Chez Gilles Bridier

Les réflexions sur l'actualité économique de Gilles Bridier, président de l'agence d'information Apidoc et ex-directeur de la rédaction délégué de La Tribune.

Pour renflouer La Poste, la Caisse des dépôts en pompier de Sarkozy

Gilles Bridier
Journaliste
Publié le 19/12/2008 à 16h05

Politiquement, après la reculade sur la réforme du lycée, la réduction du périmètre du travail le dimanche, l’amputation de la majorité lors du vote de la loi sur l’audiovisuel, Nicolas Sarkozy devait réaffirmer sa volonté réformatrice. La Poste était à portée de main, le Président s’en est saisi. La Caisse des dépôts, du coup, est à nouveau sollicitée.

Il n’y a avait pourtant aucune urgence. Mais il lui fallait montrer que, le chapitre de la présidence européenne se refermant, il réinvestissait le champ national. Et pour rassurer ceux qui, après avoir été séduits par la fougue réformatrice du candidat à la présidence, considéraient dix-huit mois plus tard qu’il se « chiraquisait ».

La Caisse, un « couteau suisse »

La Caisse des dépôts est donc encore sollicitée. En cette période de crise où les marchés et les opérateurs privés désertent le financement de l’économie et où on redécouvre les vertus des institutionnels publics, elle a bien du pain sur la planche.

Créée par Napoléon en 1816 et placée sous la surveillance du Parlement, elle est aujourd’hui un « couteau suisse » toujours prêt à servir, comme la qualifie son directeur général Augustin de Romanet pour souligner la multitude de ses missions.

Dernière que Nicolas Sarkozy lui a assigné : servir de socle au Fonds stratégique d’investissement (FSI), abusivement qualifié de fonds souverain à la française dans la mesure où, comme l’expliquait Augustin Romanet lui-même, « la Caisse des dépôts ne bénéficie pas d’une rente pétrolière ou d’un fort excédent du commerce extérieur » comme les fonds souverains norvégien, saoudien ou chinois.

Bref, la Caisse est au four et au moulin. Elle gère 214 milliards d’euros notamment pour le logement -via les quelque 120 milliards du Livret A- et les transports publics. Elle a la main sur 51 régimes de retraite percevant 23 milliards d’euros de cotisations par an et couvrant un retraité sur cinq en France. Elle est responsable du Fonds de réserve des retraites (FRR) où étaient logés 35 milliards d’euros… avant la crise.

Elle joue aussi les banquiers pour la Sécurité sociale et la Justice, est engagée dans les politiques de rénovation urbaine, le soutien aux PME, la collecte des fonds carbone pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, le montage de partenariats public-privé pour accélérer la construction d’infrastructures… La voilà, maintenant, appelée à la rescousse de La Poste.

Un processus à tiroirs

Se définissant elle-même comme « un groupe public au service de l’intérêt général et du développement économique du pays », et comme un « investisseur de long terme » (lire La Caisse des dépôts », Jeanne Schpilberg-Katz), la Caisse des dépôts figure depuis longtemps au capital des grandes entreprises françaises : pas une société du CAC 40 dont elle ne soit actionnaire.

Avant la crise, elle possédait un portefeuille d’actions de l’ordre de 30 milliards d’euros. Dans ces conditions, les conclusions de la Commission Ailleret sur le développement de La Poste la mettait presque mécaniquement en selle : dès l’instant où le changement de statut était privilégié, que le caractère public de l’entreprise était réaffirmé, que le besoin de ressources financières (de l’ordre de 3 milliards d’euros) était jugé indispensable, la solution qui s’imposait passait par la Caisse de dépôts.

Et reprenant cette préconisation, Nicolas Sarkozy peut estimer qu’il donne des gages au secteur public à un moment où la fiabilité du privé est défaillante, tout en se drapant dans le drapeau de l’Etat républicain dont la Caisse est le bras séculier, et en réaffirmant sa volonté de réforme.

Une première étape dans un processus à tiroirs. Car si l’objectif de La Poste est de devenir un acteur de référence au plan européen, elle aura besoin dans l’avenir d’augmentations de capital, par l’appel au privé via des opérations réservées ou une introduction en bourse. Une fois le mécanisme enclenché, il devient alors irréversible.

