American Ecolo

Les débats sur l'environnement vus par Hélène Crié-Wiesner, spécialiste française vivant en Caroline-du-Nord.

Le mystère de la pénurie de lait bio aux Etats-Unis

Publié le 11/01/2012 à 12h24

Du lait dans une fiole (Leandro Martinez/Flickr/CC)

Des étagères vides dans les rayons laitiers des supermarchés. Des clients pas contents. Des commerçants qui prennent les devants en apposant des panneaux expliquant qu’ils n’y sont pour rien, que c’est la faute aux fermiers.

Le New York Times a sonné l’alerte au niveau national le 29 décembre. Depuis, les médias américains enquêtent fébrilement sur ce phénomène étrange  : alors que la demande pour le lait et les produits laitiers bios affiche une croissance de 10% par an depuis 2000, et même de 17% entre janvier et octobre 2011, la production accuse une baisse.

Outre la pénurie qui affecte sérieusement les Etats du sud-est, et globalement ceux du nord-est et de toute la côte est, les prix au détail commencent déjà à grimper. On s’attend à une augmentation d’au moins 10% en 2012. Ce serait le minimum pour que les fermiers bios puissent continuer à nourrir leurs vaches.

Le fourrage vaut trop cher, les bêtes doivent jeûner

Voici comment le NYT résume l’affaire  :

«  La principale raison de cette pénurie est la suivante  : alors que les prix du grain et le foin bios utilisés pour alimenter le bétail ont augmenté dans des proportions fulgurantes, le prix du lait payé aux fermiers n’a pas bougé.

Les agriculteurs diminuent donc les rations de leurs bêtes, et la production baisse. Pour le coup, de moins en moins d’exploitations laitières conventionnelles choisissent de se convertir à la production bio. »

Sécheresses et inondations à répétition expliquent en partie les augmentations du fourrage, mais la raison principale réside essentiellement dans l’accaparement du maïs pour la fabrication de l« éthanol et des agro-fuels. Un autre sujet sensible  !

Evidemment, tous les producteurs laitiers sont touchés, bios et conventionnels. Mais comme la demande globale de lait a plutôt tendance à chuter aux Etats-Unis – moins 2% en 2011 –, les difficultés affectent surtout le secteur bio, qui cherche toujours son modèle économique.

Abandon du bio pour le conventionnel

Pour obtenir la certification bio, le lait doit, comme en Europe, provenir de vaches nourries sans pesticides ni herbicides. Elles n’ont droit ni aux antibiotiques, ni aux hormones de croissance, ni à celles augmentant la production de lait. Et les bêtes doivent être en pâture sur pré au moins trois mois par an.

Tout ceci revient de plus en plus cher aux producteurs, lesquels vendent pourtant leur lait bio jusqu’à deux fois plus cher que du lait conventionnel. Certains font donc le choix de revenir aux méthodes habituelles de production, aggravant encore la pénurie dans les magasins.

A ce propos, je me permets une digression utile à la compréhension du phénomène “ bio de masse ” aux Etats-Unis. A partir de 2006, la consommation de nourriture bio a explosé, notamment celle du lait. Les grands distributeurs ont sérieusement accru leur offre en rayon, et des géants comme Walmart ont proposé du bio à des prix vraiment accessibles.

Des certifications bios retirées

C’était une bonne nouvelle pour les consommateurs, sans doute, mais à l’époque, je me demandais comment les Etats-Unis allaient s’y prendre pour concilier une production durable de qualité avec les impératifs de rentabilité de l’agrobusiness. On parle d’un pays de 312 millions d’habitants, là  !

La réponse était tombée en 2007  : c’était bel et bien inconciliable. Les deux principaux producteurs industriels de lait bio se faisaient alors allumer par les autorités fédérales pour non respect des exigences liées au label “ organic ”.

Le “ fermier ” Vander Eyk Dairy approvisionnait les deux marques laitières les plus prestigieuses et les plus chères du marché  : ses 10 000 vaches californiennes n’ayant jamais accès aux pâturages, il a perdu sa certification.

L’autre, Aurora Organic Dairies, encore plus gros, avait écopé d’un sursis  : il a eu un an pour introduire des pâtures dans ses usines à vaches du Colorado et du Texas, sous peine de perdre, lui aussi, le précieux label.

