Theatre et Balagan

Chronique ambulante d'un amoureux du théâtre, d'un amateur de l'Est et plus si affinités.

Lettre ouverte au théâtre français (et à la gauche au pouvoir)

J.-P. Thibaudat
chroniqueur
Publié le 02/07/2012 à 19h56

Escaliers de Lapa, Rio de Janeiro (Jean-Pierre Thibaudat)

La gauche est revenue au pouvoir. Aurélie Filippetti est confortablement assise dans le fauteuil longtemps occupé par Jack Lang, rue de Valois.

Ne recommençons pas l’erreur de 1981 : le gouvernement avait doublé le budget de la Culture ; confortée, la confrérie du spectacle vivant était restée silencieuse et comme anesthésiée des années durant.

La crise aidant, l’heure n’est pas au doublement du budget, ni même à son augmentation, au mieux à sa « sanctuarisation ». Alors profitons-en. Laissons les syndicats revendiquer (loi cadre, etc.), et regardons-nous en face. Sommes-nous si beaux à voir ?

Le marché de la décentralisation

La décentralisation dramatique, qui fut une conquête, s’est achevée dans les années 80. Trente ans plus tard elle est devenue un marché. Avec toutes les dérives que cela entraîne. Cependant, on fait comme si de rien n’était.

Née dans une France sans télévision, la décentralisation dramatique s’inscrit aujourd’hui dans un autre monde. Cela ne va pas sans leurres, détournements et renoncements. On ne peut plus, au début du XXIe siècle, s’abriter éternellement derrière Vilar comme un alibi, ni derrière Malraux comme un prophète. Le vieux clivage création/animation qui alimenta bien des débats a changé de visage et de rivages.

Aujourd’hui, le metteur en scène Gwenaël Morin peut dire :

« Je ne suis pas dans la démarche de Vilar : apporter de grandes œuvres à ceux qui n’y ont pas forcément accès. Non : je veux confronter notre singularité au théâtre. Je veux épuiser le théâtre pour ouvrir les yeux sur ce que nous sommes. »

Une voix parmi d’autres (quelques-unes).

Démocratisation, hip-hop et Internet

Des années durant, la droite nous a bassinés avec le prétendu échec de la démocratisation de la culture. Un faux débat. Elle est bien réelle cette démocratisation, mais elle a pris d’autres formes, d’autres voies que celles définies par les voix historiques ou officielles. Cela passe par bien d’autres canaux, depuis le hip-hop jusqu’à Internet. Et les institutions de la décentralisation dramatique, aux structures devenues rigides avec le temps, semblent peu aptes pour la plupart à prendre à bras-le-corps ce nouveau paysage. Et quand elles le font, elles ne sont pas à l’abri d’un retour en arrière possible (cf. la fronde actuellement au Centre chorégraphique d’Angers).

Pour aller de l’avant, on ne peut plus continuer comme avant.

Le bien nommé spectacle vivant se doit de l’être, vivant, de vivifier ce bien précieux qui est son apanage : la rencontre entre des vivants. Or est-ce bien le cas ?

Nombre de spectacles semblent exister sans nécessité, sans envie. Nombre de théâtres apparaissent fatigués, froids. Certains lieux, ce qui est peut-être pire, sont devenus des boîtes à consommer du spectacle, des temples du racolage où tout se vaut, où le spectacle moyen et/ou pute est roi. Et, pire encore, ça marche. Le nivellement par le bas est à la manœuvre. Est-ce de cela que nous avions rêvé ?

Combien de théâtres aux âmes mortes ?

Le taux de remplissage (brandi comme un critère valorisant) pour le spectacle vivant est un leurre. Certes, une salle pleine et heureuse c’est bien, cela met du baume au cœur. Mais n’oublions pas que les spectacles qui ont marqué plusieurs générations, qui écrivent la légende du théâtre ont été vus par un nombre de spectateurs restreint, sans commune mesure avec leur influence. La question du public au théâtre ne se réduit pas au nombre de spectateurs. Elle devrait plutôt s’envisager dans la façon dont on le considère, le respecte, l’accueille et l’accompagne.

L’heure n’est plus aux grand-messes vilariennes dont la vertu, en leur temps, n’est plus à démontrer. L’heure n’est plus aux cathédrales de la culture ; or, on en construit encore de ces théâtres mastodontes. Pour qui ? Pour quoi ?

Ailleurs, souvent à la marge, des friches, des fabriques de théâtres, se bricolent et allument, de tout bois, de précieux contre-feux. Ne serait-il pas temps d’inverser la tendance ?

Combien compte-t-on de théâtres (toutes structures confondues) dirigés par des seconds couteaux, des tâcherons de la mise en scène, des artistes satisfaits de peu ou d’eux-mêmes, des directeurs au petit pied plus soucieux de leur notabilité que de servir l’art et les artistes ?

Combien de « gagne-petit » face aux rares « risque-tout » souvent snobés par une majorité pernicieuse ?

Combien de metteurs en scène passe-partout pour un poète irréductible de la scène ?

Combien de directeurs précautionneux jusqu’à l’abstinence pour un directeur qui ose ?

L’exception Claude Régy

Antoine Vitez disait

« Vous verrez plus tard, on parlera de notre époque comme d’un âge d’or de la mise en scène. »

C’était vrai. Cette époque fut celle des années Giorgio Strehler à l’Odéon, Patrice Chéreau à Nanterre, Jean-Pierre Vincent au Théâtre national de Strasbourg (TNS), Georges Lavaudant à Grenoble, de la montée en puissance du Théâtre de l’Aquarium à La Cartoucherie, dirigé contre vents et marées par un collectif. Ce fut l’époque de Klaus Grüber, Tadeusz Kantor, Luca Ronconi, Peter Brook bien sûr, d’autres encore. Mais Vitez est mort et cette époque est révolue.

Seul astre solitaire encore vivant, ô combien, Claude Régy. Les autres ont disparu, ou sont en pré-retraite. Je ne dresse pas là un palmarès, je cite des exemples (il en d’autres) pour mieux me faire comprendre.

N’importe quoi, me dira-t-on. Et que fais-tu du Polonais Krystian Lupa, des Russes Anatoli Vassiliev et Piotr Fomenko, de l’Allemand Frank Castorf, du Suisse Christoph Marthaler, de l’Américain Peter Sellars, des Bulgares Maragarita Mladenova et Ivan Dobchev et du planétaire Bob Wilson ? Je sais, que serais-je sans eux, moi qui aime tant aller à leur rencontre ?

Mais citez-moi un metteur en scène français actuel de cet acabit, hormis Claude Régy ?


Petit théâtre dans l’Oural (Jean-Pierre Thibaudat)

Si le metteur en scène n’est plus le roi de notre théâtre et si nous manquons de metteurs en scène-rois, c’est que le théâtre français a changé. Il s’est élargi, enrichi, diversifié. Les compagnies d’aujourd’hui en France n’ont plus grand-chose à voir avec celles des années 80. A la fois dans leur mode de fonctionnement, leurs visées artistiques, leur rapport aux notions de mise en scène ou au théâtre de texte, leur pluralité affirmée, leur croisement des arts ou de leurs relations aux autres arts.

Le temps des inclassables

Le vieux couple (increvable) formé par le metteur en scène (et ses acteurs) et la pièce d’un auteur (classique ou contemporain), s’il a encore de beaux lustres devant lui, s’il n’a rien perdu de sa vigueur (contentons-nous d’évoquer l’exemple de Gwenaël Morin cité plus haut ou encore celui de Jean-François Sivadier), tout comme le toujours bienvenu auteur-metteur en scène (de Novarina à Lazare, la liste est belle), ne suffisent pas à rendre compte de bien des démarches hors normes, à ce temps des inclassables que nous vivons et qui nous réjouit.

Où classer ces compagnies comme le Théâtre du radeau, Camille Boitel, Yoann Bourgeois, Das Plateau, Fanny de Chaillé, Alain Béhar, Pôle Nord, Cyril Teste, Vincent Macaigne ? Comment cataloguer une aventure comme celle de la compagnie D’Ores et Déjà dirigée par Sylvain Creuzevault ?

