Chez Gilles Bridier

Les réflexions sur l'actualité économique de Gilles Bridier, président de l'agence d'information Apidoc et ex-directeur de la rédaction délégué de La Tribune.

Echaudée par l'Europe, Merkel ne veut pas du pot commun

Gilles Bridier
Journaliste
Publié le 09/10/2008 à 11h07



Angela Merkel, octobre 2008 (Alex Grimm/Reuters).


Qu’est-il arrivé à l’Allemagne pour que la locomotive de l’Union fasse obstacle à la mise en œuvre d’un plan de sauvetage unitaire du système bancaire européen ? Pourquoi l’un des piliers de l’Union et aussi l’un de ses principaux artisans refuse-t-il aujourd’hui de démontrer qu’une solidarité européenne existe, que des volontés politiques peuvent se rejoindre pour travailler collectivement et, par là, que l’Europe n’est pas -ou ne serait pas- qu’un simple marché ?

Des violons accordés en dernière minute


Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont annoncé mercredi soir qu’ils avaient décidé de coordonner « totalement » les actions de la France et de l’Allemagne face à la crise financière.
Le chef de l’Etat français a rejeté toute idée de divergences avec Angela Merkel, notamment sur le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des quatre pays européens du G8, qui s’est tenu samedi à l’Elysée.

La chancelière allemande a pu être froissée par le projet d’annonce peut-être un peu hâtive de Nicolas Sarkozy en faveur d’une aide européenne de 300 milliards d’euros pour soutenir les banques, avant même d’en avoir discuté avec ses homologues européens. A la veille d’un sommet rassemblant les quatre principales puissances économiques de l’Europe, il grillait la politesse aux trois autres.

Mais la situation exige aussi une grande réactivité (lire l’encadré). Paris fit marche arrière. En fin de compte, ce « G4 » a eu des effets aux antipodes des résultats escomptés : les bourses ont dévissé comme jamais. Car malgré les acrobaties syntaxiques pour tenter de faire apparaître une unité de vue et d’action des gouvernements, tout le monde a bien compris que « l’action concertée » passait par un « chacun pour soi ». Et que l’Allemagne avait été inflexible pour que chaque pays règle ses propres problèmes. Serait-elle fatiguée de l’Europe ?

Les élections dans la balance

La chancelière Angela Merkel est confrontée à des enjeux à la fois nationaux et extérieurs. Son parti, la CDU (Union chrétienne démocrate) est alliée à la CSU (Union chrétienne sociale) dans la coalition de droite qui l’a portée au pouvoir. Mais la CSU a perdu, lors d’élections le 5 octobre, la majorité absolue dans le prestigieux land de Bavière qu’il dirigeait sans partage depuis près d’un demi-siècle.

Pour la chancelière, ce retournement sonne comme un avertissement pour les conservateurs qui essuient revers sur revers à un an des élections générales. Or, en période de crise, on imagine bien qu’Angela Merkel ne veut pas donner l’impression que l’Allemagne, déjà premier contributeur au budget européen, va payer pour les autres pays européens.

Si un « pot commun » devait être mis en place pour sauvegarder le système bancaire européen, l’Allemagne -la plus riche- serait encore la principale puissance sollicitée. Son électorat, pas forcément europhile, pourrait lui en faire payer le prix dans les urnes. D’autant que, à l’intérieur du pays, la quatrième banque Hypo Real Estate en situation de quasi faillite va déjà coûter extrêmement cher à préserver, puisque les 35 milliards d’euros prévus initialement ne seront suffisants : on parle plutôt de 100 milliards !

Des mises en garde ignorées

En outre, voilà au moins dix-huit mois que l’Allemagne réclame, de G7 en G8, des dispositions pour introduire de la régulation dans les flux financiers à l’échelon mondial. En avril 2007, la chancelière avait même réuni les ministres des finances des pays du G7 pour analyser les risques que faisaient courir les pratiques de certaines banques d’affaires et d’opérateurs financiers.

Elle avait, à l’époque, pointé du doigt un « risque systémique », c’est-à-dire un danger pour l’ensemble du système financier mondial. Cette hypothèse avait ensuite été balayée par les banquiers venus plaider leur cause au Fonds monétaire international (FMI) à Washington.

Pourtant, à la même époque, des banques américaines révélaient que certains de leurs fonds étaient gravement touchées et, quelques mois plus tard, elles étaient sur la paille. Les méthodes des « hedge funds », ces fonds d’investissement à vocation spéculative dont les actifs totalisaient dans le monde plus de 1700 milliards de dollars (environ 1200 milliards d’euros), faisaient leurs premières victimes. La banque d’investissement américaine Bear Stearns en faisait partie. Elle n’était pas la seule, mais Angela Merkel prêchait toujours dans le désert. Aujourd’hui, la crainte d’un « risque systémique » ne fait plus rire.

En octobre 2007, toutefois, elle trouve un allié : Nicolas Sarkozy la rejoint pour réclamer plus de transparence dans la finance mondiale, en introduisant un peu de régulation. Mais le G7, à nouveau, refuse d’entendre cette demande. On parle de « code de bonne conduite », en réanimant un vague comité de professionnels créé pour laisser pourrir le dossier. Et puis, un an plus tard, c’est la débandade.

Pour Angela Merkel, les raisons d’en vouloir à ceux qui ont fait la sourde oreille ne manquent pas. Et on lui demande aujourd’hui de mettre au pot commun, pour venir en aide par exemple au système bancaire britannique si débridé, aujourd’hui si malmené dans la tempête et autrefois si inaccessible à une quelconque idée de régulation ?

On doit reconnaître que, après la décision britannique du 8 octobre de nationaliser partiellement ses banques en débloquant 50 milliards de livres et en installant une ligne de crédit quatre fois supérieure, le projet d’un pot commun à 300 milliards d’euros pour l’Europe se serait révélé largement insuffisant !

Quelle facture, dans les nouveaux Etats membres ?

