Chez Gilles Bridier

Les réflexions sur l'actualité économique de Gilles Bridier, président de l'agence d'information Apidoc et ex-directeur de la rédaction délégué de La Tribune.

Les Etats-Unis choisissent d'exporter leur crise

Gilles Bridier
Journaliste
Publié le 01/10/2008 à 16h10



Protestation à New York contre le projet du Congrès de renflouer les banques américaines (Keith Bedford/Reuters).

Autant que la crise elle-même, le rejet par la Chambre des représentants des Etats-Unis du plan de sauvetage du système bancaire américain marque la fin d’une époque pour le capitalisme. Ce vote, obtenu sous la pression d’une majorité d’électeurs américains, a un sens : il signifie que les Etats-Unis prennent le parti d’exporter leur crise plutôt que de tenter de l’enrayer pour limiter les dégâts. Et tant pis si les autres économies en font les frais : « America first » !

Cette crise, pourtant, est née aux Etats-Unis où, quelles qu’en soient les raisons, les particuliers ont pris l’habitude de consommer à crédit et de vivre avec des taux d’endettement excessifs. Des bulle se créent qui, comme toutes les bulles, sont vouées à éclater. Le phénomène est cyclique. Dans les meilleurs cas, on parle de ralentissement, d’atterrissage en douceur…

Mais cette fois-ci, des financiers habiles ont réussi à retarder l’explosion de la bulle en inventant des techniques de financement qui ont permis aux Américains de s’endetter encore plus… comme s’ils se trouvaient en apesanteur, libérés des forces de rappel économiques. La chute n’en est que plus rude lorsque la bulle éclate et que tout le monde retombe sur terre. Plus question d’atterrissage en douceur.

Des responsabilités non assumées

Mais les contribuables américains refusent que leurs impôts soient utilisés pour corriger les erreurs, les errements et les excès de ces financiers déconnectés de la réalité qui ont cru, sur la foi de leurs algorithmes, que les bulles pouvaient monter jusqu’au ciel. Ils refusent d’être appelés au chevet de leur système économique alors qu’ils n’avaient pas été invités au banquet. Ils refusent cette forme de solidarité financière dans laquelle ils joueraient les dindons de la farce.

On sait que le ressort principal du capitalisme est la confiance : confiance en la monnaie, confiance dans la stabilité de l’épargne… En tant que première puissance mondiale et dépositaire des tables de la loi du capitalisme, l’Amérique est investie de responsabilités vis-à-vis de la collectivité internationale qu’elle entraîne dans son sillage, et des économies mondiales qui épousent son système de valeurs.

Pour enrayer les conséquences de la crise dans le monde entier, pour limiter « l’effet dominos » qui a commencé à se propager, il fallait un geste fort pour signifier qu’ils assumaient leurs responsabilités. C’était la condition nécessaire au maintien d’une certaine confiance, pour le rétablissement de la mécanique financière. Mais les Etats-Unis se dérobent à leurs responsabilités : la Chambre des représentants refuse que l’économie américaine s’administre les remèdes d’urgence dictés par l’ampleur de la crise…

Banques et fonds de pension

Dans ces conditions, la contagion ne peut que se développer. Les banques de tous les continents sont déjà affectées. Mais si le système bancaire américain s’enfonce encore plus dans la crise, il en entraînera d’autres dans le tourbillon. Et pas seulement des banques.

Par exemple, les fonds de pension dont dépendent les retraites des Américains, détiennent aussi des milliers de milliards de dollars investis au capital d’entreprises dans tous les pays du monde. Si les banques et les assurances craquent, ces fonds de pension ne tarderont pas à rapatrier leurs capitaux pour servir les retraits de capitaux de leurs souscripteurs et pour colmater les brèches béantes dans le système financier américain.

Ainsi, la contagion risque de se développer non seulement par les réseaux financiers mondialisés qui ne trouvent plus à se refinancer, mais aussi par l’implosion des systèmes de capitalisation des entreprises au cas où des actionnaires institutionnels déserteraient brutalement

Crise de confiance

Bien sûr, les Etats-Unis finiront bien par prendre des dispositions. Bien sûr, il faudra bien que les plus libéraux des Républicains outre-Atlantique tordent le cou à leur dogme qui, dans l’histoire contemporaine, a déjà montré ses limites : la régulation par les seuls marchés est un leurre. Mais quand ? En attendant que des dispositions soient prises, le monde entier est pris au piège du libéralisme américain dans la mesure où, pour l’instant, il refuse d’assumer ses responsabilités.

