American Ecolo

Les débats sur l'environnement vus par Hélène Crié-Wiesner, spécialiste française vivant en Caroline-du-Nord.

Jonathan Franzen, l'Amérique et les p'tits oiseaux

Publié le 19/08/2011 à 12h12

Quand un génial romancier s’empare de la question de l’environnement et du militantisme, mieux vaut pour son propos être enrobé dans d’autres sujets capables d’éveiller la passion des critiques. « Freedom », de Jonathan Franzen, est l’exemple parfait d’un dilemme écolo habilement glissé dans un entrelacs d’histoires puissantes.

Après avoir été encensé par la presse américaine lors de sa sortie en août 2010, « Freedom » connaît le même sort cette semaine en France. Aux Etats-Unis, le livre a enthousiasmé la mouvance écologiste.


« Freedom » de Jonathan franzen (éd. de l’Olivier), août 2011.

Entre autres personnages, « Freedom » met en scène des environnementalistes en proie à des tourments existentiels : comment lutter, comment communiquer, comment transmettre leurs certitudes, comment être efficace ? En décembre, le site Grist écrivait :

« Les critiques ont presque tous ignoré le fait que ce livre, incroyable portrait de notre société, est aussi une description saisissante du militantisme environnemental contemporain, au travers du personnage de Walter (le mari).

Franzen le présente au début comme étant “plus vert que Greenpeace”. C’est un phobique des voitures qui travaille dans une importante société de protection de la nature et qui est obsédé par la surpopulation. Il a des pulsions meurtrières envers les chats domestiques qui déciment les oiseaux, et il lui arrive de préférer les fauvettes à sa femme.

Un jour, sa passion pour une espèce particulièrement rare de ces oiseaux lui fait envisager un accord faustien avec une société charbonnière, de celles qui arasent les montagnes pour en extraire le minerai. Walter est alors confronté à l’un de ces compromis absurdes qui sont en train de définir aujourd’hui l’environnementalisme moderne. »

La rage des militants de terrain américains


Jonathan Franzen (Greg Martin/US.Macmillan.com).

Dans son résumé du livre dans Le Nouvel Observateur, Philippe Boulet-Gercourt qualifie de « peu crédible » cette « saga écolo de Walter ». Je ne suis pas d’accord : le journaliste, dont l’entretien avec Jonathan Franzen est passionnant, connaît certes très bien les Etats-Unis, mais sa pratique des écolos américains du XXIe siècle est incomplète.

Dans un article précédent, j’évoquais la rage qui couve aujourd’hui chez beaucoup de militants de terrain, mobilisés contre les compagnies minière, gazière ou pétrolière, contre les promoteurs-destructeurs de nature sauvage, ou investis dans la lutte climatique.

Ils ne supportent plus la manière dont certaines puissantes associations s’y prennent pour faire avancer leur cause, acceptant des alliances et des compromissions qui, selon eux, ternissent et trahissent les objectifs de départ. Tel est le cas du personnage de Walter dans « Freedom », prêt à pactiser avec le diable pour protéger une espèce ornithologique en danger d’extinction.

Dans son ouvrage paru en 2006 aux Etats-Unis, 2007 en France, « La Zone d’inconfort : une histoire personnelle », sorte de mémoires publiés avant qu’il n’écrive « Freedom », Franzen avait repris un essai écrit un an plus tôt pour The New Yorker : « Mon problème oiseaux », qui détaille son propre investissement personnel dans le combat naturaliste.

Mieux vaut donc, sur ce sujet, lui laisser directement la parole. J’ai traduit ici une partie de l’interview qu’il a accordé en décembre 2010, à l’occasion de la sortie américaine de « Freedom », à la journaliste freelance Amanda Little, elle-même spécialisée dans les questions énergétiques :

« Amanda Little : Espérez-vous convaincre vos lecteurs de prêter plus attention à la nature ?

Jonathan Franzen : En général, j’essaie de ne pas prêcher pour mes convictions dans mes livres. S’il arrive que ce soit un effet induit, et que les gens se sentent éveillés au problème grâce à l’histoire, c’est parfait. Mais ce n’est pas mon intention d’origine.

Dans “ Freedom ”, Walter est un accro des oiseaux, mais sa relation à eux est moins intéressante que la vôtre telle que vous la racontez dans votre essai du New Yorker. Vos motivations militantes sont-elles moins explicites quand vous donnez dans la fiction ?

