Le bazar des entreprises

Un blog de l'économiste Gilles Le Blanc, professeur à Mines ParisTech. Il décrypte la stratégie des entreprises, l'état de la concurrence, la (non) politique industrielle.

Au cœur de l'« économie réelle », la finance

Gilles Le Blanc
Economiste
Publié le 24/10/2008 à 12h51



Projet immobilier à Pékin en 2006 (Claro Cortes/Reuters).


Face à un phénomène économique obscur et même largement irréel (tant les sommes évoquées sont astronomiques) pour la majorité de la population, le choix des mots pour le décrire n’est pas anodin. Ceux-ci disposent implicitement une représentation de ce qui se passe, une interprétation de ses causes, une orientation des réponses possibles. Certains sont devenus de véritables lieux communs, évidents, naturels, suffisants.

Commençons par la mention récurrente de l’économie « réelle » avant de revenir dans une prochaine note sur le recours au jugement moral (injuste, immoral, argent « facile », nécessaire éthique), puis dans un troisième sur le qualificatif, tellement omniprésent qu’on ne s’interroge même plus dessus, de « crise ».

On comprend bien l’intention dans l’usage répété de l’expression « économie réelle » : distinguer le monde du travail, des entreprises, des produits et des ménages, des montages ultrasophistiqués des produits financiers et des gigantesques flux financiers virtuels que cela alimente. Il y a donc des victimes de forces extérieures, d’une dérive devenue incontrôlable, d’une spéculation autodestructrice, des mirages de la finance.

Dans son discours de Toulon, le président de la République égrène ainsi « On a fait semblant (…), on a obligé (…), on a caché(…), on a mis en place(…), on a laissé(…) ». Cette opposition commode est malheureusement erronée. La finance n’est pas une aberration monstrueuse du fonctionnement économique. Elle en est au contraire une composante essentielle et inséparable.

L’emprunt au cœur du capitalisme

La grande invention du capitalisme, puisqu’il faut bien le nommer ainsi, est d’avoir proposé une réponse au problème du financement de la croissance avec des ressources limitées. Je suis jeune mais je souhaite acquérir un logement. Telle entreprise souhaite investir dans une nouvelle ligne de production pour augmenter ses ventes ou développer un nouveau produit. Tel Etat souhaite lancer un grand programme d’infrastructures ferroviaires à grande vitesse.

Problème : leurs ressources à l’instant présent sont limitées (salaire, trésorerie, budget). Pourtant, chacun pourra argumenter que ces dépenses sont souhaitables et pourront être financées sur la durée. La création de monnaie par l’emprunt pour rendre possible cette dynamique est la réponse proposée depuis des siècles, élargie, systématisée et amplifiée par le développement des systèmes bancaires et des marchés financiers.

Rejeter la finance, c’est alors nous rabattre sur nos seules ressources actuelles et donner à chacun (individu, entreprise, Etat) pour seul horizon des possibles celui de son patrimoine. En ce sens, l’économie avec la finance est un élément essentiel de dynamique, d’évolution, de transformation.

Bien sûr, cela ne va pas sans défaut. Le plus important est que pariant sur l’avenir, on se heurte à une dimension irréductible d’incertitude. Gardera-t-on toujours une situation et le salaire permettant de rembourser l’achat de son logement ? La mise sur le marché des volumes supplémentaires ou des nouveaux produits sera-t-elle un succès ? L’investissement public sera-t-il bien utilisé et profitable ?

La spéculation : un pari sur l’avenir

Cette incertitude alimente automatiquement un comportement spéculatif, c’est-à-dire des décisions pariant sur ce que sera l’avenir, en positif ou en négatif. C’est inévitable et naturel. L’absence de toute force de rappel et de contrôle est le véritable problème mais la spéculation ne sera jamais éliminée. Il ne faut donc pas que la « dérive » du système par rapport à une économie « réelle » serve d’excuse facile et d’alibi amnésique.

Regardons le cas de l’immobilier. Obtenir une adhésion politique majoritaire sur l’idée de « Français tous propriétaires » ne peut se faire qu’en recourant au crédit et au banques, donc à la finance (quitte à développer des prêts à quarante ans ou soutenir les crédits hypothécaires).

