les autres quand tu les vois à la télé à théoriser sur l’intert général, l’honneteté, la bonne gestion de la chose publique, l’intégrité morale et tout leur baratin de menteurs et tu retournes à la corruption de la MNEF, ça te donne vraiment envie de faire comme Fuster, les gifler ces types.....

  • Macronico
    Macronico
    ...
    • Posté à 10h30 le 02/07/2011
    • Internaute 161121
      ...

    Ce qui n’est pas dit, c’est qu’un étudiant endetté, à la fin de ses études, devra travailler comme un esclave auprès d’une entreprise qui est bien consciente de la situation.

    Après, l’autre extrême, la gratuité pour tous, a ses inconvénients aussi : il y a des personnes qui au bout de leur cinquième année d’étude passent difficilement en L3, voire sont toujours en L2 (le système LMD y est aussi pour quelque-chose).

  • rm-ha
    rm-ha
    retraité
    • Posté à 10h50 le 02/07/2011
    • Internaute 156694
      retraité

    Qu’ils prennent exemple sur le modèle français...
    Quoi ! mauvais exemple... Ah bon ! c’est pareil, cela prend le même chemin...
    Mais bon , aussi quelle idée d’être pauvre ! ! !
    On peut leur filer un grand spécialiste du pouvoir d’achat !

  • Yaumegui_from_Paris
    Yaumegui_from_Paris
    « Il ne suffit pas d'être (...)
    • Posté à 10h53 le 02/07/2011
    • Internaute 8001
      « Il ne suffit pas d'être (...)

    Le Chili de tous les pays des Amériques est certainement le pays le plus proche du modèle européen. Une vieille démocratie (malgré « l’accident » Pinochet), une élite souvent cultivée et humaniste, une population digne et éprise de justice sociale.

    • Gilles31
      Gilles31 répond à Yaumegui_from_Paris
      Gaucho
      • Posté à 11h00 le 02/07/2011
      • Internaute 57081
        Gaucho

      On voit que tu ne connais rien au Chili... à moins que se soit de l’ironie.
      Pays plutôt conservateur et très à droite, avec des élites non plus intellectuelles humanistes, mais friquées et héritières du pinochisme.

      • Yaumegui_from_Paris
        Yaumegui_from_Paris répond à Gilles31
        « Il ne suffit pas d'être (...)
        • Posté à 11h20 le 02/07/2011
        • Internaute 8001
          « Il ne suffit pas d'être (...)

        Tu me tutoies de quel droit ?
        Je connais le Chili depuis 1978.
        Confondre élites avec les commerçants, c’est une vision du monde bien poujadiste.
        [edit : Le terme poujadiste a été employé avant même d’avoir lu ton commentaire creux (euphémisme pour ne pas violer la charte de RUE89) ci-dessous]

         
        • nore
          nore répond à Yaumegui_from_Paris
          in situ
          • Posté à 12h01 le 02/07/2011
          • Internaute 53953
            in situ

          Enfin tout de même, évoquer les liens entre les politiciens actuellement au pouvoir et les oligarques de la période pinochet, Pinera en tête, n’est pas du poujadisme. C’est tout simplement réel.

          Ensuite il faut aussi rappeler la forte influence de l’Opus Dei au Chili, à tel point que Joaquin Lavin le ministe de l’éducation donc, est un surnuméraire de l’Ordre. L’Opus gère également de nombreux établissements supérieurs au Chili, hautes écoles et universités. Et quand on connait la vision féodal de l’Ordre : tu es né riche, tu seras riche, tes enfants seront riches, tu es né servant, tu sera servant, tes enfants seront servants. Une société complètement immobile, figée dans son ordre hiérarchique.

          Tout cela n’aide pas.

          Et aussi, parler d’accident pour Pinochet, même entre guillemets, c’est un peu fort. La dictature de Pinochet est tout sauf un accident, pour la population chilienne ce fut surtout un cauchemar, et pour quelques-uns (oligarchie chilienne, gouvernements occidentaux anti-communistes, économistes de l’école de Chicago -Friedman et ses élèves-) se fut une bonne expérience en situation réelle, qui actuellement fait encore office de référence.

