Theatre et Balagan

Chronique ambulante d'un amoureux du théâtre, d'un amateur de l'Est et plus si affinités.

Pourquoi je n'irai pas voir Juliette Binoche au Festival d'Avignon

Publié le 12/07/2011 à 13h08


« Mademoiselle Julie » (Christophe Raynaud de Lage/Festival d’Avignon).

Je n’ai pas vu « Mademoiselle Julie ». Pas eu envie. Je ne pouvais pas ne pas penser que depuis le début ce spectacle courait à sa catastrophe. Alors non merci. Pas vu. Pas pris. Pas surpris. Pas déçu.

Tout avait commencé par un désir d’actrice, ce qui est louable : la grande Juliette Binoche – appelons-là l’Actrice car ce n’est pas d’elle qu’il s’agit mais de son statut –, voulait revenir au théâtre après des décennies de cinéma.

La dernière fois, c’était un Tchékhov avec un Russe devenu metteur en scène hollywoodien. Alors l’agent de l’Actrice (toute Actrice a un agent) prend contact avec la direction du Festival d’Avignon, et ça tombe bien, Frédéric Fisbach, invité une nouvelle fois au Festival (ne me demandez pas pourquoi), cherche une actrice pour jouer « Mademoiselle Julie » d’August Strindberg.

J’ai lu ça dans le journal, c’est donc vrai. Vous avez bien lu. Au besoin, relisez avant de passer à la phrase suivante.

Comment dit-on déjà ? Ah oui, « faire une distribution »

Oui, vous avez bien lu : au départ, il n’y a pas un désir d’actrice vis-à-vis d’un metteur en scène, ni un désir de metteur en scène vis-à-vis d’une actrice, en relation avec les autres acteurs et actrices distribués (on appelle ça « faire une distribution »).

Non, il y a un désir flottant de l’Actrice et un metteur en scène qui « cherche » une actrice (après tout, rien de surprenant chez ce dit metteur en scène qui disait il y a quelques années – c’était avant l’épisode calamiteux de sa direction du Cent quatre avec Robert Cantarella –, alors qu’il était artiste invité du Festival, ne plus avoir envie de mettre en scène).

Bref dès le départ, c’était mal parti. Cela n’allait pas s’arranger.

Dans « Mademoiselle Julie », il y a aussi Jean et Christine

Le piège habituel autour de « Mademoiselle Julie » de Strindberg consiste à mettre médiatiquement en avant le rôle titre. Isabelle Adjani, après d’autres, s’y est cassé les dents. Or, la pièce ne vaut aujourd’hui que si elle met sur un même pied d’égalité les trois rôles qui la constituent :

  • Julie (mademoiselle),
  • Jean (le valet, fiancé de Christine et futur amant de mademoiselle Julie),
  • Christine (la cuisinière).

C’est ce qu’avait magistralement prouvé le théâtre Sfumato de Sofia (mise en scène de Margarita Mladenova) en re-titrant la pièce « Julie, Jean et Christine », spectacle présenté au théâtre de la Bastille dans le cadre du Festival d’automne et au Festival Passages (dont je suis, lire ci contre, le conseiller artistique).

En fin de Festival d’Avignon, sera programmée une autre approche, probablement passionnante, celle de l’allemande Katie Mitchell qui propose « Kristin, nach fräulein Julie » (Christine, d’après mademoiselle Julie).

Buzz et haricots verts Tupperware

Après quoi la machine médiatique s’est avancée, écrasant tout sauf l’Actrice, tel un rouleau compresseur. On en a lu, vu, entendu des portraits, interviews, reportages autour de l’Actrice. A croire qu’elle allait jouer tous les rôles à elle toute seule. Comme si ses partenaires (dont l’immense Nicolas Bouchaud) étaient pour ainsi dire des faire-valoir, des serviteurs. Cela redoublait la structure de la pièce : mademoiselle d’un côté, les serviteurs de l’autre.

L’Actrice en grande Actrice, en bonne pro de la profession, a assuré le job. On en a lu des trémolos journalistiques sur son « retour au théâtre ». Le must a été le supplément hebdomadaire du journal Le Monde. L’Actrice à la une, long reportage sur les répétitions, dans l’appartement de l’Actrice (minutieusement décrite en train de grignoter des haricots verts dans une boite genre Tupperware), dans une salle de répétitions, sur le plateau à Avignon. Un méga reportage.

La robe lamée, mon coup de grâce

On y voit des photos de répétitions où l’Actrice porte son costume : robe longue lamée moulant son corps, robe d’une Actrice allant recevoir un César ou un Oscar. Robe à l’évidence beaucoup plus faite pour l’Actrice que pour le personnage de mademoiselle Julie. Et le piège se referme un peu plus.

A travers cette robe on devine aussi le parti pris de la mise en scène : une actualisation de la pièce, vieille tarte à la crème qui, pour ce qui est de « Mademoiselle Julie », ne peut être qu’inopérante.

