Le bazar des entreprises

Un blog de l'économiste Gilles Le Blanc, professeur à Mines ParisTech. Il décrypte la stratégie des entreprises, l'état de la concurrence, la (non) politique industrielle.

« Faillite, faillite, faillite » : mais de qui et de quoi ?

Gilles Le Blanc
Economiste
Publié le 14/11/2011 à 15h47

Comme l’a énoncé gravement notre Premier ministre, « le mot de faillite n’est plus un mot abstrait ». Ceux qui n’ont pas la mémoire trop courte n’ont pas manqué de se souvenir des mots du même premier ministre en septembre 2007 :

« Je suis à la tête d’un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier […]. Ça ne peut pas durer. […] Il est temps de mettre un terme à des solutions de facilité qui ont été employées depuis 25 ans et qui placent notre pays dans une position de faiblesse. »

Pendant quatre ans, ce devait être donc une autre personne qui dirigeait le gouvernement et la politique économique du pays, sacrifiant comme ses prédécesseurs forcément coupables aux solutions de facilité.

S’il y a une faillite incontestable et dramatique, c’est d’abord celle de la parole politique.

Faillite de la parole d’un Premier ministre qui affecte une pose vertueuse en avançant audacieusement le mot de faillite, en oubliant ses propos quatre ans plus tôt !

Faillite de la parole d’un gouvernement qui s’est obstiné à conserver jusqu’à fin octobre une hypothèse de croissance complètement irréaliste aux yeux de tous depuis le début de l’été, n’hésitant pas à construire, présenter au Parlement puis faire voter une loi de finances imaginaire et fausse.

Faillite de la parole d’un ministre de l’Economie jurant cet été, la main sur le cœur comme il l’aime, que le « cap » de 3% de déficit en 2013 sera tenu et que « on ne touche pas à l’impôt sur les sociétés, on ne touche pas à l’impôt sur le revenu, on ne touche pas aux prélèvements sociaux et on ne touche pas à la TVA ». Relisez les décisions annoncées… sans commentaire !

La parole politique se discrédite

C’est ce discrédit absolu de la parole politique en économie qui alimente, bien plus que les déficits ou les dettes, une défiance généralisée (des salariés, des chefs d’entreprises, des syndicats, des contribuables, des épargnants, des marchés, des investisseurs, des autres pays…).

La journée d’hier marque un triste sommet dans ce lent processus. Une illustration (parmi beaucoup d’autres qui mériteraient discussion) de propos inexacts usant de techniques oratoires désormais à bout de souffle. Il s’agit d’une figure classique : « Que le bon peuple se rassure, c’est bien pire chez les autres. »

On a ainsi entendu le Premier ministre au journal télévisé dire que « la situation en Italie est très très difficile ». Le problème de l’Italie et l’inquiétude autour de son avenir économique tiennent d’abord au discrédit total de Berlusconi, donc de la politique de son gouvernement. Mais si on considère les données macroéconomiques, les choses sont assez différentes. On a l’habitude de commenter le déficit public des Etats, qui mélange en fait deux composantes :

  • d’une part l’écart entre les recettes et les dépenses courantes de son budget (ce qu’on appelle le solde primaire) ;
  • d’autre part les intérêts de l’année payés sur la dette publique.

En France aussi la situation est « très très difficile »

Sur le solde primaire du budget, une différence décisive existe entre l’Italie et la France : quasiment à l’équilibre dans le premier cas (-0,5% du PIB en 2009, 0 en 2010 et 0,2% en 2011), fortement déficitaire en France (-5% en 2009 et 2010, -3,4% en 2011).

Cela signifie une chose extrêmement importante : si l’Italie était en faillite et donc ne payait plus ses intérêts, elle serait cependant en mesure de faire tourner le pays avec son budget, alors que la France dans la même situation ne pourrait pas payer toutes les retraites, les salaires des fonctionnaires ou encore les remboursements de frais de santé de la population.

On notera d’ailleurs que le solde primaire du budget est déficitaire en France depuis vingt ans, à l’exception de cinq années entre 1998 et 2002 ! La rigueur froide des chiffres oblige à reconnaître, contrairement aux affirmations faciles du Premier ministre, que la situation économique est dans notre pays au moins autant « très très difficile » qu’en Italie.

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  • Innsa
    • Posté à 16h33 le 14/11/2011
    • Internaute 28859

    « Faillite, faillite, faillite » : mais de qui et de quoi ?

