« Le Jeu de la mort », une émission dégueulasse de sadisme
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Bonjour,
Je propose de remplacer l’image de la télé par un politique qui dirait : » je vous promet de tout faire pour votre bien »
Pour le reste du dessin on change rien
« Mords moi le jeu »...
Le nouveau concept de la « Française des noeuds » ?
Je me prends à rèver. A la place de cette merde, une émission
culturelle , pas animée par des bouffis du moi , mais par de vrais gens, soucieux de passer à ceux qui ne connaissent pas
la connaissance de ... Montaigne , Diderot , Henri Miller ,
Nietsche , Moravia , Musil , Dostoïevski , Rachmaninov , Satie
Popper , Wittgenstein , Virginia Woolf, Bach , Debussy , Art tatum
Mireille Mathieu , Tchékhov , Krishnamurti , Bettelheim, Sade ,
Tom Sawyer , Arthur Koestler , Prévert ,
Me suis un peu défoulé , car cette télé qui pourrait être un formi
dable outil me fout la rage par l’utilisation qu’en font les endormis
seurs au pouvoir
Ils ont utilisé la télé contre la télé elle même.
So what ?
Molière se moquait de la cour devant la cour.
Diderot tenait salon de noblesse pour dénoncer la noblesse.
Nietzche (et pas Nietsche) prête à Zarathoustra le droit d’user
du verbe pour dénoncer le verbe lui même. ..
Hondelatte et son équipe ont raison. Ils sont les dignes representants de cet esprit de bon sens et de vérité qui précède l’esprit de culture dont certains se revendiquent ici . De façon très maladroite d’ailleurs. Ils électrocutent à leur tour cette expérience trop inquiétante.
Monsieur l’inspecteur d’orthographe , commencez par vous-même
Celà s’écrit NIETZSCHE et non NIETZCHE !
Cévrè kon nalère inpeu konkan toncor hige unefote hanan fésn unotre...
J’admets sans problème mon erreur. et m’en excuse (surtout que je ne vis pas très loin de Sils Maria).Je ne voulais pas vous blesser. Mais puisque c’est fait, j’en profite une fois de plus pour souligner ce fait frappant : ça n’est pas bien grave de se tromper tous les 2 sur l’orthographe de Nietzsche et ne change rien sur le fond. Pourtant, ça entraine une forte réaction. C’est justement ce que je dénonce : Pour se défendre d’une question gênante, la télé monte en épingle un épiphénomène pour escamoter les vraies questions. Je ne suis pas étonné qu’Hondelatte ait un caractère vif. Ca cadre avec un certain soucis de la vérité. Pour en revenir donc au fond de l’émission : on ne peut pas reprocher à une émission de télé d’utiliser la télé pour parler de la télé. Une méta émission peut tout à fait être considérée comme une émission et utiliser à son tour des moyens qu’elle condamne. Le paradoxe n’est pas là. Le paradoxe logique commence seulement quand un objet Méta énonce des vérités sur lui même. Ces vérités sont dès lors indécidables. Pourrait on écrire un livre contre les livres sans utiliser de papiers ? ... Un système a le droit (et même le devoir au sens moral du terme) de s’interroger sur lui même. Tant mieux si la télévision se juge elle même. Et elle le fait nécessairement avec des techniques de montage qui sont actuels
Sans doute vaut-il mieux en rire qu’en discuter....
Sans doute vaut-il mieux en rire qu’en discuter....
L’émission de France 2 sur le jeu de la mort pose 3 types de problèmes et de discussions mélangés dans les débats, dans les commentaires, y compris dans la présentation de France 2 sur son site :
1) L’expérience psychologique de la soumission, de l’obéissance à une autorité, un système et donc du pouvoir de ce système, en général.
C’est une reprise ici de la thématique de Milgram. On peut se reporter à Wihipédia qui a fait un article très complet sur cette expérience en rendant en outre compte des critiques scientifiques qui y sont attachées.
Lien
Sur ce plan, l’émission n’apprend rien de plus sur le fond.
2) En particulier, dans le cas de la télévision quelle est l’impact de celle-ci comme pouvoir d’autorité et de soumission :
- en étant participant sur un plateau de télévision ?
- en regardant la télévision chez soi ?
L’émission apporte un élément chiffré (80% de soumission totale) et indique ainsi son autorité, mais ce, uniquement en tant que participant.
On ne peut rien en déduire scientifiquement pour un spectateur regardant la télé chez lui : dans quelle mesure celui-ci accepte l’autorité de la parole télévisuelle ? On a des éléments de réponses à cette question par des sondages divers (crédibilité des journalistes, etc), mais ceci ne peut être déduit de cette émission, même si le « formatage culturel » de la télévision suggéré à un moment n’est pas dénué d’intérêt.
3) La télé réalité ; jusqu’où peut aller la télévision ?
Il s’agit encore d’un autre débat que l’on a amalgamé ici à l’expérience de Milgram à cause de l’usage de décharges électriques. Cet aspect a été largement commenté avec la référence à multiples émissions notamment étrangères. On a alors parlé de la dictature de l’audimat des TV commerciales, etc, ce que presque tout le monde sait.
Ainsi, la thématique initiale des mécanismes de la soumission, qui aurait pu s’élargir a été escamotée. Tiens, bizarre, le magazine Sciences humaines, dans son numéro de mars titrant « L’énigme de la soumission » traite avec plus de détails de cette question.
L’expérience de Milgram y est aussi relatée.
Certes, ce numéro est fort intéressant mais reste très partiel car il n’aborde pas un point essentiel pour comprendre le phénomène de la soumission ou de la domination : les facteurs socio-économiques, notamment dans l’entreprise ou au niveau de la soumission à un système économique. Prenons un exemple : sur quoi repose le respect de l’autorité du chef d’entreprise ? On peut convier la psychologie, la psychanalyse, etc pour expliquer ce respect, cette obéissance certes, mais en dernière analyse, il repose essentiellement sur la possibilité que le patron a de mettre fin à l« emploi de son salarié et de le priver ainsi de ses moyens de subsistance. Ceci n’est qu’un exemple. L’anthropologue Maurice Godeleier a montré aussi comment la dette réelle ou imaginaire du dominé à l’égard du dominant, était un facteur important de la domination.
En faisant abstraction des paramètres économiques dans l’explication de la soumission, on est prisonnier d’une idéologie aliénante appelée par certains sociologues (surtout du travail) “la psychologisation des rapports sociaux”. Cette idéologie constitue en fait un formidable outil de domination (voir l’étude disponible en ligne :
Lien
On peut se demander comment nombreux intellectuels et journalistes peuvent sombrer dans un tel réductionisme . Réponse : l’idéologie dans laquelle ils baignent est pour eux invisible comme l’est pour les poissons, l’eau du bocal dans laquelle ils nagent. Ou, autre explication : ils sont enfermés dans leur spécialité.
Mais à l’inverse, une explication de la soumission par des causes exclusivement économiques est tout autant réductrice . L’être humain est trop complexe pour se réduire à du psycologisme ou de l’économisme.
Ainsi, ceux qui veulent expliquer ici la domination ou la soumission sont par leur approche purement psychologique appartiennent bien à une même classe sociale : celle des dominés qui participent, sans le savoir, à leur propre domination, en voulant la dévoiler ! Mais oui, mon cher Watson, c’est ici un exemple de la force et de la subtilité du système !
Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.
Bonjour,
Je propose de remplacer l’image de la télé par un politique qui dirait : » je vous promet de tout faire pour votre bien »
Pour le reste du dessin on change rien




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