American Ecolo

Les débats sur l'environnement vus par Hélène Crié-Wiesner, spécialiste française vivant en Caroline-du-Nord.

L'invasion irrépressible des nanotechnologies fait débat

Publié le 16/11/2007 à 14h00

Traquera-t-on un jour les nanomatériaux dans les produits de consommation courante ? Aux Etats-Unis, le cas d’une machine à laver accusée d’être nanotechnologique agite les autorités fédérales de l’environnement, et les sénateurs sont en train de découvrir que les technos de l’infiniment petit ont envahi leur quotidien plus vite que prévu.

Le 31 octobre, la commission scientifique du Congrès auditionnait le scientifique Andrew Maynard, du Project on Emerging Nanotechnologies. Les sénateurs ne veulent pas être pris de court si des problèmes se présentent un jour, ils entendent se tenir au courant. Le Dr Maynard les a pas mal secoués.

Petit rappel : on navigue ici à l’échelle du milliardième de mètre (un nanomètre). Quand on parle de nanomatériaux, il s’agit de molécules de carbone, ou d’argent, ou d’or, ou d’argile, ou de n’importe quel autre matériau ordinaire, invisibles à l’oeil nu. Depuis belle lurette, il existe sur le marché des produits en contenant dans des matrices diverses : par exemple des particules de silice dans les pneus, ou des oxydes de Cérium dans les catalyseurs des pots d’échappement, ou de l’argile dans des médicaments.

Avec les nanotechnologies, on est passé à autre chose : à l’assemblage, soit de nano-objets, soit d’atomes et/ou de molécules diverses en vue d’applications particulières : une action anti-odeur, une réflexion des UV, l’annulation de l’électricité statique, une dureté spécifique…

Le problème principal, du point de vue de l’environnement ou de la santé, c’est que les nanoparticules peuvent avoir des propriétés et un comportement radicalement différents que sous la forme … disons : humaine, de leur matière d’origine. Faute de réelles connaissances scientifiques, la méfiance envers elles ne cesse de croître (voir mon article sur Rue89.

Des nanotrucs dans tous les placards

En tout cas, il est bien trop tard pour espérer inverser une tendance lourde. Les nanotechnologies pénètrent les cuisines : boîtes alimentaires et parois de frigo traités anti-odeurs, bouteilles de bière capables retenir le gaz carbonique et garder l’oxygène à distance, tasses pour enfants anti-glisse, suppléments alimentaires, savons… Les placards de fringues : pantalons anti-froissage, chaussettes anti-odeurs, veste anti-électricité statique, valises conçues anti-tâche… Les lits et les chambres : draps anti-odeurs/tâches/froissage, hochets de bébé, nounours anti-poussière… Les salles de bain et armoires à pharmacie : cosmétiques, crèmes anti-UV, pansements, dentifrices… Sans oublier les peintures de voiture, les sèche-cheveux, les adoucisseurs d’air, les raquettes de tennis et clubs de golf, les téléphones et ordinateurs.

Pas plus que vous, les sénateurs n’avaient idée de cette déferlante des nanomatériaux dans leur vie quotidienne. Le Dr Maynard leur a donc parlé des 580 produits à ce jour répertoriés par le Project. L’inventaire avait été commencé en mars 2006, il ne contenait alors que 212 produits. C’est dire si ça galope ! (Les produits vendus en France y sont indiqués aussi, mais la liste ne tient compte que de ceux dont les fabricants revendiquent la présence de nanomatériaux. En outre, la recherche ayant été effectuée sur internet en anglais, l’inventaire n’est pas complet.)

Une réglementation archaïque

La commission du Congrès a écouté Maynard attentivement quand il a expliqué ceci : aux Etats-Unis (sans doute aussi en France), vous pouvez commander cent grammes ou cent kilos de nanotubes de carbone, et vous faire expédier ça comme s’il s’agissait de mines de crayon papier (du graphite, autrement dit, du carbone). La réglementation est la même, elle n’a pas évolué avec l’avènement des nanotechnologies. Compte tenu de ce qu’on commence à savoir, on se dit que leur transport, ainsi que leur manipulation par les chercheurs et les travailleurs, devrait être régulés au moins autant que pour des produits radioactifs.

En ce qui concerne la régulation, l’Environmental Protection Agency (EPA) a fait le 26 septembre un premier pas concret, en reconsidérant son autorisation de mise sur le marché d’un curieux lave-linge. La « Silver Care » de Samsung, une machine à tambour sortie en 2003, fonctionne à l’eau froide. En guise de lessive, pour désinfecter le linge, elle délivre des milliards de sels (ions) dissous générés par des électrodes d’argent.

Un ion mesure un quart de nanomètre. Ces ions partent à l’égout, donc dans les écosystèmes, et sont néfastes à la vie aquatique. Il ne s’agit pas de nanotechnologie, mais ce prétexte de taille a donné un prétexte aux « groupes de vigilance » actifs aux Etats-Unis pour forcer l’EPA à reconsidérer son autorisation.

