Cabinet de lecture

L'actualité des livres, par Hubert Artus.

Bret Easton Ellis danse sur la tombe de Salinger

Publié le 29/01/2010 à 11h26


J.D. Salinger et Bret Easton Ellis (DR)

Quelques heures après l’annonce de la mort de J.D. Salinger, on lisait ceci sur Twitter : « Super ! Enfin, il est mort ! Merde, j’ai attendu cet instant depuis toujours ! Champagne ce soir ! ». Signé Bret Easton Ellis, l’auteur de « American Psycho ».


twitt de bret easton ellis

On se demande d’abord quelle mouche l’a piqué. Ou alors on se demande même si c’est bien lui. Mais ce compte Twitter est présenté comme le sien depuis longtemps, sans qu’il ne l’ait jamais démenti. Selon The Village Voice, il a été ouvert en avril 2009, avec l’aide de la journaliste du New Yorker, et depuis lors, cinq ou six tweets apparaissent chaque semaine.

Pourquoi sabrer ainsi le champagne de joie à l’annonce du décès de Salinger ? On ne voit guère qu’une double explication : un hommage œdipien, doublé d’une opération promo. En juin sortira en effet aux Etats-Unis le nouveau Bret Easton Ellis : « 
Imperial Bedrooms ». Evénement américain de la prochaine
rentrée littéraire en France (chez Robert Laffont), le roman est la suite de
« Moins que zéro », un de ses premiers romans.

Tuer le père et faire du bruit

Certes, il y a quelques changements entre le jeune auteur de « Moins que zéro » (1985) ou de « Lois de l’attraction » (1987) et celui qui remit plus tard à la mode le roman de tueur en série (« American Psycho », 1991) et donna une claque au genre de l’autofiction (« Lunar Park », 2005).

Mais il n’y aurait évidemment jamais eu Breat Easton Ellis s’il n’y avait eu J.D. Salinger (et Jay McInerney).

Ainsi, « Moins que zéro » a toujours été considéré comme « dans la lignée » de « L’Attrape-Cœur » de J.D. Salinger (titre original : « The Catcher in The Rye »). Roman oublié en 1951, ce dernier est le livre qui, après quelques nouvelles et recueils de nouvelles, avait donné à Salinger la réputation qui est la sienne : une légende de la littérature américaine.

Après « L’Attrape-cœurs », Salinger n’a publié aucun roman. Il a décidé de vivre isolé, reclus, depuis 1965. L’écrivain aurait même enfermé ses manuscrits dans un coffre. Quelques procès ont apporté les dernières nouvelles qu’on aura eues de lui, via agents et avocats.

En 2009, il avait ainsi fait interdire aux Etats-Unis une suite de « L’Attrape-cœurs », écrite sous pseudonyme, intitulée « 60 Years Later Coming Through The Rye » (l’anti-héros de « L’Attrape-cœurs » étant devenu un vieillard de 76 ans fuyant sa maison de retraite).

« L’Attrape-cœurs » et « Moins que Zéro »

« L’Attrape-cœurs » raconte l’errance d’un jeune garçon. Viré de son collège, il rentre à New York pour Noël. Mais plutôt que la maison familiale va préférer passer deux jours et deux nuits en ville. Il croise des filles, une prostituée, se fait cogner par son mac, et boit. C’est un roman sur le refus de grandir, et le sentiment de vide. Déroutant en ce que le personnage bouscule sans cesse le lecteur.

« Moins que zéro » est aussi une errance et un retour à la ville natale. Le jeune Clay, riche étudiant à l’université de Camden revient Los Angeles pour les vacances d’hiver. Il passe l’essentiel de ses vacances à se rendre dans des fêtes, se défoncer avec des amis, s’interroger sur sa relation avec sa petite amie, baiser avec d’autres.

Il découvre qu’un ami est junkie, et qu’il se prostitue pour se payer sa came. Tout au long du livre, d’étranges événements se produisent et Clay se sent de moins en moins à l’aise avec les gens qui l’entourent. Apparaissent alors décadence, la violence et le vide du mode de vie des yuppies californiens. Un glissement devenu une des marques de fabrique de l’auteur.

