American Ecolo

Les débats sur l'environnement vus par Hélène Crié-Wiesner, spécialiste française vivant en Caroline-du-Nord.

Etats-Unis : Romney fait-il semblant d'être anti-écolo ?

Publié le 11/03/2012 à 12h16

Mitt Romney à Washington, le 10 février 2012 (Gage Skidmore/Flickr/CC)

L’environnement ressurgit dans la présidentielle américaine. Les primaires républicaines avaient commencé par un empaillage épique sur la réalité climatique, suivi d’un repli honteux du candidat Romney reniant son credo écolo. On apprend aujourd’hui que des milliardaires verts financent sa campagne, pariant qu’il re-retournera sa veste s’il est élu.

Au vu des déclarations de Mitt Romney ces derniers mois, on se demande comment ces derniers peuvent être tellement confiants dans les intimes convictions environnementales de leur champion. Si on en juge par ses déclarations récentes, le « flip-flop » escompté après la victoire n’ira pas de soi.

En octobre 2011, il affirme :

« Selon moi, on ne sait pas ce qui est à l’origine des changements climatiques. Et dépenser des milliards et des milliards de dollars pour essayer de réduire les émissions de CO2, c’est pas une idée terrible. »

Puis en novembre 2011 :

« La meilleure manière pour l’Amérique d’envisager sa politique énergétique, c’est de la considérer sous l’angle de la création d’emplois, et non des changements climatiques. »

Enfin, en mars 2012 :

« Au lieu de regarder la vraie énergie, Obama a focalisé sur un monde imaginaire dans lequel des éoliennes et des panneaux solaires subventionnés par l’Etat pourraient alimenter l’économie. Cette vision a échoué. »

« J’ôterai à l’Agence de l’envionnement le pouvoir de réglementer les émissions de CO2 des voitures et des camions. »

Une fois élu, Romney « saura faire ce qui est bien »

On l’a compris, Romney caresse son électorat potentiel dans le sens du poil : tout ce qui pourrait ressembler à une concession aux « enviros », aux écolos, aux adversaires du charbon et du pétrole à tout crin, doit être banni de son discours.

Et pourtant, certains de ces « enviros » ont malgré tout confiance en Romney, au point de déverser sur lui des tombereaux d’argent en espérant le voir remporter la nomination républicaine. Parce qu’il serait le moins pire des possibles Présidents de droite ? Pas seulement.

Il en est pour le trouver « supérieurement intelligent », comme le vieux et riche financier Julian Robertson, membre fondateur et énorme contributeur du puissant Environmental Defense Fund, qui a personnellement donné 1,3 million de dollars à la campagne de Romney. Robertson estime qu’une fois élu, Romney « saura faire ce qui est bien ».

Au passage, il faut savoir que ce fonds avait été à l’origine d’une vigoureuse campagne télévisée de soutien à Obama, en association avec le syndicat des ouvriers de l’acier, lorsque le président avait tenté en 2009 de faire voter une loi pour limiter les émissions américaines de gaz à effet de serre.

Un pari osé quand on voit les autres donateurs

Pour rester en piste dans la course à la présidence, les candidats républicains à la nomination – on ne parle même pas encore de la vraie campagne présidentielle – ont besoin de beaucoup, beaucoup d’argent. Même lorsqu’ils sont riches, comme Romney et Gingrich, leur fortune ne peut suffire. Ils doivent être soutenus par de puissants donateurs, des particuliers ou des entreprises.

Le Washington Post et le site Politico ont enquêté sur les pourvoyeurs de fonds des candidats républicains. Ils ont pu constater que Robertson n’est pas le seul influent républicain doté d’une conscience plus verte à parier sur un énième retournement de veste de Romney en faveur d’une autre politique énergétique américaine.

On a tout de même un peu de mal à croire à pareille éventualité quand on voit les noms des autres pourvoyeurs de fond de Mitt Romney : des magnats ou des lobbyistes du pétrole, du charbon, des gaz de schiste, des sables bitumineux… Comment tout ce monde-là peut-il si bien s’entendre sur le nom d’un même bonhomme ?