Il y a peut-être d’autres raisons pour que l’Allemagne n’ait pas cautionné un sauvetage de type unitaire. Les nouveaux Etats de l’Union élargie, qui compte aujourd’hui vingt-sept membres, sont en cours de consolidation de leurs économies. A ce titre, certains sont encore fragiles. Tout à la découverte du libéralisme occidental, ils ont parfois pris des risques.

Qui sait à combien va se monter la facture dans ces nouveaux Etats membres ? L’Allemagne les connaît bien ; aux premières loges de l’élargissement européen, entretenant avec eux des relations historiques, elle est souvent leur principal partenaire économique. Faudra t-il également payer pour le maintien de leur système bancaire, alors que les derniers arrivés n’auraient pas contribué beaucoup dans le cadre d’un effort collectif ?

L’Allemagne a préféré faire obstacle au front commun. Chacun pour soi… dans le cadre malgré tout d’une action concertée pour que l’Europe n’apparaissent pas d’ores et déjà reléguée aux oubliettes. Mais lorsque la crise sera terminée, cet épisode pèsera lourd dans la crédibilité de l’Union et sa capacité à mettre en place des politiques communes. A moins d’un sursaut d’ici à la fin de cette crise ; il reste un peu de temps !

Photo : Angela Merkel, octobre 2008 (Alex Grimm/Reuters).

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  • lioe
    lioe
    berlin
    • Posté à 11h35 le 09/10/2008
    • Internaute 6423
      berlin

    Bonjour

    La chronologie des evenemnets est totalement juste, et le theme de la crise financiere mondiale a ete une inquietude tres tot en Allemagne.

    L allemgange est un pays profondemment Europeen, nul n en doute, et face au nombre de fois ou Merkel a tire le signal d alarme devant les derives financieres, il serait pour le moins accepte de payer sans broncher (election oblige). Mais je crois egalement que l abscence de garantie sur les modifications et la reglementation d un systeme totalement fou ne rassure pas plus les Allemands(qui comme vous le precisez justement ont le sentiment de payer sans contrepartie, si ce n est les delocalisations.

    Je ne pense pas que l on puisse dire que l Allemagne a choisie le chacun pour soi, mais donne plutot un signe encourageant et clairvoyant sur le fait que rien ne changera si on se jette tete baisser dans ce front commun(qui ne serait pas un rempart certain face a cette crise)

    • Mon-Al
      Mon-Al répond à lioe
      roturière : -)
      • Posté à 11h50 le 09/10/2008
      • Internaute 24219
        roturière : -)

      Cher Lioe

      Une fois de plus votre analyse est celle que je partage absolument. Les Allemands ont le sentiment (et c’est la réalité) de payer pour tout plus que les autres Européens, sans en obtenir un quelconque retour.

      Güten Tag

      • lioe
        lioe répond à Mon-Al
        berlin
        • Posté à 13h22 le 09/10/2008
        • Internaute 6423
          berlin

        Hi mon al

        Je crois savoir egalement que N.S a essaye au debut d appeler MERKEL par son prenom, et que celle-c etait obstinee a le nomer Herr SARKOSY.
        Il a pas insiste longtemps !

        Bis später, schönen tag

         
        • Mon-Al
          Mon-Al répond à lioe
          roturière : -)
          • Posté à 18h11 le 09/10/2008
          • Internaute 24219
            roturière : -)

          Abend Lioe

          C’est la vérité... et la façon qu’il avait de la tripoter, de la tutoyer, a fait scandale ... j’avais lu dans un journal, quand j’étais à Rostock en janvier qu’elle était furieuse contre lui ...

          Mais çà n’empêche pas Sarko de continuer à la citer et l’encenser constamment en public ....

          Freundlich

        1 autres commentaires
    • pablico
      pablico répond à lioe
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 15h51 le 09/10/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      dans l’armé de bourbaki qu’est l’Europe, sans chef politique, ni de chef économique, comment voulez vous faire confiance et avancer avec sérénité ?
      l’Islande en faillite totale (pas européenne)
      l’Irlande tire le diable par la queue après avoir rejeté le traité européen.
      Il est à noter qu’on ne parle pas dans la presse française de la situation économique des 26 autres états.
      le silence absolu, un peu l’Allemagne, l’Angleterre, la Belgique au hasard de banques..

      pourquoi ce silence ?
      par nombrilisme franco-français ?
      pour cacher quoi ?

      QUID des autres car on est censé faire parti du même peuple Européen ?
      Allemagne
      Lettonie
      Autriche
      Lituanie
      Belgique
      Luxembourg
      Bulgarie
      Malte
      Chypre
      Pays-Bas
      Danemark
      Pologne
      Espagne
      Portugal
      Estonie
      République tchèque
      Finlande
      Roumanie
      France
      Royaume-Uni
      Grèce
      Slovaquie
      Hongrie
      Slovénie
      Irlande
      Suède
      Italie

      quand on fait partie d’une équipe, il est bon et sain de savoir comment vont nos coéquipiers.

      vous parlez d’une Europe....c’est décourageant...

      tout petit on nous avez appris que l’union faisait la force, mais on a pas du apprendre tous les mêmes leçons, ni pratiquer les sports d’équipe.

      ps / quid du petit paradis financier de monaco ?

      • Moundy
        Moundy répond à pablico
        • Posté à 16h28 le 09/10/2008
        • Internaute 40055

        Pablico,
        La France ne parle que de ce qui concerne la France. Vous êtes sans doute un des pays européen le plus ignorant sur la situation ou le mode de vie de vos voisins. La France a toujours tendance à regarder son nombril et ce dans tout les domaines.
        Je suis parfois effaré des réflexions concernant la Belgique. On est pourtant pas très loin, les wallons partagent la même culture et la même langue. Et pourtant, vous semblez complètement ignorer ce qui s’y passe ?
        L’autre problème des français est de croire que la France peut influer sur le monde entier. C’était peut être vrai il y a 2 siècles mais il est temps de vous réveiller.

