Theatre et Balagan

Chronique ambulante d'un amoureux du théâtre, d'un amateur de l'Est et plus si affinités.

La vie théâtrale de Vaclav Havel

J.-P. Thibaudat
chroniqueur
Publié le 18/12/2011 à 14h32

Vaclav Havel à Prague, le 20 mai 2008 (David W Cerny/Reuters)

Dissident, Vaclav Havel avait vu ses pièces censurées, son métier nié avant de connaître les geôles tchécoslovaques. Devenu le premier président élu de la Tchécoslovaquie puis de la Tchéquie – il avait connu les parquets et les ors du château de Prague, les honneurs et une mondiale reconnaissance.

L’usure des ans, la fatigue, les lourds ennuis de santé ne lui ont pas permis d’écrire la pièce aigre-douce de ces années-là, une « comédie du pouvoir », discrète, fine et subrepticement drôle. En fin de compte, c’est toute son œuvre théâtrale qui égrena par petites touches cette comédie-là.

Entre Molière et Beckett

Il aurait pu ajouter à la saga de ses personnages jamais simplets (pas de héros positif ou négatif, pas de dissident pur et dur ou de salaud intégral dans les fictions de cet irréductible citoyen) et toujours en mal d’identité dans un monde abonné à l’absurde, le personnage ambivalent, biaisé, jamais tout à fait à sa place du Président, un double un peu moqueur de lui-même, comme ses pièces s’amusèrent, en leur temps, du dissident qu’il fut.

Sans doute a-t-il caressé ce rêve, lui que l’écriture de discours, d’essais et la fonction présidentielle tenaient éloignés des jeux du théâtre lesquels furent avant tout, chez ce fêtard, ceux du divertissement, au sens noble du mot.

Il y a chez l’auteur dramatique Havel quelque chose d’une version tchèque (donc floue, alambiquée) d’un Molière pourfendeur des hypocrites, des vendus et des flatteurs, mais un Molière empêché, rentré – pour cause du caractère noueux et publiquement peu expansif de l’auteur et, en raison même aussi du totalitarisme à la mode tchèque –, c’est à dire un Molière hanté par Beckett. Un auteur que Vaclav Havel plaçait au dessus de tout – il le surnommait familièrement « dieu »–, et qui, cadeau suprême, écrira l’un de ses dramaticules, titré « Catastrophe », « pour Vaclav Havel », à une époque où ce dernier croupissait dans les geôles tchèques d’un pouvoir soi-disant communiste.

Emission spécial Vaclav Havel

Dans le cadre du festival d’Avignon, une nuit est dédiée à l’auteur tchèque emprisonné pour délit d’opinion, Vaclav Havel. Des auteurs, spécialement pour cette occasion, font revivre par leur texte, son personnage Vaniek.

Le théâtre de la balustrade

Ce fils d’une famille lettrée et fortunée que les hasards du régime conduiront à travailler un temps comme ouvrier chez un brasseur de bière (ce qui lui inspirera l’une de ses pièces), cet homme dont ce profil facilita chez lui un regard de spectateur sans illusions mais non sans espérance, connut très tôt la tentation du théâtre.

Pendant son service militaire, il s’y adonne. Son père le présente à l’une des grandes figures du théâtre tchèque Jan Werich (co-fondateur du fameux « Théâtre libéré » de Prague), un vieux clown qui l’engage comme machiniste dans son théâtre ABC. Un an plus tard, en 1960, Olga, la future première femme de Havel, comédienne amateur (mouvement très puissant dans l’ex-Tchécoslovaquie) l’entraîne au Théâtre sur la Balustrade.

Havel trouve sinon une famille, du moins une bande de copains de sa génération, un milieu où il se sent bien. Le théâtre chez lui restera toujours lié à ce plaisir là, nocturne et collectif. Chacun fait tout. Olga fait l’ouvreuse, Havel d’abord éclairagiste, machiniste, devient bientôt le plus proche collaborateur du boss, Jan Grossman.

C’est à cette époque-là, et pour ce théâtre-là que Vaclav Havel écrit ses premières pièces : « La fête en plein air » (1963), « Avertissement » (1965), « La difficulté avant de se concentrer » (1968) où il prend plaisir à tourner en dérisions les langues de bois omniprésentes en Tchécoslovaquie dans les journaux, les discours, les administrations.