Beaucoup de compagnies, toutes tendances confondues, ne trouvent pas leur compte dans le paysage actuel des institutions, lesquelles leur semblent lourdes, peu propices au mouvement, à l’invention. Le plus souvent, elles n’ont guère envie de les diriger même si certains artistes finissent par poser leur candidature plus par lassitude (manque de moyens) que par conviction. Claude Régy, encore lui, a toujours refusé de diriger un établissement.


Ciasse d’un théâtre à Hyderabad, Inde (Jean-Pierre Thibaudat)

Il faut ici dénoncer les travers des modes de nominations qui conduisent souvent à nommer un artiste moyen qui sait flatter dans le sens du poil (des élus, du ministre), rassurer ou séduire, et non un artiste ou un directeur non-artiste mus par un projet personnel. L’originalité, le projet atypique font peur.

Pour toutes ces raisons, il en est d’autres, il faut refonder les institutions du théâtre en France.

Les exemples de la Fonderie et du Théâtre Garonne

Pour mieux me faire comprendre, je citerai des exemples d’aventures qui perdurent hors des sentiers battus dominants des mornes institutions, lesquelles n’ont que le mot « programmation » à la bouche. Des aventures qu’il faudrait non pas reproduire à l’identique car elles sont singulières (et toutes devraient l’être, c’est là que le bât blesse) mais dont il faudrait s’inspirer :

  • la Fonderie du Mans, dirigée par le Théâtre du Radeau (François Tanguy, Laurence Chable et les autres), lieu de vie, de rencontres, de travail permanents (combien de compagnies sont passées par là ?) et non de « résidence », lieu accueillant mais par forcément toujours ouvert au public. Il faudrait créer huit ou dix Fonderies en France ;
  • le Théâtre Garonne, dirigé depuis plus de vingt ans par Jacky Ohayon (et son équipe) un homme qui n’est pas un metteur en scène mais un ami des artistes, un directeur artistique à l’écoute, un esprit ouvert et une tête chercheuse, qui parle d’abord art et projet artistique et qui voit ensuite comment les mettre sur pied. Un théâtre qui est aussi, et ce n’est pas un détail, un lieu accueillant à taille humaine, où l’on a plaisir à entrer boire un verre, dîner. Il faudrait créer huit ou dix Garonne en France.

Face à ces deux lieux exemplaires, l’un dirigé par un artiste et l’autre pas, on voit bien que la question de nommer un artiste à la tête d’une institution, fut-elle un centre dramatique national (CDN), est mal posée. Il faut remodeler chaque lieu et redistribuer les cartes. Il faut partir des femmes et des hommes (artistes ou pas) porteurs de projets et non remplir des vides ou opérer des mouvements préfectoraux où chacun doit remplir un cahier des charges identique quelles que soient les forces et les envies en présence.

L’urgence d’un vaste chantier


Entrée d’un théâtre indépendant à Moscou (Jean-Pierre-Thibaudat)

C’est un vaste chantier qu’il faut ouvrir. Oui, il faudrait :

  • remettre à plat le fonctionnement des responsables du théâtre au sein du ministère et au sein de ses antennes, les directions régionales des affaires culturelles (Drac). Ces responsables se conduisent le plus souvent en patrons alors qu’ils devraient être des gens d’écoute et de conseils. Quelle est leur connaissance du terrain ? Où est la sacro-sainte concertation ? Combien de témoignages de scènes d’arrogance, de suffisance, de surdité ces dernières années ? On se souvient de ce préposé du ministère proposant à Claude Régy de prendre sa retraite ou de la responsable de la Drac Ile-de-France souhaitant ouvertement la mort par asphyxie du Studio-Théâtre de Stains et qui dut avaler son chapeau devant la mobilisation. Il faut être à l’écoute de Claude Régy et du Studio-Théâtre de Stains qui n’ont pas les mêmes buts, les mêmes ancrages mais qui font vivre le théâtre d’un bout à l’autre de la chaîne ;
  • changer le système actuel des nominations qui, sous Sarkozy, avec la complicité du ministre de la Culture et de ses responsables (car aucun n’a eu l’honnêteté de démissionner), a viré à la farce, les artistes nommés sur ordre avalant leur dignité au passage. Non seulement proposer un autre système plus responsable, plus artistique et moins politicard mais aussi en revoir la conception. Il faut qu’un collège réunissant d’abord des artistes et des directeurs artistiques se mette en place ;
  • prendre en compte le réseau des scènes alternatives, ces « fabriques d’art et de culture », disséminées ici et là en France. Celles d’Ile-de-France, réunies dans un réseau (où, parmi les membres, il y a certes à prendre et à laisser) se sont récemment réunies pour réfléchir à leur statut, à leur fonctionnement et à leur ancrage, suite à un rapport des plus passionnants, un outil de réflexion dont on chercherait en vain l’équivalent dans le théâtre plus institutionnel ;
  • proscrire la notion d’« artiste en résidence » qui rime trop avec condescendance (je sais, il y a de belles exceptions) chez les directeurs et/ou metteurs en scène qui tolèrent ces artistes (provisoirement, le temps de la résidence) plus qu’ils les accompagnent. Mieux vaut des artistes associés par affinité, solidarité, complicité ;
  • proscrire aussi la notion de « pôles » mastodontes (dernière marotte d’un ministère finissant, semble-t-il). Ce n’est pas vers l’énormité qu’il faut aller, mais, au contraire, vers des habitacles à taille humaine, on en a bien assez de ces lieux aux halls aussi vastes qu’inutiles. On devrait entrer dans tous les théâtres par un café ouvert à tous ;
  • en finir avec les quotas, les cahiers des charges identiques. Partir des individus, des projets artistiques (qu’ils soient portés par un artiste ou pas). A chaque projet sa spécificité, ses engagements concrets consignés dans un contrat. Et à la fin du contrat qu’une évaluation soit faite par un collège renouvelable et mixte ayant pouvoir de décision ;
  • aborder autrement la question du coût induit par le système des intermittents du spectacle. Nombre de spectacles ne pourraient voir le jour sans ce système. C’est pourquoi, il y a là, et il faut s’en réjouir, un subventionnement indirect des arts de la scène très précieux et qui doit être considéré comme tel. C’est un atout. Non un boulet. Ce n’est pas un privilège mais un choix, un engagement ;
  • s’interroger sur la durée de vie des spectacles. Elle s’est réduite au fil des années. Comment un spectacle peut-il vivre, se faire entendre et voir à moins de vingt représentations ? Combien de spectacles aussi éphémères que des lucioles ? Combien de spectacles repérés (bouche-à-oreille, presse) dont on se dispute les billets pour entrer aux représentations d’une série de quatre (au plus dix) et qui meurent leur œuf à peine éclos ? Faute d’avoir eu en amont un nombre de représentations assurées parce que les directeurs sont devenus des acheteurs qui achètent la bête sur pied et ne parient pas sur la fécondité de la poule, sur l’inconnu, et qu’en aval, la saison suivante est déjà bouclée, et de plus en plus tôt... C’est là se tirer une balle dans le pied ;
  • en finir avec le tout abonnement. Les saisons sont bouclées dès la fin avril de la saison précédente. Quelle place pour l’imprévu, le coup de cœur, l’apparition ? Que dans chaque établissement fondé sur l’abonnement, soient ménagés des trous obligatoires. Des spectacles mystères. Parier pour la curiosité du spectateur et non sa paresse. Et alimenter cette curiosité ;
  • ranger aux oubliettes le dogme de l’artiste directeur. Force est de reconnaître que les structures les plus innovantes ont été dirigées par des directrices et des directeurs de théâtre qui n’étaient pas des artistes mais d’authentiques directeurs artistiques. A commencer par le regretté René Gonzalès au TGP de Sain-Denis puis à la MC93 et enfin au Théâtre Vidy-Lausanne. Mais aussi Ariel Goldenberg qui prit sa succession à la MC93 avant de diriger Chaillot (d’où il sera viré d’un trait de plume sans que la profession ne s’émeuve outre-mesure), ou, pour parler des gens aujourd’hui à la retraite, Claudine Gironès au Maillon (Strasbourg) ou Nicole Gautier au théâtre de la Cité internationale (Paris). Et aujourd’hui Patrick Sommier, qui poursuit l’aventure de la MC93, ou Jean-Paul Angot à Chambéry. Là encore, ce n’est pas un palmarès mais des exemples. Et comment ne pas citer le cas emblématique du 104 : deux metteurs en scène dont l’un avait prouvé qu’il était un médiocre directeur de théâtre ont ouvert le lieu et l’ont conduit au gouffre. Aujourd’hui un homme qui a pu faire de la Ferme du Buisson ce qu’elle est (un lieu à part), qui n’est pas un artiste mais est à l’écoute de ces derniers et sans exclusive, est en train de gagner son pari de donner vie à ce paquebot impossible.

