Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

« New Wave » : la génération post-punk du film au livre

Publié le 19/09/2008 à 17h45

Ce soir est diffusé, sur Arte, un téléfilm de Gaël Morel : « New Wave », avec entre autres Béatrice Dalle, un téléfilm assez troublant sur le spleen glabre que promenaient dans leur jeunesse tous ceux qui écoutaient alors Joy Division avant de se laver avec les Clash. Un téléfilm dont le scénario a été… adapté en livre. Décryptage.

Certes, la pratique n’est pas nouvelle : de nombreux films ont été « novelisés » et sont devenus, après coups, des romans. Cependant, « New Wave » est un projet légèrement différent.

Du scénario au livre : acrobatie sur une période inconnue

Pendant qu’il prépare son téléfilm « New Wave », Gaël Morel emmène quelques livres avec lui. Dont « Quitter la France » du jeune Ariel Kenig (Denoël, 2007), superbe cri et rejet pamphlétaire d’un jeune homme refusant cette France qui s’apprête à se livrer à Sarkozy.


Jaquette de « New Wave » (DR).

Pendant le montage, à Paris, Gaël Morel croise Guillaume Robert, éditeur chez Flammarion. Un éditeur qui a, précisément, l’âge des personnages du téléfilm (la trentaine), et qui sait ce que représente la new wave et le rock des années 80.

C’est d’ailleurs le titre qui éveille sa curiosité. Germe alors une idée : l’adaptation en rétro. Noveliser un film, c’est déjà vu ? ; on va donc adapter un scénario en livre. Et Guillaume Robert d’argumenter :

« Tous les étés fleurissent dans les supermarchés des adaptations plus ou moins bâclées des sagas estivales. En revanche, adapter un scénario de manière littéraire, en mêlant deux sensibilités, deux générations, deux univers faits pour se rejoindre, est beaucoup plus rare. Voilà l’ambition de ce projet : redonner à la novélisation ses lettres de noblesse. De plus, j’aimais l’idée de proposer à un auteur né en 1983 d’évoquer une période qu’il n’avait pas connue ».



Le livre du spleen de la génération post-punk

Le film « New Wave » exista donc avant le roman « New Wave ». Il est co-signé Gaël Morel et Ariel Kenig. Lequel, dans les jeunes auteurs français ayant récemment percé, est selon nous un des plus brillants. Le Cabinet a particulièrement apprécié « La Pause » (Denoël, 2006 ; le livre ressort chez J’ai Lu), roman très durassien sur une ville de banlieue ouvrière à travers les relations père-fils, et le pamphlet plein d’ire et de justesse « Quitter la France » (Denoël, 2007), paru juste avant élections les présidentielles.

« New wave » est met en scène deux adolescents que tout devrait opposer : Romain est stylé punk, il est choyé par sa mère (jouée par Béatrice Dalle dans le film), c’est le parfait aficionado de Joy Division et de Robert Smith. Eric, lui, est le benjamin d’une fratrie pauvre, fils d’agriculteur, rêveur malheureux, le type faible qui ne porte que du velours incolore et des pantalons informes. Le jour où Romain débarque au collège avec ses cheveux en crête, ses yeux maquillés et son perfecto noir, Eric est subjugué.

Un coup de foudre qui a pour nom : The Cure, New Order et Dépêche Mode, car les deux ados vouent une passion commune à la vague New wave. Un processus d’identification naît, la perdition de l’un correspond aux recherches de l’autres et vice-versa. Entre les deux garçons et la mère de Romain se construit un triangle quasi-incestueux, qui est ce que le film parvient le mieux à rendre.

« New Wave » n’est pas notre roman préféré de l’auteur, mais c’est le genre de roman qui compte dans le parcours d’un romancier : enrichir sa façon d’aborder les personnages, se plonger dans une époque qu’on n’a pas vécu, travailler à deux. Ariel Kenig a parfaitement su imaginer, et restituer, le spleen de la génération post-punk, celle qui allait écouter de l’indé acidulé (Cocteau Twins) après le punk (Clash), avant de découvrir une nouvelle rage : Les Bérus, puis la techno.