De même ne sommes nous pas aussi tous spéculateurs ? Qui ne s’est pas senti plus riche avec la hausse faramineuse de l’immobilier ? Et qui n’a pris diverses décisions pour en tirer le mieux parti ? Des règles nouvelles, un contrôle plus étroit et une coordination accrue au plan mondial des régulations des activités financières sont à l’évidence nécessaires.

Mais prétendre supprimer toute spéculation ou bien se passer tout simplement de finance est simpliste et démagogique. Au contraire, l’économie réelle dont on prétend se soucier a absolument besoin d’un fonctionnement efficace du crédit et des marchés financiers. Ce doit être la priorité des mesures actuelles et des réflexions à venir, sans céder à la surenchère catastrophiste ou utopiste.

Photo : projet immobilier à Pékin en 2006 (Claro Cortes/Reuters).

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  • marie 75
    • Posté à 13h03 le 24/10/2008
    • Internaute 3563

    « 
    Il faut “dire la vérité aux Français” si on tenait le pari de Sarkozy ?

    (Source “Challenges ” Octobre 2008 ; page 13)

    Les dirigeants des sociétés Françaises cotées en Bourse ont l’obligation de declarer a l’AMF(autorité des marchés financiers)les achats et ventes qu’ils effectuent sur les titres de leur groupe :

    La lecture des papiers de l’AMF est passionnante :

    3 Septembre : le patron de GDF suez fait un gain de 2,3 millions d’euros grâce a la vente de ses stock options

    4 Septembre daniel Bouton : gain 1,9 millions d’euros vente d’actions Société générale

    26 Septembre le PDG d’AXa cede 638000 Dollars de titres a la bourse de New York

    Et pour la bonne bouche !

    18 septembre ,le PDG d’Alstom vend 13 millions d’euros de titres de sa boite

    Ces braves gens se sont ainsi allégés pendant la bourrasque ; le PDG de GDF SUEZ lui a vendu juste avant le début de la crise boursiére :

    Je rapporte des infos du magazine “Challenges” non démenties à ce jour »
    cf bellaciao

  • LJ
    LJ
    Vache a lait
    • Posté à 13h17 le 24/10/2008
    • Internaute 51374
      Vache a lait

    « Au contraire, l’économie réelle dont on prétend se soucier a absolument besoin d’un fonctionnement efficace du crédit et des marchés financiers. “

    Fonctionnement du credit, oui, si necessaire pour des investissement qui ont un rapport direct avec l‘economie reel’. Credit pour speculer, credit ayant pour seul but de faire de l’argent ‘irreel’, ca devrait etre totalelemnt interdit.
    Je ne trouve pas que le credit soit le probleme en soi. Le probleme c’est l’usure, le fait que le credit soit accorde par des banques, des organismes a but lucratifs. C’est, selon moi, ce qui entrainent toutes les derives de ce systeme. Le cout d’un credit pour le souscripteur n’est pas du tout connecte avec le cout reel de creation de l’ecriture comptable. A partir de la, c’est fausse.

    ‘Mais prétendre supprimer toute spéculation ou bien se passer tout simplement de finance est simpliste et démagogique’.
    Je trouve que ne rien faire pour supprimer toute speculation est tres demagogique.

    ‘Rejeter la finance, c’est alors nous rabattre sur nos seules ressources actuelles et donner à chacun (individu, entreprise, Etat) pour seul horizon des possibles celui de son patrimoine.’ Rejetter la finance qui s’engraisse sur du vent, ca serait une super idee. La finance utile, aux mains d’organismes a but non lucratifs, ca serait peut etre un debut de solution. Le trust de la creation de monnaie par les banques est la source du probleme, d’autant plus qu’il est remunere de maniere non equilibre selon moi.

    • ClaireChar
      ClaireChar répond à LJ
      • Posté à 15h44 le 24/10/2008
      • Internaute 16497

      En fait je ne suis pas bien sûre de vous comprendre quand vous dites cela :

      « Le cout d’un credit pour le souscripteur n’est pas du tout connecte avec le cout reel de creation de l’ecriture comptable. A partir de la, c’est fausse. »

      pour vous un crédit c’est que une écriture comptable ?