    J’espérais des réponse du type
    - faillite du système capitaliste
    -faillite du système de gouvernement représentatif
    -faillite des théories et pensées économiques libérales du du 19eme et 20ème siecle.

    A ce moment là on prendrait la mesure des choses et mènerait une réflexion profonde.
    Avec votre tex, on a l’impression qu’il suffira de changer d’hommes politiques et tout ira mieux : Voter Hollande, Marine ou je sais pas qui pour résoudre la crise. Alors qu’ils proposent tous de payer cette dette illégitime.

    Aucun de propose de casser les grandes banques monopolistiques en petites entités inoffensives, de les nationaliser et d’annuler tout simplement la dette.
    Aucun ne parle de nationalisation de la création monétaire etc.

    • pateris
      pateris répond à Innsa
      serial lecteur
      • Posté à 18h30 le 14/11/2011
      • 174584
        serial lecteur

      Leur réponse est de dire que c’est la faute du peuple, qui ne comprend rien et ne les mérite pas, mais est juste bon à payer leurs privilèges… Et avec une dose d’autoflagellance franchouillarde, ça passe.

  • Quaternion
    Quaternion
    Curieux
    • Posté à 16h47 le 14/11/2011
    • Internaute 134049
      Curieux

    Il déclare la pays en faillite et continue d’emprunter ?
    Et on ne parle pas des dettes ’hors bilan’ ...
    La situation est BEAUCOUP plus grave que ce qui est annoncé.
    On peut prédire l’arrêt de l’entretien des routes, des bâtiments publiques ... et la crise directe pour les entreprises privées qui s’en occupaient.
    Peut on avoir tous les pays en croissance en même temps ? La croissance ne se fait elle pas aux détriment de quelqu’un ? Idem pour la balance du commerce extérieur ...
    L’hypothèse de croissance (sans fin) est la plus facile et la moins engageante (jusqu’à maintenant). Pourquoi ne nous satisfaisons pas de ce que nous avons avec une gestion en ’bon père de famille’ ?

    • jyeden
      jyeden répond à Quaternion
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 17h15 le 14/11/2011
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      de toute façon la croissance telle que nous l’avons connue c’est fini ! ! !
      tout craque : l’activité economique, l’endettement, le climat social et vendredi soir le petrole (americain ) cloturait à 99 euros et quelques cents.

  • yabon
    yabon
    Klingon
    • Posté à 17h01 le 14/11/2011
    • Internaute 98602
      Klingon

    Failite du programme Sarkozy, notamment. Fillon lui-même (cf Le Canard) dit que ça fait 3 ans qu’on aurait dû le détricoter...

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 18h06 le 14/11/2011
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    faillite ou incompétence

    le fil est mince

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 18h14 le 14/11/2011
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    Evidemment avec Sarkozy on a d’abord une faillite du langage. Il a pris les mots et leur sens avec, présumant que le mouvement et l’attitude avaient valeur d’action, et dépassaient en tout point la sémantique.
    Mais il y a une faillite plus sournoise, celle là, c’est celle des banques qui depuis 30 n’ont pas cessé de pousser les Etats à jouer de la dette et de l’emprunt.
    On se rappelle, il y a peu, Sarkozy nous expliquant même, sans ciller, qu’il y avait une bonne dette, et une mauvaise dette. Bizarrement si la dette est un genre de cholestérol, au final le solde des finances publiques ne semble pas faire la différence.
    Avec Sarkozy, les banques font deux fois du gras : en prêtant cher. Puis en se faisant dédouaner de la possibilité d’assumer le défaut de remboursement de leurs clients.
    Enfin les banques ont la chance suprême en France de ne pas pouvoir faire faillite. Il y aura toujours un Sarkozy pour les renflouer avec l’argent du contribuable.

    • pateris
      pateris répond à C. Creseveur
      serial lecteur
      • Posté à 18h36 le 14/11/2011
      • 174584
        serial lecteur

      D’accord, en ajoutant le fait qu’aux USA, c’est les ménages qui étaient endettés. En Europe, ce sont les états. Et on va m’expliquer, à moi qui n’a jamais pris un crédit de ma vie, que c’est ma faute (vilain, vilain français !) si la Sarkozie a emprunté pour payer l’Air Beauf One de not’président, les conseillers lèche-bottes et les déplacements somptueux de tout ce beau monde ? Y’a pas comme un kiwi dans le couscous ?