La vue de l’Actrice dans cette robe a définitivement éteint les restes d’envie que j’avais de voir ce spectacle. Et quand j’ai lu l’article critique du quotidien Le Monde titrant « Juliette Binoche piégée par Julie », je n’ai pas été surpris.

C’est par amour et respect pour Juliette Binoche, Nicolas Bouchaud et Bénédicte Cerutti que je ne suis pas allé voir l’Actrice dans « Mademoiselle Julie ».

Mademoiselle Julie d’August Strindberg - mis en scène par Frédéric Fisbach - gymnase Aubanel - Festival d’Avignon - jusqu’au 26 juillet 2011 à 18 heures (sauf les 15, 16, 18, 19 à 22 heures) - de 13€ à 27 €.

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  • A déménagé le 13-10-2012
    • Posté à 13h14 le 12/07/2011
    • Internaute 19357
      non connue

    Ha Monsieur , le Théââââtre ! ! !

    • kabreras
      • Posté à 13h17 le 12/07/2011
      • Internaute 60553
        Enervé

      « Pourquoi je n’irai pas voir Juliette Binoche au Festival d’Avignon »

      Et il en fait un article complet...
      Je répondrai simplement qu’a part un microcosme de pseudo intelos, le festival d’Avignon (comme celui de Cannes finalement) n’intéresse personne.

      • A déménagé le 13-10-2012
        A déménagé le 13-10-2012 répond à kabreras
        non connue
        • Posté à 13h24 le 12/07/2011
        • Internaute 19357
          non connue

        Je dirais même plus , » a part un microcosme de pseudo intelos, le festival d’Avignon (comme celui de Cannes finalement) n’intéresse personne « .
        La palme d’or du festival de Cannes ........, The tree of life ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

         
        • Valdo Lydeker
          Valdo Lydeker répond à A déménagé le 13-10-2012
          journaliste, auteur
          • Posté à 13h43 le 12/07/2011
          • Journaliste 7922
            journaliste, auteur

          Ben voyons, décidons que la culture et le théâtre - qui n’a jamais que quelques millénaires et est lié à la naissance de la démocratie- , ça ne concerne qu’un microcosme et ça ne peut pas être un art populaire mettant en jeu des questions fondamentales. ne nous battons surtout pas pour partager l’art- quitte à critiquer ses manifestations mondaines.. Et après, étonnons nous qu’un peuple décérébré par la télé bouygues et les multinationales du divertissement (qui, elles, ont compris l’intérêt d’investir dans la culture) partage des idées de plus en plus rance et vote Sarkozy ou FN...

          • A déménagé le 13-10-2012
            • Posté à 13h50 le 12/07/2011
            • Internaute 19357
              non connue

            Chaque année , c’est la même polémique au festival d’Avignon , disons que ça fait du boulot pour les intermittents et passons à autre chose .
            Qu’est ce que Sarko viens faire là dedans ? ? ? ?

            • SoOuest.net
              SoOuest.net répond à A déménagé le 13-10-2012
              Site d'actu
              • Posté à 22h24 le 12/07/2011
              • Internaute 134662
                Site d'actu

              Et au contraire, pourquoi on peut (continuer d’) aller aux Vieilles Charrues de Carhaix !

              Concernant les intermittents, les orgas avaient recouvert le site d’affiches en 2003 pour éviter l’annulation du festival associatif. Ils avaient réussi à les convaincre de ne pas faire grève.

              Lien

              Lien

          • A déménagé le 10-11-2011
            • Posté à 14h08 le 12/07/2011
            • Internaute 124772
              -

            Le théâtre en croisade sur le pont d’Avignon

            Hola ! Baissez le pont levis !

          • kabreras
            kabreras répond à Valdo Lydeker
            Enervé
            • Posté à 14h55 le 12/07/2011
            • Internaute 60553
              Enervé

            Je vais au théâtre, je vais voir des expos, croit bien que j’ai une bonne culture.

            Cependant tous ces pseudo festivals me sortent par les oreilles.

            Tout comme le festival de Cannes qui n’est qu’un rassemblement des gens du cinéma, pour les gens du cinéma, par les gens du cinéma pour se branler en famille sur des films bidons et se faire grossir un peu plus les chevilles (excuser moi mais The Tree Of Life est un film bidon, chiant et que personne à par les critique de cinéma n’a aimé).

            Le festival d’Avignon c’est exactement pareil, rassemblement élitiste qui fait semblant de se montrer ouvert.

            La culture, le cinéma, le théâtre c’est tout SAUF ces rassemblements incestueux qui ne servent a rien !

