Theatre et Balagan

Chronique ambulante d'un amoureux du théâtre, d'un amateur de l'Est et plus si affinités.

Le rêve à l'ordre du jour du conseil municipal d'Aubervilliers, rapporteur Stéphane Hessel

J.-P. Thibaudat
chroniqueur
Publié le 21/10/2011 à 17h49

Conseil municipal extrordinaire d’Aubervilliers, le 20 octobre 2011. De gauche à droite, Ollivier Comte, Stéphane Hessel et Jacques Salvator (Jean-Pierre Thibaudat)

Ce fut un conseil municipal vraiment extraordinaire. Sous l’impulsion du commando poétique des Souffleurs, le maire d’Aubervilliers Jacques Salvator avait inscrit à l’ordre du jour du conseil ce jeudi, une phrase attribuée au camarade Shakespeare :

« Ils ont échoué parce qu’ils n’avaient pas commencé par le rêve. »

La tenue des débats avait été confiée au citoyen d’honneur de la ville d’Aubervilliers, Stéphane Hessel, qui fêtait ses 94 ans.

La collecte des rêves dans la ville

Cette soirée dans une salle plus que comble (retransmise en vidéo dans une salle adjacente) avait été précédée par un mois de collectes des Souffleurs (qui louent un hangar dans la ville) auprès de la population d’Aubervilliers, une ville où l’on parle 93 langues.

Les rêves des habitants s’en tiennent souvent à des besoins très concrets :

  • plus d’activités pour les enfants,
  • un passage souterrain pour aller à l’école,
  • des balançoires,
  • un toboggan pas « nul »,
  • « davantage de sports pour les jeunes »,
  • une « bonne association de quartier »,
  • « une sécurité sans uniforme »,
  • « rentrer chez moi au Cap-Vert pour aider ma famille », etc.

D’autres glissent plus vers un rêve de monde plus beau et meilleur :

  • « repeindre les bâtiments avec des couleurs vives, à l’intérieur et à l’extérieur » ;
  • « avoir un microscope ici pour voir les étoiles, des choses un peu lointaines » ;
  • « les dimanches mettre des tables et faire un grand banquet », etc.

Plusieurs habitants ont des rêves qui vont vers un chahut voire une refonte du réel :

  • « mon rêve serait qu’il y ait des personnes plus ouvertes, qu’il y ait plus de boulot » ;
  • « moi, je ne fais pas de rêves à cause du shit » ;
  • « mon rêve serait d’avoir du temps, plus de temps pour rêver ».

Hessel, Ralite, Savator, Comte, un carré d’as

Tous ces rêves consignés sur papier libre tapissaient l’escalier qui conduit à la salle du conseil, les murs de la salle et jusqu’à la table dressée sur la tribune où prirent place Stéphane Hessel, le maire Jacques Salvator, Olivier Comte (l’âme en chef des Souffleurs) et le signataire de ces signes chargé d’improviser oralement la synthèse de cette soirée.

Jack Ralite, l’ancien maire d’Aubervilliers, celui qui y implanta le premier théâtre de la périphérie parisienne, et qui n’aime rien tant que de pimenter ses interventions de citations, ne tarda pas à gagner lui aussi la tribune.

Avant de passer la parole à Stéphane Hessel, le maire évoqua la vie de l’auteur de « Indignez-vous ! » (plus d’un millions d’exemplaires vendus, traduction dans 34 langues) et quand il lui cita l’un de ses poèmes de jeunesse, Hessel, les yeux clos, récita en écho, la voix chaudement ferme, claire.

1. Un grand dépôt de poésie en 93 langues

Puis, en expert rompu aux séances plénières, Stéphane Hessel mena de main de maître les débats en lançant la première proposition sous-jacente à la phrase attribuée à Shakespeare cadrant l’ordre du jour : créer « un grand dépôt » aux Archives municipales de la ville en collectant les « paroles poétiques dormantes dans l’intimité des 93 langues parlées à Aubervilliers ». Une collecte dont seraient chargés les Souffleurs.

Quand le maire passa la parole aux élus et à la salle, il y eut un long silence. Alors des voix fusèrent dans la salle lançant des vers comme des slogans, au passage je notais :

« L’impossible nous ne l’atteignons pas mais il nous sert de lanterne » (René Char).

Petit à petit, les élus ouvrirent les corsets où ils comprimaient leurs mots. Se définissant comme socialistes républicains, socialistes utopistes, radicaux rêveurs, communistes ET citoyens, etc. Une socialiste parla au nom du groupe Utopia. On vota aux voix : voté à l’unanimité.