         
        • DiadoreCronos
          DiadoreCronos répond à Moundy
          Cadre
          • Posté à 15h02 le 10/10/2008
          • Internaute 55570
            Cadre

          Vous savez comment on appelle un jugement aussi négatif porté sur un peuple de 64 millions de personnes, sur des bases plus que vides ?

          On appelle ça un jugement raciste. A peu près du même niveau que les blagues belges, l’humour en moins.

          Pour ce qui concerne l’Europe et la crise financière, on voit qu’il est difficile d’organiser une réponse rapide entre 27 états, impossible même. Question : pourquoi 27 ? Les trois quarts des européens (hors Russie) vivent dans sept états : Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Ukraine, Espagne, Pologne. Bien que je ne voterai jamais pour lui, Sarkozy a eu raison de ne convier que quatre états à son sommet de crise, malgré les foudres de l’Espagne. Les élargissements successifs ont au moins un but, ou du moins un effet : rendre impossible la coopération entre états, donner de l’eau au moulin des ennemis des nations et des partisans d’un état supranational.

        1 autres commentaires
      • robindesfoix
        robindesfoix répond à pablico
        cherche une issue
        • Posté à 02h08 le 10/10/2008
        • Internaute 26023
          cherche une issue

        he oui comme disait Alexandre Dumas,un pour tous....et chacun pour soi ! !

    • Pépé61
      Pépé61 répond à lioe
      Enterré vivant
      • Posté à 08h38 le 10/10/2008
      • Internaute 31199
        Enterré vivant

      100% d’accord. L’Allemagne sort des difficultés de la réunification pour entrer dans la crise financière. Elle peut aider, mais il serait malsain d’espérer qu’elle doive subir les conséquences du lausser-aller des financiers et politiciens incompétents de ses partenaires.

  • marie 75
    • Posté à 11h41 le 09/10/2008
    • Internaute 3563

    merkel ne fait pas confiance au bonzaï.
    c’est le nom donné à sarko en allemagne.

    • Mon-Al
      Mon-Al répond à marie 75
      roturière : -)
      • Posté à 11h48 le 09/10/2008
      • Internaute 24219
        roturière : -)

      Non, ses surnome lee plus utilisée sont : Herr Kraftmaier (Fanfaron) ou Herr Bla-Bla ...

      Et elle n’a jamais fait confiance à sarko ... il est son allié simplement mais elle ne le supporte pas ! ! ! !

      • Thorgal46
        Thorgal46 répond à Mon-Al
        Informaticien dans le Lot
        • Posté à 11h59 le 09/10/2008
        • Internaute 4302
          Informaticien dans le Lot

        Bonjour Mon-Al,

        un personnage comme N. Sarkozy est il capable d’avoir et de garder UN seul véritable ami ?

        Je ne parle évidemment pas de ceux qu’il prétend être ses amis mais qui ne le cotoient que par intéret...

        PS Hier soir, Nebuleuse m’a semblé bien sombre...

         
        • Mon-Al
          Mon-Al répond à Thorgal46
          roturière : -)
          • Posté à 18h17 le 09/10/2008
          • Internaute 24219
            roturière : -)

          Bonsoir Thorgal

          Quand dans ma lointaine jeunesse, j’ai pris quelques cours de politique, notre prof avait commencé son enseignement en nous indiquant qu’en « politique, il n’y a pas d’ami, seulement des alliés » ...(cf les amis de 30 ans !)

          Donc, au sommet, il n’en a évidemment pas. Il a des alliés, des sous-fifres, des lêche-culs et des concurrents qui attendent dans l’ombre qu’il se casse la gueule .. et il se la cassera : plus on monte haut et plus dure est la chute. Surtout quand on ne sait pas vraiment où on va et que l’on navigue à vue ...

          Nb : je sais pour Nébuleuse, elle ne va pas très bien.

          • lioe
            lioe répond à Mon-Al
            berlin
            • Posté à 19h51 le 09/10/2008
            • Internaute 6423
              berlin

            Abend lieber mon-al

            Effectivement, il y en a même un qui se cache dans les buissons, et je crois qu il ne va pas tarder a lancer des peaux de bananes. JF COPE

            A la radio (RFI), il racontait(lui aussi) qu il pensait en se rasant ! Et qu il arrêterait de penser en 2017 ! A mon avis si NS continue il pensera plus vite que prévu !

            Bis später

            • Mon-Al
              Mon-Al répond à lioe
              roturière : -)
              • Posté à 19h58 le 09/10/2008
              • Internaute 24219
                roturière : -)

              Bien vu Lioe, et pourtant de très loin ! ! ! ! !

              Mais il y en a d’autres ... beaucoup de choses se trâment en ce moment et le temps en politique ne compte pas ....

              Wait and see

              Danke für ihre « lieber » ...

              Tschüss

        3 autres commentaires
      • kk
        kk répond à Mon-Al
        au vert
        • Posté à 19h01 le 09/10/2008
        • Internaute 13480
          au vert

        Mais quand on leur dit qu’ici, on dit « le mari de la chanteuse », ça les fait beaucoup rire dans le Meck-Pom
        Guten Abend Mon-Al

         
        • Mon-Al
          Mon-Al répond à kk
          roturière : -)
          • Posté à 20h00 le 09/10/2008
          • Internaute 24219
            roturière : -)

          .
          M’étonne pas, ils ont beaucoup d’humour dans le Meck-Pom, dame, au temps heureux de la DDR, ils n’avaient que l’humour pour supporter le reste...

          Freundlich kk

        1 autres commentaires
    • norman
      norman répond à marie 75
      • Posté à 16h24 le 09/10/2008
      • Internaute 23497

      J’aime bien cette appellation, le bonzaï. Nous on dit le nain, c’est moins poétique.

  • Daylight
    • Posté à 11h58 le 09/10/2008
    • Internaute 31870

    Très bon article, qui relate bien, ce que je vois moi même dans ce pays, que je connais bien.