          • Yaumegui_from_Paris
            Yaumegui_from_Paris répond à nore
            « Il ne suffit pas d'être (...)
            • Posté à 12h34 le 02/07/2011
            • Internaute 8001
              « Il ne suffit pas d'être (...)

            Je n’ai pas écrit que le pinochétisme avait disparu. Mais iriez-vous dire que l’Espagne est encore francisque puisqu’une bonne partie de la droite est issue de cette dictature ? Et que dire de l’influence de l’Opus Dei dans ce pays en Espagne où est né le prêtre à l’origine de la création de ce « mouvement ». Oui, au Chili les héritiers de Pinochet n’ont pas encore disparu, entre autres grâce à une constitution taillée sur mesure. Mais, non le Chili n’est pas pinochétiste, mais bien une démocratie se remettant d’une dictature.

            Comme je l’ai écrit, la dictature militaire de Pinochet est un accident de la vieille et pérenne démocratie chilienne. Au même titre que Pétain fut un accident dans la République française. Cela n’atténue pas les crimes perpétrés et les complicités de dirigeants qui se sont très bien faits à ces dictatures. Mais ce sont des accidents. L’armée chilienne a été des années durant le rempart contre la dictature au Chili. Malheureusement pour le pays, l’élite de l’armée (dont Pinochet) a été en partie formée aux États-Unis et le combat contre le « communisme » leur a été inculqué comme doctrine. Allende avait toute confiance dans son armée et dans Pinochet particulièrement (Pétain avait été qualifié par Blum comme le plus républicain des Maréchaux de France). Plus le financement des syndicats routiers en grève par la CIA qui bloquèrent totalement l’économie chilienne aggravant ainsi encore plus la crise économique.
            J’ai moi-même écrit que le Chili de Pinochet avait été le terrain d’expérimentation de l’ultra-libéralisme anglo-saxon.

            • Arzh
              Arzh répond à Yaumegui_from_Paris
              Étudiant iant iant.
              • Posté à 15h45 le 02/07/2011
              • Internaute 130306
                Étudiant iant iant.

              S’il vous plaît, soyez honnête : ce sont plutôt les années 60’-70’ (jusqu’au coup d’État), et la période post-dictature qui sont des accidents. La « vieille et pérenne démocratie chilienne », construite sur des bases posées par Diego Portales, a toujours eu de fortes tendances à déraper vers l’autoritarisme, et même lorsque les élections sont libres, la répression est là. L’histoire chilienne est émaillée de massacres d’ouvriers en grève commis en « démocratie » (le plus emblématique étant celui de Santa María de Iquique), ou simplement d’exemples de dérives autoritaires peut-être dues au poids très important accordé au seul Président dans le système chilien.

              De plus, je pense que vous confondez l’élite universitaire du Chili, avec l’élite en général, dont elle n’est qu’une petite partie, aux idéaux, niveau culturel, et habitudes, très différentes de celle du reste. Pour caricaturer très grossièrement, l’élite plus économique a certes fait de bonnes études, mais crache sur la culture, est souvent nostalgique de l’ère Pinochet, et pense surtout à montrer sont niveau de vie par une consommation axée sur l’ostensible.

              Enfin, pour parler un minimum de la mobilisation étudiante traitée par l’article, et visiblement soutenue par l’auteure avec un peu trop d’enthousiasme : nombreuses sont les divisions qui cisaillent le mouvement et rendent imprévisible son futur immédiat : certains soutiennent le CONFECH (assemblée de représentants étudiants des universités publiques) dans un souci de consensus, d’autres lui reprochent son absence de programme précis -la demande d’une éducation publique de qualité et accessible est brandie par Camila Vallejo depuis qu’elle a été épinglée à négocier seule, sans mandat des étudiants du pays, avec le ministre de l’éducation, des mesurettes telles qu’un réajustement de 4% du budget de l’Ed. Sup. ; mais ne fait pas partie officiellement des « statuts » de l’organisation-. Certains étudiants sont totalement pacifistes, d’autres, lassés que les journaux télévisés ne parlent que des débordements, décident de les organiser sciemment pour faire parler du mouvement, tout en organisant des campagnes d’information « sur le terrain » auprès des chiliens. Ajoutons que les vacances anticipées décidées par le ministre vont mettre fin rapidement à la mobilisation dans l’enseignement secondaire.