Easton Ellis aime la provoc

C’est sans difficulté que l’on a donc, dès parution, évoqué le parallèle entre Salinger et Easton Ellis. Le clin d’œil était manifeste, et au moins Easton Ellis payait-il sa dette dès le premier roman, ce qui n’est pas le cas de tout le monde.

Mais alors pourquoi Ellis sabre-t-il le champagne ? Est-ce parce que Salinger a fait interdire au Etats-Unis la pseudo suite à « L’Attrape-cœurs » et que lui, Ellis, a écrit une suite à son « Moins que zéro », se payant ainsi la tête du défunt auteur ?

Easton Ellis aime la provoc. Celui là ressemble bien à un coup de plus. Un peu comme quand Beigbeder (grand collègue autofictionneux trendy d’Ellis en France) fait croire en une censure pour lancer son livre. Pas fin. Pas bon signe.

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  • 86 réactions
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  • ec1-london
    ec1-london
    I fight poverty, i work...
    • Posté à 11h32 le 29/01/2010
    • Internaute 7771
      I fight poverty, i work...

    Oser comparer Ellis et Beigbeder,c’est un peu comme mettre sur le meme pied d’egalite les Rolling Stones et Johnny.....
    Merci pour le fou-rire ! ! !

    • Jack Sullivan
      Jack Sullivan répond à ec1-london
      en boule
      • Posté à 11h51 le 29/01/2010
      • Internaute 42204
        en boule

      Ah non, pas d’accord, l’idée m’en est venue aussi : il n’y a qu’à comparer le « name-dropping » auquel se livrent ces deux auteurs, l’un dans « American Psycho » et l’autre dans « 99 F ». Le style narcissico-hallucinatoire n’est pas foncièrement meilleur chez l’un que chez l’autre non plus (vous l’aurez noté, je ne suis pas une fan).

      Par contre monsieur Artus prenez garde, sur le clavier le O et le P sont dangereusement proches, ce qui vous fait écrire, à propos de « L’attrape-cœur » :

      « Roman *oublié* en 1951 »

      • AlfredoGarcia
        AlfredoGarcia répond à Jack Sullivan
        Rien
        • Posté à 12h36 le 29/01/2010
        • Internaute 47461
          Rien

        Pour American Psycho il faudrait lire le livre et non voir le film - depuis des années je n’ai pas lu un seule œuvre littéraire française qui soit du même niveau

         
        • Jack Sullivan
          Jack Sullivan répond à AlfredoGarcia
          en boule
          • Posté à 13h20 le 29/01/2010
          • Internaute 42204
            en boule

          J’ai lu le livre et pas vu le film, et je ne vois pas ce qui vous permet de présumer le contraire d’ailleurs.

          • AlfredoGarcia
            AlfredoGarcia répond à Jack Sullivan
            Rien
            • Posté à 16h34 le 29/01/2010
            • Internaute 47461
              Rien

            La facilité avec laquelle vous écartez cet œuvre en la comparant à des niaiseries pondues par des « enfants terribles » de la téloche zémourienne.

            • Jack Sullivan
              Jack Sullivan répond à AlfredoGarcia
              en boule
              • Posté à 12h44 le 30/01/2010
              • Internaute 42204
                en boule

              « La facilité avec laquelle vous écartez *cet* œuvre »

              CETTE œuvre, alors.
              Eh bien si, je déteste en toute connaissance de cause, ne vous en déplaise.
              Ce qui moi me déplaît c’est lorsqu’on hiérarchise la culture, ce que fait justement Zemmour (« la sous-culture rap » et autres sorties )... et ce que vous faites aussi là tout de suite.

              • AlfredoGarcia
                AlfredoGarcia répond à Jack Sullivan
                Rien
                • Posté à 00h18 le 02/02/2010
                • Internaute 47461
                  Rien

                N’importe naouaqui–- Beigbeder, issu d’une grande famille bourgeoise n’est sous-culture que par ses incapacités, propres à sa configuration cérébrale - synapses qui lien des neurones à vau l’eau -
                rien à voir avec la culture rap.
                Et votre « cette » est du pinaillage indécent.