Des “géants verts” aux méthodes industrielles discutables

Cette clémence s’expliquait par le fait qu’Aurora Organic fournit les géants de la grande distribution, dont les rayons bios se seraient retrouvés vides du jour au lendemain si leur fournisseur était déclassé.

Dans les deux cas, des associations avaient alerté les autorités. Il avait fallu deux ans au service concerné du ministère de l’Agriculture – en sous-effectif criant – pour instruire les plaintes et négocier un accord avec les “fermiers”.

Ceux-ci savaient bien sûr ce qu’ils risquaient, et avaient préféré attendre d’être contraints pour agir, tant leurs profits étaient considérables. Les vrais éleveurs bios ne peuvent soutenir la compétition avec les méthodes de fous de ceux qu’on appelle les “géants verts”.

Cela dit, ces géants bios verts sont aujourd’hui confrontés aux mêmes problèmes que leurs petits collègues  : des prix de revient trop élevés. Et les associations de producteurs bios réclament aux industriels laitiers – ce sont parfois des coopératives – qui leur achètent leur production un ajustement de leur rémunération.

Bio ou conventionnel, prix du simple au triple

D’où l’augmentation imminente du prix du lait bio au détail. Ignorante des prix en France, je ne peux offrir de comparaison précise. Mais voici des prix en Caroline du Nord, sachant qu’ils varient selon les Etats, et même les comtés, ainsi que les taxes afférentes (en général la taxe sur la nourriture ajoute 2% aux prix ci-dessous) :

  • le lait bio se vend en général par demi-gallon, soit 1,89 litres ;
  • les prix oscillent entre $2,50 et $5 le demi-gallon (de 0,78 euro à 1,95 euro le litre), selon qu’il s’agit d’une marque de distributeur ou d’une grande marque de lait ;

  • chez Harris Teeter, supermarché de moyenne gamme, un demi-gallon de lait bio maison coûte $3.99 (1,17 euro le litre), contre $4,55 pour du lait de la marque Horizon (1,56 euro le litre) ;

  • un gallon (3,78 litres) de lait conventionnel coûte $3,79 (0,50 euro le litre).

Malgré la crise, les Américains sont plus exigeants pour leur nourriture

Comment expliquer qu’en dépit d’une si grande différence avec le prix du lait conventionnel, et malgré la crise, la demande pour le lait bio continue d’augmenter  ? Les journaux ne se sont pas appesantis sur cette question, dont la réponse semble évidente  : la qualité de leur alimentation importe de plus en plus aux Américains. Nutritionnelle, et aussi gustative.

C’est une tendance lourde depuis 2006, et les difficultés économiques n’empêchent pas les consommateurs de chercher à améliorer ce qu’ils mettent sur leur table. Malgré son coût élevé, le lait est dans la catégorie des aliments bios accessibles.

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  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 12h54 le 11/01/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Ce petit flacon (illustration) ressemble à tout, sauf à un flacon de lait !
    ...si vous voyez ce que je veux dire, chère Hélène.

    Le meilleur lait « BIO », c’est celui proposé par mon image.

  • adrienden
    adrienden
    En quête de sens
    • Posté à 13h19 le 11/01/2012
    • Internaute 136586
      En quête de sens

    Bonjour,

    d’après moi, le problème de fond est le suivant : l’agriculture biologique ne peut pas être compatible avec le productivisme. Pour assurer une production suffisante de produits naturels, bio à la population des USA, ils faut plus de producteurs.
    En france, il me semble que la proportion d’agriculteurs (tous types de productions confondus) est passée de 60% à 4% en 50 ans - sans compter en plus l’augmentation de la population, donc la baisse est significative.

    On ne résoudra pas le problème d’une alimentation naturelle et locale avec les règles du systèmes de l’agrobuisness. Il faut que des gens retournent à la terre.

    • Achernar
      Achernar répond à adrienden
      Etudiant
      • Posté à 13h32 le 11/01/2012
      • Internaute 119490
        Etudiant

      Plutôt qu’en proportion d’agriculteurs, le compte ne devrait-il pas être en nombre de vaches/surfaces exploitées ramenés à la population française ?

