Theatre et Balagan

Chronique ambulante d'un amoureux du théâtre, d'un amateur de l'Est et plus si affinités.

« Adieu camarades ! » Une saga documentaire sur Arte raconte le crépuscule et la chute du communisme

J.-P. Thibaudat
chroniqueur
Publié le 22/01/2012 à 16h30


« Adieu camarades » (Andrei Nekrassov)

En six épisodes, « Adieu camarades ! (1975-1991) “ raconte l’histoire de l’apogée et de la chute d’un empire (l’URSS), la déconfiture d’une idéologie dépréciée et salie (le communisme) et la naissance d’une brassée de pays aux identités malmenées trouvant ou retrouvant leur indépendance.

Un père communiste russe, une fille historienne vivant à l’ouest

Réalisée par le Russe Andrei Nekrassov, écrite par Jean-François Colosimo et György Dalos, cette formidable saga documentaire a été tournée dans une douzaine de pays de l’ex-bloc de l’Est, mêlant témoignages personnels et documents d’archives. Le tout à travers un fil conducteur : l’histoire d’un père né en Union soviétique et ayant grandi en en épousant les valeurs officielles, qui, faisant face à sa fille tenace élevée à l’Ouest auprès de sa mère, et voulant comprendre le pourquoi du comment, essaie de se justifier pour mieux se faire pardonner.

Episode par épisode, de ‘L’Apogée’ de la fin des années 70 à ‘L’Effondrement’ entre 1989 et 1991, le père va raconter (en voix off) ce qui est arrivé à son pays et à tous les pays du bloc tandis qu’on voit sa fille, curieuse et teigneuse, parcourir ces pays, questionnant ces vingt ans d’Histoire en en refaisant le chemin devant l’écran de son ordinateur. Ce n’est pas un hasard si la propre fille de Nekrassov tient ce rôle, car le film, nullement autobiographique, traverse le parcours, la vie du réalisateur. C’est une histoire pleine de de mini-récits.

‘C’est la fin. Voilà ce que je me suis dit’

Le film s’ouvre par un bref prologue du père :

‘C’est la fin. Voilà ce que je me suis dit, le souvenir que j’en garde reste d’une effroyable netteté. C’était le 25 décembre 1991. J’avais 33 ans et quelque chose est mort en moi-même. Pour moi, l’idéal le plus puissant depuis le christianisme : mort. Le communisme était mort…’

A quoi la fille répond :

‘Si j’ai voulu faire des études d’histoire, c’est pour que rien de cette période soit oublié. Toutes les atrocités dont on a entendu parler… ’

La force de cette saga vient de la conjonction de trois éléments :

  • la qualité des témoins qui, pour la plupart, ne sont pas des habitués des médias ;
  • un choix particulièrement soigné de documents-archives ;
  • un montage rythmé qui sait ménager des échappées ou s’attarder sur un plan magnifique, comme ces soldats russes en rang dans un paysage de neige tournant le dos à l’occupation de l’Afghanistan.

Etonnant ce dialogue à distance rivalisant d’intelligence entre ces deux témoins omniprésents au fil des épisodes que sont le connu Andrei Gratchev (haut cadre du comité central du Parti communiste d’union soviétique et qui deviendra porte-parole de Gorbatchev) et le méconnu Alexeï Kondaurow, général du KGB qui, en 91, alors qu’il est le seul gradé à être resté dans le locaux de la Loubianka, voit sur la place par sa fenêtre, la statue de son maître Dzerjinski être déboulonnée et dire sa ‘ honte ’.

Etonnant ces deux pêcheurs à la ligne unijambistes, soldats russes rescapés de l’Afghanistan qui racontent en riant comment, partis à la guerre à 18 ans avec une arme dont on ne leur avait pas appris à se servir, ils se sont retrouvés sans jambe.

Dans ce deuxième épisode (‘ Menaces 1980-1984’), le réalisateur monte en parallèle des athlètes – de pays n’ayant pas appelé au boycott (initié comme on le voit par le dissident russe Boukovski) des JO de Moscou – descendant d’un avion et des soldats estropiés ou en civière descendant d’un autre avion en provenance de Kaboul.

