American Ecolo

Les débats sur l'environnement vus par Hélène Crié-Wiesner, spécialiste française vivant en Caroline-du-Nord.

Où trouver les rails pour faire rouler les trains américains ?

Publié le 14/09/2009 à 20h38


« Railroad bridge over White Oak Bayou, north of Hogan Street, Houston, Texas » (Accent on Eclectic/Flickr).

Avant les autoroutes, Dieu avait créé les chemins de fer. Dans les années 20 aux Etats-Unis, les villes dignes de ce nom avaient des gares en centre-ville. Aujourd’hui, rares sont les cités qui ont conservé les leurs opérationnelles. On commence à pleurer le bon vieux temps : comment convaincre les exploitants ferroviaires de se réintéresser au transport des voyageurs ?

Cette grande question agite notamment Houston, au Texas. La quatrième ville des Etats-Unis, reine des entrelacs d’autoroutes à plusieurs étages et des routes urbaines à douze voies, affectée d’une pollution à l’ozone analogue à celle de Los Angeles, voudrait que ses citoyens puissent emprunter quelques-uns des milliers de trains qui la sillonnent.

Mais ce n’est pas possible car ces trains-là sont dédiés aux marchandises. Et, contrairement au français, le transport américain de marchandises est une affaire très rentable. Aussi, les sociétés qui possèdent les voies n’ont pas envie de troquer leurs convois de containeurs aux horaires élastiques contre des wagons d’humains censés arriver à l’heure.

Houston et Paris ont autant d’habitants l’une que l’autre

Puisqu’elles ont exactement la même population intra-muros -2,2 millions d’habitants-, comparons Houston à Paris. La première s’étale sur 1600 km2, ses limites nord et sud sont séparées d’environ 100 kilomètres. La capitale française tient dans 105 km2, et atteint tout juste 18 kilomètres dans sa grande largeur. Houston et Paris sont entourées par des agglomérations bien plus vastes qu’elles.

Le réseau du métro parisien est l’un des plus denses du monde, sans compter les bus, le tramway et (ça compte) des pistes cyclables. Houston est doté d’un réseau de bus approximatif et, depuis 2003, d’une ridicule -quoique fort jolie- ligne de tram qui court sur 12 kilomètres.

Le trafic automobile y est bien sûr terrible. Quant au vélo, le climat sub-tropical l’interdit, de même que les distances démentes et les trous dans la chaussée.

Enfin, des zones ferroviaires gigantesques sont encastrées dans chacune de ces villes. A Paris, on les côtoie sans y penser parce que des ponts les enjambent ou que des dalles les recouvrent.

Des centaines de passages à niveau en ville

A Houston, on peut rester une demi-heure coincé derrière un passage à niveau, en plein quartier d’affaires, à 17 heures, à regarder passer un train de marchandises à une allure d’escargot. Et remettre ça trois rues plus loin, pour encore 25 minutes, avec un autre train. Pas moyen d’anticiper les passages, sans horaires fixes.

Ça commence à bien faire ! L’Institut des transports publics du Texas révèle que 186 000 conducteurs sont bloqués chaque jour à l’un des 700 passages à niveau intra-muros. Ces retards coûtent chaque année plus d’un million de dollars à l’économie locale, sans compter la pollution générée par les embouteillages. Les transporteurs aussi sont mécontents car chaque rue traversée les oblige à ralentir, ils mettent plus de temps à atteindre leur destination.

Ces trains apportent richesse et prospérité à la région en transportant les produits de la pétrochimie et les marchandises venues d’Asie vers (ou depuis) le port de Houston, le deuxième des Etats-Unis en tonnage. Comment peut-on songer à limiter leur circulation ?

L’économie locale veut rester compétitive

Jeff Moseley, P.D.G. du Greater Houston Partnership (sorte de Chambre de commerce et d’industrie), expose le dilemme qui se pose aux acteurs économiques dans un article récent du quotidien Houston Chronicle :

« Ces problèmes pèsent de plus en plus sur notre efficacité et sur notre environnement. On doit absolument améliorer nos infrastructures si on veut rester compétitif. »

Certains élus de la municipalité pensent que l’amélioration des infrastructures ne peut que passer par une facilitation des déplacements urbains. Et puisque c’est la mode en ce moment aux Etats-Unis, par un accroissement des transports en commun.

Des trains de voyageurs -pourquoi pas, soyons fou ! - pourraient relier les mégabanlieues résidentielles aux downtown, uptown, midtown et autres quartiers d’affaires hérissés de ces beaux gratte-ciel qui font la fierté des Houstonniens. Oui, des trains, puisque les voies ferrées ne manquent pas.

Des convois de voyageurs pour diminuer le nombre des voitures

Des trains qui permettraient de réduire un peu la congestion automobile, et, partant, de diminuer le nombre de conducteurs qui regardent passer les tortillards en crachant de la pollution.

