On ne verra plus Anne Ubersfeld
Elle était aussi menue qu’érudite et pétillante, Anne Ubersfeld n’est plus. Des générations d’étudiants qui ont suivi ses cours, ses séminaires lorsqu’elle était professeur à l’Institut d’études théâtrales de Censier ne l’ont pas oubliée et ne l’oublieront pas.
C’était une spectatrice haute comme trois pommes, une critique à la plume alerte. Anne Ubersfeld avait une mémoire phénoménale : à onze ans et demi, en 1930, elle avait vu le « Peer Gynt » de Lugné Poé, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Son livre « Lire le théâtre » -trois volumes au fil des années- fut une bible à la fin des années 70, haute époque du structuralisme. En matière de sémiologie théâtrale, elle était imbattable. Elle en cultivait le jargon comme un jardin, y faisant pousser de tas de concepts, très experte en bouturages. Hugo était son pêché mignon (plusieurs ouvrages) mais elle s’intéressait à tout, de Salacrou à Koltès (son dernier ouvrage) en passant par Vitez. On ne la verra plus, mais ses livres resteront comme des références. Les étudiants n’ont pas fini de parler d’elle, longtemps encore ils la citeront dans leurs mémoires.
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fustigeur de commentaires cons
fustigeur de commentaires cons
Msieur Thibaudat vous le faites exprès ? osez évoquer le décès de Anne Ubersfled ? Une critique structuraliste universitaire. Voilà qui va donner de l’urticaire au sieur Nicolas Roux défenseur absolu de la cause de ses chers patrons (voir ses commentaires et ses insultes à mon intention dans les posts de votre article précédent). Aujourd’hui il est de meilleur ton d’admirer les RIBES, MAGNIN et compagnie, les intellectuels de nos jours.Trop drôle !
pour le plaisir je m’en vais relire le tome 3 de « Lire le théâtre » car ça au moins c’est un bouquin qu’on peut garder au chevet de son lit à la différence des billets grossièrement écrits par des chargés de prod qui se sentent morveux dès qu’on ose les apostropher mais qui ne se sentent plus pisser dès qu’ils pensent qu’on admire pas leur prose niaiseuse. Avec ces billets là on a envie de s’en torcher. Merci à vous Msieur Thibaudat en tout cas. A mon avis vous serez le seul à évoquer la mémoire de A.Ubersfeld.




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