Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

Contre le libéralisme, la puissance littéraire de Cendrey

Publié le 30/12/2009 à 12h47


Il n’est jamais trop tard pour bien faire : voici enfin une interview que nous donnait Jean-Yves Cendrey lors de la dernière rentrée littéraire. Pour de ces livres qui, en fiction, règlent son compte au libéralisme.

Vous connaissez peut-être Jean-Yves Cendrey et son travail « Sans Dieu ni maître », vous avez peut-être lu sur Rue89 défendant Marie NDiaye, prix Goncourt 2009 attaquée par l’UMP Eric Raoult. Il parle ici de son dernier livre : « Honecker 21 ». Honecker pour Berlin, 21 pour notre siècle. Le reste pour la rage.

Depuis « Les Jouets vivants » (2005), Jean-Yves Cendrey réalise un « travail d’autobiographie radicale, qui n’épargne personne ». La tétralogie que forme ce livre avec « Les Jouissances du remord » (2007), « Corps ensaignant » (co-écrit avec sa compagne Marie NDiaye, 2007) et « La maison ne fait plus crédit » est certes un travail autofictionnel, mais à l’anglo-saxonne : l’autofiction d’une société, pas d’un romancier.

Cendrey n’épargne rien à ses personnages et ne s’épargne pas non plus. Proposant à la fois radicalité et pragmatisme, gravité et bon sens. On aime et on cautionne son travail, parce qu’il envisage les livres comme des armes, les écrit le couteau à la main, le cœur devant les yeux.

« Honecker 21 », fiction d’un couple et fiction d’un système

Après être passé de P.O.L à L’Olivier, Cendrey a de nouveau changé s’éditeur (Actes sud). Et de braquet : « Honecker 21 » concerne quelqu’un d’autre, concerne tout le monde. C’est la fiction d’un couple (Matthias Honecker et sa femme Turid Köppen) et celle d’un système (le libéralisme).

Honecker a un boulot « assez immoral, malheureusement si bien rémunéré qu’il interdit d’avoir une conscience ». Cadre dans la téléphonie mobile, assez inapte à la décision, il est coincé entre la bureaucratie, la tyrannie de l’économie, le laxisme relationnel et le désengagement.

Son épouse est à l’opposé : une belle intellectuelle, critique de théâtre assez médiatique. C’est même elle qui choisit les lectures de son mari , car « elle ne voudrait pas d’un ignare dans sa vie ».

La particularité d’Honecker, c’est de toujours « tomber sur le mauvais numéro », que ce soit pour une machine, un grille-pain, ou un service après-vente -pour l’auteur, son livre est aussi le « roman du service après-vente ».

Attiré par une sourde-muette, grasse et molle

Et voilà que, sommé de participer à un réveillon d’entreprise alors qu’il est en pleine crise de couple et que son épouse est enceinte, une seconde voie s’ouvre pour Honecker : il est attiré par une sourde-muette, grasse et molle, un « corps à l’état d’ébauche » semblable à ceux de ses « rêves embrouillés, contradictoires et vénéneux ».

De quoi faire de lui « un mystère, voilà qui était autrement tentant que de rester un papa salarié et gentil compagnon, un ready-made évent ». « Honecker 21 » est l’histoire d« un homme qui choisit de s’extraire du système plutôt que de le combattre.

Pourtant, Honecker va devenir dangereux, prédateur. Et le livre, s’ouvrant sur une défaite, devient l’échappée d’un prédateur vers la fin de sa propre existence. Au passage, Cendrey dégomme. (Voir la vidéo)


Cette déglingue qui humanise la vie d’Honecker est un écho à celle qui dématérialise nos vies dans le monde du libéralisme post-moderne. Cendrey poursuit son travail littéraire de destruction de l’homme faible, privilégiant les moutons enragés et raisonnés.

“La rue berlinoise ne devrait pas s’érotiser de sitôt”

Le roman se situe pour beaucoup à Berlin, un ville que Cendrey connaît depuis vingt ans, et habite à nouveau depuis 2007 avec son épouse Marie NDiaye. Il avoue avoir “une histoire compliquée” avec cette capitale qui, comme toute ville européenne, a aussi porté le racisme, la violence, et porte à présent “le tourisme de l’horreur” en réhabilitant des lieux phares du nazisme (voir la vidéo intégrale de l’entretien ).

