Fadela Amara, secrétaire d'Etat en sursis ?
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....pas elle ! ! ! ! Kouchner et compagnie sont des carriertistes imbus d’eux mêmes....mais elle ! ! ! comment va t elle justifier la politique anti- sociale du gouvernement ?
une militante vient de disparaitre....je n’ose croire que ce soit pour un plat de lentille...
J’aimerai pouvoir jouer un peu la naïveté et croire qu’elle gardera intact des valeurs pour lesquelles elle s’est engagée et a lutté.
Sauf qu’elle a rejoint un gouvernement qui a, d’une part annoncé clairement la couleur de son programme et d’autre part qui a déjà commencé de prendre des mesures qui renforcent l’inégalité et piétinent la solidarité, essentielle au maintien d’une société. Alors il est impossible de se dire « qu’elle ne sait pas ».
Penserait-elle pouvoir infléchir la ligne du gouvernement, peser sur certaines décisions en faveur d’une orientation moins puante que celle qui nous est actuellement proposée... l’adversaire est coriace dans ce cas.
Chimulus a très bien pointé le problème.
Ce que vous décrivez s’appelle de « l’entrisme ». Il y a toujours eu un grand dilemme pour les opposants à quelque chose, à choisir entre faire de l’entrisme pour changer le système de l’intérieur et rester en dehors du système pour mieux s’y opposer. Mais je pose la question : l’entrisme n’est-il pas le jocker des « collaborateurs » pour justifier leurs choix ? J’ai évidemment ma réponse, quoique je croie, pour l’instant, à la sincérité de Fadela Amara. Mais je pense, qu’à terme, elle va se faire bouffer « toute crue » : -)
Malek Boutih, entré à SOS-Racisme dès sa création en 1984, en devient président en 1999 (jusqu’en 2003). Fadéla Amara, l’une de ses proches, est élue à la tête de la Fédération nationale des maisons des potes (FNDMP) la même année. En avril 2003, cette dernière lance officiellement le mouvement des « femmes de quartiers » sous l’intitulé « Ni putes ni soumises ».
En juin, Malek Boutih est nommé secrétaire national du PS chargé des questions de société. Mais au-delà de la similarité des trajectoires et de leurs liens personnels – qui ne présentent guère d’intérêt pour notre analyse –, les deux leaders associatifs sont emblématiques d’une évolution sécuritaire de certains « Beurs socialistes », qui vont être conduits progressivement à instrumentaliser la question de l’islamisation des banlieues à la fois comme cheval de bataille associatif et comme ressource de légitimité individuelle auprès des pouvoirs publics[1].
Antidotes laïques pour « banlieues islamiques »
Dès lors, les deux « protégés beurs du PS » adopteront une posture qu’ils sauront faire fructifier : se présenter comme des « musulmans modérés » – aucun des deux ne déclare d’ailleurs ouvertement son agnosticisme ou son athéisme – pour mieux faire passer leur vision caricaturale et anxiogène de l’activisme musulman dans les quartiers populaires.
Leur discours a d’autant plus de portée auprès des instances dirigeantes du PS qu’ils se présentent comme des « enfants des banlieues », ayant directement vécu la montée de l’islamisme et ses effets ravageurs sur la jeunesse issue de l’immigration – à l’instar de ces élites indigènes sous l’Algérie française qui prétendaient « mieux connaître » leurs coreligionnaires musulmans. Cette problématique de la supériorité-intimité ne renvoie plus au complexe idéologique de l’instituteur socialiste face à son élève musulman, mais davantage à celui de l’indigène éclairé et émancipé par rapport à ses coreligionnaires obscurantistes : j’ai vécu, j’ai vu, je m’en suis sorti et, donc, je suis en droit de vous dire que… les islamistes sont en train de conquérir les banlieues de l’Hexagone.
