Le bazar des entreprises

Un blog de l'économiste Gilles Le Blanc, professeur à Mines ParisTech. Il décrypte la stratégie des entreprises, l'état de la concurrence, la (non) politique industrielle.

Trois idées reçues en économie qui plombent le débat politique

Gilles Le Blanc
Economiste
Publié le 19/01/2010 à 12h25

La finance tombée de son piédestal en 2009 à force d’excès et d’opacités, on pouvait espérer par contraste un rôle accru de l’analyse économique dans les débats à venir. Dette, délocalisations, pub sur France Télévision : trois exemples tirés de l’actualité de ce début d’année montrent que l’obsession politique a plus de poids dans les débats que l’analyse économique.

La dette tout d’abord, affichée comme le premier sujet de préoccupation et d’affrontement politique (alors que le chômage s’est pourtant accru de 500 000 personnes en un an !). La référence sans cesse reprise pour marteler la gravité le problème est le poids de la dette publique dans le PIB, qui atteindrait près de 78% en 2009.

1

Le poids de la dette dans le PIB, un indicateur peu pertinent

Sans vouloir nier les problèmes associés à une dette élevée et croissante, une telle comparaison n’a pas grand sens économique. Cette référence a son origine dans les critères de Maastricht qui, pour faire converger les économies européennes à un point permettant l’introduction d’une monnaie commune, s’appuyaient sur des grandeurs (PIB, déficit budgétaire, dette cumulée) permettant de comparer des pays très différents.

L’appliquer aujourd’hui comme critère de bonne/mauvaise santé d’une économie est erroné car on rapporte un stock (la dette totale) à un flux (la richesse créée en un an par le pays, son PIB), soit deux variables hétérogènes.

Pour l’illustrer, prenons quelqu’un disposant du salaire médian dans notre pays, soit 18 000 euros net. S’il souhaite acquérir un appartement, nul ne penserait à comparer le prix des biens recherchés à son revenu annuel. Une banque pourra lui accorder, en fonction de son revenu et sa capacité de remboursement, un prêt d’environ 70 000 euros sur une durée de 15 ans, lui permettant de s’endetter à hauteur de 3,8 son « PIB » personnel.

De façon analogue, il faudrait donc comparer le montant du remboursement de la dette publique, estimé à 42,7 milliards d’euros dans le projet de loi de finances 2010 voté par le Parlement à l’automne, aux recettes prévues du budget de l’Etat. Ce ratio est de 16%, ce qui est certainement élevé mais moins « apocalyptique » que la comparaison de la dette au PIB. Débattons ainsi de l’endettement et des choix politiques associés mais évitons les faux épouvantails censés frapper l’opinion mais sans réalité économique.

2

Plus la prime à la casse marche, plus les incitations à délocaliser augmentent

Deuxième exemple, le sujet sensible des délocalisations récemment illustré par l’annonce par Renault de produire la future Clio IV en Turquie, alors que le groupe a bénéficié l’an passé d’un prêt public important pour traverser la crise. Médias et politiques saluaient pourtant deux semaines plus tôt des résultats records pour l’industrie automobile française, en se félicitant du rôle positif joué par la prime à la casse mise en œuvre l’an passé.

Il est clair que cet instrument a dopé les ventes de véhicules et stimulé les exportations, par exemple vers l’Allemagne, en tirant parti d’un outil comparable décidé par notre voisin. Problème : cet instrument favorise surtout les petites voitures, donc des modèles qui sont (et ce depuis plusieurs années) assemblés dans des pays étrangers (Roumanie, Slovaquie).

La croissance des ventes de voitures Renault tient d’abord au poids grandissant des modèles Twingo et de la Logan et ses dérivés, assemblées à l« étranger. Par conséquent, plus la prime à la casse marche, plus les incitations à délocaliser augmentent pour les groupes automobiles européens. Se réjouir de la prime à la casse et dénoncer en même temps les délocalisations futures est donc incohérent.

3

La suppression de la publicité après 20h a profité à France Télévisions

Enfin, un sujet qui faisait l’actualité politique et économique il y a un an : la suppression de la publicité après 20h sur les chaînes de télévision publiques. La mesure allait, entendait-on, appauvrir le groupe public, exiger un soutien accru de l’Etat et profiter directement aux chaînes privées.

L’estimation des recettes publicitaires de France Télévisions après application de la mesure était au départ de 260 millions d’euros (jugée trop optimiste par certains opposants). Estimation du bilan final [selon la société de gestion et d’analyse Yacast] : environ 420 millions d’euros de recettes publicitaires en 2009, tandis qu’en parallèle, les résultats des principales chaînes privées ont faiblement progressé.

Silence et indifférence à l’annonce de ces chiffres. Ils s’expliquent pourtant par un phénomène économique élémentaire : lorsque la rareté d’un bien s’accroît, son prix augmente. Or supprimer la publicité sur France Télévision après 20h signifie que la quantité de créneaux publicitaires sur ces réseaux diminue.

Comme l’audience de ces chaînes n’est pas exactement la même que celle des chaînes privées, et qu’un annonceur publicitaire, pour toucher le plus grand monde, ne peut négliger cette audience, cela signifie pour ce dernier que l’offre de publicité de France Télévision se contracte.

