Alma Latina

Dans son blog Alma latina, Cristina L'Homme vous donne rendez-vous avec des Latino-Américains, écrivains, poètes, universitaires, journalistes, économistes, chercheurs, anthropologues, sismologues… qui vous raconteront leur continent. Indianité, migrations économiques, procès contre les dictatures, la propriété de l’eau, tremblements de terre…

Dépénaliser les drogues en Amérique du Sud ? Le débat avance sur le continent

Cristina L’Homme
Journaliste
Publié le 17/04/2012 à 10h27

« La guerre contre le trafic de stupéfiants doit être complètement revue et corrigée. La stratégie américaine de la guerre anti-drogue, mise en place par Nixon en 1971 et basée sur l’affrontement des organisations, la militarisation des régions de production, la mise en place de radars et des centaines de milliers d’hectares de plantations de coca passées à l’herbicide… entre autres, est obsolète. Il est temps de penser à autre chose ».

C’est la réflexion de certains présidents sud-américains, pendant le 6e sommet des Amériques, qui s’est tenu à Carthagène en Colombie les 14 et 15 avril 2012.

Pourtant, le sujet n’était pas facilement discutable, le président Barack Obama ayant annoncé clairement, avant le sommet, qu’il s’opposait à toute dépénalisation des drogues.

Les chiffres sont parlants : 50 000 assassinats liés au narco-trafic au Mexique en cinq ans, 20 000 morts en Amérique centrale en 2011, sans parler des dizaines de milliers de morts violentes dans les villes sud et nord américaines où est consommée la pasta base de cocaïne.

Le président du Guatemala, Otto Pérez Molina avait lancé le débat deux mois avant le sommet de Cartagène en déclarant que continuer la même guerre contre le narco-trafic, signifiait ne plus être dans le coup, parce qu’il est temps que cette guerre frontale contre les cartels avoue son échec. Que l’idée que l’on puisse éradiquer le marché de drogues est une complètement fausse. Qu’il faut tenter de dépénaliser les drogues comme cela a été fait pour l’alcool en ouvrant le débat sur la régularisation de la production, le transport, le commerce et la consommation. Et qu’il ne s’agit pas d’un problème de justice pénale mais de santé publique.

Le président colombien Juan Manuel Santos a emboité le pas, exprimant son intérêt à discuter des divers scénarios possibles pour augmenter l’efficacité de la guerre contre le trafic des drogues.

Pourtant, si l’idée de dépénaliser les drogues semble mettre d’accord des pays comme le Guatemala et la Colombie, ce point de vue n’est concordant qu’en apparence et les raisons de chacun sont en fait très différentes, comme nous l’explique Fernando Villamizar, professeur de droit universitaire, Colombien qui a longtemps vécu au Guatemala.

La dépénalisation des drogues est aujourd’hui dans le discours des présidents guatémaltèque et colombien. Ont-ils les mêmes raisons de demander ce changement de stratégie ?

« Non. Pour le Guatemala, qui n’a pas accès aux mêmes moyens que le Méxique par exemple pour mener la guerre contre les narcos, la dépénalisation des drogues est une proposition qui répond à un problème pratique. Les autorités guatémaltèques n’ont pas les moyens policiers de répondre à une délinquance organisée comme celle des trafiquants de drogue. La police nationale civile, mise en place après les accords de paix de décembre 1996, est trop corrompue et insuffisamment formée pour être efficace. C’est donc l’armée, elle aussi peu ou pas formée, qui assure la sécurité citoyenne. Le système judiciaire guatémaltèque est complètement dépassé, au point que l’ONU a chargé une commission internationale d’enquêter sur les délits. Aux yeux de Otto Pérez Molina, dépénaliser est un moyen de sonner l’alarme et de dire : nous n’avons pas les moyens pour contrecarrer la menace.

La Colombie, elle, a mis les moyens ?

Oui. Pour la Colombie, c’est l’inverse. La Colombie a mis en œuvre de gros moyens pour lutter contre les narcos. Et pourtant, ces moyens se sont avérés inefficaces. La Colombie veut changer de stratégie parce que l’ancienne ne sert à rien. La réalité quotidienne du pays le prouve. Et les autorités estiment qu’on ne peut pas considérer la question de l’offre sans tenir compte de la demande, surtout celle des Etats-Unis.