A chaque lieu et aventure sa singularité

Certes, il ne faudrait pas remplacer un dogme par un autre. Certains artistes ont su marquer de leur empreinte une maison et leur donner un souffle identitaire comme ces dernières années François Chattot à Dijon, Pascal Rambert à Gennevilliers ou Eric Vigner à Lorient.

La réglementation univoque des institutions, le poids des élus voulant plus ou moins consciemment instrumentaliser la culture, la frilosité de bien des directeurs, le formatage de tant de spectacles ont conduit à une morne normalisation de la production dominante et à ce travers pervers qu’est la privatisation rampante du théâtre public.

Quand on sait que dans l’entourage de François Hollande figuraient en bonne place le directeur du théâtre privé Edouard-VII et le directeur du Théâtre du Rond-Point, le seul théâtre privé parisien à être entièrement subventionné (selon une formule désormais consacrée), il y a de quoi être sur ses gardes. Il ne s’agit pas de diaboliser le théâtre privé (au demeurant subventionné par un fonds d’aide), d’autant que certains d’entre eux, avec une nouvelle génération de directeurs, font parfois preuve d’audace qu’on aimerait voir dans le théâtre public (l’exemple de Serge Merlin programmé dans « Extinction » dans un théâtre privé parisien).

On ne compte plus le nombre de spectacles qui n’ont d’autres raisons d’être que d’alimenter le marché, car marché il y a, et de remplir les cases d’une programmation de spectacles jetables. Alors on les remplit, ces cases, et on écrit un édito en tête du programme de la saison avec des phrases aux trémolos définitifs. On se s’étonne plus – en ce moment où l’on reçoit les calendriers de la prochaine saison des théâtres de France – de lire autant de programmations (car quoi d’autre) interchangeables. Sans oublier cette vieille maladie infantile des CDN et autres qu’est le troc (« Je t’achète ton spectacle tu m’achètes le mien, topons-là »). Est-ce là le réseau d’entraide et de solidarité, l’ascenseur fraternel, l’écoute, l’amitié entre nantis et plus démunis dont on avait rêvé ?

Renouons avec une éthique trop malmenée, si souvent oubliée.

En ce domaine, l’exemple de Vilar reste d’actualité comme le rappelle Denis Guénoun. Cet homme intègre sut passer le flambeau et non s’accrocher à un poste, cet artiste ne fut jamais un courtisan. Il fut et resta un homme de théâtre aussi droit que déterminé.

Voilà en vrac, cher théâtre français, ce que j’avais envie de te dire en ces premiers jours de l’été 2012, aux lendemains de ces élections qui voient le retour de la gauche au pouvoir.

MERCI RIVERAINS ! Tafay Flop
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  • Tafay Flop
    Tafay Flop
    Juriste
    • Posté à 20h18 le 02/07/2012
    • Internaute 189558
      Juriste

    Pardon mais a priori la première image n’est autre qu’une photo de Rio de Janeiro, aux marches de Lapa.

    • J.-P. Thibaudat
      J.-P. Thibaudat répond à Tafay Flop
      chroniqueur
      • Posté à 10h53 le 03/07/2012
      • Journaliste 173127
        chroniqueur

      Oui, vous avez raison bien sûr, on va corriger ça

  • Féline
    Féline
    fée
    • Posté à 20h51 le 02/07/2012
    • Internaute 111221
      fée

    On peut comprendre sans trop difficulté les raisons pour lesquelles le théatre est massivement subventionné par les pouvoirs publics :

    Un pays comme le notre, d’une telle tradition culturelle, se doit de posséder encore une scène de qualité dont l’exigence de créativité se marient malheureusement assez mal avec les goûts d’un grand public élevé par la télévision dans l’habitude de n’apprécier que des oeuvres et des programmes faciles d’approche et fuyant tout ce qui demande de rebrancher son cerveau.

    Mais voilà, on en arrive à un problème qu’il est difficile de nier : à chaque fois que je vais au théatre et que j’observe le reste du public, je constate que ce dernier est rarement constitué d’ouvriers, d’employés, de caissières de supermarché ou de chomeurs mais est très majoritairement composé de français qui ont plutôt peu de problèmes financiers.

    Or, qui payent la plus grande part des impôts de notre pays ? Les classes moyennes et populaires.

    En d’autres termes, en étant un peu caricatural, notre système culturel est tel que ce sont aujourd’hui les pauvres qui payent les loisirs des riches.

    Une vérité que ce milieu très à gauche (en tout cas qui se prétend très à gauche) ferait bien de méditer...

    • chapman
      chapman répond à Féline
      www.quaidesvalses.fr
      • Posté à 21h10 le 02/07/2012
      • Internaute 17863
        www.quaidesvalses.fr

      Bien d’accord avec vous, il faut ce poser cette question, qui finance ?
      Dans une ville socialiste, il faut comparer l’aide apportée aux institutions (théâtre, ect,...) et à ce qu’on appelle « la démocratisation culturelle ». La différence de budget est énorme, et pourtant ce sont les deuxième concernés qui paient pour les premiers. En gros, on soigne la vitrine. Le réseau, l’apparence,...
      Bon, j’aimerai développer, mais pas le temps (j’ai une compagnie à diriger...)

    • vinz26
      vinz26 répond à Féline
      Artiste du dimanche
      • Posté à 09h33 le 03/07/2012
      • Internaute 115286
        Artiste du dimanche

      Ce n’est pourtant pas aussi simple. En réalité, la qualité artistique est en grande partie complètement déconnecté d’une espèce de complexité formelle.

      Pour avoir travaillé sur le cinéma adolescent, qu’on estime médiocre, et bien c’est un faux semblant, le cinéma adolescent et médiocre car personne ne cherche à produire pour eux mais sur eux. Dès que quelqu’un le fait, cela devient un chef d’oeuvre. Regardez par exemple les trouvailles des « Lois de l’attraction » de Roger Vadim ou tous les films de SF, qui renvoye à un imaginaire fantasmé d’adolescent.

      C’est la même chose pour les prolos, tout le monde en parle mais personne leur parle. On préfère s’adresser à ses pairs, la classe bobo, avec ces codes de lecture prédécoupées dans Télérama.

    • Hazukashi
      Hazukashi répond à Féline
      Stagiaire
      • Posté à 12h34 le 03/07/2012
      • Internaute 188575
        Stagiaire

      J’aime les intermittents du spectacle, et leurs postures rebelles, alors qu’ils sont sponsorisés par l’Etat...

      L’Art doit être indépendant de l’Etat, sinon ce n’est pas de l’Art, c’est de la propagande... Si personne ne va plus au théâtre à part quelques bobos stupides, à quoi bon le maintenir sous perfusion ? ?

      L’Art qui intéresse les gens, il marche, et n’a pas besoin de subventions, y’a pas besoin de l’Etat pour réguler l’Art....