      Sinon par rapport à l’article, pour pinailler le « par demi-gallon, soit 3,78 litres “ m’a donné l’impression que c’était la valeur d’un demi-gallon et pas celle d’un gallon entier, et j’imaginais déjà les bouteilles de 4 litres. A part ça, rien à redire.

      • Hélène Crié-Wiesner
        Hélène Crié-Wiesner répond à Achernar
        Binationale
        • Posté à 13h55 le 11/01/2012
        • Internaute 57
          Binationale

        Oups, merci. C’est corrigé :
        un demi-gallon = 1,89 litre

      • adrienden
        adrienden répond à Achernar
        En quête de sens
        • Posté à 15h46 le 11/01/2012
        • Internaute 136586
          En quête de sens

        Oui, c’est intéressant aussi de voir le rapport nbr de vaches élevées/nbr de buveurs de lait. Mais je pense qu’on ne peut pas s’en tenir que là, car cela justifierait par exemple un objectif de quantitatif plus facile à atteindre grâce aux rendements offerts par l’agrochimie, sans vraiment toucher au nombre d’agriculteurs en fait. N’oublions-pas que le point central dans tout ça c’est de pouvoir manger sainement. Et seules l’agriculture biologique, raisonnée, et la permaculture le permettent fondamentalement (en englobant en plus une vision de la vie bien plus engageante que le modèle capitaliste). C’est en multipliant les producteurs que chacun pourra mieux cerner son exploitation, produire en quantité limitée pour une région locale précise, et ainsi ne pas se soustraire à des objectifs productivistes démesurés nécessitant des installations et des pratiques destructrices pour la Nature (à moyen terme) et pour l’Homme (à long terme).

    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à adrienden
      In enculo cum vibro
      • Posté à 14h01 le 11/01/2012
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro

      La recherche d’une production suffisante s’appelle le productivisme.

      Ce que vous dénoncez, c’est la recherche de profits qui vise à réduire la masse salariale et passe souvent par la destruction de produit (tomates arrosées de gazole), ce qu’on appelle le capitalisme.

      • pablico
        pablico répond à Autist Reading -
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 14h17 le 11/01/2012
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        le whisky bio cela existe pourtant...
        Lien

        on bousille son foie mais biologiquement....

         
        • lonesome
          lonesome répond à pablico
          un parmi tant d'autres
          • Posté à 16h38 le 11/01/2012
          • Internaute 165032
            un parmi tant d'autres

          J’ai encore mieux, un cancer bio : Lien

        1 autres commentaires
      • adrienden
        adrienden répond à Autist Reading -
        En quête de sens
        • Posté à 15h35 le 11/01/2012
        • Internaute 136586
          En quête de sens

        Navré, je vous renvois à la définition de productivisme.

        Il ne s’agit en rien d’une production « suffisante » (et d’ailleurs cela ne veut rien dire en soi). Elle ne prétend pas répondre uniquement à un besoin, car elle est un objectif économique, de croissance, en soi. C’est la logique d’un système pensé pour lui-même, et non pour les besoins des hommes. C’est donc inhérent au capitalisme.

         
        • Autist Reading -
          Autist Reading - répond à adrienden
          In enculo cum vibro
          • Posté à 16h42 le 11/01/2012
          • Internaute 73535
            In enculo cum vibro

          Votre définition dit que le productivisme met la production comme objectif premier de l’économie.

          Le capitalisme y met le profit, quitte à bousiller la production en gazolant les tomates, à inventer l’obsolescence programmée et en ouvrant des marchés en cassant tout à coup de missiles.

          Le capitalisme n’a rien de productiviste.

          Ce sont les anti-communistes qui se plaisent à qualifier le capitalisme de productiviste pour tacler le communisme en ayant l’air d’être anti-capitalistes.

          Investir dans la production, en embauchant des tonnes d’agriculteurs ou en fabriquant des double-coque, c’est productiviste.

          Votre définition précise pourtant bien qu’il ne faut pas confondre avec la recherche de productivité ( produire autant sans souci de qualité avec moins de travailleurs).