    Mme Merkel est physicienne de métier, donc d´une logique absolue ... ce matin je lisais les chiffres parus là bas, ils attendent une croissance molle pour l´année prochaine, le gouvernement table de lui-même, contrairement aux instituts, sur une croissance 0 (faudrait faire cela chez nous aussi, au lieu de raconter de bêtises), ils comptent sur une réduction de la baisse du chômage, c a d ... seulement 10 000 chômeurs de moins par mois, au lieu des 400 000 en moins en 2008 (chez nous on avait 40 000 en plus le mois dernier). Et le crédit aux entreprises ne fléchi pas, chez nous, l´état a du intervenir.

    Alors devant tous ces chiffres, il est évident, que l´Allemagne refuse de se considérer comme bourse pour l´Europe faible, ils ont bien raison.

    Elle a du encaisser pas mal chez elle, parce qu´elle était têtue et a tenu à son plan d´assainissement ... aujourd´hui on commence à comprendre, elle ne va pas compromettre tout son travail, pour venir en aide aux pays, qui n´ont pas fait le leur.

    • Lewlill
      Lewlill répond à Daylight
      végéteuse
      • Posté à 12h15 le 09/10/2008
      • Internaute 15858
        végéteuse

      « Alors devant tous ces chiffres, il est évident, que l´Allemagne refuse de se considérer comme bourse pour l´Europe faible, ils ont bien raison »

      Ce que vous nous dites donc c’est qu’il est normal que les plus « riches » n’aident et ne soutiennent pas les plus « pauvres »... Et bien en avant pour chacun sa merde !

      Pourquoi, ça me rappelle quelque chose...

      • lioe
        lioe répond à Lewlill
        berlin
        • Posté à 13h19 le 09/10/2008
        • Internaute 6423
          berlin

        Bonjour lewlill

        Vous avez raison, mais dans le cas present comment peut on expliquer aux Allemand qu il faut absolument sauve un systeme qui ne leur profitait pas. Comment leur explique que leur argent servira a se remettre sous la tutele ces fonds de pensions qui ont fait tant de degats avec leur Arme de destruction massive-le restructuration- ?
        Alors qu on leur demande de travailler plus dans les entreprises, plus longtemps pour leur retraites, que des avantages sociaux sont constement remis en cause, qu on leur a demande de perdre de leur pouvoir d achat.
        Non cette solidarite la, qui sert une autre planete ils n en veulent pas !

      • Daylight
        Daylight répond à Lewlill
        • Posté à 14h07 le 09/10/2008
        • Internaute 31870

        Ecoutez Lewlill ... l´Allemagne a déjà fait un effort énorme en intégrant l´Allemagne de l´Est, en faillite alors ... les citoyens ont souffert, ils ont redresser leur barre - et n´ont pas fini, vu le petit taux de natalité là bas dans les années à venir, l´Allemagne se verra confronté à un problème majeur de retraite. Ils faut qu´ils gardent leur reserves pour autres choses que d´aider des pays qui sont loin d´avoir fourni le même effort qu´eux.

        En outre, comme c´est marqué dans l´article il n´y a que Mme Merkel qui a tiré en vain la sonnette d´alarme depuis fort longtemps.

        Bien sur, que les forts doivent aider les faibles ... mais dans le cas présent, je pense moi, que c´est d´abord aux banques eux-même, qui sont organisés, il me semble, comme des sociétés secrètes de sortir leurs réserves et de faire leur boulot.

        L´idée m´est insupportable que les banques, qui ont fait joujou avec notre argent, comme ci cela sortait du Monopoly ne doivent pas résoudre eux d´abord leurs problèmes et qu´on fait appel aux états d´abord ... donc à nous, ou aux citoyens lambda des autres pays pour réparer des pots cassés !

      • numahel
        numahel répond à Lewlill
        • Posté à 21h19 le 09/10/2008
        • Internaute 35079

        ça n’a pas grand chose à voir avec la répartition des richesses : la question est de savoir si oui ou non on renfloue des banques et autres organismes qui n’ont pas respecté les règles minimales pour éviter le marasme financier dans lequel ils sont et dont on va tous subir les conséquences.
        Mais nous citoyen lambda, ça n’améliorera pas plus notre situation si les banques sont renflouée : c’est juste le système ultra-capitaliste que l’on tente de sauver à coup de milliard dont on ne verra pas la couleur.

         
        • tooms4444
          tooms4444 répond à numahel
          p'tit con
          • Posté à 09h17 le 10/10/2008
          • Internaute 41634
            p'tit con

          très bonne remarque ; il faut relativiser le concept de « faiblesse » ici. Les mots ont un sens.

          Les beaux discours de NS masquent mal une volonté (logique, après tout, qui peut s’en étonner) de glisser la poussière sous le tapis pour mieux remettre le couvert.

        1 autres commentaires
  • Pierrot287
    • Posté à 13h17 le 09/10/2008
    • Internaute 19703

    Bien évidemment qu’elle ne veut pas du pot commun ! Les raisons en sont simples. L’Allemagne possède une économie avec tous les indicateurs au vert, même si la crise financière tend à infléchir chômage et autres points. Sa balance commerciale est fortement excédentaire, et ses budgets équilibrés.
    A l’inverse, la France par sa politique économique catastrophique à brûlé toutes ses cartouches. Une dette qui explose à 66% du PIB, un chômage qui croit fortement, un budget encore en grand déficit, une balance commerciale extrêmement déficitaire, une inflation qui grimpe fortement. Plus aucune réserve, les mesures irréfléchies comme le paquet fiscal ayant mis la nation sur la paille !
    Ainsi, pas étonnant que l’Allemagne n’aie pas envie de faire un pot commun pour payer pour la France inconséquente !
    Quand la bise fut venue, la cigale appella la fourmi à son aide ! Eh bien la fourmi répondit : allez vous faire voir !
    Ayant tout gaspillé, Sarkozy tente désespérément de trouver de l’argent chez les copains, qui ne sont pas des billes !

