American Miroir

Après avoir scruté, dans le blog "American Ecolo", les débats, innovations et curiosités du domaine de l'environnement, Hélène Crié-Wiesner, journaliste binationale vivant aux Etats-Unis, ausculte les Americains dans leur quotidien : pourquoi sont-ils différents ?

Louer son logement, le nouveau rêve américain ?

Publié le 21/02/2013 à 18h56

« Desperate Housewives » : une maison dans Wistéria Lane (Photographerglen/Flickr/CC)

On n’a pas idée de la révolution qui agite les Etats-Unis depuis trois ans. Jusqu’alors vaguement honteuse, pas digne d’une famille stable et de citoyens travailleurs, la location est en train de gagner le respect de la société américaine.

La situation est abracadabrantesque : à cause de la crise, des millions de logements neufs ou abandonnés sont vides, mais pas à louer ; et des millions de gens sont en quête de location, alors que presque tout est à vendre. Personne n’a trop l’habitude de louer, ni les proprios, ni les demandeurs. Un immense flou paniquant nimbe cette transition sociale récente.

Prix
Précision : intentionnellement, j’ai indiqué peu de prix (à cause des stupides conversions euros-dollars), et aucune superficie, préférant éviter des comparaisons entre la France et les Etats-Unis. Celles-ci n’ont de sens que lorsqu’elles sont étayées par des explications contextuelles qui auraient considérablement allongé l’article.

Ma pratique personnelle m’a forgé une connaissance presque intime des coutumes immobilières américaines. Croyez-moi, j’ai dû plus d’une fois réajuster ma vision très française de la question logement !

Les contrats de location excédent rarement un an et, quand il faut partir, pas question de traînasser en faisant lanterner le proprio. Les locataires ont l’habitude curieuse de ravager les logements qui ne leur appartiennent pas, en tout cas de ne pas lever le petit doigt chez eux pour une réparation basique.

Vivre dans du moche et économiser pour un rêve

Objectif : économiser pour avoir les moyens d’acheter – ou de racheter – un jour. Pour moi qui ai loué mes appartement en France pendant 25 ans tout en m’y sentant parfaitement chez moi, j’ai toujours du mal à comprendre cette mentalité, ainsi résumée dans l’exemple suivant pêché dans le quotidien USA-Today.

Les parents Pierce et leurs trois enfants ont commencé à louer il y a deux ans, après avoir dû abandonner leur maison qui valait 550 000 dollars à la suite d’une perte d’emploi.

« Jessica Pierce est assise à la table de la cuisine, et elle montre les dalles brisées sur le sol. Elle n’a pas pris la peine de contacter le propriétaire, qui vit à New York, pour les réparer. La famille n’a pas envie de dépenser de l’argent pour des plantes dans le jardin, une moquette neuve, de la peinture sur les murs, ou du carrelage, comme ils le feraient s’ils étaient propriétaires, dit Jessica.

Les Pierce économisent pour se reconstituer un apport personnel. C’est 1 000 dollars par mois pour louer cette maison, contre 3 000 qu’ils rembourseront quand ils auront à nouveau un crédit immobilier. Jessica dit qu’ils comptent les jours qui les séparent du moment où ils pourront redevenir propriétaires. »

Les familles achètent, revendent, rachètent au gré de leurs migrations professionnelles, de leurs déboires ou de leurs envies. Il est vrai que les transactions immobilières prennent moins de temps qu’en France.

J’ai acheté ma maison sans l’avoir jamais vue

Pour donner une idée, quand ma famille a quitté Houston (Texas) en 2006 pour Raleigh (Caroline du Nord), mon mari (américain) y a acheté en catastrophe une nouvelle demeure que je n’avais jamais visitée parce que j’étais coincée au Texas par mon boulot. J’aurais volontiers loué pour voir venir, mais ça n’était pas dans les mœurs locales.

Pertes de maison

On en parle moins que dans les premières années de la crise dite « des subprimes », mais le nombre Américains expulsés de leurs maison reste considérable.

Nombre de maisons saisies pour défaut de paiement : 640 000 en 2004 ; 1 215 304 en 2006 ; plus de 3 millions en 2008 ; près de 4 millions en 2011.

Taille moyenne des logements familiaux par pays : 214 m2 aux USA, 113 m2 en France, 76 m2 au Royaume-Uni.

Autre spécificité américaine : les gens gagent leur maison, même pas finie de payer, pour obtenir des crédits à la consommation qui rallongent d’autant le montant et la durée de leur dette immobilière. Quand on est juste locataire, on n’a pas accès à cette possibilité de crédit appelée « equity ».

