American Miroir

Après avoir scruté, dans le blog "American Ecolo", les débats, innovations et curiosités du domaine de l'environnement, Hélène Crié-Wiesner, journaliste binationale vivant aux Etats-Unis, ausculte les Americains dans leur quotidien : pourquoi sont-ils différents ?

Les Etats-Unis, ce pays où les couples non mariés n’ont pas de nom

Publié le 06/02/2013 à 14h52

Les Américains débattent du « mariage pour tous » depuis si longtemps qu’ils devraient avoir épuisé le sujet. Mais non ! Ils adorent se marier en général, et trouvent sans cesse de nouveaux angles de discussion. Par exemple :

  • quel nom donner à son (sa) partenaire quand on n’est pas (encore) marié ?
  • ou encore : le mariage est-il un truc bourgeois ou révolutionnaire, plan-plan ou enthousiasmant, institution émancipatrice ou carcérale ?

Ces prises de tête passées de mode en Europe du nord titillent d’autant plus aux Etats-Unis que, mine de rien, l’union libre y gagne du terrain.

Du moins, c’est ce que disent les journaux. Pour ma part, depuis douze ans que je vis ici, je suis toujours étonnée de voir autant de jeunes encore en fac déjà mariés, si peu d’adultes sans alliance au doigt, et tant d’incompréhension générale face à l’idée toute bête de vivre ensemble sans passer par le mariage. Quitte à accumuler les divorces.

La bande-annonce de « Bachelorette »

Rien d’étonnant, dans un tel paysage, à ce que les gays américains aient réclamé depuis si longtemps le droit à l’égalité matrimoniale, là où les homos français se sont longtemps satisfaits du Pacs.

Ici, les couples non mariés n’ont aucun statut

Je n’ai pas réussi à trouver de pourcentages permettant de comparer l’état matrimonial de nos deux pays, âge par âge, taux de divorce, de remariage, etc, mais voici deux chiffres :

  • en 2009, moins de 4 mariages ont été célébrés pour 1 000 habitants en France ;
  • contre 6,8 mariages pour 1 000 habitants aux Etats-Unis.

Ici, les couples non mariés n’ont aucun statut, alors qu’en France, comme l’explique doctement à ses lecteurs le guide « Just Landed », les gens ont le choix entre trois sortes de vie commune en plus du mariage :

« La loi française fait la distinction entre les couples “non officiels” (en union libre) et “officiels” (en concubinage simple ou en Pacs). »

Elaine Sciolino, une des correspondantes du New York Times à Paris, tentait d’expliquer la mentalité hexagonale à ses lecteurs, le week-end dernier, sous ce titre ironique : « Les Français débattent du mariage gay, à leur manière » :

« La campagne pour la légalisation du mariage homosexuel intervient précisément quand le mariage hétérosexuel n’intéresse plus grand monde. »

Affolement général : l’âge du mariage recule

Tout de même, à défaut de renoncer au mariage, les jeunes Américains font comme tous ceux du monde occidental : ils prononcent leurs vœux de plus en plus tard. Ce qui ne les empêche évidemment pas de « coucher » avant. D’où l’affolement des églises, ligues familiales et même institutions gouvernementales, qui se mobilisent pour revigorer l’institution.

Deux livres sont sortis presque ensemble en 2012, racontant les efforts surhumains déployés par le gouvernement des Etats-Unis, les Etats, et la société civile dans son ensemble pour tenter d’enrayer la baisse des mariages en espérant qu’il en est encore temps.

  • « One Marriage Under God : The Campaign to Promote Marriage in America » (Un Mariage au nom de Dieu : la campagne pour promouvoir le mariage en Amérique), de Melanie Heath, donne le détail incroyable des fonds publics affectés aux actions d’éducation et d’incitation au mariage ;
  • « Not Just Roommates : Cohabitation after the Sexual Revolution » (Pas juste des colocataires : la cohabitation après la révolution sexuelle), de Elisabeth Pleck, retrace les combats pour le droit à l’union libre depuis les années 60.

