Basta cosi !

"Basta cosi !", "Ça ira, merci", pas de dessert, juste un café serré, à l'italienne.

"Basta cosi !", le "ça suffit !" d'un peuple tiraillé entre questionnement identitaire et crise économique, exaspéré par une classe dirigeante gangrénée par la corruption et les affaires de mœurs.

"Basta cosi !", un blog au cœur rital sans clichés spaghetti.

Début de l'épreuve de force en Italie pour Berlusconi

Peggy Picot
Journaliste
Publié le 13/12/2010 à 11h56

Après plusieurs semaines de débats houleux, de querelles partisanes et de communiqués revanchards, les prochaines 48 heures devraient sceller le sort du gouvernement de Silvio Berlusconi.

Lundi à 9 heures, première intervention au palazzo Madama pour le président du Conseil, apparemment toujours très confiant malgré des pronostiques défavorables sur le vote de confiance de mardi. Trente minutes d’un discours au ton plutôt mesuré et une mise en garde renouvelée sur les dangers d’une crise « dans le noir » :

« Je vous demande de réfléchir au sujet de cette folie politique que serait l’ouverture de la crise. [...] Les critiques faites à ce gouvernement sont prétentieuses et quelconques. Ainsi, on travaille contre les intérêts de la nation ! »

A la veille d’un vote de confiance déterminant qui ouvrira « une nouvelle phase politique », Silvio Berlusconi s’est déclaré prêt à discuter de la modification de la loi électorale à condition de « sauvegarder le bipolarisme » et a proposé un pacte de législature aux modérés et aux centristes.

Morceaux choisis du discours de Silvio Berlusconi devant les sénateurs :

« On peut tout critiquer mais on ne peut pas trahir le mandat confié par les électeurs en s’alliant avec la gauche. »

« L’Italie ne fait plus partie des problèmes économiques de l’Europe mais est devenue une partie de la solution à ces problèmes. »

« Je suis fermement convaincu qu’à la fin, le raisonnable et la responsabilité gagnent toujours sur l’irraisonnable et l’irresponsabilité. »

« Dans une démocratie, c’est le peuple qui choisit ses leaders et non les leaders qui choisissent le peuple. »

Suite des hostilités ce lundi après-midi à la Chambre des députés, où les partis d’opposition PD (le parti démocrate de Pierluigi Bersani), IDV (l’Italie des valeurs d’Antonio Di Pietro), FLI (le nouveau parti de Gianfranco Fini), UDC (l’Union du centre de Pierferdinando Casini) et API (l’Alliance pour l’Italie de Francesco Rutelli) présenteront les deux motions de défiance.

Mise à jour 15h15 :

A l’issue de la discussion au Sénat, Silvio Berlusconi est intervenu une nouvelle fois pour clore la session. Après 15 minutes de « contre-réplique » musclée où il est revenu en particulier sur son amitié avec Vladimir Poutine, les sinistrés de l’Aquila, la crise des déchets à Naples ou encore le nucléaire, il s’est adressé aux partisans de Gianfranco Fini : « Je me tourne vers les amis de FLI en leur demandant de passer une nuit pleine de réflexions et en espérant que la nuit leur porte conseil ».

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  • mass0
    mass0
    athée et citoyen du monde
    • Posté à 12h32 le 13/12/2010
    • Internaute 21240
      athée et citoyen du monde

    L’Italie est devenu un No Man’s Land de la politique, ou comment la mafia l’a remporté sur toute implication politique.

    La droite : trois partis : un xénophobe et sécessionniste ( Léga nord)
    Un qui a à sa tête un ancien néo-fasciste qui a bien compris que la bonne vieille droite traditionnelle, conservatiste et très poche des capitalises été le mieux pour avoir le pouvoir.
    Et le dernier qui est au pouvoir depuis trop longtemps, qui a réussit à fédérer pour un temps (révolu ?) les conservateurs, libéraux, racistes, nationalistes, sécessionnistes, etc.. Sous la même bannière affairiste et mafieuse.

    La gauche : Elle n’existe plus ; un parti de centre gauche le PD qui est devenu xénophobe, anti-ouvrier, affairiste et qui aimerait même devenir mafieux tant qu’elle peut récupérer le pouvoir.
    Et une myriade de petits partis qui ont suivit le PD en pensant tirer quelques miettes, mais qui l’ont juste suivit dans les profondeurs abyssal de la démagogie et de l’innommable.

