Theatre et Balagan

Chronique ambulante d'un amoureux du théâtre, d'un amateur de l'Est et plus si affinités.

Le Pakistan autrement avec les camions bariolés du « truck art »

Publié le 04/10/2011 à 12h47


Un truck pakistanais (Jean-Pierre Thibaudat).

Quiconque a un jour sillonné les routes afghanes ou pakistanaises se souvient avoir croisé des tas de camions formidablement bariolés. C’est un spectacle saisissant et dont on ne se lasse pas, car chaque camion est différent. A chacun sa décoration prolifique, son identité. Tous, hauts en couleurs, sont désarmants de folle gaité.

Un week-end pakistanais sur les chapeaux de roues

Ne dites plus « camions », dites « trucks ». Tout le monde les appelle comme ça là-bas. Le mot anglais est passé dans les langues ourdou, pachtou, bengali et autres parlées le long des routes. Les trucks, donc, seront à l’honneur lors d’un prochain week-end pakistanais qui va investir tous les espaces du Théâtre de la Ville à Paris.

Des trucks, mais aussi de la musique pakistanaise (dont la grande chanteuse pachtou Zarsanga et d’autres grands musiciens venus du Baloutchistan et du Sind), de la poésie soufie, un film méconnu et magnifique (« Quand naîtra le jour » de Aejay Kardar, 1959), des ateliers d’enfants, sans oublier la cuisine pakistanaise.

Des Français qui voyageaient en Afghanistan dans les années 60-70, destination prisée, ont été parmi les premiers à s’intéresser aux trucks. Plusieurs ouvrages chantèrent les « camions afghans ». En fait, ces camions étaient originaires du Pakistan, destination elle beaucoup moins prisée, hier comme aujourd’hui.

Dommage car ce pays, qui a une image pas bien nette et médiatiquement noire, est très attachant pour quiconque s’y attarde. Du Makran désertique au Sud (pas très fréquentables par les temps meurtriers qui courent) aux montagnes himalayennes au Nord (plus tranquilles), en passant par la vallée de l’Indus (après les inondations, cette année c’est la pluie qui fait des ravages), en matière de « terre des contrastes », on est aux premières loges. Et puis surtout, les Pakistanais sont particulièrement joueurs et accueillants.

Un Pakistanais amoureux des trucks


Détail d’une décoration sur le flanc d’un truck (Jean-Pierre Thibaudat).

Depuis ces premiers ouvrages français bien illustrés, des dizaines de livres, des thèses universitaires se sont penchés sur les trucks pakistanais.

Dans un ouvrage qui vient de paraître en Angleterre sous le titre « On wings of Diesel, trucks, identity and culture in Pakistan », Jamal J. Elias signe ce qui est, à ce jour, la plus complète étude sur le sujet et creuse le plus loin au-delà de la beauté des apparences.

L’auteur, lui même pakistanais, raconte pour commencer un souvenir d’enfance (un deuil) qui lui fit river les yeux au cul d’un truck des heures durant.

Plus tard, étudiant aux Etats-Unis, il revint dans son pays pour des recherches sur la philosophie soufie, mais il vit un truck, un autre, des dizaines, son appareil photo mitrailla. Il se jura de revenir pour explorer ce monde des trucks pakistanais aux ramifications multiples.

Une dizaine d’années et plusieurs voyages plus tard, il publie enfin son étude, on ne peut documentée et réfléchie, qu’il place sous l’autorité de Pierre Bourdieu et son concept de l’habitus, mais il cite aussi Roland Barthes ou Jean Baudrillard.

Côté engins, ôtez de votre vue les mastodontes qui traversent le désert de l’Arizona et dont des courses poursuites font les beaux plans du cinéma américain. Les trucks pakistanais sont des Bedford anglais (même si on n’en fabrique plus) désormais supplantés par des Nissan et Hiro japonais. Des camions à taille humaine, 6-7 tonnes, jusqu’à 12 pour les japonais.

