London in the air

"Labour" et "tories", bus à impériale et JO, City et Brick Lane : le journaliste Sylvain Biville revisite l'actualité britannique dans son blog London in the air.

Les nouveaux antinucléaires, ces ex-faucons de la guerre froide

Sylvain Biville
Journaliste
Publié le 01/07/2011 à 15h04


Essai nucléaire américain dans les îles Marshall en 1954 (US Department of Energy)

(De Londres) Le mouvement pour l’abolition des armes nucléaires a longtemps été l’apanage des pacifistes. Aujourd’hui, d’anciens faucons de la guerre froide sont à l’avant-garde d’une campagne pour l’élimination de tous les arsenaux nucléaires d’ici 2030.

Le militant pour un monde dénucléarisé a troqué son look baba cool pour un costume trois-pièces taillé sur mesure. Il ne boit pas de lait de chèvre, mais sirote une coupe de champagne en dégustant des sushi.

On ne le trouve pas dans les manifs antimilitaristes sur le plateau du Larzac ou à Central Park, mais dans les salons select de Piccadilly, au cœur de Londres. Le mégaphone et la banderole artisanale ont été remisés au placard, ses moyens de communication sont désormais Facebook, Twitter et les documentaires made in Hollywood.

Bienvenue dans le monde merveilleux de Global Zero, un lobby pour l’abolition des armes nucléaires lancé à Paris en décembre 2008, qui organisait son troisième sommet mondial la semaine dernière à Londres.

Le soutien d’Obama et de Medvedev

Des représentants de huit des neuf puissances nucléaires (Etats-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France, Chine, Inde, Pakistan, Israël) ont participé à la conférence. Seuls les Nord-Coréens, les derniers à avoir rejoint, en 2006, ce club très fermé, manquaient à l’appel.

Même l’Etat hébreu, dont la possession de la bombe atomique est le secret le moins bien gardé, était représenté, pour la première fois, par le général à la retraite Uzi Eilam, ancien responsable du programme d’armes nucléaires israélien.

L’Américain Barack Obama, le Russe Dimitri Medvedev, le Britannique David Cameron et l’Indien Manmohan Singh ont envoyé des messages de soutien. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon s’est fendu d’une vidéo.

Global Zero : un mouvement ancré dans la Realpolitik

En moins de trois ans, Global Zero a réussi à rallier plus de 300 experts et dirigeants du monde entier à la cause d’une planète débarrassée du feu nucléaire. Un tel succès tient d’abord au pragmatisme de la démarche. Les arguments moraux pour l’élimination des armes nucléaires sont relégués au second plan, au profit d’un raisonnement cynique ancré dans la Realpolitik.

Bruce Blair a consacré la première moitié de sa vie à superviser le lancement de missiles balistiques au Pentagone, avant de se dévouer à la cause d’un monde dénucléarisé, en fondant Global Zero :

« Nous ne sommes pas des pacifistes radicaux empreints d’idéalisme, mais des réalistes, des experts chevronnés en questions stratégiques. Nous sommes parvenus au constat que les dangers que représentent les armes nucléaires l’emportent largement aujourd’hui sur les bénéfices potentiels. »

Pendant la guerre froide, la menace nucléaire était omniprésente. Aujourd’hui, la crainte d’une guerre atomique n’est plus autant enracinée dans les esprits. Et pourtant, loin d’avoir disparu avec le mur de Berlin, le risque d’une explosion nucléaire est plus fort que jamais.

