Theatre et Balagan

Chronique ambulante d'un amoureux du théâtre, d'un amateur de l'Est et plus si affinités.

Exposition : les pots divins de la Françafrique

Publié le 15/09/2011 à 17h52


Potière préparant le feu à Bili-Ibib, au Cameroun (Camille Virot).

Il existe une Françafrique qu’ignorent ces gros balourds que sont les conseillers plus ou moins occultes de l’Elysée, trop occupés à compter les biftons, porter des valises et cultiver les prébendes de leur jardin. Une manne pourtant, un trésor sans égal, que Rue89 (qui a eu accès au dossier très instructif) est en mesure de révéler : la Françafrique des potiers et des potières.

Camille Virot, un dangereux initiateur

L’affaire commence au début des années 90 dans un petit village du côté de Forcalquier, une sorte de Tarnac provençal, à deux pas d’un autre village rendu célèbre par l’affaire Dominici. Là, au flanc d’une colline odorante, habitent Camille Virot et Pascaline, son épouse.

Potier, Virot est aussi fondateur des éditions Argile. Une couverture ? Pas seulement. Pascaline et Camille commencent par publier un « Dossier raku » qui vous apprend comment façonner ces bombes incendiaires que sont les poteries faites selon la technique venue de loin du raku. Le dossier en est à sa troisième édition.

Depuis, ils ont publié d’autres dossiers, créé d’autres collections tandis que Camille poursuivait son œuvre potière souvent pionnière. Bref, Virot est un dangereux agitateur. Et non moins initiateur. Car c’est lui qui lâche le mot magique : Afrique ! Et ouvre ainsi une fabuleuse boîte de Pandore.

La bande des onze voyageurs

Tel Foccart ou l’un de ses disciples réunissant un parterre choisi d’hommes de l’ombre, Virot réunit autour de lui une dizaine de comparses, potiers comme lui ou potières dont Rue89 est en mesure de révéler les noms. Outre Camille Virot, par ordre alphabétique :

Tous bien connus du milieu, souvent interlope et tout autant discret, de la terre cuite.

Durant quatre ans, de 1991 à 1995 (mais plusieurs y reviendront par la suite au fil de diverses aventures), en toute impunité, les onze céramistes (mot plus masculin-féminin que potier) sillonnent l’Afrique de l’Ouest (Mali, Cameroun, Burkina-Faso, Nigeria, Niger, Togo) et aussi l’Egypte.

Ce ne sont pas des allers-retours en jets privés, le temps d’échanger quelques impressions, bons mots et valises devant un « drink » dans un mœlleux salon, mais des séjours au long cours à griffonner des carnets de notes et de dessins, à dormir in situ dans les villages des potières (en Afrique, le métier est essentiellement voué au féminin) et à acheter des trésors : des pots, des jarres et non des moindres.

Sèvres, plaque tournante du trafic

Là où le regard de l’ethnologue ne s’attarde pas (trop neuf) et où celui du touriste se détourne (trop gros, trop fragile), celui du potier se love dans le geste des potières, s’attarde sur ces formes aussi parfaites qu’envoutantes que les potières tapotent avec leur paume ou une planchette après les avoir enfantées entre leurs doigts.

Virot a donné à chacun un budget (l’affaire a été subventionnée par diverses officines) pour rapporter des belles et souvent grandes pièces. Les voici là, réunies à la Manufacture de Sèvres rebaptisée Cité de la céramique, où nous avons pu nous glisser incognito lors d’un rassemblement connu sous le nom de « vernissage ».

Le cheminement se veut logique et pédagogique :

  • une salle vouée aux enfants à travers l’histoire d’une petite fille potière ;
  • puis les différentes étapes du labeur, de l’extraction de la terre à la cuisson en passant par le façonnage ;
  • ensuite, quatre films montrant les quatre techniques de la poterie en Afrique,
  • enfin, les retours d’Afrique que sont les œuvres rapportées des différents pays et aussi les œuvres créées depuis par les onze comparses.


Des carnets de voyage sur écoute

Par bonheur, grâce aux pièces exposées et avec l’aide de la scénographie souvent judicieuse de Vincent Dupont-Rougier, l’exposition se révèle d’abord esthétique. Car elle multiplie les allers-retours.

Ainsi, ce pot pour transporter l’eau collecté par Camille Virot chez les Dogon du Mali, cette jarre gwari du Nigeria choisie par Thiebaut Chagué, cet étonnant « grenier de femmes » qu’Edmée Delsol a remarqué chez une potière gouin au Burkina-Faso, etc.