C’est cet esprit d’après la révolte punk et de juste avant la mort, ce trou noir de transition entre le cuir passé du perfecto et le plastique à venir du préservatif, ce non-lieu que sont des années 80, que Kenig est parvenu à rendre. A l’intérieur même de ces deux adolescents, il a trouvé ce qui unissait les jeunes et la musique de leur époque. Interview.

Qu’est-ce qui vous a intéressé dans le projet d’écrire une histoire d’ados ?

Ariel Kenig : Il faut dire qu’on reste, malheureusement, adolescent de plus en plus longtemps, même si c’est une époque particulièrement intéressante à vivre. L’attention se porte alors aussi bien sur des détails que sur des questions qui vous dépassent comme l’amour, l’argent, la mort et tout ce qui suit… C’est l’entre-deux dont les adultes semblent se satisfaire qui vous fait dire « tout me fait chier ».

Mais cet aquoibonisme apparent n’est qu’une caricature qui arrange tout le monde, notamment le scénariste de téléfilm contraint d’utiliser des clichés. Pour ce roman, comme pour le film, le défi était d’échapper à ces représentations rapides de l’adolescence comme à celle nostalgique, vintage, et finalement très « mode » des années 80.

Qu’est-ce qui vous a touché, concerné, dans le rock indé eighties et la new wave ?

L’esthétique new wave a l’avantage d’être énervée, à l’exemple du fluo-électro contemporain qui m’intéresse tout autant, bien que pour des raisons inverses. La new wave déploie un univers néo-industriel, post-Bahaussien, quasi apocalyptique où se niche déjà le songe de l’an 2000.

Gaël Morel dit souvent : « A l’époque, on avait le droit d’être stone ». C’est une réinvention positive du spleen, à l’opposé de la « positive attitude », du « c’est que du bonheur », du jouir obligatoire et permanent d’aujourd’hui. Même si je ne suis pas le type le plus déprimé du monde, je me retrouve dans ce droit à une certaine gravité.

Qu’est-ce que cet « esprit new wave » vous dit sur les trentenaires des années 2000 ?

Quand j’ai commencé à écrire, on parlait déjà des « trentenaires » comme d’un genre littéraire en soi. Le concept marchait bien, ce qui a donné beaucoup de romans sur le couple, la dépression urbaine ou l’errance post-moderne. Je n’en tire pas grand-chose, sinon que je n’aurais pas forcément aimé être à leur place.

Les trentenaires ont été en première ligne quand il a fallu admettre la virtualisation du monde et l’omnipotence du capitalisme. Et là, quelque chose s’est joué, je pense, entre les faiblards et les autres. Ceux qui n’avaient aucune estime d’eux-mêmes ont paradé et n’ont plus rien pris au sérieux, à commencer par ce qu’ils avaient vécu dans leur jeunesse, new wave ou non, la nécessité de l’effort ou l’importance du roman. C’était la dictature du cool.

Et les autres, plus premier degré, qui ont magnifiquement fait leur job. Je pense depuis longtemps, pour faire bref, qu’on devrait étudier Virginie Despentes, Nicolas Pages et Philippe Vilain à l’école.

En quoi le projet d’adapter un scénario a-t-il modifié votre écriture ? Qu’est-ce que cela vous appris sur la construction de personnages ?

Ce qui était très allégeant, et qui m’a réconcilié avec la fiction, c’est que le scénario me déchargeait de l’histoire. En reprenant les principaux fils narratifs, il ne me restait plus qu’à faire mon véritable travail, c’est-à-dire écrire. Ecrire un roman ne signifie pas écrire une histoire brute de fonderie, mais de donner à entendre une voix.