Bref, un mélange de nouvelles infrastructures et d’amélioration de ce qui existe. C’est là que les choses se corsent.

La densité urbaine est désormais trop forte pour qu’il soit envisageable de construire des voies supplémentaires dédiées au seul trafic de passagers.

Les voies ferrées existantes appartiennent à plusieurs opérateurs, mais principalement à Union Pacific. C’est à eux que revient la charge d’entretenir leurs voies. Ils veulent bien construire des ponts ou des tunnels pour faciliter la circulation des voitures, mais ils veulent que le public paye pour cela.

Difficile de veiller à la fois sur des gens et sur des marchandises

En échange, ils pourraient envisager de partager leurs rails avec des trains de passagers. Mais ils préféreraient ne pas avoir à le faire. Un cadre de Union Pacific explique pourquoi :

« Nous devrions alors nous soucier de la sécurité des voyageurs en même temps de que nos opérations de fret. Ce n’est pas forcément facile de faire les deux. En plus, on a peur de perdre nos capacités de mouvement : si notre business s’accroît, on les fera passer où, nos marchandises ? »

A ce jour, les gestionnaires de la ville et les exploitants ferroviaires envisagent le compromis suivant : certaines voies situées en grande et proche banlieue seraient prêtées aux voyageurs, mais ces lignes s’arrêteraient pile au périphérique de la ville. Un tramway (à construire) ou des bus prendraient le relais pour conduire les passagers en ville.

Les correspondances découragent le voyageur potentiel

L’inconvénient d’un système aussi bâtard n’échappe pas aux planificateurs de la ville. Earl Washington, du Houston-Galveston Area Council, déclare au journaliste du Houston Chronicle :

« Chaque correspondance sur un trajet effectué par les transports en commun réduit son attractivité pour le voyageur. Si vous devez changer de véhicule, vous perdez du temps, et vous aurez l’impression que ça ne vaut pas le coup. »

En outre, personne à Houston n’a encore la moindre idée de qui paierait pour mettre en place le système, les Texans étant par nature allergiques au mot « impôt ».

La prise de tête de Houston, qui se débat depuis des décennies avec une absence criante de transports en commun (j’ai vécu six ans dans cette ville, je connais le problème), est exemplaire de ce qui se passe aux Etats-Unis en ce moment.

Prise de conscience écologique, crise économique et remise en question d’un modèle usé, sans compter un vague complexe d’infériorité face aux prouesses ferroviaires européennes... tout cela pourrait bien redessiner à terme une Amérique différente.

Photo : « Railroad bridge over White Oak Bayou, north of Hogan Street, Houston, Texas » (Accent on Eclectic/Flickr).

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  • glandais
    • Posté à 21h03 le 14/09/2009
    • Internaute 25498

    En France on a carrément enlevé tous les rails « archaïques », pour aujourd’hui les réhabiliter (Nantes-Chateaubriand) ou avoir du se battre pour les conserver (le Cévenol, la plus belle ligne !)...
    Quand on voit en Bretagne, le réseau métrique puis le réseau de voies express, un effort politique permet la création d’un réseau décent même là où la densité pourrait faire croire que rien est possible...

    • SimonYNT
      SimonYNT répond à glandais
      Djeun's
      • Posté à 23h01 le 14/09/2009
      • Internaute 71068
        Djeun's

      Ne confondez pas l’ecrivain et la ville !

      et la seconde partie de votre commentaire n’est pas tres claire...
      Je precise d’ailleurs, c’est parce que la population a vigoureusement proteste contre qu’il n’y a pas de routes a peage en Bretagne, les politiques n’ont fait que suivre...

      • Theodore
        Theodore répond à SimonYNT
        directeur technique
        • Posté à 17h32 le 15/09/2009
        • Internaute 57357
          directeur technique

        Il me semble que l’on c’était appuyé sur le traité de rattachement du duché de Bretagne à la france de 1532 qui prohibait l’installation de péages ou d’octrois (une légende ?) , de plus je pense que certaines sections de 4 voies ayant été crées par l’amenagement de nationales existantes, il aurait fallu doubler ces tronçons pour installer un péage

    • GWERN
      GWERN répond à glandais
      Ex militant du vaste mouvement (...)
      • Posté à 23h12 le 14/09/2009
      • Internaute 60684
        Ex militant du vaste mouvement (...)

      Juste un petit point de détail : le réseau métrique a été mis à écartement normal : lignes Guigamp Carhaix et Guingamp Paimpol
      Par contre le matériel voyageur utilisé est de type léger : voilà qui pourrait servir sur certaines petites lignes ailleurs !