      • C. Creseveur
        C. Creseveur répond à pateris
        D'actualité, de dessin surtout
        • Posté à 21h39 le 14/11/2011
        • Internaute 7715
          D'actualité, de dessin surtout

        La dette américaine est tout de même de 14 000 milliards de dollars, soit 100% du PIB !
        En comparaison pour nous c’est bientôt 1700 milliards pour 80% du PB.
        La différence c’est qu’avec un étalon dollar les banques centrales sont tenues de soutenir cette dette en achetant des obligations.
        Du moins c’est ce qui se passait, jusqu’à ce que l’économie US atteigne un seuil de « discrédit », et qu’aujourd’hui il soit possible de remettre en question la monnaie étalon.
        Il n’est pas improbable que le fond de la bataille spéculative sur l’euro soit une pollution défensive américaine, pour protéger l’étalon dollar.

      • Alkali
        Alkali répond à pateris
        déboucheur surpuissant de (...)
        • Posté à 04h57 le 15/11/2011
        • Internaute 121880
          déboucheur surpuissant de (...)

        dettes de l’état US = 100% PIB = 15 000 milliards
        dettes entreprises+ménages = 117% PIB = 17 000 milliards

        En 2008 la dette publique = la moitié des dettes privées.

        Mais il y a aussi les dettes de chacun des états de l’US.
        et la dette communes...
        et la dette des counties...

    • pablico
      pablico
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 18h54 le 14/11/2011
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      être en faillite est une chose,
      mais le tout est de savoir qui va être l’administrateur judiciaire

        tout est dans l’administrateur judiciaire

      .

  • affreuxjojo
    • Posté à 18h30 le 14/11/2011
    • Internaute 29421

    C’est un peu la fable de la créature de Frankenstein cette histoire.

    Nos élites politiques ont créé un modèle économique universel qui allait tout régler : prospérité mondiale et démocratie. De plus ce modèle, décidement parfait, allait s’autoréguler sans intervention des Etats par la magie de la main invisible des marchés.
    Certain que leurs théories économiques relevaient de la science et donc certains des qualités futures de la créature née de cette science, les politiques ont alors abondonné toute possibilité de la contrôler.
    C’est alors que l’on s’aperçoit que la créature est loin d’être aussi bénéfique qu’attendu. Trop tard ! Elle a tout le pouvoir !
    S’il y a bien une faillite dans cette histoire, c’est celle des élites politiques.

    • pateris
      pateris répond à affreuxjojo
      serial lecteur
      • Posté à 18h39 le 14/11/2011
      • 174584
        serial lecteur

      …Oui et non : si on laissait faire la main invisible du marché, le CAC40 ne serait pas sous perfusion constante de capitaux de l’état, de prime à la casse, etc. La Parisot a bien dit qu’ils voulaient bien supprimer les 35 heures, mais garder les compensations ! Dans un monde libéral ou agirait la main invisible du marché, ces assistés-caviar seraient obligés de rejoindre la piétaille de ceux qui travaillent, à laquelle ils donnent des leçons 24 heures sur 24. Alors chiche ! On laisse faire la main invisible du marché ? Ça ferait de l’air pour les PME, qui elles, embauchent ! (beurk, comme c’est vulgaire…)

  • NADIA HE
    NADIA HE
    EMPLOYEE
    • Posté à 19h09 le 14/11/2011
    • 175507
      EMPLOYEE

    Le bilan de SARKOSY pendant 5 ans, c’est la faillite de la FRANCE, ce qui nous a véritablement un peu épargné ce sont nos acquis sociaux, ceux même que M.SARKOSY voulait supprimer en début de mandat....

    Le Bilan de l’UMP c’est du vent, des formules stupides contre les adversaires, pour cacher LE BOUCLIER FISCAL, LES AFFAIRES DE FRIC ET DE FRAC, BETTANCOURT, la liste est trop longue...

    Mais le BILAN arrive........ils étaient au pouvoir pendant 5 ans et le pays est en faillite c’est FILLON qui le dit,

    Alors il est urgent de changer d’EQUIPE, de CAP, et de CAPITAINE.......

  • NADIA HE
    NADIA HE
    EMPLOYEE
    • Posté à 19h09 le 14/11/2011
    • 175507
      EMPLOYEE

    Le bilan de SARKOSY pendant 5 ans, c’est la faillite de la FRANCE, ce qui nous a véritablement un peu épargné ce sont nos acquis sociaux, ceux même que M.SARKOSY voulait supprimer en début de mandat....