En tant que lecteur, dès que j’ai l’impression d’avoir un texte militant sous les yeux, je le repose. Je suis déjà converti, inutile d’insister. Les livres et les articles qui décrivent des problèmes, ou à l’inverse ceux qui montrent les beautés de la nature, ça m’ennuie. Je suis un humaniste, moi.

Ce qui retient mon attention, c’est quand vous me parlez de vous et de votre relation au monde. Dès que votre histoire m’aura happé, vous pourrez aborder l’information qui vous tient à cœur. C’est ce que je fais dans mes livres, car réussir à concerner les gens sur des histoires d’environnement, croyez-moi, c’est très dur.

Votre livre présente un échantillon intéressant d’écologistes divers : Jocelyn Zorn, une puriste radicale ; Walter, un militant flapi de la vieille école, plutôt pessimiste ; et Lalitha, fraiche, pragmatique, technologiquement optimiste. Vous-même, où vous situez-vous ?

Je suis très investi dans l’association American Bird Conservancy, un cadre d’action très efficace. Notre budget n’est pas énorme, mais on fait levier pour convaincre des gens de dépenser de l’argent sur des choses qui aident à protéger les oiseaux sauvages des Amériques. C’est précisément au travers de mon engagement dans ABC que j’ai découvert combien les compromis pouvaient être douloureux pour les militants écologistes de base.

Il y a une place pour les positions radicales : Greenpeace avec les baleines, certaines actions contre les arasements de montagnes par les compagnies minières dans les Appalaches... Et vous pouvez parfois gagner en optant pour les actions dures.

Mais le plus souvent, si vous parlez avec les gens qui sont sur le terrain, ils vous diront que leur quotidien dans l’action est fait de compromis déchirants. Vous devez entretenir des bonnes relations avec des gens extrêmement riches. Vous devez passez des accords très insatisfaisants aves les industriels.

Certains des lecteurs de “ Freedom ” m’abordent en me disant : “Oh, votre pauvre Walter est une telle satire quand il se laisse corrompre pour faire le bien !” En réalité, j’ai brossé une description extrêmement réaliste de la manière dont est aujourd’hui assurée la protection de la nature dans les Appalaches. »

Un auteur très concerné par sa « saga écolo »

On lira donc « Freedom » pour ce qu’il est : le tableau d’une « Amérique patchwork » (dixit Libération) qui embarque « une théorie de sujets fétiches, tous déjà plus ou moins éprouvés dans ses livres précédents : famille, dépression, environnement, contexte politique ». Et aussi « un monument de réalisme littéraire, complexe, terriblement ambitieux » (dans Le Nouvel Obs).

Mais on saura aussi que la « saga écolo de Walter » n’est pas anecdotique pour Jonathan Franzen, qu’il y a mis tout ce qu’il connaissait de ce monde très spécial des farouches militants environnementalistes américains. D’où ma volonté de reprendre cet interview de Franzen par Amanda Little.

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  • zerkalo
    zerkalo
    Baba devant tant de bobos
    • Posté à 13h02 le 19/08/2011
    • Internaute 125164
      Baba devant tant de bobos

    Je milite pour une utilisation tempérée du terme « génial » (« qui relève du génie »). Je sais bien que dans toute bonne société de consommation qui se respecte tout doit être « génial » (faut bien vendre !) mais je tenais à rappeler cela à l’auteur de ces lignes.

    Céline était génial. Bach, Schubert, Pergolèse étaient géniaux. Bresson était génial. Bacon était génial.

    Franzen c’est du pipi de chat.

    • Hélène Crié-Wiesner
      Hélène Crié-Wiesner répond à zerkalo
      Binationale
      • Posté à 13h44 le 19/08/2011
      • Internaute 57
        Binationale

      C’est votre avis, pas le mien. Franzen vaut Céline, au moins.

      • zerkalo
        zerkalo répond à Hélène Crié-Wiesner
        Baba devant tant de bobos
        • Posté à 13h46 le 19/08/2011
        • Internaute 125164
          Baba devant tant de bobos

        C’est votre avis, pas le mien.

        Argument valable.

        Franzen vaut Céline, au moins.

        Argument irrecevable.

