American Ecolo

Les débats sur l'environnement vus par Hélène Crié-Wiesner, spécialiste française vivant en Caroline-du-Nord.

Nadira et Ryan voulaient une boîte, oui, mais élégante et verte

Publié le 06/10/2010 à 11h50


Durham (photo h.C-W)

(De Durham, Caroline du Nord) Dans une ville du Sud des Etats-Unis au lourd passé industriel et racial, un jeune couple tient une boutique de vêtements chic et écolo. Ils veulent faire progresser la pratique du « business vert » dans le secteur du style. Dingues de mode et écologistes américains ? On pourrait rigoler...

Pas grand-chose de compatible entre les deux passions : on crée et on consomme, on change de style, on passe à autre chose. Pas très « durable » !

Oui, mais les créateurs, les fabricants, les vendeurs, les consommateurs, n’ont-ils pas droit à des pièces plus sophistiquées que de simples T-shirts en coton bio ? Une industrie du look moins polluante et socialement correcte est-elle inimaginable ?

Aux Etats-Unis, l’écologie est pour beaucoup une plaie à vif


Vert & Vogue (DR)

Il existe en France des histoires analogues à celle de Nadira et Ryan, qui ont ouvert Vert & Vogue il y a un peu plus de deux ans à Durham, une ville qu’on peut considérer comme un trou perdu quand on vient de New York comme lui, et de Paris comme elle.

Il se trouve que le contexte américain a tout de même son importance pour plusieurs raisons :

  • L’environnement est une plaie à vif dans la conscience du pays. Mortifiés par l’attitude de leur pays par rapport à la lutte mondiale contre les changements climatiques, de nombreux Américains s’investissent profondément dans le combat écologiste.
  • La mode n’appartenant pas au patrimoine génétique des Etats-Unis ni à son identité culturelle mondiale. Aussi, ni les militants environnementalistes, ni le monde des affaires ne sacralise particulièrement ce secteur, pas plus fermé qu’un autre aux innovations.
  • La « business attitude » est un état d’esprit courant aux Etats-Unis, où les gens préfèrent posséder leur propre affaire que d’être employé dans une société. Pas forcément pour gagner plus d’argent, juste pour être indépendant.

« Vert & Vogue » est née sur ce terreau, enrichi du biculturalisme de Ryan et Nadira. Américain dépêché à Paris par sa société britannique, sorte de courtier en publicité, Ryan rencontre Nadira un mois après les attentats du 11 Septembre. D’origine algérienne, « Française de la première génération », elle travaille dans une boutique de vêtements du Marais, à Paris.

« On s’est mariés très vite. Ryan est venu vivre à Paris, mais il a vu qu’il ne trouverait pas de travail. Il est reparti à New York, j’ai suivi, on a fait un bébé. On vivait coincés dans une banlieue du New Jersey.

Là-bas, j’étais désespérée d’inutilité. Ryan travaillait tellement que toute la famille se sentait misérable. L’argent n’aidait pas, on voulait autre chose pour notre vie. »

L’économie est conçue pour générer des déchets

Ryan n’imaginait pas se reconvertir dans autre chose que les affaires. L’entreprenariat, c’est son truc ; dans sa famille, on « monte des boîtes » depuis toujours. Il avait la fibre verte, il suivait de près la montée en puissance du « green living », du « green business ». Quand il était étudiant, il avait milité avec les écolos.

« Arrêter le gaspillage, la consommation, c’est le leitmotiv des militants. C’est vrai que l’activité économique est littéralement conçue pour créer des déchets, du gaspillage, pour faire consommer de l’inutile, et même pour rendre les gens malades.

Mais la décroissance, dans les faits, c’est utopiste, impraticable. L’économie globalisée est en route, impossible à stopper. Le défi à relever, quand on veut rester un acteur, et même un décideur de l’économie, c’est d’inverser la tendance.

Il n’y a que l’innovation comme remède. Inventer un nouveau modèle de business, avec d’autres règles, en partant petit, du bas, localement, en créant un autre modèle social. »

Nadira, pour sa part, aimait la mode. Ils ont vendu l’appartement qu’ils avaient la chance de posséder, et sont partis ouvrir une petite boutique à Durham, en Caroline du Nord.

« Un vêtement, ça ne peut pas être 100% écolo »

La mode, quand c’est beau, même si ce n’est pas du grand luxe, c’est toujours trop cher pour les pauvres. Or Durham en abrite historiquement un grand nombre -j’ai déjà raconté la situation dans cette ville. Mais il y a aussi une brillante université et des hôpitaux réputés.