              En résumé, tous ne visent pas le même but, ni ne s’accordent sur les moyens d’action, et il se peut que cette journée du 30 juin ait été l’acmé des manifestations étudiantes au Chili, avant une descente rapide.

              • Yaumegui_from_Paris
                Yaumegui_from_Paris répond à Arzh
                « Il ne suffit pas d'être (...)
                • Posté à 18h54 le 02/07/2011
                • Internaute 8001
                  « Il ne suffit pas d'être (...)

                La démocratie ne s’instaure pas d’un seul coup comme peuvent le croire les néocons.
                La France de la IIIème République a fait tirer plus d’une fois sur les ouvriers. Le Tigre lui-même issu de la gauche, soutient de l’amnistie pour les Communards a fait tirer sur les ouvriers par la troupe. Nous avons trop tendance à « idéaliser » l’état de démocratie.

                Les élites sont intellectuelles à mes yeux, le grand patronat et ses affidés ne sont des élites qu’aux yeux des tenants du seul commerce comme fonctionnement des sociétés. Des types comme Arnault, Lagardère, Bouygues, j’ose à peine évoquer Serge Dassault, ne seraient pas du tout contre un régime à la Pinochet en France et en Europe, du moment que les affaires marchent.

                Je ne connais pas assez l’actualité chilienne pour savoir si l’auteur prend ses désirs pour des réalités. Mais, je lis et j’entends depuis le printemps arabe des gens qui prétendent à chaque fois que ce ne sont que des feux de paille. Les Libyens et les Syriens sont là pour nous prouver le contraire.
                Les mouvements populaires n’ont pas besoin de cohérence entre leurs acteurs pour réussir, mais de la même volonté de bouleversement de la situation. C’est après quand le mouvement a pris et réussi que l’incohérence entre les acteurs peut entrainer des problèmes.

                • nore
                  nore répond à Yaumegui_from_Paris
                  in situ
                  • Posté à 10h44 le 03/07/2011
                  • Internaute 53953
                    in situ

                  ok, je comprends mieux ce que vous vouliez dire, et je suis plutôt d’accord avec ce post.

                  mais dans tout les cas ici ou au Chili, nous ne sommes pas en démocratie. ploutocratie, oligarchie serait plus proche de la réalité.
                  Et cela il me semble qu’on ne le supporte plus, ce qui est déjà arrivé par le passé mais pas de manière aussi globale, et nous avons également un phénomène qui s’ajoute : le milieu naturel que nous avons démantibulé se modifie à l’échelle d’une vie humaine, ce qui ne devrait pas aider à la tranquillité...

          • Le_mouton_noir
            Le_mouton_noir répond à nore
            www.delaservitudemoderne.org
            • Posté à 12h48 le 02/07/2011
            • Internaute 119868
              www.delaservitudemoderne.org

            Pour pinochet c’était bien un accident. L’espiègle cia l’a poussé, puis il a trébuché sur des cadavres qui étaient là par hasard, avant de retomber à la tête de l’Etat.

        6 autres commentaires
  • Gilles31
    Gilles31
    Gaucho
    • Posté à 10h58 le 02/07/2011
    • Internaute 57081
      Gaucho

    Ils ont dézingué les socialistes en 73.
    Dans les années 90 ont élu des anciens pinochistes, comme quoi ça ne leur a pas déplu.
    L’an dernier ils ont élu un multi milliardaire, comme quoi la naan de gauche (enfin...) leur a déplu avec ses conneries de partages des richesses
    Le Chili, moins pauvre que ses voisins est un des pays les plus libéraux économiquement et conservateur sur le reste.

    C’est quoi ces gauchos qui gueulent maintenant parce qu’il faut payer pour des services ex-publiques ? Travaillez pour vous faire une rente si vous n’avez pas de thunes..... Il y a pleins de mines au Chili...

    faites chier....

