Theatre et Balagan

Chronique ambulante d'un amoureux du théâtre, d'un amateur de l'Est et plus si affinités.

Partout au théâtre, Feydeau, symbole des années Sarko

Publié le 05/02/2011 à 11h43


« mais n’te promène donc pas toute nue » ms Françon ph Corbou

La question de savoir si Sarkozy aime Feydeau ne se pose pas : le locataire de l’Elysée a horreur du théâtre et n’y va que très rarement. En revanche, le constat est évident : Feydeau est un auteur honoré, monté tant et plus, en ces années de sarkozisme aigu.

1

Feydeau, ce « pneu increvable », est à l’affiche un peu partout

Rapide inventaire non exhaustif en s’en tenant au « haut de l’affiche » :

  • A la Comédie-Française, Jérôme Deschamps monte « Le Fil à la patte », établissant de fait une liaison directe avec les Deschiens (ex vedettes de Canal +).
  • Au Théâtre national de Strasbourg et maintenant au Théâtre Marigny de Paris, Alain Françon met en scène quatre pièces en un acte (« On purge bébé », « Feu la mère de Madame », « Léonie est en avance » et « Mais n’te promène donc pas toute nue ») réunies sous le titre voulu par Feydeau « Du mariage au divorce ».

    Une coproduction, dès le début du projet, entre le théâtre privé et le théâtre subventionné (signe des temps).

  • Au Théâtre de la Colline (subventionné), lorsqu’il en était encore le directeur (il y a peu), le même Françon avait mis en scène « L’Hôtel du libre échange », et on retrouve d’excellents acteurs de ce spectacle (Anne Benoit, Philippe Duquesne, Gille Privat) à Marigny.
  • Au Théâtre du Palais-Royal (privé), Cristina Reali, Pierre Cassignard et Dominique Pinon ont joué récemment deux des quatre pièces en un acte actuellement à l’affiche au Théâtre Marigny.
  • Au Théâtre Nanterre-Amandiers (subventionné), Jean-Louis Martinelli a mis en scène la saison dernière « Les Fiancés de Loches ».
  • A la télévision, récemment, j’ai vu (ou plutôt entrevu tant la mise en scène et le jeu étaient affligeants) sur je ne sais quelle chaîne au milieu de la nuit « Monsieur chasse ! » avec le tandem Laspalès-Chevallier mis en scène par Jean-Luc Moreau (le metteur en scène attitré de la soirée des « Molière »).
  • France 2 a filmé dans les conditions du direct « La Dame de chez Maxim’s » dans une mise en scène de Francis Perrin.
  • France 2 toujours a battu TF1 un soir de l’année dernière avec « Tailleur pour dames », réunissant 5,1 millions de spectateurs et 27% de part d’audience avec Pierre Arditi, Emmanuelle Devos et François Berléand en tête de distribution.

Et j’en oublie...

2

Labiche, autre maître du vaudeville, reste loin derrière

Maître du vaudeville et aussi prolixe que Feydeau, son aîné Eugène Labiche est aussi caustique, mais a moins la cote en ces « années Sarko ». Et pourtant, ce que dit Philippe Soupault des personnages de Labiche vaut pour ceux de Feydeau :

« Les homme sont avares, menteurs, cocus, tricheurs, hypocrites, voleurs, sans pitié, égoïstes, méfiants, libidineux, fats, vaniteux entre autres.

Les femmes sont menteuses, vicieuses quand elles ne sont pas bêtes, coquettes, infidèles, intéressées, vaniteuses à l’excès, sans cœur. »

Michel Debré, premier ministre du Général de Gaulle, était un fou de Labiche, il en avait d’ailleurs fait son portrait. Il avait tout lu, connaissait par cœur bien des répliques. Je ne sais ce qu’il en était pour un Philippe Seguin mais une semblable adoration de sa part ne m’aurait pas étonné.

La cruauté de Labiche se mue en cynisme chez Feydeau

Le metteur en scène Klaus Grüber, qui tutoyait Hölderlin, avait beaucoup d’affection pour Labiche, auteur qu’il monta plusieurs fois. Il ne semble jamais avoir songé à monter du Feydeau.

Labiche explore les tréfonds de la petite bourgeoise de son temps, souvent provinciale, assez flaubertienne avec des êtres aux caractères noueux que l’auteur développe.

Feydeau arrive après ; il a 26 ans à la mort Labiche, en 1888. L’époque a changé. Il est plus direct, plus parisien, plus immédiat. Bruts de caractère, ses personnages sont aussi plus bling-bling ou plus grossiers. Labiche est un Daumier, un Sempé. Feydeau est plus à même de passer à la télé, où triomphe le rictus de Ruquier.

Hasardons que Labiche fut aux années De Gaulle, Mitterrand et Chirac, ce que Feydeau est aux années Sarkozy. La cruauté des profondeurs de Labiche se vrille en cynisme chez Feydeau. Les petits bourgeois de Labiche se sont enrichis, ceux de Feydeau sont méchants et obsédés par le pognon, le pouvoir.


« on purge bé’ ms Françon ph Corbou

3

Le théâtre de Sarkozy est très proche de celui de Feydeau

L’épisode du fiston entre Neuilly et la Défense est du Feydeau pur jus, tout comme la phrase de Séguéla sur la Rolex.