Un piège qui va coûter très cher en emplois, en croissance et en épargne. A la crise financière, les Etats-Unis ajoutent une crise de confiance s’ils s’obstinent à ne pas vouloir regarder au-delà de leurs frontières et à faire abstraction de leurs responsabilités. C’est le signe de l’épuisement d’un système et aussi le début de la fin d’un leadership dès l’instant où il n’est plus assumé. Il n’est pas sûr que les batailles qui s’annoncent pour reprendre le flambeau annoncent des lendemains qui chantent.

Photo : protestation à New York contre le projet du Congrès de renflouer les banques américaines, le 27 septembre (Keith Bedford/Reuters).

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  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 16h58 le 01/10/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    pour exporter leurs merde ça on peu leurs faire hélas confiançe

  • Redroom
    Redroom
    La V2, une grosse merde.
    • Posté à 17h06 le 01/10/2008
    • Internaute 23589
      La V2, une grosse merde.

    Peut-être que le monde finira enfin par arrêter de financer l’hyper-consommation américaine...

    • quetzal2012
      quetzal2012 répond à Redroom
      enseignant précaire
      • Posté à 20h21 le 01/10/2008
      • Expert 26736
        enseignant précaire

      Peut-être... a moins que, comme d’habitude, Washington ne se serve de cette crise comme d’un terreau fertile pour consolider leur hégémonie dans le monde et justifier du même coup leur « geo-politique du Chaos » ( voir l’ouvrage de Ramonet)

      le plan de sauvetage n’a pas été voté parce qu’endiguer des millions d’américains dans leur pauvreté représente une bonne affaire pour tous les responsables de cette crise.

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  • Humain
    • Posté à 17h22 le 01/10/2008
    • Internaute 21387

    Restons calmes....Ils n’ont pas forcément « choisi ».

    Nos banques sont allées là bas, et comme il y avait de l’argent à se faire, les américains n’ont pas eu à nous supplier.

    De plus ces titres sur les « pauvres » (que sont les subprimes, les prêts étudiants, des prêts conso, de tpe Sofinco etc...) glissés dans les actifs présentés en emballages rosés, démontrés par des formules mathématiques conçues dans un monde irréel), ont été vendus à Monsieur Toulemonde avec le sourire du banquier qui commencait déjà à s’habiller de son parachute doré !

    Nous avons en France nos « subprime », nos Sofinco etc... Largement de quoi mettre sur la paille une bonne partie de la population.

    Une catastrophe n’arrivant jamais seule... Nous savons que nous devons nous attendre à de nombreuses défections d’entreprises rachetées par le système de « levier », les fameux LBO.

    Une tremblement de terre ne prévient pas ! Cette crise, elle, est attendue et redoutée, depuis au moins un an !

    Qu’a t-on fait madame Lagarde ?
    Qu’a t-on fait monsieur ou madame « de gauche » ?
    Qu’a t-on fait monsieur ou madame de droite libérale ?
    Qu’a t-on fait monsieur Strauss Khan ? Etc...
    Qu’a t-on fait ? ? ?
    Rien ! !

    • DOMIE
      DOMIE répond à Humain
      vieille chômeuse de 50 ans !
      • Posté à 09h37 le 02/10/2008
      • Internaute 51449
        vieille chômeuse de 50 ans !

      Je vous trouve bien gentil. Ca fait des années qu’on entends des économistes de tous bords crier qu’on va droit dans le mur, et que tout riait de ces cassandres de mauvais augure !

      • Humain
        Humain répond à DOMIE
        • Posté à 14h44 le 02/10/2008
        • Internaute 21387

        A Domie...
        « Ca fait des années qu’on entends des économistes de tous bords crier qu’on va droit dans le mur, et que tout le monde riait de ces cassandres de mauvais augure ! »

        C’est réel !

