Theatre et Balagan

Chronique ambulante d'un amoureux du théâtre, d'un amateur de l'Est et plus si affinités.

Jack Lang raconte les batailles du grand méchant Louvre

Publié le 17/02/2011 à 16h40


Le chantier de la pyramide de Pei (Claude Bricage)

Jack Lang n’est sans doute pas l’historien qu’il faudrait pour raconter l’histoire du Grand Louvre, dont il fut l’un des artisans. Mais nommé ministre de la Culture au soir de l’élection de François Mitterrand en mai 1981 et proche de cet homme épris de culture, son point de vue est imprenable pour raconter « Les Batailles du Grand Louvre ». Ce qu’il fait, précisément, de son point de vue.


« Les Batailles du Grand Louvre » de Jack Lang.

Il s’y emploie avec les verbes fougueux, les adjectifs onctueux qu’on lui connaît, l’homme passant de la pommade n’étouffant pas l’homme de convictions. L’ouvrage vaut par ces pages qui nous conduisent au plus près de ce projet osé, dans les coulisses de ses instants décisifs.

A peine élu, François Mitterrand convoque Lang. Les deux hommes se connaissent bien, Mitterrand est venu deux fois au Festival mondial du théâtre de Nancy que Lang avait créé en 1963. Lorsque Lang quitte le festival en 1977, il ne tarde pas à devenir le conseiller pour la Culture du premier secrétaire du PS. Dans son bureau de l’Elysée, le président de la République demande deux choses à son ministre :

  • dresser sans attendre une liste de grands travaux à Paris et en région, le geste architectural allant de pair avec la nécessité artistique ;
  • créer un peu partout en France des « puits de vie », autrement dit des centres d’art et de création.

Le rêve ancien d’un Grand Louvre

Lang qui va gérer, en les infléchissant, les dossiers mis en œuvre sous Giscard d’Estaing par Michel Guy (Lang et Guy se détestent et on sent que Lang n’écrit pas ce nom sans irritation), soit le musée Picasso, le musée des sciences de La Villette, l’Institut du monde arabe.

Parmi les nouveaux projets, l’idée du Grand Louvre s’impose. C’est-à-dire libérer la cour Napoléon (qui sert de parking) et déloger le ministère des Finances de l’aile Rivoli.

Le projet n’est pas nouveau. Malraux en aurait suggéré sur le tard l’idée au général De Gaulle, Michel Guy y avait également songé, racontait-il, mais s’était heurté à un veto : pas touche au ministère des Finances (on disait à l’époque « la rue de Rivoli » comme ont dit « Bercy » aujourd’hui).

Le 27 juillet 1981, Lang transmet une note écrite au Président (reproduite en fac-similé en tête du livre) qui, rétrospectivement, apparaît comme la première pierre du Grand Louvre que nous connaissons :

« [...] En retrouvant son unité première, le Louvre deviendrait le plus grand musée du monde. De l’Arc de triomphe à la place des Vosges, une vaste promenade pourrait être aménagée. [...] Seul un acte de souveraineté peut donner corps au dessein ambitieux du Grand Louvre. [...] »

Mitterrand répond en annotant laconiquement en marge, comme il le fait souvent :

« Bonne idée mais difficile (par définition comme toutes les bonnes idées). F.M. »

Autrement dit : au boulot. L’été sera studieux, même dans le Luberon. Lang travaille avec l’un de ces conseillers, un des hommes de l’ombre essentiels de son ministère : Christian Dupavillon (architecte et touche-à-tout) connu au Théâtre de Chaillot dont Lang avait été brièvement directeur (avant d’être mis sur la touche par Michel Guy).

« Sans vouloir désobliger personne... »

Le 24 septembre, première conférence de presse du septennat. A la fin, Mitterrand annonce différents projets, comme la Cité de la musique, et dit avoir décidé « sans vouloir désobliger personne, de rendre le Louvre à sa destination ».

Avec cette phrase toute mitterrandienne tombe un tabou : aucun Président n’avait pris le risque de toucher à la rue de Rivoli. Delors et Fabius, qui occupent les locaux, gèreront l’inquiétude de cette puissante administration. Très vite tout va se focaliser sur la pyramide de Ming Pei.