          • adrienden
            adrienden répond à Autist Reading -
            En quête de sens
            • Posté à 17h03 le 11/01/2012
            • Internaute 136586
              En quête de sens

            Je ne comprends pas pourquoi vous dites « quitte à bousiller la production ». Notre système actuel n’a jamais autant produit de choses, et l’obsolescence programmée (bien réelle je suis d’accord) dont vous parlée sert justement ce productivisme à outrance puisqu’il faut créer de nouveaux biens pour remplacer les anciens.
            Je suis d’accord avec vous, le profit est le corolaire de ce productivisme. Après, lequel est arrivé avant, c’est une question historique.
            Mais pour moi le capitaliste est donc éminemment productiviste, biensûr.

            A nouveau, investir dans la production ne veut rien dire en soi, et n’a « à priori » rien, ni de productiviste, ni de capitaliste. Produire c’est une chose, en faire un objectif de profit absolu s’en est une autre.
            Une société qui investit dans la production pour répondre à des besoins ’réels’ (pas lié au marché), en utilisant des méthodes saines et intelligentes (relocalisation, agriculture biologique, décisions politiques remises au centre de la vie populaire), n’a rien ni de capitaliste, ni de productiviste.
            Elle est productrice, ça oui.

            Je ne suis pas anti-communiste.

            • Autist Reading -
              Autist Reading - répond à adrienden
              In enculo cum vibro
              • Posté à 18h02 le 11/01/2012
              • Internaute 73535
                In enculo cum vibro

              Quitte à bousiller la production : gazolage de tomates, arrachage de vergers, bombardages d’habitats, d’usines...

              L’objectif du capitalisme n’est pas la production, mais le profit.

              Et s’il peut faire du profit sans passer par la production, il fonce.

              C’est bien pour ça qu’il n’investit plus dans la production mais dans la finance.

              Rien ne l’ennuie plusse que la production, même si c’est en la parasitant qu’il s’est développé.

              Par contre, tous ceux qui veulent qu’on renonce aux profits pour relancer la production, ce sont des productivistes, ils mettent la production comme objectif premier de l’économie.

        3 autres commentaires
  • Télémate
    Télémate
    Je lis et je regarde
    • Posté à 13h36 le 11/01/2012
    • Internaute 117699
      Je lis et je regarde

    Et si en France comme ailleurs on faisait de la « politique » bio ?

    C’est à dire sans adjuvant médiatique à outrance ?

    Bref de la politique humaine, tout simplement.

    • Achernar
      Achernar répond à Télémate
      Etudiant
      • Posté à 13h41 le 11/01/2012
      • Internaute 119490
        Etudiant

      Et si vous gardiez plutôt ce commentaire pour les articles traitant de politique au lieu de tenter de faire dériver le sujet sur quelque chose de polémique ? C’est quand même dingue, on pourrait avoir un blog traitant de la culture des carottes en patagonie qu’il y aurait toujours du monde pour venir nous gonfler avec la politique actuelle.

      • Télémate
        Télémate répond à Achernar
        Je lis et je regarde
        • Posté à 14h43 le 11/01/2012
        • Internaute 117699
          Je lis et je regarde

        Le lait Bio est d’abord un marché, et non un produit « d’abord » garanti sain ! ! Hélas !

        C’est la faute des fermiers ? Ben voyons !

        C’est comme les gestes pour la planète et le tri sélectif qui servent d’abord à engraisser des sociétés comme Vinci...

        Si l’on tentait, un peu, de diminuer la spéculation financière sur les produits « bios » on aurait peut être une chance d’en trouver.

        Le problème n’est pas la « bio » mais le fait de proposer une offre de produits sur lesquels on peu plus aisément spéculer.

        (Rions un peu : regardons la quantité de sulfate cuivre à l’hectare que l’on peut mettre sur la vigne « bio »... C’est édifiant
        En fait ce n’est pas vraiment drôle !)

         
        • pemmore
          pemmore répond à Télémate
          geek
          • Posté à 18h54 le 11/01/2012
          • Internaute 121073
            geek

          Encore le sulfate de cuivre est un produit relativement peu dangereux qu’on n’est pas censer avaler ,mais quand dans du pinard je vois marqué contient des sulfites ,qu’on doit digérer ,je crie à l’escroquerie.

