Alma Latina

Dans son blog Alma latina, Cristina L'Homme vous donne rendez-vous avec des Latino-Américains, écrivains, poètes, universitaires, journalistes, économistes, chercheurs, anthropologues, sismologues… qui vous raconteront leur continent. Indianité, migrations économiques, procès contre les dictatures, la propriété de l’eau, tremblements de terre…

Au Pérou, un café bio pas très équitable

Cristina L’Homme
Journaliste
Publié le 06/07/2011 à 09h58

Ça commence comme un titre d’un roman de Vargas Llosa : « La “gringa” aux yeux bleus et le café bio ». Une jeune femme, Christelle Bittner, journaliste et blogueuse française, se plaît au Pérou. Elle pose ses valises dans un coin reculé de la selva Central, à Pichanaki. Une région que les Péruviens des montagnes, en mal de terres, sont venus coloniser et apprivoiser au milieu du siècle dernier.

Bravant la jungle, ils sont arrivés là avec leurs mules chargées de sucre et de sel. A coups de machette, ils ont déblayé la terre et ont fini par la rendre productive : ils ont réussi à faire pousser du maïs, du cacao, des agrumes, des bananes et du yucca pour se nourrir, et du café pour le vendre.

Lucía, productrice de café dans les années 60

Parmi les premiers colons, une femme, Lucía Cárdenas, crée le village Union Pucusani et une plantation de café de 100 hectares dans les années 1960.

Christelle est accueillie par cette famille. La jeune femme raconte :

« Ce sont des gens qui offrent tout alors qu’ils n’ont rien. Un paysage magnifique, sauvage, qu’eux appelaient leur “enfer vert”. Mais un enfer que les cultivateurs de café ont fini par aimer, au fil du temps. »

Pourtant, malgré cet attachement à la terre et au café, de nombreux cultivateurs commencent à quitter la selva (la forêt) pour « descendre » en ville : la culture du café bio (en Amérique latine on dit « organique ») est fragile : asperger la plante de produits chimiques est un geste plus facile puisqu’il permet d’augmenter la production (même si le chimique a un coût) ; ne pas l’asperger signifie faire la sélection à la main, produire moins et plus lentement.

Pour des questions économiques, la culture du café bio, à Union Pucusani, est donc essentiellement artisanale.

Le café bio, plus cher à produire et vendu au même prix

Le problème ? « Un café bio et équitable, plus cher à produire, est vendu – c’est aberrant – au même prix que le café qu’on appelle “ conventionnel ”, cultivé avec des pesticides et des produits chimiques à tout va », explique Juan Carlos, petit-fils de Lucía qui s’est lancé dans la production du café bio.

Ce qui veut dire que le prix du café bio ne tient pas compte des efforts et de la qualité qu’assurent ses producteurs, contrairement au discours marketing que nous servent les grandes marques qui nous vendent de l’équitable en France, selon lequel « acheter un produit bio labellisé permet de consommer juste ».

Le discours marketing autour du bio, pas la réalité

En fait, assure Christelle Bittner, « cela ne change pas grand-chose, voire rien, pour le petit producteur en photo sur le paquet... » Quand la différence de revenu par kilo vendu est si insignifiante, les producteurs de café bio risquent fort de pencher vers une production plus facile, et donc plus chimique, qui ne se soucie ni des revenus du personnel, ni de la pollution des eaux et encore moins de la déforestation.

En d’autres termes, les producteurs bio finissent par quitter les coopératives équitables parce qu’ils ont besoin de gagner de l’argent rapidement, de l’argent liquide, pour payer l’école ou finir de construire leur maison. Ils ont tort sur le long terme, car si le prix du café chute (comme il l’a fait dans le passé), les coopératives offrent un prix plancher, assurant aux petits producteurs une certaine stabilité. Mais ont-ils vraiment le choix ?

L’idéal, d’après Christelle, serait de créer une coopérative propre qui puisse vendre directement aux acheteurs de café bio, sans passer par le club d’acheteurs de café conventionnel, qui fonctionnent comme une Bourse en imposant leurs prix au niveau le plus bas, forçant ainsi les agriculteurs à vendre au plus vite pour payer la main d’œuvre et rembourser les prêts bancaires.

Education et tourisme solidaire

Ce n’est pas forcément une question de volonté, c’est aussi un problème d’information et d’éducation. Juan-Carlos espère qu’un jour, les autres cultivateurs le regarderont comme un exemple, et changeront leur manière de traiter la terre en cessant de l’asperger de venin pour préserver la terre-mère. En attendant, il cultive bio parce qu’il adhère à cette philosophie. Mais qui va le suivre si la culture du café bio coûte plus cher et rapporte moins ?

Convaincue qu’elle peut aider à revaloriser cette culture traditionnelle du café à travers les aides au développement de cultures durables et équitables et les microcrédits, Christelle revient à Union Pucusani en mai 2010 avec un projet très réfléchi et complet : monter une ONG (organisation non-gouvernementale).

Elle devrait aider à l’éducation pour un développement durable dans la région à travers des programmes scolaires et lancer une formule de tourisme solidaire permettant de générer un revenu supplémentaire, de construire un système d’accès à l’eau et d’œuvrer à la reforestation.

