Début de l'épreuve de force en Italie pour Berlusconi
Après plusieurs semaines de débats houleux, de querelles partisanes et de communiqués revanchards, les prochaines 48 heures devraient sceller le sort du gouvernement de Silvio Berlusconi.
Lundi à 9 heures, première intervention au palazzo Madama pour le président du Conseil, apparemment toujours très confiant malgré des pronostiques défavorables sur le vote de confiance de mardi. Trente minutes d’un discours au ton plutôt mesuré et une mise en garde renouvelée sur les dangers d’une crise « dans le noir » :
« Je vous demande de réfléchir au sujet de cette folie politique que serait l’ouverture de la crise. [...] Les critiques faites à ce gouvernement sont prétentieuses et quelconques. Ainsi, on travaille contre les intérêts de la nation ! »
A la veille d’un vote de confiance déterminant qui ouvrira « une nouvelle phase politique », Silvio Berlusconi s’est déclaré prêt à discuter de la modification de la loi électorale à condition de « sauvegarder le bipolarisme » et a proposé un pacte de législature aux modérés et aux centristes.
Morceaux choisis du discours de Silvio Berlusconi devant les sénateurs :
« On peut tout critiquer mais on ne peut pas trahir le mandat confié par les électeurs en s’alliant avec la gauche. »
« L’Italie ne fait plus partie des problèmes économiques de l’Europe mais est devenue une partie de la solution à ces problèmes. »
« Je suis fermement convaincu qu’à la fin, le raisonnable et la responsabilité gagnent toujours sur l’irraisonnable et l’irresponsabilité. »
« Dans une démocratie, c’est le peuple qui choisit ses leaders et non les leaders qui choisissent le peuple. »
Suite des hostilités ce lundi après-midi à la Chambre des députés, où les partis d’opposition PD (le parti démocrate de Pierluigi Bersani), IDV (l’Italie des valeurs d’Antonio Di Pietro), FLI (le nouveau parti de Gianfranco Fini), UDC (l’Union du centre de Pierferdinando Casini) et API (l’Alliance pour l’Italie de Francesco Rutelli) présenteront les deux motions de défiance.
Mise à jour 15h15 :
A l’issue de la discussion au Sénat, Silvio Berlusconi est intervenu une nouvelle fois pour clore la session. Après 15 minutes de « contre-réplique » musclée où il est revenu en particulier sur son amitié avec Vladimir Poutine, les sinistrés de l’Aquila, la crise des déchets à Naples ou encore le nucléaire, il s’est adressé aux partisans de Gianfranco Fini : « Je me tourne vers les amis de FLI en leur demandant de passer une nuit pleine de réflexions et en espérant que la nuit leur porte conseil ».
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athée et citoyen du monde
athée et citoyen du monde
L’Italie est devenu un No Man’s Land de la politique, ou comment la mafia l’a remporté sur toute implication politique.
La droite : trois partis : un xénophobe et sécessionniste ( Léga nord)
Un qui a à sa tête un ancien néo-fasciste qui a bien compris que la bonne vieille droite traditionnelle, conservatiste et très poche des capitalises été le mieux pour avoir le pouvoir.
Et le dernier qui est au pouvoir depuis trop longtemps, qui a réussit à fédérer pour un temps (révolu ?) les conservateurs, libéraux, racistes, nationalistes, sécessionnistes, etc.. Sous la même bannière affairiste et mafieuse.
La gauche : Elle n’existe plus ; un parti de centre gauche le PD qui est devenu xénophobe, anti-ouvrier, affairiste et qui aimerait même devenir mafieux tant qu’elle peut récupérer le pouvoir.
Et une myriade de petits partis qui ont suivit le PD en pensant tirer quelques miettes, mais qui l’ont juste suivit dans les profondeurs abyssal de la démagogie et de l’innommable.
Est ce que c’est ce qui va se passer en France ? L’avenir nous le dira.




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