        1 autres commentaires
      • lonesome
        lonesome répond à Achernar
        un parmi tant d'autres
        • Posté à 17h48 le 11/01/2012
        • Internaute 165032
          un parmi tant d'autres

        Le politique est de ce qui traite (des vaches) et décide de votre quotidien et ne en déplaise même de ce que vous pouvez ou non manger. Donc non on ne peut laisser le politique de côté. Vous croyez vraiment que Chirac allait tâter le cul des vaches pour le plaisir uniquement (même si) ?

    • Karavi
      Karavi répond à Télémate
      imaginatrice
      • Posté à 14h44 le 11/01/2012
      • Internaute 113192
        imaginatrice

      Parce que vous pensez que les politiciens sont humains ?

      • Télémate
        Télémate répond à Karavi
        Je lis et je regarde
        • Posté à 15h03 le 11/01/2012
        • Internaute 117699
          Je lis et je regarde

        Vous avez raison,
        Les politiques ne sont pas « humains »
        Je leur reproche de faire une politique qui n’est pas humaine.
        (Les finances d’abord !)

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 13h53 le 11/01/2012
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Ils ont arrêté le nuage de Fukushima avec leurs petits bras musclés, pour faire croire qu’il y avait encore quoi que ce soit de bio, les ricains ?

  • pateris
    pateris
    serial lecteur
    • Posté à 14h05 le 11/01/2012
    • 174584
      serial lecteur

    Comment, on découvre qu’on a besoin de vulgaires agriculteurs alors qu’il suffit d’avoir des top-winners de Wall Street et qu’on se moquait des grecs producteurs d’huile d’olive pour vanter la création de Siolicon valley couvrant la planète ? Bientôt, on va nous dire qu’il faut également cultiver les légumes et pas uniquement faire du fric. Le 1% aurait besoin de ces petites mains ? Certainement un complot bolcho-gaulliste et judéo-maçonnique…

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 14h15 le 11/01/2012
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    pour aider les ricains.....

    • doudoune
      doudoune répond à zygzornifle
      Nian-nian
      • Posté à 14h48 le 11/01/2012
      • Internaute 170383
        Nian-nian

      De l’huile de coude, c’est ça ? Ou plutôt du beurre de coude. Blurp ...

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à zygzornifle
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 15h45 le 11/01/2012
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Ça c’est un téton de mec, pris avec un objectif de type « fish eyes » ?
      ....parce que sinon, avec les poils, il s’agirait d’une nana portugaise.

      • zygzornifle
        zygzornifle répond à Yvon le Zébulon
        Poussière d'étoiles
        • Posté à 16h00 le 11/01/2012
        • Internaute 160367
          Poussière d'étoiles

        un furoncle sur un coude.......

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à zygzornifle
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 16h07 le 11/01/2012
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          « un furoncle sur un coude... »

          Oh la vache ... c’est plutôt bien fait.
          Même si l’absence de véritable aréole suprend un peu,
          on ne pense pas du tout à un furoncle sur un coude !
           ; -))

          • zygzornifle
            zygzornifle répond à Yvon le Zébulon
            Poussière d'étoiles
            • Posté à 16h25 le 11/01/2012
            • Internaute 160367
              Poussière d'étoiles

            Mère nature et Mac Donald font bien les choses .....

            On aurait pu penser aussi à une prothèse PIP en train de lâcher lol

            • Yvon le Zébulon
              Yvon le Zébulon répond à zygzornifle
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
              • Posté à 18h15 le 11/01/2012
              • Internaute 65781
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

              Comme ça ?

              • zygzornifle
                zygzornifle répond à Yvon le Zébulon
                Poussière d'étoiles
                • Posté à 18h56 le 11/01/2012
                • Internaute 160367
                  Poussière d'étoiles

                ils taillent des PIP pour les adapter aux seins lol

        4 autres commentaires
  • Thieuma
    Thieuma
    Etudiant en agronomie
    • Posté à 14h42 le 11/01/2012
    • Internaute 99275
      Etudiant en agronomie