Le projet est présenté sur un site qui recrute des volontaires dans des fermes organiques, et c’est un succès :

« Nous avons reçu 25 volontaires en 2010 qui ont participé à la construction d’une fosse à compost, à repeindre, à sensibiliser au tri des déchets, à planter des arbres... Mais nous attendons surtout des étudiants qui connaissent les questions hydrauliques, la construction de routes ou des ingénieurs agronomes, qui souhaitent véritablement travailler avec la communauté. »

Mais – parce qu’il y a un mais – écrire un projet et l’envoyer aux fondations et aux donateurs éventuels ne suffit plus pour les sensibiliser. Les réponses n’arrivent pas. Et produire du café bio dans un contexte de commerce équitable implique une série de contraintes financières que la petite ONG, seule, ne peut assumer, même avec la meilleure volonté du monde.

Pour faire du bio, il faut obtenir un certificat, un logo qui prouve la qualité du produit, ce qui veut dire que l’on fait appel à un ingénieur agronomique, à une banque pour obtenir un crédit... qu’il faut être patient et attendre trois années avant d’obtenir les logos pour lesquels il faut payer des « certificateurs ».

Or, le taux les plus bas proposé par Agrobanco (organisme public) pour entreprendre toutes ces démarches est de 19% ! ! Et les microcrédits coûtent 38% par an. De quoi vous planter tout de suite en somme... On est loin du micro-crédit qui sauve !

Acheter équitable ne suffit pas

Pour faire du bio, il faut changer les mentalités, enseigner une nouvelle approche de la nature, gérer les déchets, avoir accès à l’eau, replanter des arbres et non plus les couper, créer une serre... Produire équitable, prendre en compte le durable mais aussi l’humain, impliquerait l’ouverture d’un lieu d’accueil pour les enfants de moins de 6 ans, pour que leurs parents, souvent des saisonniers, puissent travailler tranquillement, au moment des récoltes (de février à juillet).

Produire bio finit par coûter cher. Il faut avoir les moyens d’investir. Et la communauté d’Union Pucusani ne les a pas.

Alors ? Christelle et Juan Carlos ne baissent pas les bras. Ils sont de ceux qui ont transformé leurs convictions en actions. Mais Christelle dit se sentir bien seule, aujourd’hui. Et elle se dit que « aller dans un magasin bio, s’auto-féliciter en achetant équitable, et penser que ce geste suffit pour tendre la main aux petits producteurs dont la photo figure au dos du paquet, ne suffit pas ! ».

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  • PGC
    PGC
    Impair Impasse89
    • Posté à 10h21 le 06/07/2011
    • Internaute 147266
      Impair Impasse89

    Intéressante mise en perspective.
    L’équitable et le bio, sont deux containtes différentes, mais des choix réels dont l’économie demeure marginale, les deux en simultané relève de la gageure, car le prix du marché est fixé par les gros producteurs intensifs qui ne s’encombrent pas de social, ni de respect de l’environnement, ni même d’investissement quelques fois.
    On ne parle plus que de taux de rentabilité, tant que nos chers économistes n’auront pas monétisé le coût de l’éthique comme celui des services publics, de la santé et autres dans leurs savants calculs, je crains que nos amis péruviens n’arrivent pas s’inscrire leur gagne pain dans la durée d’un marché équilibré.

    • christellebittner
      christellebittner répond à PGC
      enamorate.fr ; unautreperou. (...)
      • Posté à 16h54 le 06/07/2011
      • Internaute 162550
        enamorate.fr ; unautreperou. (...)

      Je suis la fameuse Christelle. ici les coopératives sont forcément les deux, c’est un peu le jeu des logos : au plus on en a au mieux c’est... La vraie sortie serait que les péruviens aux même consomment leur café en faisant des choix éthiques et de proximité. On en est au tout tout début...

      • PGC
        PGC répond à christellebittner
        Impair Impasse89
        • Posté à 17h47 le 06/07/2011
        • Internaute 147266
          Impair Impasse89

        En tous cas bravo pour oser vous lancer dans une pareille entreprise, la consommation éthique et de proximité connait les mêmes limites qu’en France sans doute.
        Trop de gens dans la mouise ne choisissent que le prix, consommer éthique ou circuit court chez nous, est aussi un geste qui souvent demande réflexion et effort.
        Si les gens qui en ont les moyens le font, ça peut lancer le truc, le commerce équitable est bien parti de cette façon.
        Je ne sais pas quelle est la politique de l’etat péruvien sur ce plan et s’il y en a une.

         
        • christellebittner
          christellebittner répond à PGC
          enamorate.fr ; unautreperou. (...)
          • Posté à 19h56 le 07/07/2011
          • Internaute 162550
            enamorate.fr ; unautreperou. (...)

          Mmmm je devrais peut être mettre gringa sur le paquet... les péruviens aiment encore beaucoup tout ce qui vient d’ailleurs...mais ce sont les médias et les jeunes qui peu à peu valorisent les cultures et produits de leur pays... On trouve d’ailleurs de plus en plus de boutiques de café équitable à Lima...mais dedans presque autant importé que local...

          • PGC
            PGC répond à christellebittner
            Impair Impasse89
            • Posté à 08h50 le 08/07/2011
            • Internaute 147266
              Impair Impasse89

            « Times are changing » comme dirait l’autre.
            Vous êtes simplement en avance en portant des valeurs qui vont tôt ou tard reprendre la main, ne sombrez pas dans le marketing non plus, mais c’est un autre débat -)
            Bon courage à vous.

            • DiaboloSatanas
              DiaboloSatanas répond à PGC
              Fou du volant
              • Posté à 10h18 le 08/07/2011
              • Internaute 79165
                Fou du volant

              Pas « Times are changing » mais « The Times They Are a-Changin’ , ça s’écrit, si on veut respecter l’œuvre du maitre...