      Ensuite sur les justifications au crédit c’est infaisable
      Crédit pour spéculer ?
      si j’emprunte 20 000 euros aujourd’hui pour acheter des actions qui st au plus bas en me disant que c’est une bonne opportunité c’est de la spéculation à 100%

      si j’emprunte 20 000 euros auj pour m’acheter des robes chez H&M c’st pas de la spéculation

      si j’emprunte 20 000 euros pour aller jouer au casino là c’est quoi ?

      c’est délicat comme sujet car cela pose les bases d’une certaine moralité, dépenser pour sa famille c’est bien mais pour soi c’est mal, dépenser pour spéculer c’est mal mais pour acheter des bvrais objects qu’on ramène chez soi c’est mieux
      c’est pas très cohérent tout ça et il faut dépasser ces idées reçues

      • pablico
        pablico répond à ClaireChar
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 16h39 le 24/10/2008
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        le credit créait de la monnaie..par jeu comptable...

        voir l’explication :
        Lien

        Les banques ne prêtent pas de l’argent qu’elles ont en dépot (vous n’avez jamais vu une banque vous dire « nous avons vidé votre compte pour le préter à Monsieur X »), mais, et c’est important, c’est la demande de crédit qui crèe la monnaie et non l’inverse.

        Alors bien évidemment chaque banque est tenue à des règles dites prudentielles. Elle ne peut (approximativement) créer plus de monnaie qu’elle n’en a en dépôt.. mais elle ne touche pas à ces dépots. Disons que c’est 90%...

        Si une banque A crée, par un crédit, 90% de ses dépots de 1000 euros, elle prête 900 euros , lesquels, déposés dans une banque B constituent un dépot. La banque B pourra à son tour créer 810 euros de crédits, déposés par le bénéficiaire dans une banque C qui aura donc 810 euros en dépot... et ainsi de suite...

        C’est donc le système bancaire dans son ensemble qui est créateur de monnaie. Ce qui aboutit « dans la réalité » à des masses monétaires de 6,5 fois la « monnaie originelle ».

        En fait, les banques prêtent de la monnaie qu’elles n’ont pas et qui est « effacée » lorsque le crédit est remboursé, mais dont les intérêts payés ne peuvent venir que d’une nouvelle création monétaire.... et cela, c’est l’enrichissement des banques et l’appauvrissement des nations (les intérêts de la dette publique, issue des prêts bancaires, coûtent à la nation française l’équivalent de 85% des impôts sur le revenu).

    • marie 75
      marie 75 répond à LJ
      • Posté à 10h32 le 25/10/2008
      • Internaute 3563

      Crise : la banque KBC demande 3,5 milliards d’euros d’aide à l’Etat
      La banque belge KBC, dont l’action chute depuis plusieurs semaines, a demandé une recapitalisation de l’Etat belge avant lundi, a affirmé le quotidien francophone Le Soir dans son édition de samedi.

      « KBC a sollicité de l’Etat belge un soutien pour une recapitalisation que le bancassureur situe à 3,5 milliards d’euros, opération que le groupe entend boucler ce week-end, avant l’ouverture des marchés lundi », écrit le journal, citant « de bonnes sources ».

      Toute la presse belge, francophone et flamande, faisait samedi matin ses gros titres des problèmes de KBC, seule grande banque du royaume n’ayant pas eu recours au soutien de l’Etat belge ou d’établissements étrangers pour affronter la crise.

      Vendredi, le groupe avait pourtant tenté de rassurer dans un communiqué en affirmant disposer d’une « solide base de capital et de dépôts ». Mais il avait également indiqué qu’il « pourrait envisager de recourir éventuellement » au système de garantie d’Etat pour renforcer sa compétitivité.

      Selon la presse belge, des consultations devraient avoir lieu tout le week-end.

  • ClaireChar
    • Posté à 13h20 le 24/10/2008
    • Internaute 16497

    Article très juste qui fait plaisir à lire car on évite le populisme ambiant qui consiste à tout rejeter en bloc, mettre en avant le gentil patron qui fabrique des vraies choses en opposition avec ces horribles mathématiciens qui font des trucs qu’on comprend pas
    Merci Sarko le premier des populistes !

    merci de cet article qui rappelle qd même les fondements
    Rappelons également que avant le grand mouvemnet de désintermédiation financière des années 80 début 90 les entreprises étaient 100% dépendantes des banques et que le marchés financiers ont qd même permis de soulager certaines situations

    ça n’excuse pas les excès pour autant mais ne mélangeons pas tout

    • marie 75
      marie 75 répond à ClaireChar
      • Posté à 10h44 le 25/10/2008
      • Internaute 3563

      USA : les autorités ferment Alpha Bank, 16e faillite bancaire de l’année
      cf le matin

      Une agence d’Alpha Bank à Athènes le 13 décembre 2006. A+ A- Imprimer RSS Envoyer Les autorités américaines ont annoncé vendredi la fermeture de la banque régionale Alpha Bank, qui devient le 16ème établissement bancaire du pays à faire faillite depuis le début de l’année.

