Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

Dan Brown et le Symbole perdu : plus de chiffres que de lettres

Publié le 03/12/2009 à 11h31

Avec 150 000 exemplaires vendus en un week-end, l'auteur du « Da Vinci Code » va vers un nouveau carton. Décryptage.


Une soirée de « spead reading » du « Symbole perdu » de Dan Brown a Sydney, le 15 septembre (Tim Wimborne/Reuters)

750 000 exemplaires imprimés, 150 000 vendus pour le seul week-end dernier : « Le Symbole perdu » est parti pour surfer sur des chiffres puissance giga, les mêmes que le « Da Vinci ». De la parution américaine à l'édition française d'un tel best-seller : décryptage de l'opération.

Dan Brown présenté

Tout commence le 22 juin 1964, à Exeter (New Hampshire), où naît Dan Brown. Mère musicienne, père professeur de maths. C'est sur le terrain maternel que Dan Brown débute, en fondant sa propre maison de disques et en se lançant dans la chanson, paroles et musique. Les trois premiers livres paraissent : « Forteresse digitale » (1998), « Anges et démons » (2000) et « Deception Point » (2001). Moins de 10 000 exemplaires vendus chacun.

Dan Brown chiffré

Puis c'est « Da Vinci Code » en 2003. C'est fini : on parlera désormais plus de Brown pour ses chiffres que pour ses lettres. 82 millions d'exemplaires vendus à ce jour. 5 millions en France. Grâce à lui, les employés de la maison Lattès, l'éditeur grand format, ont touché quelque milliers d'euros supplémentaires.

Un succès qui redonne des couleurs aux ouvrages précédents, vendus à ce jour à 50 millions de copies (en cumulé). « Anges et démons », prédécesseur du « Code » mais publié après en France, a dépassé les 40 millions d'exemplaires dans le monde (1,6 en France).

Publié mi-septembre aux Etats-Unis, « The Lost Symbol » s'est déjà vendu à 4 millions d'exemplaires (1 million en Grande-Bretagne). Paru le 27 novembre en France, imprimé d'emblée à 650 000 exemplaires, il s'en est vendu 150 000 copies rien qu'en un week-end. Lattès a fait réimprimer 100 000 exemplaires depuis.

Dan Brown déchiffré

Brown, c'est du thriller conspirationniste classique. Quelque chose comme le livre-lumière qui va vous expliquer avec une belle histoire un phénomène qu'on vous cachait sciemment depuis la nuit des temps, et qui va changer votre relation aux choses.

En préambule, Brown prend soin de préciser que tout est vrai et avéré dans son roman. Promesse de vérité classique, qui annihile toute velléité de méfiance (donc de distance, donc de littérarité) chez le lecteur. Brown, c'est du thriller pour une civilisation qui se méfie de son voisin et qui achète des cartes bleues. Du suspense pour une civilisation qui se méfie du religieux, et va vers la version profane et paranoïde du Sacré : l'ésotérisme.

Dan Brown en français

« Ne vous laissez pas influencer par les erreurs », avait-on dit à Isabelle Laffont quand, en 2002, elle avait acheté le « Code » à l'agent de Dan Brown. La directrice des Editions Jean-Claude Lattès surfait alors sur le succès d » « Histoire des codes secrets », de Simon Singh.

Pour un roman reposant lui aussi sur le secret, elle mise sur les mêmes ventes (20 000 exemplaires) et allonge 30 000 euros. A l'époque, peu croient au carton. Peu après, le roman sort au USA. On connaît la suite.

Pour « Le Symbole perdu », qu'elle a acheté dès 2005 (alors que l'auteur l'avait à peine commencé à l'écrire…), et qui est en fait le seul roman écrit par Brown après le « Code » (les autres avaient été publiés aux USA avant), elle se refuse à tout chiffre, mais avance avoir « payé l'équivalent du “ Code ”, mais à hauteur de 250 000 ventes et non 20 000 ».

Dan Brown, son petit dernier

« Le symbole perdu » se déroule à Washington. On retrouve Robert Langdon, professeur en « symbologie », qui recherche un ami disparu, et dont l'enquête montre une vision sacrée, et maçonnique, de la construction de la ville de Washington et de ses monuments.

Avec une intrigue qui, cette fois, tient la route. « Le Symbole perdu » est consensuel, aux antipodes de ce qu'on pouvait attendre. Moins guignolesque et un peu mieux écrit que les précédents (…). Mais voilà : c'est désincarné. Le personnage de Langdon n'a aucune épaisseur. Les dialogues sont nuls. Et le personnage sensé incarner le Mal, figure centrale du livre et parent d'un de ses protagonistes, ferait à peine peur à Mickey.

Dan Brown pressé

Avant la parution aux USA le 15 septembre, c'est l'embargo total (comme pour tout document chaud, comme pour Harry Potter). Les stocks étaient surveillés jour et nuit, et même les traductions n'ont pu démarrer pour les maisons d'édition étrangères qu'après la première mise en vente. Résultat : Lattès a dû mettre deux traducteurs sur ce « Symbole Perdu » pour publier aussi vite que possible. Au préalable, tout avait été orchestré : même les couvertures, alors qu'on ne connaissait pas le texte.

Maÿlis de Lajugie est éditrice chez Lattès. Elle entre en possession du secret le 14 septembre, la veille de la parution aux USA. Première version pour cette jeune femme parfaitement trilingue : lire le livre en anglais.

A elle de fournir aux deux traducteurs toute la matière et toutes les infos pour qu'ils puissent ne faire que traduire. A elle de leur maintenir la tête dans le guidon. A elle d'harmoniser la version de chacun des traducteurs. A elle de faire certains choix : transformer le présent narratif de la version d'origine en passé (plus usité en Français).

Pour le reste, l'opus n'a pas posé de problème à l'éditrice : « Tout avait été très bien balisé par l'éditeur américain », ajoute-t-elle. Fin d'étape : le 12 octobre, la traduction devait être rendue. Ensuite, le travail d'éditing et de relecture complète débutait pour Maÿlis de Lajugie.