    Est ce que c’est ce qui va se passer en France ? L’avenir nous le dira.

    • blackbear-
      blackbear- répond à mass0
      • Posté à 14h15 le 13/12/2010
      • Internaute 117716

      ...Allons prier la madonne pourqu’elle accomplisse ce miracle

      ....Berlusconi..
      ....fuori !

    • Ftannenberg
      Ftannenberg répond à mass0
      • Posté à 14h26 le 13/12/2010
      • Internaute 119494

      Le PD, anti-ouvrier et xénophobe ? Je ne vois pas bien à quoi vous faîtes référence. Que ce parti ait perdu le contact avec le monde ouvrier, c’est une évidence….cette perte de contact s’est faite au profit de la Lega, en tout cas dans le nord de l’Italie. A tel point que ce dernier parti a même fait une percée très importante dans ce qui semblait être le fief électoral, par excellence, du PD : l’Emilie-Romagne. En cela le PD connaît le même destin que le PS et PC français confondus…remplacés souvent (pas toujours) par le Front national auprès d’un monde prolétaire plutôt qu’ouvrier, car ce dernier s’est réduit considérablement au cours des dernières années….

      Mais cela fait-il du PD, un parti anti ouvrier ? Non. Cela en fait un parti en pertes de repères et de solutions. Le PD est-il affairiste ? Cette accusation fait sourire au pays de Berlusconi…comparé à la puissance de frappe médiatique et étatique dont dispose l’homme le plus riche d’Italie, on ne voit pas de quel affairisme vous parlez dans le cas du PD. Et en quoi est-il xénophobe ?

      Outre un vide idéologique certain propre à tout le mouvement de gauche européen, le principal tort du PD est ne pas avoir voté la loi sur le conflit d’intérêt qu’il avait pourtant confectionnée. Une erreur historique qui fait qu’aujourd’hui, même s’il avait un discours politique très innovateur, le PD resterait tout aussi inaudible. Mais en attendant, il serait bon de ne pas tout mélanger.

    • Ftannenberg
      Ftannenberg répond à mass0
      • Posté à 14h26 le 13/12/2010
      • Internaute 119494

      Le PD, anti-ouvrier et xénophobe ? Je ne vois pas bien à quoi vous faîtes référence. Que ce parti ait perdu le contact avec le monde ouvrier, c’est une évidence….cette perte de contact s’est faite au profit de la Lega, en tout cas dans le nord de l’Italie. A tel point que ce dernier parti a même fait une percée très importante dans ce qui semblait être le fief électoral, par excellence, du PD : l’Emilie-Romagne. En cela le PD connaît le même destin que le PS et PC français confondus…remplacés souvent (pas toujours) par le Front national auprès d’un monde prolétaire plutôt qu’ouvrier, car ce dernier s’est réduit considérablement au cours des dernières années….

      Mais cela fait-il du PD, un parti anti ouvrier ? Non. Cela en fait un parti en pertes de repères et de solutions. Le PD est-il affairiste ? Cette accusation fait sourire au pays de Berlusconi…comparé à la puissance de frappe médiatique et étatique dont dispose l’homme le plus riche d’Italie, on ne voit pas de quel affairisme vous parlez dans le cas du PD. Et en quoi est-il xénophobe ?

      Outre un vide idéologique certain propre à tout le mouvement de gauche européen, le principal tort du PD est ne pas avoir voté la loi sur le conflit d’intérêt qu’il avait pourtant confectionnée. Une erreur historique qui fait qu’aujourd’hui, même s’il avait un discours politique très innovateur, le PD resterait tout aussi inaudible. Mais en attendant, il serait bon de ne pas tout mélanger.

  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 15h10 le 13/12/2010
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    - « Dans une démocratie, c’est le peuple qui choisit ses leaders et non les leaders qui choisissent le peuple. »

    Cette maxime est d’une logique à toutes épreuves !

    - Toutes les crapules du calibre de Berlusconi pourront s’en inspirer et sous toutes les latitudes, le bon peuple la méditer ...

  • Moorice
    Moorice
    assis
    • Posté à 15h22 le 13/12/2010
    • Internaute 112628
      assis

    sacré Berlusca !

    je vous parie qu’il finiera sénateur à vie à côté d’Andeotti

  • GWERN
    GWERN
    Ex militant du vaste mouvement (...)
    • Posté à 22h08 le 13/12/2010
    • Internaute 60684
      Ex militant du vaste mouvement (...)