Paru en même temps que “Slumberland” de Paul Beatty, “Honecker 21” joue évidemment sur un autre registre, mais rend aussi ses hommage à l’âme berlinoise :

“La Berlinoise de la rue ne doit toujours avoir droit qu’à des regards de poisson, au mieux ou au pire à un regard de nounours. Elle n’est sans doute pas née la passante de Kreuzberg qui s’entendra dire Ciao Bella ! et haussera les épaules en riant de la sottise des garçons.

La rue berlinoise ne devrait pas s’érotiser de sitôt. Elle est trop libre, paisible et sans façon pour s’émouvoir. Il y a ici une sérénité féminine très rare de par le monde, qui n’est encore que plaisante mais pourrait un jour tourner à la grâce.” (Voir la vidéo)


Le livre n’a pas de chapitre 20. On passe du 19 au 21 car “ il

y a un trou dans sa vie ”. Un Honecker qui, ici, est autant écrit qu’épié par l’écrivain. Le livre témoigne d’un raffinement supplémentaire, accentuant la distance entre l’auteur et son personnage, offrant au premier plus d’amplitude pour faire de son roman une force centrifugeuse.

Une profonde confiance en la puissance romanesque

Lyrisme, rage, profonde confiance en la puissance romanesque : voici que Cendrey se rapproche des terrains de Régis Jauffret et de Richard Morgièvre. Tout en étant encore plus Cendrey. (Voir la vidéo)


Honecker 21 de Jean-Yves Cendrey - éd. Actes Sud - 224p. - 18.50€

Dans la vidéo intégrale de l’entretien, enregistrée à Paris en septembre, Jean-Yves Cendrey évoque plus en détail l’idée de “ roman de l’après-vente ” et du libéralisme, de son histoire d’amour avec Berlin, de Berlin ville d’accueil européenne, du “ tourisme de l’horreur ”, de la rage comme moteur, mais aussi du contrôle des fumeurs...

  • 12060 visites
  • 35 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • Vuedechezmoi
    Vuedechezmoi
    utopiste
    • Posté à 13h26 le 30/12/2009
    • Internaute 63037
      utopiste

    Bonhomme intéressant, qui se « bat » avec son clavier, sa vision et son esprit « de rage... mais j’ai toujours un sentiment étrange d’entendre des gens, somme toute plutôt intelligents, qui attaquent le système (ça, c’est urgent en cette époque de plomb global) en se tenant à distance à Berlin, Londres ou New York pour les plus branchés... Etranges, oui vraiment, que ces nombreux écrivains et essayistes qui détruisent,mais de loin ! Je reste perplexe sur les véritables raisons de cette attitude...

    • Elma
      Elma répond à Vuedechezmoi
      Out of office
      • Posté à 13h39 le 30/12/2009
      • Internaute 88758
        Out of office

      La distance assure un certain recul.
      Et quand on prend du recul, en general on voit mieux les choses.

      • tooms4444
        tooms4444 répond à Elma
        p'tit con
        • Posté à 15h29 le 30/12/2009
        • Internaute 41634
          p'tit con

        ou alors, quand on recule, à force...

    • pablico
      pablico répond à Vuedechezmoi
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 16h20 le 30/12/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Main invisible d’Adam Smith, modèle de la concurrence pure et parfaite et optimum de Pareto, théorie de l’équilibre Walrassien, Homo oeconomicus, marginalisme, théorie de l’offre de Laffer, Ecole des choix publics de Buchanan, monétarisme de Friedman... (post de Hemenate d’hier)

      ces théories, ont été érigé en dogmes quasiment religieux..... c’est là le problème : le dogme, pas la théorie..