    • Yaumegui_from_Paris
      Yaumegui_from_Paris répond à Gilles31
      « Il ne suffit pas d'être (...)
      • Posté à 11h15 le 02/07/2011
      • Internaute 8001
        « Il ne suffit pas d'être (...)

      L’armée (qui fut le rempart de la démocratie pendant des décennies, avant que les militaires chiliens ne soient formés par les États-uniens) a « dézingué » Allende avec la complicité et l’aide de la CIA.

      Les Chiliens auraient réélu Michelle Bachelet, si elle avait pu se représenter.

      Le Chili a été le terrain d’expérience favori des ultra-libéraux américains pendant toute la période de la dictature de Pinochet.
      S’ils étaient si conservateurs, ils n’auraient pas renversé tout seul la dictature de Pinochet grâce à des manifestations de rue.

      C’est quoi ce pseudo 3615 code Jaimeraisbaiserdetempstemps qui ne connait rien au Chili et qui se permet d’ouvrir sa grande bouche ? Retourne sur les sites de cul si tu n’as rien dire... Il y en plein sur le net.

      « “faites chier... Nettoie bien ta bouche.

    • Matelot28
      Matelot28 répond à Gilles31
      matelot
      • Posté à 11h34 le 02/07/2011
      • Internaute 162004
        matelot

      c’est quoi ce bric-à-brac ? vous mélangez tout, Gilles... l’Etat, le peuple, les mines... allez faire un tour sur wikipédia, c’est gratuit et on apprend plein de choses.

  • Pleades
    Pleades
    Webster étriqué.
    • Posté à 11h06 le 02/07/2011
    • Internaute 112728
      Webster étriqué.

    Tiens, étrange, il y a deux secondes, je voulais répondre au commentaire d’un certain « Milton firedman II », et après m’être connecté, il a disparu ! !
    En substance, son opinion était qu’en tant que personne morale, on doit lever des fonds pour étendre ses champs d’activités. Et pourquoi serait il anormal de faire de même avec des personnes physiques qui souhaitent se former (rémunération des agents économiques....).

    Hé bien, cher vieux Milton, vous avez une façon de voir les choses assez détestable. Un pays qui mine les prochaines générations d’actifs dès leur formation est perdant à court terme. Ces étudiants endettés vont mettre un paquet d’années à rembourser leur prêts, et hésiter à concrétiser des projets d’installations, de création d’entreprises etc...
    D’aucuns diront qu’à contrario, il s’agit d’accélérer le processus de l’activité salariale (frais émoulus, les anciens étudiants iront de suite chercher un job).
    Un pays qui décide d’annexer la connaissance et l’apprentissage sur des bases économiques tue sa poule aux œufs d’or. Et il serait très intéressant de se regarder le nombril, car la France n’est pas la dernière dans ce processus.

    Vous m’excuserez, je dois rejoindre mon job alimentaire afin de rembourser cinq années d’études.

    • LoA
      LoA répond à Pleades
      Etudiante en Droit
      • Posté à 04h07 le 03/07/2011
      • Internaute 157375
        Etudiante en Droit

      Je voulais moi aussi répondre à ce message qui a disparu...

      Le problème de l’éducation au Chili ne concerne pas seulement l’éducation supérieure. Il ne s’agit pas seulement d’être pour ou contre un investissement qui serait amorti ensuite par un salaire supérieur à ceux des travailleurs qui n’auront pas fait d’études (et encore, ce raisonnement ne se tient que pour un certain nombre de formations « rentables »).

      Le problème concerne déjà les collèges et lycées.
      Je reviens d’un an au Chili, où j’ai fait un échange universitaire. De tous les chiliens que j’ai rencontrés qui faisaient des études supérieures, la grande majorité venait de collèges privés. Je n’en ai rencontré qu’un seul qui venait de l’enseignement public.
      De mes autres amis, le plus modeste venait d’un collège à 140 dollars par mois, environ 100 euros, mais la majorité venaient de collèges avec des mensualités de 300 à 500 dollars.

      Pour ce qui est de la fac, le prix dépend des études. En droit, c’était 600 dollars par mois (exactement 330000 pesos dans ma fac), mais ça peut monter à 1000 dollars par mois en médecine.