Cependant, la crise de 2008 a changé pas mal d’habitudes. Vu d’Europe, on imagine sans peine les millions d’Américains ayant été chassés de leur maison par la crise des subprimes s’être résolus, la mort dans l’âme, à redevenir tous locataires.

Devenir locataire, ou le redevenir, la belle affaire ! Sauf que si les maisons désertées se comptent désormais par millions, elles ne sont pas à louer. Ou si elles le sont, elles se trouvent au mauvais endroit, dans des régions où le chômage frappe fort, alors qu’il y a une pénurie grave de logements là où il y a du boulot (par exemple dans les nouvelles régions gazières où les foules d’ouvriers et d’ingénieurs dorment dans leurs voitures).

Impossible de louer des logements destinés à la vente

De même, dans tout le pays, des milliers de lotissements complètement neufs attendent en vain des acheteurs : leurs promoteurs ne peuvent pas les louer car ces logements n’ont pas été financièrement conçus pour ça.

Dans les centres-ville, sortis de terre autour de 2008, des immeubles d’appartements à vendre restent désespérément vides pour la même raison. Certains finissent par se remplir à la vitesse de l’éclair lorsque le vendeur, un groupe d’investissement immobilier, a fait faillite, et que sa propriété a été rachetée – souvent pour une bouchée de pain – par un autre groupe cette fois spécialisé dans la location.


Capture d’écran de www.apartments.com

Dans les centres-villes de Raleigh et Durham, deux villes hyper dynamiques où l’immobilier était florissant avant la crise, j’ai assisté en direct à ce phénomène : une fois achevés, des centaines d’appartements trop chers n’ont été occupés qu’après leur reconversion laborieuse en location. Malgré les loyers toujours élevés, ils ont trouvé preneurs instantanément. Quelques échantillons avec photos sur ce site.

De même qu’en France se loger à Paris est un cas à part, ce que je raconte ne concerne pas New York ou certaines grandes villes américaines aux microclimats immobiliers spécifiques, où le marché de la location ressemble davantage à celui de Paris ou Londres.

Ne concerne pas non plus les populations très défavorisées qui n’ont jamais eu accès, même en rêve, au crédit immobilier facile d’avant la crise. Encore que certains pauvres étaient propriétaires de leurs trailers (sortes de caravanes fixes), et qu’ils n’ont pas non plus échappé aux expulsions.

La mutation affecte les classes moyennes et supérieures

Les classes moyennes presque pauvres et les gens complètement pauvres se logent en général dans des maisons pas terribles éternellement louées, ou dans des appartement modestes situés dans des « housing projects », l’équivalent de nos HLM. Pour cette catégorie sociale, crise ou pas, la situation n’a pas vraiment bougé, taux de chômage mis à part.

La mutation en cours concerne massivement la classe moyenne intermédiaire, voire supérieure. En octobre, le même article de USA-Today signalait que « les nouveaux locataires sont des familles avec deux enfants, un chien et un bocal à poisson rouge ». Sous-entendu : pas des familles monoparentales avec une ribambelles d’enfants à problèmes.

« D’ici à 2015, trois millions supplémentaires d’anciens propriétaires expulsés à cause de faillites personnelles vont chercher à louer des maisons familiales. Ce type d’habitat a déjà été le secteur le plus actif du marché de la location entre 2005 et 2010, selon le bureau du recensement. Sa croissance continue est sans précédent. »

Les promoteurs-constructeurs s’adaptent, évidemment : selon une émission récente de la radio publique NPR, 300 000 logements familiaux destinés à la location se construisent désormais chaque année. Bien loin d’être suffisant, selon les spécialistes de NPR :

« En 2003, 2,5 millions de personnes ont cherché une location sans en trouver, et six millions seront dans le même cas en 2013. »

Pourquoi pas plus de constructions pour la location ?

Pourquoi diable ne pas bâtir davantage de logements à louer quand la demande est si grande ? C’est que, quand il s’agit de projets destinés à la location, les promoteurs n’obtiennent pas auprès des organismes prêteurs les crédits nécessaires à l’achat des terrains et à la construction.

Les prêteurs veulent une rentabilité immédiate que seule la vente peut apporter, quand les profits d’un parc à louer sont étalés sur de longues périodes.

Sans compter qu’avec les contrats types de location, limités à un an, le turn-over des locataires est considérable. Moquettes, peintures, électroménager (en général fourni), il faut rénover, ça coûte cher au propriétaire. Vendeur ou loueur, ce n’est clairement pas le même métier.

Et encore, je parle des professionnels du logement. Mais des millions de maisons ordinaires, plus ou moins grandes, plus ou moins belles, plus ou moins neuves, poireautent depuis des années, vides, sur le marché. Leurs propriétaires sont partis ailleurs parce qu’ils ont trouvé un travail dans un autre Etat, laissant leur bien en vente sur internet.