Un lave-linge étiqueté « pesticide »

Soucieuse de ne pas s’engager dans une démarche qui la conduirait trop loin, l’EPA a repris ce dossier d’une manière détournée : puisque la Silver Care revendique une action de « tueuse de microbes », l’EPA l’inclut désormais dans la catégorie officielle des… pesticides. Officiellement, l’EPA ne prend pas en compte la taille des éléments incriminés : elle considère la machine « uniquement sous l’angle d’un équipement générateur d’ions, qui utilise des électrodes pour créer des substances chimiques à usage de pesticide ».

Samsung doit donc redéposer son dossier d’autorisation d’ici mars 2009. Le lave-linge reste bien sûr en rayon. Samsung pourrait aussi choisir une autre stratégie : changer son discours marketing, et retirer la référence à l’action anti-microbienne de sa machine. Auquel cas l’EPA ne la considérerait plus comme un pesticide. Telle a été l’attitude de la chaîne de magasins Sharper Image, qui vend des tas de produits vraiment nanotechnologiques destinés à assainir la maison : la société a retiré toute mention de leur fonction « tueur de microbe » dans ses présentations marketing, échappant ainsi à l’emprise de l’EPA.

Si prudentes que soient les autorités fédérales, les groupes environnementaux américains voient dans cette affaire de machine à laver « la décision la plus avancée jamais prise par l’administration américaine pour réguler les nanotechnologies ». Devant le Congrès, outre la nomination d’« un responsable spécifique de ces questions au sein du gouvernement », le Dr Maynard a réclamé davantage. Notamment une augmentation importante des fonds fédéraux alloués à la recherche sur les effets des nanomatériaux dans les domaines de l’environnement, la santé et la sécurité.

Des chercheurs surexcités

Non que les Etats-Unis aient jusque là négligé la recherche sur le sujet, au contraire. Depuis le lancement par Clinton, en 1999, de la National Nanotechnology Initiative, destinée à positionner le pays comme leader mondial du secteur, le gouvernement fédéral et le secteur privé ont alloué des milliards de dollars aux nanotechnologies. La préoccupation environnementale est arrivée plus tard, des fonds y ont été consacrés (plus de chiffres ici), et les meilleures universités du pays se livrent une concurrence féroce pour bénéficier de ces subsides.

Nombre de résultats passionnants ont déjà été publiés sur les propriétés… insoupçonnées (restons neutre) des nanomatériaux. Dans les années à venir, on devrait en savoir encore plus, car la National Research Foundation et l’EPA ont lancé un généreux appel d’offre (5 millions de dollars par an sur cinq ans) pour enfin faire collaborer chimistes, toxicologues, écologues et ingénieurs sur le thème des impacts environnementaux. Cette interdisciplinarité est une grande première dans le monde des nanos, qui surexcite les chercheurs américains concernés. A suivre sur Rue89.

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  • romi45
    romi45
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    • Posté à 14h52 le 16/11/2007
    • Internaute 20205
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    Source yahoo quebec

    Voici une innovation technologique qui pourrait fortement influencer nos vies d’ici quelques années.

    Des scientifiques américains de l’Université Harvard ont créé des fils des centaines de fois plus fins que les cheveux, capables de capter l’énergie solaire.

    Cette invention, un câble de silicium convertissant la lumière en courant électrique, pourrait équiper toute une série d’appareils miniatures, soutient le professeur de chimie Charles Lieber.

    La quantité d’électricité produite par câble peut paraître insignifiante (elle ne s’élève qu’à 20 milliardièmes de watt), mais elle permettra à des appareils microscopiques de s’alimenter eux-mêmes.

    Par exemple, ces minuscules capteurs de lumière pourront servir aux médecins afin d’observer l’intérieur du corps.

    Ce nanocâble est formé d’un noyau entouré de deux couches.

    La lumière génère des électrons sur la couche extérieure, qui sont transmis à la couche intérieure et au noyau à travers des micropores.

    Les créateurs affirment que cette source d’énergie est propre, renouvelable et très efficace comparativement aux sources traditionnelles qui peuvent être encombrantes, polluantes et chères.

    • Anonyme répond à romi45

      1) « Des fils des centaines de fois plus fins que les cheveux, capables de capter l’énergie solaire »
      2) « Ces minuscules capteurs de lumière pourront servir aux médecins afin d’observer l’intérieur du corps. »

      Pouvez-vous m’expliquer la contradiction apparente ? ?

      • romi45
        romi45
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        • Posté à 11h51 le 19/11/2007
        • Internaute 20205
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        à Courageux anonyme 21H28 

        Non, je ne peux pas.
        Je ne suis pas ingenieur en nanotechnologies.
        J’ai juste relayé une info prise sur un site d’information dont je donne la source.
        Cdlt

  • Anonyme

    Votre liste « vendu en France » est uniquement basée sur le fait que le mot clé France existe pour les produits listé. Un peu léger comme journalisme ça. Vous faiblissez gravement en ce moment chez rue 89. L’effet de la grève sur laquelle vous êtes tous concentrés (à raison) ?