« Mitterrand veut Pei, il l’aura », écrit Lang. Le Président avait été séduit par son apport architectural à la National Gallery de Washington, visitée avec Jacques Attali et Jean Riboud en 1978, alors que celui, premier secrétaire du PS, attendait un rendez vous avec Ronald Reagan.

Le contact est pris. Ming Pei ayant déjà été échaudé par le dossier de la Défense qui n’avait pas retenu sa proposition, se montre prudent. Le « gaulliste de gauche » Emile Biasini, qui avait travaillé auprès de Malraux, est à la manœuvre. Mitterrand l’avait convoqué à Latche et lui avait proposé de s’occuper du chantier du Grand Louvre.

Lang le nomme à la tête d’une « mission de proposition et de coordination », prélude à un pilotage d’ensemble du projet. Et Pei finit par accepter.

La bataille de la pyramide

Lang raconte avec délectation les rencontres entre l’architecte et le Président. L’idée de la pyramide se fait jour, mais pas tout de suite. Mitterrand s’impatiente sans le montrer ; il sait que les grands projets n’attendent pas : il faut créer « l’irrévocable afin que l’on ne revienne pas en arrière », dit-il. Dès le début, ce projet grandiose sera une course contre la montre dont Biasini tiendra le chronomètre.

La bataille commence lorsque le projet de Pei est présenté en janvier 1984 devant la commission supérieure des monuments historiques. On vote. Le projet passe de justesse.

Dès le lendemain, un croquis de la future pyramide est à la une de France soir. Jean Dutourd, de l’Académie française, titre son édito « Pauvre France ». C’est parti.

André Fermigier, critique d’art du Monde, tonne contre la pyramide alors que le journal voit plutôt cela d’un bon œil. Il quittera le journal pour rejoindre l’Association pour le renouveau du Louvre, que créé Michel Guy. A la mairie de Paris, si l’adjointe à la culture Françoise de Panafieu est sur la même ligne anti-pyramide, le maire, Jacques Chirac, reste en retrait. Il finira plus tard par se rallier au projet après la mise en place d’une simulation de la pyramide par des câbles en Téflon.

Les pétitions et les lettres ouvertes pour ou contre la pyramide se succèdent. Le Figaro, Le Quotidien de Paris et les députés RPR entretiennent le feu de l’hostilité.

Lang se complait à citer des articles et des arguments qui paraissent aujourd’hui bien ridicules. De son côté, Michel Guy avait aussi su rallier des personnalités et non des moindres, comme Marguerite Duras, Nathalie Sarraute ou Michel Leiris. Lang les mentionne mais évite de citer leurs propos.

Il est dommage que la disparition précoce de Michel Guy l’ait privé d’écrire ses mémoires, de raconter de son point de vue cette bataille perdue qui suscita l’incompréhension de plusieurs de ses amis.

Les sondages d’opinion donnent raison à Pei, Mitterrand ne cède rien et le projet avance. Le 1er janvier 1986, le ministre des Finances Pierre Bérégovoy quitte la rue de Rivoli pour des bureaux provisoires du boulevard Saint-Germain.

La bataille de la rue de Rivoli

L’autre grande bataille survient peu après le revers de la gauche aux élections. C’est le début de la première cohabitation. Chirac est à Matignon et Balladur aux Finances. Ce dernier, dont Lang dit apprécier « l’intelligence et la courtoisie », se montre sot et discourtois : il veut retourner rue de Rivoli, n’en démord pas. Et il réoccupe les lieux sans attendre le 14 avril 1986, flanqué de son ministre du Budget, Alain Juppé.

L’opération coûte cher mais le grand argentier n’en a cure. « C’est là l’épreuve la plus difficile que j’ai eue à subir et elle a coûté cher », dit Emile Biasini dans « L’Invention du Grand Louvre », ouvrage cosigné ave Ming Pei et Jean Lacouture (éditions Odile Jacob).