Parfois, ils se résolvent à louer en attendant de vendre. D’où l’intérêt pour eux des contrats-types de location d’un an, non automatiquement renouvelables. Mais ces loueurs d’occasion ne sont pas capables d’assurer correctement l’entretien de leur bien quand il est loué. Aussi, progressivement, des quartiers entiers changent d’allure.

Des Etats limitent le pourcentage de locations dans les quartiers

Aux Etats-Unis, où les quartiers sont la plupart du temps des lotissements en copropriété, l’éclairage, les parties communes comme les aires de jeu, la piscine ou le local à poubelle, sont gérés par les propriétaires à demeure. Lorsque les locataires deviennent trop nombreux, les quartiers ne sont plus entretenus et se dégradent, les maisons se dévalorisent.

Certains Etats particulièrement touchés par le chômage, les faillites personnelles et le départ de leurs habitants vers des cieux économiquement plus florissants assistent avec inquiétude à ces mutations urbaines inquiétantes.

Plusieurs villes du Minnesota, par exemple, ont passé des lois limitant le pourcentage de logements pouvant être loués dans les quartiers (« blocks »). On peut comprendre les élus, affolés par ce bouleversement de toute la vie sociale traditionnelle.

Quand les locataires ne restent pas longtemps en place, les familles s’investissent peu dans les équipements et les services collectifs, et la qualité des écoles en souffre. Les profs n’ont plus assez de bénévoles pour les aider, les organismes caritatifs non plus, et les associations sportives, toujours animées par des parents, périclitent.

La « nation de propriétaires » retrouve sa liberté

Autant dire que le modèle américain tout entier, basé sur une « nation de propriétaires », est en danger. Quoique… Ce pays étant peuplé d’optimistes, des voix enthousiastes s’élèvent déjà pour applaudir le changement de tendance.

Dans cette émission de NPR, intitulée « Pour ou contre la location des logements », des auditeurs enthousiastes téléphonaient et vantaient la nouvelle liberté qu’ils étaient en train de découvrir :

  • « Nous sommes encore peu nombreux, mais nous avons compris que la location était un gage de liberté : pouvoir déménager au gré des opportunités professionnelles sans perdre l’apport personnel investi dans une maison qui ne se revend pas, c’est formidable. »

  • « Ce ne sont plus seulement les pauvres, les jeunes et les marginaux qui louent, ça concerne tout le monde. Ainsi, la location est en train de gagner le respect de la société. »

Enfin, cet argument que je trouve merveilleux :

« La location est une excellente façon de s’entraîner à se loger. On apprend à payer chaque mois pour l’endroit où on habite, c’est un bon début. »

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  • Fantomax
    Fantomax
    génie du mal
    • Posté à 19h29 le 21/02/2013
    • Internaute 157606
      génie du mal

    Un locataire, c’est toujours suspect.

  • elguterlo
    elguterlo
    Californicateur
    • Posté à 20h06 le 21/02/2013
    • Internaute 195934
      Californicateur

    Comme evoque dans l’article, le probleme est surtout qui’il y pas de necessite pour les proprietaires de louer leurs biens. Les taxes etant relativement faibles sur les habitations, il n’est pas assez avantageux de louer un logement avant de le vendre.
    Il faut aussi noter que la population americaine evolue, et que de fait les habitudes changent. Y-a-t-il une correlation entre le mode de vie des Latinos et l’augmentation des locations ?

    • jyeden
      jyeden répond à elguterlo
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 21h19 le 21/02/2013
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      pas de necessité de louer leurs biens ?
      mais s’il reste un credit sur la maison il faut regler les interets
      et si la maison est payée c’est un capital qui ne rapporte rien
      soit un prix de 400 000 dollars ça fait un manque à gagner de 1000 dollars par mois
      sans compter la dégradation d’une maison vide

    • Hélène Crié-Wiesner
      Hélène Crié-Wiesner répond à elguterlo
      Binationale
      • Posté à 21h33 le 21/02/2013
      • Internaute 57
        Binationale

      Les taxes sur les habitations ne sont pas toujours faibles, ça dépend des Etats. Au Texas, par ex, il n’y a pas d’impôt (autre que fédéral) sur les revenus, les impôts sont strictement sur l’immobilier. Du coup, les taxes foncières sont très, très élevées.
      Quant aux Latinos, la majorité sont pauvres et louent des trucs pas terribles. Mais quand ils peuvent acheter, ils se précipitent eux aussi, évidemment.