Des pages de carnets de voyages servent de décor aux œuvres rapportées, on aurait préféré qu’un catalogue conséquent en rassemble les meilleures pages où croquis et mots font la paire.

La dernière salle entremêle les œuvres rapportées et les œuvres créées depuis par les onze artistes. Influence ? Sans doute (on ne revient jamais indemne d’un long séjour dans des villages d’Afrique). Mais informe, informulable, même si des « termitières » de Chagué aux « Têtes » (qui rappellent certains masques africains) et autres « boîtes-pirogues » de Virot, l’Afrique regarde pardessus l’épaule du potier en amie complice.

« Le soir, on avait l’impression d’avoir vécu deux journées en une » notent Josette Miquel et Hervé Rousseau, potiers à Boisbelle, à deux pas de La Borne (Berry) où est installé Eric Astoul qui, lui, écrit :

« De l’Afrique, je voudrais toujours m’imprégner de la grande plénitude des pots. »

Claude Varlan, dont on aime le flamboiement de couleurs de ses grands pots, a comme beaucoup été sensible à la vitesse étrange du temps des potières :

« On dirait que tout va lentement et on est pris de vitesse. Les choses se font sans aucune brusquerie, rythmées. »

Edmée Delsol, qui associe avec maestria le verre et le raku, parle d’une « imprégnation lente ». Mais c’est Denise Millet qui a peut-être la formulation la plus juste en parlant de « pots vivants sans vanité d’éternité ».

Le repère de Kalabougou

Camille Virot profite de cette exposition « Terres d’Afrique, retour d’Afrique » pour publier « L’Atelier Kalabougou », dernier bijou de la Françafrique des potiers. Plusieurs potiers de la bande des onze et bien d’autres ont porté leurs valises dans ce village malien où, parti de Ségou, il fait bon arriver en pirogue.

L’ouvrage réunit des Maliens, des Franço-Maliens et des Français, tous, des professeurs aux collectionneurs, épris des potières de Kalabougou. Mais comment ne pas l’être quand on les voit tourner littéralement autour de leur pot ?

Cet ouvrage d’un agréable format (16x17) multiplie les photos (portraits de 100 potières, scènes de la cuisson collective, etc.), entre deux judicieux éclairages par exemple sur l’« arbre miracle » ou le pétrissage qui se dit « don », ce qui veut dire danse.

Ce n’est pas demain la veille que la Françafrique des potiers sera démantelée.

Terres d’Afrique, retour d’Afrique exposition à la Cité de la céramique à Sèvres - tlj sauf mar., 10-17h - jusqu’au 2 janvier 2012 -01 46 29 22 00

L’Atelier Kalabougou éditions Argile (Hameau de Vière, 04150 La Rochegiron) - 504p. - 31€ port compris.

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  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 18h04 le 15/09/2011
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    peutins ! ! ! j’ai faillis lire les pots de vins de la françafrique

    • ben voillon
      ben voillon répond à jmc06
      journaliste
      • Posté à 18h22 le 15/09/2011
      • Journaliste 89842
        journaliste

      M’est avis que cétait fait exprès : -)))

  • enfumage
    enfumage
    parti de rien pour arriver (...)
    • Posté à 18h28 le 15/09/2011
    • Internaute 97031
      parti de rien pour arriver (...)

    putain ...non seulement on leur pique leur pognon mais aussi leurs pots pour faire la cuisine et transporter l’eau ...bravo les néo colonialistes affameurs du peuple africain ! un véritable scandale !

    • Pivar
      Pivar répond à enfumage
      Pyropygiste
      • Posté à 09h54 le 16/09/2011
      • Internaute 160918
        Pyropygiste

      Cela s’appelle du commerce. Si la France s’est développée, c’est en partie grâce à ça. Et pis bon, pour un pays affamé, l’Afrique se porte bien : en 50 ans sa démographie a doublé. Si les « néocolonisateurs » n’avaient pas été là, je suppose que la démographie aurait quadruplé ?

      • Awemon
        Awemon répond à Pivar
        Conteuse
        • Posté à 11h02 le 16/09/2011
        • Internaute 169200
          Conteuse

        Et donc ? Les africaisn devraient dire merci ?

      • Zeki
        Zeki répond à Pivar
        Curieux de tout
        • Posté à 15h24 le 16/09/2011
        • Internaute 64085
          Curieux de tout

        Vous connaissez l’afrique aussi bien que la démographie... c’est à dire de très lion et très mal.