La Pologne a son pape (témoignage d’un Polonais se souvenant du pape qui en deux mots, ‘ cette Terre ’, décuple l’énergie d’un peuple) et Solidarnosc (témoignage de Bozena Rybicka, la secrétaire de Lech Walesa), Brejnev meurt, lui succède Andropov, un ex-chef du KGB, dont un témoin dit qu’il a deux phobies : l’islam fondamentaliste et le péril jaune, auxquelles s’ajoute une paranoïa occidentale à une époque où Russes et Américains rivalisent en implantations de missiles.

Après un an à la tête de l’URSS, Andropov meurt à son tour ; son successeur, tout aussi âgé, ne tarde pas à en faire autant. Ballet des obsèques où, de mort en mort, on voit le keffieh d’Arafat rester fidèle au poste.

La montée et la chute de Gorbatchev

Arrive au sommet de l’Etat un jeunot de 54 ans, Gorbatchev qui, à la tribune du 27e congrès du PCUS, lâche (on l’entend les dire) les mots de ‘ perestroïka ’ et de ‘ glasnost ’. Deux concepts et idées très vite mis à mal par l’omerta qui suit l’explosion de Tchernobyl, laquelle n’interrompt pas les cérémonies du 1er mai à Kiev où une foule ignorante défile parmi les retombées, comme le raconte un témoin.


Adieu camarades de Tchernobyl (Fondation France-URSS)

La montée et la chute de Gorbatchev, le mystère qui entoure sa séquestration en Crimée par des putschistes menés par un conservateur que ‘ Gorbi ’ avait nommé vice-président, sont un des points les plus fouillés de cette saga. Etait-il au courant de ce que préparaient les putschistes ? ‘ Bien sûr ’. En avait-il compris les conséquences ? ‘ Je ne le crois pas ’ dit un témoin.

Etrange destin de cet homme idolâtré à l’Ouest et souvent honni dans son pays. L’historien russe Youri Afanassiev résume :

‘Il voulait sauver l’Union soviétique, le socialisme et le parti. Ces vaches sacrées ont crevé toutes les trois et c’est lui qu’on accuse.’

Le réalisateur montre aussi avec entrain l’ascension du malin Eltsine, insérant cet extraordinaire document où on le voit, encore jeune et peu connu, rêver sans doute d’être à la place de celui qu’il regarde à la télévision : le premier secrétaire du PCUS.

On garde aujourd’hui de Boris Eltsine l’image d’un vieillard ivre ayant bradé son pays et ânonnant devant les caméras un texte qu’il ne comprend plus (exactement comme le Brejnev de la fin ânonnait lui aussi comme on nous le montre au début de la saga). On le voit ci, vif, intuitif, en osmose avec la foule, debout sur un char devant le Parlement de dénoncer ‘ la mafia et les corrompus’ que représentent les putschistes qui ont séquestré Gorbatchev, prenant la défense de ce dernier pour mieux le berner.

Si l’URSS tient légitiment une place centrale dans cette longue histoire de la chute d’un empire nommé URSS, chaque épisode de la sage s’attarde dans d’autres pays du bloc. Principalement la Pologne, la Hongrie, la Roumanie et l’Allemagne de l’Est, moins souvent la Tchécoslovaquie, plus épisodiquement les pays baltes et l’Asie centrale et aucunement la Bulgarie.

Une saga diffusée par quinze chaînes de quinze pays d’Europe

Avec, à nouveau, des personnages attachants comme ces trois ouvriers de l’usine de locomotives de Bucarest qui racontent tour à tout la visite de Gorbatchev dans leur usine sous l’œil vigilant de Ceausescu, puis la chute de ce dernier. Ou ce couple de Roumains fuyant leur pays et passant de nuit la frontière hongroise et disant : ‘ On sortait de l’obscurité pour entrer dans une lumière dorée ’. Phrase nullement lyrique : les rues des villes roumaines n’étaient pas éclairées la nuit.

Dans les deux derniers épisodes, ‘ La Rébellion ’ (1989) puis ‘L’Effondrement’, se multiplient les visages fatigués, les yeux embués ou en larmes, les couples qui pleurent en s’épaulant, libres, enfin libres de parler, de se déplacer, de voyager à l’étranger. ‘Aucun idéal ne peut faire le poids face à la liberté’, conclut le père en voix off, espérant que sa fille l’aura compris et pourra lui ‘ pardonner ’.