Un sarkozysme de « gauche » : une vision sécuritaire des quartiers populaires
Il est vrai que, de manière complémentaire, Malek Boutih et Fadéla Amara ont largement contribué à diffuser et à légitimer dans les instances du PS et chez les sympathisants socialistes une représentation sécuritaire des banlieues françaises qui n’a plus rien à envier désormais aux discours de droite et d’extrême droite. Ainsi Malek Boutih, en mai 2002 : « Les violences, les chambres de torture dans les quartiers : on ne voit pas qu’on a affaire à des barbares, et non pas à de pauvres paumés. Je ne parle pas des adolescents qui traversent une période de trouble. Je parle de ceux qui font profession de leurs actes de barbarie, qui en vivent bien et qui sont assez structurés et intelligents pour jouer sur le sentiment de culpabilité des autorités. On n’a pas voulu voir que des petits Le Pen étaient en train de pousser dans les quartiers[2]. »
Le vrai fascisme, ce n’est pas le FN mais Tariq Ramadan !
En pratique, le discours de SOS comme celui des NPNS aboutissent à renverser la hiérarchie des dangers pour la cohésion nationale et le modèle républicain : à leurs yeux, l’ennemi politique, ce n’est plus le Front national (composé finalement de « bons Français » égarés), mais d’abord les « islamistes » – il faut entendre par là l’UOIF et Tariq Ramadan. Le 6 février 1990, alors qu’il n’est encore que vice-président de SOS-Racisme, Malek Boutih déclare sur TF 1, dans l’émission ludique « Ciel mon mardi » : « L’extrême droite, en France et ailleurs, tous courants confondus, ne représente pas de quoi remplir une cabine téléphonique[3]. » Cécité ou stratégie politique ? Dix ans plus tard, Malek Boutih et Fadéla Amara récidivent en montrant que le « véritable fascisme » n’est pas celui que l’on croit (le FN, le MNR ou le mouvement de Philippe de Villiers), mais, en premier lieu, les « islamistes ».
On doit notamment à la présidente de NPNS le succès médiatique de la formule du « fascisme vert » pour désigner les nouveaux activistes musulmans dans les banlieues françaises et en particulier les filles portant le foulard islamique : « À propos du voile, affirme-t-elle en 2004, je peux définir trois catégories de femmes qui le portent. Il y a d’abord les filles qui le revêtent pour se protéger de la violence des cités. Il y a ensuite celles qui sont en crise d’adolescence et qui se cherchent une identité. Il y a enfin celles que je déteste : les soldates du fascisme vert, couleur de l’islam [souligné par nous]. Ce sont des femmes cultivées, diplômées et très structurées dans leur pensée. Elles sont des militantes de terrain efficaces, sillonnent les cités, vont chez les familles pour délivrer leur discours. Nous, on est en train de faire la même chose, on passe derrière[4] ! »
Ce reproche d’être « cultivées » adressé à de jeunes Françaises voilées peut apparaître comme contradictoire, sinon paradoxal, dans le discours des NPNS, qui prônent l’émancipation des filles des cités par l’école républicaine. Mais à y regarder de plus près, on retrouve là l’une des ambivalences fondamentales de la gestion indigène ou néo-indigène des « populations musulmanes » : l’émancipation ne peut se faire que selon des normes culturelles et idéologiques préalablement définies par le système dominant. La femme cultivée et universitaire, revendiquant pleinement sa foi et sa pratique musulmanes et, qui plus est, fréquentant régulièrement des organisations islamiques, ne peut être qu’une « rebelle », ou pire, une « apprentie terroriste ».
La suite de l’histoire vous la connaissez : Fadéla Amara a été intronisée par le Roi-Président Nicolas Sarkozy et Malek Boutih attend désormais son tour.
Ce papier me paraît confus. Qu’est-ce que vous dénoncez ?
« Ce reproche d’être “ cultivées ” adressé à de jeunes Françaises voilées »
Je ne vois pas de reproche mais un constat.
Le militantisme vert me choque. Je ne connais que très vaguement pour avoir vu les Frères musulmans distribuer sans complexes leur propagande pour tenter de recruter des amis marocains, en plein centre de Paris, aux tables des cafés.
Savez-vous que certains militants n’hésitent pas à taper sur la tête des femmes qui ne portent pas le voile ?
Et c’est sans leur demander auparavant ce qu’elles pensent.
De mon point de vue, c’est aussi révoltant que de voir par exemple des néo-nazis distribuer leur propagande en toute impunité (ceux-là sont contraints à la discretion, je crois, et c’est aussi bien de leur imposer des limites).
Et que diriez-vous si des juifs hassidim se mettaient à recruter massivement ?
La laïcité est la garantie de la liberté et de la paix, en France.