    • Valdo Lydeker
      Valdo Lydeker répond à Vuedechezmoi
      journaliste, auteur
      • Posté à 16h40 le 30/12/2009
      • Journaliste 7922
        journaliste, auteur

      EUh, si c’est une critique acérée du libéralisme, Londres, Berlin ou New York ne me semblent pas vraiment à l’écart du « système ! »

  • riverain06
    riverain06
    sujet du roi Ignoramus Ier
    • Posté à 15h22 le 30/12/2009
    • Internaute 31970
      sujet du roi Ignoramus Ier

    Cendrey a souvent mis les mains dans le cambouis pour les fois il peut agir directement ; écrire pour lui est un combat continuateur. Il est sincère, ce qui est rare et il prend des risques.
    Bel article, merci.

    • Compte supprimé le 21 janvier 2
      • Posté à 16h20 le 30/12/2009
      • Internaute 17993

      Des fois, on tombe sur des types intelligents, courtois et simples, donc attachants. Ça remonte un peu le moral et ça donne envie (de faire des trucs, de s’exprimer, etc...). Le problème, c’est qu’ils ont tous atteint la cinquantaine. S’il vous plait, R89, trouvez en un pareil de moins de 30 ans, juste pour dire que c’est pas foutu. Oui, je sais, c’est pas gâgné.
      PS : si vous avez des statistiques sur les gens qui LISENT des LIVRES, donc en excluant Marc Levy, Pierre Bellemare et consorts, SVP gardez les pour vous : j’ai lu que seulement 18% du CA de l’édition relevait de la littérature. Vous confirmez ?
      PS2 : j’ai entendu ce midi sur France Inter l’interview d’une jeune actrice de 20 ans qui vient de tourner un film avec Michel Piccoli. A la question « ça fait quoi de tourner avec un tel acteur, etc... “ , elle a répondu ‘je ne le connaissais pas’.

      • alangaja
        alangaja répond à Compte supprimé le 21 janvier 2
        "Bank brother is watching you"
        • Posté à 16h33 le 30/12/2009
        • Internaute 93690
          "Bank brother is watching you"

        un pote m´a dit que le nombre de lecteurs en France n´a pas évolué (en nombre absolu ! ! !) depuis facile un siecle. autre truc a confirmer !

        « A la question “ça fait quoi de tourner avec un tel acteur, etc... ‘ , elle a répondu je ne le connaissais pas’.
        on ne peut pas reprocher aux jeunes de baigner dans un univers ‘lobotomisant’... difficile d´aller a contre courant, même si la jeunesse se cherche dans l´opposition au monde...

         
        • Compte supprimé le 21 janvier 2
          • Posté à 17h18 le 30/12/2009
          • Internaute 17993

          Depuis un siècle, la population française a doublé. On eut pu supposer qu’elle s’intéressât à la culture en proportion.
          Et puis, je ne suis pas sûr que « la jeunesse se cherche dans l´opposition au monde ». Le Monde se scinde maintenant en 2 : un côté Versailles/Neuilly, qui ne respire que par les pires clichés droitistes du 19ème (en gros, « Enrichissez-vous »). Pour ceux-là, HEC, Dauphine et Assas sont vachement mieux cotés que Ulm (qui n’évoque aux plus cultivés qu’une petite ville sur le chemin de la Bavière). Les 95% restant, ce sont des veaux décérébrés qui vont à l’abattoir avec leur iPod et leurs SMS.

          • jolithorax
            • Posté à 23h45 le 30/12/2009
            • Internaute 98560
              terrien

            C’est ce qu’on appelle du manichéisme ou pour parler plus clairement, une vision très, très simpliste de la société humaine.
            Ceci est du niveau d’un petit enfant qui en regardant un film demande si ce personnage est le gentil ou le méchant.
            La complexité des personnages lui échappe parce qu’il n’a pas encore toute sa maturité intellectuelle.
            Et vous Jean-François, vous êtes un droitiste ou un veau décérébrés ?

            • Compte supprimé le 21 janvier 2
              • Posté à 11h45 le 31/12/2009
              • Internaute 17993

              C’est précisément parce que j’ai une « relativement bonne » maturité intellectuelle que je vois bien toutes les manipulations que nous proposent comme des faits d’évidence ces « communicants » surpayés. Nos moins de 20 ans sont faits comme des rats. S’ils ne s’en rendent pas compte, c’est qu’on leur propose un vaste choix : Samsung ou Apple ? M6 ou MTV ? Facebook ou Twitter ? That is the question : on ne sait plus où donner de la tête, quelle diversité, on vit une époque formidable.
              PS : Y a t’il quelqu’un dans la salle qui ait lu Pérec, Duby et Hobsbawm ? Enfin, je veux dire, qui ait lu un livre, récemment ?