Quinze chaînes de quinze pays d’Europe vont diffuser ‘ Adieu camarades !’. Un pays n’a pas jugé bon de l’acheter, le premier concerné : la Russie.

Infos pratiques
"Adieu camarades !"
Une série dodumentaire réalisée par Andreï Nekrassov

Auteurs : Jeans-François Colosimo et György Dalos

  • Six épisodes de 52 mn - diffusion sur Arte les mardis 24 janvier, 31 janvier et 7 février à partir de 22h20.
  • Un coffret de deux DVD rassemblera ces épisodes, en vente (30€) le 2 février chez Arte Editions.
  • Un site internet interactif en cinq langues propose une trentaine de portraits à partir de cartes postales ou lettres envoyées à l »époque, des repères chronologiques, etc.

 

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  • Leon 777
    Leon 777 répond à Autist Reading -
    artiste
    • Posté à 16h17 le 23/01/2012
    • Internaute 128120
      artiste

    Et la Chine ça vous fait envie ? ? ?

    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à Leon 777
      In enculo cum vibro
      • Posté à 17h53 le 23/01/2012
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro

      Non.

      Et le documentaire de science-fiction sur la chute du PCC, il vous fait envie ? ? ?

  • vorivzakonie
    vorivzakonie
    toujours juste -Ceterum censeo (...)
    • Posté à 05h34 le 24/01/2012
    • Internaute 168643
      toujours juste -Ceterum censeo (...)

    « Le communisme est l’horizon indépassable de notre temps »
    écrivait Sartre.

    Cette phrase est vraie plus que jamais.

    Car le communisme ce n’est pas tel ou tel régime politique.

    C’est la nécessité pour les hommes, tous les Hommes, de rêver, de penser et d’espérer une communauté où soit réalisée tous les idéaux humains de liberté, égalité et de fraternité.

    Que ces idéaux se soient vus tant dévoyés au fil de l’Histoire - la liberté en libéralisme économique réactionnaire et d’autant plus criminel que l’on enterre ses victimes dans la jungle des laissés pour compte de libre concurrence et du profit ; l’égalité en égalitarisme bureaucratique ou l’administration du rêve se mue en le cauchemar des camps - cela ne change rien pourtant à la nécessité, plus que jamais, de ces idéaux.

    Le grand élan -oh combien maladroit ! et souvent naïf, désorganisé politiquement et désemparé aussi dès lors qu’il s’agit de penser au-delà de la simple indignation, qui n’est pas une pensée, mais une réaction émotionnelle - le grand élan de protestation des citoyens du monde entier contre ce qui est, prouve que plus que jamais il est aujourd’hui nécessaire de penser la communauté idéale.

    La penser et se donner les moyens de la réaliser.

    Le simple fait que les « indignés » aujourd’hui prennent la place de ce que l’on appelait il y a peu encore le mouvement alter mondialiste, montre à quel point il est difficile de penser le communisme, mais à quel point une aspiration au communisme aujourd’hui encore existe.

    Car, répétons-le, le communisme n’est rien d’autre que l’aspiration légitime des hommes à vivre dans le meilleur des mondes possibles.
    Le communisme en ce sens est un Droit de l’Homme...

    Le christianisme n’est un communisme que secondairement car le temps et le lieu de la réalisation de la communauté idéale est différé dans un au-delà idéalisé. « Mon royaume n’est pas de ce monde », même si ma conduite ici-bas doit contribuer à la construire. Le malentendu de Judas qui réalise qu’il a pris la promesse métaphysique pour une promesse politique. Et qui d’une certaine manière peut-être considéré en ce sens comme le premier non pas tant des communistes - l’aspiration à la communauté idéale existait bien avant lui dans la Grèce antique - mais des socialistes en tant qu’il se sent obligé pour sauver son idéal d’agir, et se trompe. Le suicide de Judas comme la conséquence de la première prise de conscience de ce qu’il en coute d’être socialiste, de vouloir réaliser la communauté idéale en justifiant les moyens par la fin.