Résultat : les prix augmentent et les recettes totales aussi, même si le volume de minutes vendues est en diminution. Ce qui est étonnant, c’est finalement l’étonnement de ceux qui faisaient un an plus tôt des déclarations définitives solennelles censées pourfendre l’adversaire politique, mais malheureusement fort peu économiques et donc condamnées à être démenties plus tard par les faits et les chiffres.

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  • ecor1
    ecor1
    sur le fil
    • Posté à 12h44 le 19/01/2010
    • Internaute 25388
      sur le fil

    Le déficit budgetaire sera de l’ordre 140 milliards et le cout de la dette 42 milliards. C’est quand meme frappant que 30% de ce que nous empruntons aille au remboursement de ce que nous avons déjà emprunté. Meme s’il s’agit sans doutes d’un chiffon rouge agité au nez de la population pour faire passer la série de régressions sociales qui sont en cours et celles qui ne vont pas tarder à arriver, il faut quand meme admettre que c’est beauoup. Avec ces 42 milliards on pourrait en faire des choses.

    D’autre part, il serait intéressant d’apporter une ou deux precisions. Qu’est ce que le chiffre de 42 milliards représente ? Le remboursement de la dette per se ou le paiement des intérets de la dette ? Je crois que c’est la deuxième option qui est la bonne.

    • madtibo
      madtibo répond à ecor1
      informaticien syndicaliste
      • Posté à 12h57 le 19/01/2010
      • Internaute 82311
        informaticien syndicaliste

      Toutes les réponses là : Lien

      • Zeki
        Zeki répond à madtibo
        Curieux de tout
        • Posté à 13h49 le 19/01/2010
        • Internaute 64085
          Curieux de tout

        Il est évident que ce n’est pas la dette le problème. Mais la gestion de la dette (les intérêts), qui depuis 1973 (réforme de VGE en vue de l’euro) ne peuvent plus bénéficier au public.
        Mais la prostitution des politiques aux banquiers n’est ni nouveau ni prêt à se terminer.
        Regardez juste le tableau de la page wiki pour vous faire une idée de l’évolution depuis ces réformes (Lien)

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        ou

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        • Majes
          Majes répond à Zeki
          ingénieur industrie
          • Posté à 12h48 le 20/01/2010
          • Internaute 102278
            ingénieur industrie

          3 hommes nus sans le sou au milieu de nulle part.
          -monsieur 1 sait faire de la nourriture mais n’a pas les machines
          -monsieur 2 sait faire les machines mais n’a rien à manger.
          -monsieur 3 ne sait rien faire.

          Cas 1 : un an apres ils sont tous morts.

          Cas 2 : monsieur 3 fait croire au 2 autres qu’il a de l’argen et le prete aux 2 autres moyennant intérêts. 1 an apres ça tourne plein pot avec de la croissance.
          Mais 1 & 2 ne pourrons jamais rembourser de l’argen qui n’a jamais existé, que peuvent ils faire ? : Réponse.....
          - Tuer mr 3 et tous ses proches ( Methode Hitler )
          - Mr 3 efface l’exigence de rembousement pour ne pas être zigouillé par les 2 autres. (effacement de dette )
          - ils jouent aux dés qui et combien perdra chacun ( crack)

          Les 3 Acceptent que pour vivre il faut impérativement de la dette, et qu’ils se condamnent de temps à autre à choisir entre : l’effacement, le crak ou la guerre d’extermination.

          • Zeki
            Zeki répond à Majes
            Curieux de tout
            • Posté à 13h33 le 20/01/2010
            • Internaute 64085
              Curieux de tout

            Mais l’effacement, le crack ou la guerre d’extermination peuvent voir leur fréquence augmenter ou diminuer selon l’évolution déterminée par les organismes de contrôle.
            Les intérêts de la dette dépensés dans l’économie réelle (et non utilisés pour gagner de nouveaux intérêts) feraient du bien à l’équilibre du système.
            De plus que certains s’enrichissent de la ruine des autres devient un problème quand ils peuvent provoquer donc anticiper ces faillites. A la baisse comme à la hausse tout comme au casino, la banque reste la gagnante.
            La création monétaire comme le contrôle du système ne peut pas relever uniquement des bénéficiaires.

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          • Majes
            Majes répond à Majes
            ingénieur industrie
            • Posté à 08h45 le 21/01/2010
            • Internaute 102278
              ingénieur industrie

            Je repète et complète avec la solution :

            3 hommes nus sans le sou au milieu de nulle part.
            -monsieur 1 sait faire de la nourriture mais n’a pas les machines
            -monsieur 2 sait faire les machines mais n’a rien à manger.
            -monsieur 3 ne sait rien faire.

            Cas 1 : un an apres ils sont tous morts.

            Cas 2 : monsieur 3 fait croire au 2 autres qu’il a de l’argen et le prete aux 2 autres moyennant intérêts. 1 an apres ça tourne plein pot avec de la croissance.
            Mais 1 & 2 ne pourrons jamais rembourser de l’argen qui n’a jamais existé, que peuvent ils faire ? : Réponse.....
            - Tuer mr 3 et tous ses proches ( Methode Hitler )
            - Mr 3 efface l’exigence de rembousement pour ne pas être zigouillé par les 2 autres. (effacement de dette )
            - ils jouent aux dés qui et combien perdra chacun ( crack)

            Les 3 Acceptent que pour vivre il faut impérativement de la dette, et qu’ils se condamnent de temps à autre à choisir entre : l’effacement, le crak ou la guerre d’extermination.