      • elguterlo
        elguterlo répond à Hélène Crié-Wiesner
        Californicateur
        • Posté à 23h09 le 21/02/2013
        • Internaute 195934
          Californicateur

        J’avais en tete l’exemple du Sud de la Californie ou lors d’une discussion avec une entreprise chargee de la gestion d’une maison saisie par une banque dans le cadre d’une hypotheque nous expliquait doctement que les banques preferaient garder leurs biens immobiliers pendant des annees en essayant de les vendre plutot que de les louer, la valeur du foncier allant forcement remonter un jour. En ce sens, il me semble qu’il n’y a pas d’avantages importants pour certains proprietaires a louer leurs biens

      • jyeden
        jyeden répond à Hélène Crié-Wiesner
        khmer vert ( age des caverne, (...)
        • Posté à 06h15 le 22/02/2013
        • Internaute 20631
          khmer vert ( age des caverne, (...)

        j’avais cru que les impots locaux était fonction du revenu. Mais peut etre est ce seulement ce qui correspond, plus ou moins, a la taxe d’habitation. Un ami me disait qu’il avait le choix a l’epoque de payer ses impots locaux soit à NY ou il travaillait soit dans l’etat ou il residait
        et qu’il devait faire plusieurs déclarations
        A l’epoque, il y a dix ans, il faisait faire sa déclaration par un pro

         
        • Hélène Crié-Wiesner
          Hélène Crié-Wiesner répond à jyeden
          Binationale
          • Posté à 13h34 le 22/02/2013
          • Internaute 57
            Binationale

          Non, les impôts fonciers sont calculés sur la valeur de la maison, estimée par l’administration locale selon la moyenne des ventes réalisées dans le quartier sur l’année précédente. Ce qui fait qu’on peut acheter une maison à un prix raisonnable, et, quelques années plus tard, parce que je quartier est devenu à la mode et très cher, être obligé de revendre dare dare parce qu’on ne peut plus payer les taxes.
          Certains se félicitent de ce système, qui permet de réaliser des belles plus-values. Moi, je trouve ça triste de ne pas pouvoir garder sa maison si on ne peut plus payer les taxes. (Mais il y a une limite à l’augmentation de l’impôt foncier quand les proprios sont vieux.)

        1 autres commentaires
    • LIVINGSTONE89
      LIVINGSTONE89 répond à elguterlo
      Explorateur
      • Posté à 09h25 le 22/02/2013
      • Internaute 198660
        Explorateur

      Le même phénomène va arriver en France !

      Madame Duflot fait tout pour décourager les propriétaires et les investisseurs, on peut parier un effondrement de l’offre locative dans les années qui viennent.

      C’est le socialo-écologisme en marche : tous dehors !

      • Moby Dick37
        Moby Dick37 répond à LIVINGSTONE89
        Se jouer des tempêtes ...
        • Posté à 15h50 le 22/02/2013
        • Internaute 114534
          Se jouer des tempêtes ...

        Devinette : qui était le petit ex-Président qui voulait une France de propriétaire (avec endettement maximum) juste au moment de la crise des subprime ?
        A se demander si vous ne seriez pas payé par les socialistes pour remettre en mémoire toutes les c...des gouvernements précédents.

  • uberto
    uberto
    mouuuais on verra plus tard
    • Posté à 20h49 le 21/02/2013
    • Internaute 187304
      mouuuais on verra plus tard

    Sinon on a des informations sur la répartition des locations. Avant la crise, les centres villes étaient plus ou moins délaissés au profit de la périphérie et des quartiers pavillonnaires. Des immeubles entiers se retrouvaient vides.
    Le changement de donne va peut être modifier les habitudes des américains dans ce domaine aussi.

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 20h56 le 21/02/2013
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    encore un tres bon article qui nous fait voir une amerique bien différente de notre pays. cette année en France, ce sont les maisons individuelles dont la construction va baisser (ouff !). Le cout du foncier individuel a considerablement augmenté (une part de cette augmentation venant des nouvelles normes) Du coup les primo accédants n’accèdent plus.
    C’est peut etre la fin du « reve français » : ces habitations individuelles dans des lotissements sans ames.
    et puis contrairement aux américains, l’espace nous est compté

    • LeTicien
      LeTicien répond à jyeden
      Informaticien
      • Posté à 22h20 le 21/02/2013
      • Internaute 91779
        Informaticien

      Concernant les primo accedants les Banques ne leur pretent plus depuis un bon moment meme avec 20% minimum d’apport autre raison de la penurie d’acheteurs. Concernant les normes ils nous emmerdent tellement que j’ai prefere acheter de l’ancien et faire les travaux moi meme les artisans sont trop cher et au black c’est risque.

