Theatre et Balagan

Chronique ambulante d'un amoureux du théâtre, d'un amateur de l'Est et plus si affinités.

Porno politique : Bachelot se met en scène à Rennes

Publié le 17/11/2008 à 15h27

Emeline Frémont dans ’Artemisia Vulagris’ (Caroline Ablain).

Chaque année à Rennes le festival Mettre en scène met un coup de projecteurs sur des aventures qui gagnent à être connues. C’était le cas l’an dernier avec Vincent Macaigne, c’est encore plus le cas cette année avec l’auteure et metteure en scène Marine Bachelot, Rennaise de 30 ans qui, derrière ses lunettes sages, n’a pas froid aux yeux.

La pièce qu’elle a écrite et mise en scène porte un titre impossible « Artemisia vulgaris II » et le spectacle commence par cinq minutes d’un jargon scientifique à faire fuir le moindre rat de laboratoire. Mais il ne faut pas désespérer du théâtre, la suite prouve que l’on tient là une jeune femme auteur-metteur en scène qui sait ce qu’elle veut lorsqu’elle définit le genre de sa pièce comme une « politique-fiction ».

Une belle plante d’aujourd’hui

Expliquons le titre abscons. Artemisia vulgaris, tous les botanistes vous le diront, est le nom d’une plante sauvage aux vertus médicinales multiples. Artémis tout court, toute la Grèce ancienne vous le dira, est une chasseresse. Déesse des marécages, maîtresse du noyer et des arbres sauvages porteurs de fruit, elle règne dans les étendues sauvages qui cernent les territoires des hommes.

C’est cette femme là –belle plante- qui apparaît au fond du plateau traversant un rideau de branchages, une Artémis d’aujourd’hui, un corps et une langue affirmés (interprétée avec force par Emeline Frémont, sortie de l’école du Théâtre National de Bretagne). Autour d’elle, un chœur, en l’occurrence deux récitants (Claire Péron et Stéphane Piveteau) qui la secondent pour raconter son histoire. « Vulgaris » enfin, cette Artémis-là est une escort girl qui chasse les chefs d’état en exercice. La pièce en forme de théâtre-récit évolue donc au fil de l’actualité ( elle a connu une première version, d’où le « II » associé au titre) et se joue au présent : sur le plateau, l’héroïne écoute France-info.

Baise dans un karaoké à Neuilly

La voici donc partie à travers le monde, de chapelle d’aéroport en toilettes aseptisées, de transsibérien en limousine, elle a rendez vous avec tous les chefs d’Etat mâles de ce monde dont les visages et les images défilent sur différents supports à commencer par son propre corps. A Tripoli, le chef de l’état la prend dans la salle des coffres de la banque centrale, à Neuilly c’est dans l’arrière salle d’un karaoké, à Milan dans un club Eurostar. Pute de luxe, on la suit dans ses baises planétaires, elle se dit « saine » et ne cesse de la dire, elle sourit, un sourire carnassier.

Il y a des passages de la pièce à gommer où l’auteur oubliant sa fiction, donne dans le pesant blabla informatif ou dénonciateur et à côté de superbes moments d’anthologie comme cet inventaire détaillé des positions dans lesquelles la belle Artémis a fait l’amour avec tous des hommes d’état : « la chevauchée en arrière », « le flipper », « le ventilateur », n’oublions pas « l’omelette espagnole » que voici :

« Il est en appui sur sa main droite, les jambes allongées. Elle le chevauche en lui tournant le dos. Elle est agenouillée et prend appui sur ses bras. C’est elle qui rythme le mouvement. Il peut de sa main gauche libre, lui caresser les seins et la croupe. »

Le mélange des spermes

La chasseresse up to date dit avoir mémorisé toutes ces positions sur le site aufeminin.com/couple/love. Méthodique et fine guêpe, elle vide discrètement les préservatifs de leur sperme à l’issue de toutes ces passes d’Etat et les dispose en bocaux sur des étagères (mais elle mélange les étiquettes, le sperme de Saddam devient celui de Loukachenko !). Artémis et ses acolytes posent la question des liens, des rapports « entre l’excitation d’un chef d’Etat et la destruction d’un village tchétchène », « entre les manies sexuelles d’un hyper-président et l’érection de bâtiments carcéraux sur le territoire national ». A la fin, débarrassée de toutes ses postures, elle retourne dans la forêt sauvage de sa mythologie.