              • PGC
                PGC répond à DiaboloSatanas
                Impair Impasse89
                • Posté à 10h26 le 08/07/2011
                • Internaute 147266
                  Impair Impasse89

                Oui, monsieur le gardien du temple, promis, je le ferai plus.
                Mieux vaut citer Hughes Aufray -))

                • DiaboloSatanas
                  DiaboloSatanas répond à PGC
                  Fou du volant
                  • Posté à 11h12 le 08/07/2011
                  • Internaute 79165
                    Fou du volant

                  Que ça ne se reproduise pas.

                  Right now I can’t read too good
                  Don’t send me no more letters no
                  Not unless you mail them
                  From Desolation Row

                  ploink ..

        5 autres commentaires
      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à christellebittner
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 21h09 le 06/07/2011
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        @ christellebittner

        Je connais la problématique (Hondursm Salvador, Quindio..) . Cercle vicieux insoluble. Il faudrait un contrôle total de la distribution par l’État et une VOLONTÉ de rémunérer mieux le producteur. Je ne connais pas d’endroit où cette situation existe. On peut mener des opérations symboliques via un réseau parallèle et avoir un impact positif sur la conscientisation des consommateurs, mais on ne peut arriver à un effet réel sur le marché. C’est le système qui doit être changé.

        Lien (et seq.)

        Pierre JC Allard

         
        • christellebittner
          christellebittner répond à pierrejcallard
          enamorate.fr ; unautreperou. (...)
          • Posté à 19h54 le 07/07/2011
          • Internaute 162550
            enamorate.fr ; unautreperou. (...)

          Une opération symbolique + une opération symbolique + une opération symbolique c’est un début...

          • pierrejcallard
            pierrejcallard répond à christellebittner
            http://www.nouvellesociete.org
            • Posté à 00h37 le 08/07/2011
            • Internaute 3366
              http://www.nouvellesociete.org

            @ CHRISTELLEBITTER

            Oui, et vous pouvez compter sur toute ma sympathie. Bonne chance

            PJCA

        2 autres commentaires
  • Frangipanier
    Frangipanier
    Plante verte, rouge et noire.
    • Posté à 10h22 le 06/07/2011
    • Internaute 106626
      Plante verte, rouge et noire.

    Mais Christelle dit se sentir bien seule, aujourd’hui. Et elle se dit que « aller dans un magasin bio, s’auto-féliciter en achetant équitable, et penser que ce geste suffit pour tendre la main aux petits producteurs dont la photo figure au dos du paquet, ne suffit pas ! ».

    Et quoi d’autre, alors ? Les changements viennent par la carte d’électeur ET le porte-monnaie. Lorsque nous, consommateurs occidentaux, nous achetons des produits labellisés, nous acceptons de payer un prix certain pour le label apposé. Label rouge, Viande Française, Bio, équitable, élevé sous la mère, roulé sous les aisselles, gnagna.

    Vous croyez vraiment qu’on a le temps pour faire encore plus que cela ? Désolée, chère madame, mais entre les dons aux associations et les achats raisonnables (éthiques), je ne vois pas ce que je peux faire de plus, parce que moi aussi j’ai une vie.
    (Je précise que je vote également et je suis sur le point de changer de banque, de fournisseur d’énergie et de m’encarter à EELV)

    Quoi d’autre ? Quoi de plus ? Tout plaquer pour aller vivre en Creuse élever des chèvres ?

    Je suis déçue. Je pensais que les labels étaient fiables, vérifiés, contrôlés, avec des cahiers des charges stricts. J’apprends qu’il n’en est rien. J’achète mon café Lobodis, au demeurant excellent, au prix fort : qu’en est-il véritablement de l’achat dit « commerce équitable » ?

    • ShredBluZ
      ShredBluZ répond à Frangipanier
      Ingénieur Agronome
      • Posté à 12h25 le 06/07/2011
      • Internaute 50286
        Ingénieur Agronome

      Ce qu’on appelle généralement les SOQ (Signes Officiels de Qualité) sont effectivement très opaques pour le consommateur. Il est très difficile de dire rien qu’à l’emballage quelles ont été les pratiques de production et de rémunération du producteur dans le cas des cultures de rentes comme le cacao et le café. C’est d’autant plus opaque que ces cultures de rente sont réalisées loin de chez nous, loin de nos autorités de contrôle ou même de notre légitimité d’action.

      De plus, les cahiers des charges de ces SOQ sont souvent sujets à changements, des modifications qui ne sont absolument pas communiquées, ce qui n’arrange pas la compréhension. Je me souviens d’avoir fait une enquête à Clermont pour savoir si les gens achèteraient du fromage de brebis local, et quelqu’un m’a dit : « Seulement s’il est AOC ! ». Il n’y a pas d’AOC en brebis en Auvergne. Tous ces labels sont confondus les uns avec les autres et changent constamment.

      Dernier exemple en date : le cahier des charges de l’agriculture biologique a été revu au niveau européen, pour donner un mode de production beaucoup plus permissif que le cahier des charges AB français (les français avaient pris de l’avance sur la transcription des recommandations européennes en droit français pour afficher plus tôt la particularité de leurs produits). Résultat : on se retrouve avec des cahier des charges différents, deux logos différents (le AB français et l’espèce d’épi de blé sur fond vert européen) pour des produits qu’on appelle tous « bio ».