            La solution :
            mr 1 et 2 font croire par les faits qu’ils vont rembourser mr 3 : Ils lui remboursent disons 3 % pour lui donner confiance puis réempruntent 5% etc...(.position Francaise.)
            Mr 3 n’est pas idiot, il garde le pouvoir et la vie, gagne de l’argent sur de l’argent qu’il na jamais eu.

            La position américaine serai plutôt le crack juste pour retarder la guerre. Preuve : l’ampleur délirante de leur dette et de leur armée. La vicitime est le prêteur qui est désormais condamné à continuer sans limite à soutenir par le prêt son endétté. l’Amérique se met dans la position d’Hitler en 36 : Comment peut elle éponger un dette sans fond ?
            Pour le preteur Chinois : Ce sera effacer la dette ou la guerre.

        • tecole74hs
          tecole74hs répond à Zeki
          passe repasse trépassera...
          • Posté à 15h46 le 20/01/2010
          • Internaute 59167
            passe repasse trépassera...

          Merci Zeki pour ce lien très très pertinent sur l’argent. J’y ai trouvé des réponses précises à des intuitions que j’avais déjà mais qui restqient trop floues.

          • Zeki
            Zeki répond à tecole74hs
            Curieux de tout
            • Posté à 17h03 le 20/01/2010
            • Internaute 64085
              Curieux de tout

            C’est un plaisir de voir le côté participatif du net contribuer à l’échange d’informations et d’opinions.
            C’est amusant de voir comment nous sommes maintenus dans l’ignorance des bases de l’économie moderne, préférant nous abreuver d’arguments orientés en faveur de la théorie dominante.
            Ne perdez pas de vue l’accueil réservé à l’argent dette (qui a « une sale petite odeur » selon P.Riché) (Lien) que l’on constate sur la page de discussion de wiki (Lien)

            Voici une « Réfutation du film : l’argent-dette qui fait fureur sur le net », (une tentative je dirai car entre temps il y a un 2, mais ce n’est que mon opinion)
            Lien

            extraits choisis :
            « Le film l’argent-dette marque le grand retour des sophistes et des sectaires (ça commence bien)
            ...occasion pour des esprits faux de faire les malins...visions biaisées de la réalité...illusion scientifique...fantasme éternel de la tromperie du bon peuple...diables dont l’action souterraine est naturellement maléfique...L’aliénation sectaire de masse ...officines de recyclage pour les réseaux d’influence communistes...vaticinations peuvent être aussi le fait d’allumés en tout genre et d’associations écologiques prônant la décroissance et l’économie durable
            (là vous êtes préparé...)
            ...
            L’erreur :

            On note que la monnaie créée correspond au principal et qu’il faudra rembourser le capital et un intérêt qui lui ne correspond à rien et sera in fine payé par l’emprunt de nouvelles sommes. Le système est obligé à une fuite en avant perpétuelle jusqu’à l’explosion finale. On déverse à ce moment là tous les interdits religieux sur l’usure, cela fait de la chaleur à défaut de lumière.
            ...
            L’affaire du taux d’intérêt est extrêmement simple : l’argent investi doit permettre un retour sur investissement. En un mot il se financera par l’accroissement de la richesse que l’investissement permet. Le flux de remboursement comprend le gain de productivité espéré. Le système est parfaitement stable si le taux de productivité de longue durée est égal au taux d’intérêt.
            ...
            Une approche plus réaliste...Les banquiers ne sont pas des voleurs. (tout est dit)
            –––––––––––––––––––––––––––––-
            Si Paul Grignon est un illuminé, je me demande où il faut ranger ces illustres personnages :

            “Whoever controls the volume of money in any country is absolute master of all industry and commerce.”
            – James A. Garfield, President of the United States

            “Neither paper currency nor deposits have value as commodities, intrinsically, a ’dollar’ bill is just a piece of paper. Deposits are merely book entries.”
            – Modern Money Mechanics Workbook, Federal Reserve Bank of Chicago, 1975

            “This [Federal Reserve Act] establishes the most gigantic trust on earth. When the President [Wilson} signs this bill, the invisible government of the monetary power will be legalized.... the worst legislative crime of the ages is perpetrated by this banking and currency bill.”
            – Charles A. Lindbergh, Sr. , 1913

            “From now on, depressions will be scientifically created.”
            – Congressman Charles A. Lindbergh Sr. , 1913

            “A great industrial nation is controlled by it’s system of credit. Our system of credit is concentrated in the hands of a few men. We have come to be one of the worst ruled, one of the most completely controlled and dominated governments in the world–no longer a government of free opinion, no longer a government by conviction and vote of the majority, but a government by the opinion and duress of small groups of dominant men.”
            –President Woodrow Wilson

            “I believe that banking institutions are more dangerous to our liberties than standing armies. Already they have raised up a monied aristocracy that has set the government at defiance. The issuing power (of money) should be taken away from the banks and restored to the people to whom it properly belongs.”
            –Thomas Jefferson, U.S. President.

            “If Congress has the right [it doesn’t] to issue paper money [currency], it was given to them to be used by...[the government] and not to be delegated to individuals or corporations”
            – President Andrew Jackson, Vetoed Bank Bill of 1836

            “The few who understand the system, will either be so interested from it’s profits or so dependant on it’s favors, that there will be no opposition from that class.”
            – Rothschild Brothers of London, 1863

            The powers vested in the Federal Reserve Board seem to me highly dangerous especially when there is political control of the Board. I should be sorry to hold stock in a bank subject to such dominations. The [Federal Reserve] bill as it stands seems to me to open the way to a vast inflation of the currency.… I do not like to think that any law can be passed that will make it possible to submerge the gold standard in a flood of irredeemable paper currency.