      • alangaja
        alangaja répond à Hélène Crié-Wiesner
        "Bank brother is watching you"
        • Posté à 00h10 le 20/08/2011
        • Internaute 93690
          "Bank brother is watching you"

        « Franzen vaut Céline, au moins. »
        ou bien c’est totalement gratuit, ou bien il vous faudra pas mal argumenter...
        Céline, c’est une oeuvre. et Franzen , combien de bouquins mémorables ?

    • EdkOb
      EdkOb répond à zerkalo
      la France d'après...
      • Posté à 14h11 le 19/08/2011
      • Internaute 85736
        la France d'après...

      Facile, après-coup, de dire qui est génial, une fois la cavalerie passée.

      Du temps de ces gens dont vous reconnaissez le génie, ces gens n’étaient pas déclarés comme géniaux.

      Les auriez-vous reconnus comme tels ?

      Laissez donc les coups de cœurs s’exprimer, ils seront TOUJOURS meilleurs que vos petites e(r)go-tations filandreuses.

      [je viens de me faire un nouvel ami sur la Rue... m’ouarf.... ]

      • zerkalo
        zerkalo répond à EdkOb
        Baba devant tant de bobos
        • Posté à 14h16 le 19/08/2011
        • Internaute 125164
          Baba devant tant de bobos

        Béla Tarr est un génie. Paul McCartney est un génie. Et j’ai pas attendu qu’ils crèvent pour l’affirmer. Le génie n’attend pas les années.

        Je n’empêche rien du tout mon cher et suis ravi que mon fan-club comporte un membre de plus.

         
        • EdkOb
          EdkOb répond à zerkalo
          la France d'après...
          • Posté à 14h20 le 19/08/2011
          • Internaute 85736
            la France d'après...

          Tiens, « il » décrète qui est un génie, maintenant.
          Toujours sans la moindre prise de risque, tellement commun.

          Attention à ne pas confondre le nombril avec un autre orifice.

          • zerkalo
            zerkalo répond à EdkOb
            Baba devant tant de bobos
            • Posté à 14h23 le 19/08/2011
            • Internaute 125164
              Baba devant tant de bobos

            Je ne décrète pas je constate, j’apprécie. Le génie ne se décrète pas mon grand, il s’impose. Quant à la prise de risque, de ça comme de beaucoup d’autres choses, je n’en ai absolument rien à foutre.

            • EdkOb
              EdkOb répond à zerkalo
              la France d'après...
              • Posté à 14h27 le 19/08/2011
              • Internaute 85736
                la France d'après...

              « Il » apprécie, le petit minou.
              Comme c’est touchant.

              Et ce qu’il n’apprécie pas, c’est pas du génie.

              La toute-puissance....

              • zerkalo
                zerkalo répond à EdkOb
                Baba devant tant de bobos
                • Posté à 14h29 le 19/08/2011
                • Internaute 125164
                  Baba devant tant de bobos

                La toute-puissance...

                Vous devriez essayer.

                • EdkOb
                  EdkOb répond à zerkalo
                  la France d'après...
                  • Posté à 14h43 le 19/08/2011
                  • Internaute 85736
                    la France d'après...

                  ... du commentaire !

        • Gibert Because-Youno
          Gibert Because-Youno répond à zerkalo
          Kaléïdoscopique
          • Posté à 17h33 le 19/08/2011
          • Internaute 68955
            Kaléïdoscopique

          Jusqu’ici, tout allait bien.

          Mais vlan. Paul McCartney.

          Non loin de Bach, Schubert, Pergolèse.

          Votre appréciation du génie en prend un coup, je trouve. J’ai en tête quelques refrains du « génie » tout juste bons à servir de sous-bock mélodique à une fugue de Bach.

          PS : Après, la notion de génie, je crois qu’il vaut mieux la laisser au placard pour de bon. C’est une notion héritée du 19e, directement liée aux conditions d’émergence de l’art moderniste, et qui a été suffisamment mise en pièce par l’histoire de l’art du XXe siècle (Duchamp, dada, fluxus, John Cage, pour ne citer qu’eux).

          • zerkalo
            zerkalo répond à Gibert Because-Youno
            Baba devant tant de bobos
            • Posté à 18h29 le 19/08/2011
            • Internaute 125164
              Baba devant tant de bobos

            Un génie de la pop. Au même titre que Brian Wilson.