On dit souvent en Colombie : “ quand les gringos (les Nord-américains) fument la drogue, nous les Colombiens comptons les morts ”. Il est vrai que chaque fois qu’une star hollywoodienne droguée est coincée par la police aux Etats-Unis, on l’envoie peindre des murs alors que nous, en Colombie, on compte les morts.

Pourquoi le président Obama s’oppose-t-il à la dépénalisation des drogues ?

C’est, je crois, une question de prestige. Pour les Etats-Unis ce n’est pas facile d’assumer qu’ils ont perdu la guerre contre le narco-trafic. Ils veulent poursuivre ce qu’ils ont fait jusqu’à aujourd’hui, il y a trop de ressources et d’intérêts bureaucratiques en jeu. Mais ils ne peuvent plus faire la sourde oreille à ceux qui leur demandent de reconsidérer, de reformuler la vieille stratégie devenue obsolète.

Peut-on envisager la dépénalisation des drogues en Amérique latine comme cela a été fait au Portugal ?

Si on suivait le modèle de dépénalisation du Portugal, cela signifierait pouvoir utiliser les moyens jusqu’ici utilisés dans la guerre frontale contre les narcos dans la santé, l’éducation, les infrastructures. Et dans ce sens, ce serait bénéfique puisqu’en créant les conditions d’une vie meilleure, on s’attaquerait directement au besoin de consommation de drogues.

Reste que la consommation en Amérique latine n’est pas la plus importante dans le monde. Le marché des drogues en Amérique latine voit sans doute passer beaucoup d’argent, mais il n’est pas aussi puissant que l’Américain. Les grands consommateurs se trouvent en Europe et aux Etats-Unis surtout. C’est là que le débat sur la dépénalisation prend tout son sens.

Le débat est ouvert. Et les Etats-Unis se disent prêts à participer à la discussion.

à suivre...

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  • huutaa
    huutaa
    Même pas avec des pincettes.
    • Posté à 11h33 le 17/04/2012
    • 183774
      Même pas avec des pincettes.

    C’est, je crois, une question de prestige.... Pourquoi le président Obama s’oppose-t-il à la dépénalisation des drogues ? Mais le débat est ouvert. Et les Etats-Unis se disent prêts à participer à la discussion.

    On peut se poser la question d’une opposition systématique ans la volonté d’une dynamique de discussion. C’est peut être oublier que la question de la guerre à la drogue loin d’une préoccupation sanitaire est le fondement d’une entreprise de domination des USA leur leur zone d’influence géographique mais aussi à l’intérieur même de leur territoire.

    Sont notamment dénoncés ses effets discriminatoires catastrophiques à l’encontre des catégories sociales les plus défavorisées et des minorités ethniques. Il a été ainsi démontré que la « guerre à la drogue » a largement contribué à l’explosion sans précédent de la population carcérale américaine. Plus de 2,1 millions de personnes sont actuellement enfermées dans des milliers de geôles, dont près de 300 sont aux mains d’intérêts privés, un peu partout aux États-Unis. Et comme plus de la moitié des prisonniers sont des Noirs, de nombreux Américains sont convaincus que la « guerre à la drogue » est un moyen implicite de ségrégation raciale. Les détracteurs de la « guerre à la drogue » font valoir que celle-ci s’attaque aux symptômes les plus visibles de « l’apartheid social », de la pauvreté et de la répartition inégale des richesses qui règnent aux États-Unis, mais en aucun cas à leurs causes, qu’elle ne fait que renforcer, que l’ampleur des moyens alloués à la mise en application des lois antidrogues contrastent fortement avec l’indigence de la lutte contre le blanchiment d’argent et la criminalité financière, et que les financements de la « guerre à la drogue » ont été pris sur les budgets de l’éducation, de la santé et des affaires sociales. En Amérique latine, cette « guerre à la drogue » est avant tout perçue comme un instrument de domination, d’ingérence et de recyclage des armées locales, en mal de mission après la disparition de la menace communiste. Avec, là encore, une kyrielle de violations des droits de l’Homme. Si encore ces « effets pervers » étaient le prix de l’efficacité... Mais malgré un budget de plusieurs milliards de dollars en augmentation constante depuis 20 ans, et quoiqu’en disent ses promoteurs, la « guerre à la drogue » n’est pas parvenue à réduire la consommation et le trafic de drogues de manière significative. Quant à la production de drogues, en Amérique latine comme dans le reste du monde, elle a plus que doublé en 20 ans.