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 21h04 le 21/02/2013
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    j’ai regardé un peu les site immobiliers us. Pauvres zhousewifes ! ! ça en leur fait du boulot ! ! ! ! une maison américaine c’est le bagne au niveau ménage

  • psych0Dad
    psych0Dad
    sociopathe
    • Posté à 21h12 le 21/02/2013
    • Internaute 81504
      sociopathe

    > Jusqu’alors vaguement honteuse, pas digne d’une famille
    > stable et de citoyens travailleurs, la location est en train de
    > gagner le respect de la société américaine.

    Comme dans votre article sur le mariage, vous generalisez a la « societe americaine » des comportements qui sont avant tout regionaux.

    • Hélène Crié-Wiesner
      Hélène Crié-Wiesner répond à psych0Dad
      Binationale
      • Posté à 21h37 le 21/02/2013
      • Internaute 57
        Binationale

      Ecoutez, mariage ou location, ce n’est pas une spécificité régionale. Ma belle-famille vit dans plusieurs Etats du Midwest, j’ai des copains en Californie, j’ai vécu au Texas, je connais pas mal la Louisiane, mon mari a des potes en Pennsylvanie, dans le Wisconsin, au Minnesota... je continue ?
      Dans ce blog, je raconte ce que je connais, et, c’est vrai, je lis et écoute aussi beaucoup la presse. Si je n’avais pas l’impression que ce sont des tendances de fond, je n’en parlerais pas.

      • psych0Dad
        psych0Dad répond à Hélène Crié-Wiesner
        sociopathe
        • Posté à 21h58 le 21/02/2013
        • Internaute 81504
          sociopathe

        Je n’aurais pas du dire « regionales » j’aurais du dire « locales ».

        Il y a des villes ou la location est parfaitement acceptee, de longue date. Vous mentionez New-York, qui est avec San Francisco la ville ou l’immobilier est le plus cher, mais il y a des tas d’endroits ou, malgre les prix abordables, la location est extremement courante et on trouve beaucoup de complexes locatifs de tres bonne tenue (pas des « projects »).

         
        • Guillaume H.
          Guillaume H. répond à psych0Dad
          chimiste in the U, S and A
          • Posté à 23h02 le 21/02/2013
          • Internaute 36087
            chimiste in the U, S and A

          C’est sur qu’a NYC, je ne me pose pas cette question car je sais que je ne peux pas y acheter....

          L’article vise plutot juste meme si j’enleverais le north east ou les habitudes sont differentes.

        • elguterlo
          elguterlo répond à psych0Dad
          Californicateur
          • Posté à 23h13 le 21/02/2013
          • Internaute 195934
            Californicateur

          pour prendre l’exemple de San Diego, CA, la plupart des locations sont pour des courtes durees type 1 an. Il est tres difficile de trouver des bails a long terme (Craig List our paddermap donnent une idee du marche).

          • psych0Dad
            psych0Dad répond à elguterlo
            sociopathe
            • Posté à 00h21 le 22/02/2013
            • Internaute 81504
              sociopathe

            Personne ne signe jamais un bail a long terme. Ca ne veut pas dire que la location est socialement mal acceptee.
            Je suis en ce moment a la fois locataire et proprietaire d’un logement que je loue. Le contrat est d’un an dans les deux cas.

        3 autres commentaires
  • J-B
    J-B
    Etudiant. Si si, pour de vrai.
    • Posté à 22h18 le 21/02/2013
    • Internaute 58527
      Etudiant. Si si, pour de vrai.

    Aussi sinistres que soient les conséquences de la crise, c’est assez comique d’observer ce jeu de dominos, quand le domino qui chute a marqué « nation de propriétaires » dessus.

  • Yaaakari
    Yaaakari
    Photographe - eye of the tiger (...)
    • Posté à 23h37 le 21/02/2013
    • Internaute 77957
      Photographe - eye of the tiger (...)

    Et en attendant de pouvoir louer ou acheter que font ces millions de familles américaines sans logis ? Il n’y a pas de réquisitions ? Ils dorment dans la rue ? Ils sont où ?

    réfugiés climatiques

    • Hélène Crié-Wiesner
      Hélène Crié-Wiesner répond à Yaaakari
      Binationale
      • Posté à 13h42 le 22/02/2013
      • Internaute 57
        Binationale

      Bonne question ! Je lis des tas de reportages montrant des familles entières entassées dans la famille des frères et soeurs, chez les vieux parents, chez des amis... Pour ceux qui n’ont personne pour les aider, il y a aussi les fameux villages de tentes, qui ont essaimé surtout dans les Etats les plus touchés, Arizona, Floride, Californie...
      Mais je crois surtout que, quand on parle de pénurie de location, c’est que les gens ne trouvent pas à louer ce dans quoi ils aimeraient vivre. Ils se débrouillent en louant n’importe quoi, genre des petits appartements pour des grandes familles.
      Sinon, les Etats-Unis regorgent de ce qu’on appellerait chez nous des « services sociaux », là-bas ce sont des églises et des assos caritatives, animés par des centaines de milliers de bénévoles, qui en font office : refuges, foyers, soupes populaires, etc...

