Theatre et Balagan

Chronique ambulante d'un amoureux du théâtre, d'un amateur de l'Est et plus si affinités.

Le spectre de François Mitterrand à l'Odéon, près du Panthéon

Publié le 18/03/2011 à 15h29


philippe Girard dans « adagio » ph Alain Fonteray

Le théâtre aime les spectres, et le spectral François Mitterrand des dernières années poussa jusqu’au bout son goût et son sens du théâtre de la politique (ses jeu de rôles, son mentir-vrai, son art de la représentation) jusqu’à mettre en scène l’approche de sa propre mort, en en contrôlant le scénario, sans cesser de s’interroger sur l’après, l’au-delà.

C’est cela qu’Olivier Py a sans doute d’abord voulu mettre en scène dans « Adagio (Mitterrand, le secret et la mort) ».

Philippe Girard entre la paille et le grain

Sa grande réussite c’est d’avoir confié le rôle à Philippe Girard. On a souvent vu cet acteur dans les spectacles d’Olivier Py ou de Stéphane Braunschweig, on connaît les inflexions de sa voix, sa façon de casser son corps d’échalas.

Rien de tel ici, l’acteur est méconnaissable. Maquillage, masque crânien, travail de la voix, de la démarche, et du mouvement (en particulier les bras et la bouche), ce que fait Philippe Girard est très impressionnant. On reconnaît le défunt Président, sa silhouette, sa façon de crocheter l’air avec la main, le rythme de ses phrases et sa façon d’appuyer certaines finales, et les mots eux-mêmes puisque ce sont le plus souvent les siens, et cependant l’acteur ne l’imite en rien. Parce celui qu’il incarne n’est pas un homme mais un spectre. A plus d’un titre.

  • Le spectre que devint François Mitterrand au soir de son élection, investissant dans l’instant la fonction suprême à laquelle il s’était préparé avec ce que cela supposait à ses yeux de hauteur et d’éloignement ;
  • le spectre de celui qui très tôt (en novembre 1981) sut qu’il était atteint d’un cancer et auquel les médecins ne donnaient alors qu’entre trois mois et trois ans à vivre (belle scène plurielle du spectacle), un cancer de la prostate qui ne fut rendu public qu’en septembre 1992, moins de quatre ans avant sa mort avec laquelle il poursuivit plus qu’il n’entama un dialogue ;
  • le spectre de l’homme en fin de vie, celui des derniers mois, de plus en plus spectral car souffrant, amaigri, solitaire, seul face à sa fin ;
  • le spectre posthume enfin qui hante le monde politique d’aujourd’hui et qui le hante d’autant plus que le président Sarkozy n’arrive pas, malgré ses sporadiques efforts, à incarner avec hauteur la fonction présidentielle.

A Lauvergeon : « Dans ce que j’écrivais, que de verbiage ! »

De longs monologues se succèdent. Des phrases prononcées, écrites par Mitterrand, parfois méconnues (écrits de jeunesse), des réflexions écrites d’un homme cultivé qui aimait écrire et avait le souci de la postérité comme de Gaulle avant lui (quel contraste avec aujourd’hui !). Une langue souvent belle mais gangrenée par le verbiage (« dans ce que j’écrivais, que de verbiage ! » dit Mitterrand à Anne Lauvergeon) et qui finit par lasser les spectateurs.

Les plus justes monologues sont les discours dictés par l’actualité (le suicide de Bérégovoy) ou le calendrier (les derniers vœux), discours connus par ceux qui ont vécu cette époque et qui sont réitérés comme tels (derrière un micro).

Mais que raconte ce spectacle aux nouvelles générations qui n’ont pas ou mal connu tout cela ?

Il y a dans le travail de construction auquel s’est livré Olivier Py un souci quasi pédagogique de revenir sur les points les plus controversés de l’itinéraire présidentiel (la réunification des deux Allemagne, la Bosnie avec le voyage éclair à Sarajevo et son penchant pour les Serbes, le Rwanda et l’opération Turquoise, un oubli : la lecture satisfaite de la lettre envoyée par les putchistes de Moscou), les points noirs de son passé (Vichy, Bousquet) et de ses deux mandats (suicide de Bérégovoy, suicide de François de Grossouvre dans son bureau, le premier suicide à l’Elysée).