Les dérapages à répétition d’Hortefeux font de lui un personnage de Feydeau, lequel aurait adoré sa saillie sur les prétendus Auvergnats, comme il aurait fait son beurre des réparties d’un Lefebvre (avant qu’il ne devienne muet au gouvernement) ou du retournement d’un Baroin (un nom que Feydeau aurait aimé donner à l’un de ses personnages) dès son entrée au gouvernement..

Les talonnettes et les tics de Sarkozy, sa façon de rentrer son bide lorsqu’il se sait photographié en maillot de bain, son cynisme à répétition, sa haine de la culture n’ont rien à envier à Follavoire, personnage qui, à la première scène d’“On purge bébé”, cherche à la lettre Z les Nouvelles-Hébrides.

L’actuel président évoque aussi le personnage du député Ventroux dans “ Mais n’te promène donc pas toute nue !”. Dans le hors-champ de cette dernière pièce, le président du Conseil de l’époque, Clemenceau, reluque la femme du député qui se promène en petite tenue... On peut se demander si pour un équivalent de cette scène un Feydeau d’aujourd’hui ne risquerait pas un procès en diffamation.

La satire politique de cette pièce reste d’ailleurs d’actualité. On y voit un journaliste du “ Figaro ” nommé Romain de Jaival venir “ interviewer ” le député sur son projet de loi ayant trait aux “ accouchements ouvriers ”, un moyen comme un autre pour le député de se faire mousser dans les médias et faire parler de lui.

Le journaliste est là pour récolter des anecdotes croustillantes, dirait-on aujourd’hui, “ quelque chose de pimpant, de pittoresque ”, dit-il. Il sera servi au Théâtre Marigny, à deux pas de l’Elysée.

4

D’accord, mais quel Feydeau aller voir ?

Résumons nous : faute d’avoir notre Feydeau en ce début de XXIe siècle, on monte du Feydeau, ce pneu increvable et on gagne (même les médiocres) presque à tous les coups.

N’ayant pas encore vu le spectacle de Jérôme Deschamps (je n’étais pas là lors des premières et c’est désormais complet, impossible d’avoir une place avant longtemps), je n’en dirai donc rien pour l’instant.

Les autres spectacles ? Le tri est vite fait. Françon est le seul à insuffler au corps des acteurs une force de frappe équivalente à la mécanique que Feydeau met en place (toujours la même et d’une efficacité immédiate : un grain de sable dans la machinerie enclenche un mécanisme infernal), la langue étant au service de la situtaion et inversement.

Selon les lois du spectacle (il faut soigner entrée et sortie), Françon a raison de finir par cette pièce explosive qu’est “Mais n’te promène donc pas toute nue” comme il a raison de commencer à fond la caisse avec “ On purge bébé ”.

Dans cette première pièce, Eric Elmosnino fait couple avec Dominique Valadié (monsieur et madame Follavoine) et dans la seconde avec Judith Henry (monsieur et madame Ventroux). Servi par ces couples complices d’acteurs physiques, le burlesque (qui est une affaire de muscles et non de mots d’esprit) va très très loin.

Quatre pièces, quatre sprints, à la folie inégale

Les deux autres pièces peinent un peu à atteindre la même folie. Les acteurs (qui vont de pièce en pièce) ne sont pas en cause (je n’ai pas encore cité Julie Pilod et Régis Boyer) ni sans doute le metteur en scène. C’est que “ Feu la mère de Madame ” et “ Léonie est en avance ” sont des pièces moins surprenantes, moins délirantes même si le plat de résistance reste le même : la vie conjugale.

Les quatre pièces sont des sprints, mais ces deux là ressemblent à un coureur de cent mètres qui se relèverait avant la ligne d’arrivée croyant avoir la course gagnée.

La force de Françon c’est d’offrir des corps excessifs à l’excès inscrit dans les mots. Ce qui suppose des acteurs costauds et ils le sont. Autrement dit, il lit Feydeau à travers Charlot (et d’ailleurs Feydeau songea à écrire pour Chaplin). Et Freud tant qu’on y est, en mettant l’inconscient sur la table. Françon parle d’une “ économie libidinale ” chez Feydeau.

Rien de psychologique dans ce théâtre domestique qui navigue entre le cadavre exquis des surréalistes et le “ Tiens il est cinq heures ” de Ionesco. Quand la mécanique est lancée (dès la première scène), les acteurs sont entraînés dans un grand huit infernal qui entraîne le public.

5

Laissez tomber les versions télé, qui boulevardisent Feydeau

Les Feydeau vus à la télévision, eux, freinent des quatre fers. On prend des poses, on hausse les sourcils, on retient sa réplique le temps d’une mimique. On tartine de la psychologie là où il n’y en a pas.

Le burlesque Feydeau se ratatine, le voici catalogué auteur de boulevard. C’est d’autant plus facile qu’un même décor, celui de la série “ Au théâtre ce soir ” qui fit les beaux soirs de l’ORTF, pourrait servir à la plupart des pièces de Feydeau -en cela, celui du théâtre Marigny ne diffère en presque rien de celui du Palais-Royal et les deux rappellent les décors interchangeables de la série, fruits de captations en public.

C’est toujours, peu ou prou, le même salon bourgeois avec une porte au fond et une autre sur le côté. Passé au crible de la télévision, Feydeau s’aplatit comme une cannette de Coca-Cola sous la voiture d’un PDG de la télévision.