La Ve République va vivre alors l’un de ses épisodes les plus ubuesques. Tandis que les fonctionnaires de Bercy quittent leurs bureaux où Balladur a fait restaurer à grands frais le décor Napoléon III, arrivent des ouvriers du chantier du Grand Louvre, obligés de travailler de nuit de l’autre côté des cloisons.

Un jour, Biasini demande l’accès à des raccordements de chauffage. Balladur refuse, Pei menace de dresser des cheminées d’évacuation autour de la pyramide. Craignant le ridicule, Balladur recule, etc.

Il faudra attendre la fin juin 1989 pour que « la rue de Rivoli » soit totalement évacuée, trois mois après l’inauguration de la pyramide.

Mitterrand, réélu en mai 1988, mettra en chantier un autre grand projet qui lui est cher : la « très grande bibliothèque ». C’est une autre histoire que Lang évoque brièvement (ce n’est pas son sujet), préférant consacrer de nombreuses pages à la « révolution des musées » et aux Louvres de Lens et d’Abu Dhabi.

On aurait préféré que l’auteur s’en tienne à son titre et soigne mieux sa copie en gommant des répétitions de phrases quasi identiques à quelques pages d’intervalle.

Jack Lang, « Les Batailles du Grand Louvre » - éditions Rmn, 262 pages, 15 euros.

Photo et illustration : le chantier de la pyramide du Louvre (Claude Bricage) ; « Les Batailles du Grand Louvre » de Jack Lang.

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  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 17h12 le 17/02/2011
    • Internaute 45067
      Littéral

    Ha ! Le Grand Louvre.
    Ça rappelle Balladur qui, nouveau ministre des finances, fit des pieds et des mains pour y entamer son ministère qui était en cours de déménagement pour Bercy.

    Cet acharnement à exercer sa fonction de grand argentier au Louvre entraina un retard de plusieurs mois et couta pour le plus grand profit des entreprise de bâtiments et travaux publics des sommes affolantes en travaux de réaménagement d’une partie du Louvre (on parle de plus de 200 millions de francs, montant jamais confirmé mais assez plausible).

    On doit à ce soit-disant libéral et à M. Campdessus l’état déplorable actuel de l’économie française.

    Depuis le Grand Louvre est devenu une sorte d’établissement à votation industrielle et commerciale. C’est devenu un acteur majeur de la communication culturelle à échelle industrielle.

    Et sans doute le premier centre de distribution de ces choses affreusement vulgaires que sont les produits dérivés, de l’anti-culturel, en quelque sorte et qui déforment à jamais les gouts pour l’art, c’était en avant-première le comble du faux, l’aboutissement de la démagogie de la culture pour tous et pour chacun, tout ce commerce prospère de la copie idiote et des gadgets incroyablement laids dont raffolent les touristes et qui encombreront pour longtemps les brocanteurs.

    Encore un effort, messieurs du palais du Louvre à quand le plus grand parc d’attraction culturel du monde, n’est-ce pas le sort déjà scellé du palais de Versailles&#160 : ?

    De la culture au divertissement à vocation de communication nationale, il n’y a qu’un pas !

    Qui enjambera le rubis, con ?

    • Sixpatte-
      Sixpatte- répond à egide
      Sur Mars
      • Posté à 17h44 le 17/02/2011
      • Internaute 77583
        Sur Mars

      le Grand Louvre est devenu une sorte d’établissement à votation industrielle et commerciale. C’est devenu un acteur majeur de la communication culturelle à échelle industrielle.
      De la culture au divertissement à vocation de communication nationale, il n’y a qu’un pas ! Qui enjambera le rubis, con ?

      Il faut privatiser pour ren-ta-bi-li-ser. La télé le fait depuis longtemps, avec
      succès, partout où il y a de la Pub, y’a de la merde.
      Franchi ? On nage dedans.

      • kiki le chien
        kiki le chien répond à Sixpatte-
        observateur
        • Posté à 19h52 le 17/02/2011
        • Internaute 130584
          observateur

        Béééééééééé le louvre

         
        • dr-zoidberg
          dr-zoidberg répond à kiki le chien
          futurama
          • Posté à 11h14 le 18/02/2011
          • Internaute 125906
            futurama

          L’avantage du verre pour la pyramide, on voit mieux la crasse...