      Et le Hip-Hop comme vecteur de culture, je n’ai même pas envie d’en parler.. ; Mettez un peu les pieds dans le milieu Hip-Hop, vous la verrez, la culture... Une culture réactionnaire, alliant racisme, misogynie, soumission religieuse, traditionalisme forcené, et ultra capitalisme décomplexé...

      Mon antre

      • vinz26
        vinz26 répond à Hazukashi
        Artiste du dimanche
        • Posté à 13h11 le 03/07/2012
        • Internaute 115286
          Artiste du dimanche

        « L’Art qui intéresse les gens, il marche, et n’a pas besoin de subventions, y’a pas besoin de l’Etat pour réguler l’Art.... »

        Enorme ineptie, l’art a fonctionné uniquement par mécénat pendant énormément de temps. Réduire la production artistique à la seule frange commerciale ne peut que permettre une standardisation accrue des produits artistiques.

        Par contre, la question que l’on pourrait poser, c’est l’utilité d’être artiste professionnel.

      • AutistReading
        AutistReading répond à Hazukashi
        Au snack elle prend pas de kebab
        • Posté à 13h43 le 03/07/2012
        • 184876
          Au snack elle prend pas de kebab

        Ça fait pitié de lire encore ce genre de clichés sur le Hip-Hop en 2012...
        Lien
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        Vous devriez sortir un peu...

      • Iori
        Iori répond à Hazukashi
        Idéalement situé dans un monde (...)
        • Posté à 16h21 le 03/07/2012
        • Internaute 189597
          Idéalement situé dans un monde (...)

        Sponsorisés par l’Etat ? Attendez, on ne parle pas de commande publique, on parle d’un système de rémunération qui offre tout de même beaucoup plus de liberté. Alors oui, cela peut poser, dans certains cas plutôt rares, des problèmes de censure pour les intermittents-artistes, mais pour les techniciens...De plus, la création artistique dépend depuis des siècles du financement de l’état ou de la grande bourgeoisie. Lisez donc les textes de Trotsky (pendant son exil au Mexique) ou les commentaires de Clément Greenberg à cet endroit.
        « L’Art doit être indépendant de l’Etat, sinon ce n’est pas de l’Art, c’est de la propagande... ». On dirait du Foucault mal assimilé. L’Etat finance à différentes échelles et offre parfois bien plus de libertés qu’on ne pourrait le croire, et j’ai suffisamment traîné mes guêtres dans des lieux « indés » pour savoir qu’il existe autant de propagandes que de systèmes. A prêcher pour une chapelle, quelle qu’elle soit, on se fait missionaire.
        En ce qui concerne « l’Art qui intéresse les gens », je vous invite simplement à regarder autour de vous ! Ce qui intéresse les gens, me semble-t-il, c’est la Star Ac’, la télé réalité, MTV, et dans le meilleur des cas, des gros festivals comme les Franco, Avignon, Rio Loco à Toulouse...Toulouse...Allez faire un tour au Théâtre Garonne, vous verrez la modestie de la salle et de la fréquentation au regard de l’incroyable qualité de la programmation, de l’accueil, de la discussion. Toulouse ? Une ville où de merveilleuses choses se passent dans des lieux merveilleux, mais presque à chaque fois, la salle est moitié vide, parce que ce qui intéresse ce que vous appelez « les gens », c’est ce qui les conforte dans leur goût, dans leur représentation d’eux-mêmes, pas ce qui demande de l’attention.
        Enfin, s’il-vous-plaît, arrêtez de réduire quelques 30 ou 40 années de hip hop aux élucubrations et actions de quelques minables rappeurs français des années 2000. Je vous invite à vous renseigner sur des groupes comme La Rumeur, Casey, Odezenne, Zone Libre, Ahmad, etc. C’est justement le manque cruel de culture et le jugement systématique des productions provenant d’un autre bain culturel en fonction de leur origine (la bd qui vomit sur le manga depuis 30 années par exemple, tout ça parce qu’il lui vole son précieux petit marché et impose de nouveaux standards) qui entretient la méconnaissance de ce qui se fait de bien dans ces milieux, et favorise la dimension ultramarchande qu’a effectivement développé tout un pan du hip hop ces dernières années, comme du manga. Vous me faites penser à ces personnes qui n’aiment pas le vin rouge alors qu’elles n’ont jamais bu que de la Villageoise. Assez ! Lien

         
        • Iori
          Iori répond à Iori
          Idéalement situé dans un monde (...)
          • Posté à 16h27 le 03/07/2012
          • Internaute 189597
            Idéalement situé dans un monde (...)

          Ou encore : Lien

          Bien à vous.

        1 autres commentaires
      • djinette
        djinette répond à Hazukashi
        l'ouie n'a pas dieux
        • Posté à 00h00 le 04/07/2012
        • Internaute 63560
          l'ouie n'a pas dieux

        Encore un sophiste qui prend le commerce pour de l’art. Car l’art qui intéresse les gens n’est pas de l’art mais du commerce ! Et il n’y a pas plus propagandistes que l’art du commerce ’c’est a dire la pub ! !
        L’art qui n’a pas de propagande n’attire pas les gens et le public, cela tout le monde le sait pourtant ! Et sans personne pour l’apprécier l’art n’existe pas !
        Oui l’art existe sans l’état , et sans pub, mais du coup il reste réservé à une très petite minorité de connaisseurs . Et pas a des bobos !
        Bref comme tous les ultra libéraux vous pensez que l’art est une affaire de consommation et non d’education.
        Hors l’art à besoin d’avoir un public éduqué pour être élaboré .

  • pemmore
    pemmore
    geek
    • Posté à 21h07 le 02/07/2012
    • Internaute 121073
      geek

    Je crois que le théâtre a oublié une chose primordiale ,c’est de donner du bonheur aux spectateurs,d’ou des mises en scènes étriquées des salles inconfortables mal sonorisées ,et la quasi disparition des émissions du genre au théâtre ce soir qui donnaient envie d’aller plus loin.
    Au mans il y a la fonderie ,mais ne cherchez pas le fameux théâtre municipal de style stalinien ,reste de l’époque communiste de la ville ,un bàtiment magnifique , il a été passé au bulldozer par l’équipe actuelle.
    Un peu comme ce qui se passe actuellement à Tombouctou ,ne rien laisser de ce qui a précédé ,même pas dans le souvenir.
    Je pense qu’avec l’arrivée de nouveaux auteurs ,d’utilisation de lieux improbables liés à Facebook ,un nouveau théâtre risque d’arriver non lié aux instances ministérielles ou régionales.

  • AutistReading
    AutistReading
    Au snack elle prend pas de kebab
    • Posté à 21h09 le 02/07/2012
    • 184876
      Au snack elle prend pas de kebab

    Le problème, c’est que le théâtre dépend de l’Etat, pas du public.

    Ce que l’Etat aurait de mieux à faire pour sauver les arts vivants comme tout le reste, c’est d’interdire les licenciements et de mettre le smic à 2000€ net.

    • chapman
      chapman répond à AutistReading
      www.quaidesvalses.fr
      • Posté à 21h11 le 02/07/2012
      • Internaute 17863
        www.quaidesvalses.fr

      Je ne vois pas ce que cela réglerait au problème...

      • AutistReading
        AutistReading répond à chapman
        Au snack elle prend pas de kebab
        • Posté à 23h10 le 02/07/2012
        • 184876
          Au snack elle prend pas de kebab

        Ben les théâtres pourraient vivre des ventes de billets, plutôt que des subventions.

        Ce qui règle le problème de la politique culturelle venue du ministère.

         
        • chapman
          chapman répond à AutistReading
          www.quaidesvalses.fr
          • Posté à 23h40 le 02/07/2012
          • Internaute 17863
            www.quaidesvalses.fr

          Purée, y en a encore qui croient que le théâtre est rentable.
          Mais c’est un service public, pas destiné à être rentable (si ce n’est pour l’esprit, ou l’intelligence, ou.....).