    La classe politique Italienne s’amuse pendant que les « murs de la vile tremblent “ ! :
    ” Contre l’austérité et les coupures budgétaires, la détermination de milliers d’étudiants à Londres et la rage de ceux qui ont assiégé le Sénat à Rome ont déchiré le temps du présent : oui, car le futur est une conquête, et elle commence quand on choisit, collectivement, de prendre des risques et de lutter.

    Le luttes formidables que l’on est en train de traverser ont la capacité de nous faire vivre le présent avec cette intensité qui dépasse la linéarité du temps, qui refuse la précarité : il s’agit d’un assaut au futur.

    Nous ne voulons pas nous endetter, nous ne voulons pas payer des taxes pour étudier, à Londres comme à Paris, Rome, Athènes, Madrid, Dublin et Lisbonne. Ce mouvement européen, c’est le refus de la recette de l’austérité, le refus de nous endetter pour ces politiciens misérables auxquels on crie “Que se vajan todos !” (Que se tirent tous ! ndt) Ce qui est en train de se passer pendant ces jours à Rome, a d’abord éclaté à Londres, et auparavant encore à Paris : un mouvement qui parle la même langue, une même génération en révolte qui habite des métropoles différentes mais nourries de la détermination des luttes, qui pique comme une abeille.

    Face à des États-nations en crise dont l’unique recette, bien connue, rime avec austérité et endettement, ce qu’on doit faire, c’est nous rencontrer et inventer une nouvelle grammaire qui dépasse la faiblesse de nos propres gouvernements. En Italie non seulement on a occupé les universités, mais on a aussi bloqué les autoroutes, la circulation et la mobilité d’un pays tout entier pour faire circuler les luttes, pour les connecter avec celles qui se déroulent au-delà des frontières nationales, pour arriver en Europe et bien plus loin. La circulation des luttes vit dans le blocage de la métropole et dans les manifestations sauvages à Londres, Paris et Rome. Là où la fluidité de ces villes découvre la corporalité des rapports de force, du refus et de l’indisponibilité.

    Cet automne, on a donné vie à un mouvement estudiantin qui est varié et radical, réellement hétérogène. Ces réclamations communes viennent d’une protestation qui est née au milieu de la crise et qui représente sa réponse la plus courageuse. Une lutte composée de beaucoup de luttes et de sujets, de différentes temporalités qui se sont emmêlée pour revendiquer plus de bourses d’études et le libre accès à une éducation publique et de qualité.

    Derrière les livres-boucliers du Book-Bloc, une génération s’est reconnue et retrouvée dans les protestations. Aujourd’hui, dans beaucoup de villes italiennes, le mouvement estudiantin a montré plus que de la simple solidarité : il n’y a pas qu’en Angleterre qu’il y a des manifestations aujourd’hui, dans toute l’Europe les étudiants s’opposent à des augmentations honteuses de taxes et à des coupures indiscriminés à la recherche et à la formation.

    Vous n’êtes pas seuls, nous ne sommes pas seuls : un mouvement européen, une nouvelle génération, qui n’aura pas de retraite et qui aura une vie pire de celle de leurs parents, n’a aucun envie de se renseigner ; on a la force de ceux qui veulent transformer le monde et l’intelligence pour pouvoir le faire. Ceci n’est que le début !

    C’est pour ça que nous proposons aux étudiants, chercheurs, travailleur précaires et doctorants, une assemblée européenne à construire tous ensemble au début 2011 à Rome. Pour continuer la lutte, pour que le vent qui est entrain de souffler devienne une tempête ! »
    Et demain , la tempête passée, sil elle passe, les mêmes « contemplateurs éclairés “ viendront soliloquer sur ce site et sur d’autres !

    Qu’ils crèvent !
    D’ennui !

  • papy38
    papy38
    retraité
    • Posté à 11h20 le 14/12/2010
    • Internaute 69081
      retraité

    Nous avons sensiblement le même âge et je ne puis que condamner les écarts de ce vieux butor vis-à-vis de très jeunes femmes qui pourraient être ses petites filles.
    « qu’ils s’en aillent tous... » (C’est Mélenchon qui va être content).

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