    • Hélène Crié-Wiesner
      • Posté à 15h38 le 16/11/2007
      • Internaute 57
        Binationale

      J’ai averti : « l’inventaire n’est pas complet », et j’explique pourquoi. Qu’est-ce qui n’est pas clair ? Vous auriez préféré que je n’indique pas du tout ce site, c’est cela ? Libre à vous de procéder aux recherches complémentaires : on vous donne pas mal de pistes. Pourquoi attendre tout des journalistes ?

      • Anonyme répond à Hélène Crié-Wiesner

        Je suis le courageux anonyme auquel vous avez répondu.
        Que d’agressivité ! ! !
        Je ne dis pas que la liste n’ai pas exhaustive je dis simplement qu’elle n’a rien à voir avec le fait que les produits soient vendu en France ou pas, mais juste avec le fait que les produits ont quelque part le mot france dans leur mot clé. Ce qui est bien plus grave que de la non exhaustivité. Je réaffirme donc que ce n’est pas très professionnel d’affirmer que cette liste est celle (même partielle) des produits vendus en France.
        Je vous souhaite donc de redevenir polie et de lire attentivement les commentaires.
        Cordialement.

         
        • Anonyme

          Cher CA de 16H29,
          en parlant d’agressivité, il me semble que l’honneur de l’initiative vous en revient
          Cordialement.

        2 autres commentaires
      • Anonyme répond à Hélène Crié-Wiesner

        Oui vous avez oublié que nous en france ont a fait un nanopresident..
        rr

      • Argos
        • Posté à 10h45 le 17/11/2007
        • Internaute 17902

        Toujours pareil ces américains ... prêts à monter au créneau et crier au loup quand ils ne maîtrisent pas TOTALEMENT le marché ...
        Pourquoi ne s’insurgent-ils pas de la même façon avec les OGM ? ? ? parceque qu’ils en ont le monopole ? ? ?
        Je crois que dans ce domaine il y a encore bien pire à redouter.

        Sinon article très bien, juste que je reste sur ma fin quant à l’explication sur les dangers des nanos ..

    • Perez
      Perez
      ingé & zikos
      • Posté à 16h05 le 16/11/2007
      • Internaute 9534
        ingé & zikos

      « (Les produits vendus en France y sont indiqués aussi, mais la liste ne tient compte que de ceux dont les fabricants revendiquent la présence de nanomatériaux. En outre, la recherche ayant été effectuée sur internet en anglais, l’inventaire n’est pas complet.) »

      c’es ecrit noir sur blanc et c’est la que vous cherchez la petite bete ?
      je vois pas en quoi cela est faiblir...

      Article tres interessant a mon humble avis !

  • Anonyme

    Je considere avoir de solides bases scientifiques. Mais je n’ai rien compris a cet article. Doit-on etre alarmes ? Pourquoi ?

    « Un ion mesure un quart de nanomètre. Ces ions partent à l’égout, donc dans les écosystèmes, et sont néfastes à la vie aquatique. » He ! Un ion est un atome avec des electrons en plus ou en moins. Donc il a la meme taille que n’importe quel atome et comme n’importe quel atome il part a l’egout. Remplacez le mot ion par « atome d’oxygene » et vous verrez que cette phrase n’a aucun sens en soit. Peut-etre doit-on comprendre que les ions sont nefastes. Pas tous, c’est certain : votre cerveau fonctionne grace a des ions. Alors si ceux-la (on ne sait pas de quels ions il s’agit dans l’article) le sont, expliquez-le !

    « Il ne s’agit pas de nanotechnologie ». Alors pourquoi tout melanger ? et demarrer l’article par « Traquera-t-on un jour les nanomatériaux dans les produits de consommation courante ? Aux Etats-Unis, le cas d’une machine à laver accusée d’être nanotechnologique agite les autorités fédérales de l’environnement, » ?

    Le sujet (sante publique) me parait suffisamment important pour qu’on explique les choses clairement. Essayer de faire peur (l’« invasion irrepressible » !) avec un tel flou me parait stupide. Les lecteurs auront peur, puis seront rassures par le premier « expert » venu et personne n’aura rien compris (de toute facon c’est tellement petit ma bonne dame...).

    • Anonyme

      « Je considere avoir de solides bases scientifiques. Mais je n’ai rien compris a cet article. Doit-on etre alarmes ? Pourquoi ? »

      Bien d’accord !

      De toutes façons, c’est juste un problème de lexique et tout se résume par le côté péjoratif ou non qu’attribuent au terme les médias...

      Autre phénomène possible : on ne peut pas le « voir » donc ça fait peur ?

      Plus loin on trouve un com’ sur les produits cosmétiques : « si c’est très petit, ça va rentrer sous la peau ! ».
      Cette réflexion résume toute l’incompétence et la phobie qusai-atavique du public envers l’invisible bien qualifié (ce qui n’est pas un critique en soit : à chacun ses compétence et connaissances : quand on se démaquille, les solvant pénètre aussi la peau, naturellement, par osmose. Il existe des plantes tropicales qui tuent du simple fait de les toucher).