    Il n’est pas étonnant du coup que ce soit justement JP Thibaudat qui s’intéresse à ces documentaires.
    La tragédie du socialisme autoritaire où la fin justifie les moyens, n’est-elle pas l’autre versant de la tragédie d’Oedipe. Et si tant est que l’on peut hasarder le personnage de Judas dans une telle problématique, le sacrilège qui consiste à livrer le Christ aux loups ne répond-t-il pas au sacrilège qui consiste d’abord à engendrer Oedipe pour le livrer ensuite aux loups. L’hésitation de Laios entre le respect des dieux et le souci de la dynastie est bien la source de la malédiction qui va suivre. Et le conflit entre Créon et Antigone ne marque-t-il pas, comme le pensait Georges Steiner, une dimension a priori de la conscience intellectuelle et politique de nos démocraties ?

    L’Humanisme du XVIIIème siècle est un communisme en tant qu’il met l’Homme au centre, promeut l’Universalité de ses Droits et vise à une société où ces droits seraient respectés.
    Le libéralisme politique classique tel qu’il se pense chez Locke, Hobbes et Montesquieu par exemple est un communisme en tant qu’il se construit contre l’absolutisme et pose la liberté individuelle comme valeur dominante de la construction sociale.
    Le libéralisme néoclassique moderne et plus encore la forme financière qu’il a pris dans le monde contemporain n’est pas un communisme (il y en qui seront rassurés) en tant qu’il repose sur la théorie de l’équilibre général
    qui est un postulat métaphysique tout comme l’est le présupposé de l’existence de Dieu pour le Christianisme. L’équilibre général s’impose comme une loi naturelle et concrètement dévoie l’humanisme du libéralisme politique classique en mettant l’Homme au service du profit tout comme le christianisme (et les religions en général) le mettait au service de Dieu. On comprend dès lors pour quoi Max Weber voyait la source du capitalisme dans le protestantisme...

    On ne tire plus guère argument aujourd’hui des horreurs des croisades et de l’inquisition pour condamner l’Eglise catholique et la religion chrétienne.
    De même que le politiquement correct impose de ne pas tirer des conclusions hâtives du terrorisme islamiste sur la religion musulmane.

    Ce politiquement correct pourtant tolère, voire impose, que l’on invalide l’idéal communiste à partir des dérives socialistes autoritaires que l’Histoire a connu.

    C’est sans doute que le libéralisme totalitaire moderne s’accommode fort bien d’un terrorisme islamiste où il trouve un contre point orwellien utile (dans un terriblement dangereux aveuglement...)
    Ne sont-il pas dans la même transcendance ?
    Et redoute toujours encore la potentielle force de contestation de l’idéal communiste.
    Que le sentimentalisme de l’indignation se mue en sentiment de révolte et s’organise en force révolutionnaire, voilà qui est bien plus subversif et dangereux que quelques attentats qui peuvent être autant de prétexte à la fortification de la citadelle libérale et à l’extension de ses visées impérialistes.

    Il semble donc nécessaire de sans cesse rappeler les dérives totalitaires du socialisme autoritaire afin que surtout ne se réveille pas à nouveau le vent révolutionnaire du communisme !

    Sartre n’avait pas tort : le communisme est bien l’horizon indépassable de notre temps.

    Prémonitoire : Godard tourne le film « Socialisme » (2011) sur le Costa Concordia et en fait la métaphore du naufrage de l’Europe

    • Denard
      Denard répond à vorivzakonie
      Consutologue
      • Posté à 20h50 le 25/01/2012
      • Internaute 143905
        Consutologue

      C’est toujours un plaisir de vous lire.

      Nous sommes encore nombreux à croire en la mise en place d’un « vrai » communisme non pollué des excès qu’il a vécu.

      Il commence à renaître en Amérique du sud et arrivera bientôt ici dans nos soit disant pays riche où l’on asservie la population, Balzac aurait fait une bonne description.

      Le bourrage de cerveau incitant à la peur du rouge(celui qui mange des enfants et ...) finira par tomber quand les gens réaliserons dans quelle misère le libéralisme les a conduit.

      Même en Allemagne qui raté le coche en 1919 on commence à nouveau à y croire.

      • vorivzakonie
        vorivzakonie répond à Denard
        toujours juste -Ceterum censeo (...)
        • Posté à 03h58 le 27/01/2012
        • Internaute 168643
          toujours juste -Ceterum censeo (...)