Son plus beau rôle : dissident


Vaclav Havel en 1989 (Petar Kujundzic/Reuters)

Havel devient une figure de la scène culturelle pragoise. Il quittera le Théâtre sur la Balustrade en 1968 mais restera fidèle à son esprit : au lendemain de la Révolution de velours, il y revient, à l’improviste, boire une bière en coulisses avec ses copains, dont Jan Grossman, qui, après avoir été viré – et brisé – par le pouvoir communiste, venait de retrouver, trop tardivement, son théâtre.

Dans les années 70, sa figure de dissident prend du poids jusqu’à ce que Havel devienne en 1977 l’un des trois porte-parole de la Charte dont il est l’un des fondateurs, puis viendront les années de prison.

Pendant toute cette période, Havel n’en continue pas moins d’écrire de nouvelles pièces où il tient comme une chronique intime de son époque à travers des héros aux identités malmenées. Plus tard, dans « Interrogatoire à distance », il écrira :

« Le théâtre est toujours un indicateur de son temps, peut-être le plus sensible de tous. C’est une sorte d’éponge qui s’imbibe des différentes composantes de l’atmosphère qui l’entoure. »

Datant du milieu de ces années 70, quand Havel devient une bête noire des autorités, les trois pièces qu’il écrit son interdites dans son pays, cependant « Audience », « Vernissage » et « Pétition » feront le tour du monde.

Mais, à l’ouest, on les monte par trop comme des étendards de la dissidence :

« Comme dramaturge, je me sens chez moi dans l’ironie et la parodie. Moi aussi, dans certaines de mes pièces, je me moque des dissidents, je me tourne moi-même en ridicule. C’est un aspect que l’on n’a pas très bien compris à l’ouest. »

Et Havel n’y a pas souvent trouvé les metteurs en scène subtils que son oeuvre aurait méritée. Il est vrai aussi, que plus que d’autres, Havel aura été « l’écrivain conscience de la nation », dans un pays où, de surcroît, c’était là traditionnellement le rôle assigné à l’écrivain.

Dans les années 80, Havel continue à écrire des pièces comme « Largo desolato » (1984), « Tentation » (1985) où l’humour est une arme. 1988 apporte une nouvelle pièce « Assainissement », au titre rétrospectivement très drôle, puisque, l’année suivante, les événements se précipitent.

Le théâtre est au coeur des événements, puisque la révolution tchèque commença un soir de novembre 1989 par une réunion informelle d’étudiants de la faculté de théâtre avant que l’ensemble des gens de théâtre n’appellent à la grève générale. Le dramaturge et dissident Havel devient le leader emblématique de cette révolution de velours, puis un président élu. Il n’écrit plus, il n’écrira plus, presque plus de pièces. Son oeuvre théâtrale entre logiquement au purgatoire.

Election de Vaclav Havel

« Havel for president »

A Prague des étudiants en théâtre qui portent le badge « Havel for president » jugent ses pièces trop idéologiques ou dépassées. Elles sont seulement à contretemps. Certaines sauront bien vieillir. Havel demeura jusqu’au bout fidèle à son amour du théâtre, à son maître Beckett. Ainsi lors de son inoubliable discours le 27 octobre 1992 à l’Académie des sciences morales et politiques de Paris, il concluait :

« Mesdames et Messieurs, je viens d’un pays, plein d’impatients. Ils sont peut-être impatients parce qu’ils attendaient Godot depuis si longtemps qu’ils ont l’impression qu’il est enfin arrivé. C’est une erreur aussi monumentale que celle de leur attente. Godot n’est pas venu. Et c’est très bien ainsi. Car si un Godot arrivait il ne serait que le Godot imaginaire, le Godot communiste. Seulement, ce qui devait mûrir a mûri.... »

Quel autre chef d’Etat aurait su parler ainsi ? L’auteur dramatique Vaclav Havel est devenu un grand acteur de son temps tant il est vrai que sa vie fut sans doute sa plus belle œuvre. Et ce ne sont pas ses dernières pièces, publiées il y a quelques années, qui infirmeront cette belle évidence.