« Mari » et « femme », trop vieillot, trop connoté

Paradoxalement, grâce au livre de Pleck, on comprend mieux pourquoi certains Américains sont si attachés au mariage, qu’ils considèrent comme un acquis social obtenu de haute lutte : à l’époque où les mariages inter-raciaux étaient interdits, les amoureux n’avaient d’autre choix que de vivre en union libre, marque infâme d’inégalité sociale. Comme les gays aujourd’hui dans la plupart des Etats.


Tout ce tintouin français récent, et américain depuis des lustres, a incité une écrivaine – mariée – à réfléchir à ses propres réticences envers le mariage et ses résonances vaguement passéistes et bourgeoises. Margot Page explique dans le NYT que l’appétit de ses amis gays pour cette institution désuète l’a réconciliée avec sa propre situation conjugale.

Sa rhétorique est surprenante, mais son raisonnement vaut d’être examiné. Margot, donc, et son mari Antony sont mariés depuis 22 ans, mais ont toujours mal assumé la terminologie « archaïque » de la chose. Ils emploient les mots « husband » (mari) et « wife » (femme) avec des pincettes ironiques :

« Le langage a une signification précise, et ce vocabulaire attribuant des rôles dans le mariage représentait un style de vie qui ne me convenait pas. Pendant des années, j’ai usé d’alternatives que j’espérais plus modernes : partenaire, co-parent, meilleur-ami-partageant-mon-lit…

Mais j’avais sans cesse l’impression désagréable de voler ces mots, soit à mes amis gays et lesbiennes qui, eux, n’étaient pas autorisés à les employer, soit à d’autres hétéros plus braves que moi, plus anticonformistes. »

« Les gays ont adoré la vieille terminologie du mariage »

Ces derniers temps, Margot et son Tony ont capitulé, assumant enfin d’être nominalement des époux. Mais ils n’avaient pas vu venir l’appétit des homos pour ces mêmes étiquettes officielles :

« Et vlan, ils se sont ramenés avec ça, revendiquant la vieille terminologie. Utilisant le lexique du mariage traditionnel, non de la manière dont je l’avais fait, avec ironie, mais dans l’esprit sincère d’échange de leurs vœux. Ils adoraient ça ! »

Margot Page bat donc sa coulpe, se demandant honteusement « qui elle est, elle, pour avoir oser réclamer une alternative ». Et, profondément empathique, elle conclut par une nouvelle allégeance à l’institution conjugale :

« Mes amis homos (same-sexing pals), laissez-moi vous dire ceci : mon incapacité à utiliser certains mots sans ironie n’est rien en comparaison de notre longue histoire sociale qui vous a brimé tout ce temps. Je sais que ma minuscule victoire linguistique est négligeable en comparaison de celle que vous êtes en train de remporter pour l’égalité dans le mariage pour tous.

Je m’excuse à l’avance pour les accusations dont vous allez faire l’objet : que vous désanctifiez l’institution du mariage.

Mais sachez que pour beaucoup d’hétéros, au contraire, vous la resanctifiez. Vous la revivifiez. Sachez que, quand je vous entends prononcer les mots “mari” et “femme” avec tant de révérence et d’amour, je me souviens que je peux, moi aussi, les dire. »

Les couples non mariés galèrent pour se trouver des noms

Après cet ode vibrant au mariage, comment d’irréductibles concubins, farouches partisans de l’union libre, courageux Américains bravant les usages sociaux, oseraient-ils encore la ramener avec leur refus de l’engagement signé ?

Un excellent reportage du NYT – encore lui – est paru début janvier, tout aussi long que la tribune précédemment citée, mais que je vais résumer davantage après cette introduction :

« Maintenant que nous sommes parvenus à un certain consensus sur le mariage pour tous, passons au puzzle suivant : comment appelle-t-on deux personnes agissant comme si elles étaient mariées, mais qui ne le sont pas ? »

Notez qu’on ne s’intéresse plus au sexe des personnes en question ; il peut s’agir aussi bien de couples hétéros que homos.