Là, il s’agissait d’injecter ce que l’image ne dit pas forcément et de jouer davantage avec les ellipses, les non-dits, des détails ou des mots qui, lorsqu’ils résonnent entre eux, font littérature. Quant aux personnages, évidemment je n’allais pas m’amuser à décrire Béatrice Dalle. Au final, je pense que les personnages de ce livre partagent beaucoup de points communs avec ceux de mes précédents romans. Notamment parce qu’ils échappent pas mal à la description.

Lorsqu’une personne vous parle d’une personne qu’elle connaît, ce que vous voyez dans les yeux de cette personne suffit souvent à vous faire idée de celui ou de celle dont elle parle. C’est peut-être un peu naïf de le dire, mais quand on écrit, on décrit d’abord ses yeux. C’est que vous donnez à voir en premier lieu. Ce projet, par ce qu’il était a priori très éloigné de moi, m’a définitivement convaincu de la valeur de ce pacte avec le lecteur.

New Wave d’Ariel Kenig et Gaël Morel – Flammarion – 190p. – 16€.
New Wave », téléfilm de Gaël Morel, avec Béatrice Dalle, Valentin Ducommun, Victor Chambon - diffusion ce soir, 21 heures, sur Arte - durée : 80 mn.

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  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h25 le 19/09/2008
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Punk are not dead ! ! ! !
    Ils ont juste vieilli : D

    C’est sur que le thème éveille mon intérêt, car il est assez rare que cette vague dont je compose l’arrière garde soit porté à l’attention du publique, une génération vendue mais dont les derniers représentants sont de sacrés bargeots et qui produit des bijoux artistiques.
    D’un autre coté, ca laisse l’impression que de punk il n’y en a que le nom, ça ressemble plus à une comédie dramatique larmoyante et semi psychologique bien molle du slip.

    Enfin, on sait jamais, une petite rediff au bon moment, et je pourrais me laisser tenter.
    Car ce soir, le véritable post-punk-grunge-inde-nowave se doit de vomir ses tripes dans les caniveaux, se fritter avec les rats et continuer à se relever même la gueule en sang.

    Fuck the future !
    God save the gouine ! (la queen n’a pas les gueux, la gouine n’aime pas les queues)
    Anarky, mon amie !
    No fun, no right & no cool time !
    Et que le rock’n roll vous colle aux grolles !

  • antonh
    antonh
    curieux
    • Posté à 20h15 le 19/09/2008
    • Internaute 50096
      curieux

    le pire ennemi du punk : la calvitie ! !

    • moravagine
      moravagine répond à antonh
      Observateur désabusé
      • Posté à 21h39 le 19/09/2008
      • Internaute 30925
        Observateur désabusé

      ... et aussi la surcharge pondérale additionnée d’un taux de gamma Gt à faire pâlir tout gastro-entérologue nouveau-venu dans le métier ! ! !

    • Bad Time For Human Kind
      Bad Time For Human Kind répond à antonh
      Chieur Public
      • Posté à 10h23 le 20/09/2008
      • Internaute 53377
        Chieur Public

      les pires ennemis du punk : Malcom MacLaren et son sens du buzz/marketing... Et ceux qui croient que le punk se résume à un concours de mode...

    • mecontent
      mecontent répond à antonh
      • Posté à 12h38 le 20/09/2008
      • Internaute 40954

      Qu’y a-t-il sous la crête du punk ?
      Du vent ! ! !

      • leon.trotski
        leon.trotski répond à mecontent
        Trés à gauche
        • Posté à 09h58 le 21/09/2008
        • Internaute 41281
          Trés à gauche

        Bonjour,

        Du vent ? Surement pas !

        Heureusement que les punks sont arrivés pour infuser un sang neuf.Imaginez le cauchemard : Les Eagles (une indigestion de htel california !)Yes,Génésis... Cela ne pouvait pas durer.

        Même trente ans aprés, un bon Clash,Pistols,Damned...
        ça fait du bien !

        I’am un anarchist, i’m an antechrist...(Si vous ne connaissez pas, vous n’avez qu’à aller sur Wikipédia !)