Le collectif de Lumière d’août

A travers cette réjouissante fiction, Marine Bachelot explore ce qu’elle appelle « la pornographie politique ». Elle cite Deleuze (commentant Spinoza) : « aujourd’hui, les pouvoirs ont moins besoin de nous opprimer que de nous déprimer ». Elle aime mettre en place des « fictions documentaires » qui asticotent « le bruit du monde ». Et elle ne travaille pas seule dans son coin, elle vit en corps à corps avec le théâtre.

Il y a quatre ans Marine Bachelot, Alexis Fichet, Alexandre Koutchevsky, Juliette Pourquery de Boisserin, Laurent Quinton et Nicolas Richard, ont fondé Lumière d’Août (nom emprunté à Faulkner), compagnie en forme de collectif d’auteurs-metteurs en scène dont Artémis porte présentement le flambeau.

Une belle passe de trois

Autre merveille proposée par ce festival piloté par Théâtre national de Bretagne -dans un tout autre genre-, l’association éphémère mais que l’on voudrait durable entre des artistes réunis par ce qui les assemble : une façon très personnelle, au rebours des figures traditionnellement imposées, de pratiquer leur art dit du cirque.

Cela commence avec la sieste verticale de Marie-Anne Michel. Cela se poursuit avec le duo que forment Mathurin Bolze et Hedi Thabet, frères siamois qui renversent un handicap (une jambe en moins) en drôlerie poétique. Cela s’achève avec Chloé Moglia, trapéziste lentement rêveuse qui, sur une musique de Jean-Pierre Drouet et des lumières de Christian Dubet, nous entraîne dans une sorte d’état en apesanteur hypnotique dont on ne revient pas.

Festival Mettre en scène A Rennes jusqu’au 22 novembre - programme détaillé sur le site du Théâtre national de Bretagne ou au 02 99 31 55 33 - On parlera d’autres spectacles vus lors de leur reprise ailleurs.

Photo : Emeline Frémont dans ’Artemisia Vulgaris’ (Caroline Ablain).

  • 46488 visites
  • 34 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • Désinscrit le 19 avril
    • Posté à 15h41 le 17/11/2008
    • Internaute 39070

    Beau titre !
    Lien

  • Pepe de Bienvenida
    • Posté à 15h47 le 17/11/2008
    • Internaute 56748
      perplexe

    Ouf j’ai eu peur ! J’ai cru que c’était Roselyne...

    • yoye-2000
      yoye-2000 répond à Pepe de Bienvenida
      se leve tard et travaille mou
      • Posté à 15h50 le 17/11/2008
      • Internaute 48274
        se leve tard et travaille mou

      qu’est ce que je disais ? je suis pas le seul !

      non, faut arrêter les titres racoleurs, rue89, ca va créer des accidents cardiaques en rafale !

      Lien

      • Désinscrit le 19 avril
        • Posté à 15h54 le 17/11/2008
        • Internaute 39070

        Je suis contre, il faut bien être inventif ! ! ! Et puis elle n’est pas la seule à s’appeler Bachelot, alors m.... ! ;)
        Lien

         
        • yoye-2000
          yoye-2000 répond à Désinscrit le 19 avril
          se leve tard et travaille mou
          • Posté à 16h02 le 17/11/2008
          • Internaute 48274
            se leve tard et travaille mou

          Ouais le gang bang avec roselyne, c’est pas être inventif, c’est être pervers.
          En même temps, heureusement que l’artiste a pour nom Bachelot et pas Alliot-Marie ou hortefeux, parce que là...