La dissuasion nucléaire est devenue « obsolète »

Les premiers à attirer l’attention sur le risque nucléaire ont longtemps été des piliers de la course aux armements. Deux anciens secrétaires d’Etat républicains, Henry Kissinger et George Shultz, et deux faucons démocrates, Willam Perry et Sam Nunn, appellent de leurs vœux « un monde sans armes nucléaires », dans un retentissant article publié en janvier 2007 dans le Wall Street Journal :

« Les armes nucléaires ont été essentielles au maintien de la sécurité internationale. Mais la fin de la guerre froide a rendu obsolète la doctrine américano-soviétique de la dissuasion mutuelle. La dépendance à l’égard des armes nucléaires comme moyen de dissuasion devient de plus en plus dangereuse et de moins en moins efficace. »

Pendant la guerre froide, Américains et Russes se tenaient par la barbichette, dissuadés d’appuyer sur le bouton nucléaire par la perspective peu réjouissante d’une destruction mutuelle assurée.

Seuil critique

Facteur de stabilité dans un monde bipolaire, la doctrine de la dissuasion nucléaire n’est plus pertinente avec neuf joueurs. Et la liste n’est peut-être pas close, comme en témoignent les ambitions nucléaires à peine voilées de l’Iran.

Les fondements de la dissuasion sont d’autant plus ébranlés que les derniers arrivés dans le club nucléaire (Israël, Inde, Pakistan et Corée du Nord) en refusent les règles du jeu, en n’adhérant pas au Traité de non-prolifération, en vigueur depuis 1970.

Global Zero estime qu’on approche d’un seuil critique. Le risque d’utilisation de l’arme nucléaire est triple :

  • une attaque lancée par une puissance nucléaire : la menace n’est plus mondiale mais régionale, avec pour points de fixation le Cachemire, le Moyen-Orient et la péninsule coréenne ;
  • la menace terroriste : « Nos patates sont mieux surveillées que l’uranium enrichi » confie un procureur militaire russe. Le trafic de matière fissile dans l’ancien bloc soviétique rend possible l’acquisition de l’arme nucléaire par des groupes terroristes. Face à un acteur non-étatique, la dissuasion perd tout son sens  ;
  • un accident : la probabilité d’une erreur dans la manipulation des têtes nucléaires est loin d’être négligeable. Le documentaire « Countdown to Zero », produit en 2010 par l’équipe du film d’Al Gore « Une vérité qui dérange » et sorti à Londres en même temps que le sommet de Global Zero, recense quelques-unes des catastrophes évitées de justesse. Ainsi, en 1961, un B52 américain explose en vol au-dessus de la Caroline du Nord et relâche deux bombes à hydrogène qui, par miracle, ne vont pas détoner. (Voir la bande annonce du film « Countdown to Zero », en anglais)

Face au danger croissant, Global Zero prône l’élimination de toutes les armes nucléaires. Valerie Plame, ancien agent secret de la CIA spécialisé dans la contre-prolifération, est devenue l’une des porte-parole du mouvement :

« J’ai considérablement évolué par rapport à ma vie antérieure. Je suis maintenant persuadée que lutter contre la prolifération ne suffit pas. C’est faire du surplace. La seule solution, c’est d’arriver à zéro arme nucléaire. Il faut assécher le marais. »

95% des têtes nucléaires sont russes ou américaines

Pour parvenir à l’objectif zéro d’ici 2030, Global Zero propose un plan d’action en quatre étapes. L’effort initial porte sur une réduction des arsenaux américain et russe. A eux deux, les anciens ennemis de la guerre froide détiennent 95% des quelque 20 000 têtes nucléaires aujourd’hui en activité.

Global Zero a trouvé en Barack Obama un allié de poids. A Prague, en avril 2009, le président américain a fait de l’élimination des armes nucléaires un objectif de sa politique de défense :

« J’affirme clairement et avec conviction l’engagement des Etats-Unis à œuvrer pour la paix et la sécurité d’un monde sans armes nucléaires.

Je ne suis pas naïf, cet objectif ne sera pas atteint rapidement – peut-être être pas de mon vivant. Il faudra de la patience et de la persévérance. Mais nous devons rester sourds aux voix qui nous disent que le monde ne peut pas changer. »

La France à la traîne


Logo de Global Zero.