    • tooms4444
      tooms4444 répond à Pierrot287
      p'tit con
      • Posté à 09h21 le 10/10/2008
      • Internaute 41634
        p'tit con

      Quand on parle de chiffres, il faut savoir compter :

      « Selon les critères fixés par l’Union européenne et le pacte de stabilité, la dette des Etats ne doit pas dépasser 60% du PIB. La France n’est pas la seule dans cette situation. La dette de l’Allemagne a atteint 67,5% de son PIB. Le pays le plus endetté de l’Union européenne est l’Italie (108% de son PIB). A l’inverse, l’Estonie a des finances très saines, la dette ne représentant que 4,8% du PIB. »

      Lien

      LEs pbs ne viennet pas forcément et uniquement d’un endettement. L’endettement, pour aller dans le sens de l’intérêt général aussi.

      • Pierrot287
        Pierrot287 répond à tooms4444
        • Posté à 10h11 le 10/10/2008
        • Internaute 19703

        Certes, mais l’économie Allemande est capable de supporter beaucoup de choses car globalement saine. La coallition Merkel travaille depuis 2 ans à assénir son économie et se préparer à une crise financière qui était largement pressentie. Ce qui n’est sûrement pas le cas de la France. Au contraire, comme le dit si bien le gouvernement, les caisses sont vides ! Et tout devient critique, et notre endettement est un risque majeur quand il se double de déficits budgétaires abbyssaux chroniques. Quant à l’Italie....

  • Docteur Panel
    Docteur Panel
    Sondologue
    • Posté à 12h12 le 09/10/2008
    • Internaute 43290
      Sondologue

    C’est intéressant : L’europe libérale du marché commun est la seule qui existe aujourd’hui, et elle ne fonctionne pas en cas de coup dur.
    Ainsi cette Européenne convaincue donne a postériori raison à ceux des NONistes (il est vrai pas toujours faciles à distinguer des nonistes souverainistes ou des nonistes opportunistes) qui disaient vouloir d’une Europe politique et sociale, mais pas de cette Europe libérale-là...

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 12h26 le 09/10/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Les rapports Franco-Allemands ont été la priorité de tous les predecesseurs de l’ Achille Talonette . Il me semble que meme Chirac , il y a quelques années , avait mentionné la FrançAllemagne ...

    Sarko , il s’est dés le depart deguisé en cow-boy d’ operette et a decreté que l’ urgence des urgences etait le rapprochement avec les USA ..

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 12h27 le 09/10/2008
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Si j’écrivais tout ce que pensais des dirigeants d’Europe occidentale, je ferais tilter tous les filtres de contrôle parental...
    Je la comprends la mère Merkel, elle doit avoir vraiment les boules de se fader une telle bande de...

    Et si l’Espagne ou la France doivent se retrouver en banqueroute, c’est pas bien grave, ils l’ont bien cherché. Mais ce qui me fait de la peine, c’est cette palanquée de petits pays d’Europe de l’Est qui commencent juste à voir germer leur économie et qui vont se faire laminer par un bordel dans lequel ils viennent juste de mettre les pieds.

    Je vais finir par militer avec les fascos pour que la France ne fasse plus partie de l’UE. Et dès que c’est fait, je change de nationalité.

  • papiper
    papiper
    instit retraité
    • Posté à 13h38 le 09/10/2008
    • Internaute 24393
      instit retraité

    j’ajoute bien modestement que nous n’avons pas su apprécier à sa juste valeur le sacrifice allemand du MARK sur l’autel de l’Euro.

  • christophe.aude
    christophe.aude
    libraire
    • Posté à 14h11 le 09/10/2008
    • Internaute 55463
      libraire

    Je doute ou en tout cas ne l’espère pas que l’on puisse remettre en cause tout le parcours de l’union dès que l’un de ses membres décide de jouer dans une autre tonalités : les pauples allemands, français et autres demeurent conscients des bienfaits de cette appartenance à cette « nation européenne ».
    Cependant on ne manquera pas de retrouver des situations discordantes et similaires dès lors que les crises commencent à poindre. Rappelons nous l’engagement en Irak et le concert de divergences qui tonna alors. On ne construit pas un grand régime stable fort en seulement cinquante ans et ne remettons pas en cause l’idée européenne qui est une grande idée au moindre accroc et à la moindre divergence d’opinion.
    Mais tant qu’une véritable entité étatique et visible de surcroit n’émergera pas, il sera difficile de mettre tout le monde d’accord. L’europe a besoin d’une autorité qui pourrait trancher en de pareils cas : un super commissaire, ou un super président européen élu pourquoi pas.
    Mais s’il vous plat messieurs les dirigeants, arrêtons les mini sommets qui ne peuvent que blesser légitimement les non invités et qui d’ailleurs ne conduisent à aucun début de piste comme on a pu le voir.

  • High
    High
    multinationaliste
    • Posté à 14h40 le 09/10/2008
    • Internaute 54225
      multinationaliste

    Nan mais regardez vos commentaires, a mon avis ils reflètent exactement la relation entre Sarko et Markel.
    Personne ne comprend l’autre. Personne ne cherche de solution à la crise, on reste sur ses propres sentiments. Enfin peut-être, comme le dit le journaliste, que Merkel ne fait que gagner qques jours pour réfléchir à une vraie solution.

    Mais je pense qu’en effet, au lieu de réinjecter de l’argent dans l’économie, ce qui ne ferait que recommencer le cycle, ou ne rien faire, ce qui étendrait la crise à l’ensemble de l’économie, il faudrait réfléchir à une solution saine.

    A savoir, donner la possibilité aux gens, aux entreprises, et à l’état à emprunter directement aux banques nationales et supranationales. Et au passage, ces banques émettent et suppriment l’argent nécessaire aux emprunts. Et on sort du schéma ’J’emprunte court pour preter long’.
    On sort du cycle. sans risque d’inflation (tjs plus ou moins la meme somme sur le marche, et controlable).
    Et les taux baissent, la croissance repart, l’état n’a plus d’intérets a payer. Plus de propagation de la crise non plus. Un système viable, en somme.