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  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable absolument
    • Posté à 12h54 le 11/03/2012
    • Internaute 53186
      inconsolable absolument

    Pourquoi devrait-il faire semblant ?

    Républicains comme Démocrates, sont d’ardents défenseurs de l’économie de marché.

    L’économie de marché est aux antipodes d’une gestion écologiste des ressources.

    Tant que le système de financement actuel des élections dans les « démocraties » perdurera, les candidats ne pourront que faire semblant d’être « écolos »

    • salutsalut-
      salutsalut- répond à Anastaze
      j'y suis j'y reste !
      • Posté à 14h30 le 11/03/2012
      • 183056
        j'y suis j'y reste !

      Bien sûr, il est aussi faux que des faux seins, qu’une fausse moustache ..

      Tout comme Hollande l’est .., et oui, mais le bon peuple Français ne rechignera pas pour autant, malgré la conspiration qui devant ses yeux chaque jour s’opère ..

      Lien

      • pablico
        pablico répond à salutsalut-
        Co-NOBEL de la Paix
        • Posté à 18h37 le 11/03/2012
        • Internaute 14278
          Co-NOBEL de la Paix

        aux US, ils font tous même semblant d’être religieux, c’est dire...

        mormons ou pas ils n’ont qu’une seule religion ; LE VEAU D’OR... et ce n’est pas d’hier.

  • Féline
    Féline
    fée
    • Posté à 12h56 le 11/03/2012
    • Internaute 111221
      fée

    « Romney fait-il semblant d’être anti-écolo ? »

    Non, il n’est certainement ni écolo ni anti-écolo, il développe juste une tactique en deux temps plutôt classique :

    - D’abord on essaye de plaire aux bobos des médias pour qu’ils parlent de vous et aux mondialistes pour qu’ils acceptent votre « canditature à la candidature ».

    - Ensuite, comme il faut bien aussi tenter d’être élu, on essaye de plaire au peuple.

    • Hélène Crié-Wiesner
      Hélène Crié-Wiesner répond à Féline
      Binationale
      • Posté à 15h46 le 11/03/2012
      • Internaute 57
        Binationale

      Ce n’est pas si simple, tout de même !
      D’abord, j’ai employé le mot « écolo » comme raccourci : évidemment que Romney n’a jamais été écolo, mais au moins il a admis la réalité des changements climatiques, et surtout la responsabilité de l’activité humaine dans le phénomène. Mieux : il avait soutenu des mesures limitant les émissions industrielles. Ce qui a suffit, aux yeux des républicains obtus, à faire de lui un traitre.
      Donc, flip-flop là-dessus. (Comme sur les droits des femmes et sur l’immigration, il n’est pas à ça près.)
      Quant à vouloir « plaire » aux médias... je trouve ça un peu court comme analyse. D’autres facteurs sont en jeu.
      Enfin, ça m’agace quand - pas seulement vous- on trouve malin d’accoler systématiquement le qualificatif « bobo » à tout ceux qui prêtent une oreille attentive aux idées écologistes. Mais ça, c’est un autre débat.

      • Féline
        • Posté à 15h59 le 11/03/2012
        • Internaute 111221
          fée

        « ça m’agace quand - pas seulement vous- on trouve malin d’accoler systématiquement le qualificatif bobo »

        Ben, agacer, c’est un peu le but de ce qualificatif aussi ; -)

         
        • Hélène Crié-Wiesner
          Hélène Crié-Wiesner répond à Féline
          Binationale
          • Posté à 16h18 le 11/03/2012
          • Internaute 57
            Binationale

          Mais c’est quoi, cette manie, en fait ? Expliquez-moi, avec un max de détails, ce que recouvre le mot « bobo » aujourd’hui, a fortiori quand on l’accole à « médias ».

          • Féline
            • Posté à 18h38 le 11/03/2012
            • Internaute 111221
              fée

            Il y aurait beaucoup à dire sur le terme « bobo », et sur ce qui fait son succès.