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  • Charles_Marx
    Charles_Marx
    huh ?
    • Posté à 15h03 le 18/12/2011
    • Internaute 160590
      huh ?

    Si la vie de cet homme fut remarquable à beaucoup d’égards, il ne faudrait pas non plus que le concert d’éloges qui a commencé ne nous fasse également oublier que l’anti-communisme « primaire » (mais certainement compréhensible) de Mr Havel en avait également fait, par certains cotés, un néo-conservateur pur-jus qui avait à plusieurs reprises affirmé son amitié pour George W Bush et soutenu sans regrets la guerre d’Irak ...

    Quelle ironie de l’Histoire d’ailleurs, que sa mort intervienne le jour même où les dernières troupes Américaines quittent l’Irak : c’est une certaine vision néo-conservatrice du monde qui est morte aujourd’hui ... deux fois !

    • SAIMIRI
      SAIMIRI répond à Charles_Marx
      chasseur de moustiques
      • Posté à 16h21 le 18/12/2011
      • Internaute 147116
        chasseur de moustiques

      « vision neoconservatrice » qu est ce qu il faut pas entendre comme betise ,parce que l URSS c etait l innovation permanente ,ca me fera toujours rire ceux qui reve du « paradis communisme “confortablement assis dans leur canapé,le communisme a la Russe(je ne parle pas de l ideologie communiste qui n arien a voir)c est des dizaines de millions de morts des dizaines de millions de gens au goulag efectivement c etait le bon temps ,y a qu en France qu on trouve des gens commfe vous des vrais dinausores ; -)

      • Charles_Marx
        Charles_Marx répond à SAIMIRI
        huh ?
        • Posté à 17h07 le 18/12/2011
        • Internaute 160590
          huh ?

        En toute amitié, un site que je vous conseille vivement :
        Lien

         
        • ignored
          ignored répond à Charles_Marx
          "Prétentieusement votre"
          • Posté à 23h05 le 18/12/2011
          • 175861
            "Prétentieusement votre"

          à 75 ans ?

          7 + 5 = 12

          Il est entre de bonnes mains ! ne craignez rien !

          Hum, plus sérieusement, je sais pas vraiment qui il est et si mon temps libre était bien plus grand, je prendrais soin d’en savoir plus ..

          HS ( ou presque )

          « Sarko & co mangent dans ma main le grain que sont mes mots, et toi, tu manges quoi ? »

          Quand vous voudrez faire les choses bien, commencez par le « début » ..
          « Faire les choses » en terme de révolution .., la première épreuve se trouve dans les consciences, seulement après, on s’attaque à la matière ..
          Pour se faire, connaissez vous quelque chose de plus précis que la science ?
          Que diriez vous si vous appreniez que la connaissance partagée ou connue à notre époque est soigneusement choisie .. ?
          Je sais pas ce que vous en penseriez, dans tous les cas, c’est la réalité, et celle-ci, la réalité, ne doit pas vous dépasser, mettez donc à jour vos connaissances ..

          Lien

          ps : Rue89 n’est pas l’endroit idéal pour découvrir la réalité, puisque 99% des médias sont possédés par une minorité ( précise ), pourquoi rue89 ferait forcément partie du 1% restant ? ..
          Restez donc soumis, faibles, si vous le voulez ..

        1 autres commentaires
    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à Charles_Marx
      Fonctionnaire. A voté!
      • Posté à 06h57 le 19/12/2011
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire. A voté!

      Et Kim Jong-Il meurt le même jour : que faut-il en déduire ? Que l’histoire a le sens de l’humour ?

      Étrange en effet cette tendance de ceux qui ont connu le goulag ou la prison pour délit d’opinion de pencher à droite. Quelle ingratitude !

  • Sxilderik
    Sxilderik
    Informaticien
    • Posté à 17h18 le 18/12/2011
    • Internaute 89729
      Informaticien

    Voilà un homme dont le prénom a été écorché depuis plus de vingt ans par tous les journalistes français…

    Le « c » slave se prononce « ts », donc Vatslav, Kusturitsa, Lempitska...

    • Fantomax
      Fantomax répond à Sxilderik
      escroc
      • Posté à 18h26 le 18/12/2011
      • Internaute 157606
        escroc

      Un peu tson, ce post.