Seize jours, seule cette fois, aux commandes de l'opération. Une seconde phase qu'elle avoue avoir trouvé plus sereine : elle n'a pour autant quasi pas dormi. Le 28 octobre, c'était le bon à tirer, le fameux BAT.

Dan Brown marketté

Tout d'abord, « Le Symbole perdu » est un anti-roman. Que l'on soit initié ou pas, il est largemenet préférable de lire en complément… « Le Symbole retrouvé », de la doublette à succès Ravenne (maître maçon) / Giacometti (profane), qui décrypte précisément l'ouvrage. Et conclue, surprise, que Brown est dans le vrai sur quasi tous ses propos sur la maçonnerie, bien qu'il simplifie de nombreux détails.

Le livre nous emmène sur les traces des secrets maçonniques et se déroule à Washington ? Résultat : après le « Da Vinci Tour » à Paris, un « Lost Symbol Tour » a déjà démarré à Washington : 75 euros pour deux heures à la découverte de la Washington maçonnique.

Dan Brown, pas starisé

« L'anti-star » : c'est le mot unanimement prononcé sur Dan Brown. Agents, éditeurs, journalistes s'entendent sur la disponibilité, le sourire et la simplicité d'un homme devenu en six ans une méga-star et un collectionneur de procès. Un homme aux 17 millions d'occurrences sur Google (5e position mondiale), apprend-on dans « Le Symbole retrouvé ».

Le Symbole perdu de Dan Brown, trad. D. Defert et A. Boldrini (éd. Lattès, 600 pp, 22,90 €)

Le Symbole retrouvé. Dan Brown et le mystère maçonnique, Éric Giacometti et Jacques Ravenne (éd. Fleuve Noir, 280 pp, 15,90 €)

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  • AC-89-
    • Posté à 11h43 le 03/12/2009

    A part « décryptage » connaissez-vous d'autres mots chez Rue89 ?

    • ysengrimus
      ysengrimus answers to AC-89-
      • Posté à 14h02 le 03/12/2009
      • Internaute

      Le sensationnalisme contemporain n'est pas un défi facile. Ne pas en parler quand cela passionne si intensément notre morbidité collective n'est pas une solution. Quand ça potine par toutes les failles, il faut bien implacablement assumer que c'est une nouvelle...

      Triste...
      Paul Laurendeau
      Lien

    • eden-saga.com
      eden-saga.com answers to AC-89-
      • Posté à 16h57 le 03/12/2009

      A propos de décryptage, en voici un autre. Da Vinci Code, 82 millions d'exemplaires vendus à ce jour. Et tout a été intégralement pompé sur le bouquin de Michael Baygent, L'énigme sacrée. C'est cet auteur, Baygent, qui a sorti toute l'affaire de la face cachée de Jésus.
      Ce ne sont pas toujours ceux qui s'enrichissent qui ont fait le boulot.
      Lien

  • spleenlancien
    spleenlancien
    Que sont mes voisins devenus ?
    • Posté à 11h45 le 03/12/2009
    • Internaute
      Que sont mes voisins devenus ?

    Des chiffres pour parler des Lettres ? Ca me rappelle un truc...

    Plus serieusement, dans un monde où on ne lit plus, les succès de librairie sont faits par des gens qui ne lisent pas.
    Ce sont ces personnes qui font l'objet de toutes les attentions des éditeurs.

    • Djob
      Djob answers to spleenlancien
      • Posté à 12h14 le 03/12/2009

      difficile d'être plus condescendant et méprisant envers des gens qui dépensent 26 euros pour se taper 600 pages ; d'où vient cette manie française de dénigrer tous les succès populaires ? Le peuple vous fait-il peur Spleenlancien-l'intellectuel-qui-éclaire-les-masses ?

      • manu2005
        manu2005 answers to Djob
        • Posté à 14h02 le 03/12/2009

        Et puis ça a l'avantage de faire lire des gens qui ne liraient pas si seul Sarte était édité... Ce n'est déjà pas si mal.
        Bon, j'ai lu « Anges et démons “, faut avoir du temps à perdre...
        Mais, si ça amène, petit à petit à lire...

         
        • Waphy
          Waphy answers to manu2005
          Intermittent du travail
          • Posté à 14h20 le 03/12/2009
          • Internaute
            Intermittent du travail

          Je n'aime pas du tout Sarte, je trouve ça emmerdant au possible. Vian idem.

          Hugo, Balzac,Vernes, là oui, je dévore (Vernes et Hugo plus que Balzac qui a malgré tout un style assez lourd dans certaines de ses oeuvres, à mon goût en tout cas).

          Ceci ne m'empêche guère de lire Dan Brown, Stieg Larsson (Millenium), Werber, qui sont des auteurs contemporains.

          Parions que dans 150 ans, Werber aura le même retentissement que Balzac : )

        1 other comments
      • spleenlancien
        spleenlancien answers to Djob
        Que sont mes voisins devenus ?
        • Posté à 15h45 le 03/12/2009
        • Internaute
          Que sont mes voisins devenus ?

        Vous vous méprenez, le peuple ne me fait pas peur.
        La société qui reduit le peuple au rôle de consom'acteur en usant d'arguments quantitatifs pour faire vendre un roudoudou écrit, chanté, joué, dansé, une société qui entretient l'illusion de l'onction populaire en livrant,à l'adulation des peuples, des idôles préformatées et jetables , confondant à dessein succés et élection pour mieux reduire le dit peuple au rôle de vache à lait si possible peu critique.
        Pour conclure, cher Djob, qui est le plus méprisant ? qui est le plus condescendant ? moi même ou le monde merveilleux du spectacle où le talent est jugé à l'aune des recettes qu'il génère.
        Cette société m'inquiéte. Pas vous ?