            Ce terme est à mon avis « la réponse du berger à la bergère » du terme « beauf », et c’est, je pense, ce qui a fait son succès : la réponse par le mépris des classes moyennes et populaires d’origine occidentale au mépris qu’elles subissent depuis 30 ans de la part d’une certaine bourgeoisie de gauche (c’est un comble) tout autant occidentale.

            Une de ses caractéristiques est justement que ce terme se veut vague et mal défini (c’est d’ailleurs, à mon avis, ce qui lui permet de « ratisser large »).

            Si je devais malgré tout m’essayer à une définition, forcément imparfaite, je dirais qu’il désigne une personne urbaine, appartenant à la petite ou à la grande bourgeoisie, athée ou agnostique, progressiste en matière de mœurs sexuels et en matière sociétale.
            Tiers-mondiste (tout en vivant dans un pays occidental), immigrationniste (tout en vivant en centre ville et jamais en banlieue), féministe, écologiste.
            Adepte d’art contemporain et de nourriture bio.
            Et, en matière politique et économique : favorable au libre-échange, à l’ouverture des frontières aux capitaux, aux marchandises et aux hommes (donc mondialiste) et plutôt défavorable au concept de nation.

            Enfin, le plus important : pense (ou prétend) qu’il ne défend pas ses convictions pour ses propres intérêts de classe mais pour les intérêts des autres classes sociales. En d’autres termes : prétend parler au nom du peuple.

            Et ce qui fait que le terme « bobo » a autant d’impact c’est que sa simple évocation, rappelant en un seul mot ce que je viens d’écrire, rend par voie de conséquence illégitime cette prétention.

            Quant au fait de l’accoler au terme « médias », c’est sans doute pour rappeler que la sociologie de la majorité des gens qui ont pignon sur rue dans cette branche d’activité correspondent plutôt assez bien à 90 % de la définition que je viens de donner.

            PS : voilà, comme vous avez eu la gentillesse de répondre à mon premier post, j’ai essayé pour vous remercier de vous faire une réponse complète et détaillée : -)

            • Hélène Crié-Wiesner
              Hélène Crié-Wiesner répond à Féline
              Binationale
              • Posté à 22h54 le 11/03/2012
              • Internaute 57
                Binationale

              Il est vrai que je me reconnais en gros dans votre définition, notamment sa première partie. (Sauf que j’aime rarement l’art contemporain). En revanche, parler au nom du peuple, plutôt pas, faut être réaliste quand même !

              Mais quoi, qu’est-ce qu’on peut faire alors pour échapper à l’infamie de l’étiquette bobo ? Se mettre à croire en Dieu ? Aller vivre dans un HLM pourri quand on a les moyens de s’offrir mieux ? Distribuer son (bon) salaire aux SDF ou financer le NPA pour accélérer la révolution mondiale ? Ou au contraire devenir facho exprès histoire d’assumer son statut social ? Voter Sarko même si on le déteste ? Renoncer à acheter en AMAP (si on le fait) et préférer les saloperies farcies de pesticides pour faire peuple ?

              Tout de même, c’est embêtant : quoiqu’on fasse, où qu’on se tourne, on est donc bobo. C’est marrant, je cherche quel mot pourrait recouvrir la même réalité aux Etats-Unis, je ne trouve pas. Si vous avez une idée, je prends, ça m’aidera dans mes papiers.

              • Rivendell
                Rivendell répond à Hélène Crié-Wiesner
                Toléré par [censored] Guéant.
                • Posté à 11h17 le 12/03/2012
                • Internaute 102483
                  Toléré par [censored] Guéant.