            • batmad
              batmad répond à kabreras
              enrevenantducinema.fr/
              • Posté à 17h25 le 12/07/2011
              • Internaute 154601
                enrevenantducinema.fr/

              Je ne sais pas pour le festival d’Avignon (le théâtre n’est pas très mon rayon, hélas !) mais pour le festival de Cannes, je trouve ton jugement abusif, tu n’as pas aimé la palme d’or de cette année, donc le festival de Cannes est bidon et n’a que des films bidons... super comme argument !
              Le festival de Cannes accueille tous les ans une grande partie des meilleurs cinéastes mondiaux, les plus intéressants, les plus inventifs, ceux qui renouvellent le cinéma (avec parfois des erreurs, des fausses valeurs comme ailleurs...) il suffit de s’intéreser un peu au cinéma pour s’en rendre compte, lire la liste des auteurs dans les différentes sélections et se rendre compte que chaque années, plusieurs films marquants de l’histoire du cinéma y sont présents... après le côté festival, paillette, compétition, etc, ça ne m’intéresse pas spécialement. Juste c’est un état des lieux précis sur la situation du cinéma en tant qu’art au niveau mondial...

              Je me demande si ton jugement sur le festival d’Avignon est aussi argumenté, je ne sais pas pourquoi mais j’en doute...

              • kabreras
                kabreras répond à batmad
                Enervé
                • Posté à 19h04 le 12/07/2011
                • Internaute 60553
                  Enervé

                .

              • kabreras
                kabreras répond à batmad
                Enervé
                • Posté à 19h04 le 12/07/2011
                • Internaute 60553
                  Enervé

                Le festival de Cannes... C’est LE lieu ou le « cinéma » se regarde le nombril !

                Un cirque ou les singes se jettent les cacahuètes entre eux.

                Un colloque d’entre soi dont les participants comme les critiques ont oubliés l’intérêt principal du cinéma : Divertir.

                Et oui, je ne vais pas au ciné pour en sortir encore plus déprimé que je n’y suis entré et quand je regarde les palmes d’or et les cinéastes primés sur une longue période je constate que les films primés n’ont une aura (ce que vous appelez marquant pour l’histoire du cinéma) que dans le milieu du cinéma et de ses critiques officielles.

                • batmad
                  batmad répond à kabreras
                  enrevenantducinema.fr/
                  • Posté à 19h20 le 12/07/2011
                  • Internaute 154601
                    enrevenantducinema.fr/

                  Oui c’est sûr un film comme Elephant a aucune importance dans l’histoire du cinéma :)
                  C’est vrai qu’il n’y a que des auteurs mineurs et nombrilistes comme Fellini, Scorcese, Moretti, Gus Vans Sant, les frères Cohen, Kiarostami, Tarantino, Imamura, les frères Dardenne (très nombrilistes eux-aussi) Weerasetakhul, pour ne citer que quelques uns de ceux qui ont eu la palme d’or...

                  Divertir : c’est le but du pouvoir, faire penser à autre chose ou encore mieux faire que les gens ne pensent pas, le cinéma de propagande sous Mussolini ce n’était pas spécialement des films militaristes ou disant du bien du Duce, c’étaient des bluettes sentimentales, c’est sûr le peuple était diverti à l’époque (quoi j’ai atteint le point machin truc, désolé... ?).
                  C’est écrit dans quelle grande Bible du cinéma que le cinéma est là pour divertir ? Dans celle qu’écrit en ce moment Luc Besson ?

                  Oui effectivement, nous n’avons pas la même vision du cinéma, on peut préfèrer faire le grand huit, aller à Disneyland, c’est un choix.
                  Pour moi le cinéma est une rencontre avec un auteur, des acteurs, une rencontre qui si elle est réussit, transforme, bouleverse, fait réflèchir fait plaisir, élève, etc. mais personne n’est obligé d’aimer les rencontres.

                  • scilicet
                    scilicet répond à batmad
                    psychanalyste
                    • Posté à 10h22 le 13/07/2011
                    • Internaute 137835
                      psychanalyste

                    J’aimerais savoir ce que vous entendez exactement par nombrilisme et en quoi des cinéastes aussi différents que Fellini, les Dardenne, ou Scorcese méritent d’être classés dans ce « genre » car il semble que pour vous le nombrilisme soit une tare rédhibitoire même si vous êtes très peu explicite sur le sens du terme.
                    Je serais curieuse de savoir quels films ont été pour vous des rencontres bouleversante et vous ont même fait réfléchir.

                    • batmad
                      batmad répond à scilicet
                      enrevenantducinema.fr/
                      • Posté à 11h01 le 13/07/2011
                      • Internaute 154601
                        enrevenantducinema.fr/

                      Euh... en fait je répondais juste à un post qui disait que tous les cinéastes de Cannes étaient nombrilistes en citant des cinéastes qui pour moi n’ont justement rien de nombrilistes. C’était de l’ironie...

                      Même si en soi un film nombriliste, narcissique peut aussi être un bon film.
                      Donc les auteurs que je cite sont des auteurs qui m’intéressent...
                      Et j’ai eu ce sentiment de rencontre récemment avec La dernière piste de Reichardt et Un amour de jeunesse de Mia Hansen-Love (critiques ici : Lien )

            • al bundi
              al bundi répond à kabreras
              chomiste
              • Posté à 11h06 le 13/07/2011
              • Internaute 160806
                chomiste

              Élitiste ? C’est absurde vous ne connaissez pas le festival d’Avignon.