      • I.P
        I.P answers to Djob
        Flat4
        • Posté à 19h24 le 03/12/2009
        • Internaute
          Flat4


        difficile d'être plus condescendant et méprisant envers des gens qui dépensent 26 euros pour se taper 600 pages ; d'où vient cette manie française de dénigrer tous les succès populaires ? Le peuple vous fait-il peur Spleenlancien-l'intellectuel-qui-éclaire-les-masses ?

        Ce n'est pas parce que des millions de gens paient trop cher un mauvais livre qu'il devient bon.
        Je me suis rarement autant ennuyé qu'en lisant Da Vinci Code, l'intrigue était complètement convenue et le rythme prévisible au possible. Au bout de quelques dizaines de pages on devenait presque capable de deviner dans combien de pages il allait de nouveau se passer quelque chose.

        Notez que je vais éviter de parler du style de l'auteur n'ayant pas eu le courage de le lire en anglais, on va mettre sa lourdeur sur le compte de la traduction.

        Après si vous avez aimé tant mieux pour vous, vous avez passé un bon moment c'est le principal, mais objectivement ce n'est pas le chef d'oeuvre de la littérature qu'on cherche à nous vendre. Après tout moi aussi je vais au MacDo de temps en temps et j'apprécie de me goinfrer avec un gros hamburger qui dégouline de sauce, mais ça reste de la bouffe de m****.

      • Gibert Because-Youno
        • Posté à 20h46 le 03/12/2009

        Mais c'est pas bientôt fini, ces jugements « critiques » qui se basent sur le chiffre de vente et le nombre d'entrées...

        A vous entendre, les plus grands chefs-d'oeuvre artistiques que l'humanité ait produit seraient E.T, bienvenue chez les Chtis, les livres de Dan Brown et de Paolo Coehlo.

        Le peuple... des consommateurs. Vous croyez vraiment à ces « succès populaires » quand est mise en branle une machine publicitaire et commerciale qui broie tout sur son passage ?

        Succès populaires, ces livres reposant sur des ficelles aussi grosses que les câbles retenant le pont de Millau ? Chefs d'oeuvres, ces pages écrites moitié par des générateurs de textes automatiques, moitié par des hémiplégiques analphabètes ? Livres, ces blocs rectangulaires tout juste bons à caler les armoires branlantes ?

        Je ne sais pas moi, si vous voulez parler production de complots, construction de réseaux métaphoriques hallucinogènes, valse de signifiants dopés au LSD. D'étoilements de symboles éclairant les conflits de la mémoire des peuples et d'Histoires parallèles réécrites dans les souterrains du langage, de structures narratives folles, qui se dédoublent comme des monstres bicéphales, parlez moi de Thomas Pynchon. De Don Delillo, de Philip K.Dick, de Cormac McCarthy (le cinéma l'a repris, maintenant, il se vend, mais il reste un authentique descendant de Faulkner). Parlez moi de vrais textes. Pas de Danny Brouwn.

      • Urmacht
        Urmacht answers to Djob
        • Posté à 15h08 le 05/12/2009

        Il faut reconnaitre que c'est un succès populaire mal écrit. Tout comme Twilight...

  • flixp
    flixp
    Aboyeur
    • Posté à 11h57 le 03/12/2009
    • Internaute
      Aboyeur

    Je n'ai jamais compris le succès de Da Vinci Code. Je l'ai lu pour savoir ce qu'il contenait. Les énigmes sont absolument nulles, d'un niveau du cour élémentaire. C'est long, trop long et surtout répétitif. Quand à parler de l'aspect littérature, je ne sais pas si c'est la traduction qui fait cela ou bien le texte d'origine, mais c'est réellement très mal écrit. A côté de ça une Série Noire permettrait d'entre à l'académie Française.

    A croire que finalement la seule cause du succès de ses ouvrages c'est la conspiration, les illuminati, l'Opus Dei et des trucs comme ça.
    Aussi sans doute que ces ouvrages donnent l'impression au lecteur qu'il lit et se cultive. Alors qu'il n'en est rien. La lecture se fait en mode consommateur.

    je ne lirai pas ce nouvel étron.

    • Missa
      Missa answers to flixp
      • Posté à 13h11 le 03/12/2009
      • Internaute

      tout à fait d'accord avec vous au sujet du da vinci code.

      Le Da Vinci code est à la littérature ce que le MacDo est à la gastronomie. Bon pour les enfants et les simples.

      • Djob
        Djob answers to Missa
        • Posté à 13h31 le 03/12/2009

        Ca c'est le point de vue d'une personne persuadée de détenir les clés du bon goût ; toi tu es à la critque ce que Benjamin Castaldi est à la philosophie...

         
        • Urmacht
          Urmacht answers to Djob
          • Posté à 15h11 le 05/12/2009

          Si on file la métaphore culinaire, pas besoin d'être critique gastronomique pour apprécier la différence entre un osso bucco maison et un sandwich de Mc Donald.

          Pour voir un livre écrit par un véritable artisan, je vous conseille « les piliers de la terre » de Ken Follett.

        1 other comments
    • paumahu
      paumahu answers to flixp
      désabusée
      • Posté à 13h26 le 03/12/2009
      • Internaute
        désabusée

      Comme vous, je l'ai lu sans savoir qu'il s'agissait d'un phénomène d'édition car je l'ai lu en Anglais, peu après sa parution (oui, je sais, ça fait un peu Sarko avant tout le monde devant le mur mais bon...). Bref, je n'ai pas réalisé qu'en le lisant, je vivais un moment historique. Une lecture juste plaisante pour neurones fatigués. Ce que est sûr, c'est que la traduction ne faisait pas vraiment ressortir ses qualités litteraires. Un peu comme les romans d'Harlan Coben, on avait l'impression que Google trad s'était chargé du boulot.
      « le symbole perdu », une fois en poche, sera une lecture de plage parfaite mais ne mérite pas mieux que ça, à mon humble avis.