                « Mais quoi, qu’est-ce qu’on peut faire alors pour échapper à l’infamie de l’étiquette bobo ? Se mettre à croire en Dieu ? Aller vivre dans un HLM pourri quand on a les moyens de s’offrir mieux ? Distribuer son (bon) salaire aux SDF ou financer le NPA pour accélérer la révolution mondiale ? Ou au contraire devenir facho exprès histoire d’assumer son statut social ? Voter Sarko même si on le déteste ? Renoncer à acheter en AMAP (si on le fait) et préférer les saloperies farcies de pesticides pour faire peuple ? “

                Non, pour arrêter d’être bobo c’est simple :

                1/ ne pas arriver avec certitudes indiscutables, du genre : le réchauffement climatique est du à l’homme, débat encore aujourd’hui largement discuté dans la communauté scientifique (et je parle pas de Allgre l, je vous parle de vrais scientifiques) et qui doit sa médiatisation au GIEC... qui déclare d’emblée dans ses statuts défendre cette opinion (extrait : ‘[...]mieux comprendre les risques liés au changement climatique d’origine humaine’) sans véritable débat scientifique au préalable (rappelon également que le GIEC a du sa médiatisation à la popularisation du modèle climatique ‘en crosse de hockey’, modèle que même eux n’osent plus défendre, tellement il s’est avéré par la suite biaisé).

                2/ Prendre conscience des difficultés de l’autre. Ainsi aller dire à un ouvrier du nucléaire que si on ferme sa centrale il bossera dans l’eolien ou le photovoltaique est idiot, et l’ouvrier le sait très bien : un ouvrier n’est pas interchangeable entre les industries, un mec qui sort d’une centrale nucléaire ne peut aller poser des éoliennes en mer du nord, et vice-versa, tout simplement parce qu’il n’est pas spécialisé là dedans, n’est pas un matériel ou une matière première interchangeable entre les industries. Si vous fermez les centrales, l’ouvrier du nucléaire sait très bien qu’il a 90% de chances de pointer au pôle emploi pour une très longue période. Il n’a au fond pas grand chose à faire que vous fermiez ou non son usine, en revanche, si vous fermez son usine, il demande des garanties réalistes en retour pour préserver son niveau de vie (prime de licensiement confortable et/ou mise à la retraite). Dire que pour compenser il ira travailler pour poser des panneaux solaires n’est pas réaliste.

                3/ Faire preuve d’un minimum de logique. Etre écolo et partir en vacances aux Seychelles et/ou faire un aller-retour une fois par an pour aller voir le fiston exilé en Australie, ça fait descendre votre crédibilité en dessous de zéro. Idem pour ceux qui se posent en anti-mondialistes convaincus mais ont un ordi apple et un i-phone, pour pouvoir bloguer sur les sites anti-nanotechnologies.

                4/ Ne pas arriver lors d’un débat en position de grand professeur ‘je sais tout’. L’exemple typique est le citadin arrivé à la campagne et qui après trois semaines, va voir les agriculteurs pour leur expliquer comment cultiver sa terre. Les agriculteurs l’enverront logiquement (et sans doute avec raison) se faire foutre, le citadin ira acheter avec ses potes chez le maraicher bio du coin (qui certes réussi à nourrir ses clients, mais ils ne sont que quelques dizaines et généralement économiquement aisés), continuant le phénomène communautaire bobo.

                5/ Etre un minimum ouvert d’esprit, ne pas s’enfoncer dans le communautarisme voire le sectarisme (genre les végétaliens anti-carnivores dont parle le site ailleurs), ne pas dénigrer systématiquement les ‘autres’, ou se les fixer en ennemi (exemple typique : ‘un scientifique ne peut pas être de gauche’, pensée largement répandue dans certains mouvements). Idem : se renseigner sur le raisonnement de ‘l’autre’, ne pas se contenter de lire les médias qui vont dans notre sens mais également lire et écouter les opposants.

                Bref, être un minimum agréable et avoir un réel sens du débat. Chose que vous démontrez ne pas respecter dans le paragraphe que je cite au début de mon commentaire.

        4 autres commentaires
  • Delfi
    Delfi
    Enjaille la vie
    • Posté à 14h03 le 11/03/2012
    • 182451
      Enjaille la vie

    C’est ptête tous des mormons ^^

  • fafdebase-
    fafdebase-
    bobophage nationaliste (...)
    • Posté à 14h37 le 11/03/2012
    • 180859
      bobophage nationaliste (...)

    Le WASP arrogant dans toute sa splendeur.... Manque plus que son fils soit un Jock avec une teamjacket et que sa fille soit une pompomgirl...
    Ce mec est une version réelle d’« American Dad »...