      Je le dis et le redis (pour ceux qui ne veulent pas le comprendre) que l’organisme animal est la machine la plus évoluée en tant qu’assemblage d’usines nano-technologiques.

      Pour constituer un génome, on utilise déjà de nombreuses nano-technologies ! À-t-on crié au scandale ?

      Il faut garder un esprit critique, surtout lorsqu’on regarde des séries télévisées...

      • Anonyme

        Nanotechnologie ça veut dire des armes de la taille d’un insecte que fabrique en ce moment les USA. Des pneus et des freins qui dégagent de la nanopoussière qui peut passer à travers nos cellules et les modifier. Conséquences ? On ne sais pas ! ! ! C’est comme les OGM au début. Expérience grandeur nature sur l’homme !
        En Israel ils peuvent par contre envoyer des caméras dans nos vaisseaux sanguins. On peut construire des matériaux carbon plus solide que le diamant. C’est passionant pour les chercheurs et les multinationales mais à quel prix !
        Un article très intéressant avait été publié dans le monde diplomatique l’an dernier.

      • Anonyme

        Des nano choses produites naturellement par le corps humain c’est pas la même chose que des nano trucs sortis des cerveaux scabreux d’êtres humains névrosés. Grace ou à cause de la technologie on produit des trucs dont on a aucune idée des conscéquences. Et a-t-on besoin de toutes ces merdes pour être heureux. Et bien non ! ... (enfin, en tout cas moins j’ai et plus je me sens libre et léger personnellement. Quelques fringues, un toit, à manger, vivre l’instant pleinement, pas besoin de nano technologies pour tout ça !)

        Kagul Faune

    • Hélène Crié-Wiesner
      • Posté à 19h47 le 16/11/2007
      • Internaute 57
        Binationale

      « Pourquoi tout mélanger », demandez-vous, puisque ce lave-linge n’entre pas dans la catégorie des nanotechnos. J’ai dû mal expliquer, en effet, je reprends : Les groupes écolos (pour faire simple) américains cherchaient depuis des années une manière de forcer l’EPA à réguler les produits issus des nanotechs. Ils ont trouvé la faille de l’EPA avec ce lave-linge : en obligeant l’EPA à se pencher sur ce « Silver Care » pour une raison annexe (pesticide), ils l’obligent à considérer LA TAILLE de certains éléments relargués dans l’environnement. Les ions (sels) sont utilisés depuis des lustres sans que nul ne s’en préoccupe : cette fois, à cause de leur taille analogue à celle des nanomatériaux, les ions servent de cheval de Troie à ceux qui veulent forcer les autorités à entrer dans le débat.

      • Argos
        • Posté à 10h59 le 17/11/2007
        • Internaute 17902

        Le problème n’est-il pas plutôt et tout simplement parceque ce ne n’est pas du « made in USA » ? ?

      • myotard
        • Posté à 18h56 le 18/11/2007
        • Internaute 22028

        Merci, c’est beaucoup plus clair effectivement.

        Par contre, la phrase suivante
        « Compte tenu de ce qu’on commence à savoir, on se dit que leur (...) manipulation (...) devrait être régulés au moins autant que pour des produits radioactifs. »
        mériterait d’être développée. Le parallèle entre les mines de crayon et les nanotubes est intéressant à cet égard : il y a effectivement des nanotubes dans les mines de crayon ou dans le charbon ! Avez-vous réellement des indications que leur transport et manipulation devrait régulés « au moins autant que les produits radioactifs » ?

        C’est une phrase inquiétante, surtout quand elle vient de quelqu’un d’aussi bien placé que vous. Alors pourriez-vous nous indiquer ce qui vous amène à penser cela ?

    • Anonyme

      Je suis d’accord avec cette intervention. Par ailleurs un rapide tour sur internet m’a permis de déterminer que le « nanohealth system » de Samsung fonctionnait avec des ions Ag+ générés par des électrodes d’Ag ( ?). S’agit-il de nanotechnologie ? ? ou de l’utilisation d’un simple argument commercial, c’est à voir. Ce qui m’a fait bouillir c’est que l’argument de vente principal avancé est que 650 types de bactéries sont sensibles aux Ag+ et donc l’efficacité antibactérienne est maximale. Mais est-ce bien nécessaire de balancer des antibactériens dans tous les sens ? Je suis catégorique : non ! Les spécialistes expliquent depuis longtemps que cette démarche associée à d’autres (excès d’utilisation d’antibiotiques...) est à l’origine des résistances bactériennes qui constituent un réel danger...
      geo63

    • Anonyme

      Idem. Je crois que cet article amalgame allégrement ce qui relève des nano-technologies, à savoir des technolgies existantes reproduites à une échelle « nanoscopique », et ce qui relève de la chimie basique et naturelle.

      La différence est certes subtile, la nanto technologie s’appuyant évidemment sur les propriétés chimiques, electronique ou autre des éléments, mais elle est l’expression d’une intervention et d’une modification humaine.