    • Madiran
      Madiran répond à glandais
      (Business Analyst)
      • Posté à 23h16 le 14/09/2009
      • Internaute 16911
        (Business Analyst)

      Même chose à Nice...

      On a enlevé les rails pour... poser de nouveaux rails...

      En 1953 on ferme le TNL (Tramway Nice Littoral) pour en reconstruire une ligne avant les dernière élections....

  • Ech-picard
    Ech-picard
    au fond de sa campagne.
    • Posté à 21h18 le 14/09/2009
    • Internaute 280
      au fond de sa campagne.

    Allo, Houston .... vous avez un problème !
    Et le reste de la planète avec.
    Je retiens de cet excellent article l’allergie des texans au mot « impôts ».
    Maladie qui gangrène le monde économique surtout depuis qu’un célèbre président a déclaré « trop d’impôts tue l’impôt » en oubliant surtout de préciser que plus d’impôt du tout tuerait les individus susceptibles de le payer ou non.
    L’anarcho-économisme s’est affublé d’un joli nom au parfum de liberté : le libéralisme.

    • pablico
      pablico répond à Ech-picard
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 00h38 le 15/09/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      l’anarcho- économisme pas riche : avoir l’argent du beurre, et manger sans beurre...

  • Chimulus
    Chimulus
    Dessinateur de presse
    • Posté à 21h22 le 14/09/2009
    • Internaute 5775
      Dessinateur de presse

    plus de rails ?
    vous allez me faire pleurer
    sniff...sniff :)

    • pablico
      pablico répond à Chimulus
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 00h41 le 15/09/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      ou prendre des rails pour oublier les rails inexistants...(mettre rails dans le bon sens...les remettre sur les rails en quelque sorte...)

  • tweesty
    tweesty
    Gaucher et contrarié
    • Posté à 21h28 le 14/09/2009
    • Internaute 83901
      Gaucher et contrarié

    Comme le dit l’article, le chemin de fer est arrivé avant l’automobile et l’avion. D’un point de vue culturel, ce serait considéré comme une régression par les Texans, qui sont des gens qui manquent souvent de souplesse (sauf quand on leur jette des chaussures au visage).
    Et vous les voyez, vous, tous gens qui ont fait carrière et parfois fortune dans l’industrie du pétrole, préconiser le train électrique ?

    • Tassin
      Tassin répond à tweesty
      Inquiet
      • Posté à 09h35 le 15/09/2009
      • Internaute 70606
        Inquiet

      Et elle est produite avec quoi l’électricité aux Etats-Unis ?
      50% charbon, 22% gaz, 18% nucléaire, les 10% restants en hydro et Enr...

      Lien

    • cednahud
      cednahud répond à tweesty
      • Posté à 12h25 le 15/09/2009
      • Internaute 25630

      mais il ne s’agit pas de trains électriques (il n’y a quasiment aucune ligne électrifié aux USA, surtout pour le transport de marchandises) mais de trains fonctionnant au bon vieux diesel (pour info chaque train fret US utilise au moins 3 locomotives et très souvent plus)....Donc il s’agit d’un moindre mal pour nos amis pétroliers texans....
      Ceci dit vu l’état des voies la bas ils ne sont pas prets de faire rouler des trains voyageurs à houston. Vu ce que j’ai vu la bas il voudrait mieux tout raser et construire du neuf, ça couterait moins cher.....

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 21h39 le 14/09/2009
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    encore un tres bon article bien documenté

    mais comment font les texans pour avoir des lignes de fret rentables quand la sncf perd des sous sur son fret ?
    les américains ont un secret ?

    pour le reste on voit bien la multiplicité des problèmes que posent les transports dans une mégapole

    mais franchement des voitures américaines s’arretant pour laisser passer des trains a des passages à niveaux dans une grande ville je ne me l’imaginais pas

    une question : les américains ont ils vraiment envie de prendre le train ?

    • TienTien
      TienTien répond à jyeden
      impavide devant les ruines de (...)
      • Posté à 22h06 le 14/09/2009
      • Internaute 86881
        impavide devant les ruines de (...)

      Des passages à niveau en pleine ville : c’est comme cela dans la plupart des villes américaines (je connais bien le pays). Les infrastructures sont bien souvent dans un état que ne peuvent -même dans leurs rêves les plus déments- imaginé les européens !
      Cette myriade de trains de marchandises sont tous propulsés au diesel.

    • vol19
      vol19 répond à jyeden
      • Posté à 22h23 le 14/09/2009
      • Internaute 13492

      Sujet déjà abordé dans un précedent article, il y a quelques mois. Aux US, les gares ne sont pas centrales, pas de raccordement entre gares et transports en commun. Trains très lents, mais ambiance sympa.
      En tant qu’étudiant dans les années 80, une fois nous avons du essayer avec d’autres de prendre le train entre Boston et Waltham (ou à coté) outre une longue marche interminable, nous avons du finir en stop pour nous rapprocher du campus.