    • Jack Sullivan
      Jack Sullivan answers to flixp
      en boule
      • Posté à 13h41 le 03/12/2009
      • Internaute
        en boule

      « Je n'ai jamais compris le succès de Da Vinci Code. Je l'ai lu pour savoir ce qu'il contenait. Les énigmes sont absolument nulles, d'un niveau du cour élémentaire. C'est long, trop long et surtout répétitif. Quand à parler de l'aspect littérature, je ne sais pas si c'est la traduction qui fait cela ou bien le texte d'origine, mais c'est réellement très mal écrit. A côté de ça une Série Noire permettrait d'entrer à l'académie Française. »

      Absolument d'accord. Je me souviens avoir été exaspérée de constater qu'au bout de 150 pages, les héros n'étaient *toujours pas* sortis du musée du Louvre, et passaient leur temps (comme ils devaient continuer à le faire tout le long du reste du bouquin) à papoter sur la symbolique cachée de telle ou telle œuvre, alors même qu'ils devaient s'enfuir. Et puis décidément, la « féminolâtrie » bien gluante baignant l'intrigue (la femme est d'essence divine, rien de moins) était par trop raccoleuse. On sentait l'auteur draguer éhontément son lectorat féminin.

      A titre d'indice quant au rôle de la traduction : j'ai lu « The Da Vinci code » directement en anglais (comme je le fais pour un grand nombre de romans), et je confirme que le style en est absolument indigent.

    • Compte supprimé le 4 janvier 3
      • Posté à 16h04 le 03/12/2009

      « Quand à parler de l'aspect littérature, je ne sais pas si c'est la traduction qui fait cela ou bien le texte d'origine, mais c'est réellement très mal écrit. »

      Ca doit être la traduction alors - et c'est un problème très fréquent, voir Millénium - parce qu'en anglais c'est très bien écrit au contraire. Moi qui suis une fan de Maurice Leblanc, je vois Dan Brown dans cette tradition d'excellente littérature populaire, aux côtés entre autres de J. K. Rowling, l'auteur de Harry Potter (dont la traduction française, une fois n'est pas coutume, est brillantissime).

      Les Français détestent les gens qui réussissent par leur talent - c'est confirmé une fois de plus. Tout succès est suspect, surtout s'il est mérité.

      • heinpasdeux-
        • Posté à 16h40 le 03/12/2009

        Sainte Béatri-X-e aux éditions Plomb ...Coulée avec.
        Reliée dorée sur tranche au fil blond

      • Homere elmero
        Homere elmero answers to Compte supprimé le 4 janvier 3
        communiste primitif
        • Posté à 16h53 le 03/12/2009
        • Internaute
          communiste primitif

        Quelles nouilles, ces Francais ! ils detestent meme le petit prince, c'est dire.

      • bibimbap
        • Posté à 11h06 le 04/12/2009
        • Internaute
          en travaux

        Non, c'est pas la traduction : je l'ai lu en anglais et c'est vraiment écrit avec les pieds.

      • pasapose
        pasapose answers to Compte supprimé le 4 janvier 3
        fauxtographe
        • Posté à 15h02 le 04/12/2009
        • Internaute
          fauxtographe

        Chère Madame,

        Autant j'ai apprécié et j'apprécie Harry Potter que j'ai lu en français sauf le dernier en anglais, autant Dan Brown à la manière d'un Paolo Coelho est avant tout un pisse ligne sans le moindre intérêt, pas plus digne d'intérêt qu'une Darrieussecq.

        Le Da Vinci Code nous présente comme une révélation cachée que le Christ et Marie Madeleine auraient eu des enfants ! Ça c'est une révélation stupéfiante. Lisez les évangiles apocryphes dans la collection point sagesse si je ne m'abuse... Et oui tout est écrit dans ce bouquin trouvable dans n'importe qu'elle bonne librairie. Le reste de l'histoire est un thriller classique pas plus original que ça. Même un indiana Jones est bien plus pensé et fouillé. Nous sommes donc face à une œuvre nous offrant des révélations que l'on peut lire depuis la nuit des temps ou presque, d'une intrigue sans grand intérêt et classique, pour l'écriture, j'ai beau lire correctement l'anglais, je n'ai pas les capacité de juger le talent littéraire d'un Dan Brown. Par contre il faut avouer c'est construit de manière que le lecteur reste pris dans le livre, à ce niveau c'est extrêmement bien fait. mais c'est bien le seul point positif.

        Je ne vous ferai pas l'injure de vous parler de l'intrigue ridicule et indigente de anges et démons.

        Je vois que le couplet les français (ah le bonheur des généralités) détestent le succès reviens tel un leitmotiv dés qu'une œuvre à succès est critiquée. Et si cette œuvre méritait cette critique qu'elle soit vendue à 50 000 000 d'exemplaires ou 25. Le poids des ventes n'a jamais fait la qualité, sinon les disques de la star-ac seraient dans les plus remarquable de l'histoire musicale française et Sulitzer le plus grand écrivain de tous les temps.

        Dan Brown comme de nombreux auteurs avant lui est un faiseur à succès grand bien lui fasse. Mais qui est capable de citer ces auteurs du 19ème qui ont vendu tant et tant et qui ont été oubliés dés la naissance du nouveau siècle ? Je ne dis pas que ces auteurs où ces livres sont inutiles, mais il n'est pas idiot de les remettre à leur vraie place, celle de livre d'une saison, de quelques saisons.

         
        • Compte supprimé le 4 janvier 3
          • Posté à 16h49 le 04/12/2009

          « Le Da Vinci Code nous présente comme une révélation cachée que le Christ et Marie Madeleine auraient eu des enfants ! »

          Et Maurice Leblanc nous présente comme une révélation cachée que l'aiguille d'Etretat est creuse ! C'est une FICTION. L'art de l'auteur c'est d'obtenir que le lecteur accepte de mettre de côté la réalité rationnelle (l'aiguille d'Etretat est pleine) pour se laisser emporter par son histoire. Shakespeare montre un FANTÔME sur scène, Asimov nous emmène dans des voyages inter-galactiques...