Là, interviennent d’autres personnages. et forcément succinctement. Et c’est là que, souvent, le bât blesse.

Lang, Séguéla et Kouchner en valets de comédie

Plusieurs scènes sont de faux dialogues où l’autre personnage est simplement là comme faire-valoir pour relancer le Président. C’est le cas d’une des premières scènes où le docteur Tarot (qui assista Mitterrand à la fin) pose des questions comme « Qu’est ce que le pouvoir ? », « Et l’Histoire ? », « Et le socialisme ? » pour permettre à Mitterrand de passer d’une citation à l’autre, procédé éculé et dramaturgiquement médiocre.

Autre faiblesse, plusieurs personnes-personnages sont réduits à l’état de caricature, c’est-à-dire résumés à un seul trait : Jack Lang au 1% du budget pour la culture, Bernard Kouchner au devoir d’ingérence, Jacques Séguéla à sa « Force tranquille ». Scènes comiques mais faibles qui passent tout de même la rampe car les originaux sont eux-mêmes un peu, voire beaucoup, caricaturaux.

Il n’en va pas de même avec Robert Badinter et son discours sur la peine de mort à l’Assemblée. Soit on a en mémoire la voix vibrante et la haute silhouette de l’homme habité d’une conviction s’adressant aux députés et alors on ne supporte pas les beuglements de l’acteur, soit on découvre cela et c’est aussi insupportable car c’est du bien mauvais théâtre.

« Un buffet » pour les femmes qu’il a aimées

Si le personnage de Mitterrand se suffit à lui-même, en revanche, on ne peut bien comprendre de nombreux moments du spectacle que si on les connaît déjà l’épisode qu’ils évoquent.

C’est le cas de plusieurs scènes avec Hubert Védrine ou Elie Wiesel (jamais nommés).


« Adagio (Mitterrand, le secret et la mort) » (Alain Fonteray).

C’est particulièrement le cas avec les séquences qui mettent en scène Marguerite Duras à et son compagnon que Mitterrand ramena des camps. Seuls les spectateurs (certes nombreux) qui connaissent cette histoire identifient Marguerite Duras laquelle n’est jamais nommée dans le spectacle. Du méta-théâtre en quelque sorte.

Les rôles de Duras, d’Anne (Lauvergeon) et de Danièle (Mitterrand) sont interprétés par la seule Elisabeth Mazev, actrice de bonne composition, par ailleurs seule femme de la distribution ce qui est peu pour un homme qui aimait les femmes (brunes de préférence).

Au Président qui songe inviter à dîner dans les salons de l’Elysée les femmes aimées dans sa vie, la blonde Anne répond : « Il faudra prévoir un buffet monsieur le Président. » Je ne sais si cette réplique est une invention de Py, ou si Lauvergeon en a fait la confidence à Py, mais elle fait mouche. Cela arrive trop rarement.

Au chevet du Président, des médecins malgré lui

C’est à se demander parfois si Olivier Py ne souhaitait pas initialement écrire une comédie (du pouvoir) mais en creusant son sujet, se documentant, saisi et séduit par la stature et la statue (de commandeur) du personnage, n’avait pas osé. Et préféré puiser dans les textes de François Mitterrand, en lui organisant une sorte d’auto-oraison funèbre accompagnée tout au long du spectacle par le quatuor Léonis. Plutôt que de réinventer le réel comme le fait Copi dans « Eva Peron ».

On sent d’ailleurs l’amorce d’une autre pièce possible quand Py fait défiler le chapelet des médecins qui se succèdent au chevet du président malade, rivalisant entre eux et se dénigrant.

Les marches du Panthéon, de l’Elysée, de la BNF

Un mot pour finir du décor (Pierre-André Weitz) : un sombre escalier (signifiant la pierre ou le marbre) occupe la largeur de la scène. On songe aux marches du Panthéon, à celles de l’Elysée et de la Bibliothèque nationale de France (BNF) aussi bien puisqu’en haut des escaliers se dresse un mur de livres où figure, à n’en point douter, « La Princesse de Clèves » (on verra Mitterrand sur le tard lire « Axel » de Villiers de l’Isle-Adam).