          • Captain Konstadt
            Captain Konstadt répond à chapman
            tribun courtois
            • Posté à 23h41 le 02/07/2012
            • 178678
              tribun courtois

            « un service public »...
            arf

          • AutistReading
            AutistReading répond à chapman
            Au snack elle prend pas de kebab
            • Posté à 00h17 le 03/07/2012
            • 184876
              Au snack elle prend pas de kebab

            Le spectacle serait rentable (au sens de produire des salaires pour les travailleurs, je ne parle pas d’actionnaires) si les gens avaient les moyens de s’en payer.

            Les artistes fonctionnaires (donc laïques et politiquement neutres) c’est la fin de l’art.
            C’est bien ce que constate l’article.

            • Rivendell
              Rivendell répond à AutistReading
              Toléré par [censored] Guéant.
              • Posté à 08h29 le 03/07/2012
              • Internaute 102483
                Toléré par [censored] Guéant.

              Vous fantasmez complètement. De tous temps le théâtre a été rémunéré par les grands dirigeants. Molière mettait en scène pour Louis XIV. Le théâtre est toujours passé par le mécénat, et à notre époque où les riches ne veulent plus payer pour la culture, c’est l’Etat qui joue le rôle de mécène en se servant de nos impôts pour payer les théâtres. Et le jour où il n’y aura plus riche ni pauvre, le théâtre sera soit financé par l’Etat via les impôts soit par une petite minorité convertie dans le mécénat, mais toujours pas par le spectateur. Il ne l’a jamais été. A moins que vous parliez des troupes moyenâgeuses de saltimbanques en haillons, mais leur conditions de vie étaient peu enviables.

              Après que le théâtre soit boudé par le public, c’est plus une affaire de communication et de choix artistique qu’autre chose. Pour être plus clair : le théâtre est aujourd’hui représenté par des acteurs ringards jouant sur des scènes inaccessibles aux gens n’habitant pas à Paris intra-muros.

              • AutistReading
                AutistReading répond à Rivendell
                Au snack elle prend pas de kebab
                • Posté à 11h49 le 03/07/2012
                • 184876
                  Au snack elle prend pas de kebab

                J’adore les phrases qui commencent par « De tous temps »...

                Bonne chance avec Louis XIV.

            • Le Syndicat
              Le Syndicat répond à AutistReading
              [Vieux con]
              • Posté à 13h31 le 03/07/2012
              • Internaute 157392
                [Vieux con]

              Aller au théâtre n’est pas une question de moyens mais d’envie.

              • AutistReading
                AutistReading répond à Le Syndicat
                Au snack elle prend pas de kebab
                • Posté à 13h53 le 03/07/2012
                • 184876
                  Au snack elle prend pas de kebab

                Vous dites ça parce que vous avez les moyens.

                • Le Syndicat
                  Le Syndicat répond à AutistReading
                  [Vieux con]
                  • Posté à 18h04 le 03/07/2012
                  • Internaute 157392
                    [Vieux con]

                  pas vraiment beaucoup de moyens, mais je ne dis pas pour la campagne mais en ville y a quand même beaucoup d’opportunités pour bénéficier de tarifications abordables ou même de gratuités et je n’habite plus Paris où là vraiment c’est très facile...

                  • AutistReading
                    AutistReading répond à Le Syndicat
                    Au snack elle prend pas de kebab
                    • Posté à 20h10 le 03/07/2012
                    • 184876
                      Au snack elle prend pas de kebab

                    Oui, et ces opportunités sont toutes prises un an à l’avance.
                    Et il ne peut pas y en avoir plusse à moins de subventionner plusse de scènes, plusse d’artistes et plusse de places.

                    Il y a aussi un problème avec l’envie des gens, je suis bien obligé de l’admettre, mais faut dire qu’elle moins sollicitée pour la scène que pour le cinoche qui est plusse rentable pour les organisateurs.
                    Et surtout, les arts étant de moins en moins enseignés à l’école (parce que ça sert à rien aux patrons pour lesquels on forme notre jeunesse), la pompe à envies n’est pas amorcée, si j’ose m’exprimer ainsi.

                    Par ailleurs, des salaires corrects dans la production permettraient à certains de vivre chichement en bossant à mi-temps pour se consacrer à leur art, en plusse de permettre à d’autres de venir les voir.
                    Ce qui n’est pas possible quand il faut un smic pour vivre chichement...

                    (Excusez-moi pour le ton un peu sec de ma réponse précédente, mais j’ai vu « vieux con » , j’ai pas résisté...)

        9 autres commentaires
  • CharlotteP
    • Posté à 21h10 le 02/07/2012
    • Internaute 117127

    Merci pour cet article.
    Il me rassure : je ne suis pas la seule à voir les solutions que vous proposez comme viables, revigorantes et surtout POSSIBLES.

    Féline a sûrement raison. Le théâtre est devenu un lieu de convenances. Alors les curieux s’en vont. Mais si on le fait redevenir un lieu, un temps de vie, alors les curieux de toutes les CSP y reviendront.

    J’espère que votre voix sera entendue plus haut. J’espère que nos voix seront entendues plus haut. Là où, malgré tout, les décisions se prennent.
    Pour que le théâtre, la danse, la musique reprennent vie ! ! !

  • redux
    • Posté à 23h10 le 02/07/2012
    • 184283

    1 milliard d euro de déficit du régime des intermittents,30% du déficit de l assurance chomage pour 3% des demandeurs d emplois indemnisés par l assurance chomage,a ce prix la le theatre a obligation d etre populaire.
    Grace au rappel de la Cour des Comptes voila un dossier sur les bureaux de madame Filipetti ,mais il est fort a craindre qu’il retournera encore dans un tiroir

    • chapman
      chapman répond à redux
      www.quaidesvalses.fr
      • Posté à 23h44 le 02/07/2012
      • Internaute 17863
        www.quaidesvalses.fr

      Je vous rappelle qu’une bonne part de ce déficit est du au nombreux faux intermittents travaillant pour des boîtes de production audiovisuelle sous-traitant de TF1,M6 et consort. Ce régime ne changera pas tant qu’il aura le soutient du patronnat audiovisuel.

      • redux
        redux répond à chapman
        • Posté à 05h11 le 04/07/2012
        • 184283

        En effet c est a préciser , les faux intermittents sont la plaie du dispositif et y remettre de l ordre ca demande du courage face au lobby patronal.
        Si la gauche se dit « juste “ c est le moment d agir

  • Blue_tail_fly
    Blue_tail_fly
    Dans l'Air du Taon
    • Posté à 23h18 le 02/07/2012
    • Internaute 123618
      Dans l'Air du Taon

    Merci.

  • Futur ancien Facebookien
    • Posté à 00h04 le 03/07/2012
    • Internaute 188720
      connecté

    Encore un énième article sur le théatre où l’on énumère les groupes de pas-beau-méchants-aux-vieilles-idées qui font de l’ombre aux très-beau-gentils-aux-idées-nouvelles par PARAGRAPHES entiers.

    J’avoue ne pas connaître le milieu et a fortiori les 98% noms cités à part Malraux et éventuellement Vilar. Cette cacophonie ne me donne pas envie d’en connaitre plus.

    Cependant je suis d’accord avec vous sur un point :
    « en finir avec le tout abonnement »

    En effet je suis étudiant dans une ville créée de manière « artificielle » (=technopole) et où manque un lieu d’échange entre les co-habitants de ce quartier.

    Un théatre municipal s’y est certes installé, cependant en ne proposant jamais aucun billet au guichet pendant la saison en dehors de son abonnement annuel, il se met hors de portée de la population locale largement étudiante et n’assure pas sa mission de création de lien social entre les populations se cotoyant chaque jour sur ce site.

    Ne pas proposer de guichet de vente dans une salle de théatre non pleine est pour moi le comble de l’amateurisme en terme de gestion de théatre, mais je peux me tromper...

  • psych0Dad
    psych0Dad
    sociopathe
    • Posté à 03h00 le 03/07/2012
    • Internaute 81504
      sociopathe

    Ca fait deja 20 ans que les Inconnus ont diagnostique les problemes du theatre francais.

