La revue Cassandre se plie en Centquatre
Sous le titre « Paris (trop de lumière nuit) », le dernier numéro de la revue Cassandre consacre un épais dossier au Centquatre, l’établissement dont Christophe Girard, le monsieur culture de la ville de Paris, et le maire Bertrand Delanoë, entendaient faire un phare qui éclaire la capitale en matière culturelle. En guise de phare c’est un signal de détresse que renvoie le Centquatre.
La revue donne la parole aux différents acteurs : entretien avec l’un des deux directeurs démissionnaires (Frédéric Fisbach), témoignage contrasté du cinéaste Nicolas Klotz qui séjourna au Centquatre, Valérie saint Lo qui relate la « chronique d’un naufrage annoncé » expose aussi longuement le projet non retenu mais autrement plus cohérent qu’était celui de Ricardo Basualdo, enfin Jacques Livchine y va de ses divagations à propos de ce lieu « dans la tourmente ». Un second volet évoque d’autres lieux municipaux de la capitale : le 100 rue de Charenton, « établissement culturel solidaire », lla Maison des métallos qui, après une première direction calamiteuse et des travaux qui ont fait disparaître la mémoire ouvrière de l’établissement, semble vouloir « repartir du bon pied », le Montfort (ex Théâtre Sylvia Montfort) qui sous la nouvelle direction de Laurence de Magalhaes et Stéphane Ricordel (ex Arts sauts) semble, lui, vivre une nouvelle jeunesse. Dans le même numéro un entretien avec le « grand témoin » Stéphane Hessel.
« Cassandre Hors Champ » N°80, 92p, 9€
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celib
celib
Oui, en effet, j’ai lu ce numéro il est très précisément documenté et bien foutu. Du bon boulot. Et qui donne une idée de ce que pourrait être une véritable politique culturelle qui ne se soucie pas que de ce qui brille… La ville de Paris devrait les féliciter de suivre aussi attentivement la vie culturelle de la capitale et elle serait bien inspirée d’entendre les pertinentes remarques qui sont émises dans cette revue. Mais malheureusement il n’est pas certain que la ville de Paris soit actuellement dotée d’une véritable vision de ce qu’est une politique culturelle. Et c’est bien dommage, parce que si ça ne se fait pas à gauche, ça se fera où ?




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