France Télécom, Gaz de France, Dexia…

On l’a vu par exemple pour France Télécom qui, après avoir été transformé en société anonyme en 1996, fut introduit en bourse un an plus tard. On peut surtout souligner le cas de Gaz de France qui, à peine transformé en SA et introduit en bourse en 2004 et alors que Nicolas Sarkozy avait assuré que l’Etat demeurerait majoritaire, a fusionné avec Suez en juillet 2008 malgré les promesses, basculant dans le privé même si l’Etat conserve une minorité de blocage.

En outre, même investisseur de long terme, la Caisse des dépôts doit intervenir dans le respect de ses intérêts patrimoniaux, rappelle la récente loi de modernisation de l’économie. Autrement dit, l’institution n’aurait pas vocation à rester logée au capital de La Poste au cas où la stratégie changerait. Ce fut le cas par exemple lorsque la Caisse, fortement investie dans des maisons de retraite jusqu’au début des années 2000, décida de vendre ses participations dans ce secteur au privé alors que sa mission au service du public y semblait éminente.

Et qui se souvient que l’ancien Crédit local de France, créé sur les fondations de la Caisse d’aide à l’équipement des collectivité locales, était logé dans le giron de la Caisse des dépôts avant son introduction en bourse en 1991, puis la fusion avec le Crédit communal de Belgique pour former Dexia ? On connaît la suite : devenue privée, la banque des collectivités locales n’a dû sa survie dans la crise qu’à l’intervention massive de l’Etat… et de la Caisse des dépôts (qui n’en détenait plus que 11%).

Secteur concurrentiel et entreprise publique

En fait, dans des secteurs aussi concurrentiel que celui de la banque dans lequel opère aujourd’hui La Poste, ou la distribution du courrier déjà largement déréglementée (depuis la directive européenne de 1997) et qui le sera bientôt complètement, la Commission européenne ne permettrait pas un retour en arrière dès l’instant où une entreprise a opté pour le statut de société anonyme.

En revanche, rien n’oblige un Etat à privatiser une entreprise publique même lorsqu’elle perd un monopole et devient acteur d’un secteur concurrentiel. Quoi que disent certains commissaires à Bruxelles, le traité de Rome est clair sur ce point : la Commission n’a pas à se prononcer sur le caractère public ou privé d’une entreprise.

Le problème est entièrement financier. Laisser à l’Etat le soin de d’apporter à La Poste les fonds nécessaires à son développement ? Mais, à cause de la distribution de milliards d’euros pour enrayer les effets de la crise, le budget est lourdement déficitaire : le trou en 2009 dépassera 79 milliards, selon le projet de loi de finances adopté le 17 décembre dernier.

Dans l’avenir, les moyens manqueront à l’Etat pour assumer son rôle d’actionnaire. En choisissant -sans surprise aucune- l’option Caisse des dépôts, l’Elysée compte bien désamorcer l’opposition des syndicats et de l’opposition au Parlement. Mais cette annonce faite sans urgence sonne aussi comme une provocation.

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  • napakatbrax
    • Posté à 16h39 le 19/12/2008
    • Internaute 23966

    La Poste en « société anonyme »... tiens, ça ne vous rappelle rien ?

    « C’est simple, c’est clair, c’est net ! »

    Petite vidéo : Lien

    • Anyway
      Anyway répond à napakatbrax
      Humaniste
      • Posté à 17h28 le 21/12/2008
      • Internaute 56296
        Humaniste

      @napakatbraxmaistousesyeux

      Un grand merci pour ce petit montage vidéo qui met si bien en évidence quel sens du vent final savent prendre nos girouettes politiques, dont le job consiste à céder au grand capital privé (avec la complicité des médias n’est-ce pas Mr Elkabach ?) des pans de plus en plus larges de notre économie et de nos infrastructures, à l’exception de trois domaines que le grand capital lui concède toujours bien volontiers : l’armée, la justice et la police.

      ...Pas la peine qu’on vous explique pourquoi !

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 17h29 le 19/12/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    il commence tout juste à se rendre compte, que notre poste ’sociale’ est morte si on la jette dans le secteur privé.
    quelle finira par spéculer sur les marchés pourris pour s’en sortir...

  • Anyway
    Anyway
    Humaniste
    • Posté à 18h45 le 19/12/2008
    • Internaute 56296
      Humaniste

    @ Gilles Bridier

    Vous écrivez : « Le problème est entièrement financier. Laisser à l’Etat le soin de d’apporter à La Poste les fonds nécessaires à son développement ? Mais, à cause de la distribution de milliards d’euros pour enrayer les effets de la crise, le budget est lourdement déficitaire : le trou en 2009 dépassera 79 milliards, selon le projet de loi de finances adopté le 17 décembre dernier. »

    Et pourquoi l’Etat est-il déficitaire depuis des décennies ?