        Le problème ?

        Le problème est que l’on a donné les rênes aux financiers, pas aux économistes !

        De nos jours on fait donc du « socialisme » pour les nantis, et du « libéral » pour les pauvres.

        (Une preuve, s’il en est, est l’arrivée de Strauss Khzan au FMI, entre autres)

  • Xhi_
    Xhi_
    Gre-citoyen
    • Posté à 17h21 le 01/10/2008
    • Internaute 50292
      Gre-citoyen

    Les américains (la population) ne sont pas vraiment portés sur ce qui se passe à l’extérieur de leur frontière : ce n’est pas un scoop !

    J’ai juste une question (c’est plus un complément qu’une critique de cet article, que je trouve très bon) : les américains ne font ils pas payer aux banques (au système financier) leur manque d’altruisme au moment où ils perdaient leur logement ?

    Avec les « subprimes », on leur a dit : « Ben, désolé, ça a merdé... On ne peut rien faire, vous devez payer ! ». Et là, que ce sont les banques et les assureurs, l’Etat Federal met tout en oeuvre pour que le contribuable paie... encore une fois !

  • Anonyme

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    A plus

  • mipo
    • Posté à 17h27 le 01/10/2008
    • Internaute 36658

    Ils refusent de prendre leurs responsabilités ? Redonner un coup de gonfleur à un des systèmes les plus tordus n’a rien a voir avec une prise saine de responsabilités. Continuer à déshumaniser la planète pour le bien d’ une poignée d’individus, je ne vois pas ce qu’il peut y avoir là de raisonnable. Les économistes et spécialistes sains de corps et d’esprit ne cessent depuis plusieurs dizaines d’années de tirer les sonnettes d’alarme, merci à eux : ils ont vu juste. Ceci dit certains éléments vicieux étaient visibles et compréhensibles même pour les culs terreux que nous sommes pour la plupart d’entre nous. Si les hommes d’affaires n’ont rien voulu voir plus tôt, c’est leur problème. Quant aux naïfs qui ont cru leurs mensonges, nous ne pouvons que leur rappeler les conseils auxquels ils ont tourné le dos (parfois avec violence).

  • aissachris
    aissachris
    techelec s/of
    • Posté à 17h30 le 01/10/2008
    • Internaute 29395
      techelec s/of

    bonjour,
    les dindns de la farce sont les citoyens surtaxés pour assurer le train de vie de qq escrocs, il est normal que des élus du peuple hesitent à adopter le seul plan anti...social.
    Des mots et des promesses pour ne pas changer, pour reprendre le seul cours capitaliste que les geniaux banquiers connaissent, et refaire les erreurs prejudiciables aux gens qui ne voient pas la couleur des billets, c est donc logique qu il y ai manque de confiance, ..
    Repartir sur des bases assainies, ce n est pas possible, les interets et le jargon des finances en temoignent, aussi et pour crever l abcés, pourquoi ne pas laisser la crise demolir tout le systeme, histoire de ne pas donner a nos gosses la merde de notre époque, j aimerai vivre cette période quitte a etre karchériser, voir si les hommes sont capables de reformer en profondeur un systeme qui n est plus adapté à notre présent et futur proche.

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 17h34 le 01/10/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Les Américains nous ont exporté Sarkozy. En fait, ses parents avaient fait un crochet par les USA, quand ils ont quitté la Hongrie... !

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  • Laquiche
    Laquiche
    se lève tôt pour gagner (...)
    • Posté à 17h36 le 01/10/2008
    • Internaute 54222
      se lève tôt pour gagner (...)

    On va pouvoir mesurer le fossé économique qui sépare les USA et l’UE. Il est évident que les américains souhaitent ne pas être les seuls à payer le prix fort, il commencent à préparer l’après-crise, et ce dès maintenant en soignant la « confiance » de leur système.