      Effectivement, si on veut clarifier tout ça, il faut du politique. Mais ce politique se heurte assez vite dans ce cas à des gens qui profitent très bien du statu quo : la distribution. Et là, s’attaquer à des lobbies, on voit bien qu’on galère.

      • onyx
        onyx répond à ShredBluZ
        à terre
        • Posté à 13h58 le 06/07/2011
        • Internaute 53131
          à terre

        « Effectivement, si on veut clarifier tout ça, il faut du politique. »

        J’ajouterais qu’il faut aussi donner les moyens aux organismes de contrôle, en particulier à la DGCCRF. Sans organisme assurant que ce qui est certifié bio, est vraiment bio et autre certification, cela peut toujours mener à des abus. Le consommateur lui n’a que les étiquettes en son pouvoir.

      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à ShredBluZ
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 21h28 le 06/07/2011
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        @ shredBluz

        Désolé, tout ca sent l’arnaque et la manipulation. Je suis un peu excédé, car je viens d’apprendre que la Société Canadienne du Cancer ne donne à la Recherche que 22% des fonds qu’elle recueille et que ses frais d’administration ont doublé depuis 10 ans… Les pharmaceutiques consacrent aussi 2 fois plus d’argent à la publicité qu’à la recherche… Tout le business de la charité ressemble de plus en plus à une énorme escroquerie. Le reste de la gouvernance aussi. Je ne vois plus de solution sans une révolution.

        Lien…/

        PJCA

         
        • emiboot
          emiboot répond à pierrejcallard
          No Homs land
          • Posté à 00h55 le 07/07/2011
          • Internaute 81944
            No Homs land

          ...la révolution, c’est faire un tour sur soi même ? ...

          • pierrejcallard
            pierrejcallard répond à emiboot
            http://www.nouvellesociete.org
            • Posté à 13h40 le 07/07/2011
            • Internaute 3366
              http://www.nouvellesociete.org

            @ emiboot

            Oui.. et regarder d’abord dans une autre direction

            PJCA

            • emiboot
              emiboot répond à pierrejcallard
              No Homs land
              • Posté à 13h57 le 07/07/2011
              • Internaute 81944
                No Homs land

              Et du coup en revient au point de départ.
              Je préfèrerais évoluer un bon coup, pour changer.

              • pierrejcallard
                pierrejcallard répond à emiboot
                http://www.nouvellesociete.org
                • Posté à 14h34 le 07/07/2011
                • Internaute 3366
                  http://www.nouvellesociete.org

                @ emiboot

                Si vous voulez « évoluer un bon coup » :

                Lien

                Pierre JC Allard

                • emiboot
                  emiboot répond à pierrejcallard
                  No Homs land
                  • Posté à 14h51 le 07/07/2011
                  • Internaute 81944
                    No Homs land

                  très cher PJCA, comprenez que ce qui se pense bien s’énonce bien et accessoirement à une chance de s’exprimer dans le réel. Rayons ce foutu mot de révolution qui sert de prétexte à tout, n’importe quoi, plus encore et surtout qui fait sémantiquement peur.
                  La dernière révolution française a ôté le droit de vote aux femmes et l’a cantonné au rôle ’d’objet de l’homme, père, maris’ et d’irresponsable juridique. D’où ma méfiance.
                  J’ai lu votre lien : je signe où ?
                   ;)

                  • pierrejcallard
                    pierrejcallard répond à emiboot
                    http://www.nouvellesociete.org
                    • Posté à 00h27 le 08/07/2011
                    • Internaute 3366
                      http://www.nouvellesociete.org

                    @ emiboot

                    Merci. Mais avant de vouer votre âme à St-Yves… : -)), : voyez d’abord :

                    Lien

                    PJCA

        • mar_le
          mar_le répond à pierrejcallard
          Ni oui, ni non
          • Posté à 11h59 le 07/07/2011
          • Internaute 30377
            Ni oui, ni non

          j’ai été titillé et en finale agacé par votre intervention au sujet de l’affectation des fonds de la Société canadienne du Cancer. Vous laissez en finale entendre que les 78% restant s’évaporent en frais de fonctionnement (et donc en détournement ?). je ne suis pas canadien et donc pas trop concerné, mais je me dis qu’internet, ça sert aussi à çà : mettre en question ce que l’on lit et votre entrefilet n’échappe pas à la règle. La SCC a des frais de fonctionnement de l’ordre de 5%. Si effectivement 22% sont affectés à la recherche, le reste va en campagne de prévention, soutien aux malades etc... le travail normal d’une fondation de ce type. Lien
          Quant aux dépenses de l’industrie pharmaceutique, j’ai fait de même et ai pris l’exemple d’un gros intervenant : GSK (Lien). Dépenses de pub : 971m Livres, recherche : 4700 m Livres. Alors ? D’où viennent vos affirmations ? Me suis-je trompé ?
          je pense qu’il serait temps que la tâche honorable de tenir tête aux grands groupes et aux dérives commerciales ne s’alimente plus de rumeurs qui se démontent en 5 minutes mais se fonde sur de vrais discours incontestables. On en est encore bien loin.
          Pour ce qui est du sujet du café bio-equitable : je me suis mis à certains produits mais ai dû constater que le surprix que je voulais bien payer a souvent été de pair avec une qualité gustative moyenne. Il est aussi temps de taper dans la fourmillière : pour que cette filière soit rentable et ait un vrai intérêt il faut sortir de l’utopie et résoudre l’équation : surprix raisonnable-goût-distribution-crédibilité.
          Les gens qui sans cela achèteront bio-équitable le feront pour des raisons strictement ideologiques (1% de la population à tout casser ?)