              • Aloïs
                • Posté à 20h09 le 31/12/2009
                • Internaute 39938
                  .

                J’ai 19 ans, et je lis Les Confessions de Rousseau en ce moment. Je n’ai pas d’ipod, ni de mp3... Je me situe dans quelle case ?

                Votre vision de la jeunesse me semble bien réductrice et simpliste. Pour côtoyer des jeunes tous les jours, je vous assure que beaucoup sont loin d’être bêtes ! Qu’ils lisent Camus, ou non, l’intelligence ne se mesure pas uniquement à la quantité de livres accumulée. Beaucoup font preuve d’esprit là où le mien s’égare. Et pour autant je ne pense pas être quelqu’un de bête.

                Bref, si la société actuelle n’aide pas à la culture, ce n’est pas pour autant que tous les jeunes sont des débiles derrière leur portable.

                Mon frère a attendu 20 ans avant de s’intéresser vraiment aux bouquins, il lisait peu, mais s’exprimait autrement qu’à travers la lecture. La lecture est une arme, je vous le concède, mais ne pas lire veut-il dire être désarmé ?

                • marta
                  marta répond à Aloïs
                  luciole
                  • Posté à 20h59 le 31/12/2009
                  • Internaute 48283
                    luciole

                  « mais ne pas lire veut-il dire être désarmé »

                  pire : on est amputé de l’essentiel !

                  aucune école, aucune université, aucune institution ne peuvent vous donner ce que vous donne la lecture réfléchie de grands écrivains
                  puisque vous êtes à la lecture de Rousseau, faites un saut chez Diderot, vous ne regretterez pas, au contraire !

                  continuez à lire et copiez dans un cahier des passages qui vous parlent particulièrement, ajoutez-y votre remarque personnelle, cela vous servira beaucoup

                  les jeunes d’aujourd’hui ne sont pas bêtes, ils sont informés, et facilement informés grâce à l’internet, mais l’information ne rime pas avec la connaissance, moins encore avec le savoir

                  il y a du chemin à faire, continuez à le suivre

                • Compte supprimé le 21 janvier 2
                  • Posté à 00h07 le 01/01/2010
                  • Internaute 17993

                  Oui. Ne pas lire, c’est être à poil, c’est tout. Les livres, ce sont des munitions, pas des remparts : nuance. Quant à votre phrase « Beaucoup font preuve d’esprit là où le mien s’égare », c’est un bel alexandrin : vous avez toute votre place dans la tragédie classique.

                • alangaja
                  alangaja répond à Aloïs
                  "Bank brother is watching you"
                  • Posté à 16h18 le 01/01/2010
                  • Internaute 93690
                    "Bank brother is watching you"

                  tu as 19 ans ? ! je te donnais 10 ans de plus...

                  « La lecture est une arme, je vous le concède, mais ne pas lire veut-il dire être désarmé ? »
                  ouaip, les civilisations sans écriture existent... elles se « rattrapent » dans d´autres domaines, et a travers leur mode de vie.

                  • Aloïs
                    Aloïs répond à alangaja
                    .
                    • Posté à 17h14 le 01/01/2010
                    • Internaute 39938
                      .

                    Oui j’ai 19 ans, du mois de septembre.

              • alangaja
                alangaja répond à Compte supprimé le 21 janvier 2
                "Bank brother is watching you"
                • Posté à 16h21 le 01/01/2010
                • Internaute 93690
                  "Bank brother is watching you"

                Hobsbawm ? tu me fais découvrir ce type... A lire plus tard, merci !

          • alangaja
            alangaja répond à Compte supprimé le 21 janvier 2
            "Bank brother is watching you"
            • Posté à 16h57 le 01/01/2010
            • Internaute 93690
              "Bank brother is watching you"

            je veux bien lire un commentaire manichéen, mais si je vous suis bien, l´Ecole Normale serait un idéal a atteindre quelque peu étranger au mien.