    Ca fait des années qu’on nous parle de globalisation, mondialisation des économies, on va enfin pouvoir se rendre compte de nos propres yeux quelles puissances maitrisent les flux, et à mon avis l’UE ne sera pas dans le panier.
    Ca laissera sans doute un goût amer aux vieux économistes (dont bon nombres de nos politiques) qui continuent de regarder les marchés financiers comme il y a 30 ans où existait encore les chefs d’industries et les capitaux d’investissements. Les fonds de pension et les organismes bancaires ont pris la suite et il me semble qu’en Europe on en avait conscience mais on n’en mesurait pas assez l’ampleur et les conséquences.

    Quoiqu’il en soit, quand les économies étrangères (aux USA)finiront d’éponger les dettes, les États-Unis seront déjà prêt à rebondir...sur le dos des autres encore affaiblis.

    • Argos
      Argos répond à Laquiche
      • Posté à 06h33 le 02/10/2008
      • Internaute 17902

      Chaque peuple ayant eu, dans l’histoire, son heure de gloire et son déclin, je ne suis pas persuadé que les américains soient en mesure de rebondir, alors qu’ils étaient déjà sous perfusion des états émergeants.

      La preuve en est le haro (ou l’affût) des capitaux chinois et pétroliers pour investir les forteresses bancaires américaines ébréchées.

      Dommage que l’Europe, plus grande densité industrielle mondiale, ne sache pas s’unir pour prendre le relais. Nos dirigeants d’entreprises sont bien trop obnubilés par leur obsession de délocalisation pour le moindre coût, donc appauvrissement de la population et nivellement par le bas.

  • pingouin_force_attak
    pingouin_force_attak
    Albator le corsaire de l'espace
    • Posté à 18h00 le 01/10/2008
    • Internaute 41057
      Albator le corsaire de l'espace

    les us , le pays libéral par excellence, n’interviens pas. pourquoi ?
    parce que l’ultra libéralisme dit : si sa doit se casser la gueule, alors il faut que ça tombe. cela permet de purger le système. le chomage, et tout, on sen fout, c’est l’ultra-libéralisme.

    Non, dites ce que vous voulez dans votre article (que je trouve médiocre, il ne fait que taper sur les américains, sans véritable fond) mais ce n’est pas la faute des US, c’est la faute des banquiers, qui, se sachant protégés (s’ils se cassent la gueule, tout explose donc les états doivent intervenir) n’hésitent pas à faire des placements très risqués, à jouer à quitte ou double. c’est pourquoi les US ont « le cul entre deux chaises » où ils sauvent le monde (WOOOOAH sa le fait dit comme ça ^^) et les banques sont renforcés dans l’idée de cette protection, où tout se casse la gueule et les banquiers compterons leurs milliards perdues.
    Aujourd’hui la banque perd, mais le banquier n’est jamais perdant...

    • Unstern
      • Posté à 19h28 le 02/10/2008
      • Internaute 26295

      @ Pingouin Force Attack

      Dans sa chronique du New York Times, Paul Krugman se félicite que le Sénat ait considérablement amélioré le plan initial de Paulson : de franchement mauvais qu’il était (dit-il), ce plan est devenu médiocre. Bref, un moindre mal. À terme, si l’on évite entre-temps la catastrophe boursière, ce plan pourrait même coûter assez peu au contribuable US.

      Cela dit, même si le plan Paulson est adopté, les dégâts seront considérables à l’étranger. Le reste de l’Occident sera également affecté, ne serait-ce que par le grand mouvement de rapatriement des capitaux US investis à l’étranger, mouvement qui s’est déjà déclenché.

      La plupart des économistes qui ne sont pas d’obédience néo-libérale sont en tout cas d’accord sur un point important : de même que la crise de 1929 avait sonné le glas de la prépondérance britannique, la crise de 2008 marque la fin de la domination économique des USA. Qui va reprendre le flambeau ? La Chine, bien évidemment.

      Ce qui est à la fois inquiétant et rassurant. Inquiétant parce que, au-delà des clichés superficiels, l’Occident connaît très mal cet immense pays qui compte quand même plus de trois mille ans de civilisation ininterrompue. Et aussi parce que (à l’inverse de la Chine) les Occidentaux ont oublié qu’ils ont encore un compte à solder : celui de l’aggression et du pillage de la Chine par les puissances occidentales au XIXe siècle. Le XIXe siècle, pour nous c’est déjà très loin mais pour les Chinois, c’est à peine avant-hier.