      Alpha Bank, une banque de Géorgie (sud-est des Etats-Unis) a fermé ses portes vendredi, a annoncé la FDIC, l’un des régulateurs du secteur bancaire.

      Elle détenait pour 354 millions de dollars d’actifs.

      Ses dépôts assurés, soit la quasi-totalité des dépôts de la banque, vont être repris immédiatement par une autre banque régionale, Stearns Bank (Minnesota, nord), a précisé la FDIC dans un communiqué.

      Les agences d’Alpha Bank rouvriront lundi sous l’enseigne Stearns Bank.

      Stearns Bank a également accepté de racheter pour 38,9 millions de dollars d’actifs d’Alpha Bank.

      Le nombre de banques en faillite aux Etats-Unis, dont la plus grosse a été celle de la banque Washington Mutual en septembre, est historiquement élevé depuis ces derniers 18 mois, reflétant la gravité de la crise financière.

      Le mois dernier, l’une des banques d’investissement les plus prestigieuses de Wall Street, Lehman Brothers, a été démantelée.

      Outre les faillites, la recomposition du secteur bancaire se caractérise par une vague de consolidation généralisée, les banques les plus solides reprenant leurs rivales affaiblies afin de leur éviter la banqueroute.

      Vendredi, la banque régionale PNC Financial Services a annoncé le rachat de sa concurrente National City pour 5,6 milliards de dollars en août

  • zorbeck
    • Posté à 13h44 le 24/10/2008
    • Internaute 9110

    Un grand merci pour ce rappel d’évidences élémentaires que malheureusement trop peu de gens comprennent, trop habitués qu’ils sont à gober n’importe quelle explication simpliste face à une réalité qui demande un effort réel de compréhension et de mise en question, au delà des habitudes de pensée traditionnelles.

    Pour la petite histoire : grand lecteur du Monde Diplomatique, j’ai eu l’occasion de travailler pour Dow Jones, la société qui, entre autre, édite le Wall Street Journal. C’est en apprenant la finance par la pratique, dans des salles de marché, que j’ai compris à quel point la plupart des journalistes de ce journal, embourbés dans un marxisme d’un autre age, sont loin, vraiment très loin, de comprendre comment fonctionne réellement l’économie. Ca ne rend pas pour autant caduque leur aspiration à un peu plus de justice sociale, mais ca m’a permis de comprendre à quel point des préjugés ou le poujadisme de gauche peuvent être aussi nuisibles que ceux de droite par les simplifications outrancières qu’ils induisent. Et le danger, c’est que ce sont justement ces simplifications outrancières qui servent de base aux solutions létales, qu’elles soient de droite ou de gauche (les exemples passés du nazisme ou du stalinisme en sont les marques historiques incontournables qu’il serait judicieux de rappeller).

    • tchekoulong tchouante serge bruno
      • Posté à 12h20 le 27/10/2008
      • Internaute 55968
        sans emploi

      au lieu donc, de critiquer ceux-là qui dejà apportent un avis, une appreciation ou une analyse des derniers evenements financiers, il serait genereux et interessant que, vu votre experience, vous nous apportiez votre contribution intellectuelle sur cette crise, qui devra biensur se démarquer de celles réçues deja des marxistes et des capitalistes.
      une régulation éffective et éfficace doit être certainement exécuter sur le systeme financier, celà apportera un meilleur control de l’octroi des credits, et, je suis aussi d’accord sur le fait que la spéculation boursière ne doit pas être abolie mais, plus controlée.