              L’essence de ce festival ce n’est pas Juliette Binoche, ou autres pseudos grandes représentations qui composent le festival in.

              Le festival d’Avignon c’est le festival Off (je dirais au moins 90% des pièces) avec des centaines de spectacles assurés par des vrais intermittents du spectacle loin des lumières de Cannes avec son lot de déceptions, de navets théatrales, de bonnes surprises et de confirmations.
              Baladez vous dans les rues d’Avignon et vous serez sidérés par le nombre d’affiches des représentations recouvrant chaque centimètre des murs d’Avignon ; les extraits de pièces joués dans le rue, ect...

          • A déménagé le 9-4-2012
            A déménagé le 9-4-2012 répond à Valdo Lydeker
            Explore l'indéterminé
            • Posté à 15h38 le 12/07/2011
            • Internaute 22643
              Explore l'indéterminé

            +++++ : -)

          • Kzimir
            Kzimir répond à Valdo Lydeker
            Chef d'Etat nord-coréen
            • Posté à 16h59 le 12/07/2011
            • Internaute 102856
              Chef d'Etat nord-coréen

            A lire ça on se surprendrait à croire à toutes les conneries des fachos sur la gauche qui serait composée quasi-exclusivement de bobos.
            Ben non. Aller voire un festival incompréhensible à 9/10 des gens, dans lequel des des âââârtistes discourrent sur la Culture (avec une majuscule, par opposition avec la culture du populo qui ose aimer les films américains), ça ne rend pas spécialement de gauche, par contre ça dénote une culture d’un certain milieu social, une certaine culture de classe.
            Mais bon, vous avez sans doute raison, faut mieux laisser la culture populaire à la télévision droite, la gauche est au dessus de tout ça, elle se retranche dans les théâââtres. Avec ce genre d’abandon, pas la peine de s’étonner d’avoir un FN à 20%.

            Au fait, j’aime les films américains et les fanfares, par contre la danse, le cinéma français (qui raconte systématiquement la vie de cadres quadragénaires déprimés car leur femme n’est plus assez jolie ou car ils regrettent les années de galère qu’ils n’ont jamais connues) et le théâtre moderne me gonflent. Ca fait de moi un FNiste en puissance ?

            • batmad
              batmad répond à Kzimir
              enrevenantducinema.fr/
              • Posté à 17h38 le 12/07/2011
              • Internaute 154601
                enrevenantducinema.fr/

              « le cinéma français (qui raconte systématiquement la vie de cadres quadragénaires déprimés car leur femme n’est plus assez jolie ou car ils regrettent les années de galère qu’ils n’ont jamais connues) »

              Super cliché, ça fait trente ans qu’on raconte ça, tu parles de quels films cette année qui correspondent à ça ? Tu as des exemples ?

              Personnellement je considère qu’il n’y a pas de sous-genre, une histoire de cadre amoureux peut être intéressante comme chiante suivant la mise en scène... comme un film étatsunien qui parle d’un flic luttant contre des gangsters peut faire un grand film comme un navet...
              Une fanfare, un film américain, du théatre moderne, peu importe la question est le regard, l’implication de la personne qui joue, crée, etc.

              Je n’aime pas l’idée qu’il y aurait la fanfare pour les prolos et l’art moderne pour les bourgeois, j’aime l’idée de l’élitisme pour tous, que tout le monde puisse s’élever par l’art quelque soit son milieu social. Le côté qu’ont certains bobos (je n’aime pas le terme et je ne parle pas de toi, je ne te connais pas mais de commentaires fréquents sur la rue de personnes qui ne sont pas tout en bas de l’échelle sociale et culturelle) de dénigrer le théatre, l’art moderne, le cinéma français pour se faire croire à eux-mêmes qu’ils viennent du peuple me semblent hypocrites et ce n’est pas ça qui aidera les personnes issues des classes populaires (Armand Gatti par exemple choisissait des pièces difficiles pour faire jouer des acteurs venant de classe défavorisée, l’inverse aurait été du mépris). Le but est de changer la société pour permettre à tous d’avoir accés à tout et de faire ensuite le choix.

              • Kzimir
                Kzimir répond à batmad
                Chef d'Etat nord-coréen
                • Posté à 18h31 le 12/07/2011
                • Internaute 102856
                  Chef d'Etat nord-coréen

                Bon, les films sur les cadras déprimés, les petits mouchoirs, les poupées russes, de battre mon coeur s’est arrêté, ce genre. J’admets que comme je ne suis pas fan, je n’en connais pas énormément, et j’en oublie sans doutes (le battement d’ailes du papillon, ou Albert est méchant ça fait trop longtemps que je les ai vu).
                Disons que pour limiter, un certain nombre de films français représentent des trentenaires ou des quadras sans problème d’argent (cadres, chefs d’entreprises, etc.) qui d’un seul coup se rendent compte qu’ils sont malheureux et décident de changer de vie.