    Et pourquoi son budget se creuse et ne pourra que se creuser de manière exponentielle, toujours plus et AU PROFIT DE QUI ?

    Et d’abord à cause de qui ?

    A cause de nos services publics qui seraient toujours trop monstrueux, de nos dépenses de santé qui seraient toujours hors norme etc..etc... ?

    C’est ainsi qu’on nous remplit le bourrichon à longueur de temps en cherchant à nous culpabiliser et ça commence à bien faire !

    ...Triste enfumage, tristes rengaines habituelles ...

    Donc : faites votre travail de journaliste et apportez un éclairage simplement historique (et nouveau pour beaucoup de citoyens sous-informés ) : en rappelant ,par exemple, ce qu’a décidé l’état en janvier 1973 et qui peut constituer la source de bien de nos maux actuels !

    Bonne lecture et bonne méditation !

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    Lien

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à Anyway
      Journaliste Rue89
      • Posté à 20h12 le 19/12/2008
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Merci pour votre coup de gueule, mais l’idée n’était pas de faire le tour de toutes les questions d’endettement de l’Etat ici. Il y a bien assez d’occasions pour cela !

      • Anyway
        Anyway répond à Sophie Verney-Caillat
        Humaniste
        • Posté à 08h20 le 20/12/2008
        • Internaute 56296
          Humaniste

        @ Sophie Vernier-Caillat

        N’y voyez pas qu’un simple coup de gueule mais le sentiment d’une exaspération devant tant d’aveuglement.

        Je m’explique.

        Quand les journalistes (et nous-mêmes) cesseront de se contenter de commenter tel ou tel épiphénomène (en l’occurence ici, la privatisation rampante de La Poste), qui n’est qu’une des conséquences de causes plus profondes qui ne sont jamais débattues parce que jamais portées à la connaissance du grand public, ce jour-là peut-être, nous aurons franchi un grand pas !

        Cordialement

         
        • Gilles Bridier
          Gilles Bridier répond à Anyway
          Journaliste
          • Posté à 15h22 le 20/12/2008
          • Journaliste 36442
            Journaliste

          Merci de vos commentaires à propos du changement de statut de La Poste et de la sollicitation de la Caisse des dépôts, puisque tel est le thème de l’article auquel vous avez réagi de façon fort documentée. Toutefois, vous vous situez par rapport à la problématique des déficits publics et, surtout, sur la capacité ou non pour un Etat de « battre monnaie » et des avantages qu’il peut en tirer au regard de l’existence ou non d’une dette publique. C’est un angle fort intéressant, sur lequel vous êtes fort engagé comme on peut le voir sur les sites que vous indiquez, et qui pose maintes questions de souveraineté monétaire, d’existence de l’euro, de construction européenne et de politique budgétaire... pour les plus immédiates. C’est un véritable débat d’experts. Mais en tant que journaliste, je cantonne mon approche à l’éclairage d’un fait d’actualité par la mise en valeur d’élements de son contexte. Or, le contexte en question, c’est aussi bien l’explication du rôle de la Caisse des dépôts que le parallèle fait avec d’autres entreprises publiques et la photographie du déficit budgétaire 2009 tel qu’il a été voté - sans analyser en l’occurrence le bien fondé ou non de ce déficit, ce qui est un autre sujet que l’on ne peut traiter dans le même artice. Il ne s’agit donc pas de tentative « d’enfumage », mais plutôt d’éclairage en identifiant bien les sujets. J’espère que nous aurons l’occasion de revenir sur les problématiques que vous soulevez, mais pour ma part en tant que jounaliste, non d’expert économique. Et sans vouloir pratiquer l’amalgame. Bien cordialement.

          • Anyway
            Anyway répond à Gilles Bridier
            Humaniste
            • Posté à 17h27 le 21/12/2008
            • Internaute 56296
              Humaniste

            Merci déjà pour votre réponse.

            Vous écrivez : « en tant que journaliste, je cantonne mon approche à l’éclairage d’un fait d’actualité par la mise en valeur d’élements de son contexte. »

            Bien. Une fois encore, et je me répète : vous vous contentez de commenter un fait d’actualité en aval sans tenter d’en expliquer les causes possibles en amont.