        Vous confondez visiblement les questions, certes liées, de santé et de malnutrition, de démographie et d’économie.

        1-La malnutrition
        « Les tableaux comparatifs 1, 2 et 3 montrent l’étendue du problème de la malnutrition en Afrique et dans l’ensemble des pays en développement. Alors que, dans l’ensemble des pays en développement, la proportion de la population classée comme dénutrie a baissé considérablement (passant de 35 à 21 pour cent) entre 1969-1971 et 1990-1992, le progrès n’a pas été égal sur tous les continents. En Afrique subsaharienne, par exemple, la proportion de population privée d’accès suffisant à la nourriture s’est accrue au cours de cette période, passant de 38 à 43 pour cent. De plus, les problèmes relatifs aux carences en micronutriments sont fréquents et méritent beaucoup d’attention. »
        Lien

        2-La démographie
        La population à quadruplé (celle du monde a un peu plus que doublé) durant les 50 dernières années (de 250 millions à 1 milliard) avec les plus forts taux d’accroissement de la population (2.9 en sub-saharienne contre 0.4 en europe occidentale) liés aux plus forts taux de natalité (4.1 en afrique du nord et 5.6 en sub-saharien) comparativement à l’europe 1.7 conditionnant en afrique sub-saharienne les plus forts taux de natalité ( 44 pour 1000) tout en conservant les plus forts taux de mortalité (15 pour 1000). En europe occidentale ces taux sont de 14 et 10 pour 1000.
        Mortalité infantile afrique sub-saharienne 99 pour 1000 contre 13 pour 1000 en europe occidentale.
        Lien

        3-L’économie
        Cette population représentant 14% de l’humanité produit 2,62 % du PIB.
        Les 25 pays les plus pauvres au mondes sont africains, représentant la moitié de ses pays.
        « Malgré sa croissance soutenue, l’Afrique reste pourtant un continent terriblement pauvre, frappé par la misère, des épidémies et des conflits. L’Afrique subsaharienne présente le plus haut niveau d’analphabétisme du monde.
        Les revenus restent très bas – même en Afrique du Sud, le PIB au prix courant est inférieur à 4 000 dollars US par tête. Ailleurs, les revenus sont encore plus bas, voire négligeables, et ne montent plus en termes réels depuis 1990. Mais ces comparaisons basées sur le seul PIB sont trompeuses : au Zimbabwe, diviser par deux la pauvreté monétaire signifie faire reculer la pauvreté, qui touchait 36 % de la population en 1990 à 18 % en 2015, mais de 2 % à 1 % au Maroc.
        On peut sérieusement et légitimement douter que l’Afrique puisse atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) d’ici 2015. Pour avancer, il faut vaincre la faim qui touche toujours 28 % de la population, et aussi éradiquer le SIDA et d’autres maladies.
        L’Afrique est le continent qui a le plus profité de l’augmentation récente de l’aide. En effet, la part de l’Afrique dans l’aide mondiale, qui était tombée à 36 % du total en 1999, est remontée à 46 % en 2003. »
        Lien
        ––––––––––––––––––––––––––––––––––-
        Je vous souhaite de vous réincarner, si c’est possible, en somalien pour apprécier la belle vie qu’expérimentent les africains.

         
        • Pivar
          Pivar répond à Zeki
          Pyropygiste
          • Posté à 16h14 le 16/09/2011
          • Internaute 160918
            Pyropygiste

          Merci pour les chiffres, qui prouvent que j’étais encore en deça de la réalité. La population africaine a effectivement quadruplé en un demi-siècle. Les principaux pays ne sont pas « en développement » comme la terminologie euphémistique voudrait nous le faire croire. Ils ne sont tout simplement pas développés. Et l’aide occidentale n’a jamais été aussi forte, pour des « affameurs ».

          Somalien avec une majuscule svp, Africain aussi, un peu de respect. Mais je ne vois pas en quoi j’ai pu prétendre qu’ils avaient la belle vie. Je fais juste une remarque de bon sens : l’Afrique n’a jamais eu un taux de mortalité aussi bas. Les vilains affameurs occidentaux sont peu efficaces.

          Vos chiffres sont bons. Vous ne savez juste pas les comprendre.

          • Zeki
            Zeki répond à Pivar
            Curieux de tout
            • Posté à 18h05 le 16/09/2011
            • Internaute 64085
              Curieux de tout

            1- Comprenez vous les basiques notions démographiques de taux de natalité, de mortalité, mortalité infantile etc ?
            A vous lire j’en doute.