2. L’extension de « Rues silencieuses »

Second point à l’ordre du jour : l’extension et la municipalisation de « Rues silencieuses “. Le 16 décembre 2010, au petit matin, les Souffleurs, aidés par la population avaient rendu silencieuse une rue du centre d’Aubervilliers.

Moteur arrêté, on poussait les voitures. Enorme retentissement de ce silence dans la ville et au-delà. L’idée est d’étendre la chose, elle ravit Hessel qui disserte sur un monde où il y aurait ‘ moins de bruit ’.

3. Inscription d’un projet dit impossible

Le troisième point – ‘ inscription d’un projet dit impossible à l’ordre du jour d’un conseil municipal extraordinaire du mois d’octobre de chaque année ’ – fut vite adopté.

Les ‘ maisons de la fraternité ’ dont rêvent Stéphane Hessel et Edgar Morin dans un petit livre commun qui vient de paraître sont-elles un rêve dit impossible ?

4. Mesurer l’indice de tendresse collective

On passa au quatrième et dernier point : ‘ création d’un système de mesure de l’indice de tendresse collective ’ (en liaison avec les chercheurs du campus Condorcet, qui devrait faire d’Aubervilliers une grande ville universitaire). Ce fut le point le plus discuté par la salle, par les élus, par la tribune.

Olivier Comte expliqua que ‘ le mot tendresse a une portée révolutionnaire ’, la définissant comme ‘ une délicatesse du regard ’ et il évoqua les chuchotements de poésie que les Souffleurs ont propagé de Sao Paulo jusqu’en Palestine (quelqu’un avant avait cité Mahmoud Darwich).

Ralite pesta contre le mot indice trop sali par l’ennemi. On finit par se mettre d’accord sur le mot baromètre.

Un élu propose que l’on vote en amendement un ‘ indice d’indignation collective ’. Repoussé ! Une autre que l’on crée une ‘ petite commission ’ pour savoir comment mesurer la tendresse. Adopté !

Et pour conclure, un poème d’ Apollinaire

Le conseil vigoureusement extraordinaire tirait à sa fin. Le maire Jacques Salvator remercia ses élus et ses administrés. Jack Ralite cita son cher Saint John Perse – ‘ La poésie, c’est le luxe de l’inaccoutumance ’ – avant d’évoquer une institutrice qui n’eut de cesse de donner aux enfants la possibilité d’‘ accéder à l’arbitraire du signe ’.

Enfin, Stéphane Hessel, debout, les yeux clos, tenant son micro à deux mains comme un chanteur de rock, lut un poème d’Apollinaire, l’un des 88 poèmes qu’il sait par cœur.

‘ La poésie davantage que la science, nous révèle ce qu’il y a de plus profond et de plus nécessaire en nous : ce battement de cœur qui contient le monde et que tous les êtres ont en partage. ’

Il l’écrit dans ‘ Tous comptes faits… ou presque ’, un livre qui vient de paraître, avant de citer Georges Bernanos :

‘ La plus haute forme de l’espérance, c’est de désespoir surmonté. ’

On pourrait lui répliquer en écho cette pensée-poème de Henri Michaux :

‘ Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage. ’

Mais stop. Le conseil est terminé. La séance est levée !

Infos pratiques
"Tous comptes faits...ou presque"

de Stephane Hessel - éditions Libella/Maren Sell - 220p - 18€.Ainsi que :

  • « Le Chemin de l'espérance » de Stéphane Hessel et Egdar Morin - éd. Fayard - 64p - 5€. 
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  • amonhumbleavis
    amonhumbleavis
    Rue89 fait monter le FN
    • Posté à 18h24 le 21/10/2011
    • Internaute 93168
      Rue89 fait monter le FN

    De la poésie des albertivillariens ce conseil extraordinaire ne reflète rien.

    A vous lire ça n’aura été qu’une nouvelle occasion pour Jack Ralite d’étaler sa confiture...

  • DeSuisse-
    DeSuisse-
    Je pense donc je gêne !
    • Posté à 19h22 le 21/10/2011
    • Internaute 101756
      Je pense donc je gêne !

    Hessel, c’est le fournisseur attitré des concours de Miss et de leurs déclarations à la con.

    Avant, on avait le droit à « c’est pas beau la guerre » et maintenant, c’est « je suis indigné par les combats dans le monde »....

    Un vrai best seller !

    • Lionel06
      Lionel06
      Minoritophile et alter-natif
      • Posté à 09h57 le 22/10/2011
      • Internaute 30683
        Minoritophile et alter-natif

      Hessel, un vrai humaniste qui fait ronchonner tous les pisse-vinaigre, un sacré exploit pour un homme de son âge.