Oui c’est toute la perfidie de gens qui jouent de nos valeurs démocratiques et laïques pour imposer leurs vision communautariste d’abord, au besoin par la force, l’organisation fascistoiïde intervient après.
J’ai eu la même expérience que vous dans un bloc d’immeuble en face de mon bureau, un jour on a vu un barbu en djellaba puis deux ou trois, et en un an toute les femmes étaient voilées ce qu’on n’avait jamais vu auparavant...on aura du mal a me faire croire que c’est de plein gré...
Alors évidemment voir des jeunes femmes de talent entrer au gouvernement, par nature ça ne peut pas leur plaire.
C’est la raison pour laquelle ce genre de post est précieux, il rappele aux naïfs ce dont il s’agit lorsqu’on parle de défense de la Laïcité.
Alviano
bravo pour cette remise en perspective aussi fourni e que perspicace. ca fait du bien de trouver une lecture aussi précise et sans concession pour une bouffonnade qui s est cachée depuis 25 ans dans les arcanes du PS. depuis la marche des beurs qui avait révélé la « fracture coloniale » (pour reprendre le terme a france culture), le PS n’a cessé d’utiliser, noyauter et la noyer les révoltes sociales qui dénoncaient le caractère néo-colonial de l’Etat francais. depuis 83, la révolte pure est dangereuse parce qu elle contredit le discours produit et reproduit pour rematérialiser la violence endogène. Le PS mitterandien a neutralisé tous les contre-discours qui se révélaient structurellement comme des contre-pouvoirs potentiels. Aujourd hui et depuis la mort de tonton, l’illusion néolibérale a pu être désignée, comme pensée unique, social-libéralisme, trahison idéologique, etc, par une partie de la gauche, héritière de 68 et qui refuse le statu quo (celle dont je fais partie). Cette gauche là s’est contruite dans un espace plus ou moins autonome, par dela les leninismes et les renégats de 68, parce qu elle a eu les outils politiques, symboliques, culturels, pour imposer ses agendas, bon an mal an, dans l espace public. On l appelle la société civile.
Par contre, les quartiers populaires, quels qu’ils soient, je noterais, et les campagnes sont restés à côté des grandes transformations socio-économiques sans pouvoir ni traduire idéologiquement, ni socialement, leur domination. Mises a part les exceptions qui revelent justement la règle (Confédération paysanne pour les campagnes qui révèle l’hégémonie de la FNSEA, structure conservatrice national-populaire, et la nébuleuse de collectifs des banlieues qui sont voilés derrière des structures parachutées depuis la capitale), le PS a exécuté un travail de sape des mouvement radicaux (qui remontent à la racine... du mal) et donc, par là même, en anesthésiant depuis l’origine et en se coupant (en se modernisant, disent-ils) des espaces critiques, elle a porté la vague contre-révolutionnaire que nous connaissons actuellement.
Nous n avons pas fini de comprendre la réaction à laquelle nous assistons et qui parait à un jeu d’autruches tellement tout cela semble facile. La révolution conservatrice, disait Bourdieu, pourrait s’appeler dorénavant « les trente honteuses ».
J’appelle Rue89, pour se montrer conséquents, à relayer l’invitation au « Forum Social des Quartiers Populaires », à St Denis ce week end, merci. Là est la mémoire, là est la réalité sociale. Il n’y a pas d’intermédiaire, de filtre, de corruption, de prostitution... Suivez mes regards !
Regard bolivien.
(Gwen)
bravo pour cette remise en perspective aussi fournie que perspicace. ca fait du bien de trouver une lecture aussi précise et sans concession pour une bouffonnade qui s est cachée depuis 25 ans dans les arcanes du PS. depuis la marche des beurs qui avait révélé la « fracture coloniale » (pour reprendre le terme a france culture), le PS n’a cessé d’utiliser, noyauter et la noyer les révoltes sociales qui dénoncaient le caractère néo-colonial de l’Etat francais. depuis 83, la révolte pure est dangereuse parce qu elle contredit le discours produit et reproduit pour rematérialiser la violence endogène. Le PS mitterandien a neutralisé tous les contre-discours qui se révélaient structurellement comme des contre-pouvoirs potentiels. Aujourd hui et depuis la mort de tonton, l’illusion néolibérale a pu être désignée, comme pensée unique, social-libéralisme, trahison idéologique, etc, par une partie de la gauche, héritière de 68 et qui refuse le statu quo (celle dont je fais partie). Cette gauche là s’est contruite dans un espace plus ou moins autonome, par dela les leninismes et les renégats de 68, parce qu elle a eu les outils politiques, symboliques, culturels, pour imposer ses agendas, bon an mal an, dans l espace public. On l appelle la société civile.