    Le Bilan de l’UMP c’est du vent, des formules stupides contre les adversaires, pour cacher LE BOUCLIER FISCAL, LES AFFAIRES DE FRIC ET DE FRAC, BETTANCOURT, la liste est trop longue...

    Mais le BILAN arrive........ils étaient au pouvoir pendant 5 ans et le pays est en faillite c’est FILLON qui le dit,

    Alors il est urgent de changer d’EQUIPE, de CAP, et de CAPITAINE.......

    • yabon
      yabon répond à NADIA HE
      Klingon
      • Posté à 17h30 le 15/11/2011
      • Internaute 98602
        Klingon

      « ils étaient au pouvoir pendant 5 ans et le pays est en faillite c’est FILLON qui le dit, »

      Pendant 10 ans, il ne faut pas oublier Chirac et Raffarin, c’est eux qui ont commencé la gabegie. Sarkozy n’a fait que l’amplifier.

  • NADIA HE
    NADIA HE
    EMPLOYEE
    • Posté à 19h09 le 14/11/2011
    • 175507
      EMPLOYEE

    Le bilan de SARKOSY pendant 5 ans, c’est la faillite de la FRANCE, ce qui nous a véritablement un peu épargné ce sont nos acquis sociaux, ceux même que M.SARKOSY voulait supprimer en début de mandat....

    Le Bilan de l’UMP c’est du vent, des formules stupides contre les adversaires, pour cacher LE BOUCLIER FISCAL, LES AFFAIRES DE FRIC ET DE FRAC, BETTANCOURT, la liste est trop longue...

    Mais le BILAN arrive........ils étaient au pouvoir pendant 5 ans et le pays est en faillite c’est FILLON qui le dit,

    Alors il est urgent de changer d’EQUIPE, de CAP, et de CAPITAINE.......

  • A.Gacé
    A.Gacé
    Scientifique
    • Posté à 21h06 le 14/11/2011
    • Internaute 103547
      Scientifique

    Faillite de la parole politique ? ? ?
    Pas du tout, cette parole là est au mieux de sa forme.

    Cela fait des décennies que la quasi totalité des hommes (générique) politiques mentent.
    Reprenez un peu tous les discours tenus depuis longtemps, rodomontades, promesses, accents catastrophistes, etc.

    Ils mentent, tout simplement et pour diverses raisons qu’il ne ferait pas bon de mettre au grand jour...

    Non, moi je trouve qu’elle n’est pas en faillite...
    Pareille à elle-même.

  • kikekoi
    kikekoi
    toujours de bonne foi
    • Posté à 21h29 le 14/11/2011
    • Internaute 29279
      toujours de bonne foi

    normalement, un dirigeant qui déclare sa faillite,passe la main..
    allez françois, un peu de couilles

  • Melinster
    Melinster
    Pédant galvanisé
    • Posté à 23h19 le 14/11/2011
    • Internaute 61559
      Pédant galvanisé

    « On notera d’ailleurs que le solde primaire du budget est déficitaire en France depuis vingt ans, à l’exception de cinq années entre 1998 et 2002 ! »

    Tiens donc, les annes Jospin. Pourtant a l’UMP on nus dit que le socialisme c’est la faillite de l’etat (trop d’aides, de charges...).

    • affreuxjojo
      affreuxjojo répond à Melinster
      • Posté à 23h42 le 14/11/2011
      • Internaute 29421

      Plus c’est gros, plus ça passe.
      D’ailleurs Hitler le disais déjà : « un mensonge énorme porte en lui une telle force qu’il écarte le doute ».

    • poingsurlei
      poingsurlei répond à Melinster
      bienheureux
      • Posté à 14h03 le 15/11/2011
      • Internaute 132163
        bienheureux

      C’est fait vérifiable.

  • Homere elmero
    Homere elmero
    communiste primitif
    • Posté à 01h57 le 15/11/2011
    • Internaute 87706
      communiste primitif

    « La rigueur froide des chiffres »

    Certes, mais ils sont où ces chiffres ?
    Toutes les sociétés privées dans 90% des pays du monde sont tenus de déposer un audit comptable certifié chaque année.
    Où sont ceux du gouvernement français et de l’état français ? Nulle part ! ! !