      Cela dit, oui, en Europe le train devrait faire son retour ce qui permettrait de naviguer plus facilement des centre villes, vers les zones périrubaines (très engorgées), les 1er et 2ième couronne, et villes moyennes à 20/70km des grandes villes...Quelquechose de plus astucieux que les Ter.
      Il devrait même être pas impossible de développer un pôle industriel autour de ce type de programmes...Du moins à mon petit niveau, c’est ce que j’écris dans mes posts, depuis quelques années déjà.
      Même sur le plan de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire, c’est sans doute la seule solution pour la survie de petites villes moyennes parfois charmantes au foncier abordable mais à l’économie forcément déclinante...

    • Hélène Crié-Wiesner
      Hélène Crié-Wiesner répond à jyeden
      Binationale
      • Posté à 23h27 le 14/09/2009
      • Internaute 57
        Binationale

      Il n’y a pas que les Texans qui savent rentabiliser le transport des marchandises, c’est le cas dans tous les Etats-Unis : 40% des marchandises voyagent par le train, 30% par la route. (Contre respectivement 11,4% et 79,9% en France, source Insee.)

      En revanche, aucune compagnie de transport ferroviaire de voyageurs ne parvient à être rentable. Amtrack survit grâce aux subventions fédérales, ce qui fait hurler la grande majorité des Américains. (Voir mon précédent papier, référencé ci-dessus.)

      • pablico
        pablico répond à Hélène Crié-Wiesner
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 00h43 le 15/09/2009
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        où en sont leur projets de TGV ?

         
        • Hélène Crié-Wiesner
          Hélène Crié-Wiesner répond à pablico
          Binationale
          • Posté à 01h59 le 15/09/2009
          • Internaute 57
            Binationale

          La situation n’a pas bougé depuis mon article précédent. Tout est bloqué au niveau fédéral à cause du débat sur la couverture médicale.
          Et dans les Etats, eh bien... je ne sais pas. Je sais qu’en Californie, l’Etat étant en faillite, il ne risque pas de se passer grand-chose sur le plan de la construction proprement dite, mais je crois qu’au moins là-bas, le projet est bien avancé et il sera difficile de revenir en arrière. Après tout, de l’argent fédéral a été débloqué pour ça, il sera utilisé pour ça.

        1 autres commentaires
      • TienTien
        TienTien répond à Hélène Crié-Wiesner
        impavide devant les ruines de (...)
        • Posté à 08h06 le 15/09/2009
        • Internaute 86881
          impavide devant les ruines de (...)

        Tout à fait exact, ce que vous dites ! J’aurais même eu tendance à croire que la proportion du fret ferroviaire dépassait quelque peu les 40%.
        Autre point que les européens ignorent : tous les trains US, y compris Amtrak, sont propulsés au diesel.

         
        • tinou
          tinou répond à TienTien
          Vagabond high-tech
          • Posté à 14h06 le 15/09/2009
          • Internaute 1058
            Vagabond high-tech

          « Autre point que les européens ignorent : tous les trains US, y compris Amtrak, sont propulsés au diesel. »

          C’est peut-être là qu’est l’origine de la rentabilité du ferroutage US …

        1 autres commentaires
      • Samuel de C.
        Samuel de C. répond à Hélène Crié-Wiesner
        Explorateur
        • Posté à 10h14 le 15/09/2009
        • Internaute 61239
          Explorateur

        Bon matin,

        En effet le transport de fret nord-américain par le rail tient une part de marché importante face à la route. On pourrait la transposer à ma France et se dire que la SNCF aurait des leçons à prendre. Ce n’est hélas pas le cas car les deux modèles sont totallement à l’opposé.

        Le modèle américain est basé sur des flux à longue distance, à l’échelle d’un continent. Lorsqu’un train relie Los Angeles à Chicago, il parcourt plus de 2800 km soit 300 km de plus que ce qu’il faut pour aller de Paris à Moscou. A une échelle comparable à celle de la France (des relations de quelques centaines de kilomètres), les trains américains sont moins utilisés (il existe cependant des « shortlines », exploitants locaux subventionnés à un degré plus ou moins importants par les États, Comtés...) D’autre part, les tonnages transportés sont à des années-lumière de ce qui se pratique en Europe. Ici nos trains dépassent difficilement les 3600t alors qu’en Amérique du Nord, il n’est pas rare de rencontrer des trains de plus de 10000t (d’un longueur non négligeable ce qui explique les retards aux passages à niveaux mentionnés dans le billet d’Hélène). Donc pour résumé, en Amérique du Nord, on fait du fret avec un gros train sur une longue distance ... la route ne peut donc faire face.