        10 autres commentaires
  • hagalma
    • Posté à 18h37 le 30/12/2009
    • Internaute 8451

    Un article qui donne envie de lire. Tiens, pour mon aniv, je vais me faire offrir ce bouquin. Une fiction sur un monde, le notre, dont la fiction n’offre aucun avenir, au moins ça nourrit l’esprit, l’imaginaire. Et puis je crois que les mots peuvent faire basculer les pieds de plomb du consumérisme.

  • Pictulo
    • Posté à 17h39 le 30/12/2009
    • Internaute 23785

    « Ni dieu ni maître », voilà une formule que je désespérais d’entendre de la bouche d’un auteur. Il y a donc toujours de vrais écrivains révoltés. Je vais me ruer sur Honecker 21, comme je me suis rué sur l’excellent « trois femmes puissantes ».

    • Aloïs
      Aloïs répond à Pictulo
      .
      • Posté à 20h10 le 31/12/2009
      • Internaute 39938
        .

      Formule émanant de Proudhon si je ne m’abuse...

  • getzo-
    getzo-
    Bukowski, Jazz et Werder Bremen
    • Posté à 20h42 le 30/12/2009
    • Internaute 78744
      Bukowski, Jazz et Werder Bremen

    J’aime bien Cendrey l’écorché vif, le révolté, l’écrivain à la quiétude inquiète, mais j’ai un problème : ce type doit écrire et boire du whisky en même temps.

    Dans certains de ces livres, il faut attendre la page 44 pour vraiment entrer dans le vif du sujet, les chapitres sont souvent inégaux (plusieurs changements de style et de structures narratives souvent déroutants) et il me semble qu’il est tombé de poussette quand il était enfant ou avoir été bercé trop très du mur !

    Il faut être intelligent pour suivre quoi...

    • fortinat
      fortinat répond à getzo-
      exilé
      • Posté à 00h53 le 31/12/2009
      • Internaute 26911
        exilé

      « Il faut être intelligent pour suivre quoi... »

      Voilà !

  • A déménagé le 04-03-2012
    • Posté à 21h59 le 30/12/2009
    • Internaute 89071
      non connue

    Ce qui me fera toujours sourire, ce sont ces gens qui dénoncent le libéralisme mais que ne proposent rien pour le remplacer. (bien entendu, je ne parle pas du communisme qui est une vision utopique).

    Dénoncer, dénoncer, d’accord, cela peut-être intéressant de mettre en évidence les dérives, mais si c’est pour n’arriver à aucune conclusion convaincante...

  • jolithorax
    jolithorax
    terrien
    • Posté à 23h54 le 30/12/2009
    • Internaute 98560
      terrien

    Jean-Yves Cendrey est le compagnon de Marie NDiaye qui vient d’obtenir le prix concours pour « Trois femmes puissantes ».
    Ils sont partis habiter à Berlin en 2007 pour fuir la France Sarkosyste.
    Hum ! Que pensez de cela ? J’avoue que quand j’ai lu cette interview, je suis resté un instant songeur : aller vivre à Berlin pour fuir la France de Sarkosy. Cela nous renvoie à de Gaulle fuyant la France occupée par le nazisme et se réfugiant en Angleterre.
    J’ai hésité entre la gêne et le sentiment du ridicule

    • Compte supprimé le 21 janvier 2
      • Posté à 11h55 le 31/12/2009
      • Internaute 17993

      Les deux (la honte et le ridicule) te vont à merveille. Le prix « concours » de Marie NDiaye, c’est pas mal. Et puis tu lui remettras son « Z », à ton Sarkosy. A ma connaissance, « de » (sic) Gaulle n’a pas fuit la France « occupée par le nazisme (en juin 40 ?) » pour se « réfugier » en Angleterre. Comme 100% des officiers français de l’époque, il n’avait rien à craindre. Il s’est simplement donné les moyens de vaincre. Un terme qui vous est étranger ?