Par contre, les quartiers populaires, quels qu’ils soient, je noterais, et les campagnes sont restés à côté des grandes transformations socio-économiques sans pouvoir ni traduire idéologiquement, ni socialement, leur domination. Mises a part les exceptions qui revelent justement la règle (Confédération paysanne pour les campagnes qui révèle l’hégémonie de la FNSEA, structure conservatrice national-populaire, et la nébuleuse de collectifs des banlieues qui sont voilés derrière des structures parachutées depuis la capitale), le PS a exécuté un travail de sape des mouvement radicaux (qui remontent à la racine... du mal) et donc, par là même, en anesthésiant depuis l’origine et en se coupant (en se modernisant, disent-ils) des espaces critiques, elle a porté la vague contre-révolutionnaire que nous connaissons actuellement.
Nous n avons pas fini de comprendre la réaction à laquelle nous assistons et qui parait à un jeu d’autruches tellement tout cela semble facile. La révolution conservatrice, disait Bourdieu, pourrait s’appeler dorénavant « les trente honteuses ».
J’appelle Rue89, pour se montrer conséquents, à relayer l’invitation au « Forum Social des Quartiers Populaires », à St Denis ce week end, merci. Là est la mémoire, là est la réalité sociale. Il n’y a pas d’intermédiaire, de filtre, de corruption, de prostitution... Suivez mes regards !
Regard bolivien.
(Gwen)
cet article est un coupé coller d’un texte pris sur un site et titré à l’origine Beurette socialiste à vendre sur oumma.com
oui il existe un fascisme vert..et qu’il soit dénoncé par fadela et malek peu importe votre rhétorique pour les définir me parait sain..ils en ont été les premières victimes.. car enfin il ne faut jamais avoir mis les pieds dans les banlieues, jamais avoir fréquenté, parlé, reçu, mangé avec leurs habitants pour ne pas voir les intenses pressions permanentes que cette clique met quotidiennement contre la population classée d’office comme « devant être musulmane » pour oser le nier....votre discours reprend d’ailleurs tout à fait leur rhétorique puisqu’il assimile toute opposition à ce fascisme vert à une récupération néo coloniale....belle application de l’argumentation fasciste qui vise à déligitimer toute opposition en en faisant d’office un traitre..(à sa patrie, à sa race et ici à sa religion ou bien les trois ? ? ?)..oui on peut etre universitaire cultivé et très structuré dans sa pensée et être quelqu’un qui d’authentiquement fasciste.....golnisch ça vous dit rien ? ? ? ? ? l’islam proné par ses jeunes femmes est de type totalitaire et totalisant..ne vous en déplaise....et dans sa pensée et dans ses manières....même la plupart des gens du mrap ont fini par l’admettre..il ne leur reste plus d’ailleurs qu’à foutre leur président dehors...qui reprend mot pour mot votre argumentation et qui finira lui aussi, avec un tel discours, à ce que les réunions du mrap se terminent dans une cabine téléphonique...
ps : malek boutih et fadela amara sont arrivistes ? ? bel exemple de pensée néo colonialiste imprimée dans votre cerveau...eh oui on peut être magrébin et arriviste.....ça vous étonne ? ? ? ? ? ? bah oui ils sont humains entre autre..........
candidat a rien ( le 2007-06-20 à 08 : 11 : 56 ) :
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je conseille tres vivement d’aller lire cet article et de me dire comment madame Amara et madame Boutin vont pouvoir cohabiter certaine chose m’echappe vraiment il ne manque plus a la panoplie que karim zeribi soit nommer chez brice hortefeux et ce serait complet voila ou on en arrive quand on instrumentalise des gens pendant des annees et au moment de donner ils on droit a des cacahetes alors que le ps ne fasse pas semblant d’être ofusqué (pour karim cadidat mdc il a ete barre a avignon deviner par qui par Elisabeth GUIGOU et oui encore une socialiste version social democratie c’etait il y a quelques annees
Peut etre serait il intéressant que les auteurs signent leurs articles ? Certains, courageux, le font d’autres non. Bref, tout le monde peut écrire n’importe quoi sur n’importe qui. En toute impunité. Ce que je viens de lire sur M. Boutih et F. Amara me navre. Je ne peux faire confiance à un « courageux anonyme ».