        • aleph111
          aleph111 répond à AlfredoGarcia
          libre
          • Posté à 02h26 le 02/02/2010
          • Internaute 103714
            libre

          Merci Alfredo Garcia pour votre « American Psycho » comme œuvre littéraire française : en tant que traducteur, j’apprécie... A.D.

        5 autres commentaires
      • Gibert Because-Youno
        Gibert Because-Youno répond à Jack Sullivan
        Kaléïdoscopique
        • Posté à 12h47 le 29/01/2010
        • Internaute 68955
          Kaléïdoscopique

        Non, pitié - l’un travaille la surface comme une dentelle délicate, une vanité gagnée par le feu, et ne cherche jamais à quitter cette surface fragile qui lui permet de couvrir un large spectre (peut-être moins American Psycho, trop formaliste, mais certainement dans Moins que zéro et Lunar Park), l’autre se vautre dans la surface comme si elle était porteuse de profondeurs - mais les profondeurs de Beigbeider se résument au bruit de ses intestins, et au froufroutement des pages de Elle...

        Même si on les déteste tous les deux, on peut au moins reconnaître que l’un est un grand styliste, et l’autre un décorateur d’intérieur.

         
        • Jack Sullivan
          Jack Sullivan répond à Gibert Because-Youno
          en boule
          • Posté à 13h22 le 29/01/2010
          • Internaute 42204
            en boule

          « Même si on les déteste tous les deux, on peut au moins reconnaître que l’un est un grand styliste, et l’autre un décorateur d’intérieur. »

          Je me garderais bien de juger du style d’un auteur (Ellis) que je n’ai pas lu dans sa langue d’origine.

          • Gibert Because-Youno
            Gibert Because-Youno répond à Jack Sullivan
            Kaléïdoscopique
            • Posté à 14h04 le 29/01/2010
            • Internaute 68955
              Kaléïdoscopique

            Et vous avez raison...

            Même si dans certains cas, la traduction arrive à rendre les méandres de l’écriture d’origine (je ne sais pas ce qu’il en est pour Ellis, je l’ai lu en américain).

            C’est le cas des traductions des romans de Cormac McCarthy, excellentes.
            Ou encore de certaines traductions de Claro (sa traduction de Contre-Jour de Pynchon), de Markowicz (Crime et châtiment, une merveille), et bien d’autres.

            • Jack Sullivan
              Jack Sullivan répond à Gibert Because-Youno
              en boule
              • Posté à 15h02 le 29/01/2010
              • Internaute 42204
                en boule

              Essayez Carson McCullers, même très bien traduite en français elle est tout simplement magique en VO.

        3 autres commentaires
    • Valdo Lydeker
      Valdo Lydeker répond à ec1-london
      journaliste, auteur
      • Posté à 11h59 le 29/01/2010
      • Journaliste 7922
        journaliste, auteur

      Vous me l’avez ôté de la plume ! Tout ce qui distingue un faiseur marketing d’un écrivain... Le seul que l’on puisse éventuellement mettre sur le même plan, c’est Pynchon...

      • Gibert Because-Youno
        Gibert Because-Youno répond à Valdo Lydeker
        Kaléïdoscopique
        • Posté à 13h02 le 29/01/2010
        • Internaute 68955
          Kaléïdoscopique

        Ah - par contre, non, pardon.

        Je suis d’accord pour rectifier l’amalgame Beigbeider/Ellis - mais là, il faudrait établir une autre échelle.

        Comparer Beigbeider et Ellis, c’est effectivement comparer Indochine et - plutôt que les stones, trop loin de son univers - disons, Sonic Youth.

        Mais Ellis et Pynchon, là, c’est comparer Britney Spears à Beethoven...

        J’ai beau apprécier les romans d’Ellis... ne comparons pas l’incomparable... Pynchon est sans doute l’un des plus grands romanciers américains du XXe siècle (et peut-être, si Dieu le garde en vie, du XXIe...)