Son passé industriel -textile et tabac- a donné à Durham des bâtiments grandioses, que la municipalité restaure à tour de bras, attirant des nouveaux habitants instruits et dotés d’un pouvoir d’achat non négligeable, apparemment pas rebutés par la « dure » réputation de la ville.

Les clients potentiels étaient donc là pour faire tourner une affaire la plus « sustainable » (mal traduit par durable) possible, toutes contradictions assumées par les deux entrepreneurs :

« Il faut être conscient qu’un vêtement, des chaussures, un sac, ça ne peut pas être 100% écolo. Alors on équilibre les différents aspects pour chaque pièce. Du bio, du local, du commerce équitable, mais pas forcément ensemble. »

Du cachemire, oui, mais recyclé


Ancienne usine de tabac à Durham (photo H.C-W)

Des chaussures en cuir, certes, mais fabriquées à la main aux Etats-Unis, ou encore colorées aux teintures végétales non polluantes. Du coton bio pour les tuniques, mais hélas cultivé en Chine.

Des robes et chemises cousues au Pérou, mais dans des ateliers certifiés commerce équitable. Des jeans pas bios, mais dessinés et assemblés à Raleigh, à 35 kilomètres d’ici, par des couturiers payés correctement. Et aussi des robes en cachemire confectionnées à partir d’autres cachemires recyclés.

Les créateurs et les marques vont et viennent, tiennent plus ou moins longtemps dans un contexte économique difficile. Nadira admet que « la chaîne du design vert revenant plus cher », celui-ci souffre encore plus que la création traditionnelle.

« Le plus surprenant, c’est que nos clients n’achètent pas parce que c’est “green”, mais parce que c’est joli. Notre démarche est un plus pour certains, c’est tout. »

Accroître la production et diffuser des valeurs

Ryan aime à citer l’exemple des épiceries Whole Foods, chaîne aujourd’hui leader sur le créneau de la nourriture bio aux Etats-Unis.

« Avant Whole Foods, le bio avait une image baba. Aujourd’hui, le bio est devenu “gourmet’. Pour les gens qui ont les moyens, les exigences de Whole Foods sont la référence alimentaire. Pas forcément bio, mais au minimum naturel, de grande qualité.

En élargissant la demande pour ce genre de produits, Whole Foods a aussi élargi la chaîne de production. C’est bon pour l’environnement, c’est bon pour la diffusion des valeurs. ”

Mais si la réussite de Whole Foods, et surtout son impact sur les goûts culinaires de l’Amérique, forcent l’admiration de Ryan, il ne rêve pas pour l’instant d’étendre “ Vert & Vogue ” :

“ En matière de ‘green business’, l’expansion est une contradiction. Dès qu’on se développe, on court le risque de devoir gérer des effets d’échelle négatifs. Il faut nourrir la bête. Pour l’instant, Nadira et moi, on veut rester locaux et petits. ”

Une entrepreneur, ça entreprend, c’est programmé pour ça

On sent que Ryan se retient un peu. Ce n’est pas une question d’argent, le couple en a assez à son goût et aime sa vie comme elle est. C’est juste qu’un entrepreneur, ça entreprend, c’est programmé pour ça, “ c’est ambitieux par nature ”.

J’ai raconté l’histoire de Vert & Vogue, car elle est symptomatique des tiraillements qui traversent la mouvance environnementale, aux Etats-Unis et partout ailleurs. Il est évident que la planète ne s’en porterait que mieux si personne ne produisait ni n’achetait autant de vêtements et d’objets à but purement ludiques.

D’un autre côté, si l’on méprise l’industrie de la mode, il est difficile de soutenir les ouvrières de Lejaby en lutte. Ou de pleurer sur les emplois qui diminuent en France dans le secteur de la chaussure de luxe...

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  • Contestatairieux
    Contestatairieux
    (un de ces fameux travailleurs (...)
    • Posté à 12h03 le 06/10/2010
    • Internaute 37969
      (un de ces fameux travailleurs (...)

    Ah ! Relocaliser la production ! Un rêve pieux en France ? ?
    Merci pour l’article.

  • Humain
    • Posté à 12h14 le 06/10/2010
    • Internaute 21387

    Je vous cite « La mode, quand c’est beau, même si ce n’est pas du grand luxe, c’est toujours trop cher pour les pauvres »

    Et vous trouver qu’écrire cela n’est pas une connerie ?
    Le pauvres peuvent donc se couvrir de vieux tissus moches, c’est normal ils sont pauvres !