  • jmc06-
    jmc06-
    chasseur de gorille
    • Posté à 07h16 le 03/07/2012
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    et aller encore un qui fait la manche

    ta qu’à créer et vendre merde alors ! !
    t’es comme l’autre service de mes deux , incapable de quoi que ce soit ,mais toujours là a tendre sa timbale,pour taxer les pc comme ècran de tv de mes couilles

  • PIT LE CHIEN
    PIT LE CHIEN
    Wouaooouh!
    • Posté à 08h44 le 03/07/2012
    • Internaute 25924
      Wouaooouh!

    « Aurélie Filipetti est confortablement installée dans le fauteuil... »
    Ca commence mal. L’on sent bien qu’avec autant d’idées arrêtées, le fauteuil revenait de droit à l’auteur de cette harangue.

    Mais la culture se résume-t-elle à l’histoire du théâtre ?

  • abelard2
    abelard2
    ici et là
    • Posté à 09h22 le 03/07/2012
    • Internaute 189571
      ici et là

    En voilà un bel et bon article !
    Un véritable tour de force, il faut bien le reconnaitre... Car parvenir à parler de théâtre sans dire un seul mot des auteurs (vaguement évoqués au détour d’une phrase) relève vraiment de l’exploit.

    Imaginons un article traitant de littérature écrit par le même journaliste :
    « J’adore Gallimard, le choix du papier, la police de caractères, l’encre d’impression et la mise en pages sont ce qu’il se fait de mieux dans le milieu littéraire aujourd’hui. Certains peuvent préférer les jaquettes d’Albin Michel, à la polychromie resplendissante, mais je crois que tout le monde se retrouvera pour critiquer le format d’Acte sud, vraiment pas pratique... »

    A force de se focaliser sur la forme (la mise en scène) le théâtre contemporain a fini par en oublier le fond (la pièce elle même). Nos gentils artistes de la mise en scène, fascinés par leur nombril, n’ont qu’une obsession : se faire valoir. Pour eux, il ne s’agit surtout pas de monter des auteurs contemporains, ceux qui pourraient parler aux femmes et aux hommes de leur temps des problématiques modernes. Ils ne veulent qu’une chose, comparer leur mise en scène de Don juan ou du Roi lear avec celles de leurs petits camarades.
    D’ailleurs le nom des auteurs s’efface devant leur grandeur, on parlera dans les milieux autorisés du « Richard III de Lavaudant » ou de « L’avare de bidule »...

    Le théâtre public retrouvera ses spectateurs « populaires » lorsque ce snobisme stérile aura disparu.
    Quand les auteurs contemporains pourront voir leurs pièces jouées par des gens qui ne cherchent pas à tirer la couverture des subventions, mais à se mettre au service d’un nouveau texte qui parle de ce que nous vivons aujourd’hui dans notre société...
    Autant dire, avec cette belle brochette de courtisans infatués, quand les poules auront des dents...

    • Prospero26
      Prospero26 répond à abelard2
      journaliste-reporter (à la (...)
      • Posté à 16h49 le 03/07/2012
      • Journaliste 114232
        journaliste-reporter (à la (...)

      Votre analyse ne manque pas de pertinence, mais, dommage, elle reste en surface et se perd dans des généralités. Si vous permettez, voici quelques remarques :
      1) Auteurs contemporains (français) : qui ? Il est vrai que des noms sont portés au pinacle, mais depuis les derniers auteurs majeurs dont l’oeuvre dramatique s’est imposée (Beckett, Ionesco, Anouilh) quel auteur a-t-il su ou pu atteindre leur dimension ? Beckett, de plus, a remis en question l’écriture théâtrale même. L’absence est due d’abord à une vacuité. Il n’en est pas de même du théâtre anglo-saxon (Pinter, Bond et d’autres) ou du théâtre germanique (après Brecht, Heiner Muller, Peter Handke, Thomas Bernhard). Enfin, en notre époque régie d’abord par la relation exhibition-voyeurisme, quels sont les auteurs arrivant à hisser leur inspiration au niveau de ce qui meut notre monde, se contentant de décrire leur propre personne et leur vie, pour dramatique qu’elle puisse être.
      2) La prise du pouvoir du metteur en scène ne date pas d’aujourd’hui, elle remonte à la fin du XIXe siècle (cf. Antoine), mais il y a metteur en scène et metteur en scène ; il y a celui qui sert l’auteur, nourrit ses pièces, en éclaire des côtés ignorés ; et il y a celui qui est conscient (s’imagine ?) d’avoir, lui, le génie et que l’auteur n’est là que pour lui fournir la matière nécessaire à l’expression de son talent ( ?) créateur, ce qui conduit à des « dérapages » lamentables, certes encensés par une « camarilla » intello parisienne qui entend bien exercer une « dictature » des esprits, mais le « traitement » à la vitesse d’un cheval au galop de comédies de Molière par Vitez confiant au ridicule et le « massacre » de l’Ecole des femmes (à la Comédie française !) par Vigner touchait à l’ignoble.
      3) Théâtre classique-théâtre contemporain. Qu’est donc que le théâtre classique, sinon d’être contemporain quelle que soit l’époque, de nous parler de notre monde, de nous. Les Grecs (Eschyle, Sophocle, Euripide, Aristophane), Shakespeare, Molière, Marivaux et d’autres sont d’une modernité aveuglante. Dire en quelques mots les blessures que la vie nous inflige et les jubilations qu’elle nous procure, comme l’absurdité de l’existence, nous arracher des rires et des pleurs n’est pas donné à tout le monde. Hélas !
      « La vie n’est qu’une ombre qui passe, un misérable acteur qui se trémousse et se pavane une heure durant sur la scène, puis retombe dans l’oubli, une histoire pleine de bruit et de fureur, écrite par un idiot et qui n’a pas de sens ». (« Macbeth » - Shakespeare)

      • abelard2
        abelard2 répond à Prospero26
        ici et là
        • Posté à 22h48 le 03/07/2012
        • Internaute 189571
          ici et là

        Merci pour votre réponse intéressante cher monsieur Prospero.

        Néanmoins permettez moi d’objecter deux ou trois petites choses à votre raisonnement.
        Je ne nie absolument pas la « modernité » de nos grandes oeuvres classiques. Il me semble cependant que lorsque Molière montait ses pièces, Agnes, Harpagon et Alceste étaient dans la salle. Je veux dire que Molière ne parlait que des moeurs de son temps, même s’il était allé chercher son inspiration chez Plaute. Ses pièces avait aussi et même surtout un aspect contestataire, provocateur. Tout le monde savait qui était « le bourgeois gentilhomme » ou « les précieuses ridicules » : facile, il s’agissait de leurs voisins, de leurs connaissances, de leurs amis !
        Même si aujourd’hui le caractère d’un misanthrope, d’un avare, d’un hypocondriaque (le malade imaginaire) n’ont pas changé, il n’en reste pas moins que l’auteur s’adressait uniquement aux gens de son époque.

        En ce qui concerne la fameuse « vacuité » des auteurs contemporains français, on se retrouve en fait dans la question de la poule et de l’oeuf. Pour qu’un auteur dramatique soit reconnu comme tel, il faut qu’il soit joué. Or nos metteurs en scène n’ont aucun intérêt à monter les pièces des auteurs contemporains. Car comme je le disais leur obsession est d’être reconnus comme des novateurs, or personne ne remarquera la mise en scène d’une pièce jamais jouée. L’attention du spectateur se focalisant sur le texte lui même, la mise en scène passera au second plan, sa véritable place... Et le metteur en scène ne recueillera aucun laurier. Insupportable pour nos « artistes » à l’ego surdimensionné !