        Delillo s’y confronte - mais rien ne peut atteindre aux fulgurances de l’Arc en ciel de la gravité, rien ne peut approcher les montées d’acide mnémoniques de Vineland, les labyrinthes narratifs de V. Rien. En tous cas, pas après les années 50 (avant, Faulkner peut-être, le Faulkner d’Absalon Absalon et de Lumière d’Aout).

        Pynchon rules.

        « Now, everybody... »

         
        • Gibert Because-Youno
          Gibert Because-Youno répond à Gibert Because-Youno
          Kaléïdoscopique
          • Posté à 13h41 le 29/01/2010
          • Internaute 68955
            Kaléïdoscopique

          C’est étrange... pourquoi tout le monde se fait nazer sur cette page littéraire ?

          La littérature, si ce n’est pas un lieu où l’on peut discuter, échanger des lectures, confronter des principes, je ne vois pas trop...

          • Xiaolin
            • Posté à 18h41 le 29/01/2010
            • Internaute 1264

            Parce que la littérature est un lieu qui n’admet que les passions, et surtout pas l’à peu près. Et que nous nous en réjouissons. A quoi bon lire, si ce n’est pour le bonheur absolu ? (OK, redescendons d’un cran : c’est rare)

            • Gibert Because-Youno
              Gibert Because-Youno répond à Xiaolin
              Kaléïdoscopique
              • Posté à 20h16 le 29/01/2010
              • Internaute 68955
                Kaléïdoscopique

              Ça je ne vais pas vous dire le contraire...

              J’aime défendre un texte avec passion, et j’aime que les autres fassent de même - d’où, sans doute, mon étonnement.

        • Valdo Lydeker
          Valdo Lydeker répond à Gibert Because-Youno
          journaliste, auteur
          • Posté à 11h22 le 30/01/2010
          • Journaliste 7922
            journaliste, auteur

          Ah mais ce n’est Ellis que je comparais à Pynchon, maisSalinger ! ! !

          • Gibert Because-Youno
            Gibert Because-Youno répond à Valdo Lydeker
            Kaléïdoscopique
            • Posté à 13h26 le 30/01/2010
            • Internaute 68955
              Kaléïdoscopique

            Ah, dans ce cas, c’est différent, pardon, je vous ai mal compris.

            N’en reste pas moins que pour moi, Pynchon est ailleurs. Je ne sais où, je ne sais dans quel souterrain où l’Histoire, les obscurités du dedans, les rumeurs de la marchandise se fondent en un chant d’une incroyable beauté.

        5 autres commentaires
    • saahdi
      saahdi répond à ec1-london
      Dans un citron
      • Posté à 14h17 le 29/01/2010
      • Internaute 103369
        Dans un citron

      Johnny ?
      Mais il est pas mort ? ?

  • Edouard Chastagnier
    Edouard Chastagnier
    Bogue la galère
    • Posté à 11h40 le 29/01/2010
    • Internaute 101113
      Bogue la galère

    Après cette page de publicité, je retourne à ma ixième relecture des Lettres de Gourgounel de Kenneth White.

  • le soudanais
    le soudanais
    ici et là
    • Posté à 11h55 le 29/01/2010
    • Internaute 16438
      ici et là

    je ne savais qu’il était encore en vie JD, c’est con de l’apprendre le jour de l’annonce de sa mort.

    pour ce qui est de la comparaison du dernier paragraphe, c’est en effet assez risible... je doute fort que Beigbeder laisse une trace (ah ah... !) dans l’histoire de la littérature mondiale de ce siècle...

  • francoisBR
    francoisBR
    étudiant-salarié
    • Posté à 12h04 le 29/01/2010
    • Internaute 77907
      étudiant-salarié

    Ellis a tj été un provocateur et c’est ce que l’on aime chez lui.

    Il peut bien danser sur la tombe de JD, il dansera de toute façon mieux que ceux qui vont s’y essailler pendant les 20 prochaines années.

    Il marque juste à sa façon la danse des vautours qui s’annonce.