        Sans doute.
        Mais je pense à ce que Mélenchon a dit hier à propos du programme du P.S. : on ne se bat contre ces gens là avec un revolver à bouchon.
        De fait, si on raisonne en marxiste il y a des intérêts de classe et ceux qui bénéficient actuellement des privilèges ne les cèderont pas si facilement.

        Ce qui manque actuellement c’est une réelle analyse de la situation mondiale en la matière. Je ne parle de l’évolution politique des pays, mais d’une analyse globale du système du type de celle de Marx dans le capital. Même s’il y a des gens comme Mélanie Klein, Toni Negri ; Lordon. A signaler le dernier livre de Slavoj Zizek : « Vivre la fin des temps »

        Il faut mettre à nu les mécanismes de l’oppression qui bénéficient plus que jamais de la dépersonnalisation des pouvoirs au profit des réseaux internationaux. (multinationales, réseaux financiers, institutions banquières, etc...) dont les Etats sont désormais les laquais. Ce qui est à la fois pitoyable et caractéristiques chez nos ministres actuels, c’est qu’ils sortent pour beaucoup des structures de directions des boites privés où ils occupaient des postes de laquais : drh, etc...
        Avant on trouvait ces gens là tout au plus dans les cabinets et les ministres sortaient de l’ENA et de Normale. Même si ce sont des institutions de la bourgeoisie, ces écoles avaient au moins l’avantage de former les gens à un certain sens du service public et de la charge républicaine.

        Pour ce qui est de l’Amérique latine, il est vrai que les derniers changements de gouvernements et qui plus est démocratiques donnent de l’espoir. Mais il reste des grands pôles de résistance impérialiste comme la Colombie par exemple et le Guatemala où c’est un militaire tortionnaire formé dans les écoles américaines qui est au pouvoir.

        Pour l’Allemagne je ne sais pas trop. Ils sont quand même profondément socio-démocrates. Le cas de Gerhard Schröder et Gazprom m’amuse profondément parce que l’idée d’un oléoduc qui contourne les polonais par le Nord m’amuse profondément. C’est un truc à la Pierre Le Grand cela.
        Il n’en reste pas moins que les allemands ont quand même mis en place de manière très peu perceptible les « réformes » anti-sociales préconisées par l’OCDE et que la Linke qui est certes un parti dont l’influence croit mettra du temps pour se structurer au point d’atteindre la puissance des CDU et SPD.

        Pour ce qui est de la France, je ne vois effectivement guère que Mélenchon pour le moment qui pourrait porter objectivement le message du mécontentement. Les partis trotskistes fonctionnant par trop en autarcie et qui plus présentant des candidats non charismatiques. Le vieux Lev Bronstein lui l’était. On ne crée par l’armée rouge et on ne la mène pas à la victoire sans un minimum de charisme.
        Le relativement bon score de Montebourg aux primaires devait donner à réfléchir aux socialistes français. Je ne suis pas sûr qu’Hollande retienne la leçon.

        On est encore loin de la Révolution bolchevique

  • dzerjinski
    dzerjinski
    « ne vous indignez pas, (...)
    • Posté à 06h47 le 24/01/2012
    • Internaute 162727
      « ne vous indignez pas, (...)

    « et le méconnu Alexeï Kondaurow, général du KGB qui, en 91, alors qu’il est le seul gradé à être resté dans le locaux de la Loubianka, voit sur la place par sa fenêtre, la statue de son maître Dzerjinski être déboulonnée et dire sa “ honte ”. »

    Faux ! Le seul haut gradé peut-être, mais il n’était pas le seul gradé à être resté. Pourquoi pensez-vous que la foule n’a pas pu entrer dans la Loubianka ? Incontestablement cela aurait un massacre.

    De plus votre général s’est reconverti ensuite dans le privé en devenant le chef de la sécurité du traitre Khodorkovski. Traitre lui aussi ou membre de la « réserve active » allez savoir : -)))))))))))))

    Sans compter que la statue n’est pas loin.

    Le parc des statues déboulonnées

    Elle se repose.
    Les grecs quand il démettait un tyran détruisaient les statues, parfois les fondaient en pot de chambre.
    Il est assez révélateur que les russes les conservent.

    Bon, les russes et les statues, c’est toute une histoire.

    Hilarant : comment Christophe Colomb devient Pierre le Grand

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