Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

Mesrine : du petit escroc braqueur au bandit à spectacle

Publié le 26/10/2008 à 11h38

Trente ans après sa mort, pas moins de trois livres et deux films sont consacrés à l'ennemi public n°1 et à son mythe.


Jacques Mesrine (DR)

A l'occasion de la sortie de « L'instinct de mort », et en attendant le second volet (« L'ennemi public n°1 », sortie le 19 novembre), une flopée de livres sortent sur la figure de Mesrine. Rue89 vous parle des coups présents et à venir. Et a rencontré le fameux « Porte-Avions », un temps « associé » de Mesrine.

« L'instinct de mort » : l'autobiographie qui a inspiré le film

« L'instinct de mort », c'est un mythe. Un livre que les Français ont découvert en 1977, alors que son auteur était déjà l'ennemi public n°1. Mais, bien que visible en libraire, Mesrine était détenu à la prison de la Santé depuis quatre ans –il s'en évaderait un an plus tard, confortant sa propre légende : l'homme qui s'évade de toutes les prisons-.

Une autobiographie : le soldat français Mesrine et ses premiers morts en Algérie, sa passion éternelle pour les armes à feu, et la construction d'une grande frappe. Puis… Mesrine n°1. Mesrine revendique tout ce dont on l'accusait… et même plus : s'il a bien effectué les braquages, il est aujourd'hui admis qu'il n'a pas commis les trente-neuf crimes dont il s'accusait dans ce livre. Jacques Mesrine y écrivait, entre autres, que l'on devenait criminel « soit comme d'autres deviennent curés, soit par vocation »...

Lorsque l'ouvrage paraît, Mesrine a encore la cote. Il n'a pas encore complètement pété les plombs. C'est en 1978-1979, avec le braquage du casino de Deauville et la torture sur le journaliste de l'hebdomadaire d'extrême-droite Minute Jacques Tillier (dont on saura plus tard qu'il avait probablement été manipulé par la police), que son aura baissera, et que chez lui la tension montera.

Ecrit avec une verve ultra-dynamique, cette autobiographie d'un gangster de droit commun est, lue aujourd'hui, le classique cri de liberté de tous les truands, mais il convient de dire que la relecture de « L'instinct de mort » est très complémentaire de la vision des deux opus de Richet.

Ce livre, c'est aussi une conspiration. Personne n'ayant cru Mesrine capable d'écrire et de styler, de nombreuses personnes ont été soupçonnées d'avoir écrit l'ouvrage : Guy Debord ou Jean-Patrick Manchette, le pape du polar, pour ne citer que les versions courantes.

Edité par Jean-Claude Lattès, ce livre avait été réédité en 1984 chez Champ Libre. Cette réédition a d'ailleurs son pesant d'iniquité : le fondateur de Champ Libre, Gérard Lebovici, très proche du mouvement situ et producteur de cinéma, avait pris la fille de Mesrine, Sabrina, sous sa protection au moment même où il avait décidé de racheter l'ouvrage… et de l'adapter (Belmondo devant jouer le rôle principal).

Quand, en 1984, Lebovici est assassiné de quatre balles dans la nuque dans un parking de l'avenue Foch à Paris, la piste de la vengeance des « proches de Mesrine » est une des multiples affabulations qui auront cours autour de ce meurtre aujourd'hui non élucidé. Entre le Milieu, le mouvement situ et le cinéma, les histoires ont toujours été très floues…

Laurent Chollet, lui aussi, a beaucoup travaillé autour du mouvement situationniste. C'est d'ailleurs par ce biais que l'éditeur de la collection Pop Culture, chez Flammarion, explique avoir voulu rééditer le livre en 2008. C'est en accord avec les trois enfants de Mesrine qu'il le republie donc, trente-et-un ans après la parution d'origine. Mais si Chollet l'a voulu, c'est aussi en complément avec un coup à venir : « L'affaire Mesrine ».