                Enfin quand on parle d’élitisme pour tous, pourquoi pas, mais cela me pose un problème car on considère comme par nature meilleur un art qu’un autre. Pourquoi aujourd’hui un art est élitiste et un autre plus populaire ? Perso je considère qu’on réagit différemment face à l’art suivant son vécu, son quotidien, son éducation, sa culture familiale, etc. En conséquence un art élitiste n’est pas élitiste parce qu’il est meilleur, mais parce que c’est un art reconnu par des élites.
                Que chacun fasse son choix librement, bien sur, mais il ne faut pas oublier que nos gouts sont le fruit d’une construction sociale. De plus souhaiter un libre choix de chacun est difficile si on divise une Culture avec une majuscule, qui serait le théâtre, la danse, l’opéra, qui élèverait l’esprit, et une culture minuscule, qui serait réservée aux crétins et aux racistes et qui n’aurait pour avenir que d’être supplantée par la Culture.

                • batmad
                  batmad répond à Kzimir
                  enrevenantducinema.fr/
                  • Posté à 19h01 le 12/07/2011
                  • Internaute 154601
                    enrevenantducinema.fr/

                  Effectivement, les petits mouchoirs, les poupées russes, me donnent plutôt des boutons à moi aussi, mais d’un autre côté, il y a des films comme ceux de Guiraudie (le prolétariat homosexuel, rien à voir avec les quadras), ceux de Rabah Ameur-Zaïmeche, ceux de Kechiche, ceux de Céline Sciamma pour ne citer que quelques auteurs qui me viennent à l’esprit qui sont des films français intéressants, riches, etc. Le cinéma français reste un des cinémas les plus diversifiés au monde, avec son lot de merdouilles, mais aussi des sujets très divers, des regards d’auteurs riches et intéressants.

                  Quand à l’art élitiste, je suis d’accord que c’est l’élite qui décide ce qui est art ou non, mais l’idée est de casser ça, personnellement je ne considère pas un art meilleur qu’un autre, c’est toi qui, dans ton commentaire, a fait une hiérarchie entre la fanfare et le cinéma français. Mais il faut reconnaître que la construction sociale donne une plus grand palette de choix artistiques aux bourgeois qu’au prolos, et la différence est dans cette diversité de choix parce que justement le bourgeois (d’un point de vu culturel) aura tout le loisir de piocher dans la culture populaire, ça peut être très chic d’aimer Johnny Halliday ou le rap (NTM s’écoute dans les soirées mondaines) ou les guinguettes tout étant dans l’élite culturelle bourgeoise (les bourgeois veulent tout connaître et contrôler) alors qu’il faudra plus d’effort pour une personne qui n’a pas les codes nécessaires d’appréhender l’art contemporain, le cinéma d’auteur, etc. L’élitisme pour tous et toutes n’est pas de considérer un art à priori meilleur qu’un autre, c’est de permettre l’émancipation de tous et toutes pour que tous puissent choisir selon ses goûts et pas seulement son déterminisme social.

                  • Kzimir
                    Kzimir répond à batmad
                    Chef d'Etat nord-coréen
                    • Posté à 21h20 le 12/07/2011
                    • Internaute 102856
                      Chef d'Etat nord-coréen

                    Je ne connais pas pas mal de ces cinéastes. J’admets que je ne vais pas souvent au cinéma (enfin, sauf pour les blockbusters hollywoodiens), ma connaissance se limite donc souvent aux films mis en avant et valorisés par les médias, à ceux qu’il est « in » d’aller voire. Et il se trouve que c’est plutôt les petits mouchoirs et ce genre de films, malheureusement. Quand je parle de « cinéma français » je pense plutôt à ça, même si j’imagine qu’il est plus divers que ça (comme le cinéma américain ne se résume pas aux Marvels, aux frères Cohen, et à Woody Allen, et comme le cinéma indien ne se résume sans doute pas aux comédies musicales multicolores).
                    Sur la fanfare, je ne pense pas la valoriser, mais je répondais à un commentaire (qui m’a un peu énervé, ce qui explique peut être certaines erreurs de formulation) qui insultait « un peuple décérébré ». Il se trouve que j’aime bien les fanfares, et que j’ai du mal avec par exemple la danse moderne, en disant ça je ne fais pas un classement, j’évoque juste des gouts et des couleurs qui, je pense, ne révèlent rien sur mes orientations politiques (contrairement à ce que pouvait penser l’auteur du commentaire auquel je répondais).
                    Ceci dit je ne suis pas convaincu que quelqu’un issu de la bourgeoisie aura tant de facilités à comprendre des cultures non issues de son groupe social. L’écoute de Sniper dans les soirées mondaines me semble très marginale (autant à mon avis que l’écoute de Rachmaninov dans les quartiers), après je dois admettre que je ne fréquente pas trop, mais le rap typiquement me semble particulièrement dur à appréhender sans avoir une connaissance des codes des auteurs (peut être moins depuis quelques années, depuis que ces codes ont été intégrés en partie par la télévision et que certains rappeurs ont été starisés).