    Une petite pensé émue pour JDS dont la lecteur de son « attrape-coeur » à marqué profondément mon adolescence.

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 12h02 le 29/01/2010
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    hum hum ! !
    je crois qu’on dit « sabler le champagne »
    c’est une alusion à une opération de fonderie
    surtout sabrer deux fois
    il faudrait pas se prendre pour un hussard
    villepin lui a fait la guerre en tant qu’hussard
    moi j’étais dans les uhlans
    (ouarfff c’est un jeu de mot)

    • francoisBR
      francoisBR répond à jyeden
      étudiant-salarié
      • Posté à 12h07 le 29/01/2010
      • Internaute 77907
        étudiant-salarié

      « sabler le champagne » signifie boire rapidement.

      « sabrer le champagne » est l’acte d’ouvrir une bouteille de champagne sans enlever le bouchon, en faisant sauter le goulot avec un sabre.

      Donc on sabre le champagne avant de le sabler^^

      • jyeden
        jyeden répond à francoisBR
        khmer vert ( age des caverne, (...)
        • Posté à 12h20 le 29/01/2010
        • Internaute 20631
          khmer vert ( age des caverne, (...)

        je ne crois pas à la réalité de la deuxième expression dans ce cas précis
        la première aurait été plus adapté
        de toute façon je vois mal ce jocrisse utilisant un sabre

    • LeDuc
      LeDuc répond à jyeden
      mais voyons !
      • Posté à 12h45 le 29/01/2010
      • Internaute 83564
        mais voyons !

      détrompez-vous, les deux emplois sont correctes.

  • steed1
    steed1
    Franco-Breton
    • Posté à 12h03 le 29/01/2010
    • Internaute 29140
      Franco-Breton

    Ouaip, ça ressemble fort bien aux lois de l’attraction appliquées à l’auto promo. Comme un vaisseau spatial se sert de la force d’attraction d’une planète pour se propulser, Ellis se croit malin de se réjouir de la mort de celui qui lui a inspiré « moins que zéro » pour vendre sa prochaine saillie, ça ne le grandit pas.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 12h05 le 29/01/2010
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    C’est toujours amusant d’observer comme les rares auteurs , intellectuels , artistes ou politiques qui refusent le jeu des médias peuvent déclencher la haine de beaucoup de gens ( et la sympathie de certains)

    • Edouard Chastagnier
      Edouard Chastagnier répond à Numerosix
      Bogue la galère
      • Posté à 12h38 le 29/01/2010
      • Internaute 101113
        Bogue la galère

      La sympathie, camarade.
      Un écrivain écrit et c’est tout.
      Refuser la caméra et le micro, c’est l’attitude juste.

      • heinpasdeux-
        heinpasdeux- répond à Edouard Chastagnier
        Trollé par la modération...
        • Posté à 13h30 le 29/01/2010
        • Internaute 94001
          Trollé par la modération...

        A vendre capot de voiture.
        Beigbeder s’est penché dessus .Le reste de poudre a été verni par-dessus
        Vous pourrez constater selon l’angle d’approche que la peinture luit...

         
        • Edouard Chastagnier
          Edouard Chastagnier répond à heinpasdeux-
          Bogue la galère
          • Posté à 13h38 le 29/01/2010
          • Internaute 101113
            Bogue la galère

          À part le fait que je connais son nom et que tout le monde parle de cet homme, j’ignore tout de lui et tiens beaucoup à ne pas en savoir plus.

          • heinpasdeux-
            heinpasdeux- répond à Edouard Chastagnier
            Trollé par la modération...
            • Posté à 13h48 le 29/01/2010
            • Internaute 94001
              Trollé par la modération...

            Pour moins de 15 € vous en connaitrez davantage .Pas loin de 99 %,
            le 1 % restant c’est la 4° de couverture ...
            Bon, je suis méchant ...Il écrit mieux que moi.

        2 autres commentaires
    • le soudanais
      le soudanais répond à Numerosix
      ici et là
      • Posté à 14h23 le 29/01/2010
      • Internaute 16438
        ici et là

      tu parles de Beigbeder ? ?

