Le maire de Rome veut taxer les manifestations
Dans la chaleur du 15 août, jour de « Ferragosto » -fête de l’Assomption, synonyme de week-end à la mer ou « au vert » pour des millions d’Italiens- Gianni Alemanno, le maire de la capitale italienne, a fait sensation lors de la neuvième édition de « Cortina Incontra », une série de rencontres entre hommes politiques, intellectuels et écrivains.
Alors qu’il participait à un débat sur le thème « Rome est-elle vraiment une voleuse ? », le maire de la ville a évoqué les difficultés financières de la mairie devant l’augmentation du nombre de manifestations. Ces six derniers mois, on a en effet dénombré plus de 525 manifestations à caractère national, deux fois plus qu’en 2009. Et l’année n’est pas terminée. (Voir la vidéo en italien)
Un cortège de 10 000 manifestants coûterait 18 000 euros à la commune (dont 7 000 euros de frais de police municipale et 5 000 euros de frais d’entretien et de nettoyage). Un chiffre proportionnel au nombre de participants : une manif de 100 000 contestataires coûterait ainsi près de 215 000 euros à la commune.
Sans compter les conséquences pour les habitants qui doivent supporter les désagréments d’une ville totalement désorganisée (trafic paralysé, transports en communs interrompus).
Vers une taxation des manifestations ?
Une facture bien trop lourde pour le maire Pdl (« Popolo della Libertà », parti de Silvio Berlusconi) qui projette d’instaurer une taxe : pour manifester dans la Rome éternelle, « vitrine médiatique » de l’Italie, il faudra que les organisateurs mettent la main au portefeuille en contribuant substantiellement aux dépenses.
Douche froide pour les syndicalistes qui dénoncent une « provocation antidémocratique », une « boutade ferragostienne », tandis que l’opposition se déchaîne contre « une initiative qui cherche à limiter le droit de manifester des forces politiques et sociales » garanti par la Constitution.
Mais le maire reste sur ses positions :
« Les citoyens romains ne doivent pas faire les frais de ce droit. »
- Sur youtube.comRegarder la vidéo du maire à "Cortina incontra"
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À la porte d'un sourd, un jour (...)
À la porte d'un sourd, un jour (...)
faire payer le droit de manifester en commun, sa colère, sa joie.. son social..
très intéressant comme idée.
cela va finir par une construction d’une rue fictive, en périphérie.
avec péage à l’entrée.. et faux magasins pour manifestations violentes, les pavés seront en options, ainsi que les contre manifestants, mais les banderoles ne seront pas fournies.
les billets vendus donneront le nombre exact de manifestants.
on pourra fournir de chiffres fantaisistes soit pour les manifestants, soit pour la police.. sur option.
la belle vie..
un service de barbecue de merguez, frites, et autres barbe à papa sera disponible en fin de manifestation.
(ironie)




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