« L'Affaire Mesrine » : une double-enquête à vingt-quatre ans d'intervalle

Là aussi une réédition. Là aussi, le feu. En 1984, Adamik avait publié « Mesrine… ou la dernière cavale », une enquête du tonnerre. D'un côté, le livre était une biographie complémentaire de « L'instinct de mort ». De l'autre, Adamik avait des sources de premières indiscrétions (Quais des Orfèvres, etc), et il avait personnellement connu Mesrine. Qui lui avait d'ailleurs dit, texto : « Il te faudra un jour raconter la suite de “L'Instinct de mort”, je n'en aurai pas le temps... »

En 1984, le livre paru aux Editions du Carroussel fut un carton (83 000 exemplaires). En 2008, Adamik a repris l'enquête durant deux ans et demi, avec le journaliste Olivier Stupp, et la version contient de nouveaux témoignages… Où l'on pourra enfin lire ce qui se lit si rarement sur Mesrine : les réseaux, ses liens avec les militants politiques et la provenance de l'argent… On lira le 12 novembre, soit juste avant la sortie du second opus au cinéma. Un second opus où le rôle de Michel Ardouin est interprété par Samuel Le Bihan.

« Porte-Avions » : contre le mythe Mesrine

Ardouin, 1m85, la bonne soixantaine, ne verra pas les films, mais il a bien connu Mesrine. Qui lui avait d'ailleurs donné le surnom de « Porte-Avions », car le voyou portait alors perpétuellement sur lui une véritable cargaison de flingues. Cette cargaison ambulante avait aidé Mesrine à revenir en France après le Canada (1972), et à s'évader du Palais de Justice de Compiègne en prenant le président du tribunal en otage (1973).

Puis ce seront des dizaines de braquages, et l'incarcération en Quartiers de haute sécurité (QHS). Puis la séparation. Dans son premier ouvrage avec le journaliste Jérôme Pierrat (« Une vie de voyou », 2002, Fayard), Ardouin avait déjà écorné Mesrine. (Voir la vidéo)

Ici, de nouveau avec Pierrat, il se le paye. Avec un peu de mauvaise foi (l'homme est mort…) et pas mal de vérités : Ardouin, mec couillu et voyou à l'ancienne, est un des rares qui pourront témoigner du changement de Mesrine, passé d'escroc braqueur à bandit à spectacle. Mesrine fut, des propres mots d'Ardouin, un « accident » dans sa vie.

Dans « Mesrine, mon associé », Ardouin ne trahit pas l'auteur de « L'instinct de mort » : il avoue sa propre erreur et raconte son propre parcours, pendant et après : proxénétisme, casses, filles de joie, trafic de cocaïne entre la Colombie et la France, QHS, trafic d'armes.

C'est pourquoi nous avons été voir Ardouin, et l'avons questionné autant sur Mesrine que sur Ferrara, sur la voyoucratie d'hier comme sur celle d'aujourd'hui. En liberté depuis 2004 après un dernier séjour de dix mois en détention, Ardouin doit encore passer devant les juges en 2009. Il avoue « ne pratiquement plus fréquenter le Milieu ». (Voir la vidéo)

« Mesrine intime », l'autre face de l'ennemi public n°1

Pour finir, un « Mesrine intime » plus surprenant : il s'agit de trente lettres que l'homme écrivit… à son avocate. Une avocate alors toute jeune (26 ans) : Maître Martine Malinbaum avait été désignée pour défendre Mesrine, en 1976. Devant la distance qu'elle imposa au détenu (vouvoiement, aucun service ni dérogation), Mesrine eut recours au courrier pour lui dire… des mots du cœur.

Un Mesrine désarmé, sans orgueil. De très belles lettres. Et là aussi, une double lecture s'impose : on ne peut nier la sincérité, mais on sait que c'est une technique de base, pour tout condamné à de longues peines, de « se mettre dans la poche » son avocat(e) pour mieux l'amadouer, ou s'en servir.

On n« oubliera pas que la jeune avocate fut, un temps, soupçonnée d'être celle qui fit sortir des murs de la Santé le manuscrit de “L'instinct de mort”.

L'instinct de mort de Jacques Mesrine (Flammarion, 393 pp., 21€)
Mesrine, mon associé de Michel Ardouin (Eds du Toucan, 232 pp., 17.90€)
Mesrine intime, lettres de prison à son avocate de Martine Malinbaum (Eds du Rocher, 143 pp., 14,90€)

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  • lesuperdidou
    • Posté à 12h58 le 26/10/2008

    La viande morte se vend toujours bien.

    • pablico
      pablico answers to lesuperdidou
      Sudoku et Nord de face
      • Posté à 14h38 le 26/10/2008
      • Internaute
        Sudoku et Nord de face

      A quoi sert de fabriquer des mythes ?
      surtout ce genre de mythe miteux.
      N'y a-t-il pas en ce moment de la matière pour étudier les escrocs, aigrefins, et autres révoltés ?
      Ce serait peut-être plus constructif, pour comprendre le présent et le proche avenir.