            * Henry Cabot Lodge Sr., 1913

            “History records that the money changers have used every form of abuse, intrigue, deceit, and violent means possible to maintain their control over governments by controlling money and it’s issuance”. – James Madison Misc. Sources “Banks lend by creating credit. They create the means of payment out of nothing” – Ralph M. Hawtrey, Secretary of the British Treasury

            “By this means government may secretly and unobserved, confiscate the wealth of the people, and not one man in a million will detect the theft.”
            –John Maynard Keynes in his book “THE ECONOMIC CONSEQUENCES OF THE PEACE” (1920).

            “We have, in this country, one of the most corrupt institutions the world has ever known. I refer to the Federal Reserve Board. This evil institution has impoverished the people of the United States and has practically bankrupted our government. It has done this through the corrupt practices of the moneyed vultures who control it”.
            – Congressman Louis T. McFadden in 1932

            etc

        5 autres commentaires
  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 13h23 le 19/01/2010
    • Internaute 53186
      inconsolable

    gloup

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 13h24 le 19/01/2010
    • Internaute 53186
      inconsolable

    gloup

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 13h22 le 19/01/2010
    • Internaute 53186
      inconsolable

    L’illusion des critères de convergences de Maastricht s’est évanouie dans la réalité des politiques divergentes de la crise.

    • pablico
      pablico répond à Anastaze
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 19h20 le 19/01/2010
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      et si l’on cherchait autre chose ?

      pourquoi toujours parler dette, faire de la dette ?

      et si nous changions de paradigme et faisions de :

      l’actif, de l’ avoir, de la créance, du crédit.... comme la Norvège en ce moment..qui théorise.et place du surplus ! ! ! .pour des futurs noirs...

      on peut rêver...de positif...

      avoir des dettes à l’air d’être une mode incontournable..

      • haiker
        haiker répond à pablico
        • Posté à 19h53 le 19/01/2010
        • Internaute 29253

        Commentaire idéal pour citer Monseigneur :

        « Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d’Europe. Or, une économie qui ne s’endette pas suffisamment, c’est une économie qui ne croit pas en l’avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. » - Programme présidentiel de 2007.

        3 ans plus tard, avec l’explosion de la dette nationale actuelle, les français peuvent avoir la plus totale confiance en l’avenir, en leurs atouts, et ne plus craindre les lendemains.

        Ouf (toute ressemblance avec le mot fou ne pourrait être que fortuite...)

      • Anastaze
        Anastaze répond à pablico
        inconsolable
        • Posté à 20h19 le 19/01/2010
        • Internaute 53186
          inconsolable

        D’accord avec vous, mais je ne crois pas que ce soit une mode, ça a commencé avec les billets à ordres des Lombards, puis avec l’invention de la monnaie papier de Laws, puis après, il y a eu l’abandon de la parité du dollar/or et la titrisation des créances et le crédit revolving.

        Tout est bon pour créer des biens (l’illusion) à partir du temps qui passe.

      • axelrenoux
        axelrenoux répond à pablico
        &tudiant
        • Posté à 20h46 le 19/01/2010
        • Internaute 86883
          &tudiant

        théorise ou thésaurise ?

      • ludovitche
        ludovitche répond à pablico
        Ingénieur
        • Posté à 21h18 le 19/01/2010
        • Internaute 76429
          Ingénieur

        En Grèce aussi c’est une mode vous avez remarqué ?

  • t_senay
    t_senay
    Consultant IT
    • Posté à 13h23 le 19/01/2010
    • Internaute 22114
      Consultant IT

    Sur le point 1, quelque chose me chiffonne. Si on fait la comparaison de l’état avec un citoyen lambda, il faut la faire jusqu’au bout. Le principe de base de endettement, est qu’il faut payer des intérêt ET rembourser le capital. Pour le crédit classique, on rembourse le capital au fur et a mesure, l’État, lui, rembourse l’intégralité à la fin(pour les obligations). Pour savoir si l’État est solvable ou pas, il faut donc, pour l’année qui suit, comptabiliser les intérêts qu’il doit payer plus le remboursement des obligations arrivées à échéance. Le ratio par rapport a ses recette estimée donne un taux d’endettement compréhensible pour tout un chacun. Il est communément admis qu’une personne ordinaire ne devrait pas s’endetter a plus de 30%, j’imagine que pour l’État, il en va autrement, compte tenu de la structure de ses dépenses. Quel journaliste économique se lancera dans ce calcul, et osera publier un état des lieux compréhensible par le public ?

    • CAUSTICUM
      CAUSTICUM répond à t_senay
      désabusé de plus en plus ...
      • Posté à 14h38 le 19/01/2010
      • Internaute 29966
        désabusé de plus en plus ...

      Bonne remarque et le problème est je crois complexe, mais pas forcément en faveur des pourfendeurs de la dette, car :

      Chaque jour, des obligations émises par l’Etat, en général 8 ou 10 ans avant, arrivent à échéance et le capital est donc remboursé aux prêteurs (souscripteurs obligataires).