    Mes parents n’avaient pas trop de sous, et souvent nous faisions nous même les vetements à la maison, avec des « patrons » de papier et une aiguille et du fil !

    Vous êtes de ceux qui pensez que le Bio c’est forcément cher et la mode uniquement pour les nantis ?
    Dommage !

    • coltran
      coltran répond à Humain
      Entrepreneur
      • Posté à 12h32 le 06/10/2010
      • Internaute 30531
        Entrepreneur

      Vite dit connerie ! soyons plus « humain ».

    • Hélène Crié-Wiesner
      Hélène Crié-Wiesner répond à Humain
      Binationale
      • Posté à 13h52 le 06/10/2010
      • Internaute 57
        Binationale

      Non, c’est pas une connerie, c’est vrai. Vous le dites vous-même : quand on n’a pas de sous, on n’achète pas, on fabrique soi-même. Ou on chine, on déploie de l’imagination. Quand je dis que c’est cher, je constate juste que c’est cher, point !

    • Srgvlt
      Srgvlt répond à Humain
      Twitter @srgvlt
      • Posté à 21h27 le 06/10/2010
      • Internaute 23660
        Twitter @srgvlt

      non les pauvres ont h&m, jennyfer, zara, etc.

      votre controverse avec l’auteur de l’article est intéressante :

      vous comprenez qu’elle enregistre le rapport grandissant si ce n’est exclusif des pauvres au commerce, à l’industriel, aux marques, aux produits en série qui sont un jour neuf mais sont aussi presque jetables ou à durée de vie (très) limitée. et c’est vrai ! !

      par contre vous avez (aussi) totalement raison pour dire qu’il n’y a plus ce rapport au savoir-faire, au temps, à la chose qu’on fabrique soi-même, ce qui a au sens fort à voir avec nos manières d’habiter le monde (caricature inverse : l’achat compulsif d’un truc qui passera sa « vie » au placard).

      le drame c’est ce rapport entre ces deux dimensions : il faut passer par des trucs neufs de marque, à la fois à cause de notre propre désir, de notre rapport à nous-même, à la fois à cause de raisons sociales, du regard des autres aux coercitions collectives en passant par le manque de temps et la disparitions des transmissions intergénérationnelles (si on veut apprendre un truc on doit l’apprendre tout seul - des cours ou bien internet est pas mal pour ça). et en même temps on est coincé, introduit dans un rapport de prolétaire consommateur.

      c’est toute l’histoire du travail et de l’économie (industrielle) qui est impliquée par là !
      et pas seulement : politique, également. notamment.
      il faudrait reprendre ces perspectives depuis une histoire ou une anthropologie de la main, peut-être.

  • Bad Time For Human Kind
    Bad Time For Human Kind
    Chieur Public
    • Posté à 12h16 le 06/10/2010
    • Internaute 53377
      Chieur Public

    Le « green buisness » me donne envie de vomir...

    J’ai surtout l’impression que c’est du pure opportunisme pour surfer sur les modes.

    • shillom
      • Posté à 12h58 le 06/10/2010
      • Internaute 22134

      Dans ce cas là, on ne change rien et on continue à polluer au taquet ?
      J’préfère encore le green business, même si c’est une rustine visant à préserver nos modes de vie plutôt qu’à s’attaquer à la cause du problème écologique : le capitalisme sauvage.

      • Bad Time For Human Kind
        Bad Time For Human Kind répond à shillom
        Chieur Public
        • Posté à 13h46 le 06/10/2010
        • Internaute 53377
          Chieur Public

        Vous croyez qu’il n’y a que le capitalisme vert comme alternative ?

        Si ça peut vous rassurez, je vis, consomme et produit autrement à mon échelle.

        Après je n’ai pas de grandes doctrines toutes faites à exposer, je vis juste en appliquant mes convictions (autoprod, DIY, troc, commerce honnête et local, investissement durable, recyclage...).

        Ceux qui ont les moyens de faire quelque chose à grande échelle, ce sont les politiques, mais leur volonté est intimement liée à celle des industriels...

    • bjone
      bjone répond à Bad Time For Human Kind
      dev 3D
      • Posté à 13h55 le 06/10/2010
      • Internaute 62791
        dev 3D

      Ils sont peut-être honnêtes, mais ils n’ont surtout pas compris le concept de décroissance et de ce que ça implique réellement sur leur mode de vie à eux.