          Ce qui est parfaitement ridicule, c'est que l'Eglise l'ait mis à l'index pour ça. Encore heureux qu'il ne soit pas musulman, sinon il se serait retrouvé comme Salman Rushdie avec une fatwa aux fesses...

          Dan Brown, contrairement à ce qu'en disent certains ici, écrit très bien en anglais. Il est d'ailleurs professeur d'anglais dans une université, ce qui prouve qu'il a un minimum de culture et de maîtrise de la langue. Il écrit d'excellents thrillers - j'ai adoré « Anges et Démons » et « La Forteresse digitale » que j'ai aussi lus en anglais. C'est de la très bonne littérature populaire, qui n'a aucune autre prétention que d'être de la littérature populaire. En outre, personne n'est obligé de le lire et encore moins d'acheter ses livres.

          Oui, les Français détestent le succès surtout quand il est mérité. Dans ce domaine en particulier - quand on connaît les chiffres lamentables concernant la lecture en France - ils feraient mieux de s'abstenir de se prendre pour le peuple le plus intelligent et le plus cultivé.

          • Compte supprimé le 3 janvier
            • Posté à 16h55 le 04/12/2009
            • Internaute
              Hideux

            Tu es française, non ?

          • Homere elmero
            Homere elmero answers to Compte supprimé le 4 janvier 3
            communiste primitif
            • Posté à 16h59 le 04/12/2009
            • Internaute
              communiste primitif

            Decidement c'est une obsession : americanomaniaque.

          • pasapose
            pasapose answers to Compte supprimé le 4 janvier 3
            fauxtographe
            • Posté à 17h49 le 04/12/2009
            • Internaute
              fauxtographe

            Vous m'excuserez, mais Maurice Leblanc ou encore Gaston Leroux, pour reprendre deux auteurs que j'aime pour leur souriante inventivité et leur joyeuse non prise au sérieux, Asimov, ou Shakespeare n'ont pas vendu leurs livres en les présentant comme des révélations ultimes, comme des secrets cachés depuis la nuit des temps (surtout quand ces secrets se trouvent en livre de poche), la différence est sensible me semble-t'il.

            Anges et démons et Da Vinci code sont globalement le même livre, même structure, même style d'intrigue, même rebondissement, que Dan Brown soit un prof d'anglais dans une université ne fait pas de lui un écrivain et encore moins un bon écrivain. Ça en fait probablement un très bon prof d'anglais dans son université, mais je suis plutôt mal placé pour juger de cela.

            Que le Da Vinci Code ait mis en rage l'Opus Dei j'en suis fort ravi, c'est la pire engeance qui existe dans l'église catholique. Mais en dehors de ça, ben en fait ce bouquin me fait penser à une autre merde infâme remplie de pseudo-révélations mystico-cachées, en plus c'est français ma bonne dame, Qumram d'Eliette Abécassis. Sauf que Eliette Abécassis est bien plus arrogante que Dan Brown. Pourtant c'est loin d'être une idiote, c'est une normalienne, excusez du peu.

            Pour la détestation du succès par les français je vous laisse à votre lubie c'est une discussion totalement ridicule. Pour ce qui est de la lecture en France je ne parlerai que de ma petite expérience quand je me suis retrouvé pendant 2 mois à 18 ans dans une famille américaine de petite bourgeoisie, parent médecin et prof, où je me suis rapidement rendu compte que les seuls livres que les gamins lisaient étaient des bds, qu'ils ne s'intéressaient ni à la littérature, ni à l'histoire et que je connaissais mieux l'histoire des USA qu'eux. Ça m'avait plutôt déstabilisé comme découverte. Mais bon c'est une famille et je n'ai jamais considéré que tous les américains étaient des gros veaux incultes. Alors bon évitons les généralité hein.

            D'autre part je ne connais guère de français se considérant comme les plus beau, les plus intelligents et les plus cultivés. Vous peut-être ?

            • Bobus Trucus Bidulus Maximus-
              • Posté à 21h44 le 04/12/2009

              Bah, sur un autre fil, Sainte Béaouanne de l'Enfant Jésus nous expliquait que Jean Ferrat était le summum de la perfection en matière de poésie... Alors on ne s'étonnera pas du reste de ses goûts littéraires !

            • Compte supprimé le 4 janvier 3
              • Posté à 23h12 le 04/12/2009

              Je ne mets bien entendu pas Dan Brown sur le même plan que Shakespeare (ni même qu'Asimov) - mais dans la même catégorie exactement que Maurice Leblanc ou Gaston Leroux, oui : celle de la bonne littérature populaire. C'est aussi inventif et joyeux, justement. Qu'il soit prof d'anglais dans une université n'en fait pas un grand écrivain, mais exclut qu'il écrive « avec ses pieds » comme il a été dit ici : je maintiens que ses romans sont très bien écrits en anglais, et je suis sûre que je lirai celui-ci avec le même plaisir que j'ai lu les trois autres.

              Nous n'avons plus d'auteurs de bonne littérature populaire (comme Maurice Leblanc ou Gaston Leroux) en France - pour tout dire, nous n'avons plus guère d'auteurs... Nous avons surtout des daubes qui se prennent pour des artistes - genre Houellebecq, qui écrit moins bien qu'un gamin de 8 ans. Et je pense que c'est largement dû à une certaine arrogance : tout écrivain ou presque en France se veut le nouveau Proust et méprise la littérature populaire (ainsi que la littérature enfantine, d'ailleurs). Alors qu'il existe dans d'autres pays des gens qui écrivent (bien) des livres agréables et intéressants sans vouloir se faire passer pour des génies : c'est le cas de Dan Brown, de John Grisham, de Nick Hornby, etc. Dans le cran au-dessus, nous n'avons personne de la trempe de David Lodge, John Irving, et encore moins de Philip Roth (tout en haut).