    • dzerjinski
      dzerjinski répond à Sxilderik
      « ne vous indignez pas, (...)
      • Posté à 23h30 le 18/12/2011
      • Internaute 162727
        « ne vous indignez pas, (...)

      С ou Ц ?
      Vous voulez dire que c’est comme la Moldau qui s’écrit Vltava et se prononce veltava.
      Ach Prak est pien le fille dès Kaaaafka, nein ?
      Et certaines mauvaises langues disent que Bohumil Hrabal ( celui qui a aimé Dieu et qui l’a balayé) n’a pas sauté par la fenêtre de son hôpital en 93 parce qu’il poursuivait un pigeon mais parce qu’il ne savait plus s’il fallait dire Taub, Taube, holub ou hlupák.

  • Mécananthrope
    Mécananthrope
    mutatis mutandis
    • Posté à 16h09 le 18/12/2011
    • Internaute 169511
      mutatis mutandis

    « L’usure des as... »
    « Il aurait pu ajouté... »
     »...un regard de spectateur sans illusions... »

    Ca gâche cet article qui aurait pu mentionner qu’il était aussi un fan de Frank Zappa ainsi que des Plastic People of Universe.

    • C-dâv
      C-dâv répond à Mécananthrope
      • Posté à 16h09 le 18/12/2011
      • Internaute 23444

      Yeap, il l’a même nommé ministre de la culture ;)

      • Mécananthrope
        Mécananthrope répond à C-dâv
        mutatis mutandis
        • Posté à 16h13 le 18/12/2011
        • Internaute 169511
          mutatis mutandis

        J’avais pas tout suivi, merci de l’info.

        Pour les Plastic People of Universe : Lien

      • Lemmy_Nothor
        Lemmy_Nothor répond à C-dâv
        - Gone fishing !
        • Posté à 08h36 le 19/12/2011
        • Internaute 12434
          - Gone fishing !

        ........« In early 1990, Zappa visited Czechoslovakia at the request of President Václav Havel, and was asked to serve as consultant for the government on trade, cultural matters and tourism. Havel was a lifelong fan of Zappa who had great influence in the avant-garde and underground scene in Central Europe in the 1970s and 1980s (a Czech rock group that was imprisoned in 1976 took its name from Zappa’s 1968 song “Plastic People”).[192] Zappa enthusiastically agreed and began meeting with corporate officials interested in investing in Czechoslovakia. Within a few weeks, however, the U.S. administration put pressure on the Czech government to withdraw the appointment. Havel made Zappa an unofficial cultural attaché instead.[193] Zappa also planned to develop an international consulting enterprise to facilitate trade between the former Eastern Bloc and Western businesses.[194] On June 24, 1991, Zappa took part at the concert “Adieu Soviet Army”, organised in Prague, as the farewell to the last soldiers of Soviet Red Army, leaving free Czechoslovakia (the Red Army had occupied Czechoslovakia since the Prague spring). This was probably Zappa’s last rock appearance on the stage and it is recorded on the album Adieu C. A. (Soviet Army).[195].....

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 16h29 le 18/12/2011
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Un curé de moins.

    Le Vatican doit être fort marri.

    • Mécananthrope
      Mécananthrope répond à Autist Reading -
      mutatis mutandis
      • Posté à 17h57 le 18/12/2011
      • Internaute 169511
        mutatis mutandis

      Décidément, j’avais vraiment pas tout suivi...en fouillant je vois qu’il a aussi fait rentrer la Tchécoslovaquie dans l’OTAN.

  • castor74
    castor74
    auxiliaire de vie
    • Posté à 17h57 le 18/12/2011
    • Internaute 76554
      auxiliaire de vie

    C EST UN GRAND MONSIEUR QUI DISPARAIT EN LA PERSONNE DE VACLAV HAVEL HOMME DE CONVICTION ET GRAND METTEUR EN SCENE C EST UNE FIGURE DE LA RESISTANCE A L OPRESSEUR SOVIETIQUE QUI VAS NOUS MANQUER....CAR DERRIERE LES RODOMONTADES DE MONSIEUR POUTINE IL Y AS UNE FERME VOLONTE DE RETABLIR LE REGNE SOVIETIQUE SOUVENEZ VOUS EN JE NE RADOTE PAS JE SUIS LUCIDE

    • dzerjinski
      dzerjinski répond à castor74
      « ne vous indignez pas, (...)
      • Posté à 23h15 le 18/12/2011
      • Internaute 162727
        « ne vous indignez pas, (...)