    • Mr_Ohm
      Mr_Ohm répond à High
      Informaticien
      • Posté à 15h10 le 10/10/2008
      • Internaute 55275
        Informaticien

      Clairement ce que je pense.
      Au lieu de payer pour redemarrer la machine qui inexorablement se plantera quoiqu’il arrive, il faut qu’on en profite pour creer des instances sérieuses et changer ce mode de financement.
      Quand on voit qu’Angela a tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises, et la facilité avec laquelle la finance l’a écarté, on ne peut que s’interroger sur le bien fondé de réinjecter de l’argent dans ce dispositif financier tel qu’il fonctionne actuellement.

      Si ce mode de financement ne disparait pas aujourd’hui il ne disparaitra jamais.

      On a bien vu qu’une fois en place personne ne peut le « normaliser », le réguler. Le capitalisme libérale à souhait qui spécule ne serait ce que sur des matières premières telles que le riz par exemple, cela ne devrait même pas exister, de même que breveter le vivant comme Monsanto, je ne parle même plus des sociétés qui affichent des profits et qui licencient à tour de bras pour faire monter leur valeur en bourse. A ce sujet on voit aujourd’hui que : l’entreprise va bien, elle licencie. Elle va mal, elle licencie ! !

      C’est proprement scandaleux. Au delà même de l’aspect morale, ce système est un véritable non-sens, un cul de sac, il est fatalement lié à l’echec. A force de faire du profit pour faire du profit, au final rien n’en sort si ce n’est l’enrichissement d’une poignée de la population mondiale. Jusqu’au jour où tout éclate.

      Et ce serait aux états de payer ?

      Alors je ne sais pas si Mme Merkel pense s’en tirer toute seule dans son coin, ou souhaite faire passer un message, ou même prépare le terrain afin de mettre en place une structure financière nouvelle au niveau national ou même à celui de l’Europe, mais je la rejoins sur ce point : injecter de l’argent dans l’urgence pour tenter de sauver cette économie me parait être une très mauvaise idée. Cet affolement, je l’ai constaté ce matin en regardant le plongeon de la bourse anglaise, ne sert strictement à rien. Ils ont pourtant injecter 200 milliards récemment. Idem pour les USA avec 700. Ces sommes sont astronomiques. J’entendais encore ce matin Mr Bové déclarer qu’il faudrait 10 milliards pour regler la faim dans le monde... Enfin même si je ne sais pas d’où il tire un tel chiffre, et qu’au pire il faut le multiplier par 2 ou par 5, quand on voit ce que viennent de lacher les USA et les Anglais, ou même le volume globale de l’économie mondiale estimée à 2000 milliards, on se dit qu’il y a 2 mondes à part.
      D’un coté un monde économique, sans valeur morale, sans fois ni lois, complètement virtuel, et de l’autre il y a ceux qui vivent ou survivent physiquement sur cette planète.
      Et ce qui parait complètement anormal c’est qu’on vive tous pour entretenir ce monde virtuel !
      Pour conclure, quand on prend l’exemple des retraites, quand l’état ne paye pas, ce sont les fonds de pension qui payent. On travail tout un vie pour avoir une épargne...à crédit, soumis à la hausse ou la baisse d’un système qui ne nous aura décidément jamais profité. Autant le travailleur licencié de chez HP, que le petit vieux dont l’assurance vie va couler, que le couple de jeunes qui vient de s’endetter sur 20 ans pour payer une maison qu’ils ne peuvent plus rembourser 2 ans plus tard à cause des taux d’intérêts, ext...

      Bref, il faut partir de cette crise pour rebâtir des bases plus solides et équitables. Je ne parle pas d’un monde parfait, je parle de faits qui aujourd’hui me paraissent suffisamment parlant pour qu’on se pose les bonnes questions au lieu de foncer dans le tas à coup de millions.

  • Anonyme
  • compte supprimé16
    compte supprimé16
    révolté
    • Posté à 16h28 le 09/10/2008
    • Internaute 53568
      révolté

    Monsieur,

    Votre article et ses commentaires sont très utiles. L’ensemble énumère les principales raisons pouvant expliquer le blocage allemand sur un plan de sauvetage européen.

    Ces explications sur ce blocage sont aussi révélatrices de ce qu’est l’Union actuellement : une structure totalement ambigüe, parfois virtuelle, puisque chaque Etat l’instrumentalise aisément via ses dirigeants qui visent généralement un profit politique national à court terme. Ce n’est sans doute pas le meilleur moyen pour faire émerger un collectif européen. Sans compter le manque de structures communautaires fortes et légitimes, comme le fait remarquer un voisin.

    Mais contrairement à ce que j’ai pu lire ici, qu’on se le dise, l’Europe profite à tout le monde. Du moins, tout le monde bénéficie de son idée originelle : la paix et la stabilité à l’intérieur de ses frontières.

    Malheureusement, ambiguïté encore et toujours, c’est l’économie, sur un modèle dit néo-libéral, qui a été choisie pour remplir cet objectif. Dès lors, il n’est pas étonnant que lorsqu’il s’agit d’Europe, chaque Etat-membre essaie d’en tirer le meilleur parti économique (à condition que cela corresponde aux intérêts intérieurs de ses dirigeants, évidemment) et se contente de prendre sa calculette pour faire ses comptes et dire s’il s’y retrouve. Si c’est le cas, c’est normal. Si c’est l’inverse, c’est une injustice.

    Comme vous le dites, Monsieur, une fois la crise passée, il y aura du travail pour réhabiliter l’Europe, et cela passe, non pas par l’adoption d’une constitution alambiquée, timorée et idéologiquement biaisée mais par une révision drastique de la construction européenne. L’objectif de paix et de stabilité reste lui incontournable.