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 23h42 le 21/02/2013
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Une question : comment font ceux qui n’ont pas d’argent, ni pour louer et encore moins pour acheter. ils squattent ? ou les équivalents du DAL, Jeudi noir et autres assos n’existent pas ?
    Le squat est tout un état d’esprit qui est peut être inconnu par la-bas ...

    • LIVINGSTONE89
      LIVINGSTONE89 répond à caro
      Explorateur
      • Posté à 09h29 le 22/02/2013
      • Internaute 198660
        Explorateur

      Il y a beaucoup de caravanes aux USA, et pas seulement pour les plus pauvres.
      Certains retraités décident d’adopter ce mode de vie en parcourant leur beau pays.
      Sinon, il est aussi possible de travailler pour avoir un revenu aux USA, à tout âge, et ainsi financer un logement. Rien à voir avec notre marché du travail... euh... du chômage !

    • pmithrandir
      pmithrandir répond à caro
      http://www.jaiuneidee.net
      • Posté à 09h33 le 22/02/2013
      • Internaute 90097
        http://www.jaiuneidee.net

      Parlez de squat aux USA, vous verrez les flic vous foutre dehors le jour même... et vous regretterez l’inaction et le laissez faire français.

      Le droit à la propriété passe au dessus des droits au logement dans 95% des pays dans le monde.

      Plus sérieusement, le marché, au canad ou les choses sont relativement similaire, fait que l’on avait des logements de toutes les qualités.
      Quelques exemples :
      - un placard de 4 m² dans une tour financière au centre ville. Juste un lit et un lavabo.
      - Les sous sols de maisons qui sont séparé dans l’habitation commune, qui bénéficie d’une ou deux ouverture de 30cm de haut pour la lumière naturelle. Les gens habitent une cave
      - Les appartements plus ou moins biens répartis partout dans la ville
      - les Maisons réaménagées en appartement
      - les colocations assez nombreuses, même pour les familles / couples
      - les ensemble de condo, immeuble de luxe avec des services supplémentaires(laverie, piscine, sale de sport, etc...)
      - les maisons à louer.

      Voici l’ensemble des gammes de logements que je voyaient a Toronto. Les prix allant de 200$(équivalent 75-100€ en France) pour un taudis a 3000$(1500 -2000€)pour un condo. J’avais un logement décent pour 1050$.(350-450€)

      Mais en général, pas de règles, et des expulsions très rapides(1 mois) en toute saison. Ce qui fait que la location est très intéressante par rapport à l’achat (les loyers sont peu cher), que l’offre est très variée, et qu’on permet ainsi des prix très bas. Dernier point, on trouve sans la moindre garantie, sans le moindre papier un logement... et on emménage le jour même si on le veut. Le délai demandé parfois étant juste nécessaire pour repeindre l’appartement, chose faite le plus souvent entre chaque locataire.

      Mais alors le squat... sérieusement, vous feriez marrer pas mal de monde la bas... les gens ne vous prendraient même pas au sérieux, voir ne comprendrai juste pas votre logique...

      Si beaucoup de gens pensent en France que la propriété c’est le vol, en Amérique du nord, le squat l’est à coup sur.

      • Seer
        Seer répond à pmithrandir
        Autre
        • Posté à 13h41 le 22/02/2013
        • 180638
          Autre

        Je veux bien que vous m’expliquiez comment vous faites vos conversions ?
        200 CAD = 75-100 euros ? C’est presque 150 euros au cours actuel...

         
        • pmithrandir
          pmithrandir répond à Seer
          http://www.jaiuneidee.net
          • Posté à 14h30 le 22/02/2013
          • Internaute 90097
            http://www.jaiuneidee.net

          Bonjour,

          Je parle en équivalent pouvoir d’achat par rapport aux salaires locaux.
          la conversion n’a pas vraiment de sens si l’on y associe pas un salaire local, et donc ca fausse la compréhension. C’est pour cela que j’ai estimé le poids dans un budget que ca pourrait faire en France.
          C’est de l’estimation au doigt levé, valable du coté de Toronto.

        1 autres commentaires
  • LienRag
    • Posté à 04h15 le 22/02/2013
    • Internaute 34767

    Les problèmes d’insécurité dans les quartiers destinés à la location n’existent-ils que dans certaines grandes villes (celles qu’on voit dans les séries télé) ou est-ce vraiment général ?