    pour le Département d’État, un certain nombre d’organisations armées incarnent cette nouvelle menace, sont désormais étiquetées « narcoterroristes » et inscrites sur une liste noire désignant cinq zones d’intervention potentielle, dont l’Europe[3] :

    • Amérique latine : FARC, ELN, AUC, Sentier Lumineux, « Groupes islamiques de la Triple Frontière »[4] ;

    • Asie du Sud et ex-URSS : Al Qaida, « Groupes militants du Cachemire », LTTE, Mouvement islamique d’Ouzbékistan ;

    • Asie du Sud-Est : UWSA, Groupe Abu Sayyaf ;

    • Moyen-Orient : Hezbollah (Liban), Jihad Islamique palestinienne ;

    • Europe : PKK, Real IRA, ETA.

    Les critères utilisés pour élaborer cette liste sont flous, voire arbitraires. On note surtout l’absence de l’Alliance du Nord, organisation armée afghane impliquée dans le trafic de drogue mais alliée des États-Unis. Rappelons au passage que le complexe afghano-pakistanais de l’opium-héroïne est un pur produit de la guerre contre l’invasion soviétique de l’Afghanistan. Avant 1979, l’Afghanistan produisait des quantités minimes d’opium. Lorsque les Soviétiques se retirèrent, ce pays était devenu le premier producteur mondial d’opium, matière première de l’héroïne. C’est que les résistants afghans, du seigneur de la guerre ouzbek Dostom à l’intégriste pashtoun Hekmatyar, se lancèrent dans la culture et le trafic d’opium à grande échelle pour financer leurs achats d’armes. La résistance afghane était alors soutenue par la CIA, qui sous-traitait son appui logistique à l’Inter-Services Intelligence (ISI), le renseignement militaire pakistanais. Les camions affrétés par l’ISI se rendaient en Afghanistan chargés de matériels militaires, et en revenaient bourrés d’opium, de morphine ou d’héroïne... La campagne victorieuse contre les taliban, longtemps soutenus tacitement par les États-Unis, semble elle aussi avoir dopé la production d’opium en Afghanistan. Les Nations Unies annonçaient récemment qu’en 2002 la récolte afghane d’opium atteindrait le chiffre record de 3 400 tonnes, permettant théoriquement de fabriquer 340 tonnes d’héroïne...

    Les liens entre trafic de drogues et organisations armées subversives ou étatiques n’ayant rien de nouveau, la « nouveauté » réside bien ici dans leur instrumentalisation par l’Exécutif américain afin de justifier officiellement la poursuite de la « guerre à la drogue » au nom de la lutte antiterroriste. Cette posture permet de redorer le blason de la DEA et, plus largement, de restaurer la légitimité de toute la composante répressive de l’appareil transnational antidrogues américain. La DEA se dit ainsi prête pour ce « nouveau » rôle, dans lequel elle voit des possibilités d’expansion. Asa Hutchinson, toujours lui, déclarait ainsi au Sénat, le 13 mars 2002 en plein débat budgétaire : « La DEA a des bureaux partout dans le monde [...] Afin d’améliorer l’efficacité de la DEA, plusieurs initiatives ont été proposées. Parmi elles, l’Operation Containment, une initiative de la DEA prévoyant notamment l’ouverture d’un bureau à Kaboul et l’expansion des bureaux existant dans certaines villes d’Europe et d’Asie, ainsi que la croissance des capacités d’interception et de renseignement de la DEA afin de soutenir les agences qui luttent contre le terrorisme en Amérique. » Mais la DEA n’est pas la seule à avoir « parfaitement compris » le bénéfice à tirer du « narcoterrorisme ». La concurrence aussi avance ses pions. C’est ainsi que le 14 mars 2002, le commandant des Gardes Côtes Jim McPherson déclarait au Washington Post : « Aujourd’hui, nous arrêtons des contrebandiers de drogues, mais il pourrait tout autant s’agir de terroristes [...] Il faut que nous repoussions la frontière au large ». Lien

    La guerre contre la drogue peut être vue comme une posture morale mais l’exemple mexicain montre tout à fait autre chose.