      Parce que là .... gaffe hein, quand vous faites la cuisine y’a plein de choses qui se passent au niveau moléculaire .. et puis évitez de sentir le vin avant de le boire, les cycles aromatiques interagissent avec vous .. et c’est pas naturel non plus le vin : p

      • Anonyme

        La critique, quoique dure, est assez juste.
        Précisons : la révolution nanotechnologique est basée sur la notion d’approche « bottom-up », du bas vers le haut, par opposition à l’approche « top-down » du haut vers le bas. Il s’agit plus d’une question de méthode que de résultats, même si les deux techniques n’offrent pas les mêmes possibilités.

        Pour faire simple :

        La chimie classique procède par top-down : On prend de grandes quantités de réactifs (enfin, si l’on considère le nombre de molécules ou d’atomes), on mélange, on chauffe, on cristallise, etc. et on obtient les produits de la réactions, en fonction des propriétés chimiques des réactifs. Produits qu’il faut séparer et purifier pour obtenir ce que l’on désire.

        L’approche « bottom-up » consiste à assembler, comme des légos, des structures atomiques selon les formes que l’on souhaite mais en prenant les atomes ou les molécules un par un pour obtenir l’assemblage souhaitée. On peut pour se faire utiliser des microscopes avec une pointe très fine (quelques atomes) pour déplacer les structures. L’interaction entre la pointe et la structure étant cruciale.

        il est tout-à-fait possible d’obtenir une même structure avec du bottom up et du top down. L’une relèvera de la nanotechnologie, l’autre non...
        Pour des questions : letibelim@yahoo.fr (je suis journaliste, ingénieur de formation avec un master en nanotechnologie)

    • Anonyme

      Entièrement d’accord avec vous. Ce papier est indigne de ce qu’on doit attendre de la vulgarisation scientifique et relève bien plus de « l’article à sensation » de la presse people. Accessoirement on y trouve une faute d’accent qui fait contresens : parler deux fois de « tâche » (avec accent sur le « a ») pour parler de salissure laisse à penser sur le « journaliste » qui écrit ainsi.

  • pierrejcallard
    pierrejcallard
    http://www.nouvellesociete.org
    • Posté à 15h54 le 16/11/2007
    • Internaute 3366
      http://www.nouvellesociete.org

    Je suis mal votre argumentaire. Est-ce que vous demandez qu’on interdise parce qu’on ne comprend pas le « comment » ? Cette question est de bonne foi.

    PJCA

  • machinchose
    • Posté à 16h17 le 16/11/2007
    • Internaute 8651

    Un peu comme pour la vie privée sur le net ou les OGM... les nanotechnologies sont exclues du débat et ça ne change pas. Toutes ces nouveautés ne sont « ni bonnes ni mauvaises » mais toutes méritent un débat profond et sérieux qu’aucune démocratie et surement pas la notre n’a encore osée ouvrir.

    La question est : pourquoi ?

    j’ajoute que je trouve l’article bon en ce qu’enfin il illustre assez clairement ce dont il s’agit. Ici je ne réagis qu’au titre qui tend à établir qu’un débat c’est « le débat » un peu comme prétendre que le débat sur les ogm au grenelle aura été un vrai débat sur les OGM... ce qui est complétement faux. La plupart de nos concitoyens ne savent toujours rien sur ces sujets.

  • Anonyme

    Les nanotrucs dans les cosmétiques c’est déjà dans le commerce et là c’est des risques peut-être très importants pour les utilisateurs (trices surtout)non évalués .Le silence des médias est total vu le poids des entreprises du secteur comme annonceurs.

    L’idée est simple. Les différentes molécules ou particules utisées depuis quelques années peuvent être efficaces contre... le vieillissement, le ramollisement etc etc. Un seul gros hic : ça reste en surface ou ne pénetre que très peu. La solution : des nanoparticules ou nanocellules ( ?)qui sont tellement petites qu’elles traversent les tissus.

    Problème : où s’arrétent-elles ? personne ne le sait. Des craintes existent qu’elles peuvent se retrouver dans les vaisseaux, dans le foie, dans les reins. Et là ? Mystère sur leurs effets.

    Regarder le site de l’Oréal. Pas l’« ombre d’une référence aux nanos. Rien. Et pourtant la plupart des brevets en la matière sont déposés par l’Oréal. Que c’est laid et que ça fait peur.

    Un truc pour reconnaitre les produits cosmértique à base de nanos : Ce sont les plus chers. A part ce critére, inutile de chercher sur la boite, il n’y a aucune information.

    IL serai quand même bon qu’une réglementation basée sur le résultats des recherches, analyses et tests, se mette en place.

  • david62
    • Posté à 16h48 le 16/11/2007
    • Internaute 21576

    bientot on aura les nanoarmes de guerre on pourra tuer tous les antisarko cool

  • Anonyme

    je serais curieux de savoir de quelles façons l’auteure de cet article est devenue spécialiste en environnement !
    je pensais que Rue 89 avait des intervenants un peu plus au fait des sujets qu’ils abordent.