            De la même manière que Chris Marker est un génial documentariste (et même un peu plus) mais que, rapporté au génie d’un Tarkovski, on voit le fossé. C’est comme comparer Bach et Macca.

            • Gibert Because-Youno
              Gibert Because-Youno répond à zerkalo
              Kaléïdoscopique
              • Posté à 21h13 le 19/08/2011
              • Internaute 68955
                Kaléïdoscopique

              Brian Wilson je veux bien.

              Mais pas McCartney.
              Et il a trop mal tourné après les Beatles.

              • zerkalo
                zerkalo répond à Gibert Because-Youno
                Baba devant tant de bobos
                • Posté à 10h03 le 20/08/2011
                • Internaute 125164
                  Baba devant tant de bobos

                Bon déjà, soyons clairs, McCartney c’est les Beatles. Ensuite, Ram est un album superbe. Et ça, aucun des trois autres n’a réussi à le faire une fois en solo.

        9 autres commentaires
    • alangaja
      alangaja répond à zerkalo
      "Bank brother is watching you"
      • Posté à 14h55 le 19/08/2011
      • Internaute 93690
        "Bank brother is watching you"

      « Franzen c’est du pipi de chat. »
      entre votre critique et celle, dithyrambique, de l’auteur de l’article, on aimerait des précisions de votre part.

  • EdkOb
    EdkOb
    la France d'après...
    • Posté à 14h17 le 19/08/2011
    • Internaute 85736
      la France d'après...

    Il y a une place pour les positions radicales : Greenpeace avec les baleines, certaines actions contre les arasements de montagnes par les compagnies minières dans les Appalaches… Et vous pouvez parfois gagner en optant pour les actions dures.

    Ces actions dures, sont-elles seulement réservées à la défense de la nature ?

    La doxa actuelle nomme « terrorisme » tout ce qui s’oppose. J’ai même vu accolé le mot « ayatollah » et « vert ».
    Toutes les actions militantes sont désormais (dans ce monde post-11/09) qualifiées de « terroristes ».
    Donc disqualifiées.
    Cependant, les motifs ne manquent pas, de s’opposer.

    • Don_Lorenjy
      Don_Lorenjy répond à EdkOb
      Ecriveur à Annecy
      • Posté à 18h33 le 20/08/2011
      • Internaute 20427
        Ecriveur à Annecy

      Oh que oui !
      Agir de façon radicale, c’est offrir aux conservatismes l’argument du terrorisme. Mais c’est au moins agir !
      Après, on peut aussi se souvenir des leçons de la non-violence et agir en faisant porter la violence et le « terrorisme » par ceux qui veulent que rien ne change. Pas facile, certes.
      Je me ferais bien un bed-in à la Lennon, mais qui s’en fout ?

      • EdkOb
        EdkOb répond à Don_Lorenjy
        la France d'après...
        • Posté à 19h59 le 20/08/2011
        • Internaute 85736
          la France d'après...

        Les manifestants espagnols qui disaient leur colère contre tous les avantages financiers offerts par l’Etat (donc les impôts) pour la réunion des jeunes chrétiens ... ont été dispersés par les forces de l’ordre.

        Plus avant, on peut remonter aux violentes actions des policiers italiens, pendant le sommet de Gênes : Lien

        La liste est longue, des actions contre des grévistes, des syndicalistes, des manifestants, actions des pouvoirs en place, qui envoient la police, parfois l’armée.

        Désormais, avec toutes les lois anti-terroristes qui ne sont que des outils de contrôle des population, il devient difficile de simplement manifester.

        Mais il est encore plus difficile de ne rien faire...

  • ker
    ker
    • Posté à 14h30 le 19/08/2011
    • Internaute 12793

    C’est marrant, on arrive a parler du militantisme vert aux etats unis sans jamais, ne citer ne serait ce qu’ une seule fois, un de ces composantes fondamentales, pourtant a l’origine des heurts de seattle...

    Il s’agit de ceux qui critiquent le concept meme de civilisation, les anarchistes dit « primitivistes » de l’oregon.

    Si le concept a ete en parti inspire par certains europeens (ellul etc), son developpement radical, qui n’a rien d’une pulsion irrationnelle mais s’apuie sur un discours intellectuellement solide, a pris une tournure qui s’explique par l’histoire singuliere des etats unis.