        1 autres commentaires
      • Hulk
        Hulk répond à Sixpatte-
        Gros con de droite
        • Posté à 22h16 le 17/02/2011
        • Internaute 108405
          Gros con de droite

        Ça veut dire quoi « nager dans le Rubicon » ? Éclairez-nous donc...

         
        • Sixpatte-
          Sixpatte- répond à Hulk
          Sur Mars
          • Posté à 23h12 le 17/02/2011
          • Internaute 77583
            Sur Mars

          Quand MAM se défend (très) maladroitement dans une certaine affaire,
          elle n’y nage même plus, elle y patauge.
          Laissez Rome, la république puis l’empire de côté, nous aussi, nous
          avons notre décadence.

          • Hulk
            Hulk répond à Sixpatte-
            Gros con de droite
            • Posté à 23h23 le 17/02/2011
            • Internaute 108405
              Gros con de droite

            Notre décadence ?

            Le Rubicon, ce n’est en rien un symbole de décadence, d’une part. Et patauger dans le Rubicon, ça ne veut rien dire.

            • Vigiepirate
              Vigiepirate répond à Hulk
              veille
              • Posté à 09h35 le 18/02/2011
              • Internaute 139171
                veille

              Si on résumait par :

              « les gouvernement d’incapables, pléonastiquement de droite,qui se sont succédé ont mis la France dans la merde »

              ce serait plus intelligible ?

            • Sixpatte-
              Sixpatte- répond à Hulk
              Sur Mars
              • Posté à 10h40 le 18/02/2011
              • Internaute 77583
                Sur Mars

              C’est vrai, comparer MAM à Jules César....
              Mais si Jules et sa XIIIème Légion ont bien dépassé les bornes à ne
              pas franchir en 49, MAM n’a réussi qu’à se vautrer dans des explications à la gomme à l’Assemblée ( qui n’est pas le Sénat, je le reconnais) prenez le donc comme une image de ratage.
              Elle a seulement essayé de braver l’interdit politiquement correct
              et se noie dedans.
              Après, la décadence qui suit la République, puis l’Empire, on est en plein dedans, ce n’est qu’une analogie historique avec Rome, de la même manière que la décadence suit toujours les empires.
              Vous ergotez, coq gaulois...quand je capillotracte.

        • egide
          egide répond à Hulk
          Littéral
          • Posté à 17h57 le 18/02/2011
          • Internaute 45067
            Littéral

          Il n’est de pire moment dans l’indécision que de n’avoir pas de distractions plaisantes.

          Imaginez qu’au lieu de vous morfondre car vous ne faites rien alors qu’il faudrait agir, au risque d’une crise de mélancolie aggravée, vous nagiez dans l’eau du Rubicon plutôt que de le franchir.

          Vous venez d’inventer une nouvelle métaphore :
          Nager dans le Rubicon pour procrastiner.

          S’il revenait, Baudelaire serait vraiment content !

        5 autres commentaires
    • Numerosix
      Numerosix répond à egide
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 22h11 le 17/02/2011
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      C’est tout Paris qui est devenu comme ça, Egide. Une belle ville musée scénarisée pour les touristes . Et alors,ça marche : plein plein de touristes..
      Je suis bien d’accord avec toi que cela est plus que désolant pour la culture, voire même pour la vie des gens pas touristes . Mais que faire ? Réveiller le fantôme ?

      • egide
        egide répond à Numerosix
        Littéral
        • Posté à 08h15 le 18/02/2011
        • Internaute 45067
          Littéral

        Des spectres hantent la capitale, ceux de ce peuple de Pris, millénaire habitants, employés, ouvriers, commis, et qui vivaient dans les quartiers ; vies laborieuses, mais une culture, des souvenirs séculaires.
        La spéculation les a chassé, dans les banlieues lointaines, dispersés. Ainsi, à la terrasse d’un café au bord de l’Oise, près de Conflant, un vieux parisien exilé, redonne sa voix à la gouaille parisienne.
        Très bonne idée ! Juliette Gréco cachée sous un masque affreux, c’est une vraie métaphore de ce qui fut.