    Le pourrissement politique et judiciaire démontre un modèle de société, l’ultralibéralisme pour ne pas le nommer.
    Dérèglementation, dérégulation, corruption, ingérence économique politique et militaire des, disparition des oppositions : partis, syndicats....
    Au Mexique tous les indices démocratiques et de développement humain sont dans le rouge, mais les industries américaines ne se sont jamais aussi bien portées.

    Dernier point le ca annuel de la maffia est estimé entre 120 et 150 milliards d’euros, milliards d’euros réinjectés dans l’économie officielle par l’intermédiaire des banques avec par la suite des prises de participation dans tout le secteur économique comme n’importe quel investisseur.
    On peut se souvenir chez qui sarkosy a passé ses dernières vacances au Mexique.

    • Lemmy_Nothor
      Lemmy_Nothor répond à huutaa
      Aintgonnaworkformaggiesfarm
      • Posté à 12h43 le 17/04/2012
      • Internaute 12434
        Aintgonnaworkformaggiesfarm

      Obama doit faire face à une élection. Vu les piètres résultats de son mandat, mettre la légalisation sur la table lui garanti un retour à la vie privée rapidos...

      De plus....ce que je crois dans ce débat, c’est que si on regarde ce qui a été fait la dernière fois qu’une prohibition fut levée, l’alcool, la veille.....il n’y avait pas un mot dans les journeaux, rien à la radio....la decision fut prise dujour au lendemain. Surtout pour des raison strategiques contre les bandes criminelles qui operaient les divers réseaux. Je pense que la même chose sera faites avec les drogues. Par contre, avec l’experience de la dernière levée, cette fois ci les gouvernements mettront en place des infras structure afin de controler la transition. Enfin, je dis ça, en pensant que la société a énormément évolué, malgré la tonne de desinformation qui pollue tout débat.
      Et dans 3, 2, 1, top chrono.....les desinformateurs éclairés vont bientôt faire leur apparition dans le débat..... ; -)

      • antropophage housse
        antropophage housse répond à Lemmy_Nothor
        gendre iléal
        • Posté à 12h50 le 17/04/2012
        • 183680
          gendre iléal

        La pseudo guerre à la drogue est perdue, selon moi, et pas qu’en Amérique du sud. Il serait temps qu’une nouvelle génération de politiciens abordent le problème sous un autre angle.
        T’imagines, depuis 1971... Ok pour Obama et les élections, mais bon, il se permet de jouer les shérifs.

         
        • sylvain24
          • Posté à 18h37 le 17/04/2012
          • Internaute 33981

          Be oui, c’est notamment pourquoi il y a eu ce rassemblement, vu que les pays d’Amerique du Sud sont completement conscients du fait que leur politique anti drogues est un echec.

        1 autres commentaires
      • huutaa
        huutaa répond à Lemmy_Nothor
        Même pas avec des pincettes.
        • Posté à 12h58 le 17/04/2012
        • 183774
          Même pas avec des pincettes.

        clinton aussi avait reculé pour des raisons électoralistes, au moment des élections pour son second mandat.
        Je noterai qu’aucun président n’a pris l’initiative d’une discussion franche et hors influence électorale en début de mandat.

         
        • Bernardo Zorro-
          Bernardo Zorro- répond à huutaa
          non connue
          • Posté à 18h51 le 17/04/2012
          • 185266
            non connue

          c’est tellement pratique, d’une part ça leur permet de rassurer leur électorat conservateur moralisateur à la con, d’autre part ça alimente les mafias qui sont autant impliquées dans les affaires courantes que dans les illicites, cela leur permet d’être tranquilles de ce côté là et enfin ça entretien le marché des armes... What else ?

          Et en attendant je connais un jeune qui est mort parce que personne ne lui a parlé des effets des champignons hallucinogènes qui se vendent dans le monde entier par courriers via le mexique, qui ne sont pas repérables par la douane et donc considérés comme un produit banal...

          Yen a marre d’être dirigé par des monstres.

          • huutaa
            huutaa répond à Bernardo Zorro-
            Même pas avec des pincettes.
            • Posté à 18h57 le 17/04/2012
            • 183774
              Même pas avec des pincettes.

            En plus dans sud ouest vous avez des champignons très abordables. La rogue c’est le fer de lance diplomatique des usa, et tu lies ça avec le terrorisme et tu as le bingo absolu.