          • pierrejcallard
            pierrejcallard répond à mar_le
            http://www.nouvellesociete.org
            • Posté à 14h07 le 07/07/2011
            • Internaute 3366
              http://www.nouvellesociete.org

            @ Par_le

            Concernant la Société canadienne du Cancer, la nouvelle est sortie hier et fait des vagues. Le pourcentage affecté à la recherche est en diminution continue depuis dix ans et c’est la recherche que l’on « vend » aux donateurs. Le soutien aux malades est la tâche du système de santé au Canada et la population le paye par ses taxes.

            Quant aux « campagnes de prévention », non seulement les donateurs considèrent-ils que c’est aussi la responsabilité du système, mais tout ce qui touche la publicité est perçu comme une occasion prochaine de partage des dépouilles entre profiteurs. Il faut dire que le scandale politique de la génération au Canada est venu, il y a quelques années, sous la forme de « commandites » et de rétrocommissions, dans le cadre de relations hautement incestueuses entre le parti aux pouvoir et les grandes agences de publicité. Le donateur à la SCC se sent floué.

            Le rapport 3 : 1 de la publicité aux dépenses de recherche dans l’industrie pharmaceutique a été largement publicisé aux USA il y a deux ans. Je vous trouve la source exacte et je la met en ligne.

            Concernant le café bio ou équitable, nous sommes parfaitement d’accord.

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            PJCA

        8 autres commentaires
    • FuTUrisT
      FuTUrisT répond à Frangipanier
      Anonymous
      • Posté à 12h30 le 06/07/2011
      • Internaute 153372
        Anonymous

      Les changements ne viennent malheureusement pas de votre carte d’électeur mais du microcosme qui adopte un point de vue et un mode de vie différent et qui va peu à peu contaminer le macrocosme.

      Les élections ne changeront rien, c’est le système qui doit changer, notre version du logiciel est obsolète, c’est maintenant qu’il faut réfléchir vraiment à ce que nous voulons et non nous reposer sur de prétendues élites qui ne servent que leurs propres intérêts.

      Le pouvoir doit revenir au peuple, pas à ses pseudos représentants.

      • Frangipanier
        Frangipanier répond à FuTUrisT
        Plante verte, rouge et noire.
        • Posté à 13h16 le 06/07/2011
        • Internaute 106626
          Plante verte, rouge et noire.

        Le système changera si l’on élit des gens qui souhaitent le changer. Je pense que certains politiques sont sincères mais qu’elles manquent de visibilité : on préfère focaliser sur un scandale sexuel plutôt que sur d’autres problèmes, d’autres faits établis.

        Personnellement, je ne me vois pas démonter la Bastille comme en 89 (ou à défaut, l’élysée) ; je n’en ai pas le courage physique et cela est contre ma vision des choses plutôt pacifiste (une révolution se fait rarement sans bain de sang).

         
        • A déménagé le 27-01-2012
          • Posté à 13h51 le 06/07/2011
          • Internaute 19993
            nc

          « Personnellement, je ne me vois pas démonter la Bastille comme en 89 »

          Votre engagement peut être différent : participer à une AMAP, préférer le vélo à la voiture, construire une maison de façon durable, utiliser des logiciels libres et des FAI indépendant, adhérer à un syndicat, etc.

          Mis bout à bout de façon cohérente et pensée, tout ces actes peuvent conduire à une révolution :
          – personnelle, votre expérience de la vie en sera modifiée si vous êtes dans un mode très capitaliste ;
          – globale, dans le sens où ils créent et développent une alternative viable au système capitaliste en place.

          Sans ces engagements citoyens, les changements accordés par le régime ne seront que cosmétiques…

          • Frangipanier
            Frangipanier répond à A déménagé le 27-01-2012
            Plante verte, rouge et noire.
            • Posté à 13h54 le 06/07/2011
            • Internaute 106626
              Plante verte, rouge et noire.

            C’est bien ce que je disais, alors : le pouvoir vient aussi du portefeuille. Tapons là où ça fait mal à Pinault, Arnault et Bettencourt : les sousous qui vont plus dans la popoche.

            C’est kèss que j’fais tous les jours !

            Na !

          • ShredBluZ
            ShredBluZ répond à A déménagé le 27-01-2012
            Ingénieur Agronome
            • Posté à 14h00 le 06/07/2011
            • Internaute 50286
              Ingénieur Agronome

            Tout à fait. Le plus grand pouvoir du consommateur, c’est de ne pas consommer. Ou plutôt de ne pas consommer ce qu’il trouve mauvais, de choisir ce qu’il consomme. Nous pouvons orienter de facto l’organisation globale de la société. La seule limite est le nombre, mais effectivement il ne reste guère d’autre solution aujourd’hui que de court-circuiter le pouvoir politique par des actions simples et organisées de manière cohérente et à échelle humaine. Quand on retirera le pouvoir aux multinationales, on aura déjà les mains plus libres pour choisir des politiques qui n’auront alors pas d’autre choix que de nous écouter.