  • virginie78
    virginie78
    Éteignez votre TV et apprenez à (...)
    • Posté à 20h45 le 19/09/2008
    • Internaute 25883
      Éteignez votre TV et apprenez à (...)

    arg !
    Toute mon ado ! A trainer mon mal de vivre, la radio-cassette collée aux oreilles !
    Parce que le piratage de la zic existait déjà. Je me souviens , à Rennes, place des Lices, le mec vendait des cassettes de tout poil, elles étaient rangées dans des grands bacs en bois, avec la pochette protocopiée, le mec toujours en blouson de cuir noir crading, mais incollable question musique.
    C’était aussi l’époque des premières expériences avec des substances illicites, des amoures foireuses, des parents forcéments chiants.
    Drole d’époque.
    Maintenant, j’ai 40 ans, et la musique d’aujourd’hui me parait fadasse, place, inconsistante. Et puis les jeunes vivent leur vie par procuration avec la téloche. Ils rêvent d’un monde meilleur en regardant la star-act’ ou euro-million....

    Mais bon, il y a peu j’ai ré-écouté du Ramones, faut bien avouer que musicalement, çà ne casse pas des briques alors que à l’époque çà avait de la gueule ! ! !

    • General Subverciòn
      General Subverciòn répond à virginie78
      viva Makhnovchtchina
      • Posté à 23h20 le 19/09/2008
      • Internaute 47117
        viva Makhnovchtchina

      Moi c’était les Pistols avec The Great Rock’n’Roll Swindle que j’ai réécouté récemment...avec peine.
      L’esprit est toujours là,mais musicalement,ça vieillit mal et on aimait ça parce justement c’était pourri et qu’on était nihilistes...C’est jamais bon de jouer les anciens combattants,les chrysanthèmes,on s’y fait jamais...

      • sarkophage_xyz-
        • Posté à 08h23 le 20/09/2008
        • Internaute 24987

        Evidement, si on reste dans le commercial, on s’éloigne un peu de l’esprit, à (ré)écouter je conseille plutot les excellents Dead Kenedies, leur vaccances au Cambodge est désuet mais « Kill the poors » n’a pas pris une ride.
        Sur la scène francaouis on a les Brassens not dead
        Lien
        Ou encore, déja mis le lien ici mais je ne m’en lasse pas : Lien
        Et voila, plus qu’a tester votre sono bourgeoise et vos relations de bon voisinage.

    • parti
      parti répond à virginie78
      punishment park
      • Posté à 23h35 le 19/09/2008
      • Internaute 36257
        punishment park

      c’est quoi cette fine analyse ? quand on est jeune on est forcément con ? j’ai aimé et j’aime toujours les ramones à votre âge et je connais des ados qui ne regardent pas la star ac....alors vos généralités...j’ose pas vous imaginer à 80 piges...

      • Alain Pacifique
        Alain Pacifique répond à parti
        enfin!! ça marche !
        • Posté à 04h26 le 20/09/2008
        • Internaute 24637
          enfin!! ça marche !

        d’accord avec toi lamorille. pratiquement toute la musique que j’ai aimé à cette époque, et bien, je l’écoute encore de temps en temps. en plus, les premiers posts mélangent un peu la new wave et le punk. musicalement parlant ca n’a pas grand chose à voir. joy division et les pistols, je vois pas bien le point commun ! ! mon groupe préféré de cette mouvance , BAUHAUS ! ! quel pied ! je les écoute encore avec grand plaisir ( et j’ai 40 balais depuis le début du millénaire ).

        rock n’ roll ’s not dead, just smells funny ! !

      • virginie78
        virginie78 répond à parti
        Éteignez votre TV et apprenez à (...)
        • Posté à 09h33 le 20/09/2008
        • Internaute 25883
          Éteignez votre TV et apprenez à (...)

        Quand on est jeune on croit tout connaitre alors qu’on ne connait rien
        On se passionne très facilement pour se « dépassionner “ tout aussi vite, moi je trouve cela marrant.