“ Oh ! Julien ! Julien ! Sois bon ! Suce-moi, voyons ! Suce-moi !”

A un journaliste du JT qui lui demande pourquoi monter ces pièces en un acte de Feydeau, Cristina Réali répond : “ Parce que l’époque est morose ”. Françon pourrait dire la même chose même s’il emballe le poisson avec un autre papier : “ ses fables baroques, invraisemblables, surréalistes en disent beaucoup sur nos tristes conduites humaines, souvent sordides ” dit-il avant de faire référence à Céline.

Alors Feydeau triomphe à la Comédie-Française et à Marigny, et il triomphe aussi à la télévision, mais raboté (comme dit Fillon), normalisé.

Sarkozy a horreur du théâtre mais il regarde la télévision. Faute de venir au Théâtre Marigny, verra t-il un soir, sur son écran, calé dans son fauteuil, tandis que son épouse lui épongera la sueur de son front, Clarice Ventroux (qui vient de se faire piquer à la fesse par une guêpe) dire à son mari : “ Oh ! Julien ! Julien ! Sois bon ! Suce-moi, voyons ! Suce-moi !”

On purge bébé et Feu la mère de madame au théâtre Marigny les mar, jeu à 20h30, sam 17h, Léonie est en avance et Mais n’te promène donc pas toute nue les mer et ven 20h30, sam 21h - 30€/40# réduction pour les scolaires et les intégrales - Rens. : 0-992-222-333.

Un Fil à la patte à la Comédie-Française - en alternance jusqu’en juin - 12€/39€ - Rens. : 08-25-10-16-80.

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  • Cird
    Cird
    étudiant
    • Posté à 12h02 le 05/02/2011
    • Internaute 137996
      étudiant

    Amis de l’onanisme intellectuel, bonjour !

    Je crois que le « théâtre de Sarkozy » n’en méritait pas tant, l’analogie est bien trop ambitieuse, et Feydeau au moins c’est drôle...

    • aumusee
      aumusee répond à Cird
      en direct de l'élysée Montmartre (...)
      • Posté à 13h47 le 05/02/2011
      • Internaute 6663
        en direct de l'élysée Montmartre (...)

      Mouais... Feydeau/Sarkozy, pourquoi pas ? ?

      Mais je note un SILENCE ASSOURDISSANT de la part de rue89, quant aux relations magistrats/sarkozy, à la suite des attaques de ce dernier.

      Depuis 48 heures : AUCUN article, aucune ligne sur ce sujet ! !

      J’aimerais comprendre.....

      • AlfredoGarcia
        AlfredoGarcia répond à aumusee
        Rien
        • Posté à 11h15 le 06/02/2011
        • Internaute 47461
          Rien

        Moi j’aime bien ce côté « non-instantané » de Rue89 : Le temps qui vole souvent comme un oiseau se traîne d’autres fois comme une tortue ; mais il ne semble jamais plus agréable que lorsque l’on ne sait s’il va vite ou lentement.- Ivan Tourgueniev

      • ELCHEKATZO
        ELCHEKATZO répond à aumusee
        Ruminant
        • Posté à 13h42 le 07/02/2011
        • Internaute 36477
          Ruminant

        Lien

        Ça y est mais bon... très bizarre !

  • funkystefffff
    funkystefffff
    écolo antipathique
    • Posté à 12h02 le 05/02/2011
    • Internaute 55257
      écolo antipathique

    Le théâtre à Paris, c’est formidable ! ! !
    Ça conserve les morts. Je ne monte pas souvent à Paris, mais les affiches dans le métro me laissent perplexes. Comment ? Quoi ? Olivier Lejeune n’est pas mort ? Grace de Capitani sévit toujours ? sans parler des Bernard Mabille, jean Amadou, Claude Sarraute, etc...
    Les théâtres à Paris sont envahis par des momies en Tena... j’avoue que ça puisse faire peur.

    Sans parler que les amants dans les placards et les maris plaqués, ça ne doit pas faire plaisir à Sa Seigneurie.

  • Jaberwookie
    Jaberwookie
    Etudiant
    • Posté à 12h02 le 05/02/2011
    • Internaute 136217
      Etudiant

    C’est moi, ou je suis le seul à ne pas voir le rapport entre Feydeau et Sarkozy ?

  • Malzieux
    Malzieux
    Ex-chomeur
    • Posté à 12h07 le 05/02/2011
    • Internaute 124404
      Ex-chomeur

    Pourquoi vouloir que Feydeau soit à la mode sous Sarko ?
    Il n’en a jamais parlé (pas comme la Princesse de Clèves) ne sait même pas que cet auteur existe.
    C’est une coincidence, cette année, rien de plus.

  • Vicfer-
    Vicfer-
    apiculteur, champion de vélo (...)
    • Posté à 12h09 le 05/02/2011
    • Internaute 101994
      apiculteur, champion de vélo (...)

    Quelques bonnes intuitions, mais article long et à la structure hasardeuse.
    9/20

    • brut
      brut répond à Vicfer-
      • Posté à 14h38 le 05/02/2011
      • Internaute 25915

      Vous êtes bien indulgent. on peut dire bien des choses pertinentes sur Labiche et Feydeau. Il y en a si peu ici qu’on pourrait inetrevertir les deux noms sans grand dommage. Et ce snobisme qui consiste à dire « mais non, Feydeau ce n’est pas du boulevard..“Si, et du meilleur. ça vous gêne ?