Les livres seront remplacés par les pins de Latché, une antenne médicale au Val-de-Grâce, mais le plus souvent tout se passera sur le grand escalier comme dans les tragédies romaines.

A la toute fin du spectacle, les marches envahissent tout le haut du théâtre et, dans une petite ouverture, le ciel attend son cortège de spectres réunis en un seul homme. Imposant.

Adagio (Mitterrand, le secret et la mort) d’Olivier Py - au Théâtre de l’Odéon - jusqu’au 10 avril - du mar. au sam. à 20h., le dim. à 15h. - Rens. : 01-44-85-40-40.

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  • geneviève421
    geneviève421
    medecin
    • Posté à 16h06 le 18/03/2011
    • Internaute 121096
      medecin

    Le théâtre aime les spectres et les mythes érrants...simplicité/efficacité (Matchstick Men, Nicolas Cage)

  • geneviève421
    geneviève421
    medecin
    • Posté à 16h12 le 18/03/2011
    • Internaute 121096
      medecin

    blond doux

  • flixp
    flixp
    Aboyeur
    • Posté à 16h50 le 18/03/2011
    • Internaute 34063
      Aboyeur

    Pas un commentaire sur la francisque de Tonton ?

    Le théâtre doit faire fuir le troll de droite comme l’ail les vampires.

    • Yanick Toutain
      Yanick Toutain répond à flixp
      Humain sur Terre
      • Posté à 19h45 le 18/03/2011
      • Internaute 30475
        Humain sur Terre

      Clip d’une chanson inspirée par le livre de Medhi Ba : Rwanda un génocide français.

      Et tous les fans de la crapule
      Qui défilaient vers le tombeau
      Les Barbara et les Renaud
      Tous ces poètes qui manipulent
      Les rêves bleus d’un peuple absent

      Dans ses vies faites de renoncements
      Et tous les fans du criminel,
      Digne successeur d’un général,
      Pour qui le génocide banal
      N’était peut être pas mortel
      Pour qui les Africains vivants
      Allaient rester quand lui absent
      Et tous les fans de la crapule
      Qui justifiaient l’aveuglement

      Qui le protégeaient simplement
      De nos colères par une bulle
      De poésie et de musique
      Pendant qu’il détruisait l’Afrique
      Et tous les fans du Mitterrand
      De ce tonton pour l’Amérique
      Pour ce valet de tous trafics
      Pour ce vichyste qui nous ment
      Qui passa sa vie à tricher

      A bluffer, eux à l’encenser.
      Yanick Toutain
      ==
      Quand nos cousins mouraient en 1994, Français Mitterrand désigné comme le général en chef réel du génocide était celui que les flagorneurs Renaud et Barbara encensaient d’un rideau de fumée.
      Il est temps que l’Histoire apparaisse en pleine lumière !

      Un riverain commentait
      Lien
      Propageons la vérité. La France savait... elle a soutenu...

      sous
      Tribune
      Génocide rwandais : faire la lumière sur le rôle de la France
      Par Collectif | 23/02/2010 | 10H10

      et j’ajoutais de la documentation
      ++++
      L’IGNORANCE OU L’ABSENCE D’INTELLIGENCE N’EST JAMAIS UN ARGUMENT ! ! !
      (surtout en matière de NÉGATIONNISME ! ! !)
      Que la honte soit sur vous ! ! !
      ===================================
      Citation
      Les principaux fournisseurs d’armes au Rwanda entre 1990 et 1994 sont la France, la Belgique, l’Afrique du Sud, l’Egypte et la République populaire de Chine. Cette dernière a fourni 500 000 machettes.
      ===================================
      Une rapide recherche
      Lien

      donne
      Lien
      La France a livré des armes
      Avant le génocide, la livraison d’armes a été régulière. Après le début du génocide, les livraisons continuent.
      Le colonel belge Luc Marchal commandant des casques bleus à Kigali, indiquent que pendant la nuit du 8 au 9 avril
      1994, la France livre des munitions à l’armée rwandaise.
      Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, reconnaît que les livraisons d’armes ont continué jusqu’à fin mai –
      le Rwanda est alors sous embargo.
      Du 19 avril au 18 juillet 1994, en plein génocide, le lieutenant colonel Kayumba organise 6 livraisons d’armes. Durant