  • simla
    simla
    desperate housewife
    • Posté à 06h23 le 22/02/2013
    • Internaute 164811
      desperate housewife

    Ce que j’aimerais savoir c’est s’il y a des notaires aux US qui se goinfrent aussi sur les ventes et achats de maisons ?

    • LumigraphY
      LumigraphY répond à simla
      Pilote d'essai chez Epeda
      • Posté à 07h53 le 22/02/2013
      • 184031
        Pilote d'essai chez Epeda

      Désolé de vous décevoir, mais les frais de notaire que vous payez lors d’un achat immobilier, par exemple, ne vont pas dans la poche du notaire, mais presque intégralement dans celle du trésor public. Des impôts, en quelque sorte...

      • simla
        simla répond à LumigraphY
        desperate housewife
        • Posté à 08h13 le 22/02/2013
        • Internaute 164811
          desperate housewife

        Enfin des philanthropes ! Je croyais que c’était une espèce en voie d’extinction....

        En voilà une bonne nouvelle !

    • yabon
      yabon répond à simla
      Cyborg marxien en service
      • Posté à 11h39 le 22/02/2013
      • Internaute 98602
        Cyborg marxien en service

      Peut être, mais ils ont la chance d’ avoir des assureurs, banquiers et autres agents immobiliers qui travaillent pour dix dollars par mois et des syndicats de patrons qui militent pour la journée de 34h, eux.

  • pipo64200
    pipo64200
    Etudiante, diantre!
    • Posté à 07h32 le 22/02/2013
    • 176261
      Etudiante, diantre!

    Intéressant

  • kirikou33
    kirikou33
    http://immigrechoisi.com
    • Posté à 07h35 le 22/02/2013
    • Internaute 49809
      http://immigrechoisi.com

    « Les familles achètent, revendent, rachètent au gré de leurs migrations professionnelles, de leurs déboires ou de leurs envies. “

    C’t pour ça que le socialisme n’a jamais pris racine aux USA. Parce que le pauvre ne se voit pas comme un type que le système exploite, mais plutôt comme un riche provisoirement dans le besoin. Par ici, on est plus occupé à défense ses acquis...

  • yabon
    yabon
    Cyborg marxien en service
    • Posté à 08h24 le 22/02/2013
    • Internaute 98602
      Cyborg marxien en service

    C’est combien maintenant le mètre carré de tipi au fait ?

  • LIVINGSTONE89
    LIVINGSTONE89
    Explorateur
    • Posté à 09h14 le 22/02/2013
    • Internaute 198660
      Explorateur

    Le rêve français en matière de locations, c’est que les locataires honorent leurs signatures et payent leurs loyers, ou que les tribunaux fassent appliquer la loi sans tergiversations longues et couteuses !

    Malheureusement, le gouvernement est en train d’organiser une garantie de loyers qui ne sera qu’une caisse de cotisation des propriétaires pour mutualiser le risque d’impayés (Duflot), ce qui ne résout aucunement le problème des impayés qui vont flamber, et organise l’insolvabilité des locataires en augmentant les impôts taxes cotisations (sans compter le prix de l’énergie !) pour tous, sans vergogne...

    L’investissement dans l’immobilier locatif est également privé d’avantages fiscaux (la loi Duflot sera la loi Duflop !), et les obligations des propriétaires sont de plus en plus lourdes, alors même que les loyers sont bloqués.

    On peut prévoir facilement un effondrement de l’offre locative neuve, les investisseurs allant placer leur épargne dans d’autres secteurs de l’économie ou dans d’autres pays plus sûrs au plan patrimonial. Quand à l’offre locative ancienne, les propriétaires seront de plus en plus tentés de vendre en fin de bail.
    Voilà comment, en moins de un an, les socialo-écolos nt réussi à casser un marché indispensable pour loger les français.

    L’enfer est pavé de bons socialistes !

    • tArTeL¤RdRe
      tArTeL¤RdRe répond à LIVINGSTONE89
      click toride
      • Posté à 10h26 le 22/02/2013
      • Internaute 192571
        click toride

      le rêve des français il est inscrit sur le fronton des édifices publics, heureusement pour les tiens canistone si ils rêvent c’est qu’ils dorment , sinon tu serais en train de débiter tes conneries dans la vraie rue sur un banc avec ton kil de pif.

    • yabon
      yabon répond à LIVINGSTONE89
      Cyborg marxien en service
      • Posté à 10h08 le 22/02/2013
      • Internaute 98602
        Cyborg marxien en service

      « On peut prévoir facilement un effondrement de l’offre locative »

      Merci madame Soleil, on vous a fait confiance en 2002 et aujourd’hui tout va bien, donc.