      Et il faut savoir que le salaire minimum est de 400 dollars, le salaire moyen de 900 dollars.
      Je vous laisse faire les calculs... Ce n’est pas difficile de comprendre qui étudie au Chili...

      Autre chose, concernant l’interdiction de but lucratif des universités. Il est très facile pour les spéculateurs de créer une SCI, puis une université qui n’a bien sûr aucun but lucratif, mais qui louera ses locaux à.... la SCI ! !

      Enfin, concernant les commentaires qui disent que dans toute l’amérique latine, la fac est très chère et les latinos achètent leurs diplômes, jetez un oeil là dessus :
      Lien

  • Humain
    • Posté à 11h09 le 02/07/2011
    • Internaute 21387

    Ben oui , pour étudier il faut s’endetter. Normal non ?

    C’est comme chez nous avec l’Université Pecresse ! !

    (Et, dans peu de temps, il faudra que les parents s’endettent pour que les gamins apprennent à lire :
    L’ecole laïque et gratuite c’est bientôt fini )

    Les parents prennent un crédits pour les enfants étudiants, et les etudiants aussi : Les moins riches devront avoir un boulot, et se prendre en plus un crédit Sofinco !
    (Le plus diplomés seront payés plus pour pouvoir rembourser leurs credits : super !)

    Merci, Pécresse, merci Lagarde, merci Nicolas, Merci Jospin and co ...

    • nore
      nore répond à Humain
      in situ
      • Posté à 12h06 le 02/07/2011
      • Internaute 53953
        in situ

      C’est vrai ça, d’autant plus que les deux pays (France et Chili) ont supprimé des heures d’enseignement d’histoire dans leur cursus.
      Il faut des têtes qui calculent mais pas qui pensent, c’est complètement à l’inverse de Montaigne.

      Serait-on dans un système fasciste (mou) ?

      • Arzh
        Arzh répond à nore
        Étudiant iant iant.
        • Posté à 18h42 le 02/07/2011
        • Internaute 130306
          Étudiant iant iant.

        Au Chili, quand le gouvernement ne sait pas quoi faire pour donner l’impression qu’il agit, il copie une mesure toute faite car déjà appliquée en Europe. À ce point, je ne crois pas qu’il s’agisse d’idéologie, sinon d’une preuve de l’incompétence des politiques chiliens -à gauche comme à droite-, incapables de développer la moindre politique cohérente.

    • Le_mouton_noir
      Le_mouton_noir répond à Humain
      www.delaservitudemoderne.org
      • Posté à 13h47 le 02/07/2011
      • Internaute 119868
        www.delaservitudemoderne.org

      7éme principe de l’idéologie libérale-réactionnaire : Moins les pauvres auront étudiés, plus il serra facile de les manipuler.

      • Humain
        Humain répond à Le_mouton_noir
        • Posté à 15h03 le 02/07/2011
        • Internaute 21387

        Pour qu’il y ait un minimum de mécontents, il suffit de taper toujours sur les mêmes !

        Les chiliens, les tibétins, les argentins, les pauvres, les plumés par les banques, etc...

  • Inquisiteur
    Inquisiteur
    Chanteur de charme
    • Posté à 11h11 le 02/07/2011
    • Internaute 132321
      Chanteur de charme

    C’est vrai que c’est idiot de se tirer une balle dans le pied.

    Quand on a la chance d’avoir un pays stable, une croissance solide, et qu’on est assis sur un trésor (le prix du cuivre va continuer d’exploser, ils en ont plein), on essaie d’en faire profiter tous ses citoyens...

    Et bien non, le pays continue à reproduire les énormes inégalités qui le constituent aujourd’hui : on comprend que les étudiants l’aient mauvaise...

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 11h19 le 02/07/2011
    • Internaute 82025
      non connue

    Le Chili de Pinochet représente la seule expérience politique intégralement libérale. Une expérience enviée par Margaret Thatcher, l’amie inconditionnelle du putschiste.
    Que faut-il ajouter ? ...

  • Foster
    Foster
     ?
    • Posté à 11h40 le 02/07/2011
    • Internaute 69593
       ?

    « Car au Chili, et plus généralement en Amérique Latine (plus sans doute qu’ailleurs dans le monde où la tendance est malheureusement la même), le paysage scolaire est indigne ».