  • Léon1
    • Posté à 15h23 le 09/10/2008
    • Internaute 22604

    Monsieur le sauveur du monde,arretez de croire que votre « com » va résoudre les problemes du capitalisme débridé.Relisez « vos“discours précédent la crise,ils démontraient, d’aprés vos experts,ce que vous critiquez ces derniers jours ; (alzeimer ?)Vous affolez le citoyen lamda,assez du sarkoshow ! !

  • the man who wasnt there
    • Posté à 16h43 le 09/10/2008
    • Internaute 23626

    100% d’accord avec Merkel.La France aurait réagi de la même manière si elle était le maillon fort de l’europe.C’est peut-être injuste vis à vis des petits pays de l’union, mais en ce qui concerne la France, la position allemande est totalement justifié.La France ne mérite pas d’être secouru.Il serait temps que le peuple assume le bouffon qu’il mis sur le trône.

  • Thucydide
    Thucydide
    Que survive la Démocratie en (...)
    • Posté à 20h17 le 09/10/2008
    • Internaute 6396
      Que survive la Démocratie en (...)

    Cette affaire remet à l’honneur s’il était besoin, la connerie technocratique qui a présidé à la construction de l’Union.

    Nous avons hérité d’une administration et d’une monnaie sans l’indispensable réalité ’nationale’ avec la cohérence administrative, légale et judiciaire qu’elle implique.

    Une décision rapide, efficace et applicable sur tout le territoire de l’Union est impossible.

    Cela a été dit lors de la mise en place de l’euro, cela a été un des motifs du rejet du traité constitutionnel, et tant que nous ne réussirons pas à établir une Europe fédérale, il sera inutile de rêver à une quelconque action collective dans quelque domaine que ce soit.

    Merkel a la lucidité d’intégrer cette situation et je m’étonne que notre président, avocat paraît-il et surtout élevé au biberon politique avant même d’avoir appris à travailler, n’ait toujours pas compris cette évidence et perde son temps et notre argent à s’agiter pour rien.

  • Thucydide
    Thucydide
    Que survive la Démocratie en (...)
    • Posté à 20h14 le 09/10/2008
    • Internaute 6396
      Que survive la Démocratie en (...)

    Quand je vois tous ces commentaires je suis heureux de voir comme on l’aime, notre Président.

    NOUS, EN FRANCE, ON A SARKOZY

    OUAIIIIIIS ! ! ! !

    • Lauran
      Lauran répond à Thucydide
      chercheur Paris
      • Posté à 22h15 le 09/10/2008
      • Expert 29961
        chercheur Paris

      Super sequence ! bravo ! genial !

  • mecontent
    • Posté à 19h02 le 09/10/2008
    • Internaute 40954

    Les nouveau-venus de lEst attendent quelque chose des anciens.Ils ne doivent pas nous prendre pour des imbéciles. Qu’a fait la Pologne dès son entrée : elle a acheté des avions aux Américains. Sous le prétexte que ces derniers étaient leurs seuls alliés avant la chute du mur, ils les considèrent comme des dieux. Eh ! bien qu’ils s’adressent à eux, ces dieux qui ont inondé le système bancaire de produits « toxiques ». Devant tant d’amour les USA ne peuvent rien leur refuser.
    Je suis féroce dira-t-on ; non mais révolté que l’on soit en admiration devant l’incarnation du capitalisme qui a mis le monde dans un tel état.

  • zorbeck
    • Posté à 20h35 le 09/10/2008
    • Internaute 9110

    Est ce que ce n’est pas Sarkozy (ou Guaino ?) qui avait dit que l’Allemagne le faisait chier ? Je ne crois pas qu’on manque d’exemples allant dans ce sens là.

    En plus, ayant voté contre le traité d’une constitution européenne, je vois mal comment la France pourrait se plaindre de la tiédeur de l’Allemagne qui refuse de passer à la caisse et de payer une fois de plus, ce qu’elle n’a pas arrêté de faire depuis que l’UE est née...

    C’est vraiment dommage pour l’Europe, car sans l’euro, la catastrophe aurait été 100 x pire : les « investment banks » et autres « hedge funds » se seraient retournées sur la spéculation des monnaies pour éponger leurs pertes. Pour ceux qui n’en sont pas convaincus, il suffit de regarder l’exemple de l’Islande... Je peux comprendre qu’on n’aime pas la mondialisation, mais on est obligé de faire avec si on veut éviter la paupérisation d’une autarcie, solution illusoire d’un poujadisme de gauche. Je ne peux croire que des monnaies ou des économies retranchées derrière leurs frontières puissent faire face seules à des crises de cette ampleur...

    Merkel avait totalement raison de vouloir légiférer en la matière et l’Europe avait de facto un poids suffisant pour imposer une solution viable. Sarko l’atlantiste a eu d’autres priorités...

    Exemple de législation qui eut été nécessaire : bien evidemment légiférer sur l’emploi des CDS (Credit Default Swaps, les plus toxiques des instruments de spéculation sur les créances douteuses), mais aussi empêcher que des capitaux non-européens deviennent majoritaires dans des entreprises stratégiques européennes. C’est de facto le cas aux US, mais ça ne l’est pas du tout en Europe. Exemple malheureux entre tous : la bourse de Paris a été rachetée par les US sans que ca n’émeuve grand monde. Elle est maintenant devenue une filiale du NYSE (New York Stock Exchange) et est à la merci de n’importe quel desirata de la maison mère sur le marché des capitaux français !

    Exemple plus proche de moi : la boite européenne pour laquelle je travaille est en partie contrôlée par des « hedge funds » US qui ont subi des pertes énormes via les sub-primes et qui pour se renflouer font le forcing pour la découper et revendre les morceaux les plus rentables, sans aucune considération pour le futur de l’entreprise, et je ne parle même pas de ceux qui y travaillent (sous leur pression, on en est aujourd’hui à demander à des départements entiers de former ceux qui vont les remplacer dans un pays ou les salaires sont moins élevés, alors que les bénéfices et les dividendes n’ont jamais été autant élevés)...