  • yoye-2000
    yoye-2000
    se leve tard et travaille mou
    • Posté à 13h44 le 24/10/2008
    • Internaute 48274
      se leve tard et travaille mou

    Je ne coprends pas complètement le sens de l’article :
    si l’on parle de l’économie dite « réelle », dans lequel l’emprunt a effectivement un role crucial : quand on (la banque) prete de l’argent on sait dans quel but, pour quoi faire... On peut évlauer la solvabilité, les échéances, les performances...(quitte à se planter). Mon banquier sait normalement si je suis solvable pour mon appartement, et il fait payer le risque qu’il prend par ses intérets.. On est là dans un processus de moyen/long terme...
    Or, là (me corriger si je me trompe, les choses sont complexes) il me semble que le problème c’est justement qu’on a preté en connaissance de cause à des personnes insovables, tout en espérant qu’elles le deviennent à mesure que la valeur de leur bien augmenterait... Encore que, si j’ai bien compris, les choses étaient encore plus simples encore : l’improtance n’était pas dans le solvabilité, mais dans la capacité à refourguer le plus rapidement possible ces créances à des banques gogo.
    On, est là dans l’hyper court terme... rien à voir avec le mécanisme pret/emprunt. Il n’y avait rien de rationnel là dedans. On peut au mieux parler au mieux de vaste fumisterie..

    Tout ca pour dire, ce n’est pas l’emprunt qui est en cause, mais la malhonneteté et l’incompétences de la plupart des acteurs de la finance....En deux mots, la spéculation..

    Lien

    • ClaireChar
      ClaireChar répond à yoye-2000
      • Posté à 15h36 le 24/10/2008
      • Internaute 16497

      C’est rigolo ça parce vous faites exactement ce qu’il dénonce dans l’article

      en gros la première partie de votre post est absolumment intéressante et dénonce effectivement les excès du monde de la finance

      et vous concluez par une phrase qui veut rien dire : « la plupart des acteurs de la finance, en deux mots la spéculation »

      ça c’est absolumment n’importe quoi

      car 1 les excès que vous dénoncez ne concernent pas la plupart des acteurs de la finance mais une petite toute petite partie même si les mntants sont importants et les conséquences pour l’ensemble des acteurs en effet
      et 2-cela n’a aucun rapport aucun avec la spéculation

  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 13h58 le 24/10/2008
    • Internaute 17943
      Author & Chief AtoZ Officer

    La finance est une dimension de l’economie parmi d’autres. Toute economie en a besoin, mais aucune economie ne saurait se reposer uniquement sur elle.

    La crise actuelle est due a l’absence de pilotage economique :
    Lien

  • A déménagé le 25 octobre
    • Posté à 14h06 le 24/10/2008
    • Internaute 33755

    Pour rappel historique, la finance fut créer pour anticiper le « risque ». Alors on pourrait vous poser cette question à Eco89 : qu’est-ce-que le risque en finance ?

    Autrefois les individus ne disposaient que des religions ou autre Nostradamus en tout genre pour pouvoir espérer anticiper l’avenir. La finance a apporté une réponse rationnelle à ce désir propre à l’homme.

    Quand on voit les réponses qu’elle apporte aujourd’hui sur les marchés financiers, rivalisant chacune de plus de subjectivité encore, alors oui, il faut réformer la finance et lui redonner son caractère originelle : objectiviser au mieux les risques à venir, et, à mon avis, son meilleur allié dans cette reconquête, se nomme la décroissance.

  • marie 75
    • Posté à 15h12 le 24/10/2008
    • Internaute 3563

    un art de l’écho (belge) ...
    Allez Nini ... quand c’est fini, ca recommence ! ! ! ! !

    La menace des crédits Alt-A prend la relève des subprime

    Les crédits Alt-A, à mi-chemin entre les « subprime » et les « prime », constituent, selon certains, la seconde vague d’emprunts hypothécaires qui, transformés en produits toxiques, déferlera sur les marchés financiers.
    Bruxelles (L’Echo) - « On n’en parle pas beaucoup parce qu’on en a peur »... C’est le sentiment général autour des crédits Alt-A, dernier-né du vocabulaire très actuel de la crise. Pourtant, ces produits financiers sont considérés par certains comme la seconde vague qui prendrait la relève des subprime.

    Les Alt-A, de leur nom scientifique « alternative-A », sont des prêts hypothécaires situés entre le « subprime » (crédit risqué) et le « prime » (considéré comme sûr). Seule condition pour l’obtention de ce prêt : l’emprunteur ne doit pas avoir d’incident de paiement ou de remboursement dans son passif, critère qui n’était pas demandé pour l’obtention d’un crédit « subprime ». En revanche, le candidat emprunteur n’a aucune information à fournir en ce qui concerne ses revenus...Ce qui rend du coup le produit beaucoup moins sûr.