Le volontarisme politique dont fait preuve Obama est exactement l’objectif recherché par Global Zero. Medvedev lui a emboîté le pas avec la signature du traité Start 2 sur la réduction des armes stratégiques. Les dirigeants britannique et indien affichent eux aussi leurs bonnes intentions.

La France, elle, traîne les pieds, déplore Bruce Blair, coordinateur de Global Zero :

« Historiquement, Paris a toujours été soucieux de son indépendance nucléaire. Le soutien du gouvernement est plutôt tiède. En réalité, la France évolue plus lentement que d’autres. On est proche du statu quo. »

Une arme nucléaire en France, c’est le RSA pour 500 familles

Au sommet de Londres, Global Zero a appelé les neuf puissances nucléaires à lancer sans délai des négociations multilatérales sur la réduction de leurs arsenaux. Parallèlement, l’association cherche à mobiliser l’opinion publique en lançant une pétition en ligne sur les coûts de l’armement nucléaire, estimés à 1 000 milliards de dollars (713 milliards d’euros) dans les dix prochaines années.

Global Zero a sorti sa calculette. En France, l’argent dépensé chaque année pour une seule arme nucléaire permettrait de financer :

  • 150 nouveaux instituteurs,
  • 130 000 consultations chez un médecin généraliste,
  • 70 nouvelles éoliennes,
  • 50 nouvelles entreprises innovantes,
  • 500 familles prises en charge par le RSA.
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  • 74 réactions
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  • Fikmonskov
    Fikmonskov
    http://fikmonskov.wordpress.com/
    • Posté à 15h20 le 01/07/2011
    • Internaute 81073
      http://fikmonskov.wordpress.com/

    Comme d’habitude, ce sont ceux qui ont d’abord bénéficié de cette puissance qui sont les premiers à vouloir la voir disparaître quand ils n’en ont plus l’apanage.

    Problème : ceux qui viennent de l’avoir, cette puissance, ne sont pas encore lassés de ce jouet, eux. Les convaincre de s’en débarrasser ne sera pas facile, d’autant moins qu’ils pourront toujours nous rappeler qu’on a dirigé le monde avec ça depuis plusieurs décennies. Et d’autant moins que ce seront probablement ce mêmes puissances qui contrôleront le désarmement mondial... Alors, comment s’assurer qu’eux se désarmeront vraiment ?

    Alors bon, ok, l’idée est chouette, et avoir un argument pragmatique peut en satisfaire certains. Mais ensuite ?

  • polybe
    polybe
    travailleur non tertiaire
    • Posté à 15h53 le 01/07/2011
    • Internaute 155848
      travailleur non tertiaire

    On commence par une bonne nouvelle : « la paix est une affaire trop sérieuse pour être confiée aux pacifistes » (pour paraphraser Clémenceau)
    On peut quand même rappeler que la bombe atomique est ce qui a évité que la guerre froide ne devienne la 3ème guerre mondiale (ça aurait fait beaucoup plus de grabuge que la 2ème).
    L’argument, pertinent, est que ce type de dissuasion est quasiment caduc depuis la fin d’un monde bi-polaire. Ce n’est pas faux mais, mais il très intéressant que ce soit les Américains qui poussent à ça. Et c’est logique. Sans armes nucléaires, leur hyperpuissance n’a pas d’égal (alors que l’atome remet au même niveau des puissances de taille différente, d’où les réticences légitimes de la France). Comme un type très costaud qui préfère qu’on se batte à mains nues plutôt qu’avec des pistolets
    Ce n’est donc pas par « amour de la planète » que les Américains proposent ça mais par calcul très « real politique ». En plus, le démentellement obligera chaque pays à ce que des gens viennent vérifier chez lui prémice d’un gouvernement mondial sous domination américaine. C’est une façon d’éviter un monde multipolaire que tout le monde souhaite sauf eux.
    Dernier point, je ne crois pas que les pays renonceront à détruire TOUT leur arsenal. En garder juste un peu est trop tentant.