        • Wildleech
          Wildleech répond à Frangipanier
          révolutionnaire en devenir
          • Posté à 14h16 le 06/07/2011
          • Internaute 81842
            révolutionnaire en devenir

          Ni les gouvernements, ni les multinationales ne sont pacifiques, et leurs décisions tuent tous les jours. Qu’on tue à petit feu ou qu’on abatte à l’arme automatique, le résultat est le même.
          Quand aux révolutions et aux bains de sangs, si rien n’est fait aujourd’hui pour en prévenir les causes, nos enfants les subiront demain.
          « courage physique » ?
          Pensez qu’on en est déjà là, où n’est-ce pas plutôt la volonté qui manque ?

          • Frangipanier
            Frangipanier répond à Wildleech
            Plante verte, rouge et noire.
            • Posté à 14h35 le 06/07/2011
            • Internaute 106626
              Plante verte, rouge et noire.

            La colère gronde, le peuple bout, mais sincèrement, ce n’est pas tant une question de volonté que d’instinct de survie.

            Personnellement, je ne suis pas prête à mettre ma vie en danger, ma situation professionnelle et tout mon confort relatif en jeu pour un résultat dont je ne suis point sûre.

            Dans une révolte, une révolution, des forces physiques s’affrontent. Je ne fais clairement pas le poids, pour ma part, quel que soit le côté où je me trouve. Je préfère encore un système mafieux comme actuellement, avec une force de protection policière qui assure un minimum ma protection, et le cas échéant une protection juridique, qui me défend, plutôt qu’une anarchie dans laquelle je risque de tout perdre, y compris ma vie.

            Je reconnais que c’est égoïste : o)*

            En attendant, je préfère croire que l’on peut changer les choses avec son argent : boycotter systématiquement tout produit dont on fait la pub, acheter raisonnable, se cultiver, etc.

            • mar_le
              mar_le répond à Frangipanier
              Ni oui, ni non
              • Posté à 12h36 le 07/07/2011
              • Internaute 30377
                Ni oui, ni non

              votre approche est somme toute pragmatique. Les citoyens dans leur ensemble se sont confortés dans un modèle économique et social tel qu’actuel. Si certains gueulent, ce n’est pas pour revenir à une utopie d’avant la crise de 70 voire d’avant-guerre... Non, tout un chacun veut sa voiture (voire deux), partir en vacances, gagner plus, payer moins cher sa bouffe, son forfait téléphonique etc...ce qui ressemble un peu à un modèle libéral de concurrence parfaite mâtiné de social quand ça arrange...
              Le bon vieux temps, c’est devoir travailler un an pour se payer une télé, dix ans pour renouveler sa voiture, partir à 100 km de chez soi en train pour les vacances.
              Aujourd’hui on vit plus vieux, on est valide plus longtemps, on a le cul plus dans le beurre, mais on est peut-être moins heureux. Mais ça je pense que la grosse majorité des gens s’en fout ou n’en a pas conscience

              • Frangipanier
                Frangipanier répond à mar_le
                Plante verte, rouge et noire.
                • Posté à 12h43 le 07/07/2011
                • Internaute 106626
                  Plante verte, rouge et noire.

                Vous avez raison.

                Moi j’en suis consciente. Notre confort n’a pas augmenté notre part de bonheur, hélàs. Les problèmes actuels, qu’ils soient politiques, économiques ou sociaux, sont bien plus complexes qu’à l’époque de nos parents ou grands-parents.

                A l’époque, on ne se posait pas de questions. On était aussi, paradoxalement, moins à la recherche du bonheur comme de nos jours. On avait un métier, point.

              • Frangipanier
                Frangipanier répond à mar_le
                Plante verte, rouge et noire.
                • Posté à 12h43 le 07/07/2011
                • Internaute 106626
                  Plante verte, rouge et noire.

                Vous avez raison.

                Moi j’en suis consciente. Notre confort n’a pas augmenté notre part de bonheur, hélàs. Les problèmes actuels, qu’ils soient politiques, économiques ou sociaux, sont bien plus complexes qu’à l’époque de nos parents ou grands-parents.

                A l’époque, on ne se posait pas de questions. On était aussi, paradoxalement, moins à la recherche du bonheur comme de nos jours. On avait un métier, point.

        • FuTUrisT
          FuTUrisT répond à Frangipanier
          Anonymous
          • Posté à 17h57 le 06/07/2011
          • Internaute 153372
            Anonymous

          Il s’agit plutôt selon ma vision d’une évolution que d’une révolution.

          Quand à la violence je pense qu’elle est parfois nécessaire mais je la réprouve également par principe...

        9 autres commentaires
    • al bundi
      al bundi répond à Frangipanier
      chomiste
      • Posté à 14h11 le 06/07/2011
      • Internaute 160806
        chomiste

      Certains labels en sont de véritables comme label rouge, le label bio français ou européen...tous respectent un cahier des charges qui émanent d’autorités supérieures.

      Concernant des labels comme « max havelaar » nous parlerons plutôt de marque-label. Max havelaar est une association membre fairtrade labelling organization (FLO) qui est elle même une association. Même si elle revendique un cahier des charges rigoureux ce n’est pas un label émanant d’autorités légales donc pas un vrai label au sens juridique.

      • Frangipanier
        Frangipanier répond à al bundi
        Plante verte, rouge et noire.
        • Posté à 14h30 le 06/07/2011
        • Internaute 106626
          Plante verte, rouge et noire.

        Je comprends vos explications, mais comment des autorités nationales ou internationales peuvent-être accepter qu’une marque-label se revendique éthique si son cahier des charges n’est point si respectueux que cela était annoncé initialement ?