            Cela ne correspond pas à l’idée que je me fais de votre mission d’information , et de celle qu’elle devrait être au sens le plus large du terme : à défaut de pouvoir tout dire dans un papier électronique qui, je l’imagine, doit respecter un certain « angle »et un format limité , vous auriez pu peut-être terminer votre article par une offre de liens pouvant ramener à ces causes.

            Vous écrivez encore : « Toutefois, vous vous situez par rapport à la problématique des déficits publics et, surtout, sur la capacité ou non pour un Etat de “ battre monnaie .... ” (....) et plus loin : “ C’est un véritable débat d’experts. ”

            Non, Monsieur Bridier, votre argument est trop facile : ce ne doit plus être un débat “ d’expert ” .

            Dans la situation économique et sociale catastrophique où certains “ experts ” de la finance nous plongent actuellement , il est urgent de mettre à portée du grand public un minimum de connaissances et d’éclairages pédagogiques en la matière, pour nous faire sortir de cet état d’hébétude fataliste dans laquelle notre ignorance nous plonge ( qui doit arranger d’ailleurs amplement ceux qui nous manipulent...) .

            Et cette mission d’exploration , à mon sens, doit faire partie de vos attributions.

            Pour en revenir à notre sujet, (la privatisation rampante de La Poste et son financement par une Caisse des Dépôts déjà saignée par des missions d’ extinctions d’autres incendies ), tout est lié : “ Processus à tiroirs ”, je me permets de reprendre un de vos titres de paragraphe...

            ...Et nous en revenons toujours au problème de la dette publique qui nous ramène elle-même aux choix financiers et politiques cruciaux faits dans les années 70 dont on ne parle jamais et qui ne sont jamais portés à la connaissance du grand public...

            Si tout continue comme avant, dans un an ou deux, vous pourrez rédiger un nouvel article pépère intitulé “ Pour renflouer le déficit abyssal de la Sécu ”...

            Vous savez ? Le gros gâteau de la Santé que les assurances privées et leurs émules financiers regardent avec cupidité depuis des années, et que leurs vassaux politiques ne vont plus tarder à tenter de leur offrir sur un plateau , par des moyens plus ou moins détournés ( on peut leur faire confiance pour l’enrobage !)

            Nul doute que vous aurez l’art alors de “ cantonner votre approche à l’éclairage de ce nouveau fait d’actualité par la mise en valeur d’élements de son contexte. ”...

            J’estime pour ma part que le cantonnement au simple commentaire des effets sans recherche d’analyse des causes et que le choix d’angles d’analyses obtus sont aussi une politique qui ne contribuent pas, à mon sens, à élever les masses.

            Quand j’étais plus jeune, je voulais être journaliste : je crois que j’aurais eu du mal au fil du temps !

            Heureusement, il nous reste encore Internet !

            Bon conscience à vous et ne cessez jamais de bien vous documenter !

            Cordialement

            Un simple citoyen qui ne tient à être pris pour un citoyen simple...

        2 autres commentaires
  • sinclair
    • Posté à 19h18 le 19/12/2008
    • Internaute 2580

    Là faudrait savoir ce que l’on veut renflouer on lit le contraire sur LCI (TF1) qui annonce 1 milliard de benefice
    Lien

    Donc le violon de la recapitalisation est du pipeau et LaPoste peut être juteuse mais pour l’instant l’état de la bourse ne permet la fantaisie de récompenser des copains. Alors oin se contente de preparer la mise sur le marché d’ici quelques mois.

  • KIKI21000
    KIKI21000
    retraité
    • Posté à 19h42 le 19/12/2008
    • Internaute 53190
      retraité

    Est-ce vraiment la période pour préparer une introduction en bourse ? Pour moi ce n’est jamais le moment mais enfin.... Je suis très heureux mon camarade le facteur OB sera avec ses collègues syndiqués ou non et le NPA sur le devant de la scène, et je lui fait confiance pour ne pas laisser faire ce futur hold-up du service public

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à KIKI21000
      Journaliste Rue89
      • Posté à 20h13 le 19/12/2008
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      C’est justement pas l’option bourse qui a été choisie mais l’option capitaux publics, à cause de la crise comme vous dites.

      • Humain
        • Posté à 21h03 le 19/12/2008
        • Internaute 21387

        La poste aurait donc besoin de 3 milliards !