      Comme quoi la vieillesse n’est pas un naufrage pour tout le monde.

      • bousoufi
        bousoufi répond à Lionel06
        retraité
        • Posté à 19h34 le 22/10/2011
        • Internaute 164638
          retraité

        Un de mes oncles s’ est payé les allemands a Monté Cassino avec les tirailleurs Sénégalais, il ne s’est jamais pris pour un héros, il n’était guére humaniste ni pacifiste, qu’a fait le votre pour résister ? A part se laisser faire prisionnié !

  • Fabou
    Fabou
    Etudiant
    • Posté à 19h50 le 21/10/2011
    • Internaute 110861
      Etudiant

    « avoir un microscope ici pour voir les étoiles, des choses un peu lointaines »

    C’est tellement marrant

    • JadotA
      JadotA répond à Fabou
      stable
      • Posté à 20h03 le 21/10/2011
      • Internaute 76382
        stable

      .

      Je propose « un télescope pour voir les virus »

      .

  • Pas tripette.
    Pas tripette.
    Si j'aurais su, j'aurais po lu.
    • Posté à 21h26 le 21/10/2011
    • Internaute 117974
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.

    C’est tellement difficile d’apprendre à écouter...
    Essayez, écoutez : « une sécurité sans uniforme », ça ne vous interpelle pas ?

    • Biloo
      Biloo répond à Pas tripette.
      Citoyen éveillé.
      • Posté à 11h21 le 22/10/2011
      • Internaute 141342
        Citoyen éveillé.

      C’est vrai que c’est tellement mieux la sécurité privée... il n’y a qu’a voir en Irak comme se débrouillent les mercenaires, ils sont plus nombreux que les militaires et ont une impunité totale quel que soient leurs actes.
      En voila une idée qu’elle est bonne ! ! remplaçons nos fonctionnaires de police par des milices privées ! Des cowboys du 21°siècle. En plus, ça créerait un emploi. L’industrie de la sécurité (aérienne surtout) au USA représente un marché de plusieurs centaines de milliard de dollars ! ! ! Alors allons y, privatisons encore et toujours...

    • mezneth
      mezneth répond à Pas tripette.
      Onomatopée antropomorphe
      • Posté à 14h21 le 22/10/2011
      • Internaute 70709
        Onomatopée antropomorphe

      Vous voulez dire des flics en civil qui peuvent vous tomber sur le coin du nez à la moindre incartade, pour vivre dans la peur permanente de l’erreur ?

      C’est sur qu’ils rempliraient plus vite leurs quotas.

      • Pas tripette.
        Pas tripette. répond à mezneth
        Si j'aurais su, j'aurais po lu.
        • Posté à 16h54 le 22/10/2011
        • Internaute 117974
          Si j'aurais su, j'aurais po lu.

        Vous entendez les habitants d’Aubervilliers et vous ne les écoutez pas, un peu comme cet autre qui clamait : « j’entends mais je ne tiens pas compte ».
        Pensez-vous vraiment que seule une présence policière, en habit ou en civil, est garante de la sécurité ?
        J’ai lu quelques uns de vos commentaires et j’ai peine à croire que vous pensiez cela.

  • Hikun
    Hikun
    Utopiste
    • Posté à 22h50 le 21/10/2011
    • Internaute 100127
      Utopiste

    C’est tellement beau.

    Les râleurs et proclamés « pragmatiques » pesteront contre ce moment de poésie, mais ça n’en change pas la portée et l’intérêt. Merci de nous avoir fait partager cela.

  • ourwa
    ourwa
    oeiciole
    • Posté à 23h53 le 21/10/2011
    • Internaute 43943
      oeiciole