            • Bernardo Zorro-
              Bernardo Zorro- répond à huutaa
              non connue
              • Posté à 20h54 le 17/04/2012
              • 185266
                non connue

              exactement ici, enfin yen a plus vers les Pyrénées, on a le psylo qui non seulement n’est pas trop fort (... ) mais en plus qui ne coûte rien.Mais non ils vont commander des champis ultra forts, tu parles aux arbres ou tu veux voler après ça, ils en prennent tous en même temps et tout le monde échappe au regard de tout le monde... L’accident est forcément à deux pas.

              Le jour ou le peuple américain se réveillera... Ben ça nous fera du bien putain !

              • huutaa
                huutaa répond à Bernardo Zorro-
                Même pas avec des pincettes.
                • Posté à 21h11 le 17/04/2012
                • 183774
                  Même pas avec des pincettes.

                et on pourra avoir des champis pour rien.
                j’ai volé une fois en amanite tue mouche

                • Bernardo Zorro-
                  Bernardo Zorro- répond à huutaa
                  non connue
                  • Posté à 13h28 le 18/04/2012
                  • 185266
                    non connue

                  et t’as pas eu mal au bide ?

                  • huutaa
                    huutaa répond à Bernardo Zorro-
                    Même pas avec des pincettes.
                    • Posté à 19h09 le 18/04/2012
                    • 183774
                      Même pas avec des pincettes.

                    Aber nein, puissan thallucinogène mais en dehors de ça pas nocif. Par contre il faut beaucoup boire si tu ne veux pas avoir une merde au niveau des reins. e ne sais pas comment ca se dose mais putain ca fait de l’effet.

              • vincelemat
                vincelemat répond à Bernardo Zorro-
                Fou incadrable
                • Posté à 23h05 le 17/04/2012
                • Internaute 47435
                  Fou incadrable

                Les psylos d’ici ( « psylos fer de lance » en général ) ont au contraire un effet plus flippant et lourd que les autres (je ne pense pas que les mexicains viennent du mexique d’ailleurs, ils sont plutôt cultivés en hollande. Par des entreprises déclarées qui plus est, rien à voir avec le narcotrafic.).

                Les champis « exotiques » sont souvent plus agréables. Ce qui change c’est les dosages (la taille des psylos en fait), il faut manger pas mal de « locaux » pour un bon trip tandis que frais, deux ou trois « gros » importés suffisent.

                Ceci dit, pas un seul tripper ne se contenteras de dix fers de lance vu que ce n’est pas suffisant pour partir...

                En plus de ça, la psylocibine n’étant pas mortelle (sauf peut être à très très haute dose), un trip peut vous emmener très loin mais pas vous niquer la santé...

                Des petits jeunes qui font n’importe quoi ça peut arriver, mais je pense que c’est plutôt d’un manque d’informations qu’il s’agit.

                • Bernardo Zorro-
                  Bernardo Zorro- répond à vincelemat
                  non connue
                  • Posté à 13h27 le 18/04/2012
                  • 185266
                    non connue

                  « Des petits jeunes qui font n’importe quoi ça peut arriver, mais je pense que c’est plutôt d’un manque d’informations qu’il s’agit. »

                  c’est exactement ce que je dis, comme avec cette politique ultra répressive on interdit la discussion et donc la communication sur les drogues ben faut pas s’étonner qu’il y ait des accidents par la suite...

                  Par contre j’ai des potes hein qui achètent des champis et ils viennent bien du mexique c’est sûr, oui ils sont très forts (selon eux parce que moi ça me botte pas...) et se retrouvent avec des douleurs au ventre insupportables parfois... Alors chacun se défonce comme il veut mais que d’abord il sache à quoi s’attendre me semblerait être le minimum mais bon puisque le sujet est tabou...

                  • vincelemat
                    vincelemat répond à Bernardo Zorro-
                    Fou incadrable
                    • Posté à 01h07 le 19/04/2012
                    • Internaute 47435
                      Fou incadrable

                    Du mexique ? vous en êtes sûr ? moi toutes les adresses que je connais sont européennes et tout à fait légales dans les pays concernés (pour en importer en france c’est autre chose).

                    Je pourrais donner des liens mais je préfère ne pas faire de pub. Mais une petite recherche suffit...