  • renaudgwada
    renaudgwada
    fonctionnaire
    • Posté à 12h13 le 05/02/2011
    • Internaute 75099
      fonctionnaire

    non seulement Michrel Debré aimait Eugène Labiche mais de plus il était le président de l’association des amis de Labiche

  • geosmine--
    geosmine--
    vierge
    • Posté à 12h52 le 05/02/2011
    • Internaute 143382
      vierge

    faites écrire tous vos articles par ce branleur, la fréquentation de la rue sera multipliée par 10

    Gladys Destin

  • jumeaux2011
    jumeaux2011
    salariée
    • Posté à 13h04 le 05/02/2011
    • Internaute 137041
      salariée

    Désolé mais je ne vois aucun rapport entre Sarkozy et les programmations de nos théâtres parisiens....

  • geosmine--
    geosmine--
    vierge
    • Posté à 13h12 le 05/02/2011
    • Internaute 143382
      vierge

    si tu ne vois aucun rapport, vis les yeux fermés, tu prendras beaucoup moins de risque...

    euh mister....

    pouvez-vous svp corriger les deux phrases suivantes ?

    acte 4

    la langue étant au service de la situtaion et inversement.

    acte 5

    cannette de Coca(Cola sous la voiture d’un PDG de la télévision

  • Tiger
    Tiger
    bavard
    • Posté à 13h15 le 05/02/2011
    • Internaute 142845
      bavard

    Des choses intéressantes dans l’article, mais l’obsession de tout ramener à Sarko atteint un peu les limites du ridicule. On peut même se demander si ce biais n’incite pas à sortir des infos ou pointer des phénomènes plutôt que d’autres justement parce qu’ils peuvent cadrer avec cet angle. Dans deux ans on aura peut-être (j’espère...) un autre président, mais il y aura sans doute encore de la téléréalité obscène, les ventes de montres continueront à grimper, des films un peu réac sortiront, les français se diront encore un peu plus désabusés dans les sondages, etc... Mais bon la vie continuera et a posteriori ces parallèles auront l’air vain et marqué par l’humeur politique, car à plein d’égards la France ne fait que suivre une évolution qui a lieu dans tous les pays occidentaux, Sarko ou pas.

    Finalement cette obsession nous en dit plus sur ceux qui la cultivent que sur un supposé air du temps, qu’on serait bien en peine de définir.

    • geosmine--
      geosmine-- répond à Tiger
      vierge
      • Posté à 13h21 le 05/02/2011
      • Internaute 143382
        vierge

      obsession ? ou tache de cambouis sur la compresse d’un chirurgien ?

      Gladys Destin

    • Latoison
      Latoison répond à Tiger
      Humain normal
      • Posté à 13h21 le 05/02/2011
      • Internaute 140265
        Humain normal

      Sarkozy ressemblerait plutôt à De Funes ( en moins drôle) a qui il aime se comparer..

      Bourré de tics, hypocrite, vil et prêt à tous les mensonges et turpitudes pour garder sa place.

      • geosmine--
        geosmine-- répond à Latoison
        vierge
        • Posté à 13h25 le 05/02/2011
        • Internaute 143382
          vierge

        voilà un propos beaucoup trop insultant pour de Funès

        GD

  • seg
    seg
    assistante
    • Posté à 13h48 le 05/02/2011
    • Internaute 95419
      assistante

    On m’offre de voir l’Avare avec Podalydès... à la Comédie française, et puis annulation de dernière mn... remplacé par la pièce de Feydeau, aie, les classiques oui pourquoi pas, mais Feydeau, l’amant ds le placard, l’image des femmes, bof... et là, surprise, REMARQUABLEMENT joué... j’ai eu un peu de mal au premier acte, tellement déçue j’étais de rater Podalydès... mais quel bonheur de découvrir Christian Hecq, quel artiste exceptionnel, mazette, du concentré de bonheur de le voir jouer, idem pour Guillaume Gallienne... je ne les cite pas tous, mais vraiment de vrais bons acteurs qui m’ont permis d’apprécier une pièce que je n’aurais jamais été voir, si TGV, billets de théâtre et autres n’avaient été pas déjà réservés de longue date... merci aux acteurs et au metteur en scène... même les décors étaient superbes, très bel escalier... alors oui pour aller voir le fil à la patte, mais faut oublier Feydeau, juste voir des acteurs et là réussite complète... joué par d’autres, pas sûr que ça aurait fonctionné si bien... VIVE LES ACTEURS...
    à part ça j’aime bien votre papier, je ne suis pas une pro théâtre et je découvre donc qu’effectivement, comme sarkosy il est partout... dingue quand même quand on imagine le nombre de pièces de théâtre qui existent... peut-être votre article fera bouger un peu les choses ? mais là il faut faire l’effort d’y aller, de réserver à l’avance... ça vaut vraiment le détour... quand on peut le faire...