        Il n’y a pas d’auteur de talent en France car, tout simplement, ils ne sont pas joués. Ce qui n’est pas le cas des auteurs dramatiques anglais ou allemands...
        Ce n’est peut être pas un hasard s’il a fallu à Koltes de coucher avec Chereau pour être reconnu comme auteur dramatique majeur. Ou comme la très surestimée Yasmina Reza d’avoir quelques accointance avec une troupe de théatre pour être jouée...

         
        • Prospero26
          Prospero26 répond à abelard2
          journaliste-reporter (à la (...)
          • Posté à 03h36 le 04/07/2012
          • Journaliste 114232
            journaliste-reporter (à la (...)

          Mais il est heureux que vous apportiez des objections ! Comme disait Bernard Shaw : « Quand tout le monde est du même avis il y a de quoi s’inquiéter ». Dans les grandes lignes nous nous retrouvons sur la même longueur d’onde. J’aimerais pour autant aborder quelques aspects complémentaires (je dois vous avouer que plus de 50.ans de pratique théâtrale, une quarantaine d’activité journalistique dans la critique théâtrale, et un paquet d’années d’enseignement de la matière amène à un regard assez... disons obsessionnel...).
          Auteurs : on peut les classer de manière élémentaire en deux catégories :
          a) auteurs qui écrivent (imaginent) leurs pièces chez eux, cul sur la chaise (et souvent très loin de la réalité du théâtre) ;
          b) ceux qui écrivent sur le terrain, parce qu’il leur faut subvenir à la survie d’une troupe ou qu’ils dépendent des commandes d’une troupe ; ils sont donc obligés d’écrire des pièces susceptibles d’avoir du succès.
          Comme par hasard, c’est dans la seconde catégorie qu’on retrouve la plupart de ceux qui auront marqué le théâtre de leur génie, Molière, Shakespeare, Marivaux, Goldoni. Vous me direz que ce sont des auteurs du passé. C’est vrai. Aujourd’hui, c’est la première catégorie qui tient le haut du pavé. Ce qui n’empêche pas le génie, du « monstrueux » Claudel à Beckett.
          Beckett justement : existe-t-il aujourd’hui un auteur de théâtre français capable de provoquer (même si on lui donne toute latitude pour s’exprimer sur une scène) un choc comparable à « En attendant Godot » ? La première fois où j’ai vu « Godot », je suis sorti groggy de la salle, mais j’ai vu aussi du Koltés (et je me suis appliqué à le lire) et je me suis royalement emm... L’auteur hexagonal qui me paraît le plus intéressant aujourd’hui, c’est Jean-Claude Grumberg.
          Une 3e catégorie s’est également manifestée depuis quelque temps, le metteur en scène-auteur. Aucun autre auteur que lui-même ne trouve grâce à ses yeux et même s’il lui arrive de malaxer des grands textes, il tient à infliger au public sa propre vision du monde. Olivier Py et Castellucci en sont les exemples les plus caricaturaux. Mais aux antipodes de cette « forme » on trouve un François Tanguy (cité par l’auteur de l’article) et qui a suscité des spectacles pour le moins insolites et fascinants.
          Molière enfin, aaah ! Oui, Molière rend vivants ces caractères que vous évoquez, mais ce n’est pas en moraliste réjouissant. Il procède (presque) toujours en réaction, par règlements de comptes. En quoi, il se met (indirectement) en scène. On tente de le ridiculiser et c’est « Les femmes savantes », on veut le museler et c’est « Tartuffe », les ridicules des cuistres l’indispose et c’est « Le misanthrope », la morale coercitive de son époque lui fait horreur et c’est « Dom Juan » (qu’il a piqué d’ailleurs à Tirso de Molina), on le critique d’avoir épousé une femme de 20 ans et c’est « L’école des femmes », il sait qu’il va mourir et l’ignorance crasse des médecins provoque une explosion de haine qui a nom « Le malade imaginaire ». En bref, il est le seul auteur de génie qui, à part ses oeuvres de commande pour réjouir et faire danser Louis XIV, ne fait que parler de lui même. Au XXe siècle on a en écho Madame Duras qui s’épanche sur elle-même. Hélas !
          Quant à Madame Reza, vous avez tout bon. C’est l’exemple type d’auteur adoré par la frétillante « intelligentsia » parisienne. Pour ne citer que son « Dieu du carnage »... un insignifiant décalque de « Qui a peur de Virginia Woolf ».
          Bonne journée.

          • abelard2
            abelard2 répond à Prospero26
            ici et là
            • Posté à 09h12 le 04/07/2012
            • Internaute 189571
              ici et là

            Mince alors...
            J’ai beau lire et relire votre nouvelle réponse, la décortiquer dans tous les sens, la passer au scanner... Pfft rien à dire. Je suis consterné, mon goût de la polémique s’en trouve tout désarmé.
            Même si je persiste à penser qu’on ne saura jamais si la France du 21ème siècle est réellement dépourvue d’auteurs tant ces derniers sont étouffés par la bêtise et l’arrogance des metteurs en scène, je suis entièrement d’accord avec vous pour le reste.
            ... Ma dernière grande émotion théâtrale remonte à la création à la Comédie française du « Mystère bouffe » de Dario Fo...
            Bonne journée à vous.

            • Prospero26
              Prospero26 répond à abelard2
              journaliste-reporter (à la (...)
              • Posté à 01h20 le 05/07/2012
              • Journaliste 114232
                journaliste-reporter (à la (...)

              Pourquoi polémiquer quand on est tous les deux portés par la passion d’un théâtre véritable qui jette le monde sur la scène et nous interpelle, nous offrant des moments de bonheur, même si nos approches peuvent être différents ?
              Heureusement, il y a encore des metteurs en scène qui ne se prennent pas pour les véritables « auteurs ». Je pense à un Jacques Lassalle (son « Tartuffe » était étonnant car Elmire n’était pas qu’une épouse fidèle pressée de démasquer un escroc, mais une femme fascinée par Tartuffe et à deux doigts de succomber... le plus drôle c’est que Depardieu en Tartuffe jouait comme un pied et que François Périer en Orgon le dominait de la tête et des épaules...), à un Sivadier (« Le mariage de Figaro » à couper le souffle) et surtout à Jean-Paul Roussillon (Son « Misanthrope » rendait tangible l’incommunicabilité, l’impossibilité d’aimer à l’instar des grands films de Bergman ; son « Avare » a été d’une noirceur jouissive et son « Jeu de l’amour et du hasard » a éclairé la cruauté des rapports de classe chez Marivaux, comme personne.
              Quant à mes émotions les plus fortes... les plus lointaines renvoyent au « Prince de Hombourg » avec Gérard Philipe, et à « Oncle Vania » monté par Sacha Pitoeff. Après, il y a eu « Coriolan » monté par Brecht au Berliner, « Six personnages en quête d’auteur » au Centre dramatique de l’Est , et surtout, un bonheur absolu, le « Arlequin serviteur de deux maîtres » de Strehler. Un VRAI metteur en scène. Je vous souhaite une excellente nuit.

        3 autres commentaires
  • Joseph Gratteur
    Joseph Gratteur
    Working class bléro
    • Posté à 09h40 le 03/07/2012
    • Internaute 164574
      Working class bléro

    Une petite pensée aux toutes petites compagnies disparues et aux artistes renvoyés à d’autres professions par la refonte du statut des intermitents, qui ont été remplacés par le néant, sur la place particulière qu’ils occupaient dans les campagnes, le milieu scolaire ou associatif. Le bénévolat et la pratique amateur servent encore de substitut dans certains coins, mais la qualité n’est plus la même, et des populations désocialisées, petites ou isolées qui avaient un accès de qualité à cet art ont été abandonnées, au nom du rentable.
    Je remercie les petits comptables et les grandes administrations élitistes au pouvoir, passés, présents et a venir, ces tueurs de culture populaire.

    • Boby II
      Boby II répond à Joseph Gratteur
      Divers
      • Posté à 15h33 le 04/07/2012
      • 177060
        Divers

      Le problème de vos quelques troubadours, c’est qu’ils pèsent sur les finances de toute la population mais qu’ils n’en amusent pas le centième.
      Au final on se retrouve surtout à payer le train de vie de quelques glandeurs et à sponsoriser les loisirs d’une toute petite population.
      Bon débarras.