        (Si cela est vrai.... Je le pdrend comme tel)

        C’est peu, 3 milliards, de nos jours nous sortons du chapeau beaucoup plus que cela ! des dizaines voire des centaines de milliards...

        Par ailleurs la Caisse des Dépots est propriétaire de société comme « les restaurants Quick ».... Pourquoi pas.
        (Je parle bien de la Caisse de dépots et sa filialle à 100% « CDC Capital Investissement », notons que le nom avec un intitulé Anglais sonne mieux !)

        Mais ces restaurants là -qui ne sont plus Belges du tout- ne sont pas ce que je ne nommerais des services publics ou des services assimilés à des services industriels ou à la personne.

        Question : que font donc les capitaux publics a supporter via la caisse des dépots (et filiales) des restaurants comme quick ? (ou d’autres ? La liste est longue...)

  • TARPON
    • Posté à 20h10 le 19/12/2008
    • Internaute 27263

    la poste doit etre privatisée,c’est urgent.On ne peut pas continuer à financer une entreprise qui n’a aucun role public.
    L’activité colis n’a strictement aucune raison de ne pas etre cedee ,le marché concurrentiel existe .L’activité courrier ne saurait non plus pretendre à etre un service public ,collecter,trier mettre des lettres dans une boite est à la portee du premier venu comme le ramassage des poubelles ,deja beaucoup de sous traitants interviennent.On y gagnera en rapidite et en securité,les vols à la poste qui se multiplient pourront peut etre enfin etre corrigés.Quant à la banque postale ,on doit quand meme savoir que le secteur bancaire est privatisé.
    Vendons la poste ,ça fera de l’argent pour soutenir les vraies entreprises .Qu’on en finisse avec,Nicolas GO ! Et que le facteur vienne plus nous mendier des etrennes ,il a qu’à bosser plus.

    • Humain
      Humain répond à TARPON
      • Posté à 20h55 le 19/12/2008
      • Internaute 21387

      Nous ne pouvons financer des services qui n’ont plus un rôle puublic ? ...Dites vous ?

      Alors pourquoi donc la Caisse des Dépots est-elle propriétaire de société comme « les restaurants Quick »….

      Mais ces restaurants là en sont pas ce que je ne nommerais des services publics ou assimilés comme des services industriels ou à la personne.

      Question : que font donc les capitaux publics a supporter via la caisse des dépots (et filiales) des restaurants comme quick ? (ou d’autres ?)

      Si vous avez la réponse....

    • Elliott.Chat.
      Elliott.Chat. répond à TARPON
      =^.^=
      • Posté à 01h43 le 20/12/2008
      • Internaute 61348
        =^.^=

      Pour rester dans votre jeu de vision, cher cousin félin, pourquoi faut-il éviter le privé comme la peste : parce que le privé n’est qu’un repaire de voleurs et d’escrocs qui ne pensent qu’aux bénéfices et surtout pas aux résultats et services ; parce que des Postes privées vous donneront un courrier très cher (la concurrence c’est la pub et la pub c’est le premier budget d’une entreprise de cette taille) et qui n’arrivent que rarement ; et les exemples sont nombreux (que vous citez vous-même avec les enlèvements d’ordures) : ces services nous coûtent beaucoup plus chers quand ils sont privatisés, que ce soit directement (les factures d’eau par exemple, qui ont explosé depuis la privatisation de la distribution) et indirectement (les marchés publics, comme ceux donc des ordures, sont grandement gonflés quand ils sont refilés au privé, donc payés avec nos impôts) ; enfin les entreprises privées ne se soucient aucunement de maintenance (trop cher), il n’y a qu’à voir l’exemple du réseau ferré anglais. Je vois mal la Poste, puis à terme probablement la santé, l’éducation, etc. , être « améliorées » dans de telles conditions.
      Mais peut-être ne voyez-vous dans cette entreprise qu’est La Poste que le gros gâteau de thunes qu’elle vaut et qu’il ne faut pas laisser se perdre au public (donc à vous comme à nous), et dans ce cas j’ai bien peur que vous êtes un aveugle doublé d’un naïf perméable à la propagande ultra-libérale...
      Ou bien alors est-ce moi qui suis imperméable au second degré et à la caricature jean-marc-sylvestrienne très fidèle de votre commentaire, tant les arguments en sont grossiers. ; -)

    • Illuminati
      Illuminati répond à TARPON
      insurgé
      • Posté à 12h01 le 20/12/2008
      • Internaute 63113
        insurgé

      Encore un qui n’a RIEN compris... L’aveuglement de la population est terrifiante.