  • seg
    seg
    assistante
    • Posté à 14h03 le 05/02/2011
    • Internaute 95419
      assistante

    J’oubliais allez voir Serge BAGDASSARIAN ds Feydeau... ou ailleurs, mais il vaut vraiment le détour
    il est excellentissime

  • Rezonor
    Rezonor
    Collectif
    • Posté à 14h05 le 05/02/2011
    • Internaute 63987
      Collectif

    Feydeau, Labiche mais aussi des auteurs plus rares fonctionnent aussi pour se bodybuilder les zygomatiques sans se rabattre sur les blagues carambar, tel Garson Kanin dont Manon Rony a adapté l’œuvre pour le Café de la Gare lequel concernant la lutte contre la morosité possède quelque références, dont cette nouvelle pièce : « Comment l’esprit vient aux femmes » adapté du sus-nommé Garson.

    « Comment…
    ou comment jouer à la parlante en silence ? »

    Dans la pièce, la scène de la partie de carte (gin rami) est muette si l’on excepte les annonces et le prononcer des scores, ce qui est rare pour un moment comique. Cette scène pivot marque le moment où l’échange de pouvoir s’effectue entre les protagonistes : le couple formé par le ferrailleur Brook et sa concubine Billie.

    Moment en suspension classique (les acteurs jouant à jouer) pendant lequel, sans qu’aucun propos ne soit échangé, à peine Billie chantonne-t-elle, le pouvoir du verbe bascule parce que l’intention a changé de camp. Cette passe d’arme en forme de tour de carte annonce le complet basculement du pouvoir que Brook exerce sur Billie. Il s’agit en somme d’une modélisation microcosmique de la révolte.

    Billie est une ingénue pétroleuse en vison !

    Sans exagération la scène est d’anthologie autant qu’habilement amenée, non seulement parce qu’elle servie par une Billie (Marie-Charlotte Leclaire) sans faille ou plutôt avec cette faille tellurique qui écartèle un esprit en train de s’ouvrir à la connaissance et le primaire Brook (Benoît Tachoires), qui s’auto-persuade qu’il appartient à la race de « ceux-qui se-sont-faits-tous-seuls » (il y a du Raimu dans cet aveuglement taurin pour ceux qui apprécie la virilité à l’ancienne…) mais surtout parce que le moment combine plastiquement une partie d’écarté cézannienne à la cultissime belotte pagnolesque.

    L’enjeu n’est pas ici d’ostraciser l’étranger, en l’espèce le Monsieur Brun de Pagnol, mais l’altérité la plus radicale : celle de la Femme. Cet affrontement, à la fois anodin et crucial, montre que la capacité de calcul et de réflexion échoit désormais à la partenaire de l’affairiste. Sans phrase. C’est là le tour de force de la mise en scène (Manon Rony, déjà citée) grâce à laquelle parce que rien ou presque n’est dit, tout est entendu.

    En toile de fond : la violence sociale d’abord convenue, prend au fur et à mesure un tour très critique. Les mots « démocratie », « peuple » et « fasciste » virevoltent d’une façon rafraîchissante. La satire de mœurs se fait charge politique ; à sa suite gronde le convoi qui accompagne « la mort d’un commis voyageur ». Malgré l’alliance objective de la finance* et du juridisme vacillant de l’avocat très « compétent » mais très imbibé (Richard Leduc) le droit (du bon peuple) triomphera-t-il ?

    À l’heure, où montages financiers, cessions de parts en blanc, participations croisées, titrisation et fiducies offshore font partie du mécano de base du technicien financier qu’est sommé d’être (ou de devenir sous peine de déclassement) le citoyen « modernisé », tout un chacun assistera avec plaisir à cette drôle de leçon de sciences naturelles qui expose, en force, comment l’esprit de finesse vient aux femmes. Cependant, ultime recommandation (sûrement sexiste ?), à ce stade nécessaire : messieurs n’y amenez ni votre maîtresse, ni votre femme, inventez-vous un dîner d’affaires tardif (l’époque des situations « bilantielles » s’y prête) et vous, mesdames, prétextez de vous ruer à une « vente privée » avec votre meilleure copine (les soldes battent leur plein)…

    Il sera toujours temps de confronter ce que l’un et l’autre aura appréhendé de cette parabole sur l’universalité des appétits humains : avoir et savoir.

    …À moins que n’ayez nommé votre moitié, gérante ou gérant, de la holding familiale et là - hélas, il semblerait que personne ne puisse plus rien pour vous… si ce n’est le rire médecin car on rit beaucoup - de soi-même… dans le confort de moquer autrui.

    « Comment l’esprit vient aux femmes »
    
Adaptation et mise en scène Manon Rony
    
librement adapté de l’œuvre de Garson Kanin

    avec Marie-Charlotte Leclaire, 
Kên Higelin, Benoit Tachoires et Richard Leduc
    au Café de la Gare, depuis le 2 février.

    * L’ambiance visuelle « brillante » et les fringues bling-bling (est-ce déjà si démodé le bling-bling ?) de Billie contrastent singulièrement avec les sombres menées de Brook, l’ensemble bénéficiant d’une subtile mise en valeur grâce à l’harmonie colorée du décor.

    • geosmine--
      geosmine-- répond à Rezonor
      vierge
      • Posté à 14h16 le 05/02/2011
      • Internaute 143382
        vierge

      tous au café de la Gare !

      GD

  • yabon
    yabon
    Klingon
    • Posté à 14h06 le 05/02/2011
    • Internaute 98602
      Klingon

    « le locataire de l’Elysée a horreur du théâtre et n’y va que très rarement. »

    Dans le pays de Molière, l’essentiel c’est que la réciproque soit vraie au moins pour des questions sanitaires.