    La naissance de ce mouvemement aux etats unis a une explication simple : contrairement aux europeens qui ont oublie l’ origine de leur civilisation et de la constitution violente et predatrice de leurs etats et peuvent se cacher derriere des mythes lenifiants tout en niant les degats d’une colonisation qui reste lointaines et aujourd’hui opportunement indirect (petrole irakien ou nigerian, cacao ivoirien, uranium du niger, soja bresilien issu de la deforestation massive, phosphate marocain, gaz algerien, main d’oeuvre et charbon chinois etc etc), les americains ne le peuvent pas :
    - ils sont en plein processus de predation sur leur propre territoire (petrole, charbon).
    - Ils sont encore dans un processus d’aneantissment des espaces sauvages et ont devant leurs yeux ce que les europeens avaient au moyen age, des espaces sauvages splendides qui il y’a un siecle et demi encore nourrissaient des peuples indigenes pillee puis reduit progressivement a l’etat de friche humanisee pitoyables.
    - Ils ont le reflet vivant de leur propre barbarie « civiilisatrice » dans le regard des indiens parques et des noirs. Le mensonge et le deni leur est beaucoup plus difficile a maintenir dans un discours rationnel : les etats unis se sont bien constitue sur un vol de de terre sanglant et un ethnicide.

    Un auteur comme thoreau n’a pas vraiment d’equivalent.

    Je conseille a tous de lire quelques pages de Zerzan, meme si je suis loin de partager ses conclusions, sa puissance critique est salutaire, surtout pour nous francais qui avons ete embrigade par les mythes civilsateur de l’ecole republicaine. Une ecole qui a defendu la colonisation et les boucheries patriotiques.

    Un tres bon livre, dans la meme veine, the vegetarian myth de lierre keith, gratos sur googlebooks.

    • jyeden
      jyeden répond à ker
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 20h20 le 19/08/2011
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      effectivement, les americains nous foutent la trouille quand ils font tout pour conserver leur « mode de vie non négociable »
      l’extraction du charbon conduit à un saccage total du territoires
      face à cela on peut comprendre le désarroi des ecolos, on a l’impression d’etre en face d’une enorme machine que rien n’arretera tant que tout n’aura pas été pillé, exploité, gaspillé

  • Autruchette
    Autruchette
    Dieu est mort !
    • Posté à 14h36 le 19/08/2011
    • Internaute 134171
      Dieu est mort !

    La liberté des oiseaux, c’est gentil. Et celle des hommes ?

    • ker
      ker répond à Autruchette
      • Posté à 16h10 le 19/08/2011
      • Internaute 12793

      Pour les hommes, pas besoin de liberte : un iphone leur suffit.

      C’est un vieux truc pour domestiquer l’homme : un peu de verroterie, quelques gadgets qui font du bruit, une petite sonnerie et on obtient du travail en lieu et place de son temps libre.

    • pelicano
      pelicano répond à Autruchette
      intermittent
      • Posté à 16h11 le 19/08/2011
      • Internaute 156246
        intermittent

      c’est gentil aussi

    • parle à mon Q
      parle à mon Q répond à Autruchette
      ..ma tête est ailleurs.
      • Posté à 16h20 le 19/08/2011
      • Internaute 166721
        ..ma tête est ailleurs.

      Pourquoi toujours ramener à l’homme ?
      Les oiseaux mettent-ils les hommes en cages ?
      Les hommes sont libres. Excepter quand ils assouvissent et réduisent d’autres hommes à l’état de merde. Mais c’est une histoire « d’homme » et nom de « vertébrés tétrapodes ».

      Lien

      ..attention en sortant de Versailles AutruchetteBergère, il faudra courir vite pour aller jusqu’à votre Hameau. Et sans perdre une plume !

  • Fantomax
    Fantomax
    escroc
    • Posté à 16h20 le 19/08/2011
    • Internaute 157606
      escroc

    Je n’ arrive pas à me départir de l’ idée que ce livre que tout le monde veut nous vendre comme un gros chef d’ oeuvre pourrait bien être en définitive un pavé un peu indigeste limite chiant écrit par un auteur écolo finalement pas trop rigolo...