    Alors que l’augmentation des impayés sur les crédits subprime a été constatée il y a un an et demi, les problèmes de remboursement sur les crédits Alt-A ont commencé à prendre de l’ampleur seulement au début de cette année.

    Comme l’avertissait déjà en mars Ben Bernanke, président de la Fed, « le niveau élevé des défauts de remboursement et des saisies immobilières n’est pas limité au subprime ». Ce dernier, montré du doigt depuis le début de la crise immobilière et financière, venait de trouver un petit frère pour partager le banc des accusés.

    D’après l’agence Fitch, le montant des prêts « Alt-A » émis entre 2005 et 2007 dépasse 600 milliards de dollars.

    Mais pourquoi n’en voit-on pas encore les effets directs ? Simplement, les Alt-A ont été émis massivement jusqu’en 2007, plus tard que le « subprime ». L’autre raison vient de la structure de ces prêts. Durant les premiers mois ou les premières années, les mensualités sont faibles.

    Mais une règle fait que, lorsque la différence entre le montant restant à rembourser et le prix estimé du bien dépasse un certain seuil, les mensualités sont immédiatement revues à la hausse.

    Les faibles remboursements initiaux n’ayant pas fait dégonfler le montant restant dû et les prix de l’immobilier ayant tendance à baisser actuellement, de plus en plus de foyers sont concernés...D’autant plus que l’entrée en récession des Etats-Unis est devenue une quasi-certitude.

    Un air de déjà-vu

    Ensuite, si l’on imagine le pire des enchaînements, l’on obtient dans l’ordre : dégradation du rating du produit financier par les agences de notation, dévalorisation des titres, dépréciation massive des portefeuilles de crédits Alt-A détenus par les banques et...nouvelles pertes « record » des institutions bancaires et financières. En Europe, le bancassureur néérlandais ING a déjà évalué l’impact négatif des investissements sur les emprunts hypothécaires à risque Alt-A. Ajouté à celui des subprime et des CDO’s, ce montant s’élève à environ 1,5 milliard d’euros pour le troisième trimestre.

    La crise des subprime n’était-elle donc qu’une répétition générale ? A en croire un analyste de Adelson and Jacob Consulting, « il y a une possibilité raisonnable que la dégradation du marché des Alt-A déclenche une nouvelle vague de dépréciations ». On ne connaît que trop bien la suite…

    Isabelle Dykmans

  • Counch
    Counch
    Citoyen en résistance en (...)
    • Posté à 15h21 le 24/10/2008
    • Internaute 23248
      Citoyen en résistance en (...)

    LE RAPPORT AU TEMPS ! ! ! !

    Pour moi, c’est la clé fondamentale. La finance et l’argent en général vivent dans le futur et non plus dans le présent. Tout le système est basé sur le futur. La création monétaire, les emprunts, les prêts, tout l’argent quoi. Il ne reste dans le présent, que l’économie réelle. celle que nous pouvons vérifier et quantifier réellement. Tout le reste est absolument inquantifiable puisque n’existant pas dans le présent.

    L’homme à inventer la machine à voyager dans le futur avec la finance. Le problème, c’est qu’elle n’est pas super au point ! ! ! Et lorsque l’on veut défier les lois de la physique, il faut s’attendre à un joli retour de baton.

    Bienvenu dans le monde réel messieurs les banquiers...

  • marie 75
    • Posté à 15h41 le 24/10/2008
    • Internaute 3563

    Demain on rase gratis ...
    Travailler plus pour gagner beaucoup moins.
    Economie réelle ?

    « les enfants de don quichotte “

    Cher(e)s ami(e)s,

    Chers amis des Enfants de Don Quichotte, L’Acte 1 est dans vos salles de cinéma, et évidemment il doit être vu par le plus grand nombre.
    En effet, le film est un outil pour sensibiliser, convaincre et mobiliser. Il faut donc qu’il touche celles et ceux qui ne sont pas inscrit(e)s sur cette News-letter et pour cela, vous devez aller le voir, puis vous devez en parler, à vos amis, collègues, sur le net etc... Ce film ne pourra atteindre sa cible que par le bouche-à-oreilles, que par vos réseaux formels ou informels, par le bruit que vous arriverez à faire autour. Et il ne restera en salle que s’il est ‘rentable’ pour le cinéma, donc s’il fait suffisamment d’entrées. Alors, on compte sur vous !