    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à yabon
      Fonctionnaire. A voté!
      • Posté à 09h31 le 07/02/2011
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire. A voté!

      Que les saltimbanques n’aillent que très rarement à l’Elysée ? c’est souhaitable en effet, et on peut leur faire confiance.

      Quoique Molière justement ait fait un peu de lèche-Bourbon, mais je suppose qu’il devait une certaine reconnaissance à Louis qui lui avait sauvé la mise (et peut-être la vie) au moment de Tartuffe.

  • sûrderien
    sûrderien
    paresseux
    • Posté à 14h07 le 05/02/2011
    • Internaute 35914
      paresseux

    +Sarkozy n’aime pas le théatre ! pourquoi ?

    pour la bonne raison qu’en tant que spectateur il n’est pas,
    contrairement à l’acteur , le centre du monde , et que les ovations vont à la scène , et non vers sa personne .

    • geosmine--
      geosmine-- répond à sûrderien
      vierge
      • Posté à 14h18 le 05/02/2011
      • Internaute 143382
        vierge

      magnifique, même si je pressens que les maux ne sont pas aussi légers

      GD

      • sûrderien
        sûrderien répond à geosmine--
        paresseux
        • Posté à 18h39 le 05/02/2011
        • Internaute 35914
          paresseux

        merci pour votre attention , c’est si rare en cette rue .

        Cependant , à ma grande honte , je dois avouer que je ne suis pas certain de vous avoir compris.

        Voulez-vous dire que sarko ( pas de majuscule, il ne mérite que
        la minuscule ) voulez-vous dire que les maux dont il est affligé
        sont beaucoup plus importants qu’un égo gigantesque ?

        je vous vois bien parente de Brigitte Fontaine , me trompé-je ?

        Ne m’en veuillez point , je ne suis pas sérieux , et même , je crois que les gens « sérieux “ sont la pire engeance pour l’humanité !

        possecriptome : la lune est plus importante que le soleil , car c’est dans le noir qu’on a besoin de voir . Nassrudin

        p.p.s en ce qui concerne votre virginité , ... si je puis vous être utile

         
        • geosmine--
          geosmine-- répond à sûrderien
          vierge
          • Posté à 20h15 le 05/02/2011
          • Internaute 143382
            vierge

          Vierge, c’est l’état de mon casier, pas celui de ma chatte.
          C’est encore mon signe astrologique, mais je n’écoute jamais la météo. C’est aussi mon avenir, la providence, ou l’état de mon trou de balle.

          J’adore votre ps, vous dis-je du clavier de mon pc

          j’adore le futur sans sarko le gigolo, et MAM, je lui trouve quand elle veut un coucou pour un vol direct ORLY - Excideuil.

          Concernant Brigitte Fontaine, je ne connaissais pas, mais je viens de découvrir une chanson de son album Kékéland : God’s Nightmare

          ça déboulonne pas mal.

          à bientôt sous les clairs de lune,

          Gladys Destin

          • sûrderien
            sûrderien répond à geosmine--
            paresseux
            • Posté à 10h42 le 06/02/2011
            • Internaute 35914
              paresseux

            heureux vous avoir fait rencontrer Fontaine , elle le vaut bien .

            sarkoze , et sa bande de minables, n’en ont plus pour longtemps .

            Arrive notre sauveur , dsk et mme sinclair , ses visons , ses chanel , ses bijoux , et ses cornes .

            sarkz aime les yatch et les rollex , dsk lui est son contraire , il aime les rollex et les yatch

            Version zen : quand le sage montre la lune , l’idiot regarde le doigt !

            ma version scato : quand le sage montre la lune l’idiot en profite pour mettre son doigt , dans le cul du sage .

            Groucho écrit au directeur d’un centre nautique pour inscrire sa petite fille

            le dirlo lui répond , désolé m. marx nous n’acceptons pas les personnes juives

            et groucho « étant donné qu’elle n’est que demi- juive , ne pourrait-elle se baigner mais seulement jusqu’à la taille ?

            kiss et bon vent

        2 autres commentaires
  • jbouzou
    jbouzou
    Peigneur de Girafes
    • Posté à 14h16 le 05/02/2011
    • Internaute 116284
      Peigneur de Girafes

    C’est la crise ! On joue les anciens pour faire l’économie des droits d’auteur...

    J’plaisante ! ; o)...

  • Spiripotain
    Spiripotain
    promeneur écoutant
    • Posté à 14h22 le 05/02/2011
    • Internaute 49037
      promeneur écoutant

    Excellent article !

  • ras-la-patience
    • Posté à 14h28 le 05/02/2011
    • Internaute 10027

    je veux bien prendre le pari suivant : on ouvre un programme d’une année au hasard, et on verra que des Feydeau il y en a toujours eu plusieurs en route, et d’autres en chantier.
    n’oublions pas non plus que Paris n’est pas la France et que les provinces aussi ont droit à leur Feydeau (29 centres dramatiques nationaux, entre autre)
    en 45 ans et quelques de théâtre pro, je compte quelques Labiche et Feydeau , et ce quelque soit l’année ou le contexte politique

    • Yp2
      Yp2 répond à ras-la-patience
      Sale gauchiste d'IEP
      • Posté à 00h51 le 06/02/2011
      • Internaute 71496
        Sale gauchiste d'IEP

      En attendant, en « province », des pièces tout à fait géniale passent. Et les théâtres se passent de boulevard...