                    • Bernardo Zorro-
                      Bernardo Zorro- répond à vincelemat
                      non connue
                      • Posté à 16h21 le 19/04/2012
                      • 185266
                        non connue

                      oui oui et c’est vachement bien fait d’ailleurs, ils les envoient dans une sorte de beau livre (je pense que c’est fait exprès pour la douane...), tout en anglais, on l’ouvre et on tombe sur un assortiment de belles petites pochettes avec les différents champis commandés, ya tout sur les origines des produits mais absolument rien sur les différents effets... Je demanderais à l’occasion à mon pote l’idéal serait que je prenne une photo même...

                      Les prix j’ai trouvé ça un peu cheros quand même c’est du genre de 30 à 50 euros la pochette, pour trois à quatre trips en somme...

        10 autres commentaires
  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 13h09 le 17/04/2012
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    Dépénaliser les drogues en Amérique du Sud ? Le débat avance sur le continent

    Pourquoi pas, en France on a bien la politique qui est dépénalisée, on l’a bien vu avec Chirac, maintenant Betancourt, Karachi, Tron et une personne condamné pour emplois fictifs qui est à nouveau ministre etc......

    • batteleur-
      batteleur- répond à zygzornifle
      legalitaire
      • Posté à 13h47 le 17/04/2012
      • 185175
        legalitaire

      a se demander si en france, c’est pas les riches et les politiques qui sont a la tete des reseaux

      • la choukette
        la choukette répond à batteleur-
        libre penseur si possible
        • Posté à 15h20 le 17/04/2012
        • Internaute 90914
          libre penseur si possible

        je n’irais pas jusque là, par contre une chose est sur c’est que sur le cannabis, le lobby pharmaceutique bloque énormément le processus pour d’évidentes raisons, une grande partie son arsenal chimique venant directement en concurrence avec celui du pétard,

        nul doute que les addicts des antidépresseurs,somnifères et autre décontractants musculaires trouverait dans le cannabis un subtitut parfaitement naturel mais aussi bien moins profitable aux dealers officiels.

        N’oublions pas que les plus gros trafficants en France restent les labbos pharmaceutiques et le corps médicales qui fourmille de petites mains promptes à fourguer la came (et eux aussi ont de belles voitures allemandes).

         
        • Lemmy_Nothor
          Lemmy_Nothor répond à la choukette
          Aintgonnaworkformaggiesfarm
          • Posté à 17h08 le 17/04/2012
          • Internaute 12434
            Aintgonnaworkformaggiesfarm

          Pour ce qui est des gros traffiquants, c’est pareil aux Etats Unis, faut pas croire. L’oxycotin, par exemple, fut produit a plus d’un demi milliard de doses.....80% pour le marché US et le Canada. Ce n’est ni plus ni moins que de l’heroine sous un autre nom. Quant on sait que plus de 90% des prescriptions pour opiacés sont pour des clients qui n’en ont pas besoin medicalement, mais qui le prennent pour les effets euphorisants, en bout de ligne, pour chaque junky qui consomme un produit illégal, il y en a 100 qui eux consomment en toute légalité. Mais ceux la ont en parle beaucoup moins dans les medias. Ils sont protégés par des lobbyistes à Washington, et leur dose est garantie, livrée à la maison, et le tout payé avec un IPhone. Je me souviens même d’une histoire, un toubib qui fournissait une secretaire de haute direction a NY, junkie jusqu’au bout des faux ongles depuis 30 ans, et bien il lui fournissait la dope, et la penicilline adequate pour soigner ses infection dues aux piqures dans ses jambes. Elle se devait d’avoir les bras sans marques, elle se shootait donc dans les guibolles.
          We’re Open For Business.....en néon au dessus des pharmacies.... ; -)

        1 autres commentaires
  • Herostrate
    Herostrate
    mal barré...
    • Posté à 16h53 le 17/04/2012
    • Internaute 147050
      mal barré...

    Il faut bien voir la difference en depenalisation et legalisation.

    Le premiere enterine les pratiques mafieuses, la deuxieme fait rentrer du pognon dans les caisses de l’etat (hors cout policier etc, valable dans les deux cas, ce qui represente deja bonbon...).

    Le depenalisation ne resoud rien, ou pas grand chose, meme si on se demande du coup comment les flics pourraient faire leur chiffre.

    Je crains que - pour diverses raisons que chacun comprendra aisement - on se dirige un jour ou l’autre vers une depenalisation, mais qu’on puisse se brosser pour une veritable legalisation.