Stephane AMILHAT
Que je l’avoue d’emblée clarifiera ma position sur ce sujet : Ce que je sais de F. Amara, je ne l’ai vu ou lu que dans les médias à ma disposition. Citoyen de base je ne suis pas dans les arcanes du pouvoir. Ma critique se limite aux informations dont je dispose.
De ce que j’en sais, il n’y a pas beaucoup de « courageux » pour s’élever contre la montée des courants religieux dans un pays qui a botté les miches d’un clergé assoiffé de pouvoir et d’argent voilà environ 2 siècles. Je pense que l’on pas besoin d’être spécialement courageux pour exprimer un besoin de tolérance et de liberté inconditionnelle.
Pour commencer, il est hors de question de s’agenouiller devant des islamistes après s’être affranchis des catholiques.
Ensuite, notre république a le devoir impératif de procurer une totale protection à tous les opprimés qu’essayent de soumettre à leur joug n’importe quel courant religieux sur son propre territoire.
A mon sens, T. Ramadan ou Le Pen, même combat : tu es, penses et vis comme moi ou tu crèves, le tout sous couvert de théories alambiquées mêlants liberté de culte et rejet de l’areligieux (je précise que l’athéïsme, à mes yeux, reconnait l’existence d’un dieu tandis qu’être areligieux défini celui qui est étranger à toute préoccupation religieuse) ainsi que diverses thèses xénophobes insultantes.
Le combat mené par NPNS me paraît ultra courageux et fondamental. Très peu osent tenir le discours de Mme Amara, que j’ai vu affronté bugne-bugne, arguments pesés à l’appui, des gens intelligents, cultivés et organisés qui prônent la soumission de la femme, que ce soit à par le voile, instrument d’esclavagisme patenté, ou par les horaires réservés aux femmes dans les piscines, premier pas vers une ségrégation sexuelle.
S’il y a des gens pour accepter ça, on ne s’en sortira pas.
Ca me démonte d’entendre une jeune gazelle défendre la liberté individuelle alors qu’elle est soumise à des règles qui lui sont imposées culturellement par un entourage oppressant. C’est le même discours que l’on entend dans la bouche de nazillons qui en appellent à la liberté d’expression pour diffuser des discours de haine xénophobe primaire.
Pour finir, NS continue son entreprise de déconstruction de toute opposition à ses idées rétrogrades.
Comment oublier que c’est sous son égide que des courants musulmans intolérants, tels que l’UOIF, ont pris en main le CFCM ? C’est le même qui, aujourd’hui, cherche un alibi populaire en récupérant les avancées espérées que pourrait obtenir Mme Amara au sein de ce gouvernement.
Comment pourrais-je reprocher à cette dernière de tenter par tous les moyens, quitte à passer pour une arriviste, de faire avancer son combat éminemment légitime.
Cela déplaît aux gauchos pur jus ? Qu’à cela ne tienne, grand bien leur fasse...
En ce qui me concerne je souhaite qu’elle puisse continuer à pousser le bouchon le plus loin possible.
A contrario, elle va se retrouver coincée quand il lui faudra commenter, voire cautionner, les mesures hautement anti-sociales de notre Empereur bien aimé. Acceptera-t-elle longtemps de cracher dans son baillon ? La question reste ouverte... ou bleue, par les temps qui courent...