Pour leur immense majorité, les trucks n’appartiennent pas à des grandes firmes mais à des petits propriétaires, lesquels les achètent essentiellement d’occasion.

Propriétaire, peintre, chauffeur : un art pluriel


Détails sur le flanc d’un truck (Jean-Pierre Thibaudat).

Alors commence un long chemin qui va conduire le camion ordinaire jusqu’à l’extraordinaire. Dans les banlieues des grandes villes comme Karachi, Islamabad ou Peshawar, les ateliers s’étendent sur plusieurs hectares dans un invraisemblable entrelacs de châssis, de petites échoppes, les peintres côtoyant les mécaniciens.

Ailleurs, on ne compte plus les boutiques qui fabriquent et vendent les accessoires (en plastiques, en aluminium), sans oublier les ébénistes qui fabriquent des portes en bois de rose ouvragé qui font la fierté des chauffeurs de certains régions. Car chaque région du Pakistan a son style, ses marottes.

Le choix des décorations, des sujets peints, des poèmes, des formules religieuses (qui sont le plus souvent considérés comme des porte-bonheurs, un peu comme ces footballeurs qui se signent avant d’entrer sur le terrain) sont du ressort du propriétaire dont le nom et le numéro de téléphone sont calligraphiés quelque part sur le truck.

Mais le peintre (certains artistes peintres sont très recherchés) a son mot à dire. Et quand le gros du travail est fait par le peintre et ses assistants, le chauffeur à son tour entre dans la danse en ajoutant des accessoires qui lui sont chers, en particulier dans l’habitacle mais aussi sur les rétroviseurs extérieurs par exemple.

Le miroir d’une société à facettes

A travers le prisme des trucks, l’auteur, de fait, par ricochets, dresse un tableau de la société pakistanaise, aussi alambiquée et multiforme que le sont les décorations qui ornent les trucks de tous côtés, extérieur comme intérieur.


Détail de l’habitacle d’un truck pakistanais (Jean-Pierre Thibaudat).

Il s’attarde avec raison sur des exemples précis, comme ce cheval ailé à tête de femme que l’on voit sur bien des camions. L’auteur explique que cet animal étrange représente Buraq, le cheval céleste qui transporta Muhammad au royaume des cieux depuis la Mecque et via Jérusalem.

Mais en discutant avec beaucoup de chauffeurs, il s’est aperçu que cette signification était plus d’une fois ignorée. Pour plus d’un chauffeur, le visage signifiait tout simplement la féminité et le cheval ailé, la vitesse.

Chaque camion a un nom, comme les chevaux de course à Longchamp, et chacun calligraphie des courts poèmes de deux vers presque toujours rimés et le plus souvent d’amour. En appendice, Jamas J. Elias en cite des dizaines. Un exemple au hasard :

« Qui réconfortera un cœur brisé ?

Même les arbres délaissent leurs feuilles desséchées. »

Vous avez dit « truck art » ?

Depuis le milieu des années 90, un tournant a été pris. Les trucks pakistanais font désormais partie officiellement du patrimoine national et ont fait leur entrée dans le musée Lok Virsa à Islamabad. Et le monde de l’art s’est intéressé à ce phénomène.

Des artistes de Karachi et d’ailleurs, des commissaires de manifestations internationales (la première à Copenhague) sont venus voir de quoi il en retournait. Enfin, des galeries ont pressenti que le désormais « truck art » pouvait devenir un filon. Et aujourd’hui, le style truck se décline en théières, en arrosoirs, en fauteuils, en paravents, en tableaux bien sûr et aussi et surtout en camions plus ou moins miniatures. Mi-produits dérivés, mi-contamination à la façon d’un artiste comme Keith Haring.

Derrière ce beau tableau, il y a la vie impitoyable des camionneurs dans un monde où la corruption et l’exploitation vont bon train. Cadences infernales sous un soleil de plomb, sida, alcoolisme, taxes arbitraires et rackets policiers...