    Inutile de revenir sur l’echec de la « guerre a la drogue », vu qu’il faut etre idiot et/ou de mauvaise foi pour ne pas reconnaitre cet etat de fait...

  • Capitaine Lama
    Capitaine Lama
    Demain dès l'aube
    • Posté à 17h36 le 17/04/2012
    • 178822
      Demain dès l'aube

    J’observe dans les commentaires une confusion entre deux points fondamentaux, qui pourtant, sont fort différents :
    - la lutte contre les cartels de la drogue ;
    - la lutte contre la drogue.
    Cette confusion est entretenu depuis longtemps par deux partis : celui des gouvernements qui prétendent lutter contre le terrorisme, etc. Et les cartels qui prétendent lutter pour la libération des peuples, le bien, etc.
    Les cartels n’ont rien d’instruments de libération. Ils ne sont que des mafieux, pratiquant le racket, la violence, détruisant les fondements de la démocratie, écrasant les pauvres sous leurs ’’taxes’’. Rien d’étonnant à ce que les populations elles-mêmes finissent par justifier et accepter les pires pratiques de leur gouvernement pour vaincre ces groupes organisés.
    Oui, il est nécessaire de lutter contre eux et, malheureusement, je ne vois d’autres moyens que la violence. En tout cas, c’est le seul qui ait jamais donné le moindre résultat, malgré son énorme coût humain.
    Mais il est aussi important de dire que leur défaite ne signifie que rien la disparition du problème de la drogue. Détruire les cartels n’aboutit qu’à une recomposition du trafic. L’avantage est que cela met à l’abris la population des exactions, bénéfice fort appréciable, mais temporaire. C’est exactement ce que les Colombiens ont compris depuis longtemps et la raison pour laquelle ils demandent actuellement la dépénalisation. Ils savent que ce n’est qu’ainsi que le problème sera résolu réellement.
    N’en déplaise à ceux qui prennent les USA pour le centre du monde, cela fait longtemps qu’ils sont manipulés sur le sujet par les pays d’Amériques latines (et heureusement). Personne n’est là bas assez bête pour croire que l’on peut vaincre la drogue par les armes, mais les cartels, si (surtout avec l’argent US).

  • noname nobrand
    noname nobrand
    used to be "outsider"
    • Posté à 18h39 le 17/04/2012
    • 180845
      used to be "outsider"

    pourquoi on n arrete pas « the war on drugs » ?

    - avec un budget de plus de $23 milliards la DEA n est pas d accord ; -)
    - les labos (de pharma hein pas ceux dans la jungle) ; -) ne sont pas d accord non plus ; -)
    - ca permet d avoir une presence (militaires, policieres...) dans les pays producteurs
    - ca permet d avoir de l argent liquide pour l etat

    par contre, mes potes dans les hauts de st jo ils sont d accord ; -)))))

  • Capitaine Lama
    Capitaine Lama
    Demain dès l'aube
    • Posté à 21h29 le 17/04/2012
    • 178822
      Demain dès l'aube

    Un petit + + pour se blog qui est vraiment très intéressant. :)

  • mon petit doigt
    • Posté à 06h59 le 18/04/2012
    • Internaute 64887
      sans

    Drogue,argent facile,paresse,capitalisme ; tout pousse à la dégénérescence de l« être humain.La drogue est un produit pas comme les autres et doit rester interdite,par esprit de sagesse.L’homme a besoin d’être cadré.Puisque son éducation a été mal faite.La note sera salée.

    • Olérien
      Olérien répond à mon petit doigt
      Liberté, résistance, discipline! (...)
      • Posté à 10h10 le 18/04/2012
      • 183321
        Liberté, résistance, discipline! (...)

      Oui tu as raison on devrait aussi interdire l’alcool, la cigarette, le sucre et le café, le red bull et tout autre substance qui modifie l’état naturel de l’homme...à oui il faut aussi interdire le sport(la dopamine ça te mine...) ! ! !
      Il est temps que l’humain affronte la réalité en pleine possession de ses moyens, qu’il cesse de vouloir se mettre dans des états second, qu’il se rende compte qu’il n’était rien, n’est rien et ne sera rien dans le grand ordre cosmique ! !