      • TARPON
        TARPON répond à Illuminati
        • Posté à 15h28 le 20/12/2008
        • Internaute 27263

        Qu’est ce qu’il y a de different entre trier des lettres et trier des ordures menageres ?

         
        • LABELDU64
          LABELDU64 répond à TARPON
          entre mer et montagne
          • Posté à 19h16 le 20/12/2008
          • Internaute 27681
            entre mer et montagne

          La meme difference qu’il y a entre une boite aux lettres et une poubelle !

          Si vous ne faites pas la difference, je vous plains.

        1 autres commentaires
    • Humain
      Humain répond à TARPON
      • Posté à 17h45 le 22/12/2008
      • Internaute 21387

      Expliquez moi, dans les yeux !

      Quel est le rôle réellement « public » de France Télévision ....

  • Humain
    • Posté à 20h43 le 19/12/2008
    • Internaute 21387

    ·Et vous étiez où quand le service public était en danger ?
    - RATP
    - France Telecom
    - EDF
    - SNCF
    - Education nationale ….
    - Et noublions pas France TV (un service public ?)

    Pourquoi donc France TV serait-il le seul service public ?

    Il faudrait donc que « la poste » devienne rentable !
    Pourquoi ?

    Rentable comme la « sécu »…
    Rentable comme les hopitaux où les malades « coûtent » si cher !
    Faut-il aussi que les pompiers et l’armée ou la gendarmerie soient rentables ?

    Comment donc estimer qu’un hopital, un service d’accouchement soit rentable ?
    En faisant payer les femmes qui viennent y accoucher !
    Et avoir des jumeaux serait par exemple plus cher… !

    Un myope « sans mutuelle » n’aurait droit qu’aux lunettes « sécu »… (Quasi importables !)
    Tant pis pour lui, il n’a qu’à travailler et souscrire à une mutuelle.

    Pour la poste il en sera de même :

    En effet l’ennui avec le service public, c’est de rendre un service aux particuliers et au public !

    Si vous voulez privatiser « la Poste » c’est que vous n’habitez ni en banlieue, ni à la campagne ni à la montagne.
    (Une info confidentielle : Il y a des services et des bureaux de poste qui ne sont pas accessibles uniquement à pied, avec le bus ou avec un « Velib »)

    Alors supprimons les services aux particuliers !
    Et là cela deviendra enfin rentable.

    Mais le mot « égalité » de notre république sera bientôt à effacer.

    Dommage !

    • Illuminati
      Illuminati répond à Humain
      insurgé
      • Posté à 12h03 le 20/12/2008
      • Internaute 63113
        insurgé

      La signature de L’AGCS nous a tous condamné...

      Seul une révolution pourra enrayer le processus.

      • Madiran
        Madiran répond à Illuminati
        (Business Analyst)
        • Posté à 12h30 le 20/12/2008
        • Internaute 16911
          (Business Analyst)

        Effectivement l’accord sur le services en Europe a condamné « La poste » depuis environ 10 ans...

        Mais a également tiré un trait sur la pêche ! (qui meure à petit feu)

        Et nombre d’autres services ou industries.

        En fait je pense que nombre de personnes s’en désinteressent.

        Dommage.

  • mick69
    • Posté à 07h54 le 20/12/2008
    • Internaute 2907

    Rue89, où en est l’enquête sur le délit d’initiés EADS ?

    Lagardere, l’ami intime du président, a vendu ses actions EADS à la Caisse des dépots juste avant la révélation du retard de l’A380 et l’effondrement du cours de l’action

    Les pertes pour la Caisse des dépots, c’est à dire les français, se sont comptées en centaines de millions

    ****

    Sur le sujet de la poste, j’achète beaucoup de colis en Europe et j’ai vécu la privatisation successive des postes européennes. Et bien, pour le particulier, les tarifs ont en gros doublé en qq années, par toutes sortes de moyens : l’augmentation pure et simple mais aussi la suppression par exemple des tarifs 250g, 500g, 1000g (remplacés par le colis standard 0-2000g)

    • Millecalottes SARKASTIK
      Millecalottes SARKASTIK répond à mick69
      Variable
      • Posté à 09h13 le 20/12/2008
      • Internaute 44768
        Variable