      • -Candide-
        -Candide- answers to pablico
        Jardinateur
        • Posté à 15h44 le 26/10/2008
        • Internaute
          Jardinateur

        Vous avez tout à fait raison, c'est complètement « has been ».

        Il y a 35 ans on s'extasiait devant le Parrain de Coppola avec Marlon Brando.
        Certes c'était du bon cinéma mais que du cinéma : -/

        La réalité est beaucoup plus banale et triste
        (voir Gomorra par exemple)

        Je ne comprends vraiment pas ce buzz de rue89 sous prétexte que certains cherchent encore à faire du fric avec Mesrine au cinéma ou en librairie.

         
        • Chavezitto
          Chavezitto answers to -Candide-
          • Posté à 21h31 le 26/10/2008

          le buzz de rue 89 cest à eux qu'il faut en demander les raisons .
          et si certains ne comprennent pas qqch, c'est à leurs géniteurs de répondre sur leur manque de sagacité pas aux éditeurs de choses trop compliquées pour eux ..

        1 other comments
      • Chavezitto
        Chavezitto answers to pablico
        • Posté à 21h35 le 26/10/2008

        oui pablico il y en a plein tu as raison ... d'ailleurs c'est peut être pour nous occuper ailleurs que rue 89 nous parle d'autre chose .
        sachez qu'ils « choisissent » leurs sujets .
        est ce que rue89 nous parle de la participation sakozienne à la prochaine agression de la république d'Iran ?

  • Compte supprimé le 3 janvier 3
    • Posté à 13h02 le 26/10/2008

    Bonjour Hubert, dans votre titre, il ne manque pas « grand » à spectacle ?

    J'aurais bien vu : Mesrine : du petit escroc braqueur au bandit à grand spectacle, non ?
    Mais bon, même pas grave.
    Bon dimanche à vous.

  • Mon-Al
    Mon-Al
    roturière : -)
    • Posté à 13h06 le 26/10/2008
    • Internaute
      roturière : -)

    Je ne comprendrai jamais la fascination que ces gansters produit sur le bon peuple ... un frisson dans une vie banale ... l'envie de sortir un jour de la vie « médiocre » ?

    Mesrine était un sale type, un assassin sadique, un tueur mégalo, il a eu la mort qu'il souhaitait : dans les feux des médias. Et dire que 30 ans après, il brille encore dans les rêves des héros sur canapé ! ! !

    Pour assister à ce film, il faudrait m'y transporter en coma dépassé ...

  • sigismund
    sigismund
    autre/ne se prononce pas
    • Posté à 13h17 le 26/10/2008
    • Internaute
      autre/ne se prononce pas

    « Guy Debord, le pape du polard » ben zut alors, j'avoue qu'il doit y avoir des bouquins de lui qui m'ont echappé... : -D

    • Hubert Artus
      Hubert Artus answers to sigismund
      Rue89
      • Posté à 13h26 le 26/10/2008
        rédacteur
      • Journaliste
        Rue89

      Oui, il y a eu une erreur quelquepart, et je vous remercie de nous l'avoir signalée.

    • InitiativeDharman
      • Posté à 09h33 le 27/10/2008

      Erreur : c'est Manchette le pape du polar. Quant à Debord,il avait vu juste ! Mesrine c'est bien le symbole de notre société du spectacle, sauf que c'est plus dangereux que la star academy...

  • PhiPoePsy
    PhiPoePsy
    Etudiant-Chercheur
    • Posté à 13h18 le 26/10/2008
    • Expert
      Etudiant-Chercheur

    J'en ajoute un quatrième, fondamental, en guise de manifeste politico-poétique, car Mesrine est aussi un emblême pour les artistes :

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  • Network 23
    • Posté à 13h38 le 26/10/2008

    Pour les « classiques cris de liberté de tous les truands », rappelons juste le très bon De la prison à la révolte de Serge Livrozet (publié Ed. Mille et une nuits, 2 euros), avec une préface de Michel Foucault.

    Un pavé dans la mare contre le moralisme du « qui vole un oeuf vole un boeuf ».

    A part ça, les paradis fiscaux, à Saint-Martin (COM de France) et ailleurs, ça va ?