    • Pierre Haski
      Pierre Haski
      Cofondateur Rue89
      • Posté à 18h28 le 16/11/2007
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      Cliquez sur son nom et vous verrez la biographie d’Hélène qui mérite mieux que cette remarque méprisante. Si vous avez des objections de fond à l’article, exprimez-les.

      • Anonyme répond à Pierre Haski

        Cette dame est annoncée comme écrivain spécialisée en environnement et non pas comme spécialiste en environnement ce qu’elle n’est pas à la lecture de sa bibliographie.Donc pas d’ambiguité.
        Et on en prend, on en laisse et on poursuit si on veut en savoir plus auprès de ceux qui sont des spécialistes du sujet (avec toutes les précautions nécessaires lorsque on écoute ceux qui sont spécialistes ou experts car peu le sont réellement)
        Alain

  • david62
    • Posté à 16h56 le 16/11/2007
    • Internaute 21576

    sarko le roi ecolo je rappel que c’est sarko qui a fait le grenelle de l’environnement.LOl

  • Anonyme

    pour plus d’infos sur les nanotechnologies, leur développement français (grenoblois) je vous conseille le très complet site Lien rubrique « nécrotechnologies »

  • Anonyme

    très bon article, salutaire en ces périodes de désintéret des futurs problèmes, de politique de l’autruche pour tous ces problèmes technologiques qui nous arrivent dans la tête à vitesse grand V (lire « la révolution de l’Ubimédia » par la FING (fondation internet nouvelle génération)
    Que l’on parle de réalité augmentée, de fin de la vie privée, de seamless et de tyrannie de la technologie, d’environnement, de nanotechnologies, de réseaux sociaux, d’informatique ubiquiste...
    Les problèmes à résoudre ensemble sont légion, les questions à poser, les barrières à mettre aux producteurs, les recherches préalables, les applications du principe de précaution...
    Il est plus que temps de poser ces questions les yeux dans la réalité. Et ce ne sont pas les médias traditionnels qui vont remplir leur rôle d’information, vu que les contenus « anxiogènes » sont déplacés (merci M Joffrin). Nos supports médias ne servent plus qu’à diffuser l’envie des nouveautés qu’il faut absolument avoir, pas à prévenir ou réflechir sur ce quelles impliquent.
    A nous, donc, de faire pression pour que le débat soit lancé.
    Merci Rue89
    Pablus

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 17h27 le 16/11/2007
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Je vous dit pas la frime !
    Ou peut-on l’ acheter la super Machine à laver nanotechnologique ?

    • Hélène Crié-Wiesner
      Hélène Crié-Wiesner répond à Numerosix
      Binationale
      • Posté à 19h52 le 16/11/2007
      • Internaute 57
        Binationale

      Voici en tout cas le site de Samsung, et la présentation du SilverCare (sans mention du sujet qui fait polémique) : Lien

      • Numerosix
        Numerosix répond à Hélène Crié-Wiesner
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 23h38 le 16/11/2007
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Je plaisantais bien sur .
        J’ ai lu votre polard « Autant en rapporte le vent » sur les eoliennes et je l’ ai trouvé vraiment formidable . En avez vous un autre en preparation ?

        Cordialement .

  • Anonyme

    J’ignore tout de la technologie Samsung, mais je voudrais faire remarquer que si vous prenez du sel de cuisine (NaCl) mis en solution dans une certaine quantité d’eau vous allez obtenir une solution contenant des ions sodium + (entourés de molécules d’eau) et des ions chlorures - (entourés de molécules d’eau). On parle d’un sel totalement dissocié dans ce cas. C’est tout.

  • Anonyme

    Des chercheurs Ethiopiens ont clone Chirac en noir avec des poils de couilles qui lorsque le Chi se gratte les arpions en lachant des perlouses sur la terrasse du Majestic en matant les baigneuses, et bien ces illustres poils presidentiels captent la connerie Sarkozienne pour la restituer sous forme d’intelligence. C’est dingue non ? Meme Bernadette n’en est pas revenu sauf que le clone du Chi ne boit pas de Corona car il est Musulman d’ailleurs il va etre vire par Hortefeux...

  • Anonyme

    Les nanotechnologies, les technologies de l’ordre du nanometre, regroupent beaucoup de choses différentes (voir les commentaires). Il ne me viendrait à l’esprit de mettre sous une même legislation et de considérer comme également risqué l’utilisation d’un panier de basket, un airbus ou le viaduc de Millau sous pretexte que chacun d’eux mesure plus de 2 metres de haut.
    Mais l’article a un interet celui de mettre en évidence des lacunes dans les legislations actuelles.
    Je suis d’accord avec vous pour dire que l’on ne peut considerer des nanotubes de carbone comme des mines de crayons. Mais pour autant peut on les considérer comme des sels (ions) ? Il n’y a aucun fondement scientifique pour le faire.