      Mais d’un autre côté c’est rassurant car, à la différence des USA, la Chine n’a pas une culture fondamentalement prédatrice, et ne s’est pas non plus construite sur l’extermination des occupants antérieurs (les Indiens d’Amérique).

      Bien sûr, le développement de la civilisation chinoise (Han) a progressivement refoulé, dès le début du Ier millénaire av. J.-C., les autres ethnies (Miao, Hmong, Méos, etc.) vers le Sud du subcontinent. Bien sûr aussi, la Chine a toujours considéré (un peu comme la défunte URSS) que les « glacis » qui l’entourent lui appartenaient : les Tibétains en savent quelque chose.

      Cependant, la tradition chinoise n’est pas celle d’un peuple de conquérants : à quoi bon conquérir des pays « barbares », c’est-à-dire étrangers à sa culture ? Au fil de son histoire, la Chine s’est surtout souciée de défendre son aire d’influence, et a rapidement assimilé les rares peuples (Mongols, Mandchous) qui ont réussi à l’envahir.

      Bref, espérons que la transition USA-Chine se fera en douceur…

  • Trevor narg
    Trevor narg
    auteur
    • Posté à 18h05 le 01/10/2008
    • Internaute 53954
      auteur

    D’accord avec toi « Humain ». C’est peut-être le choix des Américains, mais qu’ont fait l’Europe et ses dirigeants ? Sinon les suivre et nous tromper depuis des années, car d’autres voies étaient possibles que ce « libertalisme » qu’ils nous imposé en dépit de nos refus.
    Lien
    Certes la Crise vient des USA, mais n’est pas un peu facile de jeter la pierre au peuple américain aujourd’hui ?
    Lien

    • Humain
      Humain répond à Trevor narg
      • Posté à 18h18 le 01/10/2008
      • Internaute 21387

      Je ne jette pas la pierre aux Américains...Mais à nous !

      De plus...
      Je propose que les banquier qui font de l’exploitation de « pauvres » devraient être pendus haut et court ! !
      Ou, tout du moins, devraient être mis en prison pendant la durée du prêt immobilier qu’ils recommandent (soit 35 ans)

      Ou au moins leur enlever leurs parachutes !

      Questions ?
      Réponse : c’est la seule façon de lui faire comprendre qu’un prêt est un prêt, et non pas une rente de situation pour la banque et le banquier.

      Autre suggestion :

      Interdire et passer à la trappe les crédits « révolving » de type Sofinco Cofidis et autre…

      Je suis violent ?
      Mais le banquier qui exploite votre situation et vous propose des conditions que vous ne pouvez pas lire ou comprendre ? , C’est un « non-violent » peut être ?

      • Trevor narg
        Trevor narg répond à Humain
        auteur
        • Posté à 19h56 le 01/10/2008
        • Internaute 53954
          auteur

        Ce n’est pas à toi que j’attribuais mon « jeter la pierre... », mais entre autres, au rédacteur de l’article.

        Quant aux banquiers, ils profitent d’un système, les vrais fautifs sont les politiques qui le leur ont offert en sacrifiant trop au marché, à l’argent. Et qui se défaussent aujourd’hui.

        Lien

    • Unstern
      Unstern répond à Trevor narg
      • Posté à 19h40 le 02/10/2008
      • Internaute 26295

      @ Trevor Narg

      Suis allé voir la vidéo sur Youtube. Franchement, c’est très décevant. C’est un catéchisme (basique) altermondialiste, qui procède par affirmations péremptoires, sans aucun argument.

      Personnellement, je suis très intéressé (et même, en partie convaincu) par les thèses des altermondialistes, mais pas quand elles sont présentées de cette manière sommaire et caricaturale. On se croirait presque sur FoxNews !

      Pendant vingt ans, tout le monde s’est fait bourrer le crâne avec le catéchisme des copains de Reagan et George Bush. Stop, ça suffit ! On ne va pas remplacer un catéchisme par un autre. Les boniments des néo-libéraux, tout le monde voit bien aujourd’hui que c’était du pipeau, et que les gens qui nous les racontaient nous prenaient en fait pour des cons.