      Mais comme d’hab, apparemment, seul Paris existe en France.

  • marousan
    marousan
    ingénieur
    • Posté à 15h06 le 05/02/2011
    • Internaute 95246
      ingénieur

    Un peu déçu sur le sujet qui est du réchauffé.

  • charles angrand
    charles angrand
    citoyen furax ! ! ! !
    • Posté à 15h57 le 05/02/2011
    • Internaute 132772
      citoyen furax ! ! ! !

    allez encore un effort, celle la fallait la trouver Sarko_Feydeau , je suis anti Sarko mais la c’est abuer et un peu facile et la prochaine se sera quoi Sarko_Pompadour ! ! ! ! , ca c’est du journalisme d’investigation embauchez plutôt Robert Denis , au fait il est blanchi , pour quelques leçons.

    ni dieu, ni maitre

    Ps : au fait je vous ais envoyé sur ce qui se passe en Islande et c’est du énorme , je crois que les riverains seraient peut-être plus intéressés par ce qui se passe dans ce pays c’est carrément une révolution.

  • antivol oiseau
    antivol oiseau
    fustigeur de commentaires cons
    • Posté à 16h05 le 05/02/2011
    • Internaute 130084
      fustigeur de commentaires cons

    Dingue ! l’auteur de cet article semble avoir pété une sérieuse durite pour délirer à ce point. D’une mauvaise foi absolue et sans rigueur d’analyse. Ainsi donc la floppée de spectacles FEYDEAU et LABICHE serait due à l’époque morose et à la volonté de critiquer les abus de pouvoir et d’argent ? ouai ouai ouai. Et il ne vient pas à l’auteur de l’article d’émettre aussi l’hypothèse inverse : que bien frileux comme ils le sont depuis une bonne décennie les âââârtisstres sires et les directeurs ont la volonté crasse de flatter le goût du public qui soi disant réclame de la gaudriole ? au moins c’est sûr qu’avec des pièces pareilles le bourgeois satisfait peut s’endormir sur son siège ou ricanner comme s’il était devant une émission de comiques devant la télé tout en faisant croire qu’il se cultive ? Thibaudat vous êtes tombé sur la tête ou quoi ? après toutes les vacheries que vous écrivez sur bien des attitudes peureuses de la part des dirigeants culturels des théâtres français vous retournez votre veste pour nous faire croire que ces spectacles ont pour but de se moquer du pouvoir en place actuel ? Et si les FEYDEAU et LABICHE d’aujourd’hui s’appelaient MELQUIOT et VALETTI, justement ? des auteurs qui savent épingler ce qui dans notre société actuelle nous mène vers le naufrage mais ave les caractéristiques de nos années passées et non pas avec des pièces puant la poussière ? Vous n’avez pas remarqué non plus qu’au moment de l’arrivée de la gauche dans les années 80 aucun metteur en scène ni programmateur n’aurait osé programmer de pareilles pièces boulevardières puisque l’engouement de ceux ci était jusqu’à l’overdose de risquer les aventures artistiques les plus osées ? vous n’avez pas l’impression d’inverser bêtement la vapeur en écrivant ce que vous écrivez ? ou c’est de la provoc’ à 2 balles ? j’espère en tout cas que vous prenez en compte les autres commentaires qui semblent vous alerter sur ce risque énorme que vous prenez à écrire un article aussi peu sérieux.

  • antivol oiseau
    antivol oiseau
    fustigeur de commentaires cons
    • Posté à 16h05 le 05/02/2011
    • Internaute 130084
      fustigeur de commentaires cons

    Dingue ! l’auteur de cet article semble avoir pété une sérieuse durite pour délirer à ce point. D’une mauvaise foi absolue et sans rigueur d’analyse. Ainsi donc la floppée de spectacles FEYDEAU et LABICHE serait due à l’époque morose et à la volonté de critiquer les abus de pouvoir et d’argent ? ouai ouai ouai. Et il ne vient pas à l’auteur de l’article d’émettre aussi l’hypothèse inverse : que bien frileux comme ils le sont depuis une bonne décennie les âââârtisstres sires et les directeurs ont la volonté crasse de flatter le goût du public qui soi disant réclame de la gaudriole ? au moins c’est sûr qu’avec des pièces pareilles le bourgeois satisfait peut s’endormir sur son siège ou ricanner comme s’il était devant une émission de comiques devant la télé tout en faisant croire qu’il se cultive ? Thibaudat vous êtes tombé sur la tête ou quoi ? après toutes les vacheries que vous écrivez sur bien des attitudes peureuses de la part des dirigeants culturels des théâtres français vous retournez votre veste pour nous faire croire que ces spectacles ont pour but de se moquer du pouvoir en place actuel ? Et si les FEYDEAU et LABICHE d’aujourd’hui s’appelaient MELQUIOT et VALETTI, justement ? des auteurs qui savent épingler ce qui dans notre société actuelle nous mène vers le naufrage mais ave les caractéristiques de nos années passées et non pas avec des pièces puant la poussière ? Vous n’avez pas remarqué non plus qu’au moment de l’arrivée de la gauche dans les années 80 aucun metteur en scène ni programmateur n’aurait osé programmer de pareilles pièces boulevardières puisque l’engouement de ceux ci était jusqu’à l’overdose de risquer les aventures artistiques les plus osées ? vous n’avez pas l’impression d’inverser bêtement la vapeur en écrivant ce que vous écrivez ? ou c’est de la provoc’ à 2 balles ? j’espère en tout cas que vous prenez en compte les autres commentaires qui semblent vous alerter sur ce risque énorme que vous prenez à écrire un article aussi peu sérieux.