              Ayez la curiosité de regarder les noms des auteurs au rayon enfants de votre librairie : chez nous, il est aussi dévalorisant d'écrire pour des enfants que d'enseigner à des enfants - plus ils sont âgés, plus c'est prestigieux...

              La détestation du succès en France est un fléau connu, reconnu et étudié. Le pseudo intellectualisme aussi. Or les chiffres sont là : les Américains lisent infiniment plus (de livres) que les Français (ce qui n'est pas un exploit), et ils ont un réseau de bibliothèques et de musées infiniment plus dense.

              • Bobus Trucus Bidulus Maximus-
                • Posté à 23h26 le 04/12/2009

                « La détestation du succès en France est un fléau connu, reconnu et étudié. Le pseudo intellectualisme aussi. Or les chiffres sont là : les Américains lisent infiniment plus (de livres) que les Français (ce qui n'est pas un exploit), et ils ont un réseau de bibliothèques et de musées infiniment plus dense. »

                Vos sources ?

              • pasapose
                pasapose answers to Compte supprimé le 4 janvier 3
                fauxtographe
                • Posté à 01h43 le 05/12/2009
                • Internaute
                  fauxtographe

                Déluge vous a bien expliqué dans quel contexte écrivait des Leblanc ou des Leroux, le feuilleton ce truc fascinant qui passionnait les foules et qui a globalement disparu avec la télé.

                Là on parle d'un type Dan Brown qui fait son fond de commerce (car c'est bien là le terme) sur les vraies fausses révélations de la mort qui tue et autres complots incertains, tout à fait dans l'air du temps. Ce n'est plus du livre mais un produit, Dan Brown, Crichton, Grisham sont avant tout des gens qui écrivent des produits, ils sont d'ailleurs dort doués pour cela, ce n'est pas de la littérature pour autant pas plus que Indépendance day, Abyss, 2012 sont du cinéma, juste des produits.

                Puisque vous parlez d'Irving dont certains livres sont remarquables, a-t'il écrit un livre lisible depuis 15 ans ? Je crois avoir tout lu de lui jusqu'a l'épouvantable enfant de la balle pas certains du titre). Personnellement il y a deux auteurs américains qui m'enchantent : Tony Morisson et Raymond Carver et d'autres que je lis avec plaisir. Mais j'ai bien plus de bonheur à aller picorer dans les littératures asiatique, indienne, sud-américaine qui ont une originalité, une fraicheur, une liberté que n'ont plus depuis longtemps nos littératures occidentales où le formatage est la règle. Au moins nous sommes d'accord sur une chose la littérature française vit sur son trop glorieux passé et ce n'est pas tant qu'il n'y a plus d'excellents auteurs, mais plutôt qu'il n'y a plus de bon éditeur près à sortir des textes vraiment originaux et non formaté.

                Ah bon, je n'ai jamais trouvé déshonorant d'écrire pour les enfants, ce que je fais depuis pas mal d'années maintenant et quand je me promène dans les rayons de bonnes librairies pour enfants je trouve souvent des petites merveilles que hélas on ne trouve plus dans le monde adulte.

                Des livres comme le parapluie jaune ou encore le champs des génies sont des petites merveilles de subtilité, de tendresse, de drôlerie et même parfois de méchanceté. Quelle vision épouvantable vous avez de vos compatriotes, vous devriez descendre de vos préjugés et regarder les gens pour ce qu'ils sont et non ce que vous croyez qu'ils sont !

                Mais oui, des sources de vos études sur la détestations du succès et sur la pauvreté de la lecture des français et bien sur la comparaison avec les USA... Ça devrait être intéressant.

                J'ai toujours habité en ville et à moins d'un km d'une bibliothèque public où je me régalais de livre que j'ai pu acheter plus tard ou non. Pour les musées je ne connais guère de village qui n'ait son musée. Enfin bon c'est sûrement beaucoup mieux aux USA, pays dans lequel je n'ai jamais mis les pieds dans un musée.

                • Compte supprimé le 4 janvier 3
                  • Posté à 17h08 le 05/12/2009

                  Le feuilleton est un genre qu'ont adopté tous les auteurs, les petits ou les grands : Balzac, Dickens... C'est un genre qui s'est épuisé avec son support. La roue tourne c'est normal.

                  Vous affirmez que Dan Brown n'écrit pas des livres mais fait des « produits » - comment se fait-il alors que ce soit son troisième livre et non le premier qui soit devenu un best-seller mondial ? Pareil pour Grisham. Diriez-vous la même chose d'Agatha Christie, dont le premier roman a été refusé par je ne sais plus combien d'éditeurs ? Elle aussi écrit très bien de la bonne littérature populaire. Crichton (le génial inventeur d'« Urgences ») fait de l'excellente vulgarisation scientifique, incroyablement documentée. Elle est là en fait la différence entre les auteurs français et anglophones : ils travaillent leur sujet avant d'écrire. Je crois que le dernier auteur français équivalent était Jacques Laurent (aucun autre nom ne me vient à l'esprit).

                  Vous êtes d'une arrogance toute française quand vous affirmez que ce ne sont pas des livres mais des « produits », de même que tel ou tel film n'est pas un film mais un « produit »... Vous illustrez ainsi parfaitement mon propos.

                  Je suis aussi attachée que vous à la littérature enfantine - je vous ai suggéré de regarder les noms d'auteurs : vous pourrez alors constater que 90% au moins de ces livres sont traduits de l'anglais. Je ne vous parle pas de vous (je ne vous connais pas) mais d'une fâcheuse tendance française à mépriser tout ce qui est populaire, et aussi tout ce qui est pour la jeunesse, qui est considéré comme sans aucun prestige (à de très rares exceptions près), de même qu'il est considéré comme prestigieux d'enseigner dans les universités ou grandes écoles (le summum), mais plutôt méprisable d'enseigner à des enfants - et plus les élèves sont jeunes, moins c'est prestigieux - et d'ailleurs moins il y a d'enseignants hommes... Personnellement, j'ai dû me bagarrer avec mes inspecteurs/trices pour rester dans un collège de ZEP alors qu'ils voulaient m'envoyer sur un poste en classe prépa (j'ai dit que ça ne m'intéressait pas de réparer des Mercedes neuves...)