    Pour moi, le terme de nanotechnologies n’a pas vraiment de réalité, si ce n’est marketing (pour journalistes, financiers, gogos) c’est le retour des enzymes gloutons (les nanotech de l’époque)
    La machine à laver aux ions n’est pas trés nouvelle, le principe était largement connu depuis des années. Seule nouveauté le dispositif et sa belle étiquette nanotech pour le vendre comme une découverte révolutionnaire aux gogos que nous sommes tous et toutes qui veut être sur de disposer du meilleur équipement et ne pas être socialement largué.
    Pour les cosmétiques il me semble que la legislation a été durcie en 2006 et impose maintenant de véritable essais de type clinique avant une mise sur le marché. Mais je crois plus à l’effet « Que choir » (qui a montré que certaines cremes avaient une efficacité mesurable donc un risque potentiel) qu’a l’effet nanotechnologies,ADN végétal ou phytostérol et j’en passe

    CA

  • Jean-Jacques Louis
    • Posté à 21h59 le 16/11/2007
    • Internaute 2277

    Vous savez, les ions pour laver le linge, c’est pas vraiment nouveau. N’importe quel savon ou détergent produit des ions quand on le dissout dans l’eau. Même quand les anciens utilisaient des cendres pour leur lessive, c’était déjà des ions qui agissaient. Ces cendres contenaient de la soude qui transformait les graisses en détergent et qui était aussi bactéricide.

    Idem pour les nanotubes. Récemment on a montré par diffraction de rayons X que les fameuses épées de Damas contenaient des nanotubes de carbone. Bien sûr, les forgerons de l’époque n’avaient pas la moindre idée de ce qui se passait dans leur acier mais, au moins, en appréciaient-ils les qualités exceptionnelles.

  • Servais-Jean
    • Posté à 02h00 le 17/11/2007
    • Internaute 4591
      43

    Ayant toujours pensé que les nanotechnologies étaient destinées à fabriquer des nanomachines permettant de façonner au niveau atomique des matériaux divers, je suis déçu de l’usage commercial, machine à laver, que l’on en fait.
    Les nanotubes de carbone ont plus de chance car ils servent à construire des structures trés résistantes en aviation en navigation ou dans l’industrie automobile.
    Quant aux danger de ces nano..., je ne vois pas...

  • Anonyme

    et notre nano president c’est pas du danger ça. ?
    on nous cache tout ! ! !

  • Anonyme

    Je ne comprends pas en quoi avoir des ions Ag+ dans l’eau est néfaste... Enfin pas plus que d’autres produits relâches dans les eaux usées, qui doivent aussi être traités.
    Il faudrait étudier toutes les conséquences dans la filière eau, mais cela ne me parait pas mauvais à première vue, étant donné qu’il faut réduire les impacts environnementaux de tout ce qui est produits vaisselles, machine à laver, etc. (greywater).
    De plus avec de tels types de machine à laver (pe lave vaisselle ?) et un traitement genre électrode pour récupérer ces ions, cela permettrait de relâcher une eau peu sale dans la nature, ou de la réutiliser sans traitements supplémentaires pour les toilettes, les douches, laver la vaisselle, etc...
    Toujours est-il que je ne comprends pas trop cette partie de l’article.

    Amicalement,

    Thomas

    • Hélène Crié-Wiesner
      • Posté à 22h23 le 17/11/2007
      • Internaute 57
        Binationale

      D’après les chercheurs que j’ai interrogé, les ions argent relargués dans les rivières font des dégâts sur les poissons. Ils ne disent pas que les produits vaisselle ou les lessives sont meilleurs, juste que les sels dissous sont mauvais pour la vie aquatique. C’est d’ailleurs à ce titre que l’EPA reprend le dossier.

  • Anonyme

    Beaucoup de réflexions et d’infos sur :
    Lien

  • Anonyme

    Je m’informe en arpantant assez régulièrement Rue89 que je suis depuis ses débuts. Je trouve très intéressante et instructive la lecture des commentaires des riverains. J’observe toutefois avec une grande inquiétude (l’éloignement de la France depuis deux ans explique sans doute cela)la fréquence accrue des commentaires « agressifs », « méprisant », « irrespectueux »...
    Pour être honnête, ne connaissant absolument rien au sujet qui nous occupe ici, j’ai moi même été un peu déçue par l’article qui semblait en effet alerter sur un danger potentiel qui n’est cependant pas précisé.

    Quels que soient les qualités et mérites de l’auteure en traitant ce sujet, je trouve très inquiétant que certains commentateurs se montrent si peu respectueux de son travail et de celui de Rue89 en général. Il me semble, mais c’est une impression très personnelle, que le commentaire sur Internet est devenu un défouloir géant pour quiconque éprouve le besoin de déverser haine, rancoeur, jalousie et autres sentiments de la même catégorie. Sans doute un effet pervers, parmi d’autres, du Web 2.0.

    J’ai sans doute eu la naïveté de croire que ce que je croyais être une sorte « d’esprit Rue89 » serait partagé par un plus grand nombre et pour plus longtemps. Un media gratuit, interactif, une expérience nouvelle du journalisme, tout y était pour espérer s’abreuver à une nouvelle source d’information.

