Theatre et Balagan

Chronique ambulante d'un amoureux du théâtre, d'un amateur de l'Est et plus si affinités.

France 5 s'offre un Coup de théâtre

Publié le 16/12/2010 à 23h37

Pour un coup de théâtre c’est est un que de voir réapparaître, après des années de rien du tout, une émission consacrée au théâtre intitulée « coup de théâtre ». Certes, ce n’est pas un titre qui casse beaucoup de briques, il fleure même le vieux théâtre comme d’ailleurs le générique. A croire que tous les théâtres du monde sont des vieux théâtre à l’italienne et que tout émission de théâtre à la télé française porte le deuil du défunt « Au théâtre ce soir ».

Hormis une voix off passablement nunuche, l’émission a de la tenue et commence par un excellent sujet : la façon dont le théâtre de l’Odéon accompagne toute l’année des élèves du collège Jean Lurçat à Sarcelles. Les enfants voient tous les spectacles -ils parlent couramment le Héraclès- travaillent régulièrement la façon de dire des textes avec deux acteurs et à la fin de l’année scolaire, endimanchés, montent sur la scène de l’Odéon pour dire les textes avec fermeté. Derrière ce projet, une formidable prof d’histoire, amoureuse du théâtre qui peut légitimement être fière de pouvoir dire : « ils (ses élèves) deviennent eux mêmes et c’était tout ce que je souhaitais ». Dommage que l’on ne l’entende pas plus longtemps. Mais c’est là loi de la télé, on ne s’attarde pas, on passe vite à autre chose, à Romane Borringer disant « il n’y a pas d’autre endroit que le théâtre où je me sente le plus en sécurité », propos qui fait écho à ce que disaient les enfants du collège de Sarcelles.

La suite est plus classique ; entretien avec Demarcy-Motta (pourquoi voulait-il être à la fois metteur en scène et directeur de théâtre), soir de première au théâtre de la Tempête avec un Feydeau monté par Philippe Adrien, etc. Seule escapade en province (rien sur l’étranger) une incursion un peu trop superficielle dans l’école du Théâtre nationale de Bretagne. Mais ne maugréons pas. Il existe une émission de théâtre à la télévision et c’est une bonne nouvelle. Premier acte ce 17 décembre à 21h35 sur France 5

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  • zénon denon 84
    • Posté à 09h39 le 17/12/2010
    • Internaute 30028
      Bonne

    chui bien de votre avis ,
    ne boudons pas notre plaisir _allons-y _

    dans le fauteuil rouge !

    caramels ,esquimaux ,demander le programme .

  • Davnat
    Davnat
    Du bois
    • Posté à 11h20 le 18/12/2010
    • Internaute 72596
      Du bois

    Il y a également une émission sur Arte pour les plus jeunes (je crois le dimanche en début d’après-midi). Je suis tombé dessus la semaine dernière et j’ai pu voir intégralement le « Pinnocchio » de Joël Pommerat, suivi d’un reportage sur le spectacle.

  • paradoxa
    • Posté à 16h31 le 20/12/2010
    • Internaute 20325

    « Mais ne maugréons pas. Il existe une émission de théâtre à la télévision et c’est une bonne nouvelle. Premier acte ce 17 décembre à 21h35 sur France 5 »
    C’est exactement ce que j’ai pensé en regardant avec un certain plaisir cette émission surtout pour les deux sujets « d’école » : Sarcelles et le TNB - en revanche les interviews de Romane B. et Demarcy-Motta n’étaient guère nécessaires)
    Je l’ai largement préférée, à « L’illusion Comique » filmée par Amalric sur France 2 un peu plus tard : tape à l’oeil, vers mal dits (ni proséifiés ce que je n’aime pas, mais au moins y’a un parti pris, ni respectueux des « e » et des diérèses : seuls Matamore en boulant son texte et Lyse s’en tiraient à peu près de cet « entre-deux »), et un contresens total sur la relation Adraste / Isabelle.
    Le texte de Corneille dit par Isabelle nue sous sa peignoir (plus tard on la voit récupérer ses vêtements et enfiler sa culotte) couchée jambes écartées, sous Adraste en peignoir lui aussi nie totalement la proposition de « coucherie » que les soupirs du plan de coupe précédent la scène « sur-impose ».
    En fait ce spectacle fait de la pub pour L’Hôtel du Louvre et ne peut convaincre ni ceux qui ont besoin de « modernité » pour recevoir les classiques (les vers dits de la sorte sont encore plus inaudibles dans ce contexte « bling-bling »), ni ceux qui aiment lire la « modernité » d’un texte dans le respect de sa langue, comme le faisait si bien Vitez : on y croit un peu avec Matamore, Lyse et Isabelle dans la fameuse scène des deux filles (encore qu’il n’était pas nécessaire de détruire une « jaguar » pour ça), que si. Pour cela il fallait voir le spectacle tel que le jouaient les même comédiens à la Comédie Française ou voir celui de Chailloux à Ivry, à défaut d’avoir vu celui de Strehler il y a 23 ans qui en livrait toute la « monstruosité » comme écrivait Corneille.

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