      En tous cas le commerce équitable ne peut faire que du bien, mais le plus gros problème reste nos modes de vie et nos infrastructures.

      • Bad Time For Human Kind
        Bad Time For Human Kind répond à bjone
        Chieur Public
        • Posté à 14h04 le 06/10/2010
        • Internaute 53377
          Chieur Public

        Pas étonnant au pays de « kiki-alaplugrosse »... On pourrait les traiter de... communiste ! ;)

        Je suis d’accord avec votre conclusion,

  • Mme Berthe
    Mme Berthe
    grmbl
    • Posté à 12h21 le 06/10/2010
    • Internaute 113627
      grmbl

    Article assez intéressant, qui a le mérite de souligner les contradictions du concept de « développement durable ». Il aurait aussi pu s’appeler « Comment être ’écolo’ et de droite », ou plus justement, « La gymnastique ’écolo’ : admirer la nature et le bizness »

    Plus sérieusement, l’erreur fondamentale est ici de conserver exactement la même vision de l’économie qu’auparavant, et qui a pourtant fait très largement la preuve de son inefficacité.

    Ils le reconnaissent pourtant : « l’activité économique est littéralement conçue pour créer des déchets, du gaspillage, pour faire consommer de l’inutile, et même pour rendre les gens malades ». Mais ils ne vont pas loin dans cette direction : « L’économie globalisée est en route, impossible à stopper. (...) Il n’y a que l’innovation comme remède » [comprendre : il n’y a que la fuite en avant de possible]

    L’erreur, disais-je, est de conserver une économie résolument tournée vers les riches en tant que créateurs de richesse. Les riches eux-mêmes, pourtant, l’ont bien compris : ils ne le sont que parce que les pauvres sont pauvres. Un modèle social digne de ce nom sera possible quand il s’adressera aux pauvres, non pas pour leur promettre une richesse démesurée toujours remise aux calendes, mais pour leur permettre de vivre dignement, en utilisant les ressources qui les environnent directement et qu’ils sont capables de réutiliser / recycler à petite échelle.

    Mais ça, y’a pas de sous à se faire dessus - et c’est vrai que pour Nadira et Ryan, il « faut bien vivre », c’est à dire gagner de l’argent. En cherchant bien, on doit sûrement pouvoir trouver une issue à tout ça... : -)

    • coltran
      coltran répond à Mme Berthe
      Entrepreneur
      • Posté à 12h34 le 06/10/2010
      • Internaute 30531
        Entrepreneur

      En tout cas une issue en avançant. En restant immobile c’est dur !

    • Gethro
      Gethro répond à Mme Berthe
      Technicien helpdesk
      • Posté à 14h52 le 06/10/2010
      • Internaute 101455
        Technicien helpdesk

      C’est pas dit qu’ils se plantent en fait. Déjà, une relocalisation des emplois est un progrès énorme

      « l’activité économique est littéralement conçue pour créer des déchets, du gaspillage, pour faire consommer de l’inutile, et même pour rendre les gens malades ».

      Mmhh, ce n’est le cas que pour un certain nombre de raisons :

      - déjà, ceux qui produisent ne sont pas ceux qui doivent se démerder avec les déchets. Quand on ne triche carrément pas avec le bon sens commun en exportant des centaines de tonnes de déchets électroniques en Inde ou en Afrique
      - ensuite, le gaspillage vient du prix des choses : quand ça te coûte la peau du cul, la plupart des gens sensés n’achètent ni ne jettent à la légère. Mes parents ont encore le robot ménager et le congélateur acheté il y a trente ans (à l’époque où ça coûtait un bras).

      Pas compliqué par là de se rendre compte qu’un retour en arrière sur les délocalisations et surtout une intégration des coûts externes aux filières est la meilleure chose qui pourrait arriver pour une décroissance saine (=un truc qui ne mettrait pas forcément des millions de gens au chômage). Vu que la « croissance » n’est qu’une appréciation chiffrée, une extrapolation de chiffres ne reflétant pas la réalité.

      • Mme Berthe
        Mme Berthe répond à Gethro
        grmbl
        • Posté à 18h14 le 06/10/2010
        • Internaute 113627
          grmbl

        Oui, c’est tout à fait ça : relocaliser l’économie, ça implique de faire monter les prix. Si tous les prix montent, ça revient un peu à dire qu’on redevient pauvres, pas vrai ? Et comme vous le dites, c’est quand ça coûte cher (ou qu’on n’a pas de sous, la cherté étant une notion relative) qu’on gaspille le moins.