    • Féline
      Féline répond à fafdebase-
      fée
      • Posté à 15h11 le 11/03/2012
      • Internaute 111221
        fée

      « Ce mec est une version réelle d’“ American Dad ”... »

      Il ferait donc un parfait président américain : d’après certains allumés, il parait que Roger habite depuis des décennies dans le grenier de la Maison Blanche...

       : P

  • Dupont georges
    Dupont georges
    Et l'ANI? On en parle?
    • Posté à 18h22 le 11/03/2012
    • 181137
      Et l'ANI? On en parle?

    Il est le favori du groupe Bildberger, il gagne donc les primaires.

    L’environnement, c’est accessoire pour ces gens-là, sauf si ça rapporte.

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable absolument
    • Posté à 18h33 le 11/03/2012
    • Internaute 53186
      inconsolable absolument

    .

  • kakoulite
    kakoulite
    Intermediation & Imprecation
    • Posté à 20h43 le 11/03/2012
    • Internaute 126452
      Intermediation & Imprecation

    Ce qui est interessant concernant le rechauffement climatique est qu il oppose ceux qui y croient fermement et ceux qui n y croient pas par contre l on ne parle jamais de ceux qui y croient (comme moi) mais qui n en ont fondamentalement rien a ficher et qui peut etre meme (mon cas) pensent que comme de toute facon rien ne se perds ,rien ne se cree,tout se transforme (A. Lavoisier) l on recuperera d autres avantages .
    Comme je le disait dans un post precedent il ne me poserai aucuns problemes de pouvoir faire pousser de la canelle ou de la vanille sur ma petite terrasse Parisienne .
    Un vegan disait que l on ne peux pas continuer a produire du boeuf qui necessite 15000 litres d eau par kg ... pourquoi ? Cette eau ne disparait pas meme si elle va finir dans les egouts..elle reapparaitra sous une autre forme (bruine) puis formera des nuages qui produiront de la pluie qui sera traite et qui entre autre permettra de produire de la viande .
    Perso... Paris avec le meme climat qu a Pointe a Pitre ...aucuns soucis ..il y pleut 4 fois plus mais 22 C a 2h du mat 24/7/365...je prends !

    • Hélène Crié-Wiesner
      Hélène Crié-Wiesner répond à kakoulite
      Binationale
      • Posté à 22h41 le 11/03/2012
      • Internaute 57
        Binationale

      Si seulement le changement climatique n’avait comme perspective que les jolies choses que vous décrivez...

    • jeanpaul80
      jeanpaul80 répond à kakoulite
      enseignant retraité
      • Posté à 08h09 le 12/03/2012
      • Expert 156391
        enseignant retraité

      Allez sur youtube, tapez : food,inc . Nul besoin d’être écolo pour constater à quel point l’économie américaine se fout de sa clientèle. Il n’est pas certain qu’après vous ayez envie d’aller encore manger au macdo.
      Effectivement, rien ne se perd...

  • noname nobrand
    noname nobrand
    used to be "outsider"
    • Posté à 21h39 le 11/03/2012
    • 180845
      used to be "outsider"

    romney fait semblant....d etre candidat comme les autres, et un autre tour avec « yes we can » garder gitmo ouvert, augmenter le budget de la defense de 680 a 740 billions, autoriser les attaques drones, embaucher goldman and sachs comme gouvernement...

  • AnarchoStalinien
    AnarchoStalinien
    Plus de provocations !
    • Posté à 04h38 le 12/03/2012
    • Internaute 171029
      Plus de provocations !

    « des milliardaires verts financent sa campagne, (...) des magnats ou des lobbyistes du pétrole, du charbon, des gaz de schiste, des sables bitumineux… Comment tout ce monde-là peut-il si bien s’entendre sur le nom d’un même bonhomme ? »

    Ils ont tous en commun d’être milliardaires, avant d’être soi-disant pro ou anti écolos ! Et certains lâchent les démocrates, effrayés par quelques modestes mesures initiées par Obama, auprès de qui Flanby fait figure d’affreux gauchisse (allié aux extrémistes verts) ...

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