        Mais je persiste à dire que la zic que j’écoutais il y a 20 ans, je la trouve naze aujourd’hui, tout simplement parce que j’ai vécu autre chose entre temps et que mon oreille s’est ouverte à d’autre formes musicales. Et puis il faut bien en convenir à cette époque on faisait de la zic avec un trois fois rien, et çà ne cassait pas toujours des briques.

        A 80 ans ? ché pas, je serai surement morte ! Je n’ai pas envie d’emm... le monde avec ma vieillerie !

         
        • mooed
          mooed répond à virginie78
          Marea Britanie
          • Posté à 11h35 le 20/09/2008
          • Internaute 53602
            Marea Britanie

          De mon côté je prend toujours autant de plaisir en posant par exemple un Garland, Master & servant, Seventeen seconds sur les roues d’acier. Xmal Deutschland & Siouxsie me plaisent toujours autant. Pourtant plein de trucs se sont succèdés derrière. Du metal, le rock à la française - alternatif -, la pop, un peu de reggae pour digérer... Puis la Claque avec les Spi, U.R. et P.O.F. . Aujourd’hui encore j’aime découvrir de nouveaux agitateurs pour secouer mes timpans, quelqu’un cite les ramoneurs de menhir d’ailleurs ici, qui m’avaient bien plu.
          les choses sont oui plus fouillées, mais enregistrées avec des moyens bien différents.. Et pourtant sortir du bac un disque se fait avec toujours autant d’émotions à mon oreille.

        • parti
          parti répond à virginie78
          punishment park
          • Posté à 20h57 le 20/09/2008
          • Internaute 36257
            punishment park

          bonjour virginie,
          tout d’abord, après m’être relu, je peux paraître agressif...si c’est le veuillez m’en excuser...
          bon, pour en revenir à nos moutons (noirs), j’ai de plus en plus de mal à supporter et la nostalgie cucul et la charge contre les 70 et 80’s (musicalement j’entends, quoique...). de nombreux posts crachent(poliment) sur cette période...
          selon moi, élevé dans le classique obligatoire, ce qui m’a permis de m’émanciper dans le punk et le rock à l’adolescence, tout cela n’est qu’une question d’émotion et d’atomes crochus...je ne suis en rien nostalgique, le punk rock actuel bouge encore pour peu qu’on s’y interesse, comme la zik en général...certes les ramones étaient de mauvais musiciens, certes motörhead fait la même chose depuis 30 ans, certes les pistols étaient un boys band, certes beaucoup de groupes ont vendu leur âme....et ALORS ?
          ceci dit, rien n’empêche d’écouer autre chose...c’est ce que j’essaie de faire...
          sur ce, bon week-end...

          • virginie78
            virginie78 répond à parti
            Éteignez votre TV et apprenez à (...)
            • Posté à 10h16 le 21/09/2008
            • Internaute 25883
              Éteignez votre TV et apprenez à (...)

            Bonjour lamorille | montlu
            Merci pour votre réponse. J’ai commencé l’apprentissage de la musique en 6ème, puis je l’ai reprise il y a 4 ans, à l’école de musique et de danse de mon village. Je joue principalement du baroque .....

            L’autre WE, je suis allée à la fête de l’huma. Dans l’ensemble c’était génial, j’ai pu entendre des choses vraiment intéressantes. Mais quand le chanteur de Supertramp à commencé à chanter, j’ai ressenti un gouffre en moi. Pourtant quand j’étais ado, j’en connaissais les paroles par coeur, je me rendais sourde à les écouter au casque. Et bien là ce WE, non. Rien. Nada. Dans ma tête , j’ai déboutiqué toute la construction musicale des chansons, piétiné les souvenirs d’émotions et suis partie déçue, presque triste.
            Pourtant à l’époque, on disait de Supertramp, que c’était de la bonne pop.
            Il est là en aucune façon de la nostalgie-guimauve des années 70/80. Simplement, je constate que, à chaque fois que je ré-écoute aujourd’hui de la musique d’hier, l’émotion n’est plus au rendez-vous.
            A contrario, je peut pleurer en écoutant de la musique contemporaine ou exploser d’énergie en écoutant de la création pop ou métal voir techno de cette année comme cela s’est produit le 13 juillet à la Bastille où différents pays d’europe s’étaient produits.