          Lien

        2 autres commentaires
    • Ryze-
      Ryze- répond à Pepe de Bienvenida
      Révolté ! !
      • Posté à 13h47 le 20/11/2008
      • Internaute 30038
        Révolté ! !

      lol pareil^^

  • yoye-2000
    yoye-2000
    se leve tard et travaille mou
    • Posté à 15h48 le 17/11/2008
    • Internaute 48274
      se leve tard et travaille mou

    mais vous êtes malades, à rue 89 ! !
    on ouvre le site, on parcoure vite fait les titres des posts, et là, ttd’un coup, en lisant le titre, on à la vision d’un gang bang avec la ministre de la santé !

    brrr.. j’en ai encore des sueurs froides

    Lien

  • Désinscrit le 19 avril
    • Posté à 16h01 le 17/11/2008
    • Internaute 39070

    Cet article mérite la « Une » ! ! !
    Lien

  • ysengrimus
    • Posté à 16h06 le 17/11/2008
    • Internaute 12674

    Il faut bien avoir à l’esprit la distinction entre pornographie et érotisme quand on joue dans ce registre.

    Lien

    Il le faut, il le faut...
    Paul Laurendeau

    • Désinscrit le 19 avril
      • Posté à 20h36 le 17/11/2008
      • Internaute 39070

      Ne faites pas dire autre chose à la pièce. Il est bien question de satire...
      Lien

      • LeLapin
        LeLapin répond à Désinscrit le 19 avril
        Infopigiste
        • Posté à 23h59 le 17/11/2008
        • Internaute 31149
          Infopigiste

        Socrate, 6 commentaires (stériles) pour un seul papier. Dis, tu ferais pas de la pub clandestine pour ton blog ?

    • Sexus Empiricus
      • Posté à 19h12 le 17/11/2008
      • Internaute 6004

      On explique qu’Artemisia vulgaris, pour en revenir aux spécialistes des plant-e-s, c’est Artemis (la déesse de la chasse, mais aussi de la... chasteté) flanquée de l’épithète « vulgaire », à vrai dire très commune, c’est-à-dire bien banale en botanique.

      Quand il s’agit de (se faire) mettre en scène, faut-il, faut-il donc avoir bien à l’esprit la distinction entre pornographie et érotisme ? Sur la scène politique actuelle, par exemple, disons la franco-française, on chercherait en vain une once d’érotisme. De là à n’y trouver que de la pornographie, c’est à débattre !

      Qu’on mette, ou qu’on se fasse mettre en scène, il peut y avoir à la rigueur, si tout se passe aux petits oignons, « pornographie ». Mais dès qu’il y a scénographie, on quitte le vulgaire « porno », qui est la de la porno-graphie coupée (sans graphie).

      Si on ne tient pas à distinguer LE porno de LA pronographie, alors il n’y a une « distinction » (style Bourdieu ?) qui n’encule pas les mouches, et que chacun appréciera : le porno (vulgaire), c’est l’érotisme des autres.

  • Contestatairieux
    Contestatairieux
    (un de ces fameux travailleurs (...)
    • Posté à 16h38 le 17/11/2008
    • Internaute 37969
      (un de ces fameux travailleurs (...)

    La jeune fille qui illustre l’article est, comment dire, magnifique ! !

  • N.MARECHAL
    • Posté à 17h27 le 17/11/2008
    • Internaute 9175

    Oulala ! est ce que les socialistes vont comprendre quelque chose a cet article ?

    Personnellement je le trouve tres bien cet article... magnifique lecon de chose, bravo a vous.

    Ceci dit par moment ca fait un peu document technique mais bon, c’est amusant pour celui qui s’ennuye.