    A très vite,

    Les enfants de don quichotte

    PS. Pour les associations ou tous ceux qui veulent, il est possible d’organiser des projections et des débats autour du film. Renseignez-vous auprès de l’exploitant de votre cinéma.

    Plus d’information sur Lien

  • Hatamoto
    Hatamoto
    Vendeur de temps de cerveau (...)
    • Posté à 16h51 le 24/10/2008
    • Internaute 29766
      Vendeur de temps de cerveau (...)

    Cet article occulte 2 éléments majeurs (à dessein ?)
    - Les états n’ont plus le monopole de la création monétaire. Ce sont els banques commerciales qui aujourd’hui créent la monaie, l’état ne fait que « valider ». Non seulement cela ôte à l’état un de ses plus grands pouvoirs, mais celà à permi a quelques individus de batir des empires financiers sur le dos des états.
    - L’accessibilité aux ressources et leur origine. A l’origine c’étaient les épargnants qui fournissaient les liquidités nécessaires aux investissements. Aujourd’hui c’est entre autres, tous les salariés, obligés d’avoir un compte en banque, qui financent le « financement », leurs dépots servant de garantie aux opérations de marché des grandes banques.
    Si vous vous appelez Lehman ou Rotchild, vous pouviez aller voir une banque, lui demander un million, aller sur les marchés, lever 100 milions (avec en garantie le milion emprunté) rendre 1,1 milion à la banque, gagner 105 en quelques jours ...
    Il prennaient des risques ou nous disait, qu’il savaient qu’ils devraient les assumer (justification de leurs gains).
    Heureusement pour nous (ah bon ?) l’état garantissent leurs opérations pour soit disant sauver l’économie réelle.
    Ou est la réalité là dedans ?

  • affreuxjojo
    • Posté à 18h21 le 24/10/2008
    • Internaute 29421

    Je reprends un petit passage : Obtenir une adhésion politique majoritaire sur l’idée de « Français tous propriétaires » ne peut se faire qu’en recourant au crédit et au banques, donc à la finance (quitte à développer des prêts à quarante ans ou soutenir les crédits hypothécaires).
    C’est une défense de la finance ou c’est de l’humour ?

  • marie 75
    • Posté à 19h31 le 24/10/2008
    • Internaute 3563

    Effet dominos
    Les deux Bourses de Moscou, le RTS et le Micex, ont suspendu leurs cotations jusqu’à mardi, après des chutes de plus de 13% de leurs indices. En Asie, la Bourse de Tokyo avait ouvert le bal avec une chute de 9,6% en clôture, terminant au plus bas depuis plus de cinq ans. Dans la foulée, Séoul dégringolait de 10,6%, Hong Kong de 8,3% et Bombay de 10,96%.
    L’économie réelle intoxiquée
    Des annonces en série sont venues confirmer que la crise financière a bien commencé à empoisonner l’économie réelle. La Grande-Bretagne a ainsi annoncé son premier recul de l’activité économique depuis 1992, avec une baisse de 0,5% de son Produit intérieur brut au troisième trimestre.

    Dans la zone euro, l’activité du secteur privé est tombée à son plus bas niveau depuis 10 ans. « La question n’est plus de savoir si la zone euro va entrer en récession mais de connaître l’intensité et la durée de cette récession », selon Howard Archer, du cabinet Global Insight.
    Sony et Samsung en difficulté
    Les investisseurs japonais s’inquiétaient des hésitations de Wall Street et de la hausse continue du yen qui pénalise les exportateurs nippons. La monnaie japonaise s’échangeait à son plus haut niveau face au dollar depuis plus de 13 ans. Elle poursuivait son ascension en flèche face à l’euro, qui a plongé sous les 122 yens.

    Autre raison du pessimisme des investisseurs, le géant de l’électronique Sony a sévèrement revu à la baisse ses objectifs annuels et chutait de 12,2% en séance, tirant à la baisse les autres titres d’entreprises électroniques. En Corée du Sud, Samsung Electronics a quant à lui annoncé une baisse de 44% sur un an de son bénéfice net au troisième trimestre 2008.

    Hésitante face aux incertitudes économiques, la Bourse de New York avait fini jeudi sur un gain de 2,02%, après une séance de montagnes russes. Auparavant, les Bourses européennes avaient clôturé en ordre dispersé : Londres et Paris en hausse, respectivement de 1,16% et de 0,38%, Francfort en baisse de 1,13%.

    agences/sbo/dk/jeh

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