      Ces opérations quotidiennes sont réalisées pour bonne part (dette interne) via les sociétés d’assurance (branche assurance-vie), qui souscrivent en permanence pour le compte de leurs clients, des obligations émises par l’Etat. Le jour même où elles sont remboursées, les assureurs re-souscrivent immédiatement des obligations d’Etat et donc pour l’Etat, c’est un flux permanent de sorties et d’entrées quasi concomitantes.

      Les titulaires de contrats d’assurance-vie (en euros) - ne pas confondre avec les unités de compte - n’en savent rien pour la plupart et pourtant, ce sont eux qui prêtent à l’Etat. Ils sont donc à la fois débiteurs en tant que citoyens et créanciers en tant qu’épargnants en assurance-vie.

      De ce point de vue, dire que chaque Français y compris au berceau serait endetté à hauteur d’un montant X est une donnée incomplète et donc peu pertinente.

      Il en va tout autrement pour la dette externe, car pour cette partie, la France doit à d’autres Etats et plus elle délocalise ses entreprise, la France, plus elle appauvrit ses citoyens et moins elle a de moyens pour rembourser sa dette externe.

      La première clarification serait de prendre connaissance du ratio dette externe/dette globale et par la même, du rapport dette externe/dette interne

      • xaxa
        xaxa répond à CAUSTICUM
        • Posté à 18h20 le 19/01/2010
        • Internaute 88669

        Pour compléter ...

        La dette interne, telle que vous la présentez, est essentiellement souscrite par les banques (placement de leurs fonds propres, ou produits d’épargne pour les clients) et les assurances (idem). Les particuliers peuvent acheter en direct, mais ils représentent une faible part.

        Dans le même temps, ces banques et assurances souscrivent de la dette d’autres pays. Dans ce cas, c’est essentiellement au titre des contrats d’épargne.

        Les francais sont, à ce titre, propriétaires d’une partie de la dette britannique, japonaise, américaine, etc ...

        Pour la dette externe, c’est très compliqué de définir qui la possède réellement.

        Schématiquement, ce sont des organismes étrangers et des particuliers étrangers. Mais on ne connait pas la destination finale des fonds gérés par ces organismes. En particulier, avec la libre circulation des fonds en Europe, vous avez des fonds « achetables » en France via votre intermédiaire financier qui sont domiciliés dans un autre pays d’Europe.

        Du point de vue de l’AFT (pour la dette d’Etat), ces fonds « étrangers » mais détenus par des francais sont étrangers et comptabilisés comme tels. La part de ces fonds détenues par des francais est, d’un point de vue logique, une dette interne, mais techniquement une dette externe puisque gérée par un fond étranger.

        J’entends certains dire « ces fonds sont destinés aux plus aisés ... ». Ce n’est pas entièrement faux, mais c’est ignorer les fonds proposés par de grandes entreprises à leurs salariés et qui peuvent être géré en France (dette interne) comme hors de France (dette externe).

        Concernant la dette de l’Etat (et pas la dette publique qui englobe aussi les administrations et les collectivités), la dette externe représente dans les 60% du tout.

    • xaxa
      xaxa répond à t_senay
      • Posté à 17h21 le 19/01/2010
      • Internaute 88669

      Le service de la dette pour l’Etat seul se monte à 130 ou 140 milliards annuels, dont une 40 en intérêt (coût de la dette). Le service complet représente donc, en gros, la moitié des recettes de l’Etat (hors comptes sociaux).

      Dans le même temps, l’Etat réemprunte la totalité de la dette remboursée + son déficit de l’année.

      Et à cela, il faut ajouter les administrations et les collectivités locales.

  • JP_JP
    • Posté à 13h25 le 19/01/2010
    • Internaute 18274

    420 millions d’euros de recettes publicitaires en 2009.
    Elles étaient de quel montant en 2008 svp ?

    • Instinct
      Instinct répond à JP_JP
      Assis
      • Posté à 14h45 le 19/01/2010
      • Internaute 92247
        Assis

      618,50 millions d’euros en 2008

      D’après Les Echos, les recettes publicitaires de France Télévisions ont atteint 393 millions en 2009

      Donc, + la dotation publique de 415 Millions pour le manque à gagner, ça fait 808 millions d’euros pour 2009 au titre de la publicité ...

      • JP_JP
        JP_JP répond à Instinct
        • Posté à 16h41 le 19/01/2010
        • Internaute 18274

        Merci.
        Donc contrairement à ce que suggère l’auteur, la suppression de la publicité après 20h n’a pas profité à France Télévisions.
        Même si le coût de la minute à « grimpé » ce qui leur permet de limiter les dégâts, ils (et donc nous contribuables) sont les grands perdants de la réforme sarkozienne.
        Sacré manque à gagner quand même !

         
        • A déménagé le 13-01-2012 5
          A déménagé le 13-01-2012 5 répond à JP_JP
          non connue
          • Posté à 16h52 le 19/01/2010
          • Internaute 98137
            non connue

          Quelle mauvaise foi ! ! !

          On est passé de 618 millions de 2008 à 808 millions en 2009, et vous dites qu’ils y ont perdu...

          Vous ne trouvez pas que l’anti-sarkozysme primaire pourrait avoir des limites non ?

          • touko_2
            touko_2 répond à A déménagé le 13-01-2012 5
            fonctionnaire http://minettelol (...)
            • Posté à 18h47 le 19/01/2010
            • Internaute 70143
              fonctionnaire http://minettelol (...)