                  En ce qui concerne le nombre de bibliothèques en France : environ 2.700

                  Lien

                  Aux Etats-Unis : plus de 120.000

                  Lien

                  En ce qui concerne les musées en France : moins de 1200

                  Lien

                  Les musées américains : au moins 17.500

                  Lien

                  Je ne connais aucun village français qui ait son musée, en revanche presque chaque village américain a le sien, généralement très bien achalandé et gratuit.

                  Voulez-vous aussi les statistiques sur le nombre de livres acheté et/ou lu par personne et par an en France et aux Etats-Unis, ainsi que les chiffres de l'illettrisme ?

                  Je ne cherche pas à vous prouver que c'est « mieux » ici ou « moins bien » là - je cherche à vous montrer que les Américains ne sont pas les bouseux incultes que pensent les Français, qui sont eux-mêmes beaucoup moins cultivés qu'ils ne le pensent.

                  Philip Roth est un des meilleurs auteurs de notre époque, et ils devraient se depêcher de lui donner le prix Nobel car il va mourir. Je le lis et le relis avec passion. Sinon, j'adore la littérature anglaise du XVIIIè siècle (Thackeray, entre autres) et du XIXè (Dickens, encore que je le trouve inégal), et la littérature américaine. J'adore les romantiques allemands et certains auteurs contemporains, j'adore les romans russes du XIXè - alors là il y a pléthore. Je ne suis pas très accro de la littérature française à part Flaubert (Balzac et Stendhal ont très mal vieilli à mon avis et les romans de Victor Hugo sont aussi inégaux, passant du sublime au lourdingue) et Proust - je trouve nos auteurs du XXè assez inintéressants en général (Gide, bof) à part quelques bijoux comme Anatole France. J'adore les romans picaresques espagnols et les grands auteurs sud-américains.

                  Quant aux « auteurs » français actuels - je me dis que mon pays est tombé bien bas...

                  Je connais très mal la littérature asiatique - j'adore lire en VO (ce que je peux faire en anglais, en espagnol et en allemand) car je suis souvent rebutée par les (mauvaises) traductions. Pour les Russes, je suis bien obligée d'en passer par là. Je lis deux à trois livres par semaine depuis des décennies, ça m'est aussi indispensable que de respirer : je suis donc très eccléctique et je me régale de temps en temps avec un bon Grisham, Patricia Cornwell ou Dan Brown en anglais, entre deux relectures de « Vanity Fair », de « Garp » ou de « Portnoy's Complaint ».

                  EDIT : Ah si, il y a une série de petits romans français bien tournés et très agréables à lire qui est sortie il n'y a pas très longtemps - la série des enquêtes de Nicolas Le Floch par Jean-François Parot (bien qu'il s'enmêle parfois avec la syntaxe).

                  • A déménagé le 17-9
                    • Posté à 17h11 le 05/12/2009

                    éclectique , Vouliez- vous dire ?

                  • Compte supprimé le 3 janvier
                    • Posté à 17h23 le 05/12/2009
                    • Internaute
                      Hideux

                    Hé : si tu comptes tous les petis musées genre celui du pruneau, du lacet (hé oui : ça existe quelque part) et compagnie, tu obtiendras un total nettement supérieur à 1200, en France. Par contre, si tu veux vraiment comparer les VRAIS musées aux USA et chez nous, alors là, tu risques fort d'avoir tout faux.

                    • Bobus Trucus Bidulus Maximus-
                      • Posté à 19h46 le 05/12/2009

                      Comparer des choux et des carottes, ça ne la gêne pas Cracoucassine.

                      Oser dire qu'il n'y aurait que 2700 bibliothèques en France, c'est vraiment ne pas avoir peur du ridicule.
                      Son lien est clair d'ailleurs : 2700, c'est le nombre de bibliothèques universitaires, municipales et départementales. Ca n'inclut pas les bibliothèques associatives, les bibliothèques de comités d'entreprise, etc, etc...

                      Même chose pour les musées.

                      Quant aux statistiques de lectures, sachant qu'il se publie trois fois plus de livres par habitant en France qu'aux USA, j'aimerais bienb que Cracoucassine nous donne ses sources aussi...

                      • Compte supprimé le 3 janvier
                        • Posté à 20h45 le 05/12/2009
                        • Internaute
                          Hideux

                        Bon, on va encore dire que je la ramène, mais je m'en fous : mon ami le plus proche −et de loin− est le conservateur en chef du château de Malmaison ; tu sais que je ne mens pas.

                        Eh bien cet ami est très souvent envoyé en mission aux USA, et ce qu'il me dit des musées américains est tout à fait différent du son de cloche fêlée émis par la Cracoucassine : il s'agit dans la plupart des cas de collections des plus disparates −pour ne pas dire hétéroclites− de pièces étalées dans des décors kitsch. La muséographie n'est vraiment pas leur fort... même si les Ricains ont bien d'autres qualités. Mais étant un pays assez neuf, c'est tout à fait normal. C'est hélas le triste chemin que prennent actuellement nos vieux pays, qui ont pour mauvaise habitude de ne copier de nos amis américains, que les côtés les plus caricaturaux.

                        Bien entendu, il ne s'agit pas pour moi d'en faire une généralité : mon ami a d'excellentes relations avec plusieurs de ses collègues de là-bas, et certains d'entre eux sont véritablement passionnés par leur beau métier.

                        Mais bon : la Cracoucassine y va fort, ces derniers jours : le plan de Louis XV décrété Maçon d'office m'a beaucoup fait rigoler.