        C’est pour ça que je trouve tout à fait douteux de monter un bizness « écolo » qui se tourne vers une clientèle aisée. C’est tout à fait compréhensible aussi, puisque si nos jeunes entrepreneurs cherchaient à vendre des produits « moyens » à des gens « moyens », ils ne pourraient jamais proposer des prix aussi bas que ceux qui ont cours pour les produits en provenance d’une usine dégueulasse en Chine ou au Brésil, dans laquelle des mômes bossent 20h par jour... (j’exagère peut-être un peu ?) C’est pourquoi ils occupent la niche « luxe ».

        La grosse arnaque de la « mondialisation » étant, comme vous le soulignez, de ne pas répercuter le coût réel (social, environnemental, etc.) des produits dans leur prix final.

  • rrrobotom
    rrrobotom
    Sea lover
    • Posté à 12h31 le 06/10/2010
    • Internaute 70782
      Sea lover

    Chère Hélène Crié-Wiesner, je suis sûr qu’en publiant cet article vous vous attendiez pas à beaucoup de compliments car il est carrément incongru avec les sujets qui nous tracassent aujourd’hui. Il est hors soucis. Quoiqu’un peu d’écolo ça nous fait quand même sortir de ce quotidien maussade. Le business du vert nous sera imposé un jour car nous n’aurions plus le choix si nous voulons survivre. Alors autant l’entreprendre dès maintenant et apprendre à vivre avec plutôt que d’y arriver sans y être préparé.

    • coltran
      coltran répond à rrrobotom
      Entrepreneur
      • Posté à 12h38 le 06/10/2010
      • Internaute 30531
        Entrepreneur

      Au contraire, une flèche dans le mille, qui indique la bonne direction. Aux grands maux, les petits remèdes. Les petits ruisseaux .....

    • Hélène Crié-Wiesner
      Hélène Crié-Wiesner répond à rrrobotom
      Binationale
      • Posté à 13h57 le 06/10/2010
      • Internaute 57
        Binationale

      Ah ça oui, je prévoyais même que j’allais me faire agonir d’injures par certains ! C’est pourquoi j’ai placé les dernières phrases, histoire de prévenir que j’avais un peu réfléchi à la question.

      Mais vous savez, le cahier des charges de Rue89 ne précise pas qu’on doit forcément écrire sur ce qui est triste, qui va mal, qui préoccupe les gens. Je suis certaine que parmi les gens qui s’angoissent pour leur retraite et leur boulot, nombreux sont ceux (celles surtout) qui aiment s’habiller, qui rêvent de jolies choses, qui se débrouillent d’une manière ou d’une autre pour être à la mode.

      • rrrobotom
        rrrobotom répond à Hélène Crié-Wiesner
        Sea lover
        • Posté à 17h34 le 06/10/2010
        • Internaute 70782
          Sea lover

        vous savez, je ne vous en veut pas au contraire j’ai apprécié l’article car ça nous change un peu du quotidien morose mais je me suis dit que ce n’est pas le premier souci. C’est comme si quelqu’un plongé en pleine querelle et vous lui dites un instant svp, et vous lui tendez une glace par exp. Impossible de prévoir sa réaction mais dans 90% des cas il va vous la jeter à la figure. enfin..tant mieux pour ceux qui en sont intéresses

  • coltran
    coltran
    Entrepreneur
    • Posté à 12h42 le 06/10/2010
    • Internaute 30531
      Entrepreneur

    Et au même momment
    La CGT appellait à une grève reconductible à la SNCF
    Il y a des concours de circonstances ....
    Dira on dans les romans du XXI°

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 12h53 le 06/10/2010
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    Ils sont à la croisée des chemins, tiraillés entre le plaisir de gagner leur vie dans l’entreprise et de porter le concept de développement durable, MAIS ils surfent sur une mode + ou - réservée à une élite et la conscience d’un système économique de merde.
    C’est une photographie, un instantané.
    Quand la pollution augmentera encore plus, que le pétrole aura bien disparu, que les réserves d’eau potable seront diminuées et qu’on sera 15 milliards sur la planète....la solution viendra toute seule :
    On s’arrêtera déconner avec la planète....

    • sot6son
      sot6son répond à vieilanarfatigué
      Pâtre apatride
      • Posté à 13h17 le 06/10/2010
      • Internaute 120134
        Pâtre apatride

      C’est pas quand ta compagne te quitte que tu lui témoignes ton affection... il sera sans doute trop tard.