« Amant » ? Trop sexualisé

On n’est pas en France où, après bien des années de flottement et avec la multiplication des unions civiles, les termes « compagne » et « compagnon » semblent être entrés dans le langage courant, du moins pour les adultes. Aux Etats-Unis, dès qu’un enfant désiré paraît, il est encore rarissime que les parents ne se marient pas.

« Tous s’accordent à reconnaître que “partenaire” sonne horriblement : trop anodin, vide, froid.

“Amant” est peut-être pire : trop sexualisé, graphique, uni-dimensionnel.

“Boyfriend” fait gamin.

“Significant other” [intraduisible, ndlr] : trop années 80.

“Ami spécial” ou juste “ami”, utilisé par les plus de 65 ans : carrément ridicule. »

La lexicographie légale n’apporte aucune lumière puisque, contrairement à la France où le terme « concubin » existe dans la loi, les démographes américains n’ont pas ressenti le besoin de recenser les unions libres avant 1980. Le NYT explique :

« Jusque dans les années 70, les “ faux époux ” étaient si rares et si tabous qu’on n’avait pas besoin de les compter. Lors du recensement de 1980, on a fait un effort pour évaluer le nombre de ces créatures, en les dénommant “personnes de sexe opposé partageant un lieu de vie”, POSSLQ, à prononcer “possle cue”. »

L’humour, quand les gens ne sont pas à l’aise

Un autre terme est souvent utilisé dans les médias, qu’on retrouve aussi dans cet article du NYT : « Paramour. » J’aime bien. Mais pas Carmen Fought, linguiste du Pitzer College, qui considère que les petits noms rigolos sont révélateurs d’un inconfort général vis-à-vis des couples non mariés :

« L’humour est la stratégie courante pour faire face aux bizarreries sociales. Quand ils ne sont pas à l’aise, les gens se réfugient dans le sarcasme. »

Carmen Fought prend l’exemple du titre « Ms », contraction de « Mrs » (Mme) et « Miss » (Mlle), qui est apparu dans les années 70 et désormais prévaut aux Etats-Unis pour toutes les femmes :

« Quand on aura trouvé là aussi la bonne terminologie, vous verrez que ça changera la manière dont pensent les gens. »

Voilà. Toutes ces histoires américaines superficielles et vaguement hors-sujet pour vous distraire du très sérieux débat en cours à l’Assemblée nationale française…

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  • spartak
    spartak
    (comité libertaire lyophilisé)
    • Posté à 14h58 le 06/02/2013
    • Internaute 84113
      (comité libertaire lyophilisé)

    Quel que soit le statut de l’union considérée, le meilleur nom à donner au partenaire est celui qui ne le met pas en rogne à 7 h du matin.

  • DiaboloSatanas
    DiaboloSatanas
    Fou du volant
    • Posté à 15h05 le 06/02/2013
    • Internaute 79165
      Fou du volant

    Je t’aime et je crains
    De m’égarer
    Et je sème des grains
    De pavot sur les pavés
    De l’anamour

  • Quand Le Tigre Lit
    Quand Le Tigre Lit
    en rédaction de Sutras du Tigre
    • Posté à 15h09 le 06/02/2013
    • Internaute 189949
      en rédaction de Sutras du Tigre

    « Partner », ça me rappelle la marque de la voiture homonyme qui a fait un flop, justement parce que c’était trop froid et « business » comme nom.

    « Compagnon » est parfait pour la langue française, d’ailleurs ce terme est souvent repris (dans la traduction) dans l’essai de Julian Jackson, Arcadie. Peut-être que cet historien a une idée du terme anglais adéquat ;

    • Moby Dick37
      Moby Dick37 répond à Quand Le Tigre Lit
      Se jouer des tempêtes ...
      • Posté à 15h24 le 06/02/2013
      • Internaute 114534
        Se jouer des tempêtes ...

      C’est le terme certainement le plus approprié pour les membres de couple qui veulent faire un bout de chemin ensemble , que l’on soit marié ou pas.

      • Joseph Gratteur
        Joseph Gratteur répond à Moby Dick37
        Working class bléro
        • Posté à 15h30 le 06/02/2013
        • Internaute 164574
          Working class bléro

        Compagnon du devoir, de route, de la libération...