         
        • ShredBluZ
          ShredBluZ répond à Frangipanier
          Ingénieur Agronome
          • Posté à 15h18 le 06/07/2011
          • Internaute 50286
            Ingénieur Agronome

          Tout simplement parce que l’adhésion à l’association est la seule condition d’obtention du label. S’il y a un quelconque litige, ils s’arrangent entre eux. C’est simplement un contrat entre la société qui produit et celle qui attribue le label. Donc ça ne rentre pas dans le circuit public.

          Ce label en particulier est un piège : il ne garantit nullement le caractère éthique des transactions, il n’engage que la parole de l’asso. Et cette parole n’est pas répréhensible.

          • Frangipanier
            Frangipanier répond à ShredBluZ
            Plante verte, rouge et noire.
            • Posté à 15h32 le 06/07/2011
            • Internaute 106626
              Plante verte, rouge et noire.

            Je pensais que la publicité mensongère était punie par la loi ?

            • ShredBluZ
              ShredBluZ répond à Frangipanier
              Ingénieur Agronome
              • Posté à 15h51 le 06/07/2011
              • Internaute 50286
                Ingénieur Agronome

              Moi aussi, mais dans ce cas-là, il faudrait épingler tellement de monde qu’on n’en finirait plus. Dans ce cas particulier, je pense qu’il tout simplement très difficile de savoir si les conditions d’obtention du label sont vérifiées. Comme ça se passe sur d’autres continents ...

          • karmai
            karmai répond à ShredBluZ
            L'ataraxique de service
            • Posté à 16h50 le 06/07/2011
            • Internaute 55541
              L'ataraxique de service

            Ce que vous dites n’est pas exact. Il ne suffit pas d’être membre de l’asso pour être certifié équitable. Les entreprises comme les coopératives qui désirent le label/marque sont confrontés à un cahier des charges qui est vérifié par des audits externes.

            Le label garantit les transactions selon l’éthique définit dans le cahier des charges. Là il y a un « piège » mais pas répréhensible en soi, c’est que ce cahier des charges définit des relations commerciales dont l’exigence éthique est en deça de ce qu’imagine le consommateur. C’est regulierement le cas.

            • ShredBluZ
              ShredBluZ répond à karmai
              Ingénieur Agronome
              • Posté à 16h57 le 06/07/2011
              • Internaute 50286
                Ingénieur Agronome

              Ok, merci pour la précision. Je savais qu’il y avait quelque chose mais je ne m’imaginais pas quelque chose d’aussi simple.

        5 autres commentaires
      • Arekusi
        Arekusi répond à al bundi
        geekngreen
        • Posté à 17h01 le 06/07/2011
        • Internaute 162545
          geekngreen

        Comme tu le dis Max Havelaar France n’est pas une entreprise mais une association a but non lucratif.

        Le LABEL Fairtrade Max Havelaar car oui il s’agit bien d’un label de « qualité sociale », qu’il ne faut pas confondre avec un label « de qualité supérieure » n’est pas une marque commerciale : le logo est apposé sur des produits qui ont des marques différentes et fabriqués par des entreprises impliquées dans la démarche et contrôlées régulièrement par un organisme de certification FLO-CERT.

        L’objectif de ce label est de donner aux producteurs, grâce aux choix des consommateurs, les moyens de décider par eux-même de leur développement.

    • christellebittner
      christellebittner répond à Frangipanier
      enamorate.fr ; unautreperou. (...)
      • Posté à 17h02 le 06/07/2011
      • Internaute 162550
        enamorate.fr ; unautreperou. (...)

      Non ! Ne plaquez pas tout... J’ai témoigné sur ce que je connais dans ce village et cette coopérative. le café est effectivement de meilleure qualité, pour preuve il fallait tamiser pendant des heures celui vendu à la coopérative. Sauf que c’est pour exactement le même prix les acheteurs de la rue n’étaient pas si regardants... Je sais très bien que le produit est pus cher dans les magasins en France et j’ai vu qu’il était acheté au même prix ici... le reste mérite enquête.

      • chtirlandais
        chtirlandais répond à christellebittner
        ingénieur agronome
        • Posté à 00h34 le 07/07/2011
        • Internaute 162690
          ingénieur agronome

        le titre de l’article et son contenu induisent totalement en erreur le consommateur.
        le du café bio acheté au même prix que le conventionnel est un problème de marché LOCAL. d’ailleurs je suis presque sur que le café bio est mélangé au conventionnel et vendu comme tel, faute d’intérêt, voire pour augmenter la qualité du café normal et donc le prix global.
        c’est quelque chose de très localisé. D’autres coopératives péruviennes comme la CECOVASA parviennent à obtenir +60$ pour leur café double certification (bio+eq) et la différence est intégralement redistribuée au producteur.
        Par conséquent, associez vous avec une coopérative reconnue (contactez la JNC, junta nacional del café) pour que le café bio puisse obtenir le prix et la reconaissance qui lui sont dûs. Un projet similaire vient d’être mis en place à Calca près de Cusco.
        quant aux taux d’emprunt ils sont dans les normes du Pérou (3%.. ; par mois ( !) soit 36% par an).

        le café bio et équitable vaut la peine d’être acheté, ce n’est nullement une escroquerie. Simplement, sur place, il faut avoir la volonté ou l’intérêt de faire deux tas séparés quand on récolte les grains, et vendre deux productions distinctes à des prix différents.