  • lhirondelle
    • Posté à 13h56 le 26/10/2008

    Il pue l'aigreur, ce petit Ardouin.... Manque de célébrité peut-être... Manque de charisme, sans doue...

  • survivant
    • Posté à 14h38 le 26/10/2008

    Un très bon bouquin de Roger Knolbelspiess(auteur)et 26 de taule et Michel Foucault(auteur) « Q.H.S » qui en dit long sur les pratiques des Quartiers de hautes sécurité. Où comment rendre un humain à l'état d'animal sauvage.

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 14h39 le 26/10/2008
    • Internaute
      actif et militant ?

    Ah Mesrine, toute une époque...
    Révolue ?

    Lien

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 14h46 le 26/10/2008
    • Internaute
      Retraite invalidité

    je me demande l'impact que pourra avoir les affiches du film sur les jeunes de banlieue qui ont déjà suffisamment de griefs contre les flics... ? Eux qui subissent des contrôles quotidiens au faciès... !

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  • Bruno Dante
    • Posté à 14h46 le 26/10/2008
    • Internaute
      ***

    Bien vu comme article, mais il resterait à souligner la parution de « L'instinct de mort » en 2006 aux Éditions Le Chien Rouge (ISBN : 2-916542-02-7) avec pour préfacier Roger Knobelspiess. Réédition qui semble déranger le comportement consumériste ambiant.
    Un article dans le mensuel CQFD n°60 octobre 2008 (actuellement en kiosque), retrace l'aventure de cette réédition...

    Bien à vous.

    • Hubert Artus
      Hubert Artus answers to Bruno Dante
      Rue89
      • Posté à 14h51 le 26/10/2008
        rédacteur
      • Journaliste
        Rue89

      J'étais au courant de cette réédition, mais la distribution de l'éditeur était confidentielle...

      • Bruno Dante
        Bruno Dante answers to Hubert Artus
        ***
        • Posté à 15h23 le 27/10/2008
        • Internaute
          ***

        « Confidentielle » de part les maigres moyens d'une petite maison d'édition et due aussi au fait du peu d'intérêt au sujet que portait la presse à l'époque de sa parution. Mais pas « confidentielle » dans le sens confiné au secret... Donc, à l'heure du grand battage médiatique et de sa réédition chez Flammarion comme produit/marchandise déclinée du film, raison de plus d'en rappeler les faits.

  • marcdesronces
    marcdesronces
    idéaliste sceptique
    • Posté à 14h56 le 26/10/2008
    • Internaute
      idéaliste sceptique

    C'est un commentaire un peu à côté de la plaque : Le jour ou Mesrine a été abattu beaucoup se sont demandés si son éxécution n'avait pas été programmé/ordonné brutalement afin d'atténuer l'effet désastreux pour le pouvoir giscardien de l'époque, du présumé suicide du ministre du travail Robert Boulin dont une lettre supposée de lui adressée entre autre à l'AFP accusait sans les nommer des gens proche du pouvoir qui l'aurait poussé à ce geste désespérer.
    Si manoeuvre il y a eue cela montre bien que l'on était conscient du mythe que Mesrine incarnait déjà. La question reste quand même est-il utile d'entretenir le mythe plus de vingt après ?

  • brazz
    • Posté à 15h06 le 26/10/2008
    • Internaute

    Le mythe, très souvent, ce sont les journalistes qui le créent de toutes pièces en montant en épingle des sujets quand ils pensent qu'ils n'ont rien d'autre à dire !

  • blablablaetblablabli
    blablablaetblablabli
    patati et patata
    • Posté à 15h59 le 26/10/2008
    • Internaute
      patati et patata

    Ha ça je n'arrive pas à comprendre ,le gars (Ardouin) 65 balais << je n'ai jamais eu de métiers >> ,le gars n'a jamais bossé de sa vie. Terrible et ils sont fière.