            2-Concernant l’aide, je vous invite à vous renseigner sur ce complexe sujet avant de tirer des conclusions. Une bonne partie n’est qu’une subvention déguisée des industries des donneurs quand il ne s’agit pas tout simplement de contrôle du receveur. Il est en effet très intéressant de donner des céréales de nos agriculteurs financés avec l’argent des contribuables plutôt que d’investir dans des projet conduisant à terme à l’autosuffisance.

            3-Les leçons de respect je préfère les recevoir sur le fond plutôt que sur la forme, en particulier venant de quelqu’un qui semble si envieux de la vie des africains.

            4-« Vos chiffres sont bons. Vous ne savez juste pas les comprendre. »
            Ayant visiblement à faire avec un gros malin, comment imagineriez vous l’afrique avec un planning familial à l’occidentale, c’est à dire la généralisation des méthodes contraceptives modernes (financées par les aides pour bien perfuser notre industrie pharmaceutique) ?

            5-Mais appréciez donc la bassesse des taux de mortalité des pays de ce continent plus que leur baisse pour mesurer un peu la médiocrité de ce raisonnement suprficiel :
            1 Swaziland 30.83
            2 Angola 24.08
            3 Lesotho 22.20
            4 Sierra Leone 21.91
            5 Zambia 21.34
            6 Liberia 20.73
            7 Mozambique 20.07
            8 Afghanistan 19.18
            9 Djibouti 19.10
            10 Central African Republic 17.84

            PS : il faut avoir une compréhension particulièrement limitée pour continuer à confondre la croissance démographique d’un continent et la situation de précarité économique comme alimentaire chronique qui le touche.

            • Pivar
              Pivar répond à Zeki
              Pyropygiste
              • Posté à 12h51 le 17/09/2011
              • Internaute 160918
                Pyropygiste

              Vous ne comprenez pas. Oui, le taux de mortalité est élevé en Afrique, comparé à l’Occident. Non ce taux de mortalité n’est pas élevé, par rapport aux siècles précédents. Non l’Occident n’y est pour rien dans ce taux de mortalité. L’Afrique a toujours eu ce taux de mortalité élevé, voire pire avant les quelques aides occidentales.

              Alors si vous vous sentez pousser des ailes en détaillant par le menu à quel point l’Afrique est malheureuse, grand bien vous fasse. Maintenant quelles solutions ? Les faire entrer dans le jeu de la mondialisation, commerce etc. ? Ou bien les laisser seuls, comme on a pu faire pour certaines tribus dont on se refuse à altérer le mode de vie (et qui connaissent toujours une forte mortalité) ?

              • Zeki
                Zeki répond à Pivar
                Curieux de tout
                • Posté à 23h15 le 17/09/2011
                • Internaute 64085
                  Curieux de tout

                « Vous ne comprenez pas. »
                Bien sur... heureusement que vous êtes là pour me corriger sans jamais être capable d’apporter de correction.

                « Non l’Occident n’y est pour rien dans ce taux de mortalité. »
                Espèce de grand savant et fin connaisseur de l’afrique, je ne répondrai à cette grande analyse que par : « KAGAME » !
                (je pouvais aussi décliner la longue liste de généreux collabos bagbo, bongo, mobutu issus du système foccart ou rappeler le sort de Patrice Lumumba ou le génocide des bamilékés, voire vous faire découvrir le franc CFA, mais bon kagamé est largement suffisant)
                Lien

                « Non ce taux de mortalité n’est pas élevé, par rapport aux siècles précédents. »
                Si avant les enfants tombaient comme les mouches qui s’attardent dans leurs bouches... il n’y a pas de raisons que ça change , non ?
                L’afrique n’a pas droits aux progrès qui a bénéficié à TOUS les autres continents ?

                « Maintenant quelles solutions ? “
                Commençons par poser le bon diagnostic avant d’entreprendre des démarches qui nous rappellent que l’enfer est et restera pavé de bonnes intentions.
                Quoiqu’il en soit la politique néo-coloniale n’est de toute évidence pas appliquée pour le bénéfice des intéressés, les africains.