      Sinon, j’ai beaucoup aimé ce livre « Tribulations d’un gramme de coke“de Vincent Taillefumier qui m’a ouvert les yeux sur le ‘coût’ humains et matériel mis en place pour ‘lutter’ contre la ‘drogue’. Si on réinvestissait ces moyens dans l’éducation et la prévention je me demande ce que cela donnerait...et si on essayait pendant 30 ans ?

      • mon petit doigt
        mon petit doigt répond à Olérien
        sans
        • Posté à 21h42 le 18/04/2012
        • Internaute 64887
          sans

        L’homme n’est pas rien,l’homme est une formidable machine à fabriquer du beau,du grandiose,mais pour cela il doit se surpasser en utilisant toutes ses facultés mentales,en musique,poésie,architecture,tout ce qui est positif et qui ennoblis.Moi de mon coté je fais ce je peut pour cela.

      • webjoyz
        webjoyz répond à Olérien
        • Posté à 10h20 le 19/04/2012
        • Internaute 166029

        un monde bien clean ?
        l’être humain a depuis des millénaires toujours cherché à se mettre à l’envers, et il n’est pas le seul animal à faire de même...
        l’homme est toujours un animal, même s’il pense, ce qui n’est pas le moindre de ses défauts...

  • LienRag
    • Posté à 11h19 le 18/04/2012
    • Internaute 34767

    Dépénaliser la consommation (pour faire la paix avec les particuliers qui consomment) ou dépénaliser le trafic ?
    Alors que la première option était généralement celle proposée par les progressistes, afin d’assécher financièrement le crime organisé et de revenir sur les lois liberticides, dernièrement on voit plutôt des propositions venant à faire revenir les trafiquants dans la grande famille des détenteurs de capitaux... ce n’est pas du tout la même chose !

  • moidememe
    moidememe
    houleuse
    • Posté à 11h47 le 18/04/2012
    • Internaute 153684
      houleuse

    Quelqu’un’ un aurait des exemples « réussi » concret d exemple de la guerre avec la drogue ... et non contre ?
    je dis ça j ai rien dis pourtant la vague impression que ceux qui soit disant se battent contre la drogue (promis demain j arrête ) se battent avec et part la drogue ...

    Combien de médicaments extrêmement addictif créant accoutumance ont leur AMM ?

    j ai pas compris c est quoi la drogue ?

    En attendant je vais me taper une bouteille de lait ...

  • ASchweizer-
    ASchweizer-
    Clone Bendit
    • Posté à 13h02 le 18/04/2012
    • 181820
      Clone Bendit

    On pourrait proposer un aller simple pour nos drogués vers l’AMSUD sur les subsides de la SS française, cela fera encore des économies....

  • kakoulite
    kakoulite
    Intermediation & Imprecation
    • Posté à 22h15 le 18/04/2012
    • Internaute 126452
      Intermediation & Imprecation

    L’on parle de penaliser les clients de la prostitution...pourquoi pas aussi les clients des narco trafiquants ? Pas de clients,pas de marche donc pas de fournisseurs.

    • Capitaine Lama
      Capitaine Lama répond à kakoulite
      Demain dès l'aube
      • Posté à 00h32 le 19/04/2012
      • 178822
        Demain dès l'aube

      Eh, oh, on va pas mettre les banquiers d’Europe en prison ! Y’a des limites tout de même.

    • Olérien
      Olérien répond à kakoulite
      Liberté, résistance, discipline! (...)
      • Posté à 08h57 le 19/04/2012
      • 183321
        Liberté, résistance, discipline! (...)

      Punir, traquer, interdire...pourquoi on ne parle pas d’éducation, de prévention, d’explications ?

  • webjoyz
    • Posté à 10h15 le 19/04/2012
    • Internaute 166029

    depuis le temps que l’on dit que les milliards de dollar dépensés, l’ont été à fond perdu !
    rien n’est ressorti de cette guerre, beaucoup trop de mort, une débauche de moyens, une propagande digne des pires dictateurs que la terre ait portés !
    l’inutilité de toute cette rage est démontrée depuis longtemps, des dépenses aussi inutiles que futiles !
    il suffit de regarder les pays qui ont dépénaliser, tout se passe bien, il y a tellement moins de problème que cela vaut la peine de se demander s’il ne serait pas plus efficace de faire pareil !
    plus on interdit, et plus il y a de transgression, c’est la nature humaine qui veut ça !

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