        3 autres commentaires
  • wallman
    wallman
    citoyen lambda
    • Posté à 01h13 le 20/09/2008
    • Internaute 24364
      citoyen lambda

    Et sinon est ce que quelqu’un a vu ce telefilm ce soir ?
    J’avoue que ca peut aussi être intéressant.

  • Billyglou
    Billyglou
    culturel
    • Posté à 06h38 le 20/09/2008
    • Internaute 52787
      culturel

    Le Téléfilm est trés mauvais, Gael Morel avait fait un précédent film qui était une catastrophe (avec Deneuve). Celui-ci est du même acabit, on n’y croit pas, les acteurs ne sont pas dirigés un naturalisme auquel on ne croit pas. Dalle que j’aime beaucoup n’est pas bonne, moi qui suit de la même génération je ne m’y suis absolument pas retrouvé...

    Une perte de temps, Morel n’est pas un cinéaste, il ne sait pas évoquer et faire ressentir une époque, on reste dans la psychologie des personnages, pas de tensions. On s’emmerde quoi.

  • PMPfromWDE
    • Posté à 11h58 le 20/09/2008
    • Internaute 11732

    Hey,
    la musique c’est une bonne partie de notre mémoire.
    C’est certain que de se souvenir du punk aujourd’hui que les Sex Pistols sur disque, c’est à dire quelque chose qui n’a rien à voir avec le punk et le son de ce groupe en vrai (le vrai punk anglais notamment, c’est peu ou pas de mélodie, tout en fausse note, tout en provocation, en haine, en débordement incontrôlé, une performance plus qu’une musique quelque chose de conceptuel mais de complétement libéré des carcans de toute sorte), c’est pas le meilleur pour le souvenir.
    Le punk, c’est du brut, de l’immédiat sans calcul (d’où l’escroquerie des Sex P ou du Clash : je remets pas en cause leurs talents mais leur conception uniquement capitaliste par le fait pour les deux groupes d’un rassemblement de bonnes gueules par un producteur somme toute peu idiot).
    Et la « new wave » qu’on pourrait appeler plus précisément le post-punk, c’est autre chose encore, une manière d’exprimer dans la musique à la fois le carcan socio-politique (boite à rythme, synthé, sons électro, beat mécanique, les textes, les voix trop graves ou trop aïgues ou cassantes…), mais aussi la colère et surtout l’envie d’ailleurs, de rêver, de partir…
    C’est plus cérébral quoi. Avec ses défauts (genre opéra fastidieux) et ses qualités…
    Mais j’écoute toujours des groupes comme Joy Division, Tuxedomoon, Suicide (pas que, j’écoute du neuf aussi) mais aussi tous les vieux tubes du punk(même si le comble, c’est que c’est du business comme tout le rock dès qu’il devient célèbre). Et ça sonne largement tout aussi bien que les Libertines ou groupes lycéens anglais actuels.
    Je rappelle que les maisons de disques et donc les artistes appartiennent au même groupe financiers que les médias télé radios, les boites de prod qui font les tournages, la quasi totalité de la presse écrite, les maisons d’éditions, la gestion de l’eau, l’industrie du luxe et de la mode, les marchands de canons et les fabriquants d’armes, l’industrie nucléaire…
    Alors quand on achète un cd d’un mec qui beugle pour la paix ou contre la pollution, la plupart du temps, on engraisse les mecs qui par ailleurs s’en foutent plein les poches et nous polluent, nous truffent le monde de bombes, de guerre, et nous abruttissent d’infos et de pseudo polémique politique à leur sauce.
    Ne consommez plus.
    Volez.
    Et même 20 ou 30 ans plus tard, chantez, gueulez votre désaccord, votre colère vous même !
    Ou bien « let’s make love and listen to death from above » CSS !
    Ciao
    PS : trois trucs à lire sur l’escroquerie du rock du punk et de tout ce qu’on nous vend réchauffé :
    Rip it up and start again - postpunk 1978-1984 de Simon Reynolds éditions Allia (comment sont arrivés les labels indés, comment le postpunk existait avant le punk avec Devo, comment les Ramones étaient punk avant, et comment le mouvement punk s’est auto détruit)
    The dark Stuff l’envers du rock Nick Kent éditions Naïve (avis partial d’un journaliste sur l’ensemble des météores et autres tarés du rock punk compris)
    Rolling Stone François Bon (un écrivain fan de la première heure nous fait une bio complète qui ne nous cache pas l’horreur froide de l’histoire du « plus grand groupe de l’histoire du rock »).
    Respect pour Joey Ramone. Même si je préfère les Talking Heads période Brian Eno
    Et pour ceux qui préfèrent la musique…
    Enorme choix de musique de ces années là à écouter en radio sur son ordi : Lien même si les pubs de banks y sont pénibles !