    • cathelier.christian
      cathelier.christian répond à N.MARECHAL
      cadre dirigeant d'entreprise en (...)
      • Posté à 21h24 le 17/11/2008
      • Internaute 58921
        cadre dirigeant d'entreprise en (...)

      Eh oui l’ami, mais à tout prendre je préfère Marine à Martine qui elle nous les aurait brisé !

  • Cataphractaire
    Cataphractaire
    Keodedour ar bed
    • Posté à 17h32 le 17/11/2008
    • Internaute 58787
      Keodedour ar bed

    Désolé de mettre mon grain de sel mais Aphrodite est une déesse chasseresse, effectivement, mais qui tue ou fait trucider tout homme qui l’aperçois nue.
    comme un chasseur qui la voit en train de se baigner alors l’implacable déesse transforme le voyeur en cerf qui se fait dévorer par ses chiens.
    Artémis est un déesse vierge. Il y a une dichotomie ici avec le mythe. Aphrodite aurait été plus appropriée...

    • Maelikk
      Maelikk répond à Cataphractaire
      Artisan
      • Posté à 18h05 le 17/11/2008
      • Internaute 57277
        Artisan

      J’ai une explication un peu tirée par les cheveux ! Ce qu’Artémis abhorre par-dessus tout, c’est l’enfantement, et les douleurs qu’elle a pu observer chez sa mère à sa naissance ; on peut alors très bien imaginer qu’une Artémis d’une nouvelle ère profite des moyens de contraception modernes...

  • jabier
    jabier
    consultant dans les Landes
    • Posté à 17h34 le 17/11/2008
    • Internaute 31087
      consultant dans les Landes

    Ouais rien qu’à la photo, c’est Roselyne. Au fait qu’est ce qu’elle tien dans ses menottes ?
    Sarko et Kadafi ?

  • Glasgo
    Glasgo
    Etudiant
    • Posté à 19h39 le 17/11/2008
    • Internaute 45259
      Etudiant

    « A Tripoli, le chef de l’état la prend dans la salle des coffres de la banque centrale, à Neuilly c’est dans l’arrière salle d’un karaoké, à Milan dans un club Eurostar. Pute de luxe, on la suit dans ses baises planétaires, elle se dit “saine” et ne cesse de la dire, elle sourit, un sourire carnassier. »

    Quand j’ai lu ça ainsi que le titre j’ai cru halluciner !
    quoi que le sourire carnassier ressemble bien à bachelot

    « ah Boooooooooooooooon »

  • olivier p
    olivier p
    face à la mer
    • Posté à 21h20 le 17/11/2008
    • Internaute 625
      face à la mer

    Titre très « drôle » ... pour google et pour une pièce que j’ai vu (v1 et v2) ... et qui peut l’être, drôle ; mais pas que...

    Son processus de construction est franchement intéressant, son propos est troublant.

    Le thème de la pièce est sur un fil ; entre la v1 et la II, la mise en scène s’est enrichie, la différence est agréable et plus trash ; j’imagine que les futures représentations ne s’en satisferont pas

    Sur le texte, la lorgnette sur le rapport entre sexe et politique renvoie immanquablement à d’autres interpellations, amène un débat en rien stérile

    Quant aux interprétations, je les trouve courageuses

  • General Subverciòn
    General Subverciòn
    viva Makhnovchtchina
    • Posté à 23h42 le 17/11/2008
    • Internaute 47117
      viva Makhnovchtchina

    Bof ! C’est de l’art ou du cochon ? je ne vois pas l’utilité de ce genre de trucs...même si c’est vachement à la mode.Le seul crédit qu’on peut accorder à ce type de pièces,c’est que ça met une baffe à l’ordre moral,mais est-ce là l’effet recherché ? J’en doute...

  • Ernest Petiot
    Ernest Petiot
    charcutier tripier volailler
    • Posté à 08h14 le 18/11/2008
    • Internaute 56903
      charcutier tripier volailler

    Avec un peu de bol elle fera partie d’un prochain gouvernement d’ouverture.... Entrebaillee et humide.