            • Philippe Mahieu de Warelles
              Philippe Mahieu de Warelles répond à Kzimir
              La Rochelle
              • Posté à 18h52 le 12/07/2011
              • Internaute 18856
                La Rochelle

              « .... le cinéma français (qui raconte systématiquement la vie de cadres quadragénaires déprimés car leur femme n’est plus assez jolie ou car ils regrettent les années de galère qu’ils n’ont jamais connues.... »

              Et en plus n’est pas Sautet qui veut ; -)

            • Lictor
              Lictor répond à Kzimir
              informaticien
              • Posté à 01h58 le 13/07/2011
              • Internaute 68450
                informaticien

              Ah bon, Tarantino, Clint Eastwood, les frères Cohen, Copolla, Kubrick, tous passés par Cannes, c’est pas de la culture populaire ? Faudra aller expliquer ça aux millions d’américains qui sont allé voir leurs films... Ou alors, la culture populaire, c’est franco-français et ça s’arrête à Taxi 3 ?

              Accessoirement, je tiens à précisément qu’on peut aimer Borat ou Little Britain *et* aller voir Pina Bausch ou Sascha Walz au théâtre.... Si si, c’est possible... De même qu’on peut aimer les films d’Aronofsky, ceux de Fellini et apprécier le dernier Batman ou un bon vieux Schwarzenegger (époque Total Recall ou Terminator)... Et qu’on peut fréquenter les festival de théâtre de rue (comme Chalon) *et* trouver que Disneyland, finalement, c’est rigolo.... De même qu’on peut écouter de la techno, s’amuser à un live de Jazz et apprécier la musique répétitive façon Philip Glass...
              Bon, par contre, j’avoue, Bigard et les Ch’tis, je peux pas. Pour moi, il reste une différence essentiel entre la culture populaire et la merde. La culture populaire, ce sont des gens talentueux qui parlent à des gens intelligents, pas des médiocres qui prennent les autres pour plus cons qu’eux...

              Il y a des choses très bien à Avignon comme à Cannes. Il y a aussi des trucs assez moyens et de la merde. Décréter que ces derniers représentent l’intégralité du festival, c’est malhonnête. Réduire ces festivals à ce que vous lisez dans Voici, c’est ridicule.
              C’est pareil pour le cinéma. Arrêtez juste d’aller voir des films français, il y a tout un cinéma américain intelligent et bien fait, qui n’est pas populiste pour autant. Ou allez voir des séries.
              Il faudrait arrêter de tout vouloir ranger dans des petites cases...

          • PIT LE CHIEN
            PIT LE CHIEN répond à Valdo Lydeker
            Wouaooouh!
            • Posté à 17h55 le 12/07/2011
            • Internaute 25924
              Wouaooouh!

            Il n’est pas important que certains, ici, qui commentent toujours tout et n’importe quoi et , notamment en matière culturelle, ce qu’ils n’ont jamais ni vu, ni lu, ni écouté, déposent néanmoins leurs petites crottes habituelles.

            Il est navrant qu’une personne qui, depuis les lustres fait profession de ’« critique professionnel » en soit à démolir un spectacle en se vantant de ne pas aller le voir . Ses raisons, on s’en moque.
            S’il n’est pas capable d’apprécier une pièce, quelle qu’elle soit, qu’il se taise !

          • scilicet
            scilicet répond à Valdo Lydeker
            psychanalyste
            • Posté à 10h07 le 13/07/2011
            • Internaute 137835
              psychanalyste

            Je suis tout à fait d’accord avec vous, il y a trop souvent dans les commentaires du site une antipathie complaisante pour la pensée, et donc le cinéma, le théâtre ; point de vue en fait de droite : ceux qui se présentent comme étant de gauche sont presque tous d’affreux bobos, d’hypocrites cultureux ; ça a donné deux mauvais films cette année « Des gens biens » et un autre dont j’ai oublié le titre.
            Quand certains entendent parler de culture ils semblent éprouver un certain plaisir à sortir leur révolver....verbal naturellement.

          • scilicet
            scilicet répond à Valdo Lydeker
            psychanalyste
            • Posté à 10h07 le 13/07/2011
            • Internaute 137835
              psychanalyste

            Je suis tout à fait d’accord avec vous, il y a trop souvent dans les commentaires du site une antipathie complaisante pour la pensée, et donc le cinéma, le théâtre ; point de vue en fait de droite : ceux qui se présentent comme étant de gauche sont presque tous d’affreux bobos, d’hypocrites cultureux ; ça a donné deux mauvais films cette année « Des gens biens » et un autre dont j’ai oublié le titre.
            Quand certains entendent parler de culture ils semblent éprouver un certain plaisir à sortir leur révolver....verbal naturellement.

          • antonindusudo
            antonindusudo répond à Valdo Lydeker
            commerçant
            • Posté à 10h12 le 13/07/2011
            • Internaute 134910
              commerçant

            Et oui, sans aucun doute que la démocratie doit aussi passer par un peu d’éducation voire de culture. La Tunisie nous en a fait une brillante démonstration avec ses jeunes adultes instruits et devenus conscients. Les vieilles « démo » ont besoin peut-être de se regénérer, en évitant cette télé souvent abrutissante et assommante de débilités.