    Le problème de la decertification posé ici est également un problème présent en France. Les agriculteurs peuvent repasser du bio au conventionnel pour des raisons :
    - agronomiques et techniques : les moyens de lutter contres les mauvaises herbes et les parasites ou les maladies en bio étant limités par rapport au conventionnel (pas d’utilisation d’herbicides par ex en bio), la gestion de ces problèmes techniques peu être un vrai problème pour des agriculteurs encore peu expérimentés et peu conseillés. Cette question est particulièrement sensible dans les premières années de conversion au bio, où les rendements chutent de manière importante par rapport au conventionnel (problèmes économiques s’ajoutant alors aux problèmes techniques)
    - de réglementation et de certification : règles jugées trop strictes et trop contraignantes par les agriculteurs
    - des raisons financières découlant des coûts accrus de production en bio liés à la certification, à un emploi de main d’oeuvre plus important dans certaines cultures. La période particulièrement sensible étant celle de la conversion (2 à 3 ans en production végétale), moment où les exploitations ne bénéficient pas encore du label bio mais où les pratiques bio (et donc les frais qui vont avec et la baisse de rendement par rapport au conventionnel)doivent être appliquées.

  • Seingalt
    Seingalt
    amateur professionnel
    • Posté à 14h58 le 11/01/2012
    • Internaute 166244
      amateur professionnel

    « les prix du grain et le foin bios utilisés pour alimenter le bétail ont augmenté »
    « la raison principale réside essentiellement dans l’accaparement du maïs pour la fabrication de l’éthanol et des agro-fuels »

    Ah bon, on fait des agro-fuels avec du maïs bio, maintenant ? N’importe quoi !

    • Hélène Crié-Wiesner
      Hélène Crié-Wiesner répond à Seingalt
      Binationale
      • Posté à 15h57 le 11/01/2012
      • Internaute 57
        Binationale

      Non, mais quand la vente du maïs conventionnel aux producteurs d’agrofuel est juteuse, les producteurs de maïs ne voient pas l’intérêt de passer au bio. Ou de rester au bio. D’où une baisse des approvisionnement en grain bio, d’où une augmentation des prix, etc...

      • Seingalt
        Seingalt répond à Hélène Crié-Wiesner
        amateur professionnel
        • Posté à 18h23 le 11/01/2012
        • Internaute 166244
          amateur professionnel

        Vous avez une preuve de ce que vous dites ou c’est de la pure affabulation ?

        Parce que normalement, le maïs bio se vend plus cher que le maïs pas bio. C’est le bio qui est « juteux », comme vous dites.

         
        • Hélène Crié-Wiesner
          Hélène Crié-Wiesner répond à Seingalt
          Binationale
          • Posté à 19h44 le 11/01/2012
          • Internaute 57
            Binationale

          « Wheat, corn and sugar have risen by more than 50 percent in recent months... »
          Pour l’article complet, ce lien avec la radio publique NPR :
          Lien

          Je ne vais pas vous donner une bibliographie complète, faites vos recherches vous-même sur les sites sérieux américains. Vous verrez que les producteurs de maïs traditionnel sont ravis de la hausse de leurs revenus. Qu’ils n’ont vraiment pas envie de passer au bio, avec tout le boulot que ça donne en plus. Et même que nombre de cultivateurs bios repassent au conventionnel pour ces raisons-là.

        • ker
          ker répond à Seingalt
          • Posté à 00h10 le 12/01/2012
          • Internaute 12793

          La production en bio n’a rien a voir avec la production en conventionnel. Par exemple comme on utilise pas de desherbant il faut plus de travail, donc d’heure de main d’oeuvre et donc le prix final ne permet pas d’engranger de benefices juteux.
          Idem pour les insecticides et l’absences d’engrais qui obligent a des rotations et ne permettent pas d’engranger de tels benefices.

          Parcontre j’ai du mal a croire qu’il y’ait un lien si fort entre le mais ethanol et le lait bio. Pour le lait et la viande conventionnel, c’est clair, ce qui d’ailleurs meriterait un petit commentaire des vegerateriens a ce sujet (eux qui pensaient que d’arreter de manger de la viande permettrait de nourrir plus de monde, dans un systeme capitaliste on nourri des moteurs degens solvables).