        4 autres commentaires
  • Le Renifleur
    Le Renifleur
    On attend des actes
    • Posté à 18h49 le 15/09/2011
    • Internaute 136986
      On attend des actes

    Le petit potier

    C’est un petit potier qui a une poupée et qui peut pas
    Quelque fois il peut peu mais souvent il peut pas
    C’est un petit potier qui a une poupée et qui peut pas
    C’est un petit piteux qui prend son pied à petits pas
    Le cousin du petit potier qui a un long cou qui peut beaucoup
    Et qui n’a pas de poupée a voulu se rattraper
    Le cousin du petit potier qui a un long cou qui peut beaucoup
    La pique au p’tit potier tout dépité sans sa pépée

    Le fils du p’tit cousin du p’tit potier qui peut souvent
    S’occupa des appas de la poupée de papa
    Le fils du p’tit cousin du p’tit potier qui peut souvent
    La pique à son papa qui peut souvent mais pas longtemps
    L’voisin du fils du cousin du potier qui n’arrête pas
    Prit la place convoitée du cousin du potier
    L’voisin du fils du cousin du potier qui n’arrête pas
    Y laissa sa santé tant il eut tort de s’entêter

    L’docteur du voisin du fils du cousin du p’tit potier
    Gommeux à gomina leur piqua la nana
    L’docteur du voisin du fils du cousin du p’tit potier
    Finit le Nirvana ratatiné dans un sana
    Le contrôleur d’impôts mal dans sa peau qui boit des pots
    Amoureux assidu avait tant attendu
    Le contrôleur d’impôts mal dans sa peau qui boit des pots
    Fut malade éperdu pour les doudounes à la dodue

    Un amiral futé qui prenait le thé sur la jetée
    Vit la poupée musclée et lui jeta ses clés
    Un amiral futé qui prenait le thé sur la jetée
    En perdit ses galons dans un violon du vieux Toulon
    Mais le geôlier âgé jouit déjà de l’ingénue
    Et sur le bout du banc déroba ses rubans
    C’est quand le geôlier âgé eut bien jouit de l’ingénue
    Après qu’in la troussa qu’elle prit son trousseau et trissa

    Un p’tit gardien de la paix qui grimpait en faisant des pets
    En haut du Sacré-Coeur lui proposa son coeur
    Un p’tit gardien de la paix qui grimpait en faisant des pets
    La viola en chantant ce qu’elle trouva très inquiétant
    Un gynécologue lui dit tout de go c’est pas gai
    On vous a abusé faut vous faire épouser
    La gosse à l’abandon exhibant son joli bidon
    Dit j’y vais de ce pas je connais très bien le papa

    C’est un petit potier qui a une poupée et qui peut pas
    Quelque fois il peut peu mais souvent il peut pas
    C’est un petit potier qui a une poupée et qui peut pas
    Mais ce petit potier a bien le droit d’être papa

    Paroles et Musique : Pierre Perret 1977 © Editions Adèle

  • RUE.DEMAGO
    RUE.DEMAGO
    Rentier et heureux
    • Posté à 06h57 le 16/09/2011
    • Internaute 160316
      Rentier et heureux

    Ces gens ont le pot d’avoir trouver le bon« fillon “ !

  • aimable
    aimable
    plasticien
    • Posté à 08h00 le 16/09/2011
    • Internaute 70198
      plasticien

    m’ouais interressant ( au passage du fond de mon Rouergue paumé - j’ignorais cette expo )
    Reste qu’en ce qui me concerne, dans le genre, furent les poteries des années 90 - 2000 réalisées par Barcelo au Mali.
    Simplement géant ;
    Reste que l’illustration de votre billet donne véritablement envie.
    Allez, dès qu’un TGV passe dans le coin ( ? ? ?) je monte à la capitale voir les pots ;

  • héliotrope
    héliotrope
    Ecocitoyen débutant, chercheur (...)
    • Posté à 14h09 le 16/09/2011
    • Expert 2978
      Ecocitoyen débutant, chercheur (...)

    Les potières et les ennemis d’aujourd’hui...

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 14h42 le 16/09/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Rue89 (qui a eu accès au dossier très instructif) est en mesure de
    révéler : la Françafrique des potiers et des potières »

    La Françafrique des potins, des potineurs et des potineuses aussi !

    Sinon, à quoi servirait ce joli jeu de mot destiné à orienter le débat :

    ► « ...les pots divins de la Françafrique »

  • Jean-Michel Plouchard
    Jean-Michel Plouchard
    réalisateur
    • Posté à 14h55 le 16/09/2011
    • Internaute 78187
      réalisateur

    Votre article est sacrément ambigu. Certes, c’est voulu, mais il faut vraiment le lire jusqu’au bout pour avoir envie d’aller voir l’expo !

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