         
        • Moby Dick37
          Moby Dick37 répond à Joseph Gratteur
          Se jouer des tempêtes ...
          • Posté à 16h00 le 06/02/2013
          • Internaute 114534
            Se jouer des tempêtes ...

          Là , ça dépasse , et de loin , la notion de couple.

        • Quand Le Tigre Lit
          Quand Le Tigre Lit répond à Joseph Gratteur
          en rédaction de Sutras du Tigre
          • Posté à 18h28 le 06/02/2013
          • Internaute 189949
            en rédaction de Sutras du Tigre

          En effet, du latin cum-panem, celui avec qui on partage le pain.

          D’où le terme « copain ». Pour le féminin de ce dernier terme, je vous laisse en tirer (ce verbe est adapté ici) les conséquences.

        2 autres commentaires
    • bibimbap
      bibimbap répond à Quand Le Tigre Lit
      en travaux
      • Posté à 14h08 le 08/02/2013
      • Internaute 86441
        en travaux

      J’y arrive pas compagnon, je trouve que ça fait catho de gauche.

  • pablico
    pablico
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 15h11 le 06/02/2013
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    Les conventions sociales, travaillent surtout ceux qui préfèrent paraitre, qu’être.

    ceux de l’être, sont soit contents de leur statut social, soit assument.

    • Joseph Gratteur
      Joseph Gratteur répond à pablico
      Working class bléro
      • Posté à 15h28 le 06/02/2013
      • Internaute 164574
        Working class bléro

      Et être, incarner, une convention sociale, c’est paraitre sincère ?
      Etre américain ou paraitre américain, ca veut peut être dire la même chose là bas -).

      • pablico
        pablico répond à Joseph Gratteur
        Co-NOBEL de la Paix
        • Posté à 16h48 le 06/02/2013
        • Internaute 14278
          Co-NOBEL de la Paix

        Entre l’être et le paraitre, certains s’embrouillent et ne reconnaissent pas leurs petits.

        C’est ce qui m’amuse toujours, tout le monde un jour y a été plus ou moins confronté.
        Mais de là à s’en rendre compte, c’est autre chose.(le sel de la chose)

  • bozox
    • Posté à 15h16 le 06/02/2013
    • Internaute 28752

    Il me semble que le mariage est profondément contraire à notre devise républicaine. Comment peut-on être marié et libre, marié et égal, marié et fraternel ? Supprimons cet archaïsme.

  • The Corpse Grinders
    The Corpse Grinders
    Cannibale Furax
    • Posté à 15h23 le 06/02/2013
    • 183627
      Cannibale Furax

    Bonjour Hélène et merci pour votre article qui nous change du lourd débat ici. Je suppose qu’on observe des différences en fonction des états et de leur situation géographique, non ?

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 15h29 le 06/02/2013
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    Merci Hélène pour ces visions d’outre atlantique qui relativisent nos propres certitudes
    En ce moment en France, dans le débat sur le mariage gay on occulte le divorce.
    Mais pourquoi divorcer puisqu’ils tiennent tant à se marier ?
    on occulte aussi les cocus ; si j’ose dire
    Je pense que la vrai tendance maintenant c’est le couple non cohabitant
    (sauf a paris because le prix de l’immobilier)

  • Zééva
    Zééva
    Autistement vôtre...
    • Posté à 15h37 le 06/02/2013
    • Internaute 191780
      Autistement vôtre...

    Le mariage est une maladie grave et transmissible contre laquelle aucun remède n’a encore été trouvé.
    Bon, tant que mon mec n’est pas atteint, tout va bien. Bien que parfois, il me balance des petites phrases assassines qui ont le don de me mettre en rage. Du style : « Il s’agirait de réfléchir à régulariser notre situation un jour ou l’autre parce que s’il m’arrivait quelque chose »...
    C’est cela, camarade... On peut tromper une fois cent personnes. Mais on ne peut tromper cent fois une seule et même personne, disait je ne sais plus qui.
    Comme beaucoup, j’ai porté un collier. Et il fut bien lourd.