          Je pense que l’auteur n’a pa su quantifier l’impact respectif du mais et de la secheresse et se lance au doigt mouille.
          Au doigt mouille je dirais que les etats unis commence a etre dans la merde avec le climat et que l’agro industrie peut s’en tirer localement en pompant sur les derniers filets d’eau mais que les petits producteurs vont se faire laminer comme durant le dust bowl.
          Peut etre qu’il faudra s’adapter et passer a la chevre, pour nous aussi en france, meme si dans les conditions optimal ca produit deux fois moins et qu’il faut plus de main d’oeuvre.

        2 autres commentaires
  • funkystefffff
    funkystefffff
    écolo antipathique
    • Posté à 15h02 le 11/01/2012
    • Internaute 55257
      écolo antipathique

    L’écologie, et donc par voie de conséquence l’agriculture biologique, n’est pas compatible avec le modèle capitaliste.
    Le capitalisme « vert » ou « propre », ou la croissance « verte », ne sont que des illusions qui ne résolvent en rien la crise (ou les crises)... ces leurres ne servent qu’à permettre aux quelques ultra-riches d’accroître leurs profits pendant encore quelques années avant que tout s’écroule.

  • CedricNY
    • Posté à 16h17 le 11/01/2012
    • 173866
      ?

    Merci pour cet article, a titre d’info, le Gallon a WholeFood a NY et de ~ 5-6$, pas si cher pour le moment. Et j’ai également apprécié le fait de rappeler que « la qualité de leur alimentation importe de plus en plus aux Américains ». En effet, je n’ai jamais aussi bien mange que depuis que je vis a NY, au resto, mais également dans la qualité des produits vendus en magasin...

    • doudoune
      doudoune répond à CedricNY
      Nian-nian
      • Posté à 19h56 le 11/01/2012
      • Internaute 170383
        Nian-nian

      Pour avoir mangé à NY et ailleurs, je ne pense pas que NY soit très représentative du reste des Etats-Unis. Effectivement, on y mange extrêmement bien, même avec un palais français.

      • Hélène Crié-Wiesner
        Hélène Crié-Wiesner répond à doudoune
        Binationale
        • Posté à 20h17 le 11/01/2012
        • Internaute 57
          Binationale

        Chez moi aussi, en Caroline du Nord, si on choisit bien ses restaus (euh, dans les plus chers...), si on fréquente les farmers markets, ou si on est membre d’une Amap, on peut aussi manger très bien. C’est de plus en plus le cas dans tous les Etats-Unis. Même s’il reste de gros points noirs, notamment dans le Midwest, où il faut parfois rouler des centaines de kms pour trouver un supermarché correctement approvisionné.

         
        • doudoune
          doudoune répond à Hélène Crié-Wiesner
          Nian-nian
          • Posté à 20h22 le 11/01/2012
          • Internaute 170383
            Nian-nian

          C’est une très bonne nouvelle pour la santé des américains, et de la planète.

        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à Hélène Crié-Wiesner
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 11h13 le 12/01/2012
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          « où il faut parfois rouler des centaines de kms pour trouver un supermarché correctement approvisionné ».

          Tout est vraiment « démesuré » là-bas ! ...y compris les zones vierges.
          C’est dingue d’avoir besoin d’un hélico pour courir au plus pressé.
           ; -))

          J’espère que sur ces centaines de km, on trouve des stations...
          ...parce qu’en allant faire ses course, on peut tomber en panne sèche.

        2 autres commentaires
      • CedricNY
        CedricNY répond à doudoune
        ?
        • Posté à 14h32 le 12/01/2012
        • 173866
          ?

        On mange egalement extrement bien en Californie, peut etre meme mieux...

      • CedricNY
        CedricNY répond à doudoune
        ?
        • Posté à 15h46 le 12/01/2012
        • 173866
          ?

        En général je pense qu’il faut se rappeler que de vouloir comparer les Etats-Unis a la France serait une erreur. Chaque état a sa propre culture et son identité ainsi que sa cuisine et ils sont tous très différents. Les Etats-Unis sont une federation d’etat et pas un pays comme la France. Donc oui NY est représentative des US car elle est différente et a sa propre identité, comme le Texas est extrêmement différent de la Californie...