          • desesperado11
            desesperado11 répond à Valdo Lydeker
            technicien
            • Posté à 08h18 le 14/07/2011
            • Internaute 61325
              technicien

            vaste sujet....je suis bien d’accord avec vous, l’absence de culture, ou la culture médiocre, mène à la bêtise et à tous ses excès...mais on ne peut pas forcer les gens à être curieux.....quand on interroge les gens sur la qualité des programmes, tous citent Arte ou la Cinq....mais tous regardent la télépoubelle, voyeuse, racoleuse de TF1 et M6....alors, que faire ? ? ? j

          • desesperado11
            desesperado11 répond à Valdo Lydeker
            technicien
            • Posté à 08h18 le 14/07/2011
            • Internaute 61325
              technicien

            vaste sujet....je suis bien d’accord avec vous, l’absence de culture, ou la culture médiocre, mène à la bêtise et à tous ses excès...mais on ne peut pas forcer les gens à être curieux.....quand on interroge les gens sur la qualité des programmes, tous citent Arte ou la Cinq....mais tous regardent la télépoubelle, voyeuse, racoleuse de TF1 et M6....alors, que faire ? ? ? j

        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à A déménagé le 13-10-2012
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 14h20 le 12/07/2011
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          Sauf si Mireille Mathieu vient chanter sur le pont, bien sur !

          (au fait, elle paie ses impôts où, celle là ?)

          • A déménagé le 13-10-2012
            • Posté à 16h24 le 12/07/2011
            • Internaute 19357
              non connue

            Sur le pont d’Avignon , on y danse Môôônsieur , on n’y chante pas ! ! !
            Pour MM , il ne me semble pas avoir vu son nom au côté des Aznavour , Smet ,Tsonga , Prost etc etc ...

            • Yvon le Zébulon
              Yvon le Zébulon répond à A déménagé le 13-10-2012
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
              • Posté à 16h38 le 12/07/2011
              • Internaute 65781
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

              « Sur le pont d’Avignon , on y danse Môôônsieur ,
              on n’y chante pas ! ! ! »

              De toutes façons, pour être plus précis, sur le pont d’Avignon (celui
              de la chanson) on ne fait plus rien du tout, ni danser, ni chanter...

              ...vu que de l’original, il ne reste plus qu’une ruine effondrée !

          • Malzieux
            Malzieux répond à Yvon le Zébulon
            Ex-chomeur
            • Posté à 17h24 le 12/07/2011
            • Internaute 124404
              Ex-chomeur

            elle ne sait plus, du coup elle n’en paye plus !

        • Xiaolin
          • Posté à 17h14 le 12/07/2011
          • Internaute 1264

          En fait, vous et Kabreras, vous êtes des snobs !

        35 autres commentaires
      • mystigris
        mystigris répond à kabreras
        ...
        • Posté à 13h44 le 12/07/2011
        • Internaute 94417
          ...

        Quand on voit le monde présent lors du festival d’Avignon, on est forcé d’admettre que vous avez tort.

        Le festival d’Avignon est intéressant parce qu’il offre à monsieur tout le monde l’occasion de découvrir l’univers du théâtre dans un cadre moins formel et moins rigide et à un prix relativement accessible.

         
        • Neferourê paillette
          • Posté à 14h17 le 12/07/2011
          • Internaute 109763
            prof

          Attention, la quantité n’est pas un gage de qualité. Il y a aussi beaucoup de monde présent à Eurodisney.

          • Grunt_
            Grunt_ répond à Neferourê paillette
            Technicien informatique
            • Posté à 14h37 le 12/07/2011
            • Internaute 119275
              Technicien informatique

            Dans ce cas, qu’est-ce que la qualité ?
            La popularité d’une oeuvre est un critère objectif.
            Dire « Je trouve que c’est de la merde » est un peu subjectif pour décider de la qualité d’une oeuvre, non ?

            Actuellement, on décide que sont « de qualité assez bonne et d’assez mauvaise popularité pour mériter une subvention » les oeuvres qui sont créées par des gens proches des pouvoirs distribuant les subventions. Ce n’est pas non plus très subjectif.

            • Dissonance
              Dissonance répond à Grunt_
              met le doigt où ça fait mal.
              • Posté à 17h30 le 12/07/2011
              • Internaute 70089
                met le doigt où ça fait mal.

              « La popularité d’une œuvre est un critère objectif. »

              Faux. C’est l’expression d’une subjectivité collective qui ne vaut pas d’avantage que la subjectivité individuelle que vous pointez, sinon par le nombre.

              Si vous voulez de l’objectivité, discutez de la météo du jour.

              • Grunt_
                Grunt_ répond à Dissonance
                Technicien informatique
                • Posté à 18h52 le 12/07/2011
                • Internaute 119275
                  Technicien informatique

                Faux. C’est l’expression d’une subjectivité collective qui ne vaut pas d’avantage que la subjectivité individuelle que vous pointez, sinon par le nombre.