  • Mr Manatane
    Mr Manatane
    Travailleur
    • Posté à 09h21 le 22/02/2013
    • 185584
      Travailleur

    Merci pour cet article intéressant. Il est bon de noter qu’en france également, beaucoup de gens ont oublié ces dernières années que l’arbitrage achat/location est une équation économique complexe dont le résultat n’est pas forcémment aussi simple que l’on croit : par exemple, dans un marché immobilier simplement stagnant (ne parlons pas d’une baisse), c’est une hérésie de s’acheter un studio à 25 ans avec comme objectif de le garder moins de 5 ans...

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 10h11 le 22/02/2013
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Vous voulez dire que l’American Way of life est en train d’évoluer et que le bonheur ce n’est plus la propriété ? Attention Hélène, il y en a qui ont pris le bateau de retour pour Cherbourg ou Le Havre pour moins que ça.

  • Biloo
    Biloo
    Citoyen éveillé.
    • Posté à 11h18 le 22/02/2013
    • Internaute 141342
      Citoyen éveillé.

    Moins de propriétaires ? Tant mieux, la propriété c’est du vol !

    • Moorice
      Moorice répond à Biloo
      assis
      • Posté à 12h32 le 22/02/2013
      • Internaute 112628
        assis

      donnez-moi votre adresse svp, j’ai besoin de meubles

      • Biloo
        Biloo répond à Moorice
        Citoyen éveillé.
        • Posté à 13h22 le 24/02/2013
        • Internaute 141342
          Citoyen éveillé.

        Ma fois non car j’en ai l’usage. Voyez vous, vous faites l’erreur de confondre possession et propriété. Ou pour le dire autrement « propriété d’usage » et « propriété lucrative ». C’est la seconde qu’il faut abolir.

         
        • Moorice
          Moorice répond à Biloo
          assis
          • Posté à 11h37 le 25/02/2013
          • Internaute 112628
            assis

          invitez-moi et je ferai l’usage des meubles !

        1 autres commentaires
  • Paco Picopiedra
    Paco Picopiedra
    Ami de Crackity Jones
    • Posté à 11h33 le 22/02/2013
    • Internaute 197242
      Ami de Crackity Jones

    « Pourquoi diable ne pas bâtir davantage de logements à louer quand la demande est si grande ? C’est que, quand il s’agit de projets destinés à la location, les promoteurs n’obtiennent pas auprès des organismes prêteurs les crédits nécessaires à l’achat des terrains et à la construction. Les prêteurs veulent une rentabilité immédiate que seule la vente peut apporter, quand les profits d’un parc à louer sont étalés sur de longues périodes »

    Incroyable tout de même comme la société américain a laissé la gangrène financière s’emparer de la plupart de ses institutions et gérer la vie des gens et ils ne comprennent toujours pas que si leur pays crève c’est à cause de ça...

    Super article merci beaucoup : « “ Le propriétaire a une maison et le locataire en a mille. ” Proverbe persan

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 12h10 le 22/02/2013
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    Je n’arrive pas à déceler une architecture propre à un territoire précis. Elles ont toutes la même volumétrie, les mêmes pentes de toiture, le même air bourge et trop confortable.Ceci dit, l’article est intéressant, notamment sur la capacité d’adaptation des ricains.

  • Moorice
    Moorice
    assis
    • Posté à 12h35 le 22/02/2013
    • Internaute 112628
      assis

    faudrait proposer au patron de titan d’investir dans le logement locatif en france

  • LoulouNC
    LoulouNC
    Réaliste
    • Posté à 04h59 le 23/02/2013
    • Internaute 196939
      Réaliste

    Pour ma part, je pense que lorsqu’on en a la possibilité, il est préférable d’être propriétaire que locataire. Sauf rare cas particulier, une propriété se revendra toujours avec un plus-value, alors que la location est toujours à fonds perdus.
    Quant à prendre des locataires, c’est hors de question, et je préfère être proprio d’un logement vide que de le louer. Surtout en France ! En effet, les locataires sont généralement irrespectueux de ce qui ne leur appartient pas et on retrouve souvent son bien en piètre état. Et quand le locataire décide de ne plus payer les loyers, c’est la fin. Expulsions quasi impossibles, surtout s’il y a des enfants, procédures longues et coûteuses...
    Le système américain est donc, à mon avis, le meilleur (avant la crise, bien entendu).

  • jeanletanneur15
    jeanletanneur15
    forgeron
    • Posté à 11h13 le 23/02/2013
    • Internaute 187223
      forgeron

    Ils ont qu’à appelés le patron de TITAN ,il va les sauvés !

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