    Quelqu’un a dit et dont je ne me souviens plus du nom, en substance, ceci ; qu’il ne fallait jamais , au gand jamais, ignorer, rejeter, diffamer les utopies, car celles-ci consistaient, en quelque sorte, à se projeter au delà de l’horizon, du monde vécu et qui nous désespère ; c’était légitime et logique, encore aujourd’hui, comme ça l’était fin du XIXème et courant du XXèmes siècles, c’étaient et c’est toujours ce qu’on appelle à juste titre tite, « le rêve », le rêve d’une société meilleure, un rêve éveillé, lucide, réfléchi, éclosant à partir de réalités politiques et socio-économiques historiquement prouvées. Contextes obligent... Ce fut le cas des phalansthères de Fourrier, dans l’Europe du XVIIème ou XIXème siècles ( je ne me souviens pas), admirables projets sociaux- et non pas « sociétaux » comme l’égosillent encore les bobo, jeunes ou vieux..,,simple projet conçu pour l’ au delà de l’horizon du moment , a vu des tentatives pour le réaliser, par des régimes ,des idéologies mal intentionnées, aux XXème et XXIémes siècles...qui ont ont abouti aux désastres planétaires que tout le monde connait : régimes communistes bolchéviques, maoîstes, tiers-mondistes, islamistes, libéraux et hyper libéraux, théocratiques totalitaires et fascistes, nazis et esclavagistes etc... Les raisons de l’échec de ces utopies( dans le sens du possible) tient tout simplement aux forces contraires, puissantes et ravageuses, que constituent les opinions publiques, nationales, religieuses, économico-financières, dominatrices et liberticides. Le résultat final, tel que le Monde le constate aujourd’hui, c’est cet état de fait, que certains veulent imposer comme on impose un dogme irrévocable à l’instar des dogmes religieux : la mondialisation. L’Histoire récente, telle qu’elle se déroule sous nos nos yeux, prouve le contraire. C’est une indignation à laquelle j’adhère pleinement, contre une Europe bricolée contre tous et tout au bénifice de l’adoption , comme seul critère de développement, de « sortie de crise » , du seul outil financier, de toute la puissance bancaire, nationales et celle dite « internationale » comme la banque Mondiale, les fonds d’investissement, le FMI, les divers « programmes de développement alloués aux pays pauvres ou en difficulté », que ces programmes soient américains ( une tradition...), européens, russes, pétro-arabes, les pires, chinoises, turques etc...
    Alors la poésie, ça va quand elle répond à un désir réel, les yeux ouverts et l’intellect lucide et transparent ; ce qui ne paraît pas être le cas d’Hessel, Morin, le maire d’Aubervilliers affublé de casseroles...et de leurs soutiens divers...Les véritables indignations sont ailleurs que dans quelques fasicules ronronnants et démagogiques ou dans certains autres écrits parés du sceau de la notabilité intellectuelle, de longue date...mais dans le mouvement des alter-mondialistes, de celui de Bové et son groupe, celui des indignés de paris, Madrid, londres, New York, Athènes, Rome, Tunis, Tripoli, Le Caire, Israel, Istamboul, Lisbonne, Pékin etc... Quand le désordre des rêves fantasmatiques, poétiques fussent-ils, empiète sur le domaine des rêves éveillés, celui du désir légitime d’une vie meilleure pour tous, de la lutte incessante, mains nues, debout et voix haute et inaltérable,quand les premiers essaient d’endormir, d’anasthésier les seconds( c’est un comble ! ...), l’ordre du réel doit pévaloir sur le désordre des » rêves « prémédités, propagandistes et mal intentionnés. Messieurs Hessel, Morin et autres affidés, revoyez votre copie.
    Je regrette la voix juste de Bourdieu et j’espère d’entendre celle de Baudrillard. C’est dit ; Ugh !

  • ourwa
    ourwa
    oeiciole
    • Posté à 00h19 le 22/10/2011
    • Internaute 43943
      oeiciole

    « La poésie davantage que la science, nous révèle ce qu’il y a de plus profond et de plus nécessaire en nous : ce battement de cœur qui contient le monde et que tous les êtres ont en partage. »
    Un chanteur français contemporain, un grand chanteur comme il en existe presque plus, a dit en substance, dans une une de ses chansons que « des amis chiliens lui avaient dit qu’il n’y a avait pas de véritable chanson( donc de poésie, définition étymologique de “poésie)autre que la chanson engagée. C’était Julien Clerc. Léon Ferré, autre chanteur français de renom, avait déjà éclairci le terrain, celui de la vraie poésie, non mystique et compassionnelle, caritative et missionnaire, mais humaine, humaine, humaniste, éminemment humaniste, en somme véritablement Républicaine et Laïque. Poésie et chansons au menu de votre article, voilà ma contribution de riverain.