        D’autre part, un gros pourcentage des matières transportées par le rail concerne le charbon (en Août 2009 par exemple, environ 41% du trafic global), la base de l’électricité nord-américaine. Certaines compagnies de chemin de fer comme le BNSF font même énormément de profits grâce au transport de charbon (qui a peu faibli durant la crise).

        Voila pour ce qui concerne le transport de Fret. Par contre, la situation du voyageur est bien plus à l’avantage de l’Europe. Il est vrai que le français aime bien voir ce qui va mal chez lui mais en ce qui concerne le transport de passagers (Transilien, TER comme TGV), nous nous en sortons pas trop mal. Allez sur le site de l’Amtrak pour connaître le prix d’un billet dans l’Acela, le train rapide du corridor de la côte Est ... et comparez avec un billet TGV de Paris à Marseille.

  • Unglorious worker
    Unglorious worker
    sceptique à temps partiel
    • Posté à 21h48 le 14/09/2009
    • Internaute 89331
      sceptique à temps partiel

    Cela dis nous avons le même problème avec l’automobile : impossible de créer de nouvelles voies de transit importantes passant à proximité des grandes métropoles tant leur extension et la densification de leurs banlieues rendent l’opération impossible. Si le problème n’est pas bien pensé tôt, les solutions apportées restent du bricolage.
    Un exemple qui parlera aux lyonnais et aux vacanciers : le tunnel sous Fourviére, un axe mal pensé lors de sa construction, mal soulagé par une rocade-est disproportionnée en distance et qui rend la liaison avec St Etienne plus que problématique.
    Pas étonnant que ce soit un vrai problème aussi pour les américains (le train, pas la liaison Lyon-Saint Etienne ! ! !).

  • Compte supprimé le 21 janvier 2
    • Posté à 22h13 le 14/09/2009
    • Internaute 17993

    L’idée que les étazuniens, avec leur idéologie à la con, soient des nez-de-boeuf devrait commencer à nous effleurer.

  • affreuxjojo
    • Posté à 22h22 le 14/09/2009
    • Internaute 29421

    Aucun doute, seules quelques décennies de planification étatique, d’augmentation des impôts, de développement des services publics et de nationalisation des secteurs stratégiques (énergies, banque, transports, santé, éducation, recherche) pourraient, peut-être, encore sauver l’Amérique. Pas d’autre issue. C’est ça ou la décrépitude.
    Et je dis cela sans le moindre humour.

    • lmartelli
      lmartelli répond à affreuxjojo
      Paris
      • Posté à 22h44 le 14/09/2009
      • Internaute 38548
        Paris

      J’ai bien peur pour eux qu’ils préfèrent la décrépitude...

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 22h35 le 14/09/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Quid de la pollution, du confort, de la qualité de la vie des gens...

    « Ces problèmes pèsent de plus en plus sur notre efficacité et sur notre environnement. On doit absolument améliorer nos infrastructures si on veut rester compétitif. »

    Voici le seul mot qui intéresse les gens : COMPETITIF !
    ¤ Peu importe si au bout, il y a la déprime, la misère, le suicide, le mal-être !

    * Lun - P11

  • M. More
    M. More
    étudiant
    • Posté à 22h39 le 14/09/2009
    • Internaute 68570
      étudiant

    Une réaction un peu à chaud...

    Et si le problème n’était pas la question du transport mais celle de la taille de la ville ?
    Car bien que vertueuse la solution du train pour les transports journaliers peut facilement devenir un pis aller. Passer plusieurs heures dans les transports en commun, dans la promiscuité et la cohue ressemble beaucoup aux embouteillages.

    Un peu hors sujet mais pas tant que ça puisqu’on touche à la question d’un développement (nécessaire ?) plus « environnemental ».

    • Emmanuel M
      Emmanuel M répond à M. More
      Commentateur liberal
      • Posté à 21h07 le 15/09/2009
      • Internaute 39528
        Commentateur liberal

      C’est très exactement ca le problème.

      Impossible d’avoir des transports en commun efficace si le mitage urbain fait qu’une immense surface est couverte de verrues pavillonaires, si confortables pour l’individu et si nuisibles pour la société.

      Seul l’habitat dense (immeuble, maisonettes « denses ») permet des transports en commun et des services publics de haut niveau.

  • GWERN
    GWERN
    Ex militant du vaste mouvement (...)
    • Posté à 23h09 le 14/09/2009
    • Internaute 60684
      Ex militant du vaste mouvement (...)