    • Bazingaa
      Bazingaa répond à Zééva
      au pays de l'Apfelstrudel
      • Posté à 15h49 le 06/02/2013
      • Internaute 194862
        au pays de l'Apfelstrudel
      • Zééva
        Zééva répond à Bazingaa
        Autistement vôtre...
        • Posté à 16h04 le 06/02/2013
        • Internaute 191780
          Autistement vôtre...

        Excellent. J’ai retrouvé celle ci aussi :
        Vous voulez un whisky ?
        - Juste un doigt
        - Vous voulez pas un whisky d’abord ?

         
        • fredpop
          fredpop répond à Zééva
          referenceur
          • Posté à 13h28 le 07/02/2013
          • Internaute 96355
            referenceur

          Ben alors, on ne connaissait pas ses classiques ? :)

        1 autres commentaires
    • Moby Dick37
      Moby Dick37 répond à Zééva
      Se jouer des tempêtes ...
      • Posté à 16h03 le 06/02/2013
      • Internaute 114534
        Se jouer des tempêtes ...

      Tu sais des fois on lutte , on fait la sourde oreille pendant longtemps , et puis un jour...

      • Zééva
        Zééva répond à Moby Dick37
        Autistement vôtre...
        • Posté à 16h05 le 06/02/2013
        • Internaute 191780
          Autistement vôtre...

        Oui, je sais. Mais je suis plutôt du genre têtue.

      • Mon-Al
        Mon-Al répond à Moby Dick37
        roturière : -)
        • Posté à 17h14 le 06/02/2013
        • Internaute 24219
          roturière : -)

        Moi je suis mal placée, vu que j’ai été mariée la plus longue partie de ma vie. Et avec le même : alors je dirais « compagnon » , c’est une bonne définition. Compagnon pour le meilleur et pour le pire.

    • Deamon7
      Deamon7 répond à Zééva
      Petit agité
      • Posté à 16h20 le 06/02/2013
      • 49273
        Petit agité

      J’approuve à 100%, moi pour l’instant je m’en tiens éloigné et si jamais je change d’avis, à la limite quand je serai quarantenaire je me trouverai une jeunette (avec toutes les mamies que j’ai serrées depuis que j’ai 20 ans la gente féminine me doit bien ça), ou bien une riche divorcée. Rien que l’idée de signer pour la vie et d’habiter sous le même toit, brrrrrr...

      • Zééva
        Zééva répond à Deamon7
        Autistement vôtre...
        • Posté à 16h32 le 06/02/2013
        • Internaute 191780
          Autistement vôtre...

        Un peu de respect pour les mamies ça t’étoufferait Deamon ?
        Fils de va !
         ; o)
        Depuis que mes enfants sont en âge de se marier, je flippe ma race qu’un de ces matins le téléphone sonne pour qu’ils m’anoncent leur union devant le maire. Si Dieu existe, et comme il ne m’a jamais rien épargné ce salaud, il pourrait au moins faire l’effort de me laisser tranquille sur ce point. J’ai toujours eu beaucoup de mal à mentir à mes enfants.

         
        • Deamon7
          Deamon7 répond à Zééva
          Petit agité
          • Posté à 16h43 le 06/02/2013
          • 49273
            Petit agité

          Ils ont bien de la chance, moi j’ai dû expliquer à mes parents que si il y faisaient la moindre allusion ou pire évoquaient d’éventuels petits-enfants je ne leur parlais plus. Du coup ils ne font plus d’allusion.