  • ourwa
    ourwa
    oeiciole
    • Posté à 00h39 le 22/10/2011
    • Internaute 43943
      oeiciole

    « On pourrait lui( à Hessel, en commentant de mauvaise foi Bernanos) répliquer en écho cette pensée-poème de Henri Michaux :

    “ Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage. ”

    Mais stop. Le conseil est terminé. La séance est levée ! “
    Le sommum de la mauvaise foi et de la manipulation idéologique, sous couvert de ‘ savoir savant’ ; laisser infuser des attitudes de résignation et de soumission, c’est programmer son propre suicide, mais hassel n’est pas à une contradiction près, réfléchie et manipulatrice sans aucun doute, telle que celle pouvant émaner d’ ‘une momie idéologique suspecte( padon M. Hessel, c’est une métaphore, sans plus...), réactivée pour les besoins d’une cause militante’ qui sonne déjà ,parcequ’elle se manifeste ainsi, auréolée de ses bandelettes ‘monarchistes’ et réactionnaires, nullement républicaines, le glas d’un régime totalitaire qui n’a de républicain que le nom. Hessel essaie, pour se hausser du col, les talonnettes qu’il trouve à sa portée, mitées et nauséabondes.

  • DiaboloSatanas
    DiaboloSatanas
    Fou du volant
    • Posté à 00h50 le 22/10/2011
    • Internaute 79165
      Fou du volant

    Philippe Muray doit en ricaner dans sa tombe..

    • tOrDrE L¤RdRe
      tOrDrE L¤RdRe répond à DiaboloSatanas
      chien de talus
      • Posté à 09h43 le 22/10/2011
      • Internaute 50571
        chien de talus

      nan il reste muray dans son silence.

    • Bretagne
      Bretagne répond à DiaboloSatanas
      Sceptique
      • Posté à 12h07 le 22/10/2011
      • Internaute 74906
        Sceptique

      Ce pauvre Hessel, ça va finir par devenir pathétique avec son Indignous’Circus... Quel bidonnage, tout ça pour soutenir Aubry et sans doute le PS ...

      Cette festive animation grotesque me fait penser à ces « boites à idées » que l’on voyait traîner dans les entreprises ou les administrations, il y a encore quelques temps et que l’on fichait à la poubelle quand elle étaient pleines.

  • RUE1793
    RUE1793
    Si l'univers est réellement (...)
    • Posté à 01h43 le 22/10/2011
    • Internaute 150764
      Si l'univers est réellement (...)

    Avec Hessel, le rêve est monté de Madrid à Brussel, avec des échos à NYC et Tel Aviv.

    Pavlov’s dog fait 17 dates en Allemagne et annule le New Morning.
    Billy Cobham ne passe pas sur le territoire national.
    Return to forever IV (avec J. L. Ponty) assure le minimum syndical à l’Olympia
    etc. etc.

    Vive la France !
    Vive Aubervillier !

    Moi ? Je ne suis pas indigné. Je suis pire !

  • mamahuhu
    mamahuhu
    enseignant
    • Posté à 08h54 le 22/10/2011
    • Expert 42770
      enseignant

    c’est le début de l’an 01. Reiser- Hessel, même combat ! On arrête tout et on réfléchit. Utopie peut-être, mais là on tient un fil, je trouve Et ça me réjouit.

  • PIT LE CHIEN
    PIT LE CHIEN
    Wouaooouh!
    • Posté à 11h37 le 22/10/2011
    • Internaute 25924
      Wouaooouh!

    Entendre :
    ///...///que « le mot tendresse a une portée révolutionnaire », la définissant comme « une délicatesse du regard » et il (Olivier Comte) évoqua les chuchotements de poésie que les Souffleurs ont propagé de Sao Paulo jusqu’en Palestine (quelqu’un avant avait cité Mahmoud Darwich).

    Voila un Conseil comme il n’en existe jamais, loin des habituels cirques vulgaires, odieux, petits, puants, tenant lieu d’arène municipale.
    Mais dans la Ville où RALITE a tant fait pour la culture, un si bel évènement n’est pas étonnant. J’aurais aimé y assister.

    « .../... Nous sortirons.
    Nous avons dit : nous sortirons. Bombardez notre ombre.
    Notre ombre.
    Vous êtes où ne sommes pas !
    Entrez dans votre illusion et labourez notre illusion.../...
    (Darwich/ Nous sortirons).

  • mezneth
    mezneth
    Onomatopée antropomorphe
    • Posté à 14h25 le 22/10/2011
    • Internaute 70709
      Onomatopée antropomorphe

    Je comprends pas trop, au final, la collecte elle a servi à quelque chose à part à tapisser les murs du conseil ?

    Dans un autre registre, ca me rappelle stallman qui déploie ses pétitions dans le caniveau.

  • pemmore
    pemmore
    geek
    • Posté à 16h32 le 22/10/2011
    • Internaute 121073
      geek

    « Ils ont échoué parce qu’ils n’avaient pas commencé par le rêve. »
    Quelle belle phrase ! ,c’est pourquoi Hollande va réussir a se faire élire ,et notre président partira sans rien laisser de positif après son court passage.

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