            Et le pro-sarkozisme primaire dont vous faites preuve, vous croyez pas que ca commence à saouler légèrement ? ?

            • A déménagé le 13-01-2012 5
              A déménagé le 13-01-2012 5 répond à touko_2
              non connue
              • Posté à 18h57 le 19/01/2010
              • Internaute 98137
                non connue

              Ah mais ça je m’en tamponne. Si vous avez de bons arguments à m’opposer, n’hésitez surtout pas. Il se trouve que j’en lis rarement de bons arguments ici ; à croire que le gauchiste en collants de base n’a pas de tête et qu’il ne sait raisonner qu’avec ses tripes...

              • I.P
                • Posté à 19h38 le 19/01/2010
                • Internaute 25391
                  Flat4


                Ah mais ça je m’en tamponne. Si vous avez de bons arguments à m’opposer, n’hésitez surtout pas

                Moi m’sieur ! Moi !
                L’augmentation du créneau publicitaire n’est qu’un phénomène passager vu que le but affiché est la suppression totale de la publicité sur France Télévisions.
                Que le groupe s’en sorte mieux par pur effet d’aubaine pendant quelques temps ne change rien au problème de fond, à savoir que bientôt l’état sera le seul pourvoyeur de fonds de France Télévisions, avec toutes les dérives que cela peut entraîner.
                Ça va j’ai bon ?

                • A déménagé le 13-01-2012 5
                  A déménagé le 13-01-2012 5 répond à I.P
                  non connue
                  • Posté à 19h49 le 19/01/2010
                  • Internaute 98137
                    non connue

                  Je ne vois pas en quoi le fait que l’état soit le seul financier de FT pourrait entraîner des dérives, pour plusieurs raisons :

                  1) l’Etat est déjà l’actionnaire. Qu’il paye 100% ou pas, ça ne change rien,
                  2) l’exemple de la BBC montre qu’on peut être financé par l’Etat et être d’une grande qualité. Il faut bien entendu que les compétences et la stratégie suivent dans les chaînes,
                  3) on se plaint suffisamment des dérives que cause la pub et la course à l’audimat qui s’ensuit pour qu’il soit de particulièrement mauvaise foi de se plaindre que ce financement soit remplacé par un financement public.

                  • I.P
                    • Posté à 19h52 le 19/01/2010
                    • Internaute 25391
                      Flat4

                    Ne faites pas semblant de ne pas comprendre.
                    La BBC est financée à 100% par l’état mais le 1er ministre anglais n’a pas de pouvoir sur le président de la BBC. Alors que chez nous depuis la réforme sur la nomination du président de France Télévisions le président (de la république) nomme qui il veut et lui donne les moyens qu’il veut.

                    • A déménagé le 13-01-2012 5
                      A déménagé le 13-01-2012 5 répond à I.P
                      non connue
                      • Posté à 20h05 le 19/01/2010
                      • Internaute 98137
                        non connue

                      C’est bien ce que je dis, ce n’est pas une question de source des financements.

                      Formellement d’ailleurs, le choix du président doit être confirmé par le parlement à la majorité des 3/5 des commissions compétentes.

                      • I.P
                        • Posté à 20h35 le 19/01/2010
                        • Internaute 25391
                          Flat4

                        Ce n’est pas QU’une question de source de financement.
                        Un président indépendant qui se fait couper les vivres va faire du bruit pour sauver sa chaîne, et aura au moins le levier de la pub pour limiter les dégâts.
                        Maintenant si vous avez un président (de la république) qui nomme son obligé et en plus lui fait l’aumône que voulez vous avoir comme liberté de parole sur cette chaîne ?

                        Notez que je ne fais pas de paranoïa en disant que c’est le but caché de Sarkozy. Je dis juste que ça rend ce scénario de muselage possible.


                        Formellement d’ailleurs, le choix du président doit être confirmé par le parlement à la majorité des 3/5 des commissions compétentes.

                        Avec un scrutin majoritaire à deux tours pour élire les députés ce n’est pas très sérieux comme argument.

          • lordkraen
            lordkraen répond à A déménagé le 13-01-2012 5
            France d'en bas
            • Posté à 19h31 le 19/01/2010
            • Internaute 85313
              France d'en bas

            Heu... Ce n’est pas tout à fait ça...

            En recette publicitaires nous sommes passés de 618,50 millions d’euros en 2008 à 393 millions en 2009. Le reste c’est de la dotation publique.

            => ils (et donc nous contribuables) sont les grands perdants de la réforme Sarkozienne. Comment ne pas être d’accord ?

            Sauf difficultés de compréhension majeures, ne serait-ce pas vous qui êtes de mauvaise foi ?

            • A déménagé le 13-01-2012 5
              • Posté à 19h43 le 19/01/2010
              • Internaute 98137
                non connue

              Et alors ?

              La dotation publique a justement été décidée pour compenser la baisse de la pub.

              Dire que le résultat de la réforme est que les moyens de FT ont baissé, ce n’est rien d’autre qu’un mensonge éhonté. Comment oser dire qu’ils sont perdants alors qu’ils ont touché plus en 2009 qu’en 2008 !