(réponse publiée sur autre article concernant le rappel biographique de boutih et fadela amara. cette derniere, je l avais vue personnellement sur le plateau de ce soir ou jamais, elle etait d une betise affligeante et une lecheuse de pompes a tout ce qui ressemblait a de la gauche caviar. donc qu elle passe a droite, ou plutot dans ce bordel neo vichyste ne me surprend plus. ses propos etaient effrayants de meconnaissance ou de mepris pour tout ce qui ne rentrait pas dans les cases d’un discours congelé. c est bien triste, je crois qu elle a plus parlé au ps, et satisfait leurs attentes qu elle n a crié sa rage en banlieue. rappelons tout de meme que la rumeur, groupe de rap, pendant ce temps la est devant la justice pour avoir accusé la police de violences. accusés par qui ? le ministre de l interieur de l epoque. le Christ des années 2007.
bravo pour cette remise en perspective aussi fourni que perspicace. ca fait du bien de trouver une lecture aussi précise et sans concession pour une bouffonnade qui s est cachée depuis 25 ans dans les arcanes du PS. depuis la marche des beurs qui avait révélé la « fracture coloniale » (pour reprendre le terme a france culture), le PS n’a cessé d’utiliser, noyauter et la noyer les révoltes sociales qui dénoncaient le caractère néo-colonial de l’Etat francais. depuis 83, la révolte pure est dangereuse parce qu elle contredit le discours produit et reproduit pour rematérialiser la violence endogène. Le PS mitterandien a neutralisé tous les contre-discours qui se révélaient structurellement comme des contre-pouvoirs potentiels. Aujourd hui et depuis la mort de tonton, l’illusion néolibérale a pu être désignée, comme pensée unique, social-libéralisme, trahison idéologique, etc, par une partie de la gauche, héritière de 68 et qui refuse le statu quo (celle dont je fais partie). Cette gauche là s’est contruite dans un espace plus ou moins autonome, par dela les leninismes et les renégats de 68, parce qu elle a eu les outils politiques, symboliques, culturels, pour imposer ses agendas, bon an mal an, dans l espace public. On l appelle la société civile.
Par contre, les quartiers populaires, quels qu’ils soient, je noterais, et les campagnes sont restés à côté des grandes transformations socio-économiques sans pouvoir ni traduire idéologiquement, ni socialement, leur domination. Mises a part les exceptions qui revelent justement la règle (Confédération paysanne pour les campagnes qui révèle l’hégémonie de la FNSEA, structure conservatrice national-populaire, et la nébuleuse de collectifs des banlieues qui sont voilés derrière des structures parachutées depuis la capitale), le PS a exécuté un travail de sape des mouvement radicaux (qui remontent à la racine... du mal) et donc, par là même, en anesthésiant depuis l’origine et en se coupant (en se modernisant, disent-ils) des espaces critiques, elle a porté la vague contre-révolutionnaire que nous connaissons actuellement.
Nous n avons pas fini de comprendre la réaction à laquelle nous assistons et qui parait à un jeu d’autruches tellement tout cela semble facile. La révolution conservatrice, disait Bourdieu, pourrait s’appeler dorénavant « les trente honteuses ».
J’appelle Rue89, pour se montrer conséquents, à relayer l’invitation au « Forum Social des Quartiers Populaires », à St Denis ce week end, merci. Là est la mémoire, là est la réalité sociale. Il n’y a pas d’intermédiaire, de filtre, de corruption, de prostitution... Suivez mes regards !
Regard bolivien.
gwen
(réponse publiée sur autre article concernant le rappel biographique de boutih et fadela amara. cette derniere, je l avais vue personnellement sur le plateau de ce soir ou jamais, elle etait d une betise affligeante et une lecheuse de pompes a tout ce qui ressemblait a de la gauche caviar. donc qu elle passe a droite, ou plutot dans ce bordel neo vichyste ne me surprend plus. ses propos etaient effrayants de meconnaissance ou de mepris pour tout ce qui ne rentrait pas dans les cases d’un discours congelé. c est bien triste, je crois qu elle a plus parlé au ps, et satisfait leurs attentes qu elle n a crié sa rage en banlieue. rappelons tout de meme que la rumeur, groupe de rap, pendant ce temps la est devant la justice pour avoir accusé la police de violences. accusés par qui ? le ministre de l interieur de l epoque. le Christ des années 2007.