         
        • doudoune
          doudoune répond à CedricNY
          Nian-nian
          • Posté à 15h57 le 12/01/2012
          • Internaute 170383
            Nian-nian

          Effectivement, mais du coup, chaque état ayant « sa propre culture et son identité », il devient difficile de parler d’une tendance globale. De la même façon, une population urbaine et aisée n’aura pas le même comportement qu’une population rurale et plus modeste. C’est en ce sens que je trouve que dire qu’à New York on mange très bien ne permet pas de généraliser à tous les Etats-Unis. Maintenant, la tendance ne se résume pas à ce qu’un quidam met dans son panier, et si vous dites que vous « sentez » les américains plus préoccupés par ce qu’il y a dans leur assiette, je vous crois volontiers. J’ai vécu au Canada, dans une « petite » ville (tout est relatif ... 50 000 hab quand même), et j’étais loin de bien manger, même en faisant attention, et en essayant de ne pas manger « à la française ». Mon séjour à New York avait été un coin de ciel bleu dans ma grisaille culinaire de l’époque :)

          • CedricNY
            CedricNY répond à doudoune
            ?
            • Posté à 16h53 le 12/01/2012
            • 173866
              ?

            Je suis d’accord avec vous, mais il en va de même en France. Il est beaucoup plus dure de bien manger a Montpellier qu’a Paris par exemple...

            • doudoune
              doudoune répond à CedricNY
              Nian-nian
              • Posté à 16h54 le 12/01/2012
              • Internaute 170383
                Nian-nian

              Je suppose que c’est ironique ?

              • CedricNY
                CedricNY répond à doudoune
                ?
                • Posté à 17h09 le 12/01/2012
                • 173866
                  ?

                C’est très largement hors sujet, mais je ne suis pas ironique. Je pense qu’il y a des grosses différences régional en France. Autant il y a des villes et régions ou l’on mange très bien, autant ce n’est pas vrai partout. Il est difficile de faire une généralité en disant que l’on mange bien en France et que les Français on du goût....

        4 autres commentaires
  • cactusun
    cactusun
    retraité
    • Posté à 16h35 le 11/01/2012
    • Internaute 50486
      retraité

    « les prix oscillent entre $2,50 et $5 le demi-gallon (de 0,78 euro à 1,95 euro le litre), selon qu’il s’agit d’une marque de distributeur ou d’une grande marque de lait ; “

    Euh, je pense que l’auteur doit changer de calculatrice.
    2,50 $ le demi gallon, ça fait 1,32 $ le litre . Pour obtenir 0,78 euros, il faut un euro à 1,69 $ ! ! !
    5,00 $ le demi gallon, ça fait 2,64 $ le litre . Pour obtenir 1,95 euros, il faut un euro à 1,35 $ ! ! !

    ‘un gallon (3,78 litres) de lait conventionnel coûte $3,79 (0,50 euro le litre).’
    là, le gallon serait à 1$ le litre. pour obtenir les 0,50 euros annoncés, il faut un euro à 2 $”

    Article pas sérieux quant à ce qui fait la base de la réflexion.

    • Hélène Crié-Wiesner
      Hélène Crié-Wiesner répond à cactusun
      Binationale
      • Posté à 17h12 le 11/01/2012
      • Internaute 57
        Binationale

      « 5,00 $ le demi gallon, ça fait 2,64 $ le litre . Pour obtenir 1,95 euros, il faut un euro à 1,35 $ ! ! ! “

      Je ne sais pas comment vous arrivez à vos chiffres. J’ai utilisé une convertisseuse qui me donne (aujourd’hui) le dollar à 0,78€. Un gallon = 3,78 litre, et j’ai arrondi le demi-gallon à deux litres, OK ?
      Donc $5 le demi-gallon = 3,94€ = 1,97€ le litre
      (La valeur de l’euro a varié de un ou deux centimes par rapport à hier sur ma convertisseuse)

      • CedricNY
        • Posté à 17h47 le 11/01/2012
        • 173866
          ?

        Catosun a raison, 0.78 euro/litre est faux, c’est ~1euro/litre. par contre 1.95 est a peu pres juste...
        « un gallon (3,78 litres) de lait conventionnel coûte $3,79 (0,50 euro le litre). » En effet, c’est faux, c’est ~0.78 euro/litre...

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