  • comcast
    comcast
    simple citoyen
    • Posté à 20h09 le 20/09/2008
    • Internaute 51002
      simple citoyen

    J’ai 42ans et bien pendant ma jeunesse je me suis bien marré rien à voir avec le téléfilm,j’écoutais bien sur tout les groupes que vous cités, des gens comme dans le film il y en a en 2008 RIEN A VOIR AVEC LA New Wave ! ! ! ! !

  • Margot
    • Posté à 09h26 le 21/09/2008
    • Internaute 10060

    Mais pourquoi parlez-vous des Pistols ou des Ramones ? Ce n’est pas un film sur le punk mais sur la new wave....

    J’étais en plein dans la mouvance, et il y était question de Joy Division et de Bauhaus (mes préférés), des premiers Cure, de The Glove, mais aussi plus généralement de tout le label 4AD, de Virgin Prunes, d’And Also the trees, de Cocteau twins, de Dead can Dance...

    • PMPfromWDE
      PMPfromWDE répond à Margot
      • Posté à 12h00 le 22/09/2008
      • Internaute 11732

      Pour ma part parce que les autres en parlaient et qu’à l’époque dans la mouvance on écoutait par chez moi (Caen à l’époque) du punk et de la « new wave ».
      Un éventail large : Sisters of mercy, Christian Death, Cabaret Voltaire, Kas Product, Virgin Prunes, This Mortal Coil et oui tout le label 4AD avec même le Mystère des Voix Bulgares, tout le label crammed disc aussi : Hector Zazou (qui vient de disparaitre), Minimal Compact (avec des concerts inoubliables qu’on allait voir à Rennes (Ah l’Ubu…) ou Rouen, Tuxedomoon.
      Et plus loin les newyorkais de James Chance/White, DNA, le Kid et ses coconuts, Blondie, (voir le film Downtown 81 avec JM Basquiat). Mais aussi les punks parce que dans les fêtes on avait gardé l’habitude de danser sur ces musiques plus puissantes et plus directes. Parce que ces deux courants socio-musicaux sont intimement lié et représentent deux facettes de la même révolte et de la jeunesse désillusionnée ou en rupture avec la société qui l’attend au coin de la rue.

  • Alamanda
    Alamanda
    Etudiant
    • Posté à 21h41 le 23/09/2008
    • Internaute 53908
      Etudiant

    Bonjour je suis désolée d’interrompre votre débat mais j’ai une question d’ordre vital pour ceux qui ont vu le téléfilm : quel est l’artiste et le titre de la chanson que Romain et Eric illustrent dans leur clip ? ? ?
    Merci de me répondre, je cherche depuis des jours sans rien trouver !

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