N’empêche. Quand un truck s’arrête sur l’aire d’un « dhabbas » (l’équivalent de nos restaurants routiers) et que le chauffeur observe l’étranger qui regarde ébahi son bahut magnifique, il esquisse un sourire non dénué de fierté.


Un truck pakistanais (Jean-Pierre Thibaudat).

On Wings of Diesel de Jamal J. Elias - éd. Oneworld (Oxford) - 252p. - £60 (70€).

Week-end pakistanais au Théâtre de la Ville de Paris - 8 et 9 oct. - programme détaillé - 01.42.74.22.77

  • 8648 visites
  • 33 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 13h01 le 04/10/2011
    • Internaute 21378
      Précaire

    ça change de nos voitures profilées toutes identiques dont les designers doivent sortir des mêmes écoles.

  • Le Renifleur
    Le Renifleur
    On attend des actes
    • Posté à 16h33 le 04/10/2011
    • Internaute 136986
      On attend des actes

    Bonjour à tous et à toutes,

    Dans la série « ça roule ! » :

    Bonne journée : -)

    Re-édit :

    Pour celles et ceux qui ne connaissent pas,
    je vous conseille de parcourir les pages du sémillant Jacky Touch qui recense les bolides les plus invraisemblables de la planète depuis des années...

    Exemple :

    Le site : Lien

    Le Renifleur
    Lien

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 13h39 le 04/10/2011
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    C’est tout simplement magnifique. Le premier qui compare avec l’occident à un gage .

    • Zgru
      Zgru répond à vieilanarfatigué
      Kazh-koad from Ouest coast
      • Posté à 14h12 le 04/10/2011
      • Internaute 92009
        Kazh-koad from Ouest coast

      En France aussi, y en a qui peignent leur carrosses...

      Je prends le gage

      • algiedi
        algiedi répond à Zgru
        Cuistre
        • Posté à 17h47 le 04/10/2011
        • Internaute 89961
          Cuistre

        Quand j’ai vu le titre de l’article j’ai pensé à quelque chose comme ça.

        Et puis j’ai vu les photos et ça m’a calmé tout de suite.

    • Dudesque
      Dudesque répond à vieilanarfatigué
      généralement sur mon séant
      • Posté à 14h18 le 04/10/2011
      • Internaute 2716
        généralement sur mon séant

      en plus d’etre decorer de maniere completement dingue ils defient la gravite :

      et pour les coup on en croise quasiment partout !

  • Autruchette
    Autruchette
    Dieu est mort !
    • Posté à 13h51 le 04/10/2011
    • Internaute 134171
      Dieu est mort !

    « Quiconque a un jour sillonné les routes afghanes ou pakistanaises se souvient avoir croisé des tas de camions formidablement bariolés »

    Ouai, c’est sûr, j’y vais tous les week-ends ; o)

    • mick69
      mick69 répond à Autruchette
      • Posté à 18h39 le 04/10/2011
      • Internaute 2907

      Avant l’invasion soviétique de 1979, l’Afghanistan était assez prisé des jeunes routards européens et américains, sur les traces du livre culte L’Usage du monde de Nicolas Bouvier paru en 1963

      Lien

  • Lemmy_Nothor
    Lemmy_Nothor
    - Gone fishing !
    • Posté à 13h58 le 04/10/2011
    • Internaute 12434
      - Gone fishing !

    Magic Bus.....

    • Pas tripette.
      Pas tripette. répond à Lemmy_Nothor
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.
      • Posté à 14h44 le 04/10/2011
      • Internaute 117974
        Si j'aurais su, j'aurais po lu.

      Every day you’ll see the dust
      As I drive my baby in my Magic Bus.

  • Dudesque
    Dudesque
    généralement sur mon séant
    • Posté à 14h09 le 04/10/2011
    • Internaute 2716
      généralement sur mon séant

    Vous avez peut etre entendu parler de la donation de la france au sujet des inondation actuelles dans le sindh ?