    « Crise économique et remise en question d’un modèle usé, sans compter un vague complexe d’infériorité face aux prouesses ferroviaires européennes ! “
    En tout cas ceci fera sourire peut être les milliers d’agents des entreprises ferroviaires européennes qui étaient plutôt habitués à s’entendre dire il n’y pas si longtemps que le FER comme mode de transport était condamné !
    Tout comme les habitants qui se sont battus ici ou là pour préserver les structures ferroviaires même non exploitées car cela pourrait toujours servir en cas de réouverture ! Oh les fous ont dit certains !
    Mais après Cannes Grasse ré ouvert, arrive bientôt la ligne des ‘Carpathes’ entièrement modernisée et des 2011 l’ancienne Chateaubriant Nantes avec son tramway !
    Et ce n’est peut être pas fini !
    Ceux qui risquent de sourire se sont aussi les habitants de SF qui ont eux tramways, cable-cars, bus et métro rapide pour l’aéroport international !
    La ville la plus proche du modèle européen aurait eu une longueur d’avance !
    Non décidément là aussi ‘l’histoire n’est pas finie !’

    • Hélène Crié-Wiesner
      Hélène Crié-Wiesner répond à Mano-Cabut
      Binationale
      • Posté à 13h55 le 15/09/2009
      • Internaute 57
        Binationale

      Mano, c’est bien toi ? Ouuuuh, je suis contente que tu aies dessiné sous mon papier ! Ça ne m’était pas arrivé depuis Boredom chez les mangeurs d’ail de la rue du Chevaleret. Gr. bises.

  • brothe
    brothe
    chercheur Postdoc
    • Posté à 23h59 le 14/09/2009
    • Expert 53510
      chercheur Postdoc

    On ne peux quand meme pas nier que le traditionel « american way of life » (i.e. du patriotisme, sa propre entreprise, sa maison en suburbs avec une cloture blanche, une voiture par adulte deux a quatre enfants et une femme au foyer), si bien vante dans les publicites des annees 50, ne resiste pas face au temps qui passe.

    A New York, Time Square est devenu pieton (partie Broadway), il est donc INTERDIT aux voiture d’y ciculer (=restriction de liberte). Et, O surprise, les New Yorkais trouve ca une bonne idee.

    • TienTien
      TienTien répond à brothe
      impavide devant les ruines de (...)
      • Posté à 08h14 le 15/09/2009
      • Internaute 86881
        impavide devant les ruines de (...)

      Les clôtures sont très mal vues aux USA ! Rarissimes, elles signalent généralement la présence d’un immigré de fraîche date.

      New York est un monde à part et nullement représentatif des USA
      profonds. Boston non plus d’ailleurs...

  • anandamide
    • Posté à 00h15 le 15/09/2009
    • Internaute 90142

    Intéressant article, le Texas m’intéresse, mais plus du côté d’Austin.

    Le TGV n’avait-il justement pas connu des déboires dans cet Etat voilà quelques années ? Il me semble qu’un projet pourtant très avancé avait capoté pour je ne sais plus quelle raison...

    • Hélène Crié-Wiesner
      Hélène Crié-Wiesner répond à anandamide
      Binationale
      • Posté à 13h59 le 15/09/2009
      • Internaute 57
        Binationale

      Oui, dans les années 9O un projet de TGV avait vu le jour, qui devait relier Houston, Dallas, Austin et aussi, je crois San Antonio. C’est un lobbying intense des compagnies aériennes texanes très puissantes, Delta et Continental, qui avait fait capoter le projet. On les comprend ! Ce TGV intérieur les aurait littéralement coulées sur ces lignes-là, très empruntées.

      • expat
        • Posté à 17h46 le 15/09/2009
        • Internaute 25627

        C’est Southwest la fameuse low-cost qui a fait capoter le train ! Pour les raisons invoquees !

        Pour ceux qui trouvent que les low-cost sont forcement des bienfaiteur de l’humanite !

  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 01h26 le 15/09/2009
    • Internaute 17943
      Author & Chief AtoZ Officer

    Au moins la ville a-t-elle deja l’espace voue aux voies ferrees, un luxe dont ne dispose pas L.A., le non-sens urbain par excellence.

    Une solution (couteuse) semblerait de batir des plateformes logistiques a l’exterieur de la ville, reliees par une circulaire en profondeur. une fois que la meta structure est en place :

    - donner des incentives aux industriels pour s’installer a cote des hubs hors du centre.

    - substituer progressivement les lignes de surface par des voies enterrees de transports en commun avec de la verdure et des pistes cyclabes en surface.

    • Hélène Crié-Wiesner
      Hélène Crié-Wiesner répond à Stephane MOT
      Binationale
      • Posté à 14h09 le 15/09/2009
      • Internaute 57
        Binationale

      Le truc, c’est qu’à Houston, on ne peut pas creuser. Les inondations subites et colossales sont terrifiantes, et assez fréquentes. En 2001, la tempêtes tropicale Alicia ( ?) avait noyé le Houston tunnel, ainsi que les labos en sous-sol de tout le centre médical. L’ensemble était réputé insubmersible. Ça avait coûté des milliards de dollar. Alors, des circulaires en profondeur...