      • vieilanarfatigué
        vieilanarfatigué répond à sot6son
        Changer le monde, c'est se (...)
        • Posté à 13h35 le 06/10/2010
        • Internaute 125168
          Changer le monde, c'est se (...)

        Il est déjà trop tard.

         
        • sot6son
          sot6son répond à vieilanarfatigué
          Pâtre apatride
          • Posté à 13h44 le 06/10/2010
          • Internaute 120134
            Pâtre apatride

          Depuis plus d’un siècle oui. 70 ans pour se rendre compte du problème, déjà plus de 40 pour que le débat soit peu à peu retransmis dans l’espace public. C’est à se demander dans quel monde nos descendants directs vont évoluer...

          (Et rapidement, il manque un petit ’m’ à mammifère ; -) )

        • Bad Time For Human Kind
          Bad Time For Human Kind répond à vieilanarfatigué
          Chieur Public
          • Posté à 13h52 le 06/10/2010
          • Internaute 53377
            Chieur Public

          Ne sous estimez pas la capacité de régénération de la nature.

          Il n’est pas encore trop tard et techniquement on sait faire... si la politique suit... un jour...

          • vieilanarfatigué
            vieilanarfatigué répond à Bad Time For Human Kind
            Changer le monde, c'est se (...)
            • Posté à 14h04 le 06/10/2010
            • Internaute 125168
              Changer le monde, c'est se (...)

            Oh ,mais ce n’est pas pour la nature que je m’inquiète, elle a le temps et sait digérer les outrances, mais c’est pour la vie qu’il y a urgence : la biodiversité décline a une vitesse surmultipliée et bientôt ça sera notre tour..puisqu’on en fait partie ! Quant à la politique, je préfère ne rien dire, les systèmes en place sont trop pris dans leurs urgences pour avoir une vision à long terme ...sur le durable !

        3 autres commentaires
  • Schrödinger
    Schrödinger
    Poli et gentil. Très rue89.
    • Posté à 13h52 le 06/10/2010
    • Internaute 41709
      Poli et gentil. Très rue89.

    « Nadira et Ryan voulaient une boîte, oui, mais élégante et verte »

    Hihiihi... Moi je veux un génocide humain et sympatoche...

  • puresonic
    puresonic
    Contempteur irascible
    • Posté à 15h08 le 06/10/2010
    • Internaute 55211
      Contempteur irascible

    « ..il se trouve que le contexte américain a tout de même son importance pour plusieurs raisons : “

    hum....vous avez oublié le petit ‘incident’ de la plate-forme pétrolière...

  • puresonic
    puresonic
    Contempteur irascible
    • Posté à 15h04 le 06/10/2010
    • Internaute 55211
      Contempteur irascible

    « “ Il faut être conscient qu’un vêtement, des chaussures, un sac, ça ne peut pas être 100% écolo.”

    Si ça peut être 100% écolo ! ! ! ! !

  • puresonic
    puresonic
    Contempteur irascible
    • Posté à 15h06 le 06/10/2010
    • Internaute 55211
      Contempteur irascible

    « il est difficile de soutenir les ouvrières de Lejaby en lutte... »

    ouvrières en lutte ? ? ? pourquoi ? ? pour être libres ? ? ? ?

  • puresonic
    puresonic
    Contempteur irascible
    • Posté à 15h17 le 06/10/2010
    • Internaute 55211
      Contempteur irascible

    edit

  • tigre du nord-
    tigre du nord-
    pompé par carla
    • Posté à 15h22 le 06/10/2010
    • Internaute 59644
      pompé par carla

    ce qui est beau ou sexy ce n’est pas le t-shirt (par ex) mais le corps en dessous.La mode n’est qu’une rustine pour mal foutus (dans la tête ou le corps).Un concept pour les esclaves de la consommation.Une mise en avant des égos.Bref mode et business sont deux exemple de négativité.et durable en + whaouuuuuuu stupide.

  • Txepa
    Txepa
    Chercheur contractuel
    • Posté à 16h06 le 06/10/2010
    • Expert 128259
      Chercheur contractuel

    Merci pour l’article Hélène,
    Durham...haaa ça me rappel une conférence sur la séparation des nanoparticules et un super barbecue « à la française “ dans une maison ou flotte le Gwenadu...
    bonjour à Marc de Toulouse

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