                Ah, exact. Mais ça reste un critère objectivement mesurable (ce qui n’est pas pareil, je vous l’accorde), donc bien plus pertinent pour décider (par exemple) de l’affectation d’une subvention, que le goût d’une seule personne.

          • le soudanais
            le soudanais répond à Neferourê paillette
            ici et là
            • Posté à 14h48 le 12/07/2011
            • Internaute 16438
              ici et là

            kabreras à qui mystigris répond parlait d’un microcosme, ce qui ne semble pas être le cas vu que la fréquentation est conséquente, surtout pour du théâtre, pour la qualité là c’est un autre critère !

        • Coherve
          Coherve répond à mystigris
          Electron Libre
          • Posté à 01h30 le 13/07/2011
          • Internaute 161760
            Electron Libre

          ...surtout le « Off » !

        • Lictor
          Lictor répond à mystigris
          informaticien
          • Posté à 02h04 le 13/07/2011
          • Internaute 68450
            informaticien

          Relativement accessible, c’est vite dit quand même !

          Quand on voit qu’on peut aller au théâtre pour le prix d’une place de cinéma (Chaillot, tarifs sociaux pour les chomeurs ou RMIstes) ou pour une quinzaine d’euros (Théâtre de la Ville), ça fait cher Avignon quand même ! De même, il y a des festivals bien moins chers, comme Chalon (une tente et camping sauvage sur le bord de Saone, la majorité des spectacles gratuits, le reste pour 5€ grand maximum).

          Personnellement, j’irais bien à Avignon, mais entre le prix des places et celui de l’hotellerie, c’est rédhibitoire, y compris pour un CSP+.... Je préfère profiter d’habiter Paris et aller voir ces mêmes spectacles pour une fraction du prix...

          • mystigris
            mystigris répond à Lictor
            ...
            • Posté à 08h33 le 13/07/2011
            • Internaute 94417
              ...

            Bof, en prenant la carte du Off (14 euros et 12 euros pour les habitants du Grand Avignon), on a 30% de réduction sur tous les spectacles.
            Au final on trouve des spectacles entre 5 euros et 12 euros avec la carte.
            Sachant que pour les acteurs etc le festival n’est souvent pas rentable, il sert surtout à se faire connaître et remarquer.

            Forcément pour quelqu’un qui habite Paris il faut compter l’hôtellerie mais dans ce cas ce n’est pas le festival en lui même qui est cher. Vous pouvez profiter du fait d’être sur Avignon pour visiter la région, découvrir plein d’autres choses (Fontaine de Vaucluse, les ocres de Roussillon etc)

            • Lictor
              Lictor répond à mystigris
              informaticien
              • Posté à 11h23 le 14/07/2011
              • Internaute 68450
                informaticien

              Oui, je connais la région, j’y ai habité deux ans - à 4 km de Roussillon pour être précis.

              Simplement :
              - l’hotellerie à Avignon est proprement délirante durant le festival, quand elle n’est pas tout simplement complète...
              - la restauration n’est pas mal non plus...
              - si vous voulez découvrir en plus des choses en dehors d’Avignon, il va falloir rajouter une location de voiture à l’addition déjà salée...
              - je suis désolé pour les habitants d’Avignon, mais la ville en soit n’a pas un grand intérêt en dehors du festival. Le « palais des Papes » est l’un des monuments les plus survendus au monde, sont principal intérêt est de constater la capacité de destruction des militaires, la transformation en caserne ayant absolument tout bousillé. Les villes et villages alentours sont considérablement plus intéressants.
              - en parlant des ocres de Roussillon, j’ai été affligé de la destruction amenée par les aménagements touristiques et l’urbanisation aux alentours.

              En partie, Avignon souffre du problème général du tourisme français : c’est très très cher et la qualité n’est pas forcément égale au prix.

              Pour moi, c’est un festival qui reste très cher. Sachant qu’effectivement, en tant que Parisien, l’essentiel des spectacles passera près de chez moi dans l’année. Chalon sur Saone, et probablement Aurillac, sont bien plus intéressants financièrement, même si on y voit pas du tout la même chose (mais au moins c’est différent).

        9 autres commentaires
      • le soudanais
        le soudanais répond à kabreras
        ici et là
        • Posté à 14h27 le 12/07/2011
        • Internaute 16438
          ici et là

        100 à 150,000 billets vendus, 40,000 spectateurs, 900 spectacles en off et une quarantaine pour l’officiel, ça commence à faire un gros microcosme là :)

         
        • Grunt_
          Grunt_ répond à le soudanais
          Technicien informatique
          • Posté à 18h54 le 12/07/2011
          • Internaute 119275
            Technicien informatique

          Bof. 40 000 personnes, c’est moins que le nombre d’utilisateurs de Debian. Pourtant, la sortie d’une nouvelle version de Debian ne fait pas les grands titres.

          C’est moins d’un français sur mille qui s’intéresse à ce truc, moi j’appelle ça un microcosme, désolé.

        1 autres commentaires
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