      • getzo-
        getzo- répond à Compte supprimé le 21 janvier 2
        Bukowski, Jazz et Werder Bremen
        • Posté à 12h00 le 31/12/2009
        • Internaute 78744
          Bukowski, Jazz et Werder Bremen

        Ton De Gaulle était un couard, doublé d’un piètre stratège :

        « Au bout d’une demi-heure, j’ai vu apparaître à la sortie du trou un vague tissu blanc, probablement une chemise accrochée à une baïonnette au bout d’un fusil. J’ai donc ordonné le cessez-le-feu. Quelques hommes sont sortis et c’est alors que j’ai remarqué l’officier qui les commandait tellement il était grand. Je me suis avancé vers lui. Il paraissait un peu hagard et chancelant . »
        (Témoignage du lieutenant Casimir Allbrecht, 19ème régiment de la Reichswehr, publié dans « Le Nouveau Candide », 21 avril 1966)

        « Nous avons été encerclés et sous les ordres de notre capitaine de Gaulle nous avons été obligés de nous rendre »
        ( Témoignage de Samson Delpech, publié dans « Sud-Ouest Dimanche » le 16 avril 1961 et le 29 mars 1966)

        c’’est beau d’aller se cacher à Londres pendant que les vrais résistants tombaient les armes à la main.

         
        • jolithorax
          jolithorax répond à getzo-
          terrien
          • Posté à 21h46 le 31/12/2009
          • Internaute 98560
            terrien

          Vous vous trompez complètement ; de Gaulle a été un vrai résistant. C’était le chef de la France libre à Londres, celle en lutte contre la France collaborationniste de vichy ;
          Quant à vos extraits, il ne veulent pas dire grand chose. En 1914, de Gaulle a été remarqué pour son courage au feu, il a été blessé plusieurs fois.
          En 1940, après la défaite traumatisante de l’armée française, il a donc continué la lutte en coordonnant les actions de la résistance depuis Londres.
          Je ne comprends pas trop votre agressivité vis-à-vis de de Gaulle

          • getzo-
            getzo- répond à jolithorax
            Bukowski, Jazz et Werder Bremen
            • Posté à 12h06 le 01/01/2010
            • Internaute 78744
              Bukowski, Jazz et Werder Bremen

            C’était surtout un opportuniste qui dès son retour de captivité en 1919, fréquente assidûment Philippe Pétain, devenu maréchal. Celui-ci intervient en faveur de de Gaulle et le fait rentrer dans son cabinet. Le premier fils de de Gaulle sera prénommé Philippe, pour honorer le maréchal.

            De Gaulle était intéressé par la conquête du pouvoir, bien avant d’être anti-allemand ou anti-nazi.

            Je laisse de côté le florilège d’inepties contenues dans les discours officiels et les paroles ouvertement racistes de cet imposteur.

        • GASTAUD
          GASTAUD répond à getzo-
          photographe
          • Posté à 09h54 le 01/01/2010
          • Internaute 24534
            photographe

          Que dire de la majorite des officiers qui etaient partis se planquer a Bordeaux ? !

          Je ne suis pas Gaulliste, mais je trouve votre commentaire stupide !

        3 autres commentaires
      • jolithorax
        • Posté à 21h37 le 31/12/2009
        • Internaute 98560
          terrien

        Si si, de Gaulle est bien parti à Londres en juin 1940 et c’est d’ailleurs de là qu’il a lancé son fameux appel du 18 juin.

  • Compte supprimé le 3 janvier 2
    Compte supprimé le 3 janvier 2
    Collectionneur d'armures.
    • Posté à 15h06 le 31/12/2009
    • Internaute 88342
      Collectionneur d'armures.

    « Sans Dieu ni maître » ? Quel titre con et arrogant. Voilà un couple que je ne lirai jamais.

  • MarVal
    MarVal
    nulle part
    • Posté à 18h03 le 31/12/2009
    • Internaute 100307
      nulle part

    Il ne faut pas oublier de citer un très bon livre de Jean-Yves Cendrey, paru en même temps qu’« Honecker 21 », mais chez un petit éditeur (ceci explique peut-être l’oubli de cela) : « Le Japon comme ma poche », décapant petit ouvrage paru chez L’Arbre vengeur, à Bordeaux.
    Bonne lecture

Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.