    Bah un des camion qui nous a apporte les tentes (c’est vrai qu’ils sont super classes leurs camions)
    Si vous aimez le bariole je vous conseille aussi de jeter un coup d’oeil aux tap tap haitiens qui sont aussi pas mal haut en couleurs

    • chenmawon
      chenmawon répond à Dudesque
      Pécore en stage d'observation (...)
      • Posté à 15h05 le 04/10/2011
      • Internaute 39820
        Pécore en stage d'observation (...)

      OUi magnifique.... mais moi j’avais tendance à les appeler les bustoupatou.... réservant l’appelation taptap aux pick_up de ville !
      Ouais je sais je chipote !

  • TienTien
    TienTien
    impavide devant les ruines de (...)
    • Posté à 14h10 le 04/10/2011
    • Internaute 86881
      impavide devant les ruines de (...)

    Un grand merci pour cet article !
    Il m’a été donné de voyager quelque temps au Pakistan et j’en garde bien des souvenirs émus, même s’ils commencent à se faire vieux. Voilà un pays bien plus attachant que ne laissent supposer les actualités de ces dernières années et où l’hospitalité n’est vraiment pas un vain mot !
    Quant aux « trucks » une grande partie d’entre eux tiennent réellement d’oeuvres d’art.

  • Emilie B
    Emilie B
    Voyageuse invétérée
    • Posté à 14h34 le 04/10/2011
    • Internaute 92229
      Voyageuse invétérée

    Superbe article, qui nous montre aussi que le Pakistan ce n’est pas seulement les Talibans mais aussi un pays hyper riche en contraste et une culture passionnante !

  • Samanide
    • Posté à 14h39 le 04/10/2011
    • Internaute 17610

    Le chauffeur ne voit pas grand chose devant à cause des décorations alors il se décale par rapport au volant et il est obligé d’avoir un aide sur l’autre coté car il ne voit rien par rapport à sa trajectoire, et un autre à l’arrière. Souvent ces aides sont de jeunes garçons qui servent en plus à autre chose le soir venu. Quand il pleut ou neige c’est Midnight Express.
    Pour ceux qui aiment les jeux vidéo il faut aller conduire au Pakistan, le top étant pendant le ramadan à partir de 15 h...
    Alors oui ces camions sont magnifiques et rouler dedans un est sensation assez étrange avec la musique locale à fond, mais ces camions sont aussi des armes de destructions massives à cause de leur inconfort à conduire, de leur insécurité car tous les châssis sont rallongés pour augmenter la charge(un 15 tonnes devient un 23, et un 23 un 32 ainsi de suite), mais aussi à cause du code de conduite dans ces pays.
    Vous roulez à gauche au Pakistan, un clignotant à gauche veut dire que je ne peux pas me serrer à gauche, l’autre en face peut répondre pareil, alors c’est le warning qui veut dire je vais tout droit je freine pas pousse toi, l’autre qui peut être un bus plein à craquer peut répondre pareil sur ces routes mauvaises dans le nord du pays, après c’est le hasard qui décide.
    Un clignotant à droite veut dire allez double moi mais fais quand même attention à toi...
    Un avantage est un de ces camions chargés à mort en montée, vous avez le temps de descendre d’aller faire un truc puis de marcher vite et le rejoindre, en descente j’en parle pas, c’est aussi le hasard d’être en vie en arrivant.
    Mais bon il faut l’avoir fait dans sa vie, c’est un peu plus fort que Disney Land et gratuit ! ! !

  • Fantomax
    Fantomax
    escroc
    • Posté à 15h11 le 04/10/2011
    • Internaute 157606
      escroc

    Les Afghans, les Afghans...

    Lien

  • ben voillon
    ben voillon
    journaliste
    • Posté à 16h20 le 04/10/2011
    • Journaliste 89842
      journaliste

    Y a-t-il un angliciste dans la salle ?
    Sauf erreur truck n’est pas un mot anglais mais yankee, le mot anglais étant lorry (que les anglais abandonnent aussi pour truck, sous l’influence yankee...).