         
        • tOrDrE L¤RdRe
          tOrDrE L¤RdRe répond à egide
          chien de talus
          • Posté à 10h40 le 18/02/2011
          • Internaute 50571
            chien de talus

          Harangue matinale :
          viendez en grande banlieue, voir le peuple ployer sous le crédit, le précaire, l’acculturation, l’abrutissement marchand voyez votre urbanisme merde, félicitez-vous c’est votre œuvre, on prend le train de banlieue maintenant pour venir vous torcher le cul, quand on la chance d’être de ces « élus » que vous avez sélectionné pour leur
          grâce à « ce sortir les doigts du leur(de cul) ». Alors, les parigots ? ... bien ou bien sans le peuple qui pue... ? Z’êtes vide nous on est triste, on c’est pas fait un peu tous baisé là, n’êtes-vous pas moins riche de vos « pôvres » ?

        1 autres commentaires
  • Dani Wilde
    Dani Wilde
    Observateur
    • Posté à 17h07 le 17/02/2011
    • Internaute 87091
      Observateur

    Lang , c’est un coup à droite , un coup à gauche, c’est vrai cameleon !

    Prochains livres :

    Comment j’ai revolutionné Cuba à grace la mission que m’a confie sarkosy ?

    Puis

    Comment j’ai inventé la fete de la musique grace à Mitterand ?

    etc,etc.....

    • fabricenord
      fabricenord répond à Dani Wilde
      Facteur
      • Posté à 17h50 le 17/02/2011
      • Internaute 142904
        Facteur

      et comment j’ai éradiqué la piraterie dans le golfe

    • ecor1
      ecor1 répond à Dani Wilde
      sur le fil
      • Posté à 19h36 le 17/02/2011
      • Internaute 25388
        sur le fil

      « Lang , c’est un coup à droite , un coup à gauche »
      il est a voile et a vapeur....

      • Gaystraight
        Gaystraight répond à ecor1
        Avocat
        • Posté à 01h54 le 18/02/2011
        • Expert 43506
          Avocat

        Commentaire insidieux bien naze...

    • Sanrensei
      Sanrensei répond à Dani Wilde
      Curieux
      • Posté à 16h22 le 18/02/2011
      • Internaute 143594
        Curieux

      « Comment j’ai instauré la démocratie en Corée du Nord », bientôt chez vos libraires.

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 17h14 le 17/02/2011
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    On peut penser ce que l’on veut de FM et de JL mais au moins , la culture avait et ont pour eux un sens.
    Leurs réalisations, sont peut être critiquables mais elles existent.
    Ce n’est pas avec l’autre monstre d’inculture et son ministre d’opérette que l’on mettra en œuvre, et que l’on pourra montrer ce qui est quand le meilleur de l’esprit de notre pays, l’imagination, l’ouverture à la recherche, l’art sous toutes ses formes, les montages d’opérations scabreux et d’une complexité sans pareille.

    • Yp2
      Yp2 répond à vieilanarfatigué
      Sale gauchiste d'IEP
      • Posté à 05h00 le 18/02/2011
      • Internaute 71496
        Sale gauchiste d'IEP

      Si, si, grâce à Sarko et aux sarkozistes nous avons actuellement, à l’Elysée et dans les ministères, des monuments d’inculture et de bêtise crasse.

      • vieilanarfatigué
        vieilanarfatigué répond à Yp2
        Changer le monde, c'est se (...)
        • Posté à 12h12 le 18/02/2011
        • Internaute 125168
          Changer le monde, c'est se (...)

        Effectivement, ils sont dotés d’un patrimoine immatériel non négligeable en la matière et ça fait aussi partie de notre pays !

  • MargoZ
    MargoZ
    pour la paix
    • Posté à 17h32 le 17/02/2011
    • Internaute 143988
      pour la paix

    oui, ça pour retourner sa veste, on fait difficilement mieux ! Il en a déçu du monde sur son passage, car il a nécessité le soutien de gens auxquels il avait promis des choses en contre-partie qui ne se sont toujours pas réalisées...