  • tonio3
    • Posté à 09h27 le 18/11/2008
    • Internaute 31986

    parfois vous me faites peur à rue89...
    votre titre c’est tout simplement du france dimanche ou du ici paris

  • JP_JP
    • Posté à 10h41 le 18/11/2008
    • Internaute 18274

    Je n’avais jamais remarqué que Roselyne Bachelot était aussi canon ! comme quoi l’angle de la prise de vue ...
     : -)

  • THX 1138
    • Posté à 12h21 le 18/11/2008
    • Internaute 32317

    Monsieur Jean-Pierre Thibaudat, étiez-vous encore dans une sorte d’état en apesanteur hypnotique dont on ne revient pas » pour nous gratifier de :
    AUTEURre et METTEURre en scène ? ? ? ! !

    • Marie-Sophie Keller
      Marie-Sophie Keller répond à THX 1138
      Ex-Rue89 mais toujours fan
      • Posté à 14h03 le 18/11/2008
      • Internaute 26936
        Ex-Rue89 mais toujours fan

      Bonjour,
      ce n’est pas à M. Thibaudat qu’il faut vous en prendre, mais à la charte de Rue89 qui féminise les noms de métiers. Ici, nous écrivons procureure et auteure, et cela ne nous ennuie pas plus que d’écrire mineure, majeure ou meilleure.
      Bonne journée à vous !

  • merle-moqueur
    merle-moqueur
    GRRRRRRRRRRRR (...)
    • Posté à 13h19 le 18/11/2008
    • Internaute 17922
      GRRRRRRRRRRRR (...)

    elle a maigri,notre roselyne.......

  • violeta
    violeta
    psy
    • Posté à 23h02 le 18/11/2008
    • Internaute 34895
      psy

    Très agréable découverte semble t-il que cette troupe et son auteure...j’aimerais vraiment les voir dans le SUD.

    On pense à « LA » Bruni fascinée par le pouvoir du « Maître » dans l’hystérique défi lancé à tous ses hommes ; ne lit-on pas aussi le dépit sur l’intérêt fluctuant des hommes à la jouissance de la femme ? ...

    Pourtant Le Maître est appelé, lui aussi, un beau jour (ou triste jour) a être démis de ses fonctions de mâle satisfaisant, pour tomber, comme tous les autres, dans l’irréductible impuissance de ne comprendre rien aux demandes du « continent noir ».

    Dans la collection métaphorique des spermes semble se glisser la médiocrité des ambitions des hommes de pouvoir dont l’agressivité virile triomphante n’a d’égal que les horreurs et les désastres qu’ils sont capables de déclencher sur la planète. cette vision est très juste.

    Pourtant, notre faute est collective de les laisser jouir de la puissance du pouvoir. Quand nous n’aurons plus BESOIN de CHEF .....

  • Jean de Lille
    • Posté à 23h54 le 18/11/2008
    • Internaute 21670
      psy

    c’est une incise : bon je veux bien que le féminin de auteur soit auteure bien que je ne le trouve pas très heureux j’eusse préféré autrice ou mieux auteresse mais alors pour metteur en scène je suis quasiment sûr qu’il existait déjà des précédents pour dire metteuse et non metteure ne serait ce que, parce que le féminin d’entremetteur est entremetteuse....

  • SuperTimor
    SuperTimor
    Grouillot sur http://www.jtajt. (...)
    • Posté à 08h01 le 19/11/2008
    • Internaute 57464
      Grouillot sur http://www.jtajt. (...)

    Ma journée est fichue après la lecture de cet article ! !

    L’image de notre chère ministre réalisant une omelette espagnole est insoutenable...

    Bonne journée à toutes et à tous quand même.

  • ismaeljude
    • Posté à 08h17 le 19/11/2008
    • Internaute 12599

    C’est moi qui ai mal lu ou Macaigne gagne à être connu ?

Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.