  • blablablaetblablabli
    blablablaetblablabli
    patati et patata
    • Posté à 16h06 le 26/10/2008
    • Internaute
      patati et patata

    A l'évocation de Ferrara << ha il est sympathique Ferrara il va chercher les sous et tout>> moi qui doit faire des devis ,monter des parpings,rénover ,j'imagine ce que ça veut dire (aller chercher des sous )pour eux

  • lhirondelle
    • Posté à 16h43 le 26/10/2008

    Mesrine, rêve ou peur ? ? ? ? Je ne sais plus , quand il est mort j'ai crié à l'assassinat, aujourd'hui c'est comme un « Don Juan » de ce qu'on pourrait admettre ; C'est comme un héro et comme un « anti-héro ». Forcément touchant, forcément sympathique, et donc, forcément, une référence..... Par temps de crise surtout.... Comment expliquer à nos mômes que tout ça n'était qu'utopie, alors que plus rien ne nous pousse à rever.... Je vous le demande........

  • ysengrimus
    • Posté à 17h01 le 26/10/2008
    • Internaute

    N'oublions pas les récipeindaires de balles perdues dans cette affaire...

    Lien

    Paul Laurendeau

  • Monk
    Monk
    Musicien
    • Posté à 18h44 le 26/10/2008
    • Internaute
      Musicien

    Mesrine est un criminel qui s'est fait passer pour Robin des Bois. Il était le pire des assassins, un psychopathe, un tueur.

    La création d'un mythe autour de de l'affaire Mesrine me désole. Cet homme était prêt à tout pour rester en vie. Tuer, prendre des otages, torturer, manipuler. Voilà le mythe.

    En revanche, Connaissant le style de jeu de Vincent Cassel (Les promesses de l'ombre, le Doberman, etc...) je sais qu'il ne va pas faire une apologie de ce tueur. Et ça c'est bien.

  • patrick du 14-
    • Posté à 18h16 le 26/10/2008

    j'irais pas voir çe film mesrine n'avait rien de robin des bois et puis c'est du passé quand a monsieur ardouin j'opte pour les 10% qui se débrouille un cran au dessus du RMI qui en général est la retraite des vieux truands

    • Monk
      Monk answers to patrick du 14-
      Musicien
      • Posté à 19h03 le 26/10/2008
      • Internaute
        Musicien

      Relis-moi, je n'ai jamais dit que Mesrine était Robin des Bois. Il s'est bricolé un mythe alors qu'il est le pire des tueurs, nuance.

  • Zorko
    Zorko
    Bagnaudeur
    • Posté à 18h36 le 26/10/2008
    • Internaute
      Bagnaudeur

    La France et ses« héros » : Johnny, l'abbé Pierre, Soeur Emmanuelle, Mesrine, Kouchner, Claude François, Victor Hugo, Napoléon et heureusement Jean Moulin. C'est pas triste tout çà ? ! Dimanche rime bien avec souffrance.

  • WALTER le Suisse
    • Posté à 18h38 le 26/10/2008

    Mandrin, Cartouche, hier Mesrine et demain qui ? Les terroristes d'Action Directe ou de la RAF(Du reste en Germanie ils ont sorti un film controversé sur la « bande à Baader » ! )
    ou les Brigades Rouges ? Ou les futurs commandos défenseurs de l'environnement ?
    Ceux qui passent à l'action violente feront toujopurs phantasmer.
    En attendant le retour de Bonny and Clyde et de la bande à Bonnot, c'est la crise économique, remake de 1929 en plus grand, qui préoccupe, pas ce genre de films qu'on aurait pu ne pas tourner. De la pelloche gâchée - au prix que ça coûte...

  • unouveaucompte
    • Posté à 19h54 le 26/10/2008
    • Internaute

    j'ai vu le film hier
    et il est bon grâce aux acteurs à la mise en scène
    pas à l'histoire... donc les livres sur....

  • duna
    duna
    cadre dans une institution (...)
    • Posté à 20h06 le 26/10/2008
    • Internaute
      cadre dans une institution (...)

    Beaucoup de mal à comprendre cette attraction d'un grand nombre pour des truands ... Comme « il suffisait d'être le pire salaud pour devenir un mythe. Et puis, je me fiche vraiment de savoir s'il a été tué bien ou pas bien, s'il a tiré le premier ou pas. Il avait suffisamment tiré avant ...

    • Chavezitto
      Chavezitto answers to duna
      • Posté à 21h23 le 26/10/2008

      Et puis, je me fiche vraiment de savoir s'il a été tué bien ou pas bien, s'il a tiré le premier ou pas. Il avait suffisamment tiré avant …

      À mon avis il préférait tirer les pas trop coincées ... D'où les remarques de certaines aigries qui ne savent pas vraiment de qui elles parlent .