    Exact. Ils ont absolument raison de protester et ce mouvement nous concerne aussi, à présent.

  • mon petit doigt
    • Posté à 11h41 le 02/07/2011
    • Internaute 64887
      sans

    Pour que l’éducation reste un droit et un devoir et non un bizness . En France AUSSI ! ! !

  • A déménagé le 9-4-2012
    A déménagé le 9-4-2012
    Explore l'indéterminé
    • Posté à 11h46 le 02/07/2011
    • Internaute 22643
      Explore l'indéterminé

    Le principe de concurrence forme le vecteur d’un nouveau totalitarisme.

    Pour ce qui est de l’enseignement et de la connaissance, les néolibéraux rêvent d’instaurer partout un régime identique, sont en train de le faire et, ainsi, provoquent une prise de conscience mondiale des jeunes qui pourrait bien déboucher sur un mouvement de contestation globale d’une ampleur comparable à celui des années soixante, bien que sur des bases très différentes.

    Vive les étudiants chiliens qui osent demander un service public de l’instruction !

    Soi dit en passant, je suis effaré d’apprendre à cette occasion que la constitution de Pinochet soit encore en vigueur au Chili !

  • ElTitouBolivar
    ElTitouBolivar
    InsomniaK
    • Posté à 11h50 le 02/07/2011
    • Internaute 53845
      InsomniaK

    « les étudiants chiliens ont décidé d’exprimer leur indignation »
    Merci M. Hessel ! Avant, les gens exprimaient leur « ras le bol », leur « mécontentement », etc.
    Stephane Hessel a permis aux journaliste d’enrichir un peu leur vocabulaire...
    Pour les historiens, c’est pratique : on pourra dater les articles av.SH ou ap.SH...

    • Adéménagéle1erseptembre2011
      • Posté à 15h46 le 02/07/2011
      • Internaute 132112

      Il fut même des cas où les gens exprimaient leur « malaise » ou leur « mal-être » (enfin, à en croire les médias) !

    • Cristina L’Homme
      Cristina L’Homme répond à ElTitouBolivar
      Journaliste
      • Posté à 17h36 le 04/07/2011
      • Journaliste 107052
        Journaliste

      Ah bon ? Vous découvrez ce mot ? Vous devriez lire un peu plus, vous vous rendriez compte que le terme a toujours été utilisé par beaucoup de gens qui écrivent. Moi ça fait environ 25 ans que je l’utilise dans beaucoup de textes. Alors votre remarque est plutôt mal tombée, mais elle donne le ton de ce qui se passe, malheureusement, quand on utilise l’anonymat pour se défouler, vomir ses frustrations et sa haine en étant « gratuitement » méchant. C’est courageux. C’est superbe.

      • ElTitouBolivar
        ElTitouBolivar répond à Cristina L’Homme
        InsomniaK
        • Posté à 19h38 le 04/07/2011
        • Internaute 53845
          InsomniaK

        ¡ Hola Cristina ! Désolé d’avoir touché un point sensible chez vous. Si vous avez un peu de temps, n’hésitez pas à consulter les commentaires que j’ai pu laisser sur la Rue. Vous verrez que dans 90% des cas (environ...), il s’agit d’humour ou d’ironie. C’est vrai que parfois, ça peut « piquer » un peu, mais ce n’est jamais méchant, et encore moins haineux. Alors je vous prie de bien vouloir m’excuser si je vous ai blessée, car ce n’était pas mon but.
        Cela dit, je reste convaincu que ce mot est beaucoup plus utilisé depuis la prise de position de M. Hessel, sans mettre en doute le fait que vous le connaissiez et l’utilisiez avant !
        ¡ Buenas tardes ! y hasta luego. Si dios quiere...

  • Alkali
    Alkali
    déboucheur surpuissant de (...)
    • Posté à 11h54 le 02/07/2011
    • Internaute 121880
      déboucheur surpuissant de (...)

    Je ne crois pas, hélas, qu’il y ai possibilité de changement de manière pacifique.

    Que ce soit au chili ou ailleurs dans le monde, les manifs, les slogans, les défilés de pancartes ne changeront rien.