      Les idées altermondialistes tiennent très bien debout toutes seules. C’est les desservir que de les présenter à grand renfort de bourrage de crâne. Et aussi, c’est mépriser ceux à qui elles s’adressent.

      • Trevor narg
        Trevor narg répond à Unstern
        auteur
        • Posté à 00h28 le 05/10/2008
        • Internaute 53954
          auteur

        @ Unstern

        Sympa de t’être rendu sur le site vidéo. Tu me parais bien sévère toutefois, t’attendais-tu à une thèse sur l’altermondialisme en une minute de vidéo ? Pour ça lis mon premier et mon troisième romans, « 5021 l’autre monde » et « 2053 le réveil ». Les titres déjà sont évocateurs. A part ton appréciation un peu rapide, je suis d’accord avec toi. Vas sur mon site Lien et tu en sauras un peu plus. Salut ! @+

  • Tophee
    Tophee
    en haut a gauche
    • Posté à 18h55 le 01/10/2008
    • Internaute 2159
      en haut a gauche

    Votre analyse me parais pour le moins tiree par les cheveux. Je ne suis pourtant pas un admirateur des US, mais vous me semblais tomber dans l’anti-americanisme primaire.

    La crise, comme l’économie qui l’engendre, est mondiale. Ce n’est pas le vote contre le plan 2de sauvetage » qui exporte la crise, elle a ete exporte au moment ou les sub-prime mortgages ont ete titritise et revendu sur les marches du monde entiers.

    L’americain de la rue se fout de l’impact que tout cela peut avoir sur le reste du monde. Il ne cherche pas a exporter le problème, il pense simplement que les banque ne meritent pas l’aide, ou qu’il ne faut surtout pas intervenir dans le marche, suivant sa couleur politique. Jer pense qu’il a enfin compris que quoi qu’il arrive, il se fera plumer.

  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 19h12 le 01/10/2008
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    « L’americain de la rue se fout de l’impact que tout cela peut avoir sur le reste du monde. »

    C’est justement la question que je me posais.
    Moi ça me dérangerait que mon pays mette le monde à genoux.

    • orties
      orties répond à Les Chats
      • Posté à 04h13 le 02/10/2008
      • Internaute 35738

      C’est certain, l’Américain de la rue est tellement imbu de sa supériorité d’Américain qu’il se fout éperduement des souffrances supplémentaires qu’il va infliger au reste du monde.
      Je n’ai aucune sympathie pour lui, ni aucune compassion (il n’avait qu’à réfléchir un peu avant d’emprunter pour changer son 4x4 contre un modèle plus récent, il est trop débile).
      Ce n’est pas de l’anti-américanisme primaire, mais de l’anti-américanisme réfléchi. Ce pays me fait gerber : il n’est mû que par l’appât du gain et son arrogance.
      Il y en a bien qui sortent du lot, mais c’est hélas une minorité que personne n’écoute.
      Quant aux Européens ou autres qui se sont compromis avec eux, ils ne valent pas mieux.

    • Tophee
      Tophee répond à Les Chats
      en haut a gauche
      • Posté à 12h53 le 02/10/2008
      • Internaute 2159
        en haut a gauche

      Ouais, mais toi tes pas américain.

      Quand on roule dans un 4x4 de 5 litre de cylindrée, on se fout de l’impact que l’on as sur le reste du monde.

      Ce n’est bien sur pas le cas de tous les état-uniens, mais d’une majorité d’entre eux.

      • Humain
        Humain répond à Tophee
        • Posté à 15h40 le 02/10/2008
        • Internaute 21387

        Vous lisez trop « les Echos », et écoutrez trop Pujadas, Arlette Chabot et Sylvestre.

        Si le CO2 était seulement un problème de 4x4, pour quoi Renault en sortirait-il un modèle ?

  • Hisoka
    Hisoka
    nananère !
    • Posté à 19h33 le 01/10/2008
    • Internaute 52726
      nananère !

    « L’americain de la rue se fout de l’impact que tout cela peut avoir sur le reste du monde. »

    Le français de la rue aussi.
    il a d’autre chat a foutter, il a déjà du mal à s’intéresser à l’impact de la manière dont il conduit sur les autres.