    On nous abreuve de +0,5% ceci, -0,25 % cela... mais aucun bilan avec les valeurs absolues, aucun chiffre corrélant démographie, budget des dépenses, recettes réelles, dividendes payés et profits du secteur privé, réinvestissement en France et à l’étranger, évasion fiscale, etc... Comment se décompose le PIB francais de 1700 milliards d’euros ?

    Cette démocratie, c’est de l’enfumage complet. C’est de la merde.
    Melanchon demande un audit de la dette ! Mais bon sang de bon soir, il n’a pas des économistes sous la main pour plancher sur ces données et les publier !

    Personne pour faire son boulot dans ce pays de merde ! Et il faudrait qu’on vote dans 6 mois ? Il faudrait être citoyen ? Alors qu’on nous traite comme des bêtes de somme et qu’on nous informe comme des mômes de maternelle.

    • poingsurlei
      poingsurlei répond à Homere elmero
      bienheureux
      • Posté à 14h06 le 15/11/2011
      • Internaute 132163
        bienheureux

      ces chiffres sont existent et sont consultables pas tous sur le site de l’insee... Il faut juste un peu chercher.

  • Le Renifleur
    Le Renifleur
    On attend des actes
    • Posté à 04h59 le 15/11/2011
    • Internaute 136986
      On attend des actes

    Bonsoir à tous et à toutes,

    Le formidable paradoxe de « la faillite » des Etats et des Banques » c’est qu’elle enrichi ses dirigeants...

    Un peu comme les tauliers qui font faillite les poches pleines : le patron prends ses dispositions dès la prise de contrôle d’une boite afin de se gaver un maximum, vide les caisses, enfume ses fournisseurs et met sur la paille ses employés...
    Qui n’ont plus qu’a pleurer auprès des services de l’État pour palper des indemnités et un chômedu (1)...
    Quand aux fournisseurs , ils se la carre ou vous savez !
    Car le taulier est parti ailleurs pour reproduire la même arnaque sous une autre enseigne et avec une quasi impunité... J’en connais : -)

    Enfin je dis ça comme ça... En passant ; -)

    Bien à vous tous et à toutes et merci à l’auteur pour ce papier pertinent !

    Le Renifleur
    http://lerenifleur.blogspot.com

    (1) Et quant il n’y à plus d’État pour casquer, il reste les humanitaires et les caritatifs pour mettre des pansements sur les jambes de bois...

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 09h41 le 15/11/2011
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    Si j’ai bien lu c’est la faillite du mensonge et de l’illusion, c’est donc une faillite politique et in fine, une faillite du système démocratique. Mais combien de temps va t on supporter ces gens corrompus par le pouvoir et l’argent et qui mènent le monde ? .....à la faillite ?

  • alankin
    alankin
    peu importe
    • Posté à 11h53 le 15/11/2011
    • Internaute 140809
      peu importe

    on se demande en effet si toutes les dispositions prises n’ont pas été faites à dessin pour précipiter le chaos.
    - la BCE qui montait ses taux en Juillet
    - la BCE ne monétise pas raisonnablement la dette, ce qui aurait éteint l’incendie immédiatement.
    - on lance un grotesque FESF dont personne ne veut.
    - les taux montent en France or on doit renouveler en 2012 230 milliards, si les taux montent de 3% on paiera annuellement en intérêt 7 milliards de plus par an..
    - en 2012 en Espagne les allocs chômage vont tomber pour des millions de chômeurs.
    - et là, L’italie court dans le chaos en empruntant à plus de 6%
    - la Grèce ne remboursera JAMAIS, en raison d’un plan absurde.
    - quant au plan portugais, l’austérité du FMI fait reculer les recettes fiscales et la demande intérieure

    Et cerise sur le gâteau, on nomme ministre de l’économie le pire connaisseur de la chose, totalement dépassé par les évènements. ( comme MAM aux affaires étrangères)

    J sapir qui met les pieds dans le plat

  • Tmal
    Tmal
    Parti rider...
    • Posté à 13h07 le 15/11/2011
    • Internaute 112672
      Parti rider...

    Les gars, il arrivent aux commandes d’un état en faillite, qu’est-ce qu’ils font ?

    Ils augmentent leur salaire et nous pondent un bouclier fiscal... Normal quoi ! Avant une bonne crise il est judicieux de grappiller tout ce qu’on peut.

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