       :)

  • Strawman
    Strawman
    Scientocrate
    • Posté à 12h09 le 29/01/2010
    • Internaute 96130
      Scientocrate

    La traduction française est très (trop ?) édulcorée, quand on voit le blasphème et le f***ing de la version originale, qui donnent une toute autre idée de la portée provocatrice du message.

  • willdub
    willdub
    Ferrer
    • Posté à 12h29 le 29/01/2010
    • Internaute 87473
      Ferrer

    Quand on pleure aujourd’hui la mort de Salinger, difficile d’apprécier les propos de Bret Easton Ellis. Mais cela nous permet au moins de mettre en lumière tout ce qui les sépare, dans leur vie comme dans leurs écrits : le tapage, l’exhibition, la provocation indolente d’Ellis face au silence, à la pudeur et la lucidité éclatante de Salinger.
    « L’attrape coeur » a été le premier livre que j’ai lu intégralement, que j’ai aimé, que dis-je adulé, et qui, par conséquent, a dépoussiéré toutes les bibliothèques du monde, m’ a ouvert aux autres livres.
    Bref, sans Salinger, Ellis n’aurait pour moi jamais existé.

  • AlfredoGarcia
    • Posté à 12h30 le 29/01/2010
    • Internaute 47461
      Rien

    Quelle mouche l’a piqué. ? ! Mais c’est évident ! Bret Easton Ellis considéré (avec Delillo entre autres) comme un des plus grands écrivains contemporains étasunien savait bien qu’il ne serait jamais le plus grand si on avait toujours le sphinx du New Hampshire dans les parages.
    Il n’est pas un hypocrite, alors il clame son soulagement.

    • Daram le Météor
      Daram le Météor répond à AlfredoGarcia
      bassiste bollywoodien
      • Posté à 13h01 le 29/01/2010
      • Internaute 99246
        bassiste bollywoodien

      C’est exactement ça !

      • AlfredoGarcia
        • Posté à 13h20 le 29/01/2010
        • Internaute 47461
          Rien

        Mais on demande à des artistes comme Bret Easton Ellis de tenir des propos « corrects » comme on s’est habitué à la téloche.

        On oublie que Samuel Beckett, par exemple, balançait des tomates pourris sur les plateaux théâtraux français lorsqu’il trouvait que la pièce était une niaiserie.

        Dans notre époque merveilleuse, il n’y a que Britney Spears qu’a le droit de dire ce qu’elle veut, comme elle veut sans que personne n’ait rien à redire.

         
        • willdub
          willdub répond à AlfredoGarcia
          Ferrer
          • Posté à 19h02 le 29/01/2010
          • Internaute 87473
            Ferrer

          D’accord mais seulement en partie... Car quand les propos « incorrects » deviennent une marque de fabrique et une technique marketing pour exister, ça n’a plus beaucoup de saveurs.

        1 autres commentaires
  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 12h46 le 29/01/2010
    • Internaute 53186
      inconsolable

    Howard Zinn confirme, qu’au panthéon des épiciers, ils y a des morts plus morts que d’autres.

  • Jezabel
    Jezabel
    Professeur d'Anglais/ (...)
    • Posté à 12h42 le 29/01/2010
    • Expert 64289
      Professeur d'Anglais/ (...)

    Aux infos de 8 heures sur France Inter, ce même Beigbedersur a déclaré : « Salinger était le meilleur écrivain au monde ».
    Ahaha.

    • LeDuc
      LeDuc répond à Jezabel
      mais voyons !
      • Posté à 12h49 le 29/01/2010
      • Internaute 83564
        mais voyons !

      il me souvient qu’il dit également cela de bret easton ellis sur le plateau du grand journal il y a quelques années... Qui ose encore dire que Beigbeder n’a jamais changé de « ligne » ! ! ! ! hi hi hi

  • Valentina
    Valentina
    En révolte.
    • Posté à 12h44 le 29/01/2010
    • Internaute 77680
      En révolte.