                        Le truc bien avec elle, c'est que quoi que nous fassions, elle modifiera pas sa route et nous offrira pendant longtemps encore de quoi alimenter notre pompe à rigolade et nos bombes déconniques.

                  • pasapose
                    pasapose answers to Compte supprimé le 4 janvier 3
                    fauxtographe
                    • Posté à 18h11 le 05/12/2009
                    • Internaute
                      fauxtographe

                    Je vais m'arrêter là avec vous, il est inutile d'aller plus loin.

                    Vous avez raison, je suis un bouseux français ignorant, très bien, je vous laisse avec vos saintes certitudes.

                    Juste en passant je déteste les auteurs français que vous aimez. Heureusement la littérature française ce n'est pas que ça...

                    Vous ne connaissez aucun village qui ait son musée, vous ne devez guère voyager en France. 1200 c'est le nombres de musées portant le label musée de France pas tous les musées de France, juste une petite incohérence en passant.

                    Je lis en 3 langues et je lis le reste en traduction, je n'ai pas ce mépris insupportable que vous montrez pour les traducteurs qui sont bien souvent des gens passionnés et passionnants.

                    Mais si madame vous n'arrêtez de chier sur la France et dire que les USA c'est génial. Mes expériences de ce sublime pays font qu'il est certain que je n'irai jamais y vivre. Au Népal, En Écosse, au Canada, en Italie, au Mexique, en Espagne, en Chine, En Bolivie, en Argentine, au Maroc je ne dis pas aux USA certainement pas.

                    Ce n'est pas de l'antiaméricanisme, c'est juste que je n'aime ni la façon de vivre, ni la culture de ce pays, c'est simple non. Mais je ne chierait jamais dessus comme vous le faite sur la France.

                    • Compte supprimé le 4 janvier 3
                      • Posté à 18h31 le 05/12/2009

                      Bah... Les traducteurs sont comme tout le monde : ils ont besoin de gagner leur vie. Pour ce faire, ils sont obligés de traduire à toute vitesse car ils sont payés à la page. Ce que je vous dis là n'est pas un scoop, et ne traduit (si je puis dire) aucun « mépris insupportable ». Rares sont les traductions que j'ai lues où je ne sentais pas la langue d'origine quasiment mot à mot - le dernier et célèbre exemple en date est Millénium, qui sans être un chef d'oeuvre de la littérature mondiale est un ouvrage très très sympa - et dont la traduction est tout simplement calamiteuse.

                      Je ne vous ia pas traité de « bouseux igorant », j'ai dit au contraire que beaucoup de Français considèrent les Américains comme tels, et que c'est on ne peut plus faux.

                      Pour les musées, les chiffres sont là pour vous donner un ordre d'idée - les étrangers qui visitent les USA sont généralement saisis par le nombre et la qualité des musées partout dans le pays et pas seulement dans les grandes villes (sans compter qu'ils sont généralement gratuits).

                      Vous pouvez aller habiter là où ça vous chante, vraiment je ne crois pas que ce soit le sujet. Je me borne à déplorer l'arrogance bien française que vous confirmez ici, et qui n'a rien d'un scoop non plus.

                      • pasapose
                        pasapose answers to Compte supprimé le 4 janvier 3
                        fauxtographe
                        • Posté à 18h54 le 05/12/2009
                        • Internaute
                          fauxtographe

                        Vous pouvez aller habiter là où ça vous chante, vraiment je ne crois pas que ce soit le sujet. Je me borne à déplorer l'arrogance bien française que vous confirmez ici, et qui n'a rien d'un scoop non plus.

                        Non chère madame il n'y a aucune arrogance de ma part, un simple fait, les USA sont les seuls pays que je connaisse dont je ne me retrouve ni dans la culture, ni dans la manière de vivre.
                        Un simple fait.

                        Par contre vous faite part d'une arrogance et d'un mépris édifiant.

                        Je vous rappelle que vous discutez avec moi et pas les autres. Trouvez un seul endroit où je traite les américains de bouseux. Je n'aime pas leur mode de vie, ça ne fait pas d'eux des bouseux.

                        Maintenant c'est quoi un musée dite moi, en dehors de ceux officiels ou non qui ont l'écriteau bien en vu qui les annonce comme tel.

                        Le Louvre est un musée, Notre dame c'est quoi ?

                    • Bobus Trucus Bidulus Maximus-
                      • Posté à 20h06 le 05/12/2009

                      « Je vais m'arrêter là avec vous, il est inutile d'aller plus loin. “

                      Surtout pas malheureux !

                      Il faut continuer à la pousser dans ses retranchements. Il arrive toujours un moment où elle est à bout d'arguments. Elle se rend compte alors qu'elle a tout faux, elle disjoncte, lance une bordée d'injures délirante, et disparaît jusqu'au lendemain.

                      C'est toujours un spectacle très rigolo...

                  • freakfeatherfall
                    • Posté à 01h26 le 06/12/2009

                    je sais que washington dc a beaucoup de bibliothèques (municipales), en gros une par quartier mais à part la principale, elles sont plutôt petites...

                    et surtout elles ont un rôle qui n'est pas seulement littéraire, les gens y vont pour l'accès à internet pour chercher du travail et tout simplement pour être à l'intérieur - il faut voir les dizaines de personnes qui attendent chaque matin l'ouverture de la biblio de phoenix, en majorité des sdfs

            • Urmacht
              Urmacht answers to pasapose
              • Posté à 15h16 le 05/12/2009

              Je vous recommande l'excellent documentaire audio de la BBC sur l'opus dei, vous y découvrirez cette organisation de l'intérieur. On est loin des clichés.

              Lien

              Il faut le podcaster car il n'est plus en lien direct, il est sorti il y a quelques mois.

              • pasapose
                pasapose answers to Urmacht
                fauxtographe
                • Posté à 18h06 le 05/12/2009
                • Internaute
                  fauxtographe

                j'vous remercie je connais fort bien le fonctionnement de cette secte de l'intérieur.

        28 other comments
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