    Tout ce qui se passe actuellement est pour moi une démonstration éclatante de la nécessité d’une Europe économique forte, ce qui implique une Europe libérale bien comprise, loin des slogans faciles du retour en arrière à l’abri de frontières nationales désuètes. Mais pour en arriver là, il faudrait que beaucoup de monde abandonne ses oeuillières idéologiques...

    • tooms4444
      tooms4444 répond à zorbeck
      p'tit con
      • Posté à 09h33 le 10/10/2008
      • Internaute 41634
        p'tit con

      Pas compris :
      « Exemple malheureux entre tous : la bourse de Paris a été rachetée par les US sans que ca n’émeuve grand monde. Elle est maintenant devenue une filiale du NYSE (New York Stock Exchange) et est à la merci de n’importe quel desirata de la maison mère sur le marché des capitaux français ! »

      => est-ce que c’est le « taulier » qui fixe les prix ? ?

    • tooms4444
      tooms4444 répond à zorbeck
      p'tit con
      • Posté à 09h40 le 10/10/2008
      • Internaute 41634
        p'tit con

      « Mais pour en arriver là, il faudrait que beaucoup de monde abandonne ses oeillières idéologiques »

      La plupart des gens sont « pour » l’Europe. Mais l’Europe qu’on nous a promise avant Maastricht : l’amitié entre les peuples et la progression sociale partagée. Pas l’Europe des néo-libéraux à la solde de leur intérêts privés ou (pire) de ceux des américains.
      Le GATT, l’AGCS (le fait que toutes les décisions économiques échappent à la démocratie) : on en a RAS LA CASQUETTE.

      C’est pas un problème idéologique (l’Europe n’a jamais autant progressé que sous des gouvernements qui se sont dits de gauche), c’est une question de confiance.
      J’en ai, personnellement, RAS LE BOL d’être systématiquement pris en otage par les discours qui démarrent systématiquement par « à cause de l’Europe... » ( »... il faut privatiser les services publics », « ... il faut baisser les salaires », « ... il faut mondialiser l’économie », etc.) sous prétexte qu’un jour j’ai dit « oui ». J’ai pas dit « oui » à cette sauvagerie.

      • zorbeck
        zorbeck répond à tooms4444
        • Posté à 20h24 le 10/10/2008
        • Internaute 9110

        Croyez-vous vraiment que la France seule a plus de chances d’imposer son point de vue au GATT que l’Europe ?
        Croyez-vous que la France seule est mieux placée pour contrer les appétits américains que rien n’arrête ?

        Baisse des salaires ? Peut-être, mais est-ce que vous vous posez seulement la question de savoir si ça ne serait pas pire SANS l’Europe ? Se retrancher derrière le confort de frontières nationales c’est de donner l’illusion que le monde d’aujourd’hui n’est plus celui d’hier : face à la mondialisation des échanges seule une Europe unie a le pouvoir d’enrayer le déclin relatif des pays qui la composent. Je ne prétends pas que cela puisse se faire sans douleurs, je dis juste que la douleur sera moindre. Je sais que ce n’est pas très optimiste comme vision, mais l’autarcie je n’y crois pas...

         
        • tooms4444
          tooms4444 répond à zorbeck
          p'tit con
          • Posté à 11h48 le 13/10/2008
          • Internaute 41634
            p'tit con

          Je ne voulais pas donner l’impression de me retrancher derrière quoi que ce soit ; et j’ai bien signalé qu’il fut un temps où je votais pour l’Europe. C’est juste que ce n’est pas de cette Europe-là qu’il s’agit. Et la fuite en avant (« maintenant qu’on a commencé, autant aller jusqu’au bout ») ne me paraît pas une solution.

          Je veux (et je ne pense pas être le seul) une Europe démocratique, avec un parlement qui ait d’autres pouvoirs que de faire la synthèse des lois en nivelant par le bas, laissant les décisions économiques à l’exécutif et leur donnant un blanc sein quant aux traités internationnaux. Des référendums, une réserve fédérale, une armée Européenne, un système de sécurité sociale commun...

        1 autres commentaires
  • Dan51
    • Posté à 21h07 le 09/10/2008
    • Internaute 12803

    Je confirme beaucoup de commentaires.

    Vivant en Allemagne depuis 1973, j’ai vu comment les gouvernements français successifs ont dévalué le franc pour donner « du grain à moudre » aux syndicats et entreprises. A mon arrivée en Allemagne le Mark et le Franc étaient à peu près au même niveau. Puis j’ai vu un Mark valoir 1,25, puis 1,50, puis 2 Francs, puis 2,50, puis 3 pour finir à 3,35 lors du passage à l’Euro...

    Les gouvernements successifs dévaluaient, utilisaient la « planche à billets » pour satisfaire les revendications intérieures, sans faire les réformes nécessaires, car trop « impopulaires ».

    L’Allemagne a géré ses finances autrement et a accepté de payer pour la PAC dont les principaux bénéficiaires sont les grands céréaliers et sucriers français.

    Il arrive un moment où il faut dire STOP, l’Allemagne n’est pas la vache à lait de la France.

    • mecontent
      mecontent répond à Dan51
      • Posté à 12h56 le 11/10/2008
      • Internaute 40954

      Tout à fait d’accord, c’est une évidence.

  • Sacha25
    • Posté à 22h12 le 09/10/2008
    • Internaute 24877

    Dommage
    Mme Merkel a, à mon avis, raté une occasion unique d’embarquer l’Europe vers cette unité plus profonde qu’apparemment veulent beaucoup de gens (dont moi, bien sûr) en voulant jouer perso (Sa banque serait en danger à cause de sa filiale irlandaise, quelle ironie)
    Son manque de hauteur de vue, bien naturelle réaction à l’omniprésence sarkozienne qui a bien du mal à réaliser correctement de bonnes intuitions peut nous coûter « cher », hélas

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