          • Mon-Al
            Mon-Al répond à Deamon7
            roturière : -)
            • Posté à 17h16 le 06/02/2013
            • Internaute 24219
              roturière : -)

            Et pourtant, c’est un art d’être grand-père ... : -)

            • Deamon7
              Deamon7 répond à Mon-Al
              Petit agité
              • Posté à 17h42 le 06/02/2013
              • 49273
                Petit agité

              Tout à fait, j’ai la chance d’avoir toujours les deux, et bien avec une génération d’écart on s’entend super bien et on se retrouve même sur pas mal de trucs étonnamment. Par exemple sur le fait que les babyboomers sont une bande de petits branleurs : -)

        • Tabac
          Tabac répond à Zééva
          De passage
          • Posté à 17h02 le 06/02/2013
          • 177241
            De passage

          Merdre on ne peut pas toper plusieurs fois !
          top top top
          tip top

        • simla
          simla répond à Zééva
          desperate housewife
          • Posté à 05h52 le 07/02/2013
          • Internaute 164811
            desperate housewife

          Dieu : créateur de tout et responsable de rien...te répondrais Laurent Baffie dans son dico.

          • Zééva
            Zééva répond à simla
            Autistement vôtre...
            • Posté à 06h21 le 07/02/2013
            • Internaute 191780
              Autistement vôtre...

            Va falloir que je me décide à l’acheter ce bouquin...

        6 autres commentaires
      • KayOo
        KayOo répond à Deamon7
        dans la Forêt Vierge.
        • Posté à 22h48 le 06/02/2013
        • Internaute 121002
          dans la Forêt Vierge.

        Deamon, en tournée dans vos maisons de retraite.

        Ce seduct(u)eur, wrrrr : p

         
        • Deamon7
          Deamon7 répond à KayOo
          Petit agité
          • Posté à 03h04 le 07/02/2013
          • 49273
            Petit agité

          Je fais les bars des grands hôtels. Y a toujours un iPhone ou une Cartier à piquer en se barrant de la chambre.

        1 autres commentaires
    • Nain Glumeux
      Nain Glumeux répond à Zééva
      Nalyseur de proximité.
      • Posté à 16h31 le 06/02/2013
      • Internaute 148099
        Nalyseur de proximité.

      Le mariage est une maladie grave et transmissible contre laquelle aucun remède n’a encore été trouvé.

      Tsk, tsk, tsk, quel mauvais esprit.
      Un genre de Maladie Socialement Transmissible, en fait.

      Le mariage permet de résoudre à deux des problèmes qui ne se seraient jamais posés si l’on était resté célibataire.

      • Frangipane-y-est
        Frangipane-y-est répond à Nain Glumeux
        Plante verte, rouge et noire.
        • Posté à 18h27 le 06/02/2013
        • Internaute 191696
          Plante verte, rouge et noire.

        Pierre Desproges !

         
        • Nain Glumeux
          Nain Glumeux répond à Frangipane-y-est
          Nalyseur de proximité.
          • Posté à 20h23 le 06/02/2013
          • Internaute 148099
            Nalyseur de proximité.

          Ah !
          Je pensais qu’il s’agissait d’une sorte d’adage populaire alors je suis allé vérifier sur le Nainternet.
          A quelques infimes différences de formulation près, j’ai trouvé deux auteurs : Tristan Bernard et Sacha Guitry.

          Ça n’est peut-être pas du Desproges, mais ça mériterait de l’être.

          • Frangipane-y-est
            Frangipane-y-est répond à Nain Glumeux
            Plante verte, rouge et noire.
            • Posté à 11h19 le 07/02/2013
            • Internaute 191696
              Plante verte, rouge et noire.

            Alors ça lui est faussement attribué je-ne-sais-plus-z’où ! Merci pour la correction.

            • Nain Glumeux
              Nain Glumeux répond à Frangipane-y-est
              Nalyseur de proximité.
              • Posté à 12h10 le 07/02/2013
              • Internaute 148099
                Nalyseur de proximité.

              Merci pour la correction.

              Correction partagée : -)

        • emiboot
          emiboot répond à Frangipane-y-est
          Mammifère
          • Posté à 16h30 le 07/02/2013
          • Internaute 81944
            Mammifère

          J’aurais dit coluche ?

        4 autres commentaires
    • Ermite
      Ermite répond à Zééva
      Anarchiste, pas gauchiste, (...)
      • Posté à 16h36 le 06/02/2013
      • Internaute 37758
        Anarchiste, pas gauchiste, (...)