  • rodikol
    rodikol
    dindon de la force
    • Posté à 04h22 le 15/09/2009
    • Internaute 89098
      dindon de la force

    article passionnant. Bravo !

  • holzer
    holzer
    inédite
    • Posté à 08h27 le 15/09/2009
    • Internaute 74661
      inédite

    Et si Ils creaient un métro...

  • Dominique52
    • Posté à 08h49 le 15/09/2009
    • Internaute 53166

    « comment convaincre les exploitants ferroviaires de se réintéresser au transport des voyageurs ? “

    Facile !
    Su-taxer ce qui roule sur route, vendre le réseau ferré pour 1 $ symbolique à des Veolia-Transport et leur offrir le monopole pour 100 ans, l’appât du gain fera le reste comme d’hab’

    On a bien vendu NOS autoroutes à des compagnies qui continuent à nous taxer hors limites promises...

    On va bien obliger EDF à vendre moins cher NOTRE électricité aux opérateurs privés pour qu’ils puissent nous le revendre avec marge au nom de la concurrence.

    Pourquoi se gêner.....

    • mauser
      mauser répond à Dominique52
      • Posté à 09h04 le 15/09/2009
      • Internaute 4683

      Bonne idée mais allez la proposer aux texans N’oubliez pas un gilet parreballe un gros . Taxer un amèricains comme vous y allez

  • kkadim
    kkadim
    service public rhone alpes
    • Posté à 09h37 le 15/09/2009
    • Internaute 24768
      service public rhone alpes

    un article interessant. mais il faudrait préciser que la plupard des villes étatsuniennes possédaient d’excellents réseaux de transports en communs ( des tramways souvent ), mais que ceux ci furent systématiquement détruits, et volontairement. les compagnies étaient privées, elles furent rachetées les unes aprés les autres par des consortiums regroupant des contructeuirs d’autoroutes, de voitures etc..., dont le premier souci fut de remplacer ces reseaux par des autoroutes. j’ai lu un article sur celà il y plusieurs années, illustré par un amoncellement de voitures de tram en bois brulant, voitures détruites afin d’empécher tout retour en arriére.
    en europe et en france le phénoméne fut plus nuancé car une partie des acteurs sont plus ou moins publics et donc plus difficile à détruire. mais dans une ville comme lyon, le maire célébrait, au milieu des années 70 la destruction des derniers métres de rails du tramway. 20 ans plus tard on dépdense des millions dans cette ville pour reconstruire un réseau.
    il ne s’agit pas d’interdire l’auto, mais simplement de remettre à sa place le transport en commun. et dans l’agglomération lyonnaise nombre de voies de circulation qui semblent naturellement dévolues depuis toujours à la circulation auto, ne sont en fait que de reprises sur des voies ferrées.
    d’ailleurs cette ville à mis en circulation sa derniére ligne rapidement, car l’agglomération put récupérer les voies de chemin de fer des VFD, anciennes compagnies ferroviéres disparues, mais dont une voie subsista à travers la ville, jusqu’à la Part-Dieu, sorte de quartier de la Défense, en plein centre ville. un miracle l’avait épargnée.

    bref je veux insister sur l’urgence de maintenir en place un réseau ferre, de la sanctuariser. sinon la remise en place de réseau cohérent devient impossible ; je connais de petites lignes ( que l’on peut repérer sur les cartes, ou par la présence d’ouvrage d’art dans le paysages ) aujourd’hui totalement inutilisable parce qu’a un momment donné on céda des terrains pour construire.

    enfin une derniére : il y a quelque mois j’entendis les propos ravis d’un dirigeant des lignes de chemins de fer helvétique : sur certaines lignes périurbaines le trafic voyageurs avait augmenté de plus de 30% ; et de déclarer que l’augmentation du nombre de train, et la réouverture de gare y était pour quelquechose.

    • TienTien
      TienTien répond à kkadim
      impavide devant les ruines de (...)
      • Posté à 11h08 le 15/09/2009
      • Internaute 86881
        impavide devant les ruines de (...)

      En Allemagne aussi, il est question de réhabiliter plusieurs lignes de chemin de fer abandonnées dans les décades 70-80.
      Chez nous, c’est l’inverse ! On continue de supprimer de nombreuses lignes « non rentables » et de ruiner chaque jour un peu plus le fret ferroviaire. Ce qui est quand même un comble, lorsque parallèlement on veut nous sutaxer l’essence de nos voitures ! Cherchez la logique......

  • azerty69
    azerty69
    ExecutieveBranleur
    • Posté à 11h56 le 15/09/2009
    • Internaute 42089
      ExecutieveBranleur

    Les transports en commun ?
    Il n’y a que ceux qui les prennent pas qui sont pour.