    N’oubliez jamais que la diplomatie n’est pas un salon de thé mais n’est QUE rapport de force (c’est du Védrine, pas du Kouchner).

    Quant à l’argument, « avec une bombe on peut payer X personnes au RSA », il est assez facile. On pourrait dire la même chose avec le budget de la Techno Parade, du dernier congrès UMP, ou des frais de fonctionnnement du parlement européen. Ou avec le coût de leur réunion Global zero. Ou avec votre budget vacances, cannabis ou playstation.

    Bref, c’est rempli d’intentions cachées de la part des Américains et ça ne marchera pas techniquement.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 16h10 le 01/07/2011
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Pourquoi ils veulent se débarrasser de leurs armes nucléaires
    1) Les États Unis et la Russie n’ont plus les moyens de financer leurs programmes d’armements nucléaires. Pour être efficace et crédible, un parc de missiles nucléaires doit être continuellement remis à niveau, c’est à dire maintenu et développé.
    2) L’équilibre de la terreur a changé de nature.
    Les détenteurs des « armes du futur » que sont la croissance, les ressources énergétiques et les matières premières agricoles, sont les pays « émergents » Chine, Inde, Brésil, Russie. Les USA misent sur le développement de nouvelles technologiques pour affronter l’avenir
    3) Les nouveaux conflits d’Irak et d’’Afghanistan ne nécessitent pas d’armement nucléaire parce que l’ennemi n’est pas une armée régulière mais des regroupements tribaux et/ou religieux
    4) Les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima ont fait prendre conscience de la gravité des conséquences en cas d’utilisation de l’armement nucléaire.

  • Tariec
    Tariec
    « Radio Paris ment », « Radio (...)
    • Posté à 16h54 le 01/07/2011
    • Internaute 37287
      « Radio Paris ment », « Radio (...)

    Finalement, nos actions contre le nucléaire dans les années 80 (entre autres les chaines humaines entre les ambassades d’URSS et des USA contre les missiles SS20) et toutes les actions aprés la chute du mur de Berlin auront peut étre pesé sur ces « puissants »...qui découvrent sur le tard le risque de continuer, comme des crétins se vautrant dans l’autodestruction, à produire des armes qui de toutes façon ne servent à rien en cas de conflit, sauf à éradiquer l’homme et une bonne partie des écosystémes de cette planéte !

    Mais cette suppression va étre compliquée :
    -Quid du (hum hum) « retraitement » de ces armes ?
    -Comment étre certain que tous jouent le jeux, sans garder une bombonnette sous le coude au cas où ?

    J’aimerais vraiment y croire, mais quelque chose me dit qu’il va en falloir du temps, et donc des années à vivre avec le risque d’un accident ou d’un mega attentat.

    M’enfin pour l’instant l’urgence au regard des faits, c’est surtout le nucléaire civil...50 à 100 ans pour nettoyer la zone de Fukuchima, ça devrait aider à passer à d’autres formes d’énergies !
    On peut réver...

  • CorentinB
    CorentinB
    chercheur
    • Posté à 17h34 le 01/07/2011
    • Expert 11539
      chercheur

    Il y a le discours officiel et la pratique. Officiellement tout le monde soutient l’objectif. Dans la pratique, tout le monde modernise.

    J’insiste : tout le monde. Soit on modernise les armes nucléaires, soit leurs vecteurs (missiles balistiques, surtout). Pour s’en convaincre il n’y a qu’à voir le budget de la défense américain et la Nuclear Posture Review : plus d’une centaine de milliards de dollars sont prévus au cours de la prochaine décennie pour l’entretien des armes, la modernisation et le renouvellement du complexe de production des armes nucléaires. De quoi pérenniser la dissuasion pour encore quelques décennies.