    AVEC UN TANT SOIT PEU DE FINESSE EN PSYCHO, ON PEUT AUSSI Y PERCEVOIR LA SIMPLE STUPIDITÉ D’ UN INDIVIDU PERSUADÉ DE SON TALENT QUI AU FINAL TALENT N’ EST PAS, CAR SON TRAVAIL ETANT NI PLUS NI MOINS UNE PÀLE COPIE DE L’ OEUVRE DE SALINGER, LA CRÉATIVITÉ EN MOINS, OF COURSE, ET QUE LE NOMBRE DE VENTE D’ UN PRODUIT N’ A JAMAIS ÉTÉ LE GAGE DE SA QUALITÉ, AU CONTRAIRE .... DÉSOLÉ MAIS JAMAIS UNE OEUVRE DE BEIGBEDER OU ELLIS N’ OBTIENDRA LE STATUT D’ OEUVRE CULTE QU’ A EU SALINGER. C’ EST COMME çA, ET LE BRASSAGE D’ AIRE PROPRE A CES DEUX ÉCRIVAINS N’ Y CHANGERA PAS GRAND CHOSE, ON « L » A OU ON « L » A PAS DÉS LA DÉPART, CE PETIT QUELQUE CHOSE QUI MARQUERA VOTRE NOM DANS L’ HISTOIRE OU JUSTE DANS WIKIPEDIA ....

    • LeDuc
      LeDuc répond à Valentina
      mais voyons !
      • Posté à 12h51 le 29/01/2010
      • Internaute 83564
        mais voyons !

      Dire que Ellis n’a pas de talent c’est inimaginable. On peut détester sa prose mais le talent est bien là.

    • AlfredoGarcia
      AlfredoGarcia répond à Valentina
      Rien
      • Posté à 13h21 le 29/01/2010
      • Internaute 47461
        Rien

      Ne criez pas ! !

    • Kissoon
      Kissoon répond à Valentina
      Futur chômeur ...
      • Posté à 13h22 le 29/01/2010
      • Internaute 71000
        Futur chômeur ...

      Pour de nombreuses personnes, « American Psycho » est autant (si ce n’est plus) une oeuvre culte que « L’Attrape-Coeur ». Son impact sur la littérature contemporaine a été phénomenal, du même niveau que celui du Salinger à sa sortie.

      Et le name-dropping tel qu’utilisé par Ellis dans « American Psycho » était novateur à sa sortie (1991), et parfaitement justifié par le(s) thèmes(s) du roman. Que le procédé ait été repris mainte fois depuis, et n’importe comment, n’éfface pas le fait qu’Ellis lui s’en servait éfficacement.

      Pour revenir au sujet, je pense simplement que pour Ellis (et aussi pour moi), Salinger prenait une posture, créant sa propre légende à partir de rien (40 ans sans roman ! ! ! Un seul roman connu !), et prenant trop d’importance vis-à-vis d’auteurs plus contemporains qui, eux, écrivent et publient. En clair : avec la mort de Salinger disparait aussi la mysthification factice qui l’entourait.

      • Tyb
        Tyb répond à Kissoon
        (par ici, par là)
        • Posté à 13h30 le 29/01/2010
        • Internaute 24914
          (par ici, par là)

        « Et le name-dropping tel qu’utilisé par Ellis dans “American Psycho” était novateur à sa sortie (1991), et parfaitement justifié par le(s) thèmes(s) du roman. Que le procédé ait été repris mainte fois depuis, et n’importe comment, n’éfface pas le fait qu’Ellis lui s’en servait éfficacement. »

        Ca n’efface pas le fait non plus que même si c’était novateur, ça n’a strictement aucun intérêt littéraire.

      • Foster
        Foster répond à Kissoon
         ?
        • Posté à 13h36 le 29/01/2010
        • Internaute 69593
           ?

        Aaarrrggggh !
        L’oeuvre culte sur la balance, c’est trop bête !

        Salinger prenait une posture ? ! Toutes ces années en reclus simplement pour faire un mythe de lui-même ? Non, ça ne tient pas la route.

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