    Bref, la politique comme on n’aime pas la voir dans un pays... Et il retourne sa veste, toujours du bon côté...

  • Crepitus
    Crepitus
    Retraité
    • Posté à 17h44 le 17/02/2011
    • Internaute 85789
      Retraité

    Bof, Lang, comme disait presque Esope, c’est la meilleure et la pire des choses.

  • Ciredutemps
    Ciredutemps
    Immigré en formation
    • Posté à 17h59 le 17/02/2011
    • Internaute 144471
      Immigré en formation

    Je ne sais pas ce qui est le plus hideux au Louvre, la pyramide ou les voitures et bus qui défilent sans cesse dans la cour.

  • A déménagé le 10 mai
    • Posté à 18h07 le 17/02/2011
    • Internaute 102287

    Le Louvre, encore un truc qui coute des millions payé par la france et utilisé par des parisiens...

    Pour le même prix, on aurait eu combien de bibliothèque dans plusieurs villes ?

    • egide
      egide répond à A déménagé le 10 mai
      Littéral
      • Posté à 19h03 le 17/02/2011
      • Internaute 45067
        Littéral

      Non !
      Assez !
      Plus de bibliothèques !
      Il y en a déjà beaucoup trop !

    • Vint.
      Vint. répond à A déménagé le 10 mai
      En transition...
      • Posté à 19h32 le 17/02/2011
      • Internaute 116778
        En transition...

      Il faut arrêter avec l’anti-parisianisme automatique : les parisiens ne vont pas au Louvre. C’est comme la Tour Eiffel, c’est pour les touristes (provinciaux ou étrangers)...

      • A déménagé le 10 mai
        • Posté à 20h09 le 17/02/2011
        • Internaute 102287

        Il faut arrêter avec l’anti-parisianisme automatique
        Simple retour des choses ;)

        les parisiens ne vont pas au Louvre.
        Qui travaille au louvre ? qui profite de l’argent ?

        C’est comme la Tour Eiffel, c’est pour les touristes (provinciaux ou étrangers)...
        Qui travaille à la tour eiffel ? Qui tient restaurant et boutique ?

         
        • Vint.
          Vint. répond à A déménagé le 10 mai
          En transition...
          • Posté à 20h38 le 17/02/2011
          • Internaute 116778
            En transition...

          C’est une blague hein ? Vous voulez me faire marcher ? Vous essayez de vous rattraper aux branches en parlant des employés alors que dans votre premier message vous évoquiez les visiteurs... Le Louvre c’est 2000 employés : pour mémoire l’Île-de-France c’est 11,5 millions d’habitants. Et la Tour Eiffel c’est tout bonnement négligeable...

          Pour rappel, en France les transferts financiers (entendus au sens large, en incluant les « revenus de transfert » comme les retraites, les indemnités) c’est dans le sens Paris–>province, et pas l’inverse, pour la simple raison que l’Île-de-France est plus riche que les autres régions françaises. Elle représente 29% du PIB national pour 18% de la population. Ces transferts sont d’ailleurs tout-à-fait normaux, mais nous sortir le coup de « ah les provinciaux paient le train de vie des parisiens, ces privilégiés éternels », c’est quand même un peu gros. Taper sur Paris pour taper sur Paris c’est pas très productif.

          Mais bon on s’éloigne un peu du sujet du Louvre avec tout ça, désolé...

        1 autres commentaires
    • BrunoC
      BrunoC répond à A déménagé le 10 mai
      ( ° ) ( ° )
      • Posté à 20h05 le 17/02/2011
      • Internaute 49016
        ( ° ) ( ° )

      Utilisé par les parisiens ?

      Il se trouve que j’ai habité 15 ans à Paris sans y mettre les pieds et je m’y suis justement rendu en touriste ce week-end pour accompagner une amie. J’ai trouvé que les visiteurs avaient plus l’accent de Moscou ou Tokyo que de Ménilmuche.

      Le Louvre n’est ni Parisien ni Français, c’est le Musée du Monde. En cela il est grand.