         
        • christellebittner
          christellebittner répond à chtirlandais
          enamorate.fr ; unautreperou. (...)
          • Posté à 19h46 le 07/07/2011
          • Internaute 162550
            enamorate.fr ; unautreperou. (...)

          Moi je veux bien faire deux tas séparés si on me les achète réellement à deux prix distincts. Je suivrai vos conseils pour la JNC et la CECOVASA, sait on jamais... j’ai bien précisé que l’exemple valait pour ce cas... Coopérative Vallée Ubiriki qui a par ailleurs bonne réputation car effectivement ils n’achètent que le tas de qualité, je ne sais combien ils le vendent mais le paient au producteur au même prix que le conventionnel...

        1 autres commentaires
  • vincegf
    vincegf
    Humain
    • Posté à 10h29 le 06/07/2011
    • Internaute 119370
      Humain

    Frustrant de se dire que même les labels ne nous garantissent pas toujours ce qu’on attend d’eux. Après, je ne peux pas aller chercher mon café tout seul et donner moi même les sous aux producteurs.

    Ce n’est qu’une question de contrôle. La volonté est louable mais à un moment, c’est aux acteurs du circuit de jouer leurs rôles.

    Ce qui me fait peur avec ce genre d’articles, c’est que beaucoup auront la réaction de dire : « vous soyez ça sert à rien » et hop on reprend le pire...

    • Gilles31
      Gilles31 répond à vincegf
      Gaucho
      • Posté à 10h33 le 06/07/2011
      • Internaute 57081
        Gaucho

      Oui c’est comme l’épidémie de E-coli, Dés que le bio, à tord ou a raison, a été montré du doigt on lisait partout des commentaires moqueurs sur le bio, les bio-bobos, de connards qui doivent jouïr en bouffant leur carotte insipide fardée de produits chimiques
      C’est l’opinion ..... du plus con toujours

    • frrozz
      frrozz répond à vincegf
      à peu prêt entre ici et nulle (...)
      • Posté à 11h12 le 06/07/2011
      • Internaute 155515
        à peu prêt entre ici et nulle (...)

      Frustrant de se dire que même les labels ne nous garantissent pas toujours ce qu’on attend d’eux. Après, je ne peux pas aller chercher mon café tout seul et donner moi même les sous aux producteurs.

      Alors pour la café c’est effectivement un peu tendu ... Reste qu’il existe pas mal de produits que tout un chacun peut se procurer auprès du producteur ... Ok c’est pas forcément ce qu’on souhaitait (style j’ai bien fait 5 canards mais le cochon c’est pas avant 15 jours ... ou ben non mon brave monsieur là on est au mois d’avril donc les fraises ben va falloir attendre un pneu ...) ... ok ça prend parfois un peu de temps et les escarpins de ne ressortent pas toujours aussi propres que des allées d’hypermarchés .... peut de chance que la mastercard premier platinium gold vous soit d’une secours quelconque à part pour se curer les ongles ... mais bon ... y a moyen. Pi bon ça fait prendre l’air aux momes et au final y savent faire la différence entre une poule et un lapin ... ça sert pas à grand chose mais bon ...

      Le bio est aussi somme toute relatif ... Engrais plus ou moins c’est selon ... mais pesticides en général faut pas trop réver. Reste néanmoins que le poulet il a jamais vu un néon de sa vie et les fruits et légumes ne connaissent un frigo qu’à condition que tu les glisses dans le tien perso ...

      Ce n’est qu’une question de contrôle. La volonté est louable mais à un moment, c’est aux acteurs du circuit de jouer leurs rôles.

      Comme toujours les voeux sont pieux ... les intentions louables ... sauf qu’une multitude d’intermédiaires ponctionnent (le coup des certificats me fait doucement rigoler) ... un wagon de têtes pensantes mettent en placent des règles incompréhensibles et trop complexes pour des environnements simples (rien qu’à voir la procédure ... aller expliquer ça à celui qui essaye de survivre avec sa production ) ... l’investisseur y voit toujours un moyen de spéculer toujours intéressant ...

      Ce qui me fait peur avec ce genre d’articles, c’est que beaucoup auront la réaction de dire : « vous soyez ça sert à rien » et hop on reprend le pire...

      A peu prêt le même sentiment ... surtout qu’ils auront peut être raison ... mais si on essaye quand même ... On peut quand même espérer que tout n’est pas pourri et qu’il y a un peu de nos efforts qui seront « payants » non ? ? ?

    • christellebittner
      christellebittner répond à vincegf
      enamorate.fr ; unautreperou. (...)
      • Posté à 17h06 le 06/07/2011
      • Internaute 162550
        enamorate.fr ; unautreperou. (...)

      Je suis d’accord. Mais dans les faits quand quelque chose fonctionne mal il faut bien le souligner. Et d’accord aussi que ce sont aux acteurs sur place de se responsabiliser. Si vous voulez venir chercher le café vous-même, vous me faites signe !

  • Gilles31
    Gilles31
    Gaucho
    • Posté à 10h29 le 06/07/2011
    • Internaute 57081
      Gaucho

    Il serait alors intéressant de connaitre la marge sur un paquet de café bio vendu au consommateur. Car ça m’a l’air plus cher que le conventionnel.

    J’ai aussi vu des coopératives qui ne s’engageaient pas uniquement sur un prix plancher, mais sur un prix négocié sur toute l’année, quelque soit le cours du café, de façon à stabiliser les revenus de l’agriculteur .. mais ailleurs qu’au Pérou

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