      Perso, Je prefère public que privé mais concernant le transport, (et la poste en particulier), les coûts ne feront qu’augmenter indépendamment de la forme de la structure qui assumera cette prestation. Une histoire de ressource ! Paradoxalement, le net qui rapproche permet de commander des produits de plus en plus vite et éloignés donc fonder la comparaison Public/Privé (dans ce domaine) sur la seule question du coût, c’est délicat ! Parlons plutôt d’équité et de services. Vu de nos campagnes et dans de multiples domaines, il faudrait créer un bonus/malus à valoir sur les feuilles d’injures de la DGI... Certains ne voient plus que les vestiges du service PUBLIC. Là, la fracture ne se limite plus au tranport et suite aux intempéries, (par exple), des citoyens attendent l’électricité, l’internet, des commerces de proximité, bref, le simple accés à la santé ! ! !
      Que leur propose t’on ? ? ?
      Des transports occasionels parfois même en vsl...

      Ne cherchez même plus l’erreur, c’est affligeant cette vétusté des idées !

      1000K

      • mick69
        • Posté à 11h21 le 20/12/2008
        • Internaute 2907

        En fait la question du coût du service postal n’est pas à écarter car il s’agit (ou il s’agissait) d’un service public AUTO-financé. C’est à dire que tant qu’on lui laissait le monopole, il pouvait proposer un service national peu cher (lettre 24h à 0.50 ; colissimo 48h à 5€) dans lequel les petits bureaux de village déficitaires étaient largement compensés par les bureaux de ville excédentaires.

        A partir du moment où il a eu des concurrents (qui ne s’interessent qu’au trafic beneficiaire), il a du oublier sa mission de service public, fermer 10.000 bureaux et chercher à ne faire que des activités rentables.

        De toute façon, le rouleau compresseur des privatisations n’est pas fait dans l’intérêt des consommateurs, il est fait par nos politiques uniquement dans l’interet des détenteurs de capitaux (vous savez cette caste qui vient de plumer la France de 360 milliards) qui piaffent d’impatience à l’idée de se payer cette juteuse poste française

         
        • Illuminati
          Illuminati répond à mick69
          insurgé
          • Posté à 12h06 le 20/12/2008
          • Internaute 63113
            insurgé

          Bienvenu à Gattaca.... vous êtes tous dans la matrice ! lol

          En fait, c’est loin d’être drôle...

        1 autres commentaires
  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 09h41 le 20/12/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    FAUCHÉE !

    M’est avis que la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC) va avoir un mal de chien à aider le gouvernement à renflouer la Poste. Pour cause, la pauvrette est FAUCHÉE COMME LES BLÉS !

    Ainsi, sa filiale immobilière Icade vient urgemment de mettre en vente ses 34.000 logements locatifs franciliens ! En clair, l’ensemble de son patrimoine immobilier.

    Au rythme atonique des transactions immobilières actuelles, la brave CDC n’est pas au bout de ses peines !

    Et l’ensemble de ses locataires non plus, vu qu’il y a toutes les chances que ces ventes se fassent « à la découpe ».

    On n’arrête pas le progrès social !

  • brumes14
    brumes14
    Normand
    • Posté à 21h05 le 20/12/2008
    • Internaute 51033
      Normand

    A TARPON
    La privatisation de La Poste en Allemagne a entrainé la fermeture de 30% des bureaux de poste. En Suède il faut aller chercher son courrier dans les stations services ! On voit que tu n’as pas 80 ans et que tu n’habite pas à la campagne. d’autre part tu devrais faire un stage avec un facteur partir le matin , l’hiver quand il pleut avec un vélo très chargé n’est pas de tout repos !

  • YoshiL7
    • Posté à 10h25 le 22/12/2008
    • Internaute 29840

    Privatisation de la poste ? Ca ne rappelle rien aux gens... GDF ? toujours pas ? qui a dégainé le meme discours concernant GDF en 2005 alors qu’il n’était que ministre de l’économie... un certain Sarkozy... qui aujourd’hui rechante le meme refrain... en assurant qu’on modifie les statut mais que la poste restera publique... et aujourd’hui qu’en est il pour GDF qui resterait comme promis dans le giron de l’Etat meme en changeant son statut ? c’est Suez et ses actionnaires qui jouent avec GDF, l’état n’a plus son mot à dire... Voila le destin tout tracé de la poste finalement...

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