      • Hulk
        Hulk répond à BrunoC
        Gros con de droite
        • Posté à 22h39 le 17/02/2011
        • Internaute 108405
          Gros con de droite

        « Il se trouve que j’ai habité 15 ans à Paris sans y mettre les pieds »

        Et vous vous en vantez...

         
        • BrunoC
          BrunoC répond à Hulk
          ( ° ) ( ° )
          • Posté à 18h19 le 19/02/2011
          • Internaute 49016
            ( ° ) ( ° )

          J’avais autre chose à faire que voir des vieilleries

          • Numerosix
            Numerosix répond à BrunoC
            Prisonnier dans le village (...)
            • Posté à 18h35 le 19/02/2011
            • Internaute 14499
              Prisonnier dans le village (...)

            Ça ne t’a pas empêché de prendre un pot avec moi quand même ..
            Ça va BrunoC ? T’es plus à Paris alors ?

            • BrunoC
              BrunoC répond à Numerosix
              ( ° ) ( ° )
              • Posté à 19h45 le 19/02/2011
              • Internaute 49016
                ( ° ) ( ° )

              T’es pas encore assez vieux pour le Louvres. Patience.

              Non, je me suis vendu à la perfide Albion en attendant la prochaine étape.

              • Numerosix
                Numerosix répond à BrunoC
                Prisonnier dans le village (...)
                • Posté à 19h52 le 19/02/2011
                • Internaute 14499
                  Prisonnier dans le village (...)

                Bon appétit : -)

          • Hulk
            Hulk répond à BrunoC
            Gros con de droite
            • Posté à 20h17 le 19/02/2011
            • Internaute 108405
              Gros con de droite

            Je vois, encore un barbare...

        5 autres commentaires
    • Hulk
      Hulk répond à A déménagé le 10 mai
      Gros con de droite
      • Posté à 22h18 le 17/02/2011
      • Internaute 108405
        Gros con de droite

      Paris finance toutes les plouquies de France en plus de financer tous les équipements publics de Paris.

      Je suis d’accord avec vous pour équilibrer tout cela, ce qui veut dire qu’on va fermer une multitude de musées et bibliothèques en plouquies, si elles doivent se limiter à ce qu’elles peuvent se payer sans la subvention des contribuables parisiens.

      • Bob Moog
        Bob Moog répond à Hulk
        Voltage Controlled
        • Posté à 04h35 le 18/02/2011
        • Internaute 136928
          Voltage Controlled

        Vous nous la jouez Asterix chez les Belges ? L’indépendance de l’idf je vote pour ! Mais vous gardez tout hein.

      • egide
        egide répond à Hulk
        Littéral
        • Posté à 18h05 le 18/02/2011
        • Internaute 45067
          Littéral

        Je crains que vous ne comptiez pas très bien.
        Tout compte fait les «  ploucs  » contribuent majoritairement par leurs impôts à financer la culture nationale qui, comme chacun sait se concentre essentiellement dans Paris Intra-muros.
        Donc chiche les franciliens gardent leurs impôts et les ploucs les leurs !

         
        • Hulk
          Hulk répond à egide
          Gros con de droite
          • Posté à 20h20 le 18/02/2011
          • Internaute 108405
            Gros con de droite

          Pas de problème, le solde fiscal étant négatif pour l’Île de France, elle a tout à y gagner.

        1 autres commentaires
    • Numerosix
      Numerosix répond à A déménagé le 10 mai
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 22h25 le 17/02/2011
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Vous en avez pas assez de ces moches médiathèques en province ? Y en a déjà une dans le moindre bled ..Il vous en faut deux par village ?

    • Charles Mouloud
      Charles Mouloud répond à A déménagé le 10 mai
      Bras gauche de la Vénus de (...)
      • Posté à 23h58 le 17/02/2011
      • Internaute 12542
        Bras gauche de la Vénus de (...)

      Les provinciaux ne savent pas lire...

      • egide
        egide répond à Charles Mouloud
        Littéral
        • Posté à 18h06 le 18/02/2011
        • Internaute 45067
          Littéral

        G +soi

         
        • Charles Mouloud
          Charles Mouloud répond à egide
          Bras gauche de la Vénus de (...)
          • Posté à 19h05 le 18/02/2011
          • Internaute 12542
            Bras gauche de la Vénus de (...)