    De plus en plus de commentaires postés sur ce site sont tuent peu à peu cet esprit, par manque d’intelligence, de courtoisie, d’honnêteté, de savoir vivre et de bon sens. Il ne manquait plus que ça, exiger des journalistes toujours plus, comme on revendique pour péserver ses droits acquis, comme on demande à l’Etat d’en donner toujours plus. A quand la grève pour protester contre la qualité de Rue89 ?

    Je souhaite bien du courage à MM. Haski et consorts, que mon pessimisme n’entame pas leur enthousiasme...

    • Anonyme

      Oui rien ne sert de déblatérer.
      L’article d’Hélène Crié est utile. Comme tout processus d’information, il est un appel à des compléments et c’est la chance de ce site Rue 89 que de nous permettre de creuser les questions ensemble...

      Si nous avons du mal à saisir les enjeux et risques des nanos c’est que nous sommes confrontés à des situations de développement technologique complexe et plein d’incertitudes.
      ET c’est à cet endroit que nous devons focaliser nos efforts me semble-t-il. Je suggère d’interroger ces incertitude et de voir comment nous nous organisons collectivement avec un principe de base : celui de la précaution. Avons nous les organes pour fabriquer nos priorités collectives ? Pour peser utilités contre futilités ? Pour cerner l’intérêt des projets technologiques face aux urgences sociales, sanitaires, ethiques et de solidarité avec les pays du sud ?

      L’association VIVAGORA a pris l’initiative du debat sur les nanos fin 2005. Elle a mené à Paris six débats (NANOMONDE) puis six autres à Grenoble (NANOVIV).
      Elle développe actuellement avec le CNAM (Conservatoire arts et metiers (paris) un NanoForum permanent sur les produits nanos. Le dernier sur les nanociments a montré combien les acteurs sont « le nez dans le guidon » et n’intègrent pas les questions de risques sanitaires.
      La prochaine reunion au CNAM est prévue le 6 decembre sur les nanocosmétiques... Toutes les infos sont dispo sur le site Lien.

      De même un espace d’info sur les nanos est ouvert depuis 3 ans a l’adresse Lien.

      Nous avons tous à contribuer à l’interpellation des responsables industriels, académiques, pouvoirs publics et politiques.
      La direction SANCO a organisé le 26 octobre denier un débat de parties-prenantes sur la nanofood ou l’on a vu le directeur de la SANCO lui-même, enjoindre les responsables de Danone, Nestle, Kraft ... de donner les informations sur leurs produits contenant des nanoparticules.
      C’est dire qu’il faut donc questionner le système pour le secouer !

      Nathalie dG.

      • karlM
        karlM
        Précaire
        • Posté à 21h02 le 18/11/2007
        • Internaute 21378
          Précaire

        Encore une invention de la « science sans conscience qui n’est que ruine de l âme » . Amiante dans l’air, DDT, lindane dans la terre, PCB dans nos rivière, CFC dans le ciel...liste non exhaustive, hélas.
        Voici un site pour des infos non commerciales sur les nanotechnologies sortie des nanos cerveaux de chercheurs.
        Lien

    • Hélène Crié-Wiesner
      • Posté à 22h42 le 17/11/2007
      • Internaute 57
        Binationale

      Je suis bien d’accord avec vous. Heureusement, une grande partie des commentaires sont intéressants, enrichissent le sujet, posent de nouveaux débats. Mais souvent, j’ai juste envie de décrocher, incapable de comprendre comment la simple lecture d’un article peut déclencher une telle avalanche d’insultes, ou de mépris pour son auteur. Est-ce que que ces gens agressifs ont la moindre idée du temps qu’il faut pour enquêter, trouver des sources multiples, écrire, relire, vérifier, racourcir parce qu’on ne peut décemment pas faire trop long sur le web, se dire qu’on va se faire engueuler parce que le lecteur va trouver qu’on ne donne pas assez de détails, ralonger, et puis non, couper encore, et finalement envoyer le papier. Et puis... se faire traiter de mauvais journaliste au final ! D’accord, si je ne suis pas contente, je peux changer de métier, je sais. Désolée, des fois j’en ai marre !

      • thierry reboud
        • Posté à 13h15 le 18/11/2007
        • Internaute 20923

        Pitié, non ! Ne vous découragez pas, vous nous êtes utile, ne serait-ce que parce que nous ne comprenons pas tous les implications au moins techniques de ce dont vous nous parlez... Si vous partez planter des choux, nous devenons quoi, hein ?

        Quant aux commentaires farcis d’insultes et de mépris, il suffit de les lire pour se rendre compte qu’ils sont bien souvent le fait de personnes qui ne sont pas même capables de lire un article : que penser de cet intervenant qui vous reproche de n’être pas au point sur les produits disponibles en France, quand la chose est en toutes lettres dans votre article ? Et qui vient ensuite vous reprocher votre agressivité ?
        Je ne suis même pas sûr qu’il soit utile de répondre à des commentaires pétris d’autant d’ignorance que d’arrogance...

        Merci pour votre travail.

  • Anonyme

    Quelqu’un ici a lu « Prey » de Micheal Crichton ?

    Je vous le conseil : D un très intéressant bouquin de science-fiction sur les nano tech...

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