      Pas la peine de crier.
      La Tchécoslovaquie déchirée en deux qui plus est n’intéresse pas Poutine.
      Pour l’instant ...

    • dzerjinski
      dzerjinski répond à castor74
      « ne vous indignez pas, (...)
      • Posté à 23h15 le 18/12/2011
      • Internaute 162727
        « ne vous indignez pas, (...)

      Pas la peine de crier.
      La Tchécoslovaquie déchirée en deux qui plus est n’intéresse pas Poutine.
      Pour l’instant ...

  • Charles_Marx
    Charles_Marx
    huh ?
    • Posté à 18h06 le 18/12/2011
    • Internaute 160590
      huh ?

    Mr Havel et ses compagnons du fan club européen de George W Bush :

    Lien

  • kassis01
    • Posté à 18h51 le 18/12/2011
    • Internaute 24687

    Les Tchèques sont traumatisés par Munich, Yalta et le Printemps de Prague où les occidentaux les ont abandonnés. Peut-être faudrait-il faut revoir l’action de V. Havel au travers de ce prisme pour mieux comprendre son positionnement politique ?

  • AnarchoStalinien
    AnarchoStalinien
    Messie C'est Possib !
    • Posté à 20h07 le 18/12/2011
    • Internaute 171029
      Messie C'est Possib !

    Un BOURGEOIS RESPECTABLE... C’est ce que restera Vaclav Havel pour un ouvrier comme moi. Victime d’un régime qui n’était qu’une caricature de socialisme, il avait évité de tomber dans l’extrémisme LePénoVilliériste, à l’instar de cette ordure de Soljenitsyne qui s’était précipité dans les bras de Pinochet. Sans partager ses choix politiques et son mysticisme, ni oublier le rôle de la violence dans l’histoire, je lui tire mon chapeau pour son humanisme, l’exploit de sa « révolution de velours » et la séparation pacifique de la Tchécoslovaquie. Mais il avait lui aussi des côtés moins recommandables, surtout en vieillissant ...

    On trouve parfois de magnifiques pépites au milieu du torrent de boue que charrie la TV : ce fut le cas avec une de ses magnifiques pièces où il était incarné par Daniel Gélin, si je me souviens bien. Etait-ce « Pétition » ?

    • dzerjinski
      dzerjinski répond à AnarchoStalinien
      « ne vous indignez pas, (...)
      • Posté à 23h13 le 18/12/2011
      • Internaute 162727
        « ne vous indignez pas, (...)

      Pour la scission « pacifique » de la Tchécoslovaquie, je dirais qu’elle est aussi répugnante que celle violente de la Yougoslavie et surtout que la désagrégation des pays qui composaient l’URSS en une fédération de Russie qui a perdu de fait l’Ukraine et la Géorgie. Mais comme le dit la chanson : « Nous récupérerons l’Ukraïne et la Géorgie »... A tous les coups... Et par les moyens qu’il faudra...

    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à AnarchoStalinien
      Fonctionnaire. A voté!
      • Posté à 10h34 le 19/12/2011
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire. A voté!

      Pas mal vu finalement (sauf l’injure à Soljénitsyne : pas d’accord). Eh, Allende aussi était un bourgeois respectable, vous savez...

  • dzerjinski
    dzerjinski
    « ne vous indignez pas, (...)
    • Posté à 23h07 le 18/12/2011
    • Internaute 162727
      « ne vous indignez pas, (...)

    Un réel opposant lui. Non pas un indigné mais un révolté et surtout un immense homme de théâtre que j’ai eu l’ immense honneur de croiser lors d’une de ses pièces en France et plus tard dans son café favori à Prague.

    Lorsque l’artiste qui est en nous, nous pousse comme un inéluctable devoir à nous engager en politique sans autre ambition que celle de sauvegarder notre liberté artistique et de citoyen, parfois on devient grand au point de faire de la politique elle-même un art !

    Dosvidanié Tovaritch Vaclav !

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 07h16 le 19/12/2011
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    une race d’homme qui disparait (malheureusement)

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