    Alors que faire ? Insurrection ? grève générale ? lutte armée ?

    • nore
      nore répond à Alkali
      in situ
      • Posté à 12h14 le 02/07/2011
      • Internaute 53953
        in situ

      Tout cela pourrait changer si les gens de pouvoir étaient moins stupides et vénaux, un peu éclairés en somme. Mais effectivement on voit bien que ce n’est pas du tout le cas. En vrac, derniers exemples en date que j’ai pu voir,

      deux vidéos d’Arte :
      BP en eaux troubles
      Lien
      Donald Trump et des marais écossais
      Lien

      et le très intéressant article de Fakir à propos des civilisations « écocides » :
      Lien
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  • faded yasser
    faded yasser
    pour la justice
    • Posté à 12h12 le 02/07/2011
    • Internaute 155078
      pour la justice

    Mais la vraie expérience démocratique et populaire qu’a connue le Chili, le capitalisme a su l’avorter un certain 11 septembre ( quel hasard du calendrier) et avec les conséquences qu’on connait ... Militaires fascistes, extreme droite, droite conservatrice , social démocratie à la DSK qui se sont succédés à Allende ne sont que la continuité du putsh du 11/9/73.

  • philippe georgin
    philippe georgin
    beaucoup bossé
    • Posté à 13h50 le 02/07/2011
    • Internaute 140843
      beaucoup bossé

    Perplexe face à MME Bachelet partie en 2006,pourquoi n’a elle pas réformé le système éducatif ? Pour nous il va falloir etre vigilent casse de l’éducation national sous se kon et ou ou amnésie de la gauche réformatrice.

    • CarlosG
      • Posté à 17h05 le 02/07/2011
      • Internaute 534

      Il y a deux raisons, à mon avis. D’une part, modifier le système éducatif au Chili demande une majorité parlementaire de deux tiers (quorum exigé pour modifier certaines lois très bien ficellées dans la Constitution de Pinochet). Or, avec un système binominal, il est très difficile de sortir du 50/50. Aussi stable que pervers.
      D’autre part, il y a eu une pusilanimité de la coalition centre-gauche post-Pinochet qui a accepté (et s’est accommodé de) cette situation.

      Attention donc en France aussi, soyez vigilants avec la gauche tendance Milton Friedman !

      • philippe georgin
        philippe georgin répond à CarlosG
        beaucoup bossé
        • Posté à 19h35 le 02/07/2011
        • Internaute 140843
          beaucoup bossé

        En 1975 de nombreuses personnes sont venues en France pour vivre car persécutées ,elles sont venues du Chili d’Argentine ,d’Urugay ; avec France_ Amériques latines j’avais l’impression d’avancer et bien oui il faut se battre ,certains étaient sans papier ! ,pinochet est une
        ordure un pantin et ce qui se passe en Europe et ailleurs releve du meme principe ; tout pour moi et je te détruits.sku est le symbole de la société révée par nos dirigeants plus d’argent moins de vivre.Si la gauche est celà qu’elle crève.

  • affreuxjojo
    • Posté à 14h21 le 02/07/2011
    • Internaute 29421

    Si les études sont chères seuls les fils et filles à papa y ont accès mêmes s’ils s’agit de crétins.
    Inversement des jeunes doués et travailleurs mais issus de milieux modestes ne pourront mettre en valeur leurs talents.
    Doubles gâchis donc puisque des moyens financiers importants sont consacrés à la tentative de formation d’incapables (qui trusteront ensuite les postes à responsabilité) et que, inversement, des qualités humaines utiles sont perdues pour la société.
    Ils est plus conforme à l’intérêt général d’une société de prélever des impôts et de donner une chance à tous d’accéder à l’éducation et à à la formation. C’est une des bases incontournable du développement des sociétés.
    Les très riches ne l’entendent évidemment pas comme cela. Ils refusent d’une part l’impôt et veulent d’autres part assurer les meilleures places à leur progéniture .
    L’idéologie du libre marché (dans l’éducation ou ailleurs) n’est que l’idéologie conforme aux intérêts de la classe possédante et à la perpétuation de ses privilèges.

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