  • jma14
    • Posté à 19h35 le 01/10/2008
    • Internaute 31729

    Il n’y a pas que le gouvernement américain qui est responsable ; L’américain moyen est également responsable. C’est beaucoup trop facile de les plaindre. Personne n’ai obligé d’acheter une maison ou un écran plasma dernier cri.

    La déresponsabilité du citoyen est aussi dangereuse que l’incompétence des gouvernements. Sinon plus, car un citoyen oisif aura encore plus de chance d’élire un président incompétent. Nous verrons bien le résultat de l’élection aux éats-unis.

    C’est également valable pour la France.

    • Humain
      Humain répond à jma14
      • Posté à 22h52 le 01/10/2008
      • Internaute 21387

      A jma,
      Et nous avons vu ce que l’élection a donné en France.

      Et je ne parle pas du référendum !

      Croire qu’Obama, ou qui vous voulez, donnera à l’Amérique le coté social que nous attendons est prendre des vessies pour des lanternes !

      Alors plutôt que d’attendre un résultat aux Etats Unis, apprenons, ici, en France à voter pour quelqu’un de compétent.

    • Argos
      Argos répond à jma14
      • Posté à 06h42 le 02/10/2008
      • Internaute 17902

      Entièrement d’accord, il fallait être déjà con pour élire un Bush comme président ... alors pour en plus le réélire, je vous dis pas ! !

      Et c’est tout de même en grande partie son incurie qui nous ène où on est en ce moment.

  • Miju
    Miju
    Photovoltaïcien
    • Posté à 20h37 le 01/10/2008
    • Internaute 28455
      Photovoltaïcien

    Le monde commence à se rendre compte des limites du fonctionnement capitaliste (enfin j’espère !). La base du « toujours plus » n’est pas très robuste et de toute façon ne peut guère durer très longtemps : on va pas pouvoir consommer et s’endetter de plus en plus sans en subir les conséquences. Peut être qu’on finira un jour à remettre en cause le dogme de la croissance économique qui sait...

  • Alex Engwete
    Alex Engwete
    Consultant
    • Posté à 21h11 le 01/10/2008
    • Internaute 45440
      Consultant
    • Stephane MOT
      Stephane MOT répond à Alex Engwete
      Author & Chief AtoZ Officer
      • Posté à 03h56 le 02/10/2008
      • Internaute 17943
        Author & Chief AtoZ Officer

      je suppose que c’est un Boeing 777 (le nombre de points perdus a Wall Street lundi)...

      mais le Senat vient de passer la loi. Pour faire avaler la pilule aux Republicains, il suffisait de renouveler le bail AMT protegeant les gros revenus...

  • Humain
    • Posté à 22h46 le 01/10/2008
    • Internaute 21387

    Les gros problème de la crise financière Américaine...est que justement,

    Ce n’est pas qu’une crise Américaine...

    En FRance, comme ailleurs, Il doit être plus facile d’obtenir les codes des engins nucléaires français de la part du président de la République française, que d’obtenir la vérité sur les Caisses d’Epargne, des Banques Populaires et de NATIXIS.

    Et puis....

    Nous savons tous qu’ économie et écologie ont une racine commune…
    Mais la finance elle, lorsqu’elle est le fait d’opérateurs sans foi ni loi peut conduire le monde à des désastres.

    Et c’est un peu ce qui nous arrive...Et cela ne provient pas que d’outre Altlantique.

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 23h07 le 01/10/2008
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Il n’y a eu aucun désir d’exporter la crise américaine vers le reste du monde ! Pour la simple raison que les Américains, pour parler en termes généralisateurs que je réprouve d’habitude, sont parfaitement conscients d’être à la fois à la base et au sommet d’une pyramide mondiale qu’ils ont aidé à construire. Comme le dit l’un des commentateurs ci-dessus, Paulson lui-même voulait inclure les intérêts étrangers dans son plan. Et ce serait se méprendre gravement sur la nature des liens unissant Wall Street et la City, toujours très proches, sans parler des autres Européens ou des Asiatiques.