bravo pour cette remise en perspective aussi fourni que perspicace. ca fait du bien de trouver une lecture aussi précise et sans concession pour une bouffonnade qui s est cachée depuis 25 ans dans les arcanes du PS. depuis la marche des beurs qui avait révélé la « fracture coloniale » (pour reprendre le terme a france culture), le PS n’a cessé d’utiliser, noyauter et la noyer les révoltes sociales qui dénoncaient le caractère néo-colonial de l’Etat francais. depuis 83, la révolte pure est dangereuse parce qu elle contredit le discours produit et reproduit pour rematérialiser la violence endogène. Le PS mitterandien a neutralisé tous les contre-discours qui se révélaient structurellement comme des contre-pouvoirs potentiels. Aujourd hui et depuis la mort de tonton, l’illusion néolibérale a pu être désignée, comme pensée unique, social-libéralisme, trahison idéologique, etc, par une partie de la gauche, héritière de 68 et qui refuse le statu quo (celle dont je fais partie). Cette gauche là s’est contruite dans un espace plus ou moins autonome, par dela les leninismes et les renégats de 68, parce qu elle a eu les outils politiques, symboliques, culturels, pour imposer ses agendas, bon an mal an, dans l espace public. On l appelle la société civile.
Par contre, les quartiers populaires, quels qu’ils soient, je noterais, et les campagnes sont restés à côté des grandes transformations socio-économiques sans pouvoir ni traduire idéologiquement, ni socialement, leur domination. Mises a part les exceptions qui revelent justement la règle (Confédération paysanne pour les campagnes qui révèle l’hégémonie de la FNSEA, structure conservatrice national-populaire, et la nébuleuse de collectifs des banlieues qui sont voilés derrière des structures parachutées depuis la capitale), le PS a exécuté un travail de sape des mouvement radicaux (qui remontent à la racine... du mal) et donc, par là même, en anesthésiant depuis l’origine et en se coupant (en se modernisant, disent-ils) des espaces critiques, elle a porté la vague contre-révolutionnaire que nous connaissons actuellement.
Nous n avons pas fini de comprendre la réaction à laquelle nous assistons et qui parait à un jeu d’autruches tellement tout cela semble facile. La révolution conservatrice, disait Bourdieu, pourrait s’appeler dorénavant « les trente honteuses ».
J’appelle Rue89, pour se montrer conséquents, à relayer l’invitation au « Forum Social des Quartiers Populaires », à St Denis ce week end, merci. Là est la mémoire, là est la réalité sociale. Il n’y a pas d’intermédiaire, de filtre, de corruption, de prostitution... Suivez mes regards !
Regard bolivien.
gwen
Cette jeune femme s’ayant bien servi du PS, donne maintenant des leçons (voir sa lettre dans le nouvelobs) à la gauche .Une façon comme une autre de défendre ses minables ambitions.
Pense t-elle vraiment avoir fait le bon choix ? Elle se retrouve à coté de C. Boutin : Un comble...Sera t-elle obligée d’aller à la messe ?
Si tout cela n’était que pitoyable on pourait en rire.
Toutes ces histoires me font penser à la faiblesse des gens qui n’ont pas d’honneur : le pire pour moi étant E.Besson, cette ordure !
Décidement Sarkozi sait bien s’entourer !
C’est normal que Malek BOUTHI félicite Fadela AMARA, il avez accepté d’aller à la chorba il s’est désisté à minuit suite au conseil de son mentor Julien Dray, et il a envoyé sa pote à sa place sûrement par pure stratégie de carrière... ! Fadela Amara n’était pas un premier choix 25/06/2007-18h15 - Rubrique coordonnée par Irène Inchauspé - © Le Point.fr Avant que Fadela Amara n’accepte le secrétariat d’État à la politique de la ville, d’autres personnalités ont été approchées pour ce poste. Le socialiste Malek Boutih avait donné son accord à Nicolas Sarkozy. Mais au dernier moment (à minuit la veille de l’annonce du gouvernement Fillon 2), Julien Dray, son mentor qui l’avait fait entrer au PS lors du congrès de Dijon de 2003, l’en a dissuadé. Mais avant Malek Boutih, c’est Julien Dray lui-même qui s’était vu proposer ce portefeuille, portefeuille qu’il a refusé d’emblée.
Selon le Canard de ce jour, Fadela Amara reste présidente de ’Ni putes ni soumises’, bien que nommée secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville.
Elle est convoquée début juillet devant la Cour des Comptes pour justifier de l’état de la trésorerie et de l’emploi du financement public.
Se pourrait-il que Mme Amara Fadela, responsable de la politique de la ville au gouvernement, songe à renflouer l’association de Mme Fadela Amara ?
Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.
Bravo Chimulus ! Bien vu.




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