              • lordkraen
                lordkraen répond à A déménagé le 13-01-2012 5
                France d'en bas
                • Posté à 19h59 le 19/01/2010
                • Internaute 85313
                  France d'en bas

                Vous réclamez des arguments et refusez d’en tenir compte...
                Relisez encore : vous allez y arriver.
                Allez, je vous donne indice : le contenu de la parenthèse.

                Et vous devriez attendre quelques minutes avant de « toper » vos commentaires : ça laisserait un doute et ça sentirait moins l’auto satisfaction.

                • A déménagé le 13-01-2012 5
                  • Posté à 20h06 le 19/01/2010
                  • Internaute 98137
                    non connue

                  Ca vous dérange qu’on tope mes commentaires ? Vous avez un problème d’égo ?

                  Je m’en tamponne du contenu de votre parenthèse. Je ne fais pas dans l’exégèse. Votre message est globalement débile, on ne va pas rentrer dans le détail poil de couille ) poil de couille...

              • ssss
                ssss répond à A déménagé le 13-01-2012 5
                ch d'études
                • Posté à 15h23 le 20/01/2010
                • Internaute 82176
                  ch d'études

                Dette publique : réponse à l’article de Eco89
                tjrs des gens pour dire que finalement c’est pas si grave
                non bien sûr mais en profite ?
                -les organismes financiers internationnaux, les banques, etc., qui nous prêtent pour combler notre déficit (traduction notre mauvaise gestion alimente le capitalisme financier que tout gauchiste digne de ce nom maudit...) ;
                -ceux qui profitent le plus de l’Etat providence car la dette découle de nos dépenses sociales et de santé au sens large (+ les autres gaspillages publics dont riches comme pauvres sont friands en France au nom du « l’Etat nous doit ceci ou cela... »), or je ne suis pas sûr que l’Etat vache à lait ne suscite pas des injustices et des abus (et d’ailleurs ceux qui demandent sont-ils vraiment ceux qui en ont le + besoin ?)

                Qui en paie le prix :
                -les « bas salaires » lourdement prélevés (cotisations sociales plafonnées pesant lourdement sur les salaires) et les PME (charges sociales), bref tous ceux qui supportent lourdement les prélèvements sur le travail et les impôts indirects (rappelons qu’en France 50% des gens ne paient pas l’impôt sur le revenu et que celui-ci ne rapporte rien...). Ces couches populaires et petites classes moyennes sont prélevées pour financer d’une part un Etat providence devenu vache à lait et inique et d’autre part les intérêt de sa dette ;
                -les ouvriers et paysans chinois et indiens travaillant jusqu’à plus soif dont les bas salaires permettent des excédents faramineux, placés dans les organismes financiers et banques de leurs pays, lesquels rachètent ainsi en partie notre dette (60% de la dette française est détenue par des capitaux étrangers, or qui finance le monde actuellement...)
                bien évidemment ces injustices et l’exploitation auxquelles notre dette contribue ne dérangent pas les merveilleux économistes progressistes de gauche qui veullent sauver les acquis sociaux... Bravo messieurs continuez et faîtes indirectement le jeu de la droite qui prétend vraiment vouloir combattre la dette ! Tout cela n’est que duperie.

          • JP_JP
            • Posté à 21h43 le 19/01/2010
            • Internaute 18274

            Tu es vraiment un gros ... nul en arithmétique élémentaire !
            t’es même pas allé jusqu’au CE1 ?
            il manque 618,50 - 393 = 225.5 millions d’entrées pub.
            Toi d’habitude si obsédé par les impôts, là ... plus personne.
            Les 415 Millions de dotation, ce sont nos impôts !
            ça confirme ce que je pensais : Pour être sarkoziste,non seulement il faut être inculte mais de plus fâché avec le calcul primaire.

            • A déménagé le 13-01-2012 5
              A déménagé le 13-01-2012 5 répond à JP_JP
              non connue
              • Posté à 21h59 le 19/01/2010
              • Internaute 98137
                non connue

              Et alors ? Vous disiez avec la meute des malcomprenants que tout ça avait été néfaste à France Télévision. Comme la simple analyse des chiffres prouve le contraire, vous avez enclenché le mode mauvaise foi avec cette histoire de contribuable...

              C’est bien la première fois que je vois un tas de gauchos se plaindre des impôts et de la dépense publique, on croit rêver... Vous êtes presque murs pour voter Sarkozy en 2012, encore une effort : -))))))

        16 autres commentaires
  • Instinct
    Instinct
    Assis
    • Posté à 13h54 le 19/01/2010
    • Internaute 92247
      Assis

    « L’estimation des recettes publicitaires de France Télévisions après application de la mesure était au départ de 260 millions d’euros »

    Dans la loi de finance votée en 2008, la dotation pour 2009 était de 450 millions d’euros et sera de 457,875 millions d’euros pour 2010 .

    Lien

    Meme s’il est prévu un ajustement à la baisse à 415 millions d’euros au titre de 2009 .

  • Arcus_Plus
    • Posté à 13h34 le 19/01/2010
    • Internaute 21390

    Le résultat de la suppression de la pub sur France Télévision est vraiment surprenant, + 60 % ! ? On pouvait quand même se douter que la mesure n’allait pas forcément profiter aux autres grandes chaînes (on parlait surtout de TF1) qui étaient déjà saturées de pub, mais augmenter les recettes publicitaires tout en diminuant la quantité de spots, ça donne presque envie de savoir jusqu’où on peut aller dans la réduction du temps donné à la pub.