      • Joseph Gratteur
        Joseph Gratteur répond à Boby II
        Working class bléro
        • Posté à 08h59 le 05/07/2012
        • Internaute 164574
          Working class bléro

        Le problème de la culture c’est les petits comptables tueurs de vie.
        Faut être riche et urbain, une sorte d’élite. Continuez comme ça, le monde va dans votre sens.

  • warda
    • Posté à 11h13 le 03/07/2012
    • Internaute 10930

    oui revoir le système des abonnements. Impossible d’aller au théâtre sur un coup de tête. Acheter ses places en avril 2012 pour un spectacle en juin 2013 ! voir le théâtre de la ville où les spectacles sont réservés en priorité aux anciens abonnés, les nouveaux abonnés sont traités après... Trois années d’essais infructueux pour voir des spectacles refusés car complets avec les anciens abonnés. Culture d’une petite élite qui peut dépenser en quelques jours plusieurs centaines d’euros en abonnements divers et variés et que les bas salaires aillent se faire voir. obligation du choix d’une date un an à l’avance. Pitoyable !

    • Joseph Gratteur
      Joseph Gratteur répond à warda
      Working class bléro
      • Posté à 11h54 le 03/07/2012
      • Internaute 164574
        Working class bléro

      Et toutes les scènes nationales font pareil !

      • Feuheuh
        Feuheuh répond à Joseph Gratteur
        Pas d'accord
        • Posté à 16h00 le 04/07/2012
        • Internaute 189639
          Pas d'accord

        Pas TOUTES, non... A titre d’exemple, la Scène Nationale de Petit Quevilly et Mont Saint Aignan, à côté de Rouen, qui ne propose pas d’abonnement... Mais des tarifs peu élevés !

  • Francis Le Fauve
    • Posté à 11h19 le 03/07/2012
    • Internaute 189059
      plugins

    Dés fois, j’ai envie d’aller au théâtre pour voir une bonne grosse daube pour me détendre. Puis mon esprit titillé, je vais voir quelques auteurs plus stimulant. Faisons les choses dans l’ordre : il faut d’abord remplir les théâtres, donc montrer à 90 % des gens qui ne vont jamais au spectacle vivant que ça peut être bien...

  • josephtribulat
    josephtribulat
    Situation
    • Posté à 11h26 le 03/07/2012
    • 183630
      Situation

    D’accord avec la quasi-totalité de cet article. Et du fait de ce système que vous évoquez, il est de plus en plus difficile d’entrer en contact, et en dialogue, avec les gens de la profession. Ce qui fait perdre beaucoup de temps d’énergie pour pas grand-chose, des lettres sans réponse et des rendez-vous manqués.
    Par exemple, comment fait-on pour vous joindre, M. Thibaudat, si on veut discuter avec vous ? Parce qu’en vous contactant via Rue89 ça ne marche pas des masses...
    Bien à vous, et merci pour votre article.

  • Michel Laforest
    Michel Laforest
    metteur en scene
    • Posté à 12h17 le 03/07/2012
    • Internaute 189581
      metteur en scene

    Merci pour cet article.

    Il suffit d’avoir un spectacle pour comprendre que le pire ennemi du théâtre est dans les bureaux des salles de spectacle.
    Il est beaucoup plus difficile de faire venir et d’intéresser un directeur de salle que 100 spectateurs. Les spectacles meurent de ce mur qui entoure les salles.

    De l’air !

    Sous prétexte qu’ils ont beaucoup de demandes, impossible de les voir, les joindre, les faire se déplacer.

    Alors comment font les rares qui sont curieux ?

    Ils ne sont pas intéressés, ils n’ont pas le temps ; le fait du prince.
    La seule solution est de réussir à entrer dans un réseau (à coup de petits fours et courbettes), et de refermer soigneusement la porte derrière soi ; ils n’aiment pas le courant d’air.

    Les raisons qui motivent un soutien (financier ou de moyens en lieux etc) ne sont JAMAIS des raisons théâtrales.

    Mais que faire ?

    Cela fait beaucoup de temps que j’en parle avec les « petites » compagnies que je croise autour de moi.
    S’enchaîner dans les bureaux des directeurs de salle ? (j’y pense sérieusement).

    Cet article est une tentative, c’est bien.

    Nos disciplines sont diverses ; et plus encore nos façons de les faire ; essayons de nous regrouper, de discuter, et surtout, de taper du poing sur la table ?

    De la part d’une compagnie non subventionnée, sans lieu, et sans solution ; comme tant d’autres.

    • Feuheuh
      Feuheuh répond à Michel Laforest
      Pas d'accord
      • Posté à 16h14 le 04/07/2012
      • Internaute 189639
        Pas d'accord

      Je suis en partie d’accord avec votre point de vue ! Mais il ne faut pas se décourager, et garder en tête qu’il y a beaucoup d’offres, et pas beaucoup de demandes malheureusement... La solution peut peut-être passer par un système de communication bien rodé, mais pas trop agressif ! Il y de même une carte à jouer auprès de la presse... A force d’entendre parler de votre compagnie, les programmateurs finiront bien par se laisser tenter ! Il s’agit d’une bataille de reconnaissance, au final... Il faut de même garder en tête que le directeur de théâtre doit aussi s’occuper de son lieu donc doit parfois effectuer des choix concernant les spectacles qu’il va choisir de voir ! Il me semble que le dosage parfait serait de proposer de grand noms du théâtre auprès de presque « inconnus », et pour se faire, cela demande énormément de temps... Malheureusement, ce qui manque cruellement aujourd’hui, c’est un réel engagement de la part des programmateurs, qui se laissent aller à la facilité d’une programmation moins aventureuse...

      Cependant, et malgré ma dernière phrase, j’aurais tendance à nuancer votre « Les raisons qui motivent un soutien (financier ou de moyens en lieux etc) ne sont JAMAIS des raisons théâtrales. » Il y a tout de même des directeurs consciencieux et passionnés qui découvrent des talents ou personne ne serait allé les chercher ! Si ce milieu travaille en réseau, il faut justement toucher UN directeur, qui ensuite parlera de votre spectacle à sa « famille » artistique, qui possiblement pourra vous programmer... Je sais, cela reste aléatoire et potentiellement injuste...

      • Michel Laforest
        Michel Laforest répond à Feuheuh
        metteur en scene
        • Posté à 20h37 le 05/07/2012
        • Internaute 189581
          metteur en scene

        Je ne dis pas qu’il n’y ait pas de directeurs consciencieux et passionnés, je ne vois pas pourquoi il n’y en aurait pas. Je pense surtout qu’il y en a très peu.
        Ils ne sortent pas de chez eux, si ce n’est pour aller voir « les copains », où ceux qui ont des salles à qui ils pourront vendre leurs spectacles.
        Bien entendu, présenter les choses ainsi est caricatural, mais hélas, pas de beaucoup. Ceux (ou celles) qui se déplacent, on les voit, et je ne suis pas le seul à les voir ; forcément, ils se repère. Mais quant on à des directeurs de salles à 2 ou 3 kms d’où vous jouez qui vous disent « Si tu veux que je vois ton spectacle, faut aller à Avignon », car ils y vont 2 ou 3 jours avec leur petits caddies, ce qui leur permet de partir plus tôt en vacances après (ça c’est du vécu et raconté par des directeurs de salle), on peut se poser des questions sur la façon de faire leur métier.
        De plus, je terminerai en rajoutant que la semaine passée, j’étais chez un directeur de théâtre qui fait du joli boulot, avec surtout de la conviction, et nous parlions de ça. Il m’expliquait que lui-même était confronté au même problème. Au moins, je me sens moins seul ; mais pas certain que ça me rassure.
        Enfin, soyons clairs, il ne s’agit pas de se décourager, mais plutôt de trouver comment faire bouger les choses.

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