  • angel1
    angel1
    formateur
    • Posté à 18h44 le 05/02/2011
    • Internaute 68766
      formateur

    Les années sarko ? ? ? Un voyage dans l’anus de F Mitterand ! : ! c’est à dire le Néant ! ! !

    Lien

  • mw3
    mw3
    graphiste
    • Posté à 19h05 le 05/02/2011
    • Internaute 44744
      graphiste

    A noter qu’en ce moment, le Théâtre du Nord-Ouest (13, rue du fg Montmartre, Paris 9ème) programme i’intégrale des pièces de Labiche !

    Lien

  • Bolivar2483
    Bolivar2483
    Retraité FT
    • Posté à 20h53 le 05/02/2011
    • Internaute 140872
      Retraité FT

    ok, il aime mais comprend-il ?

  • shaman de l amour
    shaman de l amour
    cuniculteur potentiel plein d' (...)
    • Posté à 02h06 le 06/02/2011
    • Internaute 117827
      cuniculteur potentiel plein d' (...)

    Jean-Pierre Thibaudat,

    Je crois que vous avez trouvé la formule pour faire exploser le nombre des commentaires dans les forums de vos articles.

    Je n’ai jamais de ma vie approché, même de loin, les oeuvres de Feydeau ou Labiche : les beuglements hystériques des acteurs, le rétro en toc kitschissimesque des postures, des décors, etc. des retransmissions télévisées de ce que l’on nomme les « vaudevilles » me donnent une nausée mentale à une échelle de 9 sur 10 sur mon baromètre du malaise et de la « honte d’être un homme » ; j’exagère à peine.

    Du coup, je me pose une question. Feydeau, Labiche, ont-ils écrit également sur la fascination-répulsion-intimidation des gens de peu face à l’opulence du bourgeois, son arrogance et sa manière de brandir la femelle du chef comme un trophée ?

    Parce qu’un chiffrage aussi inhabituel de commentaires, et sans doute aussi de lectures, à la simple évocation de machin-chouette-le-prez’ en dit long sur la gogotisation des masses par le bling-bling de notre époque, partisans et adversaires confondus de la troupe de comiques involontaires aux manettes du pays, et en particulier de leur Saigneur et Maître.

  • Lucien_de_Rubempré
    Lucien_de_Rubempré
    Splendeur et misère des court- (...)
    • Posté à 03h28 le 06/02/2011
    • Internaute 50016
      Splendeur et misère des court- (...)

    Ce n’est pas Feydeau qui est intemporel (son théâtre est fabuleux, ce n’est pas ce que je veux dire), c’est notre société qui a inventé le voyage dans le temps en nous faisant revivre au dix-neuvième siècle. Sarko n’est que le reflet de ce qui dort sous les cranes, vides, de ceux qui l’ont élu (mais des autres aussi hélas), la machine à voyager dans le temps, le véhicule en quelque sorte.

  • Indochine
    Indochine
    Français de Saigon
    • Posté à 09h15 le 06/02/2011
    • Internaute 140257
      Français de Saigon

    On en apprend tous les jours. On savait déjà, grâce à rue89, que Nicolas Sarkozy n’avait d’autre ambition que de « renvoyer la France aux heures les plus sombres de son histoire » ; on savait que si Marie-Ségolène Chabichou avait été élue en 2007, on ne mourrait plus en France ; on sait désormais que Feydau ne doit son succès qu’à la vulgarité de notre époque, dont le responsable évidemment n’est autre que devinez-qui...
    Décidément, l’anti-sarkozysme tient désormais plus de l’hystérie collective que du débat d’idées... C’est Einstein qui avait raison : la bêtise humaine est le seul infini dont on soit sûr et certain - et c’est pourquoi le théâtre de Feydeau est immortel.

  • eskape
    eskape
    citoyen lambda
    • Posté à 10h01 le 07/02/2011
    • Internaute 80909
      citoyen lambda

    Bientôt le retour des films de Belmondo
    Toc toc badboum c’est moi !

  • ELCHEKATZO
    ELCHEKATZO
    Ruminant
    • Posté à 13h47 le 07/02/2011
    • Internaute 36477
      Ruminant

    Ca manque un peu de Courteline, peut-être un peu daté, et de son ami Tristan Bernard. Guitry a aussi de quoi séduire. Cela dit Feydeau c’est très dur et acéré ça continue de plaire.

  • PF43
    PF43
    cadre fonction publique, enfin (...)
    • Posté à 15h18 le 07/02/2011
    • Internaute 130271
      cadre fonction publique, enfin (...)

    Sarkozy-Feydeau
    De la facilité, de la futilité, une conscience sociale proche du néant, de la bêtise crasse, de la méchanceté sotte, le mépris des pensées sérieuses
    Oui, ça se tient.
    Au même moment, Kafka annonçait la fin de la fête.

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