  • Azza
    Azza
    Ingénieur en informatique (...)
    • Posté à 12h30 le 15/09/2009
    • Internaute 25467
      Ingénieur en informatique (...)

    Pour le Velo, ok pour les distances dementes et les trous dans la route, mais le climat.... Ok, on peut pas climatiser un velo, mais des gens roulent en velo a Los Angeles ou a Miami, qui ne sont pas de frigos. Sans parler d’Ho Chi Min Ville....

    Le probleme principal a mon avis tient au reseau routier entierment concu pour la voiture...

    Encore qu’une B.A.U fait une piste cyclable tout a fait decente....

    • Hélène Crié-Wiesner
      Hélène Crié-Wiesner répond à Azza
      Binationale
      • Posté à 14h20 le 15/09/2009
      • Internaute 57
        Binationale

      Alors là, je vois que vous n’avez jamais mis les pieds à Houston ! Ho Chi Min Ville, d’accord, ça doit être pire, mais Los Angeles, à côté de Houston, c’est un frigo. Non, peut-être pas, mais au moins, c’est sec. Houston, c’est humide, poisseux, et caniculaire.

      Entre mai et septembre, la température descend rarement en dessous de 35°, et jusqu’en novembre, l’humidité est si forte que mes lunettes se chargeaient de buée dès que je sortais dehors.
      Quand j’ai déménagé là-bas, j’avais mis mon vélo parisien dans le conteneur. Chaque fois que je le sortais de la remise, par exemple pour faire une petite virée le long du bayou l’hiver (l’hiver, j’insiste), je le trouvais tout rouillé.

      Non, je vous assure qu’aller bosser en vélo et arriver dégeu de sueur grise, ça ne le fait pas là-bas. Et je ne suis pas chochotte, j’ai sillonné Paris en vélo pendant dix ans (avant les pistes cyclables).

  • Hermann Michel
    Hermann Michel
    Retraité de l'AFP et Chef d' (...)
    • Posté à 14h36 le 15/09/2009
    • Internaute 44087
      Retraité de l'AFP et Chef d' (...)

    Felicitations, excellent article. Dommage pour les américains, ils ne verront jamais le panneau « Un train peut en cacher un autre » qui fleurit dans nos campagnes et a d’ailleurs fait l’objet d’un sketch de Coluche. L’Asiate

  • Marcantoines
    Marcantoines
    trouveur
    • Posté à 14h54 le 15/09/2009
    • Internaute 55044
      trouveur

    Article et commentaires très instructifs, merci.
    J’aimerais que l’on discute sur le fret ferroviaire français peu développé, peu rentable car distance trop courte et train trop petit.
    Pourquoi ne pas concevoir une grande ligne de fret qui traverserait toute l’europe ?
    Et là je sens que je vais faire hurler les anti nucléaires...Une locomotive à fission nucléaire...comme les sous marins ? Et si on innovait en utilisant les déchets d’uranium provenant des centrales nucléaires.... Ok, j’ai un peu trop d’avance. Et je retourne dans ma coquille ! avant de prendre des baffes !

    • Keldan
      Keldan répond à Marcantoines
      Now future & karpe diem
      • Posté à 15h19 le 15/09/2009
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      Pas besoin de locomotive atomique, vu que les rails suivent un tracé précis, il est beaucoup plus simple et sécurisé de produire de l’électricité dans une ou plusieurs centrales et d’utiliser une locomotive relié au réseau électrique.

      Quant à l’absence de grand réseau de fret en Europe... Je sais pas trop d’où ça vient, il faudrait peut être poser la question à cette grande société qui par son monopole sur un vaste territoire empêche tout transit de marchandise entre l’Europe du Sud, du Sud Ouest, du Centre et du Nord Ouest...
      La communication entre les divers états de la moitié occidentale de l’Europe passe par la France, et pas de bol c’est la SNCF qui est le parrain du secteur.

      • Marcantoines
        Marcantoines répond à Keldan
        trouveur
        • Posté à 11h25 le 16/09/2009
        • Internaute 55044
          trouveur

        Et oui, la SNCF. Difficile de bouger les choses, même si cela va dans le sens de leur intérêt, notamment de leurs emplois.
        Locomotive reliée au réseau électrique. Oui, bien sûr.

        A propos des différentes énergies, en dehors du sujet sur les trains. L’énergie photo-voltaïque, transformation de radiation lumineuse en polarisation électronique, ne pose plus de problèmes fondamentaux. Les produits de fission nucléaires, par exemple le Cs-137, période gérable entre 10 et 100 ans, émettent des rayonnement bêta ( électrons) et gamma ( électromagnétisme). Comment se fait il que aucune technologie n’ait abouti à leur transformation en énergie électrique, thermique ou électromagnétique ?

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