    Je vais attendre un peu le bouche à oreille des vrais gens que je connais avant de lâcher mes 24 balles.

    • parle à mon Q
      parle à mon Q répond à Fantomax
      ..ma tête est ailleurs.
      • Posté à 16h29 le 19/08/2011
      • Internaute 166721
        ..ma tête est ailleurs.

      Un peu d’audace voyons, un peu d’audace à ouvrir la bourse !

    • DiaboloSatanas
      DiaboloSatanas répond à Fantomax
      Fou du volant
      • Posté à 16h37 le 19/08/2011
      • Internaute 79165
        Fou du volant

      C’est surtout qu’en tant que nouveau chef d’œuvre de la litterature américaine, je parie qu’il fait encore plus de 1000 pages . C’est trop long, c’est trop lourd pour lire dans son lit et j’aurais jamais le courage de le finir .
      Marre des romans américains trop gros et des romans français trop courts et écrits pas des faignants.
      Heureusement qu’il y a des étrangers normaux ( Anglais, allemands et italiens par exemple ) pour écrire des livres de la bonne longueur.

    • Hélène Crié-Wiesner
      Hélène Crié-Wiesner répond à Fantomax
      Binationale
      • Posté à 18h00 le 19/08/2011
      • Internaute 57
        Binationale

      A défaut de lire le livre, faites vous une idée de l’auteur en jetant un oeil aux interviews que j’ai mis en lien à l fin, dans le Nouvel Obs et Libé par exemple. Vous ne saurez toujours rien de ses qualités littéraires, mais ça vous permettra de savoir si vous avez des chances d’être en phase tous les deux.
      Et si vous craignez d’attaquer ce livre parce que j’ai eu le malheur de dire qu’il y avait de l’environnement dedans, essayez d’abord son précédent roman (best seller aussi, désolée !), « Les Corrections » : pas un poil, pas une plume, pas un arbre... que des gens déjantés vivant dans une Amérique hallucinée.

      • Fantomax
        Fantomax répond à Hélène Crié-Wiesner
        escroc
        • Posté à 18h08 le 19/08/2011
        • Internaute 157606
          escroc

        Mais justement : j’ ai lu les Corrections ( bien, très bien même ), et sur celui ci j’ ai lu Libé, les Inrocks, le Monde ( Weitzmann en dit du mal mais j’ aime pas du tout Weitzmann ) le Point et l’ Obs, mais je garde un doute.

        Et puis c’ est toujours embêtant de se voir « imposer » une critique unanime, c’ est suspect...

         
        • ogareff
          ogareff répond à Fantomax
          • Posté à 12h54 le 20/08/2011
          • Internaute 26906

          @fantomax :
          « Weitzmann en dit dit mal (dans Le Monde)... c’ est toujours embêtant de se voir “imposer” une critique unanime »
          Cherchez l’erreur.

          • Fantomax
            Fantomax répond à ogareff
            escroc
            • Posté à 13h16 le 20/08/2011
            • Internaute 157606
              escroc

            KAZI unanime. Ca va, comme ça ?

        2 autres commentaires
  • HellKommander
    HellKommander
    Faire peur aux gens.
    • Posté à 20h33 le 19/08/2011
    • Internaute 150868
      Faire peur aux gens.

    La protection des oiseaux, c’est gentil mais ce n’est pas ça qui réglera l’empreinte carbone au niveau planétaire, la destruction des environnements pour l’exploitation de ressources ou les problèmes du nucléaire par exemple...

  • A déménagé le 10-11-2011
    • Posté à 20h46 le 19/08/2011
    • Internaute 124772
      -

    Quand le génie bat des ailes ,perd t’il des plumes ? .......

  • pg261
    pg261
    universitaire
    • Posté à 21h36 le 19/08/2011
    • Expert 107644
      universitaire

    J’ai adoré ce roman (ainsi que « les corrections », autre oeuvre exceptionnelle de Franzen). Les réflexions sur l’écologie sont très mesurées et les différents point de vue tous envisagés. Mais surtout... il n’y a pas que de l’écologie ! Des histoires romantiques entremêlées (passionnantes, selon moi), des relations père-fils compliquées, un couplet ENORME sur Apple, des choses sur les ventes d’armes, un vrai fourre-tout plein d’intelligence...

    Franzen est au moins un petit génie...

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