      cette période, cet officier séjourne 27 jours à Paris où il est reçu à plusieurs reprises par le colonel Huchon, chef de la
      mission militaire de coopération. Des livraisons d’armes clandestines passent par Goma, dont l’aéroport est contrôlé par
      la France. Ce canal servira également à réarmer les miliciens dans les camps de réfugiés. La perpétration du génocide
      n’est pas une raison suffisante pour que la France abandonne ses alliés.
      ===
      (Le copié collé à partir d’un PDF défectueux)
      Les créanciers
      des génocidaires
      De 1990 à 1994, l’État rwandais massivement. L’argent principalement à l’achat d’équipement qui servira au 50% des recettes de l’État y dépenses sociales s’effondrent imposés par le FMI et la Banque Pendant le génocide, les extrémistes garantie de l’État français - notamment médiaire de banques étrangères, soit 4,5 millions € en juin 1994 du Budget était Nicolas Sarkozy).

      Entre 1992 et 1994, le Rwanda payées grâce au détournement occidentaux, notamment l’Union Après le génocide, la Banque régime rembourse la dette de leurs débiteurs pour acheter
      rwandais s’endette
      L’argent servira
      d’armes et
      au génocide.
      y sont consacrés en 1992, pendant que les
      s’effondrent sous les plans d’ajustement structurel
      Banque Mondiale.
      extrémistes continuent de se financer avec la

      notamment pour l’achat d’armes - par l’intermédiaire
      étrangères, y compris françaises (30 millions FF
      1994 pour la BNP, à une époque où le ministre
      Sarkozy).
      Rwanda a importé 500 000 machettes chinoises,
      détournement de l’aide des grands bailleurs de fonds
      nion Européenne.
      Banque Mondiale a fait pression pour que le nouveau
      dette contractée par les génocidaires auprès

      acheter des armes.
      ==
      autre source
      Lien
      Lien
      Le Rwanda : les créanciers du génocide

      12 avril 2004 par Éric Toussaint
      ==Les créanciers du génocide
      Les principaux fournisseurs d’armes au Rwanda entre 1990 et 1994 sont la France, la Belgique, l’Afrique du Sud, l’Egypte et la République populaire de Chine. Cette dernière a fourni 500 000 machettes. L’Egypte - dont le vice-ministre des Affaires étrangères, chargé des relations avec l’Afrique, n’était autre que Boutros Boutros-Ghali - a offert au Rwanda un crédit sans intérêt pour lui permettre d’acheter des armes d’infanterie pour un montant de six millions de dollars en 1991. Une fois le génocide déclenché, alors que l’ONU avait décrété, le 11 mai 1994, un embargo sur les armes, la France et la firme britannique Mil-Tec ont fourni des armes à l’armée criminelle via l’aéroport de Goma au Zaïre (Toussaint, 1996). Une fois Kigali, capitale du Rwanda, prise par le FPR, plusieurs hauts responsables du génocide ont été reçus à l’Elysée. Les autorités rwandaises en exil ont installé à Goma avec l’aide de l’armée française le siège de la Banque Nationale du Rwanda. Celle-ci a effectué des paiements pour rembourser l’achat d’armes et en acheter de nouvelles jusque fin août 1994. Les banques privées Belgolaise, Générale de Banque, BNP, Dresdner Bank... ont accepté les ordres de paiement des génocidaires et ont remboursé les créanciers du génocide.

    • Raymonde.Galopin-Bidochon
      Raymonde.Galopin-Bidochon répond à flixp
      épouse de Robert, bru de sa mère (...)
      • Posté à 20h58 le 18/03/2011
      • Internaute 118684
        épouse de Robert, bru de sa mère (...)

      Pas un commentaire sur la francisque de Tonton ?