    • screugneugneux
      screugneugneux répond à Arcus_Plus
      râleur-NRV
      • Posté à 13h45 le 19/01/2010
      • Internaute 43534
        râleur-NRV

      un seul spot quotidien,...... mais plein pot soit 1.232 millions les 30 secondes............

      z’ai tro bu moi.........

    • jmax
      jmax répond à Arcus_Plus
      • Posté à 13h56 le 19/01/2010
      • Internaute 3111

      +60% par rapport aux estimations pour 2009 mais moins que les recettes 2008

      • Arcus_Plus
        Arcus_Plus répond à jmax
        • Posté à 14h16 le 19/01/2010
        • Internaute 21390

        oui je suis allé un peu vite en besogne. Cela dit, ça reste surprenant

  • Jojo2
    Jojo2
    Ancien actif
    • Posté à 13h40 le 19/01/2010
    • Internaute 95629
      Ancien actif

    Rien compris.

    « Pour l’illustrer, prenons quelqu’un disposant du salaire médian dans notre pays, soit 18 000 euros net. S’il souhaite acquérir un appartement, nul ne penserait à comparer le prix des biens recherchés à son revenu annuel. “

    C’est pourtant ce que la banque fait en liant son prêt à ses revenus.

    ‘Une banque pourra lui accorder, en fonction de son revenu et sa capacité de remboursement, un prêt d’environ 70 000 euros sur une durée de 15 ans, lui permettant de s’endetter à hauteur de 3,8 son PIB ’ personnel.”

    D’autre part, ce qui compte pour FT c’est le déficit engendré par la perte de la publicité, pas qu’il soit moindre que prévu. Vous n’en dites rien.

    • xaxa
      xaxa répond à Jojo2
      • Posté à 18h34 le 19/01/2010
      • Internaute 88669

      « C’est pourtant ce que la banque fait en liant son prêt à ses revenus. »

      Non. La banque compare la mensualité aux revenus, ce qui lui permet de voir si vous êtes capable de payer la mensualité.

      La banque peut éventuellement comparer le montant du prêt à d’éventuelles garanties (autres avoirs pouvant permette un remboursement total ou partiel du prêt en cas de souci). Ces garanties ont comme intérêts :
      - de pouvoir négocier un meilleur prêt (taux, mécanisme, durée, adossement, etc...)
      - de montrer, si la mensualité est trop élevée, que vous avez d’autres sources de financement, donc que le risque de la banque est limité.

  • screugneugneux
    screugneugneux
    râleur-NRV
    • Posté à 13h41 le 19/01/2010
    • Internaute 43534
      râleur-NRV

    « le montant du remboursement de la dette publique, estimé à 42,7 milliards d’euros “

    ces 42 M servent ils a rembourser la dette ? ( donc elle diminue..
    ou bien servent ils a rembourser les interets ? dans ce cas c’est plus d’ 1/6 ème de nos revenues qui y sont consacrés..... et la dette ne deiminue pas.

    ‘du rôle positif joué par la prime à la casse mise en œuvre l’an passé’

    La prime a surtout permis a ceux qui en avaient les moyens, de renouveler leurs véhicules a bon compte, car cette prime est financée ( supportée ) par tous, mais seuls ceux qui ont une voiture et qui ont les moyens de la renouveler ont pu en profiter.

  • pgs
    pgs
    Informaticien freelance
    • Posté à 13h42 le 19/01/2010
    • Internaute 65170
      Informaticien freelance

    Une comparaison avec l’emprunt d’un particulier est un peu tirée par les cheveux (quoique, les particuliers ont largement abusé du crédit également, ce qui explique en partie la bulle immobilière) : le particulier emprunteur ne voit pas le montant de son emprunt augmenter chaque année, et si c’est le cas il a un gros gros problème qu’il devra résoudre rapidement.

    Je sais que le spectre de la dette est agité par les ultra libéraux qui en profitent pour justifier une réduction drastique des dépenses (sociales, santé, éducation et culture en tête) mais il n’en reste pas moins vrai que l’on peut s’inquiéter de l’avenir d’un système dans lequel chaque région ou municipalité est aussi criblée de dettes que l’état qui les chapeaute.

  • sacreslim
    sacreslim
    juriste
    • Posté à 13h42 le 19/01/2010
    • Expert 102219
      juriste

    Précision : le déficit public est la dette de l’état sur une année civile et la dette publique est l’ensemble des déficit de l’état.
    La comparaison du déficit public ou de la dette publique avec le PIB est pertinent dans la mesure ou cette dette n’est pas fictive et qu’il faut la rembourser, en gros on finance du déficit par du déficit.
    Elle permet de comparer ce que la France gagne d’un coté et ce qu’elle doit de l’autre. Imaginons une dette publique à 200 pour cent du PIB, n’est ce pas plus parlant, il faudra rembourser 2 années de PIB.

    • CAUSTICUM
      CAUSTICUM répond à sacreslim
      désabusé de plus en plus ...
      • Posté à 14h45 le 19/01/2010
      • Internaute 29966
        désabusé de plus en plus ...

      « ... ce que la France gagne d’un coté et ce qu’elle doit de l’autre ... »
      - - - - - - -

      Posez vous aussi la question : A qui ?

      Et quand vous aurez trouvé, rappelez vous que l’Etat, c’est nous tous.

      Vous risquez d’être perplexe ...

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