      Est-ce que le fait qu’un homme vous ait précédemment fait « porter un collier » dans le cadre du mariage veut nécessairement dire que votre mec actuel ait l’intention de faire de même ?
      Ne faites donc pas payer à l’un les crimes de l’autre.

      Sa remarque est par ailleurs très pertinente.
      Le mariage comporte encore un certain nombre d’avantages spécifiques dont celui lié à la pension de réversion en cas de décès de l’homme.

      • Zééva
        Zééva répond à Ermite
        Autistement vôtre...
        • Posté à 17h05 le 06/02/2013
        • Internaute 191780
          Autistement vôtre...

        Biensûr qu’il a l’intention d’en faire de même. Je vis avec, je sais de quoi il est capable.
        Le fait que le mariage comporte quelques avantages est scandaleux. Il est scanaleux que des gens laids ou handicapés par je ne sais quelle maladie, ne trouvant ni âme soeur ni concubine ni épouse, ne puissent bénéficier des mêmes droits. Le droit à la vie, le droit à la vieillesse peinarde et tranquille.
        Le salaire universel pour tous et toutes bordel !

         
        • Ermite
          Ermite répond à Zééva
          Anarchiste, pas gauchiste, (...)
          • Posté à 17h29 le 06/02/2013
          • Internaute 37758
            Anarchiste, pas gauchiste, (...)

          Parfaitement d’accord avec vous pour ce qui est des avantages liés au mariage.
          Mais bon... il faut savoir composé avec la réalité (question de pragmatisme) tout en cherchant à faire évoluer les choses si possible bien sûr.

        • Bob Moog
          Bob Moog répond à Zééva
          Voltage Controlled
          • Posté à 18h06 le 06/02/2013
          • Internaute 136928
            Voltage Controlled

          Dommage qu’on ne puisse pas toper plusieurs fois ; -)

        2 autres commentaires
    • O.S.T.I.A.
      O.S.T.I.A. répond à Zééva
      ZAD
      • Posté à 23h24 le 06/02/2013
      • Internaute 191710
        ZAD

      tu veux m’épouser ?

      • Zééva
        Zééva répond à O.S.T.I.A.
        Autistement vôtre...
        • Posté à 06h18 le 07/02/2013
        • Internaute 191780
          Autistement vôtre...

        C’est bien payé ?
         ; o)

  • Nain Glumeux
    Nain Glumeux
    Nalyseur de proximité.
    • Posté à 15h41 le 06/02/2013
    • Internaute 148099
      Nalyseur de proximité.

    Etats-Unis : « Dans notre couple, tu es qui, toi ? »

  • J-B
    J-B
    Etudiant. Si si, pour de vrai.
    • Posté à 15h53 le 06/02/2013
    • Internaute 58527
      Etudiant. Si si, pour de vrai.

    Pourquoi pas un bon vieux « Ma femme » / « Mon homme » ?

    • Le_Dore
      Le_Dore répond à J-B
      • Posté à 16h11 le 06/02/2013
      • Internaute 165888

      Je déteste les filles qui parlent de « mon homme », je trouve ça horripilant, je sais pas trop pourquoi ... Ptetre l’effet hormone de bouc que ça évoque.
      Ma femme, c’est lambda car c’est aussi le féminin de mari, juste un rien vieillot.

      • Razielle
        Razielle répond à Le_Dore
        Artiste
        • Posté à 18h06 le 06/02/2013
        • Internaute 190854
          Artiste

        Ma femme c’est aussi horripilant que mon homme. Dire mon homme c’est dire qu’il est ma possession, mon objet. C’est pour ça que cela ne passe pas, vous avez pas l’habitude. Alors que ma femme, c’est tout à fait acceptable, un relent du bon vieux temps.

      • Frangipane-y-est
        Frangipane-y-est répond à Le_Dore
        Plante verte, rouge et noire.
        • Posté à 18h29 le 06/02/2013
        • Internaute 191696
          Plante verte, rouge et noire.

        Une excellente note de Boulet à ce sujet, d’ailleurs.

        « Mon homme » : faut qu’on sente les testicules tomber de chaque côté, blam ! Blam !

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