    • Gina Grimont
      Gina Grimont answers to duna
      • Posté à 07h54 le 27/10/2008

      @duna
      Pire salaud ? Mesrine ? Et les patrons qui coulent les entreprises, foutent les gens au chômage et s'en vont avec des parachutes dorés, c'est pas des salauds, ça ? Y'à mort d'hommes et de femmes aussi, mort lente... Et le libéralisme, c'est pas des esprits vicieux, tordus qui ont invente ça ? Mesrine, dans l'univers des truands avait une certaine morale, il n'aimait pas les proxénétes, il ,n'aimait pas l'ordre des bourgeois, il en a bavé pour s'être révolté contre les QHS, il fut d'ailleurs le premier à dénoncer ces lieux de torture ! Mais tout ça est une autre époque, où le peuple ne courbait pas l'échine devant un pouvoir oppresseur pour lequel il avait voté, il y avait de l'utopie dans l'air, des espoirs d'égalité, Mesrine a représentè ça. Il était aussi un voyou, donc un peu beauf, un peu macho... comme Sarkosy par exemple, voyou institutionnel, élu démocratiquement ! Allez, masse moutonnante, obéissez à vos chefs, courbez l'échine, subissez la crise pendant que eux s'empriffent et surtout dormez tranquilles, Mesrine est mort !

  • Chavezitto
    • Posté à 20h58 le 26/10/2008

    Pas d'accord ! ! !
    Mesrine pas « ennemi public »
    il n'a jamais fait de mal aux gens
    seulement à la police avec qui il avait SES comptes à régler et avec cet enflé de minute qui aurait passé un sale quart d'heure avec la majorité des gens à qui on l'aurait confié à l'époque ... je n'avais pas l age alors mais aujourd'hui il devrait se sentir soulagé de ne pas être tombé sur moi
    Toujours est-il, je ne pense pas que Jacques Mesrine aurait fait de la mauvaise politique s'il avait utilisé d'autres armes .

  • les amis du négatif
    • Posté à 23h12 le 26/10/2008
    • Internaute

    Ho, les lecteurs...faut suivre ! pour la question « roi du polar », il s'agissait de J.P.Manchette, avec un brin d'ironie.Pas de G.Debord !
    Nous constatons que là encore, à propos de J.M dans et par le spectacle, il manquerait pas mal de trucs...évasion de la Santé, Carman Rive crève sur le mur, Paris quadrillé J.M refugié à l'Ecole Militaire protégé par « des ombres »...Mesrine et Services ecrets, Barbouzerie, mythe et réalité...L'affaire du journaleux de Paris Match « torturé ? » une grossière cabale...merdiatique...Contre-sens et contre-vérités autour des relation Lebo/situ/J.M/Debord/Floriana...le goût du souffre...ça sent un peu, non ?
    « les amis du négatif à l'oeuvre » : Lien

  • tempete
    • Posté à 08h57 le 27/10/2008

    Avont été voir ? ? ? ? Si même les journalistes se mettent à faire cette faute ! ! ! ! ! ! !
    Nous sommes allés voir... mieux non ?

  • PIT LE CHIEN
    PIT LE CHIEN
    Wouaooouh!
    • Posté à 11h48 le 27/10/2008
    • Internaute
      Wouaooouh!

    Apparemment, il faut sauver le soldat Langman... Après le four de sa précédente production (à juste titre) éreintée par les médias, il semble que pour les deux « Mesrine » on ait mis le paquet. OVERDOSE ! !

  • himalove
    himalove
    ouvrier agricole
    • Posté à 12h58 le 27/10/2008
    • Internaute
      ouvrier agricole

    Mesrine campe la figure du bandit rêvé dont on ressort le cadavre embaumé pour amuser la galerie.

    En période de crise, cela permet à un public frustré qui voue à la lanterne leurs dirigeants de s'exprimer ; et autorise des margoulins du spectacle, cinéaste, écrivain, bandits sur le retour, de ramasser quelques thunes sur la dépouille « d'un héros ».

    Cette pitoyable représentation de la figure de « la brute révoltée », comme un te-shirt à l'effigie de Guevara, n'apporte rien à la Révolution mais occupera - pendant plusieurs semaines - les espaces publicitaires « DuCon ».

    Sans doute, les prisonniers de la Santé parleront-ils du film, en cour de promenade...

    J'espère qu'ils seront impitoyables.

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