          Je viens de recevoir le dernier bouquin d’un jeune auteur , un certain Rabelais, édité par L’Abbaye de Thélème, mais écrit au silex sur du granit....

          Quelqu’un aurait il une méthode en braille pour sourds et ambidextres ?

        1 autres commentaires
  • Ayahuasca
    Ayahuasca
    Divinateur
    • Posté à 20h36 le 17/02/2011
    • Internaute 135562
      Divinateur

    Soumettez Vous à Isis, Râ et El !

  • Martirem
    Martirem
    Constructeur de valeurs
    • Posté à 20h59 le 17/02/2011
    • Internaute 136124
      Constructeur de valeurs

    Moi je le trouve bien le Louvre même si c’est un peu démesuré... et qu’à chaque fois (peut-être 2 ou 3) je sortais lessivé... C’est vrai que l’on est en droit de se demander combien ça a coûté et combien ça coûte... Mais bon maintenant que c’est fait on ne peut pas revenir en arrière. Et puis en contrepartie ça fait vivre le tourisme parisien. Il ne faudrait pas cracher dans la soupe non plus. Sans compter les financements archéologiques, historiques et artistiques que ça a dû débloquer (mais bon j’en sais rien).

    En tout cas c’est sûr que comparé à l’aide sociale (prioritaire on est d’accord) ça pose la question de la moralité du financement culturel.

    • A déménagé le 7-12-2011
      A déménagé le 7-12-2011 répond à Martirem
      non connue
      • Posté à 12h27 le 18/02/2011
      • Internaute 50999
        non connue

      Les budgets du Louvre, certes pharaoniques, restent cependant limités relativement au budget de la défense, par exemple. Et amène des rentrées d’argent indirectes.

      Il faudrait étudier cela, mais par exemple en Espagne, plusieurs musées nationaux sont rentables (mais dans une logique qui va au détriment de l’aspect culturel).

  • speedygonzalez-
    • Posté à 22h29 le 17/02/2011
    • Internaute 83323
      juge

    Tout le monde sait que c’est Miterrand et Anne pingeot qui ont tout décidé pour le Louvre et que Lang a été volontairement écarté. Lang a juste suivi l’actualité en faisant semblant d’y participer.

  • aimable
    aimable
    plasticien
    • Posté à 08h00 le 18/02/2011
    • Internaute 70198
      plasticien

    Rarement un ministre de la culture fut aussi audacieux, idem le Président de l’époque en ce qui concerne les « Grands Chantiers » . L’inventaire de leurs réalisations architecturales est impréssionnant même si certaine sont dictutable - qu’importe ! il y avait au moins la volonté, la tenacité et le savoir !
    Plus modestement le père Chirac se fait son Branly... pourquoi pas et c’est plutôt réussis.
    Et aujourd’hui quel projet ? le grand désert, mieux on projette de brader les bijoux de famille aux plus offrants ( le dernier en date - l’hotel de la marine + d’autres sous la pédale ) . Tapis rouge donc à Disneyland, TF1, la France de Pernaud et autres Yan Arthus Bertrand.
    Navré donc, mais mille merci à Lang, pour son Grand Louvre, sa TGB, pour ces FRAC, pour son opéra Bastille ( là pour l’archi c’est plutôt la Bérézina mais en terme d’activité, c’est une réussite), merci pour tes médathèques de province - merci aussi d’avoir sauvé le livre et ses libraires. Qui dit mieux ?

  • Dissonance
    Dissonance
    met le doigt où ça fait mal.
    • Posté à 09h31 le 18/02/2011
    • Internaute 70089
      met le doigt où ça fait mal.

    Lang, le type qui a achevé la culture en France... En la réduisant à sa dimension artistique. Ses histoires de fossoyeur ne m’intéressent déjà pas de ce fait.

    Mais depuis il s’est également fait fossoyeur de la démocratie française (pas tout seul tout de même) lors du Congrès de Versailles... Non franchement, à part sa photo collée sur une cible de fléchettes, ce type n’offre aucun attrait.

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