      « … les points noirs de son passé (Vichy, Bousquet) … »

  • akilafot
    akilafot
    commercial
    • Posté à 17h05 le 18/03/2011
    • Internaute 144424
      commercial

    1- On pardonne tout aux vainqueurs ; mêmes leurs pires péchés deviennent mignons.
    2- lorsqu’on a du mal a construire le présent, on ressasse le passé ; quand tout était mieux....
    En 2012 on peut tout changer, faire mieux qu’avant...et laisser les spectres s’évaporer...
    Tirez pas ! Je m’en vais.

    • zénon denon 84
      zénon denon 84 répond à akilafot
      Bonne
      • Posté à 17h34 le 18/03/2011
      • Internaute 30028
        Bonne

      En 2012,comme en 1981,
      les Français feront le présent ,
      le vrai _pas le virtuel_ ?

      Pas mieux qu’aujourd’ui,simplement
      Juste et vrai .Croyez-moi , .
      Pas de grands mots (maux) .S V P.

      Quand il veut le Français sait ,au fond de lui_même_
      agir ,agir encore ,agir toujours .________________

      Sachons raison garder .Coeur aussi .Rien que cela .

      Vive le Théatre _Vive le présent _

      • zénon denon 84
        zénon denon 84 répond à zénon denon 84
        Bonne
        • Posté à 17h41 le 18/03/2011
        • Internaute 30028
          Bonne

        Superbe boulot d’Olivier Py
        et d’AlainFonteray ,tout en finesse écrits _

        Finalement ,bien Français . Eh oui !

  • Blue_tail_fly
    Blue_tail_fly
    Dans l'Air du Taon
    • Posté à 19h06 le 18/03/2011
    • Internaute 123618
      Dans l'Air du Taon

    Lui qui rêvait de laisser son empreinte dans l’Histoire ...

  • LaTorpille
    LaTorpille
    Téléscopé par Dassault
    • Posté à 19h36 le 18/03/2011
    • Internaute 149185
      Téléscopé par Dassault

    Il doit bien se marrer là où il est, à contempler l’état dans lequel il a lui-même engagé la France et qui fut poursuivi par ses transfuges de droite, Jacky dit ’le Pommier’ et Nicos ’le Nerveux’.

  • Caniveau89
    • Posté à 08h09 le 19/03/2011
    • Internaute 26147

    A quoi bon remuer le fumier, cela ne sent jamais très bon !

  • LeTicien
    LeTicien
    Informaticien
    • Posté à 21h06 le 19/03/2011
    • Internaute 91779
      Informaticien

    On a souvent tape sur Mitterand pour sa francisque mais peu de gens ont parle de son role dans la resistance.

    • MALICE
      MALICE répond à LeTicien
      • Posté à 10h32 le 20/03/2011
      • Internaute 16862

      Enfin un commentaire digne de ce nom, au regard d’autres, infâmes, de la part de ceux qui n’ont peut-être même pas connu François Mitterrand, et qui déversent leur venin sans fondement.
      Ceux-là ont sans doute oublié le Résistant, L’Homme des grands travaux (Opéra Bastille, Arche de la Défense, Pyramide du Louvre, etc.), des 40 heures de travail qui ont permis ensuite les 35h dont certains des commentateurs doivent bénéficier, j’en suis certaine.
      Mais aussi l’homme qui a rajeuni une France figée par la droite, pourrie elle aussi par l’argent (les diamants de Bokassa à Giscard, la présence du même Giscard aux dispendieuses fêtes de Persépolis du Shah d’Iran), par une morale désuète.
      Quand on vit sous Sarkozy, une société totalement dé-culturée, ignare, au langage des bas-fonds mâtiné de bêtise, on se sentait heureux d’avoir un Président de la République, fin lettré, cultivé, humaniste, qui voyait LOIN.
      Sans lui, nous n’aurions jamais eu l’Europe, héritée justement de l Résistance.
      Vous êtes tous pourris par le sarkozysme à lire vos commentaires imbéciles

      • LeTicien
        LeTicien répond à MALICE
        Informaticien
        • Posté à 19h54 le 21/03/2011
        • Internaute 91779
          Informaticien

        Je ne saurai dire mieux si vous saviez quels monceaux de conneries j’ai lu ou entendu sur Mitterand...

        Merci en tout cas.

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