    L’explication est beaucoup plus simple : des députés se préparant aux échéances électorales de novembre n’ont pas voulu se mettre à dos leurs électeurs, qui, eux, sont hostiles (pour de très bonnes raisons !) à un renflouement des positions délabrées des banques par l’Etat fédéral, parfois au mépris de leurs intérêts. Ca n’a rien à voir avec un abandon de responsabilités vis-à-vis l’étranger.

    Je suis d’accord sur un point : l’hégémonie financière américaine, c’est foutu ! Il y a déjà eu un important transfert de capacités vers la Chine, et, dans une moindre mesure, vers le Japon.

  • eni
    eni
    être humain
    • Posté à 08h06 le 02/10/2008
    • Internaute 53669
      être humain

    j’aime bien votre article, mais son ton antiaméricain franchouillard me déplait comme d’habitude... Mais, bon, je crois que le sFrançais sont indécrottables. Depuis l’émancipation des Etats-Unis du Royaume Uni, la France a une dent contre cet Etat qui lui a volé la vedette mondiale.
    Et puis, cette affirmation infondée que ce sont les Etats-Unis qui ont toujours été à la tête du ’capitalisme’, économiquement ’supra’libéral...
    Tout ça me laisse toujours sans voix : on reproche aux américains de ne pas bien connaître le reste du monde et l’Europe, mais les européens français le leur rendent bien.
    Un seul exemple :
    Qui a inventé l’Etat providence ? Les Etats Unis.

    Et il y en a des milliers d’autres des comme ça (le système de retraite par répartition, j’en passe et des meilleures)

  • eni
    eni
    être humain
    • Posté à 08h16 le 02/10/2008
    • Internaute 53669
      être humain

    et vous croyiez quoi ?
    que les systèmes communistes qui ont existé n’utilisait pas la monnaie et le capital ?
    C’était du capitalisme d’Etat, c’est tout et il n’y avait pas de marché, mais de l’économie planifiée.
    Tout le reste c’était kif kif : tu bossais, t’avais un salaire et tu achetais.
    La grande différence, c’est que l’économie planifiée c’est révélée incapable de produire suffisamment pour tout le monde.
    Alors, je veux bien qu’on veuille des règlements et des lois pour que le marché ne fasse pas n’importe quoi (dans la mesure ou l’État existe et qu’il s’occupe de toute façon, y compris aux États Unis, de la monnaie et de l’économie), mais qu’on gueule sur l’économie de marché, c’est vraiment une idiotie historique. A moins qu’on soit partisan de la décroissance (pour des raisons écologique), vouloir un système qui produirait moins et moins vite, voudrait dire plus de pauvreté matérielle.

  • economick
    economick
    prof.libérale
    • Posté à 08h19 le 02/10/2008
    • Internaute 54134
      prof.libérale

    bien vu l’article, n’auriez vous pas à évoquer l’influence des fonds souverains ?

  • DOMIE
    DOMIE
    vieille chômeuse de 50 ans !
    • Posté à 10h02 le 02/10/2008
    • Internaute 51449
      vieille chômeuse de 50 ans !

    Petite question : qu’en est-il des chinois, dont on nous dit qu’ils détiennent la survie des EU (et donc la notre) entre leurs mains ? On ne les entend pas, alors que Poutine s’est exprimé. Votre article dépeint un avenir catastrophique, mais si les chinois se mettaient à vouloir rentrer dans leurs fonds, ce serait, il me semble, carrément apocalyptique. De la SF pure ! Mais bon, j’y connais rien en macro-économie......

  • Humain
    • Posté à 14h54 le 02/10/2008
    • Internaute 21387

    Soyons positifs...
    Bientôt les chinois nous livreront avec des Airbus contruits en Chine, le lait contaminé, directement !

    (L’avantage est que nous n’aurons même plus besion de construire les Airbus)

    Super non ?

  • Trevor narg
    Trevor narg
    auteur
    • Posté à 00h33 le 05/10/2008
    • Internaute 53954
      auteur

    @ Humain,

    Tu as raison cette fois encore. Si tu veux en savoir plus sur ce thème, lis le 3e roman de ma trilogie, « 2053 le réveil ». Tu en découvriras une fin possible... Lien

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