    Le cas russe, pointé comme exemple dans l’article, est trompeur : la Russie n’a pas les moyens d’entretenir ses forces stratégiques, et les personnes suivant ces questions et étant un tant soit peu de bonne foi savaient depuis toujours que la signature du traité New START (à ne pas confondre avec START 2, d’ailleurs) n’imposerait que très très peu de réductions à Moscou. La preuve : quelques mois à peine après l’entrée en vigueur du traité, la Russie est déjà sous certains plafonds. Non, ce n’est pas parce que Medvedev et Poutine mettent en pratique des idéaux (auxquels personne ne croit qu’ils adhèrent, d’ailleurs), mais uniquement parce que passé une certaine durée de vie, les systèmes sont retirés du service actif, et que la Russie ne parvient pas à en produire suffisamment pour se maintenir à niveau.

    Au final, regardez les faits, et pas (que) les discours. Bruce Blair présente forcément son affaire comme si tout marchait bien. Les résultats de ce battage sont pour l’instant extrêmement limités - même s’ils sont bienvenus : il y a encore du gras à perdre dans les 22 000 têtes actives à la surface du globe.

  • Féline
    Féline
    fée
    • Posté à 17h45 le 01/07/2011
    • Internaute 111221
      fée

    Petite explication pour que tout le monde comprenne bien la stratégie américaine dans cette affaire :

    Imaginons que les USA, pour une raison ou pour une autre, veuillent attaquer militairement un pays « x » (l’Irak, l’Iran, ou même la France pourquoi pas). Etudions les différents cas de figure pour montrer en quoi un monde nucléarisé est un obstacle à la domination militaire (au sens conventionnel) incontestable des américains sur les autres pays.

    1er cas

    Les USA ont des armes nucléaires, le pays x n’en a pas.
    Est-ce que les américains peuvent envisager une guerre contre ce pays ? Réponse : Oui.

    2ème cas

    Les USA ont des armes nucléaires, le pays x en a aussi.
    Est-ce que les américains peuvent envisager une guerre contre ce pays ? Réponse : Non.

    3ème cas

    Les USA n’ont plus d’armes nucléaires, le pays x n’en a pas non plus.
    Est-ce que les américains peuvent envisager une guerre contre ce pays ? Réponse : Oui.

  • maniaco007
    maniaco007
    realisateur
    • Posté à 19h33 le 01/07/2011
    • Internaute 154885
      realisateur

    Aha les puissants sont pris a leur propre piege. Autant je pense que c’est sage de se retirer completement de ces armes sales, autant je suis triste que la seule maniere de convaincre de cet argument, c’est parce que les « mechants » sont maintenant capable de la fabriquer, et puis ils sont mechants donc on ne sait pas ce qu’ils vont faire avec.

    Enfin, peut-etre que ca permettra a l’opinion publique de faire un amalgame encore une fois, et de ce dire que c’est le nucleaire tout entier qui devrait disparaitre. Allez vive le vent et le soleil.... quand on aura trouver une solution non-petroliere a la production de ces solutions « non petrolieres ».

    Bon vent !

  • Winston Morgan Mc Clellan-
    Winston Morgan Mc Clellan-
    Homo Vernaculus
    • Posté à 01h30 le 02/07/2011
    • Internaute 123883
      Homo Vernaculus

    Quand même drôle de les ,voir se désavouer eux même : D

  • jck
    jck répond à padiran
    • Posté à 02h54 le 02/07/2011
    • Internaute 27688

    Pour les faucons américains c’est surtout que l’arme nucléaire a un aspect « égalitariste » inacceptable.
    Les Etats-Unis dépensent près de 500 milliards de dollars par an pour l’armée conventionnelle (non-nucléaire), La France 40 milliards.
    Et pourtant, dans une certaine mesure les Etats-unis et la France sont égaux, il est inenvisageable, même théoriquement, que l’un attaque l’autre. Le faucon, quand il voit ça il pète les plombs. Arrêtons le nucléaire et les Etats-Unis retrouvent leur rang de seule super-puissance militaire et la France dégage du conseil de sécurité en moins de deux.

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