    Et tant qu’à faire je doute que les boiseries soient vraiment en bois de rose mais plutôt en palissandre ou assimilé (rosewood étant un faux-ami qui désigne les palissandres en général).

    ... tout ceci ne retirant rien aux étonnantes esthétiques de ces engins !

    • Akaa
      Akaa répond à ben voillon
      • Posté à 17h39 le 04/10/2011
      • Internaute 9590

      Lorry est effectivement majoritairement britannique, mais truck semble l’être aussi. Mon dictionnaire dit origine Middle English, après je suis pas spécialiste.

  • abruti
    abruti
     : -
    • Posté à 16h35 le 04/10/2011
    • Internaute 88615
       : -
  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 16h42 le 04/10/2011
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    Le Pakistan autrement avec les camions bariolés du « truck art »

    En France on voit des véhicules avec du blanc, des bandes bleues
    et des lumières sur le toit et c’est même marqué POLICE dessus,
    autrement on à les pompiers avec leur sirène ou le samu, ça reste discret quand même et on comprend mieux pourquoi les français ont l’air si triste dans leur autos.

  • Nanarf
    • Posté à 16h54 le 04/10/2011
    • Internaute 8972

    Gout de chiottes ! Camions de merde !

  • wildbretschütze
    wildbretschütze
    joyeux chasseur
    • Posté à 17h34 le 04/10/2011
    • Internaute 124291
      joyeux chasseur

    D’après mes lointains souvenirs de langue anglaise, « truck “ est de l’anglais américain pas de l’anglais Anglais, chez la perfide Albion c’est ‘ lorry .

  • Xahendir
    Xahendir
    étudiant
    • Posté à 18h17 le 04/10/2011
    • Internaute 169622
      étudiant

    Cours de conduite pakistanais :

    Lien

    (comme j’arrive pas à faire fonctionner cette **** de balise de vidéo je mets le lien)

  • boboétie
    • Posté à 18h52 le 04/10/2011
    • Internaute 2816

    Le superflu, chose très nécessaire... disait une grande fortune de France au XVIIIe... tu parles, Charles, enfin...non : tu me déçois, François. Tout ce kitsch aux relents religieux ne sert qu’à... te laisser à ta place au soleil.

  • manu2005
    manu2005
    Afghanistan,Lybie, la france (...)
    • Posté à 18h56 le 04/10/2011
    • Internaute 1805
      Afghanistan,Lybie, la france (...)

    Que j’aimerais lire plus souvent ce type d’article...
    Le monde est si beau et les gens qui le peuplent si sympas qu’il est à peine croyable de voir ce qu’il en ressort dans les médias.
    ça a un avantage : ça maintien les couillons éloignés de là-bas...Enfin, pas tous.

  • RickshawArt
    RickshawArt
    Soutien aux artistes
    • Posté à 06h59 le 05/10/2011
    • Internaute 172335
      Soutien aux artistes

    Super cet article ! Jean Pierre, je reviens vers toi apres avoir fait le meme pour les vélo-rickshaws =)

  • anthinéa
    anthinéa
    enseignante
    • Posté à 15h04 le 05/10/2011
    • Expert 165055
      enseignante

    pour ceux qui veulent faire un petit tour au Pakistan via le cinéma :
    Lien

  • anthinéa
    anthinéa
    enseignante
    • Posté à 15h04 le 05/10/2011
    • Expert 165055
      enseignante

    pour ceux qui veulent faire un petit tour au Pakistan via le cinéma :
    Lien

  • anthinéa
    anthinéa
    enseignante
    • Posté à 16h24 le 05/10/2011
    • Expert 165055
      enseignante

    Et un second film (désolée pour le doublon)
    le premier part d’une histoire vraie « RAMSHAND PASKISTANI »
    et le second parle de l’après 11 septembre à travers la vie de deux frères , un aux USA et l’autre devenu taliban :